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Zulu
Mais ça va pas ?
T 'apprendras à écrire des conneries !
Franck Vanier, j 'écoute.
Vera ? Oui, on arrive.
Vous ne pouvez pas baisser ? Ça va, oui, on arrive.
Qu 'est -ce qu 'il se passe ? C 'est Vera, elle vient d 'appeler. Elle a fait
glisser, viens.
Merde.
Allez, dépêche -toi.
Ok, ok.
C 'est quoi ce truc -là ? Mais j 'en sais rien. Allez, allez, allez.
Mettez ça sur la nuque.
Ça ira mieux.
Merci, Bill.
C 'est surtout aux genoux que j 'ai mal.
Il vous a envoyé quelque chose ? Non, rien. De toute façon, ce n 'est pas pour
ça qu 'il venait.
Pourquoi, à votre avis ? Pour m 'empêcher de faire mon métier.
Je ne sais pas si vous le savez, mais j 'ai écrit un article sur le sénateur
Brindel. Oui, j 'ai lu.
C 'était sur ses relations avec la mafia.
En pleine campagne électorale, il n 'a pas dû aimer, c 'est normal.
Oui, il n 'a pas aimé du tout.
Vous croyez que c 'est lui qui vous a envoyé ces trois types ? Je ne crois
j 'en suis sûre.
Vous voulez prévenir la police ? Parce que vous voyez, le commissaire Mâche s
'attaquait au sénateur Brindel.
Non, non, ça, vous avez raison.
Qu 'est -ce que vous comptez faire ? Eh bien, continuer mon enquête.
J 'ai un autre article qui doit sortir l 'année prochaine.
Et là, j 'ai des choses assez croustillantes à raconter.
Croustillantes ? Traite des blanches pour un réseau de call girls de luxe.
Pas mal.
Si vous publiez ça, vous n 'avez pas peur qu 'il emploie des moyens un peu
convaincants ? Oh, ça, c 'est le risque du métier.
Qu 'est -ce qu 'on peut faire pour vous, alors ?
Vous pourriez peut -être m 'aider.
Je pense que vous pourriez vous introduire dans des endroits plus
moi.
Ça vous tente ? Si on vous dit non, vous allez y aller toute seule.
Évidemment.
Bon,
on ne peut pas vous laisser tomber.
Non, on ne peut pas.
C 'est n 'importe quoi.
T 'es sûr qu 'ils vont nous rembourser la location de la limousine ? Écoute,
Franck, t 'inquiète pas.
Vera a dit que c 'était d 'accord pour les dépenses.
Mais elle a dit aussi de ne pas trop délirer, justement.
Franck, Vera a dit que c 'était OK.
OK ? Ouais, OK, OK. Mais je trouve qu 'on n 'a pas assez de fréquencement pour
le claquer comme ça, c 'est tout.
Si on veut qu 'on me prenne pour un milliardaire, il faut que j 'aie l 'air
'un milliardaire.
J 'ai dit ce qui est plus, t 'as toujours raison, alors.
Toujours.
Monsieur est arrivé.
La porte.
Quoi, la porte ? Le chauffeur d 'un milliardaire lui ouvre toujours la
Allez, j 'attends. C 'est ça.
Pas de problème.
Si monsieur veut bien se donner la peine.
Merci, mon petit François.
Tu n 'as pas le droit de la casser.
Tu peux garer ta voiture sur le parking, si tu veux.
sur le parking.
Mademoiselle, s 'il vous plaît.
Oui, c 'est bien.
Quel jeton ? Je n 'ai rien fait.
Mais j 'ai rien fait, lâchez -moi.
J 'ai rien fait.
Qu 'est -ce que tu as dans la main ? Rien, mais j 'ai rien.
Mais arrêtez, mais vous voyez pas que j 'ai mal aux genoux.
Aïe ! C 'est pas de ma faute, j 'ai plus un rang, je suis fauchée.
Laissez -moi.
Oui, oui, tu as expliqué ça à la direction. Ramène -la. Non !
En plus, c 'est froid.
Tu ne perds pas trop, tu sais ? Un peu.
Tu veux que je tienne compagnie ? C 'est une bonne idée.
Tu m 'offres à boire, alors ? Jean, tu rajoutes une bouteille, mais c 'est
du champagne.
Tu as quel âge ? Euh, t 'en fais pas, je suis majeure.
T 'appelles comment ? Bill.
Ah.
Moi, c 'est Nathalie.
Mais tout le monde m 'appelle petite Nathalie.
Tu ? Tu.
T 'as des issues, tu es en vacances ? Ni l 'un ni l 'autre. Je fais le tour du
monde sur mon yacht.
C 'est pas
beau
de voler.
Je sais, mais je vous jure que c 'est la première fois.
Je galère trop, j 'ai plus un rond, vous comprenez ? Ça fait longtemps que t 'es
sur l 'île ? Six mois.
Au début, j 'ai pu me débrouiller avec des petits boulots.
Depuis mon accident.
Qu 'est -ce qui t 'est arrivé ? Je suis tombée en scooter.
Tu as de la famille ? Ma mère, à Paris.
Hein ? Des amis ? Un, deux, trois potes, surtout.
Bon.
Je vais être obligé de te donner au flic.
Non, je vous en supplie, faites pas ça.
J 'ai déjà été condamnée, j 'ai un casier.
Ah, donc c 'est pas la première fois que tu voles.
Non, mais je vous en prie, ne me donnez pas au flic.
Je ferai tout ce que vous voudrez, mais... Tout ?
Ça te dirait de gagner beaucoup d 'argent ? Comment ? Je sais pas, quand
aussi joli que toi, ça peut pas être très difficile.
Ouais, on m 'a déjà proposé.
T 'as refusé ? Oui.
Pour l 'instant.
T 'as bien dit pour l 'instant.
Je vais me cacher, je vous en supplie. Qu 'est -ce que vous faites là, vous ?
vais me tuer, je vous en supplie.
Bon, qu 'est -ce que vous en expliquez après ?
Pas
de journée, hein ?
Tu parles pas beaucoup ? Jamais.
Et ça fait longtemps que tu bois ici ? Un an.
Ça te plaît ? Ben, quand t 'as des clients comme toi, ouais.
Ah ouais ? C 'est gentil, gentil.
C 'est sympa ici.
Euh... Oui.
Oui. Tu peux pas parler, c 'est ça ?
Non, pas trop.
Tu veux qu 'on aille faire un tour ailleurs ? J 'ai ma limousine devant la
porte.
Ben, écoute, on ne peut pas sortir sans demander l 'accord de la direction,
alors... Mais je peux
demander à la direction ? Tu veux ? Oui, tu peux.
Ok.
Ah, bon, je reviens tout de suite. Tu bouges pas ? Ça va, tu bouges.
Revenez quand, M. Dubrocard ? Deux heures.
Je m 'occupe de son genou.
Ça y est, ils sont partis.
Vous êtes sûr ? Certain.
Vous m 'expliquez maintenant ? Vas -y, démarrez.
Quoi ? Allez -y, démarrez, ils vont revenir.
Emmenez -moi l 'un d 'ici.
Mais je peux pas, j 'attends mon patron. Je vous en supplie.
Bon, ok, mais je vous préviens, dès qu 'on est parti, vous m 'expliquez.
Oui, oui.
Bon, ok.
Attention, ils sont là.
Ça va, vous pouvez sortir.
Bon, je vous écoute.
Remenez -moi à l 'aéroport.
Vite.
Ok.
Tu sais où est Claudia ? Non, mais lâche -moi, tu me fais mal.
Elle s 'est cassée. Je t 'ai dit qu 'elle s 'est cassée. Faut tout boucler.
Elle t 'a rien dit ? Mais non, et puis de toute façon, je ne suis pas
responsable de toutes les greluges de la boîte.
Lâche -moi, tu me fais mal, je suis le meilleur client.
Mais personne ne sort d 'ici.
Écoute, là, il y a un mec bourreux, ça, si vous me demandez si on peut en jeter,
moi, je n 'ai pas l 'impression de rater ça.
Ta gueule.
J 'ai bien le droit de gagner ma vie ! Ta gueule, j 'ai dit ! Personne ne bouge
ici avant qu 'on ait retrouvé Claudia ! Hé, ça va pas la tête ?
Qu 'est -ce qu 'il y a, toi ? Je supporte pas qu 'on frappe une femme.
quatre fois.
Il a glissé.
Foutez -moi ça dehors ! Ok, ok. Allez, virez -le.
Dehors, oui, tout de suite.
Au revoir, Nat.
T 'en fais pas, j 'ai la bise. On y va, on y va.
Voilà.
On a pu avoir.
Ici, on sera bien, non ?
Ça te plaît ? Oui, très bien.
On aurait pu refaire ça dans mon bureau, mais dans un vrai lit, c 'est quand
même plus confortable.
Non ? Tu veux prendre une douche ? C 'est à droite.
Non, ça va aller.
On risque pas d 'être en juif ? Non, t 'en fais pas, il n 'y a personne dans la
maison.
Tu admireras ma conscience professionnelle. J 'essaie toujours mes
recrues avant de les envoyer à nos clients.
Et c 'est qui les clients ? Ah, du haut de gamme.
Avec plein aux as.
Et on est nombreuses comme ça ? Si t 'as peur de la concurrence, t 'en fais pas,
tu fais partie des plus jolies.
Bon, ben... Que t 'attends pour te délabiller ?
Attends, qu 'est -ce que tu fais, là ? Ben, je me décembre.
Non, mais pas comme ça, écoute.
Comme ça, tu ne peux pas me le faire, je ne sais pas, plus sensuel malgré ton
handicap.
Oui, je vais essayer.
Vas -y, vas -y, je te regarde.
Attends, attends, attends.
Un petit peu de musique.
Je te regarde.
C 'est vrai que c 'est le sénateur Brindel qui est derrière tout ça ? Il se
raconte.
J 'aime bien savoir qui est mon vrai patron quand je travaille.
Et toi, mon grand ? Ah ouais ? Et qui t 'a dit ça ? Des
gens.
Bon.
Écoute, petite.
T 'es peut -être très mignonne, mais il y a des choses qu 'il vaut mieux pas
demander.
Tu n 'as pas répondu à ma question.
T 'as pas compris ce que je viens de te dire ? Attends un peu.
Imagine que je ne sois pas une pauvre malheureuse qui se prostitue pour un peu
'argent, mais imagine que je sois journaliste.
Qu 'est -ce que tu racontes ? Je t 'attends un peu.
Imagine que je sois journaliste et que j 'écrive un article.
Tu préférerais que je dise quoi ?
Que tu diriges le réseau de prostitution sur l 'île ? C 'est le sénateur Brindel
qui s 'en occupe.
Fous de ma gueule ! Fous de ma gueule ! Fous de ma gueule ! C 'est le
sang, là. C 'est un revolver.
Alors si tu serres, je tire.
Ok, ça va.
Je te signale aussi qu 'au journal, tout le monde est au courant de ce que j
'allais faire.
Alors si tu essaies de me prendre en traître, ils sauront très bien me
retrouver.
Qu 'est -ce que tu veux ? Je veux que tu me balances toute la carte sur le
sénateur. Et en échange, je parlerai peut -être pas de toi dans mon journal.
D 'accord.
Sauf si tu m 'insultes, bien sûr.
Écoute, si tu veux, on peut s 'arranger.
Tu veux combien ? Rien. Mon journal ne paye pas beaucoup, mais ça me suffit.
Mais t 'as pas envie d 'être riche ?
De t 'éclater ? Non, je veux juste faire mon métier.
Et tu bouges la prochaine fois, elle est pour ton genou.
Un beau gosse comme toi, ce serait vraiment dommage de te rendre infirme. C
pas ça, c 'est pas de connerie.
De toute façon, t 'auras pas le courage de tirer.
Voilà, il n 'y a pas ce qui est arrivé.
Ça va, je vois, je ne suis pas aveugle.
Pas de soucis ? Pas grand -chose.
Combien ? Attends, doucement, attends.
Oui, ma jolie, tu vas m 'expliquer.
C 'est quoi cette histoire ? Une fois que c 'est le manque de partenaires, il
me tuer. Mais qui ça ? Et qui tu es d 'abord ? Je m 'appelle Claudia Brindel.
Je suis la femme du sénateur Brindel.
Merci monsieur.
Non, merci.
C 'est un peu gros votre histoire.
Je vous jure que je lui dis la vérité.
Mais pourquoi est -ce que votre mari vous a séquestré dans ce bar à pisse ?
me tenir.
Parce que je l 'ai trompé.
Hein ? On a 20 ans de plus que moi.
Au début de notre mariage, ça n 'avait pas d 'importance.
Mais les années ont passé.
Il était tellement absorbé par ces activités qu 'il a presque oublié que j
'existais.
Alors j 'ai fini par prendre un amant.
Ronald l 'a su et voilà.
Et il vous a envoyé là ? Oui.
Il a fait détruire tous mes papiers.
Il m 'a dit, puisque tu t 'es conduite comme une salope avec moi, bah sur
jusqu 'au bout.
C 'est pas votre mari ? Ronald est un monstre.
Vous ne le savez pas ? J 'en ai entendu parler.
Mais attendez, si vous étiez prisonnière, le flingue, vous le sortez
l 'ai acheté à une fille là -bas, il me restait un peu d 'argent.
Ce qui m 'a permis aussi de m 'offrir un faux passeport.
Je suis désolée pour tout à l 'heure.
Si Ronald me trouille, il me tue.
Il faut absolument que je quitte l 'île.
Emmenez -moi à l 'aéroport, je vous en supplie.
C 'est pas possible.
Et puis, tant que vous êtes avec moi, vous êtes en sécurité.
Vous êtes bien sûr de vous ? Toujours.
C 'est mon métier.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ?
Vera, mais qu 'est -ce que vous faites là ? Je vous expliquerai. Vous pouvez m
'emmener ? Oui, bien sûr, venez, venez.
Attention, attention à votre genou. Merci. Allez -y.
Mademoiselle ? Oui, je vous présente Claudia Brandel, épouse du sénateur
Brandel.
Enchantée.
On ne se voit pas tellement. Vous comprenez ? Toujours mieux si c 'est
Qu 'est -ce qu 'il se passe ? Il y a quelqu 'un qui tourne après la voiture.
Rob ! Attends ! On
ne se va pas de me planter, Poussi 4.
Mais je revenais te chercher.
Viens, j 'ai une surprise pour toi.
Géa, c 'est vous la surprise ? Non, c 'est elle.
Je te présente Claudia Brandel, la femme de notre ami le sénateur.
Ah, ça fait l 'été, non ? J 'ai fait le co -opéra déjà.
J 'en ai pour deux minutes. J 'ai ce temps de prendre de quoi nous changer,
Claudia et moi. Attendez, je viens avec vous.
On ne tient jamais.
Vous voulez ? Ça
va
? Oui, ça va.
Vous avez moins peur ? Avec vous, oui.
C 'est le gars ? Je ne sais pas le devoir.
Non, ne le mettez pas.
Je
vous
l 'avais dit.
On a tellement... Calmez -vous.
Pourquoi il a fait ça ? C 'est simple, pour deux raisons.
M 'impressionner, puis éventuellement me faire soupçonner par la police.
Bravo, Vera.
Dis -donc, elle serait un bon détective.
Ouais, dit Broca, il a dû lui raconter que vous étiez sur sa piste.
Il doit pas aimer les témoins gênants.
Vous en faites bien vite, en tout cas. Vous l 'avez quitté il y a combien de
temps ? Il y a un peu plus d 'une heure.
Ronald a toujours été très bien organisé.
Et en plus, il supportait pas de Broca.
Il lui reprochait de mélanger le travail avec le plaisir.
Il a dû être ravi de trouver un prétexte pour les humilier.
Ce qui me fait le plus enragée, c 'est qu 'à cinq minutes près, on les tenait.
C 'est certainement ces deux types qu 'on a croisés qui ont amené le corps.
Oui, certainement.
Vous ne croyez pas qu 'on aurait dû prévenir les flics ? On est sûrs d 'être
coincés, oui.
Vera a raison.
Il faut garder l 'initiative.
On appellera ce soir.
Ok.
Qu 'est -ce que vous voulez faire ? Prendre un bain.
On se change ou on repart ? Non, je vous supplie, emmenez -moi à l 'aéroport.
Il faut que je quitte l 'île, sinon il va me tuer.
Mais vous n 'avez pas le droit de partir, Claudia.
S 'il y a quelqu 'un qui peut nous aider à coincer Brindel, c 'est vous.
Ça va aller.
Tu crois qu 'elle va accepter de témoigner ? Je ne sais rien.
Il faut faire confiance à l 'ERA.
Et ça, vas -y, vide la caisse.
On ne le fait jamais.
Tu la trouves comment, toi, Claudia ? Mignonne.
Pourquoi ? Je pourrais peut -être l 'avoir frottée d 'eau, qu 'est -ce que t
penses ? Non.
Mauvaise idée.
Et donc, c 'est vous qui m 'avez envoyé cette lettre ? Oui.
J 'en pouvais plus de voir Ronald faire toutes ces saloperies.
Et pourquoi ne pas avoir connu la police plus tard ?
Je ne sais pas.
Je n 'ai pas osé.
L 'être anonyme m 'a semblé plus... Anonyme.
Oui, remarquez, tant mieux pour moi.
S 'il vous plaît, dites -leur qu 'il faut que je quitte, sinon il va me
retrouver.
On a besoin de vous, Claudia.
Faut qu 'on arrive à le passer, sinon il va être élu.
Je ne pourrai pas, j 'ai peur.
On vous protégera.
Je veux bien vous croire, mais comment ? J 'ai dit qu 'on vous protégera.
D 'accord, je vais finir.
Bon.
Je vous ai pris une robe, vous avez votre taille, et j 'ai retrouvé les
Vous nous rejoignez ? Oui.
Elle est presque d 'accord.
Super. C 'est l 'accès de témoigné Brandel et Fichou.
Elle arrive ? Elle sort de son bain, nous rejoignons dans une minute.
Je vais peut -être aller l 'aider à tout sécher.
Non, je crois qu 'elle n 'en a vraiment pas besoin, non.
Non mais sérieusement, elle ne s 'adapte pas aux serviettes. Non, ça va, il n 'y
a pas de problème, je lui ai donné, tout va bien.
Bon, comme vous voulez.
Claudia ? Tu avais raison de vouloir lui sécher le dos. Elle s 'est cassée.
Ils enlèvent Claudia.
Lâchez -moi.
Lâchez -moi.
Lâchez -moi.
Je dois te calmer, oui.
Vous allez où comme ça ? À l 'aéroport. Laissez -moi partir. Je vous en supplie.
Pas question, madame Brendel, je suis beaucoup trop dévoué à votre mari.
Comment on s 'est pu savoir qu 'elle était chez nous ? Ils ont dû nous suivre
depuis chez Vera.
Ou alors ils ont recréé la limousine.
C 'était pas mal d 'avoir garé devant notre porte.
Et c 'était le chauffeur, déjà.
Il râle toujours comme ça ? Non, il y a des fois où c 'est pire. Toi, conduis,
on veut dire n 'importe quoi.
Ne décotez pas les rails, il n 'y a pas de plus en plus de moi.
J 'en ai pas.
Hé, regardez une cabriolet au planche, là ! Regarde, là ! On dirait bien, oui.
Mais vas -y, fonce enfin ! Qu 'est -ce que tu crois que je fais ? Hé, on dirait
qu 'il y a une fille à l 'arrière.
Reste au débat. Dis donc, t 'es observateur. Mais je dis ça pour voir,
rien de l 'arrière.
Merde ! Qu 'est -ce qu 'il y a ? On est suivi.
Merde, c 'est qui ? Ça fait rien, vas -y, fonce !
Ah, ça y est, ils nous ont vus.
Vous pouvez pas rouler un petit peu plus vite ? Ah, t 'as vu, elle dit comme
moi.
Descendez.
Give me your fucking key.
Bill, c 'est ce qu 'il te dit. Allez.
Thor.
Bill.
Mâche sur le capot.
Vous aussi.
Vous n 'avez pas le droit.
Je vous signale que je suis journaliste au Saint -Martin News.
Vera Claude ? Oui, pourquoi ? Embarque -la aussi.
Non, attendez.
Ok,
je regarde. C 'est bon, c 'est bon, c 'est bon.
Allez, viens.
Aïe ! Oui, bah doucement.
Pouille ! Vera,
je suis dévoulée.
Moi aussi.
Vos gueules ! Si vous prévenez les flics, la gonzesse est morte.
Allez, on y va.
Qu 'est -ce que t 'as foutu du flingue ? C 'est toi qui l 'as mis là -dedans
parce que ça déformait tes poches.
Ouais, ouais, c 'est vrai, c 'est vrai.
Bon, qu 'est -ce qu 'on va faire ? On verra.
On va les rattraper. Ah ouais ? Et comment ? La bagnole est foutue ? Comme
Allez,
vite.
Allez. C 'est bon, là.
On est des nuls.
Ils nous ont pris Vérat comme ça.
Tu te fais du mal, Franck.
Arrêtez de répéter ça, ça c 'est rare.
Vous voyez leur nez d 'après toi ? Il y a des chances pour qu 'ils l 'aient
ramené au footsie -cat.
Ils ont ramené les types.
T 'as envie qu 'ils descendent Vérat tout de suite ? Bon, mais qu 'est -ce qu
'on fait alors ? Dès qu 'on atteint un endroit civilisé, on saute dans un taxi.
Et on tourne au footsie -cat. Oui, mais vite parce que ça commence à tuer.
Couché, toi. Allez, allez, allez.
Oh là là là là ! Tu lui as tapé dans l 'œil.
Oh putain ! Désolé Madame Wendel.
Vous allez me donner les détails pour mon article ?
Laissez
-nous là.
Je peux vous déposer devant, si vous voulez ? Non, ça ira, on va continuer à
pied. Ok.
Merci.
Gardez tout.
On pue la chèvre. Oui, toi plus que moi.
Bon, qu 'est -ce qu 'on fait maintenant ? On va essayer de rentrer là -dedans,
ça se fait repérer. Ouais, ben ça va être dur.
Surtout pisant du fleur.
Tout ce que vous m 'avez dit, là, vous pourriez le répéter devant un tribunal ?
Maintenant, oui. Sans aucun problème.
Génial. On tient le sénateur Brindel, là.
C 'est plutôt lui qui nous tient.
Enfin, ça devrait pouvoir s 'arranger.
Vous êtes une optimiste, vous.
Ah oui ? Vous avez remarqué ?
Je
suis sûr qu 'on peut passer par la porte.
Ils m 'ont viré, je suis prié.
Alors, qu 'est -ce qu 'on fait, alors ?
On est en train de torturer Vera.
On attend la chance.
Et je crois qu 'elle est là.
Qui ça ? La chance.
Oui, bon, elle est bien roulée, mais Bill... Mais laisse faire l 'artiste.
C 'est trop dur de te quitter.
Merci pour tout à l 'heure.
C 'est normal.
Tiens, au fait, je te présente Franck, un ami.
Pas mal non plus.
Salut Franck, moi c 'est petite Nat.
Je te plais ? Oui, beaucoup.
Salut petite Nat.
Bon, les garçons, qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? Beaucoup de
Il faudrait qu 'on réussisse à rentrer là -dedans, mais discrètement.
Là -dedans ? Pourquoi ? C 'est un endroit public, vous savez, non ?
Bon, petite Nat, viens par ici, tu vas voir, je vais tout t 'expliquer. OK.
Apparemment, il n 'y a pas grand -chose à faire.
Je te l 'avais dit.
Oh, pardon, je vous ai tutoyé.
Oh, avec les circonstances, ce n 'est pas un problème.
Qu 'est -ce que vous voulez ? Et avec moi.
Non, mais j 'essaie. Ça suffit, maintenant, viens.
Claudia !
Vous êtes mignons aux caleçons.
Vous ne vous inquiétez pas, on vous l 'a mentionné à peu près.
T 'étais pas partie faire des courses ? Oui, mais j 'ai rencontré deux potes à
côté. Ils bossent là, juste là.
Et bon, les pauvres, ils s 'ennuient un peu, alors voilà.
On vient de toucher notre paye, vous comprenez ? Lou, oui.
Lou.
Salut, bonjour. C 'est comme ça, mais je suis un policier.
Toi, tu me fais remarquer. Mais non, t 'inquiète pas. C 'est tous les jours que
j 'en fais ici avec des clients.
Bon, allez, qu 'est -ce qu 'on fait maintenant ? Il faut qu 'on passe par l
'écolise. Tu sais pas de quel côté c 'est ?
ce serait qu 'on fasse comme si on allait prendre une chambre. Mais d
faut passer par le bar.
Pourquoi ? Tu comprends ici, c 'est interdit de s 'amuser si on n 'a pas
consommé. Et oui, il faut que le patron s 'expo.
Bonjour, Monsieur le Sénateur. Elle est où ? Dans le bureau.
On y va.
Chut ! Bon,
on y va.
Attendez, je vais faire quelque chose.
Qu 'est -ce qu 'il se passe ? Quoi ? Ah, qu 'est -ce qu 'il se passe, Fred ? C
'est le 2 -32 qui est débarqué. On va essayer de tenir un carreau.
Bon, on y va.
Cool, cool, cool.
C 'est chaud pour calmer un peu, ok ? Ok, Franck ?
Ok, bon.
Monsieur le sénateur.
Laissez -nous.
Bonsoir.
Alors, combien voulez -vous ? Je suis ravie de vous rencontrer enfin, monsieur
le sénateur.
Au fait...
Merci pour ma voiture et pour mon genou.
Attendez, j 'ai pas le temps de discuter. Je vous ai simplement demandé
voulez -vous ? Pour ne pas écrire dans mon journal que vous êtes la pire des
ordures ? Rien du tout.
Je suis journaliste.
Non mais tout s 'achète.
Surtout les journalistes.
Vous voulez les nombres de tous ceux qui travaillent déjà pour moi ? Formidable.
Je pourrais mettre ça dans mon article.
Attendez, je crois que vous m 'avez pas bien compris.
Soit vous vous taisez et je vous paye pour ça.
Soit votre prochaine signature sera dans la rubrique nécrologique.
C 'est bien ? C
'est bon, on peut y aller.
C 'est pas où.
Suivez -moi, c 'est par là.
Suivez -moi un peu, ce sera plus naturel. Il suffit de demander ? Oui.
Avec mes potes, on va dans un salon.
Bon, on y est.
Si on voulait enfermer quelqu 'un, ce serait où ? Dans le donjon.
Le donjon ? Oui, c 'est là où ils enferment les filles qui râlent un peu
Allez, venez, c 'est par là.
Je vous donne 30 secondes pour réfléchir.
S 'il m 'arrive quelque chose après ce que je viens d 'écrire ?
Tout le monde se posera des questions.
Ah oui ? Mais pourquoi ? Ce sera un très joli suicide ? Un beau
chagrin d 'amour ? Ce pauvre Dibroca qui s 'est pendu chez vous parce que vous l
'avez laissé tomber ? Et vous qui vous jetez de la falaise pour oublier cette
terrible image ? Mais c 'est beau, ça, non ? Plus que cinq secondes.
C 'est vraiment dommage, vraiment.
Vous auriez pu être une superbe attachée parlementaire.
Jess, emmenez -la.
Moi, je vais laisser la porte. Ok, merci.
Non, ils sont venus la chercher il y a un quart d 'heure.
Ils savent qui elle est.
Mon mari doit être en train de l 'interroger.
Bonjour, ça va ? Oui, oui.
Occupez -vous de Vera, elle est plus en danger que moi.
Ok, ok.
Le sénateur est en train de l 'interroger, vous savez pas ce qui peut
C 'est dans le bureau du directeur ? C 'est où ? Venez, c 'est par là.
Pas mal.
Moi aussi.
Compagnez -moi ce sénateur. Où est Vera ? Vous savez qui je suis ? Ça vous
coûtera cher. Je vous préviens que si vous ne dites pas tout de suite où est
Vera, je ne vous laisserai pas attirer.
Allez ! Attendez, attendez. Tiens, tiens.
Ça va, ça va.
Allez, viens ! Non ! Lâchez -moi ! Lâchez -moi ! Ah ! Non !
Ça veille ? Je vais le faire. Tu vas pouvoir admirer le paysage.
Allez, viens !
Pas un dé !
Lâche ton arbre.
Allez ! Le budget de ton truc est d 'allaiter.
Je m 'en fous de pas mettre un cadeau. Allez, jetez vos armes. Allez, vite.
Jetez vos armes.
Bill.
Bill. C 'est fini.
Ça va aller.
C 'est fini, Vera.
Enfin.
Je ne sais pas comment vous remercier.
Vous avez été formidable.
Merci, Vera. C 'était un plaisir.
En plus, j 'ai une bonne nouvelle à vous annoncer.
J 'ai parlé à mon rédacteur en chef et avec le papier que je lui ai écrit, on
certainement doubler le tirage.
Alors vous avez droit à une prime.
Super.
T 'as entendu ? Oui, oui, super. Bonne nouvelle.
Bravo.
Enfin, le plus important, c 'est qu 'on ait pu liquider le salaud de Brundell.
Qu 'est -ce qu 'il y a, Franck ? Ça va pas ? Non, non, non. Tout va bien.
Non, je me demandais seulement pourquoi vous êtes précipité que dans les bras de
Bill quand on vous a délivré.
Oh, mais c 'est juste ça.
Mais c 'est simplement parce que Bill était beaucoup plus près de moi.
Ça paraît simple.
Toi, tu embrassais le sénateur.
Non, j 'ai risqué mieux.
Bon, allez.
Pour me faire pardonner, j 'ai besoin de ce soir à dîner.
Ah oui, mais ça ne fait pas possible.
Ah oui ? Pourquoi ? J 'ai un truc à faire.
Du boulot à rattraper.
Entrée est ouverte.
Bonsoir.
Je suis pas en train pour le dîner, Franck.
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