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D'accord.
Oh, mon dieu.
Viens.
Bonjour.
Salut !
- S�urette ! Tu es venue ! - Bien s�r que je suis venue.
- Salut. - Will, tu as l'air bien.
- Oh, je ne savais que tu venais aider ! - Oui, bien entendu.
Renee est venue sans h�siter pour maman et papa.
C'est normal.
Salut, �a va ?
- Salut, petit fr�re. - �a va ?
- Tu as l'air heureux. - Arr�te !
Je me suis fianc�.
- Wow, f�licitations ! - Merci.
Oui, mais elle ne l'aime pas trop.
Tu la connais d'o� ?
Elle bosse avec AJ. Pas fan non plus.
- F�licitations, mec. - Merci.
- Je te raconte tout plus tard. - J'en suis s�re.
- Wow, elles sont magnifiques. - Renee les a apport�es.
- Maman va les adorer. - Oui. Papa aussi.
Merci de nous aider, Renee.
Je ferais n'importe quoi pour maman et papa.
- Je les aime tant. - Je sais.
- Tu les as toujours ador�s. - Tu vas chercher le g�teau ?
Non. Oncle Heathrow dit qu'il conna�t quelqu'un qui s'en charge.
Quoi ? Non. Hors de question.
- Non. Impossible - Pourquoi �a ?
- Il lui manque une case. - Je t'ai entendu.
Oncle Heathrow ! Qui va chercher le g�teau ?
Ne t'en fais pas.
Je voulais un truc sp�cial, alors j'ai tout pr�par�.
Je vois.
Il n'am�ne pas ce g�teau.
Pourquoi ne pas amener les craquelins ?
- J'apporte le g�teau. - Laisse-le faire.
C'est leur anniversaire. C'est trop important.
- Donne-lui un truc � faire. - Ce g�teau va �tre hyper obsc�ne. Non !
Exact, hyper obsc�ne. Je veux une vieille poule sur un matou.
- �a suffit. J'appelle Donovan. - �a va. On en apporte un autre au cas.
Bien entendu.
Alors, ta fianc�e vient � la f�te ?
- Oui. - Bien. Je vais pouvoir la rencontrer.
Exact. Merci. Et toi, ne commence pas, d'accord ?
Non, non.
Elle non plus.
Merci.
Tu sais, elle s'en fait toujours pour nous.
Je sais. Un peu trop parfois.
Quelqu'un doit se laver le derri�re.
Il a dit quoi ?
Tu le connais, il dit tout ce qu'il a dans le cr�ne.
Je sais, c'est plut�t marrant.
Tout ce que je peux faire c'est rire, branler, foutre la...
- merde... - Eh, oncle Heathrow.
- Salut, �a va ? - Je vais bien.
Super. T'es qui ?
Je suis Sylvia, ta petite fille ? Et voici mon mari, Will.
Tu viens de ruiner le r�ve d'un vieil infirme.
- Madea et Joe sont ici ? - Tu les as invit�s ?
�videmment.
C'est uniquement pour la famille.
Exactement. Toi t'es qu'une bru. T'es m�me pas de la famille.
- T'es mari�e, c'est tout. - Ouais, ils doivent venir.
Tu sais comment Papa se sent face � eux.
Ils sont tout de m�me de la famille. Et dr�les.
Si tu le dis.
C'est un anniversaire bien sp�cial.
Anniversaire de merde. Ne te marie jamais.
- C'est une perte de temps. - En fait, je vais me marier.
F�licitations. Qui est l'heureux ?
- Je ne suis pas gay, oncle Heathrow. - Pourquoi des pantalons si serr�s alors ?
- �a suffit. Sortez. Ouste ! - Allez fiston, sors... du placard !
Ma fianc�e est magnifique, d'accord ?
Vous allez tous la rencontrer ce week-end.
Je l'aime tout autant que tu aimais notre grand-m�re.
J'�tais si heureux quand elle est morte.
Perdre mes jambes a �t� plus facile que l'endurer tous les jours.
Elle avait une odeur de merde.
- Non, mais arr�te ! - Qui appelez-vous ?
Pas un dealer de drogues j'esp�re.
Bonjour. Oui, je n'ai presque plus de m�dicaments.
C'est pas une blague !
Pardon ?
Bouge ton petit cul de mon visage avant que je le d�truise.
- Merde. - Qui c'est ?
- C'est Heathrow. - C'est notre fr�re. R�ponds.
Je... je n'aime pas lui parler au t�l�phone.
Son appareil,
- il vibre dans mon oreille. - OK.
Mon oreille est toujours sur le point d'avoir un orgasme.
- Je vais lui parler moi. - Non, non, non.
Personne ne veut te voir ou t'entendre jouir.
Exactement. La pure v�rit�. Personne ici du moins.
Je ne l'entends toujours pas jouir.
Maintenant, je sais plus, Bam, peut-�tre...
- Je veux peut-�tre voir �a. - Joe.
C'est Heathrow. C'est encore lui qui m'appelle.
Joe, vas-y, r�ponds.
Je le mets sur haut-parleur, je veux pas...
- All� ? - Vous �tes en route ?
- Vous voyez ? - �a chatouille en effet.
- Attends. - C'est pas sain, non ?
- All� ? - Il m'entend.
- J'ai les mamelons durs. - Oui, on est chez Brian,
on attend qu'ils nous conduisent l�-bas.
- Pourquoi tu ne conduis pas ? - J'ai des vibrations dans le corps.
Tu sais que j'ai pas de foutu permis.
Personne ici n'a de permis. On ne peut pas conduire si loin.
Eh bien, je suis l�.
Oui, je sais, Heathrow. Tu ne peux pas aller tr�s loin.
Si ta batterie meurt, tu vas nulle part.
OK, quand tu viens, tu m'apportes le bon truc.
Heathrow, tu peux pas, cette merde t'a fil� le cancer.
C'est la raison de ton trou.
- Tu ne dois pas fumer. - On doit tous mourir de quelque chose.
- Il est malade. Il va mourir. - Je veux aussi des filles
qui n'en sont pas � leur premier rod�o, tu piges.
- Vous parlez toujours � oncle Joe ? - Je parle � une de mes putes.
C'est bon, je te vois l�-bas.
Raccrochez ce t�l�phone !
Je peux pas le blairer quelques fois.
- Il est toujours... - Pardon.
Ah, tu es encore l�. OK, attends... je ne parlais pas de toi.
- Pas de toi du tout. - Je te vois tout � l'heure.
- Merci. - OK.
Merde, tu m'as pas dit de raccrocher ?
Je croyais que c'�tait fait.
Il est l�, assis, � �couter. Rien ne cloche avec ses oreilles.
- Qu'est-ce qu'il a dit ? - Sur le haut-parleur.
T'as pas entendu ?
Il a dit : "Amenez-vous, �a presse." Et il veut fumer.
Ils sont mari�s depuis quand ?
40 et quelques ann�es qu'ils ont dit je crois.
40 ans. Je ne peux pas m'imaginer, voir le m�me derri�re tout ce temps.
Il faut d'autres derri�res avec quelques ann�es.
Personne ne voudrait t'�pouser pour m�me 40 secondes.
- Tu sais ce que tu sens ? - Le mariage est magnifique. J'adore.
- J'adore, j'adore. - Seigneur. Elle est si dramatique.
Je crois que j'aimerais me marier.
Hattie, tu as tu� les trois derniers.
Pourquoi encore te marier ?
Tu sais que l'enfoir� a os� me parler d'autres petites p�tasses.
On sait, on sait.
- Exact. - On sait.
Quoi ? Je lui ai simplement donn� un gentil...
petit antigel.
Ouais, elle l'a d�gel� c'est certain. D�gel� tous ces organes aussi.
Si heureuse d'�tre seule.
Je n'ai pas vu ce vieux Heathrow depuis si longtemps.
J'ai h�te de passer du temps avec lui.
Vous savez, j'ai appris que sa femme est d�c�d�e.
En effet, mais il n'y a pas qu'elle qui a perdu la vie ce jour-l�.
Attends. Cet homme avait des jambes d'enfer
avant qu'elle ne meure.
- Elles ne sont plus l�, Hattie. - Attends une minute, Bam.
L'�ge n'a jamais emp�ch� personne d'avoir de jolies jambes.
Un docteur si.
Ce n'est pas dr�le.
Joe, ce n'est pas dr�le, de parler du docteur comme �a.
- Qu'est-ce t'as dit ? - Hattie, tu sais, il...
Rien. Rien. Laisse tomber. Vas-y,
- continue de r�ver de Heathrow. - Ouais.
Salut !
- Salut, Brian ! - Bonjour, Madea !
- Salut, Brian ! - Toujours aussi jolie.
Arr�te de raconter des conneries.
Regarde-la. Elle a l'air d'un sac de farine.
- Ne l'�coute pas. Tu es tr�s jolie. - C'est ma plus jolie robe.
Ouais. Tu l'ignores, mais je l'ai emprunt� � Aretha Franklin.
Et miss Hattie, miss Bam, vous �tes jolies aussi.
- Merci, Brian. - Oh... oh, fiston.
Arr�te tes conneries...
Brian, tu as toujours su dire les plus belles choses � mon sujet.
Je dis juste que vous �tes jolie. C'est tout.
C'est � moi. Je l'ai achet�e en 1976 pour les occasions sp�ciales.
Et je crois que c'est une occasion sp�ciale.
La fausse fourrure ? C'est une fausse ?
- Une fausse quoi ? - Fausse monnaie.
- De la fausse monnaie pour quoi ? - Cette chose, elle est fausse.
Miss Bam, vous portez de la vraie fourrure ?
F-O-U-R-R-U-R-E..."Fourrure."
Non, je r�ve. Savez-vous combien d'animaux ont d� mourir pour
ce foulard ?
Et alors ? Je ne les ai pas tu�s.
- Qu'est-ce que j'en ai � foutre ? - C'est vraiment horrible.
D�s que je peux me permettre de la fourrure, on me dit
"Tu ne peux pas porter �a. Ne l'ach�te pas."
Rien � foutre de vos commentaires.
Tout ce que tu peux acheter de l'animal, c'est son col on dirait.
Vous ne devriez pas porter de fourrure.
Les gens vont vous ternir de peinture.
Vous et votre fourrure.
Vous laisseriez faire �a ? Peignez-moi le corps alors.
J'ignore pourquoi, mais �a m'excite tout �a.
J'adorerais peindre ton corps moi.
Oh, mon dieu.
Sale pervers.
Je le ferais fr�mir.
Bon, d'accord, on doit y aller. Vous �tes pr�ts ?
- Allons-y. - Eh, fiston.
Comment peux-tu parler comme �a
d'elles et m'oublier. J'existe plus ?
Alors ?
- T'as l'air de toi. - Fiston, t'es nul.
J'ai l'air canon.
Papa, je t'ai senti avant m�me d'entrer.
Non, c'est faux.
Voil� ce que tu sens.
Ce coquin juste ici.
Je sens les m�res et le printemps,
avec un soup�on de cannelle au centre.
Plut�t comme le vieux fromage et les noix r�ties.
C'est bon les enfants.
Brian, merci de nous emmener l�-bas. Merci de nous y conduire.
Je ne peux pas conduire avec ce permis.
Je te l'ai dit, je peux r�gler �a.
Oui, mais je dois me pr�senter en cour.
Oui, Madea, les tickets, les mandats, le permis et tout.
Les mandats d'arrestation, tout �a. Pas le choix d'aller en cour.
Je ne choisis pas d'y aller, on m'y force, OK ?
Je ne vais pas en cour parce qu'un juge me dit de le faire.
Je suis une brute.
Les jeunes de nos jours ignorent tout des brutes.
Une vraie brute. V-R-A-I-E-B-R-U-T-E.
Ta m�re a essay� de m'emmener en cours pendant 42 ans.
Je lui ai dit : "Je n'irai pas en cour." Pas de pension. Changement d'adresse.
J'ai utilis� ton num�ro de s�cu pour ne pas qu'elle me retrouve.
Chaque fois qu'ils essayaient de me trouver,
ils aboutissaient chez toi.
Navr� d'avoir d�moli ton cr�dit.
- On peut y aller ? - Dis-moi, fiston,
combien de temps ?
- Trois heures. - Il y a une toilette en chemin j'esp�re,
je vais devoir y aller. Rapidement.
Un petit pipi. Ou deux.
D'accord, les enfants. On doit y aller.
- C'est bon, allez, on se bouge. - C'est bon, on arrive.
Allons-y. Allez, on y va.
- Mabel. - Allez, Hattie.
Allons-y
Tu devrais aller aux toilettes.
Regarde-les.
Toujours amoureux. Regarde, ils se tiennent la main.
- Qui ? - Maman et Papa.
Quoi ? Ils ne doivent pas �tre ici.
Attends, quoi ? Ah oui, merde.
- Salut. - Maman, vous ne devez pas �tre ici.
- Mais... - Toi non plus, Papa.
- Je lui ai dit. - Allez, ouste.
- D'accord, je vais aller � l'�glise. - Et moi au centre commercial.
Tu as oubli� votre anniversaire.
- Non, c'est faux. - Il me semble ouais.
J'esp�re pour toi que c'est ouvert.
Allez.
- Ne revenez pas avant sept heures. - Ne sois pas en retard.
- C'est long. - Oh oui.
Oui c'est long.
Peux-tu arr�ter de le dire ?
Chaque fois que tu le dis, je dois aller au petit coin.
Tu ne dois pas encore arr�ter ?
J'arr�te toutes les cinq minutes,
parce que tu dois aller aux chiottes.
On s'est arr�t�s neuf fois. Brian, c'est encore loin ?
Environ quinze kilom�tres.
- Tu t'arr�tes chaque m�tre. - Mais j'y peux rien.
Tu devrais alors t'en procurer une comme celles-ci.
- Qu'est-ce que c'est ? - Elle vient de sortir une foutue couche.
Je n'irais pas si souvent,
- si Brian conduisait plus vite. - C'est vrai, allez, acc�l�re.
Je fais la limite de vitesse. Je respecte la loi, moi !
Tu as toujours suivi la limite, sale merdeux.
Je vais le faire, moi.
- Arr�te ! - Arr�te !
Eh !
- Merde ! - Madea, arr�te �a.
Acc�l�re.
C'est... c'est la po-po. Vite, jette le truc par la fen�tre.
Donne-le-moi, je suis r�glo.
OK, Betty, voil� le mien. C'est presque rien. Ou 30.
Il n'y a pas de marijuana dans cette voiture, hein ?
C'est r�glo. J'ai une ordonnance.
- Attends, je dois me maquiller. - Pourquoi ?
Je vais le s�duire.
Toi ? Tu vas tous nous mettre en t�le.
Qu'est-ce que tu fous ?
- Je m'arr�te. - Non !
S'arr�ter ? Qu'est-ce que tu veux dire ? Pourquoi �a ?
- La police ? - T'es malade ?
Les lumi�res rouges, �a veut dire stop, d'accord ?
Si tu vois une lumi�re verte, vas-y.
Si tu vois du bleu, alors file en vitesse
pour te sauver de ces connards.
- Je vais montrer l'exemple ici, OK ? - Tu vas te faire descendre.
Madea, voici le probl�me, OK ?
C'est pour �a que tant de gens meurent.
Parce qu'ils ne respectent pas la loi.
Tous les policiers ne sont pas mauvais, alors on s'arr�te.
Parfait, je vais le mettre sur ta tombe.
"Tous les policiers ne sont pas mauvais, sauf celui qui m'a flingu�."
- Vous avez fini ou merde ? - On va tous mourir.
Je croyais mourir autrement. Au club de strip-tease entre autres.
Tu veux t'arr�ter ? Parfait. Regarde bien.
Qu'est-ce que vous faites ? Ne jetez rien dehors.
Personne ne jette rien.
On sort les mains, pour ne pas se faire flinguer.
Vous savez quoi ? Vous �tes tous fous.
C'est pour �a que les gens se font flinguer.
Vous savez pourquoi ? Ils n'ob�issaient pas.
Fiston, t'es compl�tement barge.
T'as pas vu tous ces gens qui ob�issent et se font tirer quand m�me ?
Ces hommes � terre qui aident des patients et se font tirer aussi ?
Ces gens ne sont pas fous.
Je vais te montrer et t'apprendre comment on ob�it,
quand l'agent viendra � l'auto.
- Parfait, tu verras. - Non, tu verras.
Quelqu'un doit enregistrer la conversation.
Jamais. Je ne sors rien de mes poches.
Il va croire que je sors un flingue ou un truc du genre.
Parfait ! Sors un flingue, ils vont te tirer toi,
et je serai enfin d�barrass�e.
- Tu veux dire le lib�rer de sa mis�re. - Non, me sortir de la mienne,
parce que s'il meurt, je ne serai plus mis�rable.
Je vais r�colter un beau magot.
Chauffeur, �teignez le v�hicule.
Bizarre. Ils ne m'ont jamais demand� �a avant.
Fiston, tu ne connais rien � la police.
Tu ne connais rien � la police.
Chauffeur, je r�p�te. �teignez le v�hicule.
Oh, il s'emporte. Il a fini de se r�p�ter. Il ne se r�p�te jamais, Brian.
Eh, vaut mieux la laisser tourner qu'on fiche le camp d'ici.
Papa, arr�te, arr�tez tous, d'accord ? �a suffit.
Rel�chez la p�dale de frein.
Brian, il te dit quoi faire. Retire ton pied du frein.
Maintenant, fonce et foutons le camp d'ici.
Attends une seconde. Comment a-t-il su pour la p�dale de frein ?
On se calme. Les lumi�res s'allument
quand le pied est sur le frein.
Le feu et le frein connect�s, vraiment ?
Tu vois �a ? C'est comme �a qu'il t'attrape.
Exactement comme �a.
Brian, tu vas �tre un d�gonfl� toute ta vie ? Fonce.
Tu sais pourquoi Tupac est mort ? Il s'est arr�t� au feu rouge.
Et pourquoi Biggie est mort ? Il s'est arr�t� au feu rouge.
On doit y aller ! Fonce !
C'est si amusant, ton c�ur s'arr�te un instant. Tu ne veux pas essayer ?
- Pourquoi es-tu si � cheval ? - Madea, �a suffit.
Je ne me sauve pas de la police. Pas aujourd'hui les amis.
Oh, vraiment ? Vraiment ?
Je vais vous montrer qu'il n'y a rien de dangereux
� se faire intercepter par la police. Rien. Observez.
Ce n'est pas dr�le, Hattie.
Sortez les mains du v�hicule.
Eh merde.
Bonjour, officier. Quel est le probl�me ?
Mettez vos mains en �vidence.
- Oh, d'accord. Elles sont ici. - Ne bougez pas ! On ne bouge pas.
Je te l'ai dit, sors tes mains du v�hicule.
Je mets mes mains sur le volant.
Oh, on veut jouer au plus malin c'est �a.
Non, je voulais...
Il ob�it. C'est tout, officier. Il ob�it.
Arr�tez de parler.
Je serai le juge de qui ob�it ou non aujourd'hui.
Permis et carte grise.
Ne bougez pas ! Je viens de le dire !
- Comment puis-je les prendre ? - Je veux voir vos mains.
Elles sont ici.
OK, �coutez-moi bien.
�coutez attentivement ce que je vais dire.
L'index gauche. Votre index gauche.
Index gauche. Vous allez utiliser ce doigt
seulement et ouvrir le coffre � gants. Avec l'index gauche seulement.
De quoi il parle, "index gauche"...
Je vais utiliser mon doigt du centre moi.
Boucle-la.
Je ne sais pas si c'est possible.
Index gauche, monsieur !
Une fois arriv� au coffre � gants, utilisez deux doigts,
prenez les documents.
- Comment ? - Ne me r�pondez pas. Arr�tez �a !
- Merde, j'aurais d� payer tes assurances. - Mais mon portefeuille...
Non ! Non !
Eh. Eh, ob�is, c'est tout. Il est d�fonc�.
- OK, OK, on reste calme. - Je suis calme ! Tr�s calme !
Non ! Moi, je le suis !
S'il est calme, je ne veux pas le voir �nerv�.
Vous �tes hostile.
Non, officier, je ne le suis pas.
On joue encore au plus malin ?
- Non. Je peux sortir mes papiers ? - Prenez-les dans votre veston.
Ne prends rien dans ton veston. Que ton t�l�phone,
pour tout filmer.
Filmer les change compl�tement.
Ils changent vite quand ils s'aper�oivent que tout est film�.
Sors ton t�l�phone, on filme en direct.
Jamais. Je ne fouille pas dans mes poches.
J'ai trop de blessures par balles et de cicatrices.
Fini ce temps-l�, trop dur de s'en remettre. Je fais du diab�te.
Vous cachez quelque chose ici ?
Juste le permis et la carte grise ? Quoi d'autre ?
Restez tous assis, personne ne bouge.
C'est tr�s troublant tout �a.
Surprise ! Tu t'attendais � quoi ? Ce blanc bec est malade.
- Schizophr�ne m�me. - Je n'aime pas �a.
Je te l'avais dit. Pas vrai ? Hein ?
Il n'aurait pas d� faire �a.
"Il avait l'air si f�ch�. Il avait l'air si outr�.
"Si outr�. Wow."
Il a d�pass� les bornes. C'est mal.
C'est mal. On n'a rien fait.
Ils n'ont aucune raison en plus.
Ils ne le diront jamais, fiston.
Ces racistes me donnent envie de br�ler un truc.
- Je veux protester. - On n'a rien fait.
Je n'aime vraiment pas �a. C'est mal.
M. Simmons.
La raison de cet arr�t est que vous
avez d�vi� de la route plus t�t. Jamais trop prudent.
Dieu vous b�nisse.
- Conduisez prudemment. - Quoi ?
Une seconde. Je veux...
Je t'arr�te tout de suite. Laisse-le aller.
Allons-y, n'essaie pas d'aller lui parler.
On s'en est sorti. Allons-y. S'il m'avait arr�t�e...
on allait tous en t�le. Allez.
- C'est vrai. Allons-y, merde. - Pourquoi si gentil d'un coup ?
Je veux lui parler.
Parfait. Va lui demander le fond de sa pens�e.
On peut y aller ? S�rieusement ?
Une minute. Ils ont vu ton nom dans
l'ordinateur et ce que tu fais dans la vie.
Ils ont peur maintenant. Ils se sauvent.
- On se sauve, hein, mauviettes ? - C'est de l'injustice.
O� il y a de l'injustice, on doit se battre.
On te regarde Martin Luther King.
John Lewis, membre du Congr�s, a dit :
"O� il y a injustice, il faut se battre."
Continue. Fais ce que tu veux. Vas-y.
Andy Young, et Joseph Lowery, personne ne laisserait passer �a.
Tu as nomm� de grands hommes.
Qu'ont-ils en commun ?
Tous bais�s en essayant de changer les choses.
Et c'est une excuse ? �a ne devrait pas �tre une excuse.
- Ce n'est plus bleu. - Il a fait signe de "Paix".
Il est parti. J'ai son num�ro.
Eddie, hein ? Je vais aller au fond de l'histoire.
Tu n'apprendras jamais. Qui a appris la le�on ?
Toi ou moi ? Dis-moi.
On y va, allez.
Oh, seigneur. Je dois vraiment y aller cette fois.
Bam, si tu dis que tu as envie une autre fois,
je t'arrache les trompes de Fallope.
- Deux petites gouttes, Brian. - On y va, allez.
- Eh, ch�rie. - Eh.
- O� es-tu ? - Je suis sur...
Eh, ch�ri, tu sais qui j'ai vu � l'a�roport ?
- Qui ? - A.J. Il �tait sur mon vol.
- Vraiment ? - Ouais.
Wow. Oh, alors, je dois le dire � Carol.
Ouais, on viendra en voiture.
- Oh, non. Je voulais te prendre. - Ch�ri, �a va. On arrive.
D'accord. Passe-moi mon fr�re s'il te pla�t.
Super. Attends.
- Eh, frangin, �a va ? - Eh, tu prends soin de ma fianc�e.
�videmment.
Super.
- Je vous vois bient�t. - � bient�t.
- Vous devez �tre ici avant six heures. - Oui, oui.
- Super. - Super.
- Bye. - Bye.
Raccroche bien ce t�l�phone.
Je me sens vraiment, vraiment mal.
- Pas moi. - C'est ton fr�re.
C'est moi qui vous ai pr�sent�. J'�tais s�r tu n'en voudrais pas.
Ouais, c'est juste que...
Que tu as besoin de moi.
- Je l'aime vraiment. - Mignon.
Tu vas en faire quoi ?
Son petit cul de pauvre est ennuyant. Tu as besoin d'un homme.
Comme moi.
- Je veux juste... - On n'a pas beaucoup de temps.
Merde, on a pris l'avion plus t�t pour passer du temps ensemble.
- Ouais. - Profitons-en alors, OK ?
- OK ? - Oui, d'accord.
Eh.
Viens ici.
Bon, la chambre est presque pr�te.
Qui paie pour �a ? C'est pas moi.
C'est moi qui paie.
Ouh, monsieur le d�pensier. Vas-y.
Tu payes, hein ?
Quand je te demande 20 dollars
pour fumer, t'as jamais d'argent.
Pourquoi on ne reste pas chez Vianne.
Comme tous les autres pauvres noirs quand ils sont en visite.
Ils restent chez les cousins, leur maman,
chez leur famille.
Tu sais ce qui est arriv� chez Vianne la derni�re fois.
Tu sais pourquoi on ne peut plus rester. Il nous hait.
- Ce n'est pas �a. - Pourquoi alors, petit malin ?
Tu as presque br�l� la maison. Tu te souviens ?
Je refuse d'accepter les cons�quences, ou de prendre le bl�me.
- Ce n'�tait pas ma faute. - Hm.
Heathrow fumait, et il avait sa coupe Jheri Curl.
Je ne comprends pas... Michael Jackson a averti tout le monde :
"Si tu as la coupe Jheri Curl, ne t'approche pas du feu."
Et l'enfoir� fume, fume et fume encore.
Ces cheveux ont pris feu. J'ai dit : "Cours, n�gro, cours."
Comment oses-tu dire �a � notre fr�re ?
Tu sais pour lui.
Il a roul�, roul� et roul�, la fum�e sortait du dessus de sa t�te.
Il avait l'air d'une chemin�e ambulante.
Tu sais que je t'aime ?
Je sais. Je t'aime aussi.
- Gia, attends. - Quoi ?
Non, viens...
- Quoi ? - T'entends ?
Quoi ?
M�chant, m�chant papa !
- �a ? - Oui, � c�t�. T'entends ?
Ils le font.
- Gia, attends. Attends. - Quoi ? Je veux pas entendre �a.
- Je sais, mais la voix... - Papa !
- Je connais la voix. - Tu connais la voix ?
- Anthony ! - Quoi ? Qui...
C'est mon p�re.
C'est joli comme h�tel.
�a me rappelle l'h�tel o� j'�tais prox�n�te.
J'avais ces putes qui travaillaient pour moi. Il y en avait une,
on l'appelait la contagieuse.
Va savoir pourquoi.
Peu importe, elle r�dait dans les couloirs
et je lui criais : "�coute, ram�ne-moi l'argent, petite pute,
"tu dois nourrir le petit � la maison. Il a faim."
Papa, arr�te, d'accord ? Arr�te.
D�sol�, je ne voulais pas parler de ta m�re.
- Voil� monsieur. - Merci beaucoup. OK.
- Plaisir. - Allons-y.
Allons � cette f�te.
Vite. J'ai besoin de boire et fumer.
OK. On y va.
- Ton p�re ? - Oui, mon p�re.
- Tu fais quoi ? - Je vais l'attendre.
Quoi ?
- Pourquoi �a ? - Comment, pourquoi �a ?
Il ne devrait pas �tre l�.
Toi non plus !
C'est de la merde, tu es en route avec moi.
A.J., tu veux vraiment aller l� ?
Ouais.
- Si tu y vas, je pars. - D�gage, alors.
- D�gage ? - Oui, la porte est l�.
- D�gage. - A.J.
- Renee ? - A.J. ?
- Quoi... qu'est-ce que ? - Oh, merde.
- Qu'est-ce qui se passe ? - Je sais pas.
Appelle l'ambulance, A.J. !
Venez... Eh, A.J. Tout va bien ?
- Oh, mon... - Qu'est-ce que ?
- OK. - Que se passe-t-il ?
- Quoi. - Attendez.
Bordel !
- Regarde-la. Eh. - Qu'est-ce que...
- Eh, merde. - Wow !
- Mabel, qu'est-ce qu'il a ? - Corde trop serr�e.
�a m'est d�j� arriv�, mais j'ai surv�cu.
Boucle-la Hattie ! J'aurais aim� que ce soit toi. Boucle-la !
Ce n'est pas... Anthony ?
�a semble �tre lui, je vois son visage... jamais vu ce c�t� de lui avant.
- Tout un pitch de vente. - C'est quoi �a ?
Ah, wow, regarde l�-bas, de l'autre c�t� de son corps...
- Boucle-la ! - Pourquoi ?
Hattie, arr�te de dire � tout le monde
que tu aimes ces trucs. Boucle-la !
Hattie, pas besoin de tutoriel sur le sado-maso, OK ? Chut !
C'est son p�re.
Et alors ? Il l'aurait su t�t ou tard !
Merde, il ne respire plus. Il ne respire plus. Plus du tout.
- Eh bien... - Quoi ?
On va voir.
Une partie de lui respire tr�s bien je trouve...
- Bien rempli d'oxyg�ne. - Joe, ferme ta foutue gueule.
Tu serais dans le m�me �tat. Au lieu d'essayer de retrouver ton air.
Voil� mon homme ! Fais-nous honneur ! Fais-nous honneur !
Fais-nous honneur !
Vas-y, n�gro, vas-y ! Fais-nous honneur. Voil� le sud de la ville !
- Cette fille-l� est chaude. - Ferme-la, connard !
Il a besoin de bouche-�-bouche !
Alors, vas-y. Penche-toi bien quand tu le fais.
- Je ne sais pas comment ! - Joe !
Je ne mets rien dans ce n�gro.
Sortez le siphon.
D�gager tous, je m'en occupe !
Hattie !
Hattie, ce n'est pas son visage !
- Hattie ! Hattie ! - Quoi ?
- Hattie, ce n'est pas sa bouche ! - Je vous l'avais dit, pas d'amygdales.
Ram�ne ton derri�re ici !
- Quoi ? - Hattie !
Une vraie pro.
Wow !
C'est une boule dans sa bouche ?
Oui, j'en avais une, elle est rest�e coinc�e ici.
Que lui arrive-t-il ?
Je ne sais pas ! Il a arr�t� de respirer.
Peut-�tre un probl�me de c�ur, ou de poitrine.
Non, ch�rie. Ce n'est pas son c�ur ni sa poitrine.
Je crois que c'�tait plut�t ton c�ur et ta poitrine
qui ont tout fait arr�ter dans son c�ur et sa poitrine.
- Quoi ? - Joe, ferme-la !
Je sais que tu les aimes plus matures, juste en voyant ce vieux derri�re,
mais crois-tu vraiment qu'il est � la hauteur ?
Renee, appelle l'ambulance !
- Eh. - Eh.
- Qu'est-ce qui s'est pass� ? Il est tard. - Oui.
Alors, pourquoi t'es en retard ? Vol retard� ?
Non, les embouteillages.
O� est A.J. ?
Aucune id�e.
Vous ne preniez pas une voiture ensemble ?
- Finalement, non. - Mais vous aviez dit que si.
Je l'ai perdu.
Il ne r�pond pas au t�l�phone.
- Tu l'as vu ? - Oui, mais je l'ai perdu � l'a�roport.
Oh, OK.
- Je le rappelle. - OK.
- Eh. - Eh.
- �a va ? - Ouais.
- Tout va bien ? - Ta m�re est l� ?
Non, pas encore. J'ai essay� de l'appeler elle et papa.
Ils devaient �tre ici � sept heures. O� peuvent-ils �tre ?
- Ils ont r�pondu ? - Non et A.J. non plus.
- Oncle Heathrow ! - D�sol�.
Oh non. Qu'est-ce que c'est que �a ?
- C'est le g�teau d'anniversaire. - Tu ne donnes pas ce g�teau...
Retire... retire tes mains avant que je ne les fracasse
en morceaux et t'�crases ensuite.
OK, attends. Voici une id�e.
Je prends le g�teau et le mets en cuisine.
Non, je le veux sur la table.
Ce g�teau n'ira pas sur la table ! Non, monsieur.
Laisse-la tranquille !
Laisse-la tranquille ! Ne touche pas la femme sur le matou.
- Donne-le-moi ! - Laisse la femme sur le matou.
- Donne-le-moi ! - Laisse la femme sur le matou.
- Je m'en occupe. - Merci.
Allez, oncle Heathrow.
Touche et tu te r�coltes un coup dans les boules.
Tu n'as pas de jambes.
Ah oui, c'est vrai. Mais j'ai une canne, et un poing.
Je le veux sur la table. La femme sur le matou aussi.
- La femme sur le matou ! - O� sont-ils ?
Personne ne r�pond et tous ces gens attendent.
Ma m�re est ici ?
- O� �tais-tu ? - Elle est ici ?
C'est pour �a qu'on se dispute.
- Est-ce que ma m�re est l�. - Non. Elle n'est pas ici.
- Eh, merde ! - Pourquoi tu es comme �a ?
Pourquoi �tre si en retard, A.J. ?
Tu vois, c'est ce que je veux dire. Jamais � l'heure.
Carol, attends. Un truc cloche.
- �a va ? - Non. Tout le monde est ici
pour l'anniversaire de ton p�re et ta m�re et tu ne peux pas �tre � l'heure.
- Tu es si irresponsable. - Je dois parler � ma m�re.
�a suffit.
- �a va ? - Aucune id�e.
A.J. qu'est-ce qu'il y a ?
- Surprise ! - Surprise !
Maman ! �a va ?
D�sol�e. Ton p�re n'est pas venu � l'�glise
et ne r�ponds pas au t�l�phone. Je ne sais pas o� il est. Il est ici ?
Ce n'est pas le genre de papa. Je vais l'appeler.
Il est... il est � l'h�pital.
Quoi ? Comment �a ?
Il a eu un arr�t cardiaque.
Quoi ?
Pourquoi ne pas avoir dit �a en entrant ?
- Quel h�pital ? - Saint Andrews.
Il est stable, en soins intensifs.
On ne pourra peut-�tre pas le voir avant demain matin.
- Maman, viens. - Ne t'en fais pas.
J'arrive. Pr�parez l'auto. La caravane adapt�e pour moi. J'arrive.
Attendez-moi.
Merde ! Merde !
J'ai �chapp� le g�teau f�lin.
Ils m'ont oubli�.
URGENCE
Je n'aime pas les h�pitaux.
On vient pour une chose, et on apprend qu'autre chose cloche.
J'y suis all� pour un mal de t�te.
Quand je suis sorti, ils essayaient de couper mon pied.
"Vous n'allez pas couper mon pied pour un mal de t�te !"
Joe, ferme-la. Boucle-la.
Je me demande ce qu'ils font.
Ils essaient s�rement de retirer la boule de sa bouche.
- Quoi ? - Ils vont
devoir utiliser du lubrifiant, elle �tait bien enfonc�e.
Mabel, comment une femme peut enfoncer une balle si profond dans un homme ?
Joe, dis un truc, Joe, un truc, et je t'en fous une, r�leur !
Tu m'appelles r�leur et tu veux que je te prenne au s�rieux ?
Une seule, ce ne sera pas joli,
petit r�leur. J'en r�ve depuis si longtemps. �a me d�manche.
Ici, r�leur, r�leur, r�leur.
Bam, "petite r�leuse", c'�tait ton surnom �a.
C'�tait son nom de sc�ne autrefois.
"Mesdames et messieurs, veuillez accueillir la petite r�leuse."
Eh, n�gro, combien de temps encore doit-on rester ici ?
Jusqu'� ce qu'on soit s�r qu'il soit OK. OK ?
Vianne et la famille sont s�rement en route.
Pourquoi attendre de voir s'il est OK alors ?
Je m'en fous.
Je m'en fous de sa sant�. Je le hais.
Un arr�t cardiaque change bien les choses parfois...
lors d'une f�te d'anniversaire.
- Tu crois ? - Oui, bien s�r, surtout s'il en cr�ve.
Oui, oui. La mort a cet effet. Elle vous emporte avec elle.
Ouais. La mort vous tue.
Tu crois que c'est gros �a. T'inqui�tes, si sa femme l'apprend,
sa punition sera pire qu'un arr�t cardiaque.
Elle ne fera rien du tout, on peut y aller et tout lui dire.
- Hattie, tu ne dis rien. - Pourquoi pas ?
Ce qu'il faisait dans cet h�tel
ne te regarde pas !
- Ce n'est pas ta famille ? - Si.
Alors �a te regarde.
- Ma famille, pas la tienne. - Mabel, tu crois t'adresser � qui ?
Qu'est-ce que tu as � dire toi ?
Tu meurs d'envie de raconter
ce que tu as vu dans cet h�tel.
Personne ne dit rien, miss Bam. Personne.
Je ne dirai rien ! Laisse-moi te dire un truc.
Les gens se f�chent quand tu leur parles de leur mari.
Je ne dirai rien � Vianne. Je vais rester ici et fermer ma bouche.
Bien, laisse-moi te dire un truc...
Attends... attends une seconde. Attends une seconde.
Vous �tiez o� quand j'avais besoin qu'on garde mes secrets,
� l'�poque o� je roulais les putes, le joint,
la came et tout, et le smack ?
- Et le code entre fr�res ? - Pourquoi tu dis �a ?
- On est des femmes, Joe. - Tu sais, dans le r�gne animal,
certaines esp�ces ont les deux sexes.
Continue comme �a, et je soul�ve ma robe. Tu vas voir l'homme que je suis.
Tu sais quoi ? Je r�ve du jour o� tu seras raide mort.
J'imagine des vers partout sur toi, qui te savourent tranquillement.
- Merde, Ma ! - Quoi ?
Je veux qu'il devienne de la nourriture � ver de terre. De la...
La voil�. Viens, Vianne.
Eh, Vianne. �a va, ma ch�re ?
- Des nouvelles ? - Non... toujours rien.
- Eh. A.J. - Eh.
- �a va ? - �a va.
Ch�ri, tu portes trop de parfum. C'est bizarre.
Et trop sucr�, Mabel. Je le sens jusqu'ici.
Ouais, c'est trop fort. Ne le mets plus.
- Je ne porte pas de parfum. - Ouais, c'est �a.
Laisse-la parler. Elle essaie de te sauver la vie.
Arr�te �a ! C'est triste ce qui se passe.
Pour toi si. Je n'aime pas ton p�re, ce n'est pas triste pour moi.
- J'essaie de t'aider moi. - Peu importe.
- Que se passe-t-il, o� est le m�decin ? - Calme-toi.
- Non, c'est mon p�re. - Je sais.
- Il a �t� comme un p�re pour moi. - Comme un p�re pour plusieurs femmes.
- Pouvez-vous appeler le m�decin ? - Viens, A.J.
L'infirmi�re a dit qu'elle revenait de suite.
Tr�s jolie dans sa robe verte.
- Ah ouais. Ah, Vianne, �a va ? - Oui, je veux savoir ce qui se passe.
Vois-tu, il a une balle bloqu�e dans le fond de la gorge.
Eh ! Eh ! All�luia !
- Hattie, boucle-la maintenant. - Elle s'est log�e tout au fond dans...
- Tais-toi. - Merde, Ma !
- D�sol�. - Tu n'as pas � me frapper comme �a.
- Garde tes mains chez toi ! - Hattie.
Ne me dis pas quoi faire.
Arr�tez �a ! Vous �tes pire que des enfants !
C'est s�rieux tout �a. Arr�tez.
� qui crois-tu t'adresser ?
Je ne suis... et ta m�re !
Que se passe-t-il � la fin ?
De ce qu'on sait, il a eu un arr�t cardiaque. Voil�.
Oui, A.J. m'a dit �a � la maison.
- Oui. - Comment va-t-il ?
Je venais de le quitter, tout allait bien.
Oui, ch�rie, tu l'as laiss� dans un calme plat.
Quelques fois, les gens qui ont un arr�t cardiaque
sont en pleine action.
Papa.
- Que faisait-il ? - Il �tait en...
Eh !
T'es chanceux de ne pas les avoir aval�es,
et qu'elles ne te d�vorent l'�sophage jusqu'� l'estomac enfoir�.
J'ai pay� beaucoup d'argent pour ces foutues dents.
Continue, et je les fais remonter dans ton cul.
Laisse-moi te dire. Brian a tout fait pour le sauver
quand il a fait la man�uvre de r�animation.
Merci.
C'est vrai, j'ai vu mon neveu embrasser cet homme, sur les l�vres,
et j'ai remerci� le seigneur de lui envoyer l'air aux poumons.
Il est all� plus loin que tout homme devrait aller avec un autre homme.
� moins que tu aimes �a.
- O� �tait-il ? - � l'h�...
Tais-toi !
- Merde, Ma ! Je vais te d�molir ! - Tais-toi !
- O� �tait-il ? - Et bien il �tait... il
�tait � l'h�...
Tu me frappes encore une fois.
Juste une, je te promets, je te promets je te...
Joe. Hattie.
Oh, d�sol�e.
On fait toujours comme s'il n'�tait pas � l'h�tel ?
- Ma ? - Quoi ? Quel h�tel ?
- Voil� la bonne question. - Bam. Bam, tais-toi.
- Oh, voil� le m�decin. - �coutez. Eh, doc.
Pouvez-vous revenir dans un instant ?
Ils nous posent des questions
et on voudrait y r�pondre avant de vous laisser parler.
Poursuivez. Donc, ensuite ? Prochaine question.
Non, je veux savoir ce qui se passe avec mon beau-p�re.
Que se passe-t-il ?
Tu �tais si pr�s.
Tais-toi !
Regardez-la tout droit sortie de Bloody Mama.
- �tes-vous la famille Thompson ? - Oui.
- Il va bien ? - Vous �tes ?
Sa femme.
Je suis navr�e, il n'a pas surv�cu.
- Quoi ? - D�sol�e.
- Non. - Vraiment d�sol�e.
Non ! Non !
Elle quitte comme �a ? C'est quoi ce genre d'h�pital ?
Vous avez des assurances ? La fa�on qu'elle a quitt�...
- Bam. - Mabel.
Pourquoi pleurez-vous ?
Je pleure quand les autres pleurent autour de moi.
Oh, mon Dieu ! Il est mort.
- Joe. - Quoi ?
- Tu es triste ? - Oui, tr�s triste.
- Il me devait de l'argent. - Vas-tu la boucler oui ?
Ne vois-tu pas que c'est triste ? Regarde les gens pleurer.
Et tu ne dis que des conneries
comme un sale idiot.
�coute, Nate Dogg. Si je ne suis pas dans son testament,
je te le dis, ces fun�railles seront merdiques.
On peut fumer de l'herbe � l'h�pital ?
Je vais te frapper.
�a va, oncle Heathrow ? Je sais que vous �tiez proches.
Oui, on �tait proche. Avez-vous ramass� ses affaires ?
- Pas encore. - Vous avez son permis ?
- Pourquoi ? - Je veux savoir s'il donne ses organes.
Non, j'ai besoin d'un rein.
Je suis s�r qu'il y avait de bons organes dans ce corps,
except� son c�ur. Je lui laisse.
Arr�te, veux-tu ?
Miss Vianne arrive.
Eh, peut-�tre que tu pourrais prendre le bas de ces jambes.
Ou son foie. Ou un poumon, juste au cas...
Eh, Vianne, �a va ? Vraiment d�sol�, ch�rie. D�sol�.
- Maman, �a va ? - Je vais bien.
N'essaie pas de couvrir sa coupe Jheri Curl, je m'en charge.
D�sol� pour les draps.
Et le sofa.
Et ton mari.
Maman, attends-nous.
- Non, j'ai juste besoin de temps. - OK.
Ne d�sesp�re pas. La Bible dit, deux Timoth�e,
le salaire des salari�s s'envolera lorsqu'ils vont travailler.
Amen.
Tu sais ce qu'ils disent sur les femmes seules ?
Ils laissent tomber.
�a va, ch�rie ?
Oui, �a va. Je suis un peu...
Oui.
Oh, tu lui parlais.
Ne viens pas murmurer � cette oreille, en disant : "�a va, ch�rie ?"
J'�tais pr�te � tout te donner.
Je suis d�sol� pour ton p�re.
- Merci, ch�rie. - A.J., �a va ?
Quelle question stupide !
Il l'a trait�e de stupide ?
Je voulais m'assurer que tout va bien.
Je n'essayais pas de...
Mon p�re est mort. D'apr�s toi ?
Je suis d�sol�e.
Pourquoi tu es si m�chant avec elle ?
Je l'ignore c'est tout. Je vais la boucler,
parce que je vais lui casser la gueule.
Tu devrais lui r�pondre, car je n'aime pas son attitude.
A.J., ce n'est pas le temps, OK ?
Merci.
Pour l'instant, on doit aider maman � se remettre de �a.
Exact. Et on va tout faire pour vous venir en aide.
- Merci, Brian. - C'est normal.
Tout ce que voulez. Jour et nuit, on ne bouge pas.
On est ici. Si vous avez besoin maintenant,
vous devrez attendre � demain, on s'en va.
Demain matin. Exact. On ne reste pas pour la nuit.
Je suis fatigu�. Je dois me reposer.
Un repos d'homme.
Brian ?
Merci d'essayer.
J'aurais aim� faire plus. D�sol�.
�a va.
Et, ch�rie, il a vraiment essay�. Vraiment.
Brian a aid� ton p�re, comme un vrai h�ros.
Il est all� directement l'aider
lorsqu'il �tait attach�. En fait... non rien. Il �tait juste, vous savez...
Il �tait... il �tait... c'�tait horrible.
Il �tait � l'h�tel ?
Ch�rie, je suis �puis�e. Plus... plus que Harriet Tubman
- et Rosa Parks ensembles. - Oui, exactement.
On... on doit y aller.
- Allons-y. Il se fait tard. - Attends, pourquoi � l'h�tel ?
Elle veut savoir pourquoi il �tait � l'h�tel.
Ces vieilles peaux ne diront rien. OK.
- OK. Que se passe-t-il ? - Rien, laisse-les partir.
- Ils sont fatigu�s. - Oui, �puis�s.
Oui, je suis bien fatigu�e tout � coup. Mon sac ? Ah, il est sur moi.
Oui, on est tous �puis�s...
- O� allons-nous ? - Allez. Allons-y.
D'accord, on arrive.
- On est m�me pas... - Allons-y. Hattie. Vite.
- Vite ! - Oui.
Allons-y. Vite.
Si vous n'�tes pas l� dans 30 secondes, je pars sans vous. � demain.
Qu'est-ce qu'ils nous cachent ?
Je suis d�sol�e. Je dois y aller. Je dois aller chercher mon fils. D�sol�e.
Oh, merci.
Tu devrais monter et parler � maman.
- Je suis s�re qu'elle ne dort pas. - Ce n'est pas n�cessaire.
Non, �a va aller.
- Quoi ? - Elle est fatigu�e.
Allez. Je t'accompagne � la voiture.
C'est un quartier dur, tu sais ?
Non, c'est faux.
Je vais m'en assurer.
- Laisse-moi te dire un truc salope. - Ne me parle pas comme �a.
Ne remets plus jamais les pieds dans cette maison.
- T'as compris ? - Laisse-moi !
- Je vais le dire � ma m�re. - Et moi � ton fr�re.
Pour toi et sa femme.
Tu croyais que j'avais rien vu ?
Tu me connais pas.
Retourne � l'int�rieur...
et retrouve-la, pour profiter de l'argent de son p�re
et laisse-moi tranquille.
Je ne suis pas la m�chante.
- Ouais, ouais. Tu m'as entendu. - Et toi aussi, n'est-ce pas ?
Bouge-toi.
Yo. C'�tait quoi �a ?
Rien, frangin. Viens.
Eh...
Heureux de te voir.
Arr�te.
On vient... de perdre notre p�re.
Je sais pas. C'�tait plus toi mon p�re que lui tu vois.
- Il �tait... il �tait un bon p�re - Mais toujours parti.
Toujours. Depuis ma naissance.
Mais toi...
tu �tais l�.
- Et tu es ici maintenant. - Allez, frangin, rentrons.
Une autre chose, en fait, je voulais te demander...
Je voulais le faire apr�s la f�te, mais...
Veux-tu �tre mon gar�on d'honneur ?
Gar�on d'honneur ?
Oui, j'ai demand� Gia en mariage, et elle a dit oui.
Tu l'aimes non ?
- Oui, oui. - Super.
- Je sais que Carol non. - Elle n'aime personne.
Donc...
t'en dis quoi ?
Tu vas le faire ?
Oui.
- Oui ? - Bien s�r !
Super.
- Je t'aime, frangin. - Moi aussi.
Je n'arrive pas � y croire.
Oui, je sais.
D�sol�, ma ch�rie. �a... �a va aller.
C'est juste maman maintenant.
J'ignore ce qu'elle va faire sans lui.
Elle l'aimait tellement.
- Oui, je... - Toutes ces ann�es.
- Elle doit �tre d�truite. - Je suis certaine que oui.
Tu sais, ton fr�re avait l'air �trange.
Ouais, Jessie et mon p�re n'�taient pas proches.
Mais Anthony et A.J., ils �taient pareils.
Pourquoi es-tu sorti pour lui parler ?
Comme �a.
Pourquoi ?
- Carol ! - Je t'ai pos� une question.
Mon p�re vient de mourir, OK ?
L�che-moi.
L�che-moi, OK ? L�che-moi !
J'en ai marre que tu me parles sur ce ton.
Bien, j'en ai marre de te parler.
OK.
OK.
C'est comme �a alors.
�coute... peux-tu me laisser souffler un peu ?
- D�sol�e. - �a va.
O� vas-tu ?
Souffler un peu.
- Tout va bien ? - Ouais.
T'es s�r, tu veux en parler ?
Non, je vais prendre de l'air c'est tout.
D'accord. Laisse-moi enfiler un t-shirt. J'arrive.
Non, �a va. Reste avec elle.
D'accord.
Wow, ch�rie.
Quoi ?
Mon fr�re le prend tr�s mal.
Oui, je sais.
Et toi ? �a va ?
Je vais bien.
Triste.
Oui, je sais.
Je sais, ch�rie.
Tu n'as pas l'air trop affect�.
Je suis triste, mais...
je vais bien.
Je n'arrive pas � y croire, c'est tout.
Oui. Je suis l�.
Je sais, ch�rie.
Je sais.
J'ai de la chance de t'avoir.
Moi aussi.
NOUVEAU MESSAGE
VIENS ME VOIR AU SOUS-SOL.
NON. JE SUIS AVEC TON FR�RE. IMPOSSIBLE !
J'AI BESOIN DE TOI. MON P�RE VIENT DE MOURIR.
ET TON FR�RE A BESOIN DE MOI AUSSI.
CH�RIE, JE T'EN PRIE !
Je suis l� pour toi.
Salut.
Salut.
- Tu te l�ves t�t. - Ouais. Je n'arrivais pas � dormir.
Moi non plus.
- Salut. - Salut.
J'ai pr�par� le petit-d�j.
- Je savais que ta m�re n'avait pas envie. - Oui. Merci.
�a sent bon ici.
Qu'est-ce que tu fous ici ?
- A.J. ! - Non, sors d'ici tout de suite.
- C'est quoi ton probl�me ? - Tu ne la connais pas.
Elle est l'amie de maman et papa.
- Ce n'est pas une amie. - Non ? Je suis qui alors A.J.
Dis-moi !
- Tu devrais vraiment... - Qu'est-ce qui se passe ?
- A.J. ! A.J. ! Ch�ri. - Non. �loigne-toi, Carol.
Tu ne devrais pas le suivre.
- D�sol�e. - Bon matin � tous.
- Bon matin. - �a va ?
- Bien. - Bien.
On dirait que c'est toute une matin�e, pas vrai ?
Qu'est-ce qui se passe ?
- Rien. - Mais si. Il doit bien y avoir un truc.
- Oui. - Qu'a-t-il fait ?
- Et toi ? - Bam, tais-toi.
Comment allez-vous ?
Nous �a va. On est ici pour vous venir en aide,
car on sait ce que vous traversez,
et que votre p�re est mort.
- Oui... oui. Je sais. - Je sais que c'est difficile,
que vous ignorez quoi faire, car il est si mort, mais j'esp�re
vous aider � faire le deuil.
Il est ici un jour, et le jour suivant, il meurt sans pr�venir.
Je ne connais personne qui n'est pas mort sans mourir.
- Je sais. - C'est horrible.
- Oui. - Son c�ur arr�t�,
plus de sang dans les veines, plus rien, mais on est ici pour vous donner espoir
et vous aider et laissez le Seigneur...
- �tre... - En prendre soin.
Exactement. Laissez le Seigneur en prendre soin.
- Oui. On appr�cie �norm�ment. - Et je suis l� pour vous.
Je suis ici pour vous donner le courage.
Je suis ici pour le courage.
- D'accord ? - Oui.
- J'apporte le courage. - On appr�cie.
- Depuis la maison. - Merci. Merci. Oui.
D�sol�e pour sa mort.
�coute, Madea.
- Ma m�re a demand� de tes nouvelles. - Ah oui ?
Je n'ai pas d'argent. D�sol�e.
Non. Elle voulait te parler.
OK, parce que ton p�re est mort. O� est-elle ?
- Dans sa chambre. - La chambre du haut ?
Elle est l�-haut ? Elle est morte aussi ?
- Hattie, Hattie ! - Oh, J�sus !
Pourquoi est-ce que je continue de te parler, Hattie ?
Elle est l�-haut. Pas au ciel, dans sa chambre.
OK ? L�-haut.
- Seigneur, aidez-moi. - Je croyais au ciel
- tout l�-haut. - Non. Allez, Bam.
- Allons-y. - OK.
- Je viens aussi. - J'ai dit : "Bam."
J'ai cru entendre : "Mesdames." J'arrive.
Je croyais que tu voulais rester avec Heathrow ?
Exact. Tu devrais rester ici avec Heathrow.
- Allons-y. - J'ai...
- D'accord ! Allons-y ! - Moi aussi.
Pourquoi ? Mabel, les escaliers sont difficiles.
C'est parce que ton derri�re n'arrive pas � te suivre.
Tais-toi ! Elle est triste, tu vois bien.
Eh.
- Eh. - Eh.
Eh. �a va ?
Pas trop.
Parce qu'il est mort ?
- Bam ! - Quoi, Mabel ? Il est mort.
Tais-toi. Boucle-la.
J'essaie de l'aider. De la r�conforter.
Ce n'est pas r�confortant, tais-toi.
Tu n'as pas de pouvoirs. Tu n'en as pas.
- Tr�s insensible. - Oui, insensible.
- Tu vas la boucler oui ? - Mabel, j'essaie de l'aider.
Elle est triste et elle le sait.
- �a va, ch�rie ? - �a... �a va.
Tu as l'air triste.
- Je veux dire. Tu as l'air terrible ! - Hattie.
- Horrible ! - Hattie. Hattie !
Ne dit pas �a.
Elle peut t'entendre.
Pourquoi vous ai-je fait monter avec moi ?
Vous auriez d� rester en bas. Qu'est-ce que ? Quoi, quoi ?
- C'est quoi ? - Madea.
- Oui, ch�rie. - Voici un veston qu'il aimait.
Je ne porte pas de v�tements d'homme. J'ai l'air d'un homme ?
Tu veux me donner ses v�tements ?
Je veux que tu l'apportes au salon fun�raire.
�a te va ?
Oui, je peux faire �a pour toi.
Et que tu vois le corps.
Quoi ?
- Voir le corps ? - Je ne veux pas faire �a aux enfants.
OK, je peux y aller et faire �a pour toi �galement.
Il doit avoir l'air normal.
Tu te rappelles � quoi il ressemble, n'est-ce pas ?
Oui.
Ouais.
Oui, on se rappelle tous...
Oui, il avait ce...
- On se rappelle tous de la balle dans... - Bam ! Merde, Bam.
- Mabel. - Tais-toi.
- J'essaie de l'aider. - Merci, Madea.
Les enfants vont �tre d�vast�s.
On fera les fun�railles rapidement.
Oui, ils seront ravag�s. Ces enfants seront...
- Attends. "Rapidement", comment ? - Deux jours.
- Deux jours... - Oui...
- Tu vas l'enterrer dans deux jours ? - Pourquoi pas ?
Ch�rie, �coute.
Aucun noir ne fait �a en deux jours. C'est ill�gal.
�a nous prend au minimum 12, 15, 35, 40 jours avant d'enterrer quelqu'un.
On doit attendre tout le monde
- de tous les continents. - Exact.
Sortir de prison. Obtenir le OK du comit� de lib�ration.
- De quoi parles-tu ? - C'est... c'est notre mani�re.
Elle veut le mettre sous terre sans perdre de temps.
Ch�rie, tu sais ce qui s'est pass� ?
- Hattie. - Quoi, Ma ?
Je me demandais si elle se demandait ce qui c'�tait...
Barre-toi. Allez, d�gage.
- D�gage ! - Sors !
- Ouste ! - Mais...
Ouste. Elle ne se demande rien.
Tais-toi.
Pourquoi me dis-tu de me taire ? Je dois te dire un truc.
- On ne se demande pas ce qui cloche. - Toi aussi, Bam.
- Parce qu'il avait une balle... - Ouste !
- Sors ! - D�gage !
- Bam ! - Sors !
Sors aussi, j'en ai marre.
- Sors ! - Pourquoi �a ?
Vous deux, sortez d'ici. Allez !
Attends, Mabel. Tu crois que je vais r�ussir � redescendre...
- Bam, allez ! Sors ! - Allez.
Mabel, ne me...
touche pas avec �a.
- Approche... - Sors !
Merci, Madea.
- Oui, ch�rie. Navr�e. - Je t'appr�cie.
Je suis si d�sol�e, elles sont si...
ignorantes. Tr�s ignorantes. Elles n'ont pas notre classe.
Tu veux descendre, manger un peu ?
Tu ne dois pas rester seule ici.
J'ai besoin de temps pour moi.
Vraiment ? Oui, tu veux faire ton deuil. Je vois.
Tu veux pleurer et �tre triste.
C'est ce que les gens font. Ils veulent mourir.
Ils veulent mourir
lorsque quelqu'un de proche va au paradis.
Esp�rons qu'il soit au paradis.
Peu importe, je sais que c'est difficile,
�tre mari�e si longtemps et le voir partir.
Habituellement, quand un des deux �poux meurt, apr�s tant d'ann�es,
l'autre meurt peu de temps apr�s. Ils ne restent pas s�par�s bien longtemps.
Il ne te reste peut-�tre pas trop de temps, vous �tiez ensemble longtemps.
Mais �a va, je suis heureuse d'�tre � tes c�t�s.
Amen. C'est du r�confort. Prions le Seigneur. All�luia.
Je sais que c'est une triste situation, et je veux que tu saches une chose.
Peu importe ce qui se passe dans ta vie,
tu peux compter sur le Seigneur ou quelqu'un.
La Bible dit : "Pleurer..."
Non, balayer. "Balayer au beau milieu de la nuit...
"am�nera la poussi�re au matin." Je crois... quelque chose comme �a.
- Je te r�conforte, tu sais. - Oui.
- Merci. - Oui, je veux que...
"Oui, malgr� sa marche dans la vall�e
"dans l'ombre du Petit Chaperon rouge et Les Trois Ours, elle ne craint le diable,
"parce que Les Trois Petits Cochons ne sont pas l�."
- Amen. - Amen.
- �a va aller. D'accord ? - Oui.
Laisse-toi aller maintenant. Ne laisse personne t'emp�cher de pleurer.
Tu cries, tu hurles, tu g�mis, tu tombes.
Tu fais ce que les noirs font quand quelqu'un meurt.
- Tu fonds en larmes. - Je verrai. Je verrai.
Si j'y arrive.
- Si tu le revois ? - Non, si j'y arrive.
- Si tu y arrives. OK, - Oui.
Si tu le vois, esp�rons qu'il ne sera pas comme...
- on l'a vu la derni�re fois. - Non.
Navr�e. Chaque fois que j'y pense, je...
- Qu'est-ce que tu fais ici ? - Tu m'ignores, c'est �a ?
Tu dois sortir.
- Je t'ai voulu toute la nuit. - Arr�te. Ta femme est ici.
- Je me fous d'elle. - Tu sais quoi ? Je ne...
- A.J. Je ne peux pas. - Dis non alors.
Je ne peux pas !
Sors ! OK ? Sors, maintenant !
Sors d'ici !
Eh !
- Jessie est l� ? - Non, non.
- Que faisais-tu l� ? - Je parlais � Gia.
- Pourquoi ? - Qu'est-ce que tu veux ?
Maman veut des fun�railles apr�s demain.
- Quoi ? - Oui,
je voulais avertir tout le monde.
Pourquoi si vite ?
- C'est vite ? - Oui.
�coute, A.J., je ne sais pas. OK ?
Viens ici.
Pourquoi parles-tu � Renee ainsi ?
T'inqui�tes.
Elle m'a demand� de tous vous venir en aide,
et je vais le faire.
Ce n'est pas une bonne id�e. Ces fun�railles seront merdiques !
Je connais tout des fun�railles. J'ai enterr� bien des hommes. �norm�ment.
Je ne connais rien des fun�railles tr�s classes.
Je connais tout sur les fun�railles noires normales,
sur les spirituels n�gros � l'ancienne.
Tout le monde chante un hymne et part ensuite.
J'esp�re que vous allez tous appr�cier ce que j'essaie de faire.
Si vous avez besoin de quelque chose, venez nous voir.
Argent. Elle aura besoin d'argent. Elle a toujours besoin.
Rien de tout �a n'est gratuit.
J'ai besoin du frais de coordination pour les fun�railles, le coordonnateur
re�oit 75 pour cent du co�t du cercueil.
- �a devrait aller. - Excellent. Merci.
Pourquoi veut-elle faire �a si rapidement ?
Je crois que j'ai la r�ponse.
Elle d�teste cet enfoir�.
Je ne sais pas. Je me demandais la m�me chose.
Personne n'enterre un proche si vite.
Si la femme ne peut blairer son homme, elle s'empresse de le faire.
�a, ou une question d'assurance.
Mais j'imagine que vous allez devoir lui demander.
- Je vais le faire. - Je peux fumer de l'herbe ici ?
- Aucune chance. - D�sol�. Bourgeois.
- On ne peut m�me pas fumer... - Joe.
Ch�ri, je peux te parler un instant ?
Eh, tu veux me parler, je vais te r�pondre.
Je crois que c'est priv�, car elle te murmure � l'oreille.
- T'en dis quoi ? - Bam, tais-toi � la fin.
- Laisse-les parler. - Elle dit :
"Je peux te parler ?"
Et lui : "De quoi veux-tu parler ?" Et elle...
- Bam, tais-toi ! - Elle s'est fig�e.
Bam, voil� pourquoi je t'ignore.
Tu ne peux pas garder ta bouche ferm�e pour deux secondes.
Si c'est priv�, pourquoi le dire � tout le monde ?
C'est lui qui n'y va pas.
- Ouais, il ne bouge pas. Bouge ! - Ch�ri, je t'en prie.
- "Ch�ri, ch�ri, ch�ri, je t'en prie." - Elle doit le dire.
Fiston, va voir ce qu...
Allez vas-y.
Elle n'aurait pas besoin de me supplier. Avec un derri�re comme �a,
je courrais la rejoindre.
- Il porte trop de parfum. - Vraiment trop.
- Beaucoup trop de parfum. - Parfum.
- Joe ! - Elle aussi, pas mal.
Elle... est tr�s jolie aussi.
Je ne sais pas.
Bam.
Mabel.
- Eh. - Elle...
Heathrow. Les vieilles peaux ont compris ce qui se passe.
- Ouais. - C'est le m�me...
- Oui, le m�me parfum, Mabel. - Tu sais ce que �a veut dire.
- Mais, �a veut... - Boucle-la !
- C'est ce que �a veut dire. - Mabel. Il va �pouser
- celle qui est all�e... - Tais-toi !
Tu sais quoi ? Je me tais.
Je me tais. Oh que oui !
�a vous en a pris du temps. Depuis que...
Voyez-vous, je suis un vrai � l'ancienne. C'�tait �vident.
Je sais ce qui se passe d�s que �a se passe.
- Heathrow. - De quoi parlez-vous ?
- Vous avez senti aussi ? - Je suis surprise que tu puisses sentir
avec cette foutue gorge et le trou qui s'y trouve.
- J'ai encore mon nez. - Je t'ai dit il y a longtemps,
arr�te de fumer. Mais tu continues de prendre 52 paquets par jour.
Regarde-toi. Tu as un trou au fond de la gorge.
De quoi parles-tu ?
Pourquoi cette fille a la m�me odeur que le fr�re de son fianc� ?
- Heathrow, ne leur dis rien ! - Ouais. Exact.
Celle-ci sent celui-l�. Celui-l� sent celle-ci.
Dans un instant...
elles vont toutes sentir l'odeur de Joe.
�coutez-moi. Vianne m'a demand� de venir ici
et de l'aider pour les fun�railles. D'accord ?
Vous devez arr�ter ces conneries. Maintenant, c'est s�rieux !
Je suis connu pour s�duire les jeunes poulettes.
- Je peux t'aider. - Arr�tez �a.
Le veston est dans la voiture. Allons le porter au salon.
Allons r�gler tout �a.
Pourquoi elle t'envoie toi ?
Pour r�gler les fun�railles. Qui d'autre que moi ?
Un professionnel, bordel. Qui voudrait de toi...
Non, deux femmes et un mec.
Joe, tu n'as rien �cout� de ce qu'on vient de dire ?
Ils ont dit... allons, y. Allez.
Vous ne dites rien, OK ? Rien.
- �coutez-moi. - �a va �tre un vrai bordel.
- Un foutu bordel. - T'es un bordel.
- Allez. Allez, Bam. - Je te suis, Mabel.
Je vais � l'avant !
- �a va ? - Oui, pourquoi ?
Dis-moi.
- De quoi parles-tu ? - Un truc cloche chez toi derni�rement.
Veux-tu me dire c'est quoi ?
Tout va bien.
On dirait que tu me hais quelques fois.
Ce n'est pas �a.
- Simplement... - Quoi ? Quoi ?
Mon p�re vient de mourir. On dirait que tu ne comprends pas.
Je suis d�sol�e.
- Eh, A.J., je dois te parler. - Pas maintenant.
- Eh, ch�rie. - Ch�ri...
- Je ne sais pas comment le dire. - Quoi donc ?
Je crois que A.J. et Gia se...
- Quoi ? - C'est bizarre, il sent son parfum et
il est sorti de sa chambre.
- Avec Jessie ? - Non.
- Merde. - Pourrais-tu leur parler ?
- Bien s�r. - Je ne veux
pas un bordel, OK ?
- T'inqui�te. Je vais leur parler. - D'accord. Merci.
Je suis chanceuse de t'avoir.
- Toujours. - Oui, merci.
Wow ! Tr�s efficace !
Miss Vianne m'a demand� d'�tre efficace.
- �tes-vous toujours aussi efficace ? - Hattie, tais-toi !
Je parle lentement. Mais je suis plut�t rapide.
Excellent.
- Il me fait peur, Mabel. - Je suis d'accord.
Il n'a rien d'effrayant !
Nous lui avons mis le veston que vous nous avez apport�.
Voici notre cercueil le plus abordable.
Vous voulez l'ouvrir ? Sans avertissement,
- vous alliez l'ouvrir. - Exact.
Nous avons envoy� toutes les infos � Vianne.
�tes-vous pr�tes ?
Oui, si on doit l'ouvrir, aussi bien maintenant.
Lentement !
Il sourit.
- Regarde. - Et alors ?
- Il a l'air bien. - Il �tait mignon.
Il n'est pas hideux. Il s'entra�nait toujours.
- Ne mangeait que des salades. - C'est bien sans doute.
- Et du jus vert et des trucs du genre. - Et il est mort, Mabel.
Ne mangeait aucun porc. Et regardez-le, dans un cercueil.
Mort, et nous sommes toujours l�, en pleine forme.
- Le porc fait des miracles ! - Le bacon ne fait de mal � personne !
Prends une tranche ! C'est trop tard maintenant.
Ch�ri, pourquoi sourit-il ? C'est vous qui avez fait �a ?
Il avait l'air heureux dans ces derniers moments.
C'est coinc�.
- Oh, je vois. - Quoi ?
�tes-vous satisfaite ?
Oui, tr�s satisfaite. Il a l'air bien. Sans l'�tre.
Il n'est pas satisfait.
Enfoir�...
Navr�.
Il semblerait qu'il ait pris des cachets. Une sorte de stimulant.
Il est difficile...
de conserver le cercueil...
- en place. - Quoi ? S�rieusement ?
Le cercueil ou lui...
�carte-toi.
Toujours debout.
- �a fonctionne toujours ? - C'est probablement ce qui l'a tu�.
Attendez. Il ne ferme pas ?
C'est un vrai flipper !
Essayez de l'attacher alors ou je ne sais trop,
le cercueil ne doit pas s'ouvrir comme...
une bo�te � surprise !
Surtout pas aux fun�railles ! D'accord ?
- Que pouvez-vous faire ? - On peut la retirer, si vous voulez.
Vous voulez dire...
Vous ne pouvez pas faire �a.
Ce n'est pas Lorena Bobbitt.
C'est inhumain. L'envoyer au paradis ainsi.
Eh.
Eh.
�a va ?
Une fois rentr�, �a ira mieux.
Ouais.
- Je sais que c'est dur pour toi. - Ce qui est dur c'est Carol.
Je voulais t'en parler.
Quoi ? Elle t'envoie maintenant ?
Non. C'est Sylvia.
Quoi ?
- Elle voulait que je te parle de Gia. - Gia ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Rien ? Vraiment ?
- Elle t'a vu dans sa chambre, et... - C'est bon, j'ai compris.
- T'es s�r ? - Ne me dis pas �a.
OK.
Tu devrais prendre une douche alors, tu as son odeur.
Elle m'a serr�. S�rieusement ?
- C'est la petite amie de mon fr�re. - Fianc�e.
Exact. �coute...
rentre et continuez vos trucs.
Sylvia s'en fait pour rien.
Maintenant, j'aimerais...
me concentrer pour aider ma m�re avec les fun�railles, d'accord ?
OK.
Eh.
�a va ?
Il agit comme s'il me hait.
Navr�e.
- Je veux seulement la v�rit�. - �coute...
notre p�re est d�c�d� subitement.
�a fait des mois que �a dure, bien avant sa mort.
- Je ne comprends pas. - Essaie de tenir le coup. D'accord ?
�a va aller.
Tu ne devrais pas chanter.
�teins la batterie de ton truc. �teins-la.
Parfait. Merci. Merci. Merci.
- Merci. - Cet homme devrait s'asseoir.
Il me tape sur le syst�me. Tu as vu la longueur de ce programme ?
On va �tre ici toute la nuit, Heathrow.
- Comment les arr�ter ? - Arr�te-les.
Non � la guerre !
Combien de fois vont-ils dire "guerre" ?
�a me rappelle de mauvais souvenirs de la guerre.
Eh, eh, eh. Eh, merci.
Asseyez-vous. Merci.
Ils m'ont demand� d'�tre le ma�tre de c�r�monie.
- Elle ne va plus � l'�glise maintenant. - D'abord, saluons Popeye
et tous les poulets que j'aime.
- Amen. - Amen.
- Amen. - Je voulais tous vous remercier
de m'avoir choisi pour ma�tre de c�r�monie
- pour ce tragique �v�nement. - Qui va lire la notice n�crologique ?
Papa.
Voici notre programme.
Il est plut�t charg�.
- Tr�s charg�. - Combien de temps va-t-il durer ?
Alors les gens qui d�sirent parler, veillez � ne pas d�passer deux minutes.
Deux minutes seulement. Ne chantez pas comme des...
comme ils l'ont fait. Merci.
D'abord, j'aimerais commencer par cette pri�re pour Anthony et sa famille.
Non, je blague. Ce n'est pas... ce n'est pas appropri�. D'accord.
- Madea, j'aimerais dire un mot. - Heathrow.
On ne m'entend pas. Le son n'est pas assez fort.
Il n'y a aucun volume.
- Un seul volume. - Je suis si d��ue.
- Pourquoi �a ? - OK.
Ces jambes ne sont plus ce qu'elles �taient autrefois.
- Nous allons d'abord commencer par... - Tais-toi, Hattie.
... une lecture choisie par notre pasteur.
Ensuite, ce sera la lecture du Nouveau Testament,
et la lecture de l'Ancien Testament.
Eh. Regarde-la.
Avant la fin de la soir�e, je me la tape.
La lecture des psaumes.
J'aimerais encore avoir mes jambes pour t'aider.
Un mot du p�re...
- �a va, ch�rie ? - ... du d�funt.
�a va, et toi ?
Elle peut jouer si elle veut.
- Ensuite un mot de sa s�ur. - Ouais.
Et je sais que c'est difficile pour toi, ton mari nous a quitt�s.
Je veux dire, il est mort. Il ne reviendra pas.
Il n'apprendra rien sur la guerre.
Un mot de sa tante Shirleen. Je l'ai vu par ici.
Eh, ch�rie, �a fait un bail ! �a va ?
Je survis � peine. Difficile pour moi. Une autre mort dans la famille.
�a va aller, Shirleen. Heureuse de te revoir.
Ensuite, il y aura les chansons A, B, C et D,
F, G, et H, et finalement, J, K, L, M, N, O, P interpr�t�es par la chorale.
C'�tait la premi�re page.
J'ai lu les 85 pages de ce programme
et ton nom n'y est pas, Heathrow.
C'est mieux de figurer dans le programme que sur la premi�re page.
Je lirai ensuite un po�me de Maya Angelou.
Qui s'intitule Le rocher, l'arbre et la rivi�re.
Elle sait maintenant qu'elle va br�ler en enfer.
J'aimerais tous vous remercier d'�tre ici,
car vous �tes tous sp�ciaux.
La famille doit se tenir de ce c�t�, d'accord ?
Alors les amis et connaissances,
Veuillez, je vous prie, bouger de ce c�t�.
Je vous prie.
Regarde bien. Observe. Oh, navr�. Je te tiens.
- Arr�te ! - D'accord, d'accord.
D'accord, d'accord.
POULETTE D'ANTHONY
- T'as vu le tatouage. - Quoi ?
Le tatouage.
Joanne ! Que fais-tu ici ?
- Tu viens voler ? - Non, ch�rie.
Ce n'est pas des fun�railles de blancs.
Sors d'ici ! Allez, ouste !
Surveillez vos sacs � main. C'est une experte.
Tu sais que tu me veux.
Elle me d�vore du regard.
- Il n'y a que des hommes de ce c�t�. - Anthony, charmeur.
Anthony, charmeur.
Navr�, Vianne, j'essaie de murmurer.
D'accord, le beau-fils du d�funt voudrait dire quelques mots.
C'est un �v�nement bien triste.
Nous avons perdu un patriarche, et...
Eh ! Eh ! Eh ! Deux minutes. Assieds-toi.
Deux minutes. Remercions le Seigneur. Deux minutes.
- Oui ! - Remercions-le.
Notre fr�re Anthony �tait un homme bon.
Un homme fort.
Il me devait cinq dollars.
Tu ne l'auras jamais, je te le dis.
C'est � eux l'argent maintenant.
Voil� o� ira l'argent.
Si vous connaissiez Anthony, levez la main.
Si vous connaissiez Anthony personnellement, levez la main.
Si vous connaissiez Anthony, selon la vision de la Bible, levez la main.
Et merde, non.
Si je le vois de l'autre c�t�...
- j'esp�re qu'il ne m'aura pas oubli�. - Ouais !
- Amen. - Amen.
Amen. C'est l'heure de partir ?
- �a fait combien de temps, Bam ? - Joe, tais-toi.
Seigneur ! Nous te demandons de nous venir en aide...
- Amen ! - � la famille d'Anthony.
Ils sont troubl�s en ce moment.
Entourez-les d'amour.
Car ils devront traverser beaucoup de changements.
- Maman n'a pas vers� une larme. - C'est le choc.
Maman est forte.
On doit s'assurer qu'elle va bien.
Oui, elle l'est.
Je veux simplement dire � la famille que tout ira bien.
Vous allez le revoir de l'autre c�t�. De quel c�t�, je l'ignore,
mais je l'ai vu de l'autre c�t� la semaine derni�re. Je ne voulais pas vous le dire.
Car il est mort cette semaine.
Mais je l'ai vu p�cher la semaine derni�re. Il...
Merci !
OK, merci. Deux minutes.
- Deux minutes. Merci. - Ma.
- Tu ne peux pas couper les gens ainsi. - Merci. Deux minutes.
Merci. Deux minutes.
Je vais au petit coin. Je reviens.
Allez, Bam. Allez.
D'abord, je remercie le Seigneur, qui est notre p�re tout puissant.
- Oui. - Amen.
- Dieu est bon. - Oui.
J'ai tr�s mal.
Que personne ne m'aide surtout pour aller au petit coin.
La famille...
- faites de votre mieux. - Oui.
- Apr�s avoir fait de votre mieux... - Oui.
... c'est tout ce que vous pouvez faire.
Est-ce que quelqu'un peut m'aider ?
Car c'est tout ce que vous pouvez faire.
- Quelqu'un peut la tenir ? - Une fois que ce sera fait...
c'est termin�.
Car vous l'avez fait.
Vous l'avez fait.
C'�tait intense. Merci, Bam. Va t'asseoir. Va t'asseoir.
Je sens une chanson, Mabel, monter en moi.
Viens ici.
Allez, viens. Viens t'asseoir.
Deux minutes, deux minutes.
Shirleen, viens ici. Laisse parler le Seigneur.
- L�ve-toi, Joe. - Papa.
- On ne peut... - Ce service est long.
- On ne peut plus le sortir nulle part. - Amen.
- Amen. - Amen.
J'offre mes sympathies � la famille. Perdre un enfant n'est jamais facile.
Je vais chanter cette chanson que j'ai compos�e. OK ?
Oui, allez, chantez.
Combien de temps va-t-elle encore chanter cette chanson ?
Aucune id�e, mais elle doit s'asseoir et la boucler !
Dieu a dit : "Shirleen, �cris cette chanson pour la famille." Car...
les gens cracheront sur le d�funt !
Ils vont l'embarrasser.
Et ces femmes sont ici, devant la pauvre femme du d�funt.
Il porte sa robe, peu importe ce que les gens racontent.
Il porte sa robe. Il porte sa robe !
Cet homme est mort. Il ne reviendra pas. Pourquoi tant de bruit, hein ?
� quand remonte ta derni�re visite � l'�glise ?
Tu te souviens de moi et toi sous les bancs ?
C'�tait la derni�re fois ?
- Plus jamais retourn�. - Nous allons voir le corps maintenant.
La famille viendra terminer ce programme
et tous les gens qui le connaissent peu
ou qui n'ont pas lav� leurs mains, soyez prudents.
Ne le touchez pas. Ne le sortez pas du cercueil.
Puis-je chanter ? J'�tais dans le groupe de Rick James.
J'aimerais chanter "She's a Super Freak".
Ce n'est pas appropri�, je crois.
OK. Shirleen, tu as b�ni mon �me.
Vraiment. Vraiment.
Nous sommes tous heureux qu'il soit dans les mains du Seigneur.
Exactement, dans les mains du Seigneur. M. Pallbearers !
Retirez les fleurs du cercueil.
Ne les brisez pas, elles sont tr�s ch�res.
Avant de venir faire vos adieux et remettre vos sympathies...
Cet homme doit la boucler.
Il est important de respecter la famille et la femme du d�funt.
C'est une �glise. Je n'h�siterai pas � vous le rappeler.
Seigneur, dis � J�sus de me pardonner. Si vous montez ici avec ce genre de mer...
OK, les fun�railles sont termin�es.
Aide-moi J�sus ! Aide-moi J�sus !
Aide-moi J�sus ! Aide-moi J�sus ! Aide-moi J�sus ! Aide-moi J�sus !
Maman, pourquoi doit-on �tre ici ?
Pour ton p�re, fiston. D'accord ?
Tu n'as pas l'air trop triste.
Tu as bu ?
Ouais...
Laisse-la faire son deuil � sa mani�re, d'accord ?
Viens, maman.
- C'�tait un bel office. - Oui, en effet.
- C'�tait magnifique. Magnifique. - C'�tait rapide, je trouve.
Rapide comme l'�clair. Aussit�t entr�s, aussit�t sortis.
Ce n'�tait pas rapide du tout. C'�tait interminable.
Cet office �tait si long,
que j'ai pu observer mes ongles d'orteils pousser.
Tu dois avoir pris l'option r�duite, pas vrai, Ma ?
Pas vrai ?
Oh que non. Cet office co�tait la peau du cul.
Il vous l'a envoy� ? N'est-ce pas ?
Oui, il est juste ici, sur la lampe.
Quoi ? Tout �a pour des fun�railles ?
Dieu du ciel ! 9 000 $ pour des fun�railles ?
On aurait d� le mettre dans une bo�te et l'enterrer ainsi.
Les gens croient qu'on pleure la personne d�c�d�e.
En fait, on pleure la foutue facture de 9 000 $ !
Tu sais le nombre de derri�res que je peux avoir avec 9 670 quelques dollars ?
Et tu le d�penses sur un homme mort ?
Des foutues fun�railles � 9 000 $
- Quel g�chis. - Je m'en souviendrai � ta mort.
- Et moi, je suis un h�ros de guerre. - Non, c'est faux.
- Il dit qu'il a perdu ses jambes ainsi. - C'est la vraie histoire.
Tu sais comment il les a perdues ? Il a
bais� la femme d'un gangster et il lui a enlev� ses jambes !
�a t'apprendra !
Tu dois dire mes secrets ?
Ce n'est un secret pour personne.
Toutes ces m�dailles viennent de chez Walmart.
Dis la v�rit�, tu as perdu tes jambes � cause du diab�te.
Et tous tes probl�mes li�s au diab�te
t'ont fait perdre tes jambes. Voil� la v�rit�.
Tu dois arr�ter de fumer.
Sans la cigarette, tu serais en super forme.
Tu ne peux pas fumer.
Bourgeois. "Tu ne peux pas fumer."
- Maman, l'office �tait parfait. - Magnifique. Magnifique.
Oui, maman. �a l'�tait. �a va ?
Je vais bien aller, maintenant que tout �a est termin�.
Il est mort il y a � peine deux jours
et il est d�j� six pieds sous terre.
Mon cousin est mort il y a trois ans et n'est toujours pas enterr�.
Ils n'ont pas enterr� Jerome ?
- Pourquoi ? - L'argent.
Les fun�railles montaient � 485 $,
la famille, ses 75 membres, a tent� de r�unir l'argent.
Nous avons tous contribu� pour l'enterrer � l'�poque,
mais un jour nous y arriverons. Il attend, sagement...
Il nourrit les vers d�sormais, mais pas de pauvre noir, non.
On doit mettre le corps de c�t�.
Et les blancs, c'est comment ?
Ils font entrer tous les blancs, les asseyent, et disent :
"Merci d'�tre venus, mon papa blanc est mort
"et je veux vous entendre dire, Amen, qu'il aille en paix."
Et tous les blancs se l�vent et quittent. Voil�.
Termin�. Enterr�.
- L'homme blanc est mort. - Quand mon ami chinois est mort en Cor�e,
ils l'ont mis dans une bo�te et l'ont couvert de riz,
ensuite ils l'ont laiss� flotter sur la rivi�re Vietnam durant la guerre en Irak.
C'est vrai. J'ai vu un Chinois de Cor�e �tre enterr�.
Rapide. Vite termin�. Les juifs, vous savez ce qu'ils font ?
Au coucher du soleil, ils doivent tous �tre enterr�s.
- N'oublie pas la veill�e. - Pourquoi appelle-t-on �a une veill�e ?
Il est mort. Pas besoin de le r�veiller.
C'est pour �a les 9 000 $, pour le r�veiller ?
Oublie la veill�e, conserve les fun�railles,
fous son derri�re dans la terre, ajoute la terre,
et voil�, Dieu soit lou�, b�ni,
"Que le Seigneur veille sur moi et lui", termin�.
- Exact. Il est mort. - Non, une veill�e c'est...
Nos anc�tres ont d�but� la tradition. Toutes nos anc�tres...
Bam, tu es notre anc�tre d'Afrique. Arr�te de parler. Je t'en supplie !
Mabel, j'essaie juste de dire comment Frederick Douglass...
Ouais, et Harriet Tubman, vraiment...
�coute, je sais que tu les connais tous. Tais-toi.
Ma vessie est trop faible pour endurer des fun�railles compl�tes
et contempler un mort et sa vessie.
C'est exactement ce que j'ai fait
tout ce temps, le regarder lui et sa vessie.
Homme mort sans papier.
- Arr�te �a. - Un peu de respect. Il vient de mourir.
Qu'est-ce que tu crois ? On lui d�montre du respect justement.
C'est ce que je fais en parlant de lui.
D�sol�, on a touch� une corde sensible ? Il est mort.
Nous n'avions pas � rester tout ce temps. Vous devriez avoir honte.
C'est une torture pour le d�funt.
OK, vous deux, �a suffit. Maintenant.
Tu ne me diras pas...
Joe et Heathrow, bouclez-la.
- Mabel ! - Quoi ?
- Le son ne vient pas de sa bouche. - Il se pr�pare
� venir d'ailleurs, �a c'est certain.
Le son vient du trou. Le trou de sa gorge.
Extra.
Vianne, pourquoi lui en acheter un autre ?
- Pourquoi deux ? - Ce n'est pas moi.
J'aimerais que tu fermes ton trou.
Laisse-moi te dire un truc. Je vais...
te l'enfoncer... te l'enfoncer... l'enfoncer...
Dis un truc, un.
Boucle-la avant que je t'enl�ve la dent
restante dans ta gorge.
Tu ne peux pas me menacer ainsi.
Elle est tout ce que j'ai, cette dent.
Tu sais quoi ? Un Cheerio, directe
sur ta dent comme un appareil dentaire.
- Un mot, un seul ! - Donne-lui de la barbe � papa.
Oui, ou un �pi sur un b�ton. Il ne pourra manger qu'une rang�e.
Arr�tez �a. Maintenant. �a suffit.
Pour bien le narguer, un Cap'n Crunch.
Ou encore une barre de riz souffl� � la guimauve.
Allez me chercher mon fusil.
Je vois l'ennemi � six heures trente-quatre.
- Arr�tez ! - D�sol�e. D�sol�e.
Ch�rie, �a va aller ? Je sais ce que c'est de perdre quelqu'un.
- Hattie. - Quoi, Ma ?
Je n'oublierai jamais les fun�railles...
- de mes trois derniers maris. - Hattie. �coute...
J'�tais d�vast�e, Ma, d�vast�e tout simplement.
D�vast�e, tu parles. Le sexe avec elle, �a c'est de la d�vastation.
- Renee. - Oui ?
Merci d'�tre l�. Tu es toujours l�.
Oui toujours.
- Elle n'a pas besoin d'�tre ici. - Donne-moi �a.
- Ne me touche pas. - Tu n'as pas besoin de boire.
- Et toi de me dire quoi faire. - Que ce passe-t-il ?
C'est ce que je veux savoir, je n'aime pas ta voix
mon gar�on en ce moment.
Je ne laisserai pas �a se produire.
Maman, il va bien.
- Ch�ri, viens, on va monter. - Pourquoi fuir ?
- A.J. va au lit. - Ouais. Comme toi et mon p�re.
Au lit avec toi. N'est-ce pas, Renee ?
Veux-tu insinuer quelque chose, A.J. ?
- Non. - T'en es s�r ?
- Oui, madame. - Quoi ?
Je n'ai pas envie d'entendre ces b�tises
ou de t'entendre.
- Toujours ma faute, hein ? - Oui, exact.
- Tu es comme ton p�re. - C'est faux.
Je ne vais pas me battre.
Tu ne vas pas rester l� ?
Tu ne dis rien ?
Pourquoi moi ?
Je n'ai rien � dire sur le sujet. J'observe.
- Trop de secrets doivent sortir. - Il nous faudrait du ma�s souffl�.
Viens, Vianne, allons l�-haut. Tu n'as pas � vivre �a.
J'en ai marre !
Tu l'aides comme tu as aid� mon p�re dans cette chambre.
Oui, ils �taient � l'h�tel.
Il est mort ainsi.
Elle �tait avec lui.
Maman, c'est la v�rit�. Je suis navr�.
Mais c'est vrai.
Il dit vrai ?
- Oui. - Aide-nous, J�sus.
Tu dois partir.
Oui, tu as raison. Je pars.
Mais comment sait-il tout �a ?
- Et c'est reparti. - Ouais.
C'est pas pr�s de finir.
Tu dois arr�ter de voir Gia.
- Et voil�. - Quoi ?
Puisque c'est l'heure des r�v�lations, dis � la famille
que toi et A.J. �tiez au m�me h�tel que moi et Anthony.
De quoi parles-tu ?
Ch�rie, ne mens pas. C'est pire de mentir.
- Quoi ? - Eh oui, Jessie.
Tu vois, ils �taient dans la chambre d'� c�t�,
C'est comme �a qu'ils ont su pour moi et ton p�re.
Voil�, tout est dit.
Tu dois partir maintenant. Sors !
Je sors.
Mais je te l'ai dit. Ne joue pas au plus malin avec moi.
Gia ?
Ce n'est pas ce que tu crois.
OK.
On doit discuter. Viens. Maintenant !
Pourquoi le regardes-tu ainsi ?
- Allez ! - Eh ! Eh !
Quoi ?
Tu veux dire un truc ?
Dis quelque chose...
sale emmerdeur.
Ne mets pas tes mains sur elle ainsi.
Arr�te, A.J. Arr�te !
Allez, ch�ri, allons parler !
Ouais, ouais. Vas-y.
Dis quelque chose mauviette.
Exactement.
- Comme maman et papa. - OK.
- Arr�tez �a ! Maintenant ! - Viens, viens.
- �a suffit vous deux. - Brian, boucle-la.
Avec lui ?
Je suis d�sol�e.
- Arr�tez tout de suite. - �a suffit.
Vous voulez vous battre comme des chiens.
Tu vas la laisser s'en tirer, maman, n'est-ce pas ?
Tu es si faible.
Tu me crois faible ?
- Maman, il est saoul. - Non, il le pense.
Il me croit faible pour �tre rest�e avec ton p�re.
Je croyais aussi autrefois.
La premi�re fois...
je l'ai quitt�.
Je suis partie. Il m'a suppli�e de revenir.
J'�tais faible � l'�poque.
Une chose, dont vous ignorez l'existence, s'appelle l'amour.
Je suis donc revenue.
Il a continu� ses tromperies.
Il �tait simplement meilleur pour les cacher.
La seconde fois...
je l'ai quitt� de nouveau.
Vous aviez six et quatre ans.
J'�tais enceinte de toi.
Quelles �taient mes options ?
Je n'avais pas d'exp�rience.
Je suis partie de chez ma m�re pour vivre chez lui.
Mais je l'ai quitt�.
- Wow. - J'ai quitt� la maison.
Je me suis trouv� un appartement...
un travail comme secr�taire sans �tudes.
Et j'ai d� vous laisser avec ma famille de demeur�s.
Apr�s un temps...
je ne savais plus avec qui vous laisser.
Je ne pouvais plus vous prot�ger et travailler � la fois...
et il le savait.
Il �tait un enfoir� de premi�re.
Cette fois, il ne m'a pas suppli� de revenir.
J'ai d� faire des choix.
Lorsqu'il m'a vu � son travail...
il m'a demand� si j'avais appris la le�on.
J'ai raval� mon orgueil et j'ai dit : "Oui."
Il a dit : "Je viens vous chercher toi et les enfants."
Il n'est pas venu avant deux semaines.
Tu me crois faible.
Je suis forte.
J'ai d� endurer un homme pendant des ann�es. J'ai d� sourire...
� un homme que je m�prisais !
Il n'a jamais arr�t� de me tromper. C'�tait une pute. Voil� ce qu'il �tait.
Mais je l'ai boucl�...
et j'ai pris soin de vous.
Alors, pardonnez-moi de ne pas verser une larme...
pour vos pauvres �mes remplies d'options.
- Maman. - Pas de "maman".
Tu es comme lui.
Tu as une bonne femme et tu la m�prises et la d�nigres.
- Non, maman. - Non.
Tu rages. Tu d�truis. Tu fais le mal.
Carol, tu as des options. Aucun enfant, l'argent de ton p�re.
� ta place...
je quitterais ce petit gar�on jusqu'� ce qu'il d�couvre ce qu'est un homme.
Et, Jessie...
tu recherches tellement l'attention de ton p�re, que tu as une femme � son image.
Maman, je suis d�sol�e.
Non, ne sois pas d�sol�e. Je vais bien.
Je te promets.
Il est parti...
c'est mon moment.
Vous �tes tous grands. Il est temps de penser � moi.
- Mabel, ne va pas dans la maison. - Entrons.
�a sent...
Tout le monde s'en fout ici.
Ne dis rien. J'entre et je m'assois.
- Je n'ai rien � dire. - Exactement.
Mabel ?
Laisse-moi tranquille. L'odeur de fun�railles persiste.
En effet. Ch�rie, �a va ?
- Eh. - Toujours l� ?
Je vous croyais partis apr�s tout ce drame.
Oui, on... on part aujourd'hui.
Tu vas bien ? Assieds-toi, assieds-toi. Comment vas-tu ?
J'attends que A.J. se r�veille. Je dois lu parler.
Quoi ? Il a r�ussi � dormir malgr� tout �a ?
De quoi veux-tu parler ?
Je veux le quitter.
C'est bien, c'est bien.
- Elle devrait vraiment le quitter. - Exact. En effet.
Mais je vais �norm�ment souffrir et je ne...
Ch�rie, la souffrance n'est pas une bonne excuse.
Quelques fois, il est pr�f�rable de
souffrir, surtout lorsque
�a implique de laisser un homme qui te traite mal.
Prends du temps pour toi.
Sors de cette situation et r�fl�chis � ce que tu veux vraiment, prie,
parle � Dieu et explore. Trop de gens abandonnent leur mariage rapidement,
parce qu'un des deux fait des conneries.
Je ne dis pas de rester avec un homme infid�le et irrespectueux.
Ce que je dis, c'est que bien des gens ne prennent pas le temps d'analyser.
Prends ton temps, et r�fl�chis � tout ce qui se passe.
Et s'il le...
- refait ? - Tu ne peux
pas laisser cette id�e t'arr�ter. Tu dois le convaincre de te respecter.
Je pourrais comprendre si tu �tais laide...
- mais tu es tr�s jolie. - Tu n'es pas laide. Tr�s jolie femme.
Tr�s jolie femme.
Bien des fois, les femmes laides endurent cela,
- mais pas une jolie femme. - Si.
Pas avec ton derri�re... regarde celui-l�.
Je n'ai jamais rien endur�, m�me avec ce derri�re.
Compris ?
- Il doit te respecter. - Exact.
Avec ce beau derri�re, il te doit le respect.
Alors voil�. Si tu veux rester avec lui, reste avec lui.
C'est ton choix. Ta d�cision. Tu dois d�cider.
Mais tu dois �tablir des r�gles.
Tu lui dis que s'il ne respecte pas une r�gle,
tu lui casses la gueule.
Si tu n'y arrives pas, engage quelqu'un.
Je... �coute, 25 $ et c'est bon.
Tout �a ressemble � un jeu et je ne veux pas �a dans mon couple.
Ce n'est pas un jeu, c'est la vie.
Lorsque quelqu'un te manque de respect,
te blesse, te fait sentir mal,
tu dois remettre le remettre � sa place.
Ce n'est pas un jeu. Tu comprends ?
Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
Tu me d�nigres aussi ?
Qu'est-ce que tu viens de dire ?
Tu veux que je te d�nigre ?
Vraiment ?
Va t'asseoir avant que
je ne te frappe...
"Est-ce que je te d�nigre ?" J'essaie de sauver ton mariage.
Vraiment ?
- Je souffre d�j�. - Tu souffres ?
Et elle ne souffre pas peut-�tre ?
Tu ne souffres pas, fumier.
Tu as agi en salaud avec cette femme merveilleuse.
Ch�rie, je suis vraiment navr�.
Regarde �a. �coute bien ce qu'il va lui dire.
"J'ignore pourquoi."
J'ignore pourquoi. Je... je suis d�sol�.
Ensuite, il va dire : "Je suis fatigu�."
Tu sais, je suis fatigu�.
Ensuite : "Pardonne-moi, ch�rie."
- Pardonne-moi, ch�rie. - "�a n'arrivera plus jamais."
�a n'arrivera plus jamais.
Tu es la seule pour moi.
- Ch�rie, je t'aime. - "Ch�rie, je t'aime."
- Je suis perdu sans toi. - "Je suis perdu sans toi."
Fiston, �coute.
Tu sais le nombre de femmes qui ont entendu ces paroles ?
Cl�op�tre a entendu ces paroles.
Harriet Tubman aussi. Rosa Parks. Toutes les ont entendues.
Mary et Martha, elles ont entendu ces m�mes paroles.
Fiston, tu veux �tre avec cette femme ? Il va dire oui.
Oui.
- Je sais. Tu l'aimes ? - Oui.
Pourquoi la tromper alors ?
Est-ce que je peux faire quelque chose ? Puis-je faire...
- mieux ? M'am�liorer... - Non, ch�rie. Non. Non.
Elle l'a dit ?
- Oui. - Vraiment.
Il va sortir de la maison, et
faire ce qui lui pla�t, comme �a lui pla�t.
Aucun rapport avec toi.
Le mariage est un contrat entre deux personnes.
Vous devez tout faire pour respecter vos v�ux de mariage.
Sinon, c'est foutu. Il a tout foutu en l'air.
Aucune raison de le garder.
Tu dois le laisser partir.
- Non. Ne dis pas �a. - Et pourquoi �a ?
Tu as tout foutu en l'air.
Oui, mais je ne veux pas qu'elle parte.
Attends... je veux bien comprendre.
Tu veux la tromper, et agir en salaud,
mais tu veux qu'elle reste
comme si rien n'�tait.
Un truc cloche chez toi, fiston. Tu veux qu'elle reste ?
- Oui. - Veux-tu �tre un meilleur mari ?
- Oui, je veux changer. - Tu vas arr�ter de mentir ?
Oui.
Vous devez d'abord consulter.
Tu dois consulter seul, car tu as des probl�mes d'agressivit�.
J'�tais comme toi avant, et je suis beaucoup mieux depuis.
La seule fois o� je frappe,
c'est lorsqu'on me nargue.
Nette am�lioration.
Consulter, autre chose ?
Une th�rapie de couple pour am�liorer votre union.
Ch�rie.
Je suis d�sol�.
Ouais.
Jusqu'� ce que tu apprennes � te respecter et me respecter...
je dois partir.
Je n'en peux plus.
Attends. Attends. Attends.
Tu me quittes ?
Je suis navr�e.
Ch�rie, attends.
Je suis d�sol�.
Vraiment.
- Bonjour ! - Bonjour.
- Bonjour. - On doit partir.
- Maman est descendue ? - Non, pas encore.
Comment vas-tu ?
Pas bien. Mais je vais m'en sortir.
Oui. Je sais. Un vrai bordel. Je suis navr�e.
- Eh. - Bonjour.
- Bonjour. - Bonjour.
Heureux de vous revoir tous.
Je le pense, vraiment. Ne me rappelez pas avant le prochain d�c�s, OK ?
Merde, fiston, reviens ici.
- C'est ta famille. - Jessie !
- Je ne veux pas t'entendre. - Laisse-le parler, OK ?
Je suis d�sol�.
Ouais.
Vraiment. J'�tais saoul hier soir, et...
je n'ai pas voulu te blesser.
Je suis d�sol� d'avoir bais� ta femme. Je suis d�sol� de t'avoir menti.
�a vient du c�ur, frangin. Je suis vraiment navr�.
- Tu es d�sol� de t'�tre fait prendre. - Je ne peux rien dire d'autre.
On est bien d'accord l�-dessus.
Tu ne peux rien dire d'autre.
Fiston, on ne choisit pas sa famille.
Si je pouvais, aucune de ces personnes ne serait dans ma vie.
La famille, c'est tout.
M�me si tu ne peux les blairer. Tu dois faire avec.
Il va consulter. Il va chercher de l'aide. �coute,
tiens ta femme loin de lui.
Ne lui pr�sente jamais une de tes conqu�tes.
Tu veux l'atteindre, trouve une remorqueuse,
et pr�sente-lui,
et garde la perle rare pour toi.
Hattie, tu peux lui pr�senter.
Mais moi, tu me conserves, compris ?
- Grande et sexy. - Dis au revoir � maman.
O� est-elle ?
On attend qu'elle descende.
Je vais nous pr�parer le petit-d�j, OK ?
Ch�rie ! Personne ne veut manger. On est en col�re.
Carol.
Toujours l� ?
Pas pour longtemps.
�coute. Je suis heureuse qu'il se soit excus�,
m�me si ce n'est pas assez... m�me si,
pour l'instant, ce n'est pas assez, garde ces excuses en t�te,
peut-�tre qu'un jour tout �a aura du sens.
Mais d'ici l�, tu peux faire quelque chose.
Pour l'instant, tu es exactement comme ton p�re
et si tu ne veux pas �a, tu dois changer.
Ce n'est pas parce que ton p�re est un salaud que tu dois l'�tre aussi.
Les gens se mentent, ils mentent m�me � Dieu.
Tout commence par un travail de soi. Dire la v�rit�.
Je ne veux pas �tre un salaud. Je ne veux pas �tre mon p�re.
Ton p�re �tait bien pire.
S'il �tait ici, tu sais ce qu'il dirait ?
Quoi ?
- Qu'est-ce que ? - Quoi ?
- C'est ton p�re. - Quoi ?
Comment est-ce possible ?
Non, mais c'est une blague.
Il appelle de l'enfer.
Ne r�ponds pas ! C'est Dieu, non...
OK.
- Que se passe-t-il ? - Qu'a-t-il dit ? Il est en enfer ?
Maman et papa avaient le m�me t�l�phone.
Elle est l�.
- Pourquoi ne pas cogner ? - Exactement.
J'arrive.
- Vous �tes tous ici ? - Qui est-ce ?
Je vous croyais partis.
Puisque vous �tes tous l�, jetez un �il � ceci.
Maman, qui est-ce ?
L'homme qui aurait d� �tre votre p�re.
- Quoi ? - Maman, o� �tais-tu ?
- Je suis all�e m'amuser. - Pourquoi est-il dehors ?
Il m'am�ne � Vegas pour le week-end.
Oh, non, maman. Tu ne vas pas � Vegas avec un �tranger
que tu connais depuis peu.
La graine n'est pas tomb�e trop loin de l'arbre.
- Maman ! - Je crois qu'elle le conna�t bien.
Ce n'est pas leur premi�re rencontre.
�a fait un moment que �a dure.
Je venais r�cup�rer mon t�l�phone.
Et �a.
- Qu'est-ce que c'est ? - Mon sac de rechange.
Je sais. Brosse � dents...
et un peu de fil,
mais pas le genre qui va entre les dents.
Tout ce qu'il faut pour une nuit � l'ext�rieur.
Je voulais le prendre hier soir, mais je ne voulais pas avoir l'air d�sesp�r�e.
Maman.
Ne leur donne pas le plaisir de t'insulter ainsi.
Je me fous de vos probl�mes...
je ne veux plus rien entendre.
R�glez vos comptes. Je vous vois plus tard.
Je veux voir qui se cache dehors !
Allez, je veux voir cet homme.
- Maman ! Non, reviens ! - Qui...
- Ma ! Non... quoi ? - Wow !
O� vas-tu ?
Oh, elle vient � Vegas avec moi ce soir.
Parfait, ch�ri. Merci.
- Maman ! - Wow !
Il est grand.
Amusez-vous bien !
- Oui. - Ne vous en faites pas.
Tout ira bien !
Amusez-vous bien.
- Vi ! - � bient�t !
Au revoir !
� bient�t.
R�glez vos comptes, �coutez votre m�re.
Attends. Laissez-moi vous dire quelque chose.
Vient un temps dans la vie
d'un parent de faire ce qu'il faut
et pour les enfants de respecter ce choix.
Vous �tes grands. R�glez vos comptes ! Allons-y !
- Oui, mais... - Au revoir.
- Allons-y, - OK.
Ce mec avait quoi au visage.
Toi et les fr�res de Heathrow ?
- Madea, tu l'ignorais ? - J'ignorais...
C'est mon fr�re. Tu ne le savais pas idiote ?
- Non ! - Relis le foutu script !
Je l'ai lu d�j�.
Comment crois-tu pouvoir l'emp�cher de faire des sons ?
Merde, Ma, je vais te d�truire !
Comment peux-tu forcer avec �a ? D�pose le sac.
Non. Tiens-le. Mais... Pourquoi le tiens-tu ainsi ?
- Laisse-le sur le c�t�. - Il n'y arrive pas.
- Voil�. - OK.
Si tu essaies... essaie une derni�re fois. Il force encore.
J'ai mes sacs.
- Bonjour. - Bonjour.
Bonjour.
On doit partir.
On la refait.
Laisse les sacs de c�t�.
Regardez mes muscles !
Penche-toi un peu plus.
Si tu me frappes avec cette main
je te jure, ce sera la guerre.
Cassi est venue... c'est vrai, elle est venue aux fun�railles de maman,
- assise sur le banc de la chorale. - J�sus !
En buvant du whisky pur.
Bien assis aux fun�railles, � me so�lez la gueule.
Tyler, tu mens !
- Cassi ? - C'�tait un whiskey, soda.
Merde ! Tu as d�truit mes foutues dents...
Tu as d�truit...
Non... ne tousse pas... ne mets pas �a sur...
Ouais.
Ne mets pas �a sur moi, Heathrow.
Je vais avoir un trou dans la gorge aussi.
Je suis meilleure que tous ces rappeurs. Une vraie dure. Une vraie dure.
Meilleur que Lil' Bow Wow ?
Meilleure que toi Lil' Merdeuse.
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