Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Jérôme, mon chéri, tu peux pas faire un peu moins de bruit ?
Pourquoi
tu travailles le dimanche ? Parce que... Avant que je ne travaillais pas ?
Avant que tu existes, si.
Et puis je me suis arrêtée, maintenant que tu vas à l 'école.
Papa aussi travaille le dimanche.
C 'est pour ça qu 'il était en retard pour t 'emmener à Toiré.
Gagne beaucoup d 'argent, papa.
Assez. Alors pourquoi tu travailles ? Parce que j 'aime ça.
Allô ? Ah, c 'est toi. Ben justement, Jérôme Sympathionnet.
Je ne peux pas partir avant la fin de la répétition.
Ils sont arrivés de Londres avec trois heures de retard. Alors, qu 'est -ce que
tu veux que j 'y fasse ? Oh, mais dis -donc, pour moi aussi, c 'est important.
C 'est la première fois qu 'on... J 'ai fait un soir en ligne. Ils veulent 20
places pour ce soir. Il paraît qu 'on leur a promis. C 'est clair que je
travaille pour une maison de disques, mais pas pour une agence.
Attends, attends.
Ecoute, Agnès, j 'ai des problèmes par -dessus la tête.
Alors, excuse -moi, mais il faut que tu débrouilles.
Papa travaille ? Ouais.
Et maman aimerait bien travailler.
Alors, qu 'est -ce qu 'on fait ? On va chercher une solution.
J 'arrive.
Je vais voir.
Mais tu n 'as pas fini du tout. Tu n 'as même pas commencé.
Allez, on fera un petit effort pour faire plaisir à maman.
Allô, Marianne ? C 'est Daniel.
Je te dérange pas ? Pas du tout.
Je lisais les livres.
Tu lisais ? Je sais pas comment tu peux faire avec quatre enfants.
Question d 'organisation. Je vais demander à maman.
Maman ? Attends, excuse -moi une seconde.
Tu as rangé ta chambre ? Oui, maman.
Toi, tu as fait ton devoir de maths ? Oui, je l 'ai laissé sur la table pour
'on ne me parle qu 'au riche.
Est -ce qu 'on peut aller au cinéma, maintenant ? Voir quoi ? Jour de fête.
Bon, d 'accord. Mais entrez pas trop tard, hein.
Merci, maman. Pour le moment.
Mettez vos manteaux ! Oui ! Excuse -moi, les grandes sortes, elles vont au
cinéma.
Comment va Jérôme ? Ça va.
Je voulais juste... Moi, Antoine me fait une varicelle carabinée.
Oh, mais c 'est terrible, la varicelle.
Mais non, c 'est pas grave, voyons, j 'y vais pas.
Les grandes l 'ont eu il y a un mois, il ne reste plus que Stéphanie.
Pour rien,
pour avoir de tes nouvelles.
C 'est gentil, ça.
C 'est vrai, on se voit si peu.
Tu oublies pas la fête chez les parents, hein ? Non, ben c 'est ça, on se voit
là -bas, alors.
Je t 'embrasse.
Alors,
qu 'est -ce qu 'on fait ? Laurence.
Allô, Laurence ? C 'est Daniel.
Qu 'est -ce qui se passe ? Je ne peux pas maintenant.
Allô ? Madame le Duc, s 'il vous plaît.
C 'est moi.
C 'est toi, Christine ? Je n 'avais pas reconnu ta voix.
Tu n 'es pas malade ? Non, non.
Je me reposais.
Tes filles sont là ? Non, mon mari emmenait la scène à la campagne.
La mienne est chez ma mère et la nôtre chez sa marraine.
Dis -moi, Christine, je suis dans le pétrin. Tu pourrais pas me garder Jérôme
pour l 'après -midi ? C 'est que j 'attends quelqu 'un. Ah bon ? Si tu
C 'est un ami, tu comprends. Non, non, excuse -moi.
Je suis désolée. Non, non, ça fait rien, je te rappelle.
Alors, il n 'y a plus personne ? Ben...
C 'est quoi, Jérôme ? C 'est de la neige. De la neige ? Aux 24 heures du
Non, c 'est le rallye de Monte Carlo.
Il y a toujours de la neige. Je l 'ai vu à la télé.
Alors, qu 'est -ce qu 'on fait ? Qu 'est -ce qu 'on fait ?
Je ne sais pas, je me rendrai dedans.
Je vais essayer d 'avancer.
Elle ne peut pas.
Bon, d 'accord.
Bon, ne bouge pas, je vais aller décrocher mes parcelles.
Mais papa, j 'ai peur les lions.
Que penses -tu ? Dans les eaux, ils sont tous complètement abrutis.
Il va se faire manger.
Il était pas abruti, celui -là
? OK.
Je compte jusqu 'à trois.
Bon, je vous rends votre liberté. Merci.
Il faudra faire réparer là -devant parce que ça risque de s 'ouvrir en roulant.
Faites attention.
Bon, excusez -moi encore. Je vous en prie.
Maman, on te l 'a parlé à papa.
Maman aussi. Maman.
Patricia, ton manteau.
Du coup, fais attention, tu t 'en mets partout.
Regarde comment fait la petite fille.
C 'est pas elle.
Elle est bien élevée, elle.
Tenez.
Oui, c 'est vrai, Patricia est très bien élevée.
J 'ai honte de vous le rendre dans cet état, maintenant.
Gardez -le, si vous voulez.
Allez, viens au balançoire.
Elle est fille unique ? Oui, malheureusement, oui.
Vous en vouliez d 'autres ? Au moins, j 'aurais bien voulu.
Mais ma femme n 'a pas voulu.
C 'est que maintenant, ce sont les mamans qui décident.
Ah oui, vous avez raison. C 'est les mamans qui décident maintenant. C 'est
vrai, ça. MLF vaincra. Vous êtes militante ? Oh, pas du tout. Papa, je
ballon bleu. Et moi, un rouge.
Tiens.
Et toi, petit bonhomme ? Ah non, ben non, vous m 'avez déjà pas laissé payer
barbe. Ah non.
Vous êtes pas militante, mais vous êtes indépendante.
Enfin, je sais que c 'est pour ça que je travaille.
C 'est pour ça que je ne veux pas avoir un autre enfant.
Pourquoi je vous raconte tout ça, moi ?
C 'est que vous savez, les choses qui vous tiennent le plus à cœur, on préfère
souvent les dire à quelqu 'un qui s 'en fout.
On risque moins d 'être contredit ou découragé, je sais pas.
Le couple idéal ! Tenez, elle sera prête demain.
Vous savez que vous n 'avez pas le droit de prendre des photos sans autorisation
? Excusez -moi, je suis étudiant. Je fais ça le dimanche.
Vous voulez le négatif ? Pour moi, ça n 'a pas d 'importance.
Bon, ben pour cette fois, ça va.
Merci.
Tu me donnes de l 'argent pour le manège ? Encore ? Je n 'ai plus de monnaie. Je
vais en faire.
C 'est vrai que vous avez un bateau ? Oui, c 'est vrai.
Un bateau très joli qui va très vite quand il y a du vent.
Il s 'appelle Patoun 4.
Pourquoi 4 ? Parce qu 'il y a eu Patoun 1, Patoun 2, Patoun 3.
Il y aura Patoun 5 ? Je ne sais pas. Tu peux demander à Patricia.
Tiens.
Tu me gardes mon ballon ?
Portage avec la petite fille, hein ? Il est où votre bateau ? À Menton.
Vous habitez à Menton ? Non, non, mes parents.
Non, moi j 'habite Ville d 'Avray, j 'ai une entreprise.
Oui, je construis des maisons.
Et vous, qu 'est -ce que vous faites ? Vous m 'avez dit que vous vous en
fichiez.
Je disais ça comme ça.
Mais c 'est vrai, j 'ai du mal à m 'intéresser aux gens depuis quelques
'est drôle.
Tout ce qu 'on me raconte, je l 'ai déjà entendu. La politique, la bouffe, les
mômes, les vacances.
Même les gens que je rencontre pour la première fois, j 'ai l 'impression que
les connais déjà.
Vous voulez vous asseoir ? On peut s 'asseoir.
Je suis sûr que je ne vous ai jamais vus.
Vous n 'êtes pas drôles tous les jours, vos états d 'âme.
Non.
C 'est ce qu 'a pensé ma femme, d 'ailleurs, elle a préféré divorcer.
Et vous, vous ne vouliez pas ? Non, au début, non.
Mais elle a réussi à me persuader que la vie à deux est un enfer.
Maintenant, je suis convaincu.
Alors, vous me dites ce que vous faites ? Je travaille avec une décoratrice
boulevard Saint -Charles.
Ça va, le chouette ? Je peux pas marcher, j 'ai marre.
Mais si, c 'est presque fini.
Tentez. C 'est trop gentil.
J 'espère que ça ira.
Excusez -moi,
j 'ai pensé, ça serait peut -être plus prudent de lui faire faire un vaccin
-tétanique. Ah oui, vous avez raison.
Merci.
La ferme du ballon ! Écoute, j 'ai pas fait exprès d 'avoir, maman.
Tu te plais dans ta nouvelle école ?
Yes, I like it very much, thank you. My friends are... Comment on dit distingué
en anglais ? Je sais pas, distinguished ou quelque chose comme ça.
T 'as pas appris l 'anglais ? Si, j 'ai appris l 'anglais, mais j 'ai oublié.
Maman a décidé de s 'y mettre. Le docteur Devine lui paie des leçons. Il a
beaucoup de clients étrangers.
On est forcés d 'aller chez Tante Stéphane.
Il est veuf, le docteur Devine, non ?
Oui, il me donne des biscuits diététiques. C 'est sa spécialité, les
Il a une maison en Corse avec... Il a un chalet à Verbier, oui, je sais.
Pourquoi tante Stéphane vient avec Lorette ? Elle partage l 'appartement, c
plus économique.
Maman dit que c 'est pour autre chose.
Ah bon, et pourquoi ? Mystère.
Où est -ce que tu as grandi depuis que je ne t 'ai vu ? Non, ni grandi, ni
grossi.
Cher petit ange, tu ne veux pas devenir une grande fille plus tard ? Non, je
veux être petite comme maman.
Vous prendrez quand même un peu de la foutue ? Très peu, il y a beaucoup de
calovres.
Et toi, je t 'en mets pour 2000.
Je ne suis pas patient.
Bah, qu 'est -ce qu 'il y a ?
Au fond, un A, c 'est un V à l 'envers avec une barre au milieu.
Intéressante remarque.
Et Tahiti, c 'était comment ? Dégueulasse.
Tiens, regarde.
T 'as pris des photos ? Non, c 'est des cartes postales.
T 'as pris l 'optimal.
Plage déserte, le ciel bleu, le sable blanc.
Les crabes de terre, les moustiques géants, les noix de coco qui vous
sur la tête.
T 'es déçu ?
Je n
'ai
plus les yeux bleus, ils ont foncé. J 'ai les yeux gris, comme maman.
Mais avec ton teint clair, ça va bien, le rouge.
J 'ai le teint clair parce que je suis fatiguée, mais normalement, j 'ai le
teint mat, comme maman.
Et le tour du cul, là, comme sa mère ? Jack est mort.
Ton ex -mari ? Non, mon chat.
Bon, ben, d 'un accident ? Non, un suicide.
Il a pas supporté mon absence, il s 'est jeté par la fenêtre.
Non, mais tu te fous de moi ou quoi ? Pas du tout.
Pourquoi est -ce que les chats ne se suicideraient pas ? La chienne de Dr.
Deving va avoir des petits.
Il m 'en donnera un. C 'est un King Charles.
Un quoi ? Un chien anglais.
Son nom doit commencer par un T et je l 'appellerai Dick.
C 'est bien pour l 'anglais.
C 'est dommage qu 'il ne soit pas français. On l 'aurait appelé du con.
Qu 'est -ce que tu fous ? Il est 4h du matin.
Ben, ils sont partis à 2h.
Le temps de tout déblayer, j 'ai commencé il y a une heure.
Écoute Agnès, une femme qui travaille, c 'est déjà pas marrant.
Mais alors le côté cendrillon qui torche les moules la journée et qui bachote la
nuit, c 'est vraiment très très chiant.
Par contre, un mari qui s 'occupe de son petit garçon le dimanche après -midi,
qui emmène ses copains dîner au bistrot pour que sa femme n 'ait pas la
vaisselle à se taper à deux heures du matin, il de temps en temps...
Sacrifie une minute de son travail pour qu 'elle puisse faire le sien.
Ça, c 'est un mari merveilleux.
C 'est beau, tout c 'est roux.
C 'est doux.
C 'est même très doux.
Faites pas, continue.
J 'aime bien quand tu travailles.
Le travail, c 'est la santé.
Tu m 'empêches, je t 'en pèse, Serge.
C 'est pas le moment.
Arrête ! Tu vas réveiller Jérôme.
Mais c 'est toi qui vas le réveiller.
Arrête ! J 'ai trop faim.
Maman n 'est pas là ? Là -haut, avec un client.
Fais voir, toi.
Ben dis donc.
De si mignol que toi, c 'est pas la grande bonne mine non plus.
Je sais.
Alors, regarde au téléphone, qu 'est -ce qui t 'est arrivé ? Je suis désolée, je
n 'ai pas pu te rappeler.
Largué.
Jean -Pierre m 'a largué hier après -midi, après le match de foot.
Ça a marché si bien.
C 'est Patrick.
Il est arrivé à l 'improviste en plein après -midi.
À l 'improviste, il n 'est pas toujours avec toi le dimanche ? Si, mais hier il
était collé.
Rien ne trouvait de mieux que de faire le mur et de débarquer comme ça.
Jean -Pierre était là. Il l 'a souvent vu chez toi ? Pas tout le nuit devant la
télé.
Aïe. Je te passe les détails.
En résumé, il a fallu que je choisisse entre mon fils qui me reprochait de le
sacrifier à un pauvre mec et mon amant qui me reprochait de le sacrifier à un
petit connard.
Qu 'est -ce que t 'as choisi le petit connard ? Évidemment.
Vous me promettez 15 jours.
J 'appelle Genève tout de suite. Puis le tissu est en stock. Vous l 'aurez la
semaine prochaine. Au revoir, merci.
Au revoir.
Bonjour, Agnès.
Excuse -moi, je suis un peu en retard. Mais ça y est, j 'ai terminé le dossier
des rochers.
Oui, ma chérie, tu peux le garder.
Ce salaud m 'a téléphoné ce matin chez moi et il prend un décorateur anglais. C
'est râpé.
Quoi ? De toute façon, c 'est un emmerdeur. Il nous aurait gâché la vie
des mois, alors.
Vous pouvez pas le dire tout au fond ? Madame Valentine Batra, s 'il vous
Un télégramme pour vous d 'Amsterdam.
D 'Amsterdam ?
Ce sont les fleurs artificielles, elles viennent d 'arriver.
Il faut aller les chercher à Orly. Tu viens avec moi, Laurence ? Oui.
T 'en fais pas.
À tout à l 'heure.
S 'il vous plaît.
Ça sert à quoi, ces deux ? Ça sert à rien.
C 'est beau, ça se touche, c 'est tout. Ah bon ?
17 magasins de décoration boulevard Saint -Germain, j 'ai commencé par celui
-ci. L 'instinct.
Il y a quelque chose qui ne va pas ? Vous savez,
le projet dont je vous ai parlé hier, il m 'a été vécu.
Il me fiche la poubelle.
On va boire un café ? Non, mais si je ne peux pas, il faut que je garde le
magasin. Si vous voulez, je peux vous en faire un.
Il y a longtemps que vous travaillez là ?
Depuis 4 mois.
Mais je travaillais déjà ici avant.
Je veux dire, avant la naissance de Jérôme.
Baba est une amie de mes parents.
C 'est d 'ailleurs un peu grâce à elle que j 'ai fait des beaux -arts.
Et la sortie, elle m 'a prise avec elle, tout de suite.
Et maintenant... Maintenant, elle veut passer la main, c 'est ça ? Oui.
Enfin, je ne me dis pas vraiment, mais j 'ai l 'impression.
Ce serait bien pour vous.
Ce serait formidable.
Mais c 'est dur, vous savez, de recommencer à zéro.
Il y a des moments où j 'ai envie de tout laisser tomber.
Ça ne doit pas être vraiment votre genre de tout laisser tomber, je me trompe ?
J 'espère que non.
J 'espère aussi parce que j 'ai une affaire à vous proposer.
Une affaire ? Oui.
Ma soeur est kinésithérapeute, elle veut transformer son magasin, sa boutique.
Alors j 'ai pensé que vous pourriez le faire si ça vous intéressait.
Je peux vous aider ?
Non, non, je vous en prie, ne vous dérangez pas.
Il suffit qu 'on me regarde pour que je n 'achète rien.
Et il est où, le cabinet de votre sœur ? Rue d 'enrémont.
Coucou, qui est là ? Qu 'est -ce que tu fais là, toi ? Il a été odieux.
Impossible de faire mon travail.
Il s 'était caché pour me faire peur. Vous savez où ? Dans la machine à laver.
Et si elle s 'était mise en marche ? Ça, c 'est de ma faute. J 'aurais dû t
'envoyer à l 'école ce matin, moi.
Tu te souviens du monsieur qui... Je m 'appelle Vincent.
Qu 'est -ce qu 'il fait là ? Il est venu me proposer du travail.
J 'ai un dessin pour toi.
C 'est très joli.
C 'est vrai que c 'est joli, hein ? Oui, c 'est très joli.
Bon, ben, il faut que je m 'en aille.
Alors,
pour votre projet, vous voulez qu 'on se revoie ? Oui, téléphonez -moi.
Mais quand ? Demain.
Bon, d 'accord, demain.
Au revoir.
Salut, Jérôme.
Bon, il faut t 'en aller, mon petit poulet.
Papa revient dans quelques minutes.
Je suis ici pour surveiller son magasin, pas mon petit garçon.
Et lui, il va revenir ? Qui, ça ? Ben, lui, le papa de Patricia.
Non, pas aujourd 'hui.
Tant mieux.
Pourquoi ? Parce qu 'il est moche.
Tu viens, Jérôme ?
Ne soyez pas inquiets, c 'est noté.
À mercredi.
C 'est pas avec une cliente. Ça fait rien, c 'est toi que je veux voir. J 'ai
réfléchi l 'autre nuit après vous avoir quitté.
Puisque tu prends de la sonde esthéticienne. Toi, elle est furieuse.
On peut faire un cabinet d 'esthétique ici.
Il y a de la place, on peut faire des travaux.
On pourrait faire ta cabine de soins.
L 'autre pour le bronzage là -bas.
Je vais mettre un peu de gaieté.
C 'est si bien.
Je me tue à le lui dire.
Et dans la cave, on ferait un sauna.
Un sauna ? Oui.
J 'ai l 'habitude de gagner ma vie à la soeur de mon front, pas celle de l
'orphan.
Mais cette maison d 'une entreprise médicale... Oui, pas un institut de
thaïlandais. Est -ce que tu peux être fatigante, ma pauvre Stéphane, avec ton
côté médecin refoulé ? Au revoir, madame Marielle. Allons -y.
Il me semble que ça s 'arrange un peu.
Oui, en tout cas, ça n 'empire pas.
Au revoir, madame. Au revoir.
Des seins aux genoux, un ventre de place, des bergetures, des varices, et
veulent que ça s 'apparente.
Avec Vincent, on pourrait faire des travaux à peu de frais. On refuserait du
monde au lieu de foire au thé, là, toute la journée.
Ah non, mais écoute, là, elle fait des tas d 'économies de bouts de chandelles.
Deux rondelles de tomates, trois grammes de compote, un centimètre cube de
viande racornie, et elle voudrait dépenser 5 grecs au bameau.
Oh, 5 grecs, 5 grecs, tu sais, c 'est pas une affaire, de nos jours.
Ah ben, par contre, toi, c 'est pas pour nous.
Mais je parle pour moi, je veux dire, je peux vous les avancer, si vous voulez.
Écoute, les rides, les farises, les kilos, c 'est des mines d 'or.
En un an, vous aurez récupéré l 'argent, vous m 'aurez remboursé.
Enfin, moi, je veux bien prendre le risque, si vous voulez.
Écoute, je connais une décoratrice qui est jeune, qui est pleine de talent, qui
vous fera ça vite, bien, pas cher.
Comment elle s 'appelle ? Agnès Lucas.
Ah, Agnès.
Avec un grand tas comme un pied à l 'envers.
Elle est blonde ? Elle est rousse. Elle a les yeux bleus.
C 'est une photo qui a été prise dimanche dernier à la soirée.
Elle a une tête avec de jolies jambes. Le couple idéal.
C 'est justement ce qu 'a dit le photographe.
Et cette super décoratrice, tu la connais depuis quand ? Depuis dimanche,
justement.
Tu te souviens de Rôles, prof de français ? Ah oui.
Celle qui t 'adorait, qui ne peut pas me piquer.
Figure -toi que je cherchais une répétitrice pour Héloïse, je mets une
dans le Figaro, et qui je vois arriver vous le voir sucher ? C 'est l 'heureux.
Elle est tombée dans les bras l 'une de l 'autre.
Et comment est -elle ? La même, elle a toujours eu 75 ans.
Elle vient tous les jours faire quand on doit voir au petit, puisque moi j 'ai
plus le temps.
Je t 'ai pas dit, je travaille.
Et où ? Dans la chambre de bonne.
Quoi ? J 'écris.
Bravo. Depuis le temps que t 'en avais envie.
J 'ai fait un arrangement avec Pépita.
Elle a droit à trois heures de repos par jour, alors j 'y prête ma chambre.
Et moi, je monte travailler en paix officielle.
Et Pierre, qu 'est -ce qu 'il en pense, tout ça ? Ça l 'exaspère, que je
travaille.
Une lui suffit, sa maîtresse et PDG.
Est -ce que t 'es décontractée, toi ? C 'est moi aussi, j 'ai quelqu 'un.
Ah bon ? Quelqu 'un t 'aime ? Non.
Quelqu 'un.
Tout court.
C 'est drôle, hein ? J 'ai
tout le temps l 'impression que je devrais être avec Jérôme quand j 'y suis
Et quand j 'y suis, j 'ai envie de...
D 'être ailleurs.
De faire les choses qui m 'intéressent, quoi.
Ça me fiche du complexe.
Mais ça nous en fiche à toutes, ma vieille.
L 'équilibre mère -femme, c 'est justement ça dont je voudrais parler
bouquin.
Oh, voilà mes filles.
Faut que je les emmène chez Danty.
Elles ont toutes les trois besoin d 'un appareil. Il y en a pour deux briques.
T 'as de la chance, va.
Pourquoi ? D 'avoir un mari plus riche que ton Danty.
Est -ce que je pourrais parler à madame Agnès Lucas, s 'il vous plaît ? Ne
quittez pas.
Agnès, c 'est pour toi.
Allô ? Madame Lucas ? C 'est Vincent Marielli.
Ah, bonjour.
Je peux passer au magasin cet après -midi ? J 'ai quelque chose pour vous.
Oui, mais pas avant 6 heures.
6 heures, d 'accord. Oui.
Au revoir.
Petit. Gros, maigre.
Jeune, vieux.
Apaisant.
Apaisant. Méfie -toi, ma vieille, la sérénité, il n 'y a rien de plus
Tiens, c 'est celui -là, le bleu de Mme Gasser.
C 'est un 38 heures.
Enfin quoi, c 'est important.
Important pourquoi ? Moi, je ne sais pas, moi... Une nuit, un mois, une vie ?
Moi, une nuit, je ne sais pas.
À moi, ça ne m 'intéresse pas. Une vie, c 'est impossible.
Alors ? Agnès, vous y allez, on va être en retard. Il y a le chantier de l
'épine et vous passez chez moi prendre les échantillons.
En effet, dis -donc.
C 'est pas possible.
Qu 'est -ce qui lui est arrivé ? Cette fois, elle s 'en sortira. Ne vous
inquiétez pas trop.
Mais je ne vous assure pas qu 'elle s 'en sortira la prochaine fois.
Vous savez, les drogues dures.
De toute façon, il faudrait que vous l 'ameniez à la montagne ou en croisière
pendant quelque temps.
L 'éloigné de Paris, quoi.
Bien. Je vous remercie, docteur. Au revoir. Au revoir. Au revoir, docteur.
Je ne savais pas pour elle.
Personne ne savait.
Elle a fait une fugue il y a deux ans.
J 'ai fait faire des recherches dans le monde entier.
Finalement, on a retrouvé sa trace à Amsterdam, dans une communauté.
Quand les flics l 'ont ramenée à Paris, elle a sauté du train. Là,
je dois dire que je me suis découragée.
On ne peut pas obliger quelqu 'un à vivre avec vous.
Même pas son enfant.
Surtout pas son enfant.
Alors j 'ai décidé d 'atteindre.
J 'ai raison puisqu 'elle est revenue.
Mais oui.
Excusez -moi, je n 'ai pas pu passer au magasin. Il est arrivé.
Oui, je sais, votre amie Laurence m 'a tout expliqué.
Je vous attendais là parce que vous auriez pu me faire semblant de ne pas me
voir. C 'est Jérôme qui était par la fenêtre. Oui, ou votre mari.
Mon mari n 'est jamais l 'instar.
Il travaille dans une maison de disques.
Beaucoup de concerts le soir, des horaires très spéciaux. Enfin, nous
nuit un peu décousée. Oui, je comprends. Je vous ai apporté la photo de
dimanche, vous savez.
Ma sœur trouve que vous êtes ravissante.
Elle est indulgente.
Non, ce n 'est pas une de ses qualités dominantes.
Merci. Vous pouvez la garder.
À moins que... Oh non, non.
Non, Jérôme était avec nous. Il trouvera sa tour naturelle.
Et Serge ? Vous connaissez son nom ? J 'ai vu sur la porte, dimanche.
Bon, il faut que je m 'en aille. Au revoir.
Ah oui, attendez, je vous ai noté. Je vous ai mis les numéros de téléphone
derrière. Chez moi, ça c 'est chez moi, ça c 'est mon bureau.
C 'est chez ma sœur Stéphane, où je dîne souvent le soir. Et ça, c 'est les
chantiers où je travaille, si jamais vous avez envie, enfin, un peu soin, si
vous ne voulez pas parler avec moi. Merci, mais je ne vous appellerai pas,
savez. Je sais.
Au revoir.
Vous savez, c 'était moi.
C
'est formidable,
cette idée de bavard. On va pouvoir changer la couleur tous les six mois.
Qu 'est -ce que tu fais ? Je regardais si la ligne n 'était pas en dérangement.
Je suis sûre qu 'il va t 'appeler. Tu l 'as vu hier ? Ben oui, on a déjeuné
ensemble, comme d 'habitude.
Il devait m 'appeler hier soir, pas de nouvelles.
Et toi, tu l 'as appelé ? Non.
Enfin, si, une fois ou deux.
Il n 'était pas là.
Allô ? Allô, maman ? Oui, Jérôme. À quelle heure tu rentres ce soir ? Mais
d 'habitude, mon chéri. Le plus tôt possible.
Tu n 'es pas allée à l 'école ? C 'est mercredi. Ah oui, c 'est vrai.
Bon, je t 'embrasse.
Allez, va jouer.
Dépêche. Oui, si.
Mais pourquoi il ne m 'appelle pas ? Il n 'y a peut -être pas de téléphone là où
il est.
Oh ! À notre époque, hein ?
Quand on veut vraiment téléphoner, on se débrouille. Même dans le désert. Passe
-moi le tissu, tu veux ? Va faire un téléphoné de
Zermatt.
Elle file le parfait amour avec sa fille.
Attends, il y a combien de parquets sont partés ? Trois semaines.
Bon, ben, j 'ai connu Vincent une semaine avant.
Et ben, ça fait un mois que tous les jours... File ton téléphone matin et
je le fais. Ben ouais, ben alors, hier soir, rien, ce matin, rien. Enfin, il y
que...
Allô ? Oui, Mme Claret.
Des paupières et des potes.
Dans la cuisine.
Pour deux, comme d 'habitude.
Ah, Mme Claret.
On n 'a pas téléphoné pour moi ? Merci.
J 'ai un pressentiment. Il a eu un accident.
Ne dis pas de bêtises. Allez, viens m 'aider.
Non, c 'est idiot.
Parce que...
On aurait prévenu sa sœur et elle, elle m 'aurait prévenu.
Qu 'est -ce qu 'il a, alors ? Il a peut -être simplement l 'envie de t 'énerver
un petit peu. Pourquoi ? Devine.
Allô ? Ne quittez pas, je vous passe M. Lucas.
C 'est Serge.
Écoute, Agnès, fais quelque chose. Tous les mercredis, Jérôme m 'appelle dix
fois à mon bureau.
Oh, t 'exagères pas un peu.
Non, ça fait deux fois qu 'il m 'interrompt.
J 'ai une réunion importante.
Écoute, je voulais te dire, je pars à Nice cet après -midi.
Oui. Je t 'enverrai directement chez tes parents pour la fête.
La fête ? Je t 'embrasse. T 'embrasses bien, Jérôme.
Oh, mon Dieu ! Une mauvaise nouvelle ? Anniversaire de maman.
Tous les ans, la famille entière serait venue pour ça. C 'est sacré pour mes
parents. Et c 'est le week -end prochain.
Et tu avais prévu quelque chose avec Vincent ? Ah, je t 'en prie, celui -là
'en parle plus. Bon, bon, bon.
Enfin, à quoi il aurait pu m 'appeler ?
Même pour me dire merde. D 'ailleurs, si c 'est lui qui m 'appelle, c 'est moi
qui lui dis merde.
Allô ? C 'est moi.
Vincent,
je t 'inquiète.
Tu peux venir chez moi ce soir ? Ce soir, chez toi ? Oui.
Non, je me débrouillerai.
D 'accord.
Moi aussi.
Dis -moi, tu peux me garder, Jérôme, ce soir ? C 'est le jour J.
Qu 'est -ce qui se passe ? Il y a un mariage ? Allô ? Oui, il y a un mariage.
Et cette Marie ? La fille de mon comptable.
Alors, tu es venue me voir ? C 'est mercredi aujourd 'hui. Maman t 'a
'elle partait pour Deauville.
J 'avais oublié.
Elle était avec le docteur Deving. Ils sont partis voir un client trop gros
se déplacer. Mais alors, tu vas rester dormir ici ?
Non, non, ça c 'est pour nous deux.
C 'est bien beau pour une fois.
Qu 'est -ce qu 'il y a pour manger ? Caviar ? Tu n 'aimes pas ça ? Non,
ça fait grossir.
Tu n 'as pas du fromage blanc sans matière ? Non, mais il y a un épicier
ouvre tard, je vais t 'en acheter.
Tu ne bouges pas.
pour un enfant, un léger.
Oui, monsieur.
T 'es forceux d 'y aller, au salon des Antiquaires ? Absolument obligé.
Je représente Vava, qui est en vacances avec sa fille.
Non, pas là ! Il est justement là, c 'est important.
Alors, moi ? Mais... T 'es une femme, quand même.
Tu sors pas comme ça, d 'habitude.
J 'ai changé de parfum.
J 'aimais mieux l 'autre.
Mais je l 'ai pas.
Et puis, t 'en as pas besoin.
Laurence sera là dans quelques instants. Tu l 'aimes bien, Laurence. Moi, j
'aime toi et papa, c 'est tout.
Hier, j 'ai eu mon premier cours d 'éducation sexuelle.
Maintenant, je sais comment j 'ai été fabriquée.
Ah bon ? Dis -moi, ça m 'intéresse.
C 'est quand ton spermatozoïde a rencontré l 'oveu dans la tombe de
Techniquement parlant, c 'est ça. En tout cas, maman, elle m 'a dit que c
ça.
Ça a quelque chose de bien.
De toute façon, on va aller faire un bon oeuf.
Allez, viens manger.
J 'ai apporté un peu de caviar et aussi quelques... et un gâteau.
C 'est une bonne idée.
Hier, j 'ai eu la visite d 'un ami canadien, l 'architecte.
Il vient de décrocher un gros chantier, la construction d 'un village de
vacances dans les Rocheuses.
Il veut me mettre sur le coup.
Une grosse affaire, il y en a au moins pour trois ans là -bas.
T 'as accepté ? Oui.
C 'est vrai ? Oui, je sais pas ce qui m 'a pris. J 'ai eu peur des luttes,
des problèmes, des difficultés, des trucs habituels, quoi, tu sais.
Tout ce qu 'il faudra casser pour rester ensemble.
Tu pourrais faire aller casser des pierres dans les rocheuses ? Non, parce
ce matin, j 'ai tout annulé.
C 'est pour ça que tu ne m 'as pas appelé hier.
Tu m 'as appelé, toi ? Non.
C 'est pas grave, écoute. C 'est curieux, regarde.
J 'ai prêté la maison à mon ami pendant qu 'il était là.
Regarde ce qu 'il m 'a écrit.
Mardi minuit.
Merci, vieux frère, de ton hospitalité. Bon lit, bonne chair, etc.
La prochaine fois, fais -moi une fleur. Arrête ton putain de téléphone.
Il a sonné toutes les 10 minutes depuis 3 heures. On a beau être un craque, ça
déconcentre Amitié Pierre.
Curieux. De quoi j 'ai l 'air, moi, maintenant.
Et à minuit, moi, j 'ai pris un souvenir.
À minuit, j 'ai réveillé toute ma famille.
J 'ai téléphoné à ma mère, à ma soeur, à mon ex -femme.
Personne n 'était mort. J 'ai su que c 'était toi. J 'ai attendu toute la nuit
que tu m 'appelles.
Et ce matin ? Et ce matin, je suis parti pour Fontainebleau. J 'étais fou de
rage.
J 'allais sur un chantier où j 'avais rien à faire.
Mais à mi -chemin, j 'ai craqué et j 'ai téléphoné.
Donc, il y a douze.
Laurence ! Laurence, ça y est, je suis rentrée.
Tu peux partir.
Laurence ! Christine, qu 'est -ce que tu fais là ? J 'ai
quitté mon mari.
Je peux passer la nuit ici ? Bien sûr, mais tu vas être bien là.
Et Laurence ? Elle est rentrée depuis que j 'étais là.
T 'es partie comme ça ? Il me trompe.
Je le trompe.
On mène une vie idiote.
Et puis j 'ai besoin d 'être seule pour écrire mon roman.
Parce que tu t 'y es mise vraiment maintenant ? Je suis en train de faire
plan.
Et les enfants ?
Quelles enfants ? La sienne, la mienne ou la nôtre ? Toutes.
Là aussi, je fais des plans.
Bon, tu me raconteras ça demain matin.
Plus haut, maman.
Ça y est, je peux aborder la viande ? Encore plus haut, maman.
Non, non, laissez, laissez. C 'est gentil, c 'est lourd.
Oncle Serge, n 'oublie pas les places pour le concert.
Non, je te l 'ai promis.
Il fait froid, dis donc. Il faut quelque chose.
Un petit pastis.
Dis donc, ça a l 'air bon tout ça. Ça va être bon.
Ça sent bon.
Ah oui, il y a assez de brèze maintenant, ça va aller. C 'est un petit
sais. Mamie ! Mamie ! Non, moi non, mais le petit bébé. Tiens.
Ramenez ça à ton Agnès.
Antoine, tu me remplaces ? D 'accord.
Maman, où tu vas ? Jérôme, pour une fois, je vais tout seul.
J 'ai mal à la tête.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Ça ne va pas ? Mais si, pourquoi ? Je ne sais pas, je
te trouve drôle en ce moment.
J 'ai de la graine, je vais prendre de l 'aspirine.
Tu veux quelque chose ?
Non, merci, je suis mal fichue.
Tout à l 'heure.
En dehors de toi, je ne peux plus rien supporter, ni personne.
Reste là.
Mais il faut qu 'on se voie ensemble.
Mais tous les deux.
Le prochain week -end.
Je vais arranger ça, je te promets.
Agnès, viens, on a joué. Je te rappelle quand je peux, je t 'aime. Moi aussi.
Alors,
elle s 'ennuie autant que toi ? On dirait.
C 'est merveilleux, ça.
En amour, plus on s 'ennuie loin, moins on s 'ennuie de près.
Fais gaffe, parce que je vais avoir l 'air d 'une vieille goudou.
Lydie va encore raconter des horreurs à sa fille.
Faut bien que j 'apprenne.
Où allait Patricia ce week -end ? Avec Lydie, chez le docteur Devigne, à la
campagne. Il la saute ? Tu parles de Lydie, évidemment.
Oui, je pense.
Tant mieux.
Patricia va avoir un nouveau papa, elle s 'empoisonnera plus la vie.
Ça va recommencer, Stéphane.
Tout le monde est empoisonné par les gosses, personne n 'ose le dire.
Regarde... Vincent, le gardien, dans son connard de mioche où il se trompe.
On va faire des projets d 'avenir. On va faire un autre connard de mioche,
surtout.
Dis -moi que c 'est pas débile.
C 'est con.
Tout ce que les gosses aiment, c 'est con.
L 'ignole, c 'est con.
Les chaperons rouges, les clowns, c 'est con.
Et Hadada sur mon bidet, alors là, vraiment, c 'est con. Et les femmes de
fontaine ?
Il n 'est plus jusqu 'à quand ils sont grands.
Moi, ils font la malle.
Bon, on va au cinéma ? Je vous emmène ? Qu 'est -ce que vous voulez voir ? Je m
'en fous. N 'importe quoi pourvu que ce soit interdit aux moins de 18 ans.
Il y a quelqu 'un ? Bonsoir, madame.
Je peux téléphoner à Paris ? Tout au fond, à la cabine, madame.
Vous me faites un petit café ? Oui, madame.
Allô, Vincent ?
Je suis au village, j 'ai fait le mur.
J 'ai retrouvé l 'échelle de mes 15 ans.
D 'ailleurs, c 'est simple, j 'ai 15 ans.
Moi aussi.
Moi aussi.
Je t 'embrasse.
Moi aussi, je t 'embrasse.
Tu sais, Jette Samailé, j 'ai depuis la crise de ton père. Je t 'ai entendu
sortir et je t 'ai vu grimper à l 'échelle.
Je peux dire que ça m 'a rappelé des souvenirs.
Tu vas me trouver... Je sais que je t 'ai déjà dit ça une fois.
Mais je crois que je viens de rencontrer l 'homme qu 'il me faut.
La première fois, je ne t 'avais pas cru.
Tu ne l 'as pas dit.
Tu ne m 'aurais pas cru non plus.
Une mine superbe.
Quoi de neuf au magasin ? Eh bien, j 'ai reçu les tissus.
Ils sont très solides, tu verras.
Les meubles anglais sont arrivés.
Ah, je n 'ai pas payé l 'ébéniste.
Il a dépassé le devis de 3000 francs.
Ah, je ne serai pas là samedi.
Par un week -end, on se remplacera.
Très bien.
Madame, madame, cet enfant coûte quelque chose. Qu 'est -ce qu 'il a ? Oh non,
tu ne vas pas me faire ça.
Tante Marianne serait tellement déçue. Qu 'est -ce qu 'il a ?
Moi, j 'ai vu un bouton.
Où ? Là.
Mais non.
C 'est un moustique.
Un moustique en novembre. Oh merde, allez discuter ailleurs.
J 'attends qu 'ils nous mettent à faire dans la journée, tu le sais.
Bon,
alors toi, pour commencer, tu ne vas pas aller à l 'école.
Tu vas rester au champ toute la journée.
Comme ça, tu seras en forme pour partir ce soir.
Si vous voulez mon avis, il ne pourra pas partir.
Prenez sa température et vous verrez. Je ne vous demande pas votre avis, madame.
On gratte le dos.
Je prépare la valise de monsieur pour Deauville.
Allez -y, il va à Montreux.
Pour vous, c 'est pareil.
J 'ai entendu retenir une chambre à Deauville.
Ça ne change rien.
Qu 'est -ce que tu dis ? Que pour nous, ça ne change rien.
Agnès, Jérôme, je m 'en vais.
Jérôme, mon père s 'en va.
Merci. C 'est un tout seul mois.
Travaille pas trop.
Non, non.
Sous -titrage ST' 501
C 'est à toi de dire ça.
Martine va me chercher le thermomètre.
D 'ailleurs, Stéphanie, là aussi.
Il a de la fièvre ? Bon, alors j 'arrive.
Je vais rester ici avec eux en attendant que la fièvre tombe.
T 'es sûre, c 'est mieux ? Allô, maman ? Où tu es ? Chez une cliente.
Avec papa ? Non, papa est à Deauville. Enfin, à Montreux. Comment me sens -tu ?
Tu sais, tante Marianne m 'a donné une terlière. Elle mettra dedans un franc
bouton. Bon, alors je t 'en souhaite plein partout.
Mais surtout, ne te gratte pas, hein. Parce que ça fait des marques très
après. Promis ? Promis ? Oui, maman ! Bon, je t 'embrasse.
Je t 'aime. Je t 'appelle demain.
Je t 'aime.
Je t 'embrasse, chérie. Au revoir.
La varicelle ? Alors, on est encore ce soir ? J 'ai honte.
Pourquoi t 'as honte ? Ben, d 'être contente parce que mon fils, il va
là. Parce que t 'es contente.
Alors, j 'ai confié la mienne à ma mère, la sienne à sa mère à lui, et la nôtre
est restée chez nous.
Moi, je me suis installée à l 'hôtel d 'Alsace, rue Mouffetard, et j 'ai enfin
commencé à écrire mon roman.
Où tu en es ? Au deuxième chapitre. Mais vous verrez.
On verra rien du tout.
Tu vas craquer au bout de huit jours, tu rentreras à cause des enfants et tu
retomberas dans un grenage.
Tu dis rien, qu 'est -ce que tu en penses ? Je pense que tu as un certain
courage pour tout laisser comme ça. Bravo.
Et toi, Vincent, raconte.
Il m 'a confié la décoration du magasin de ta soeur.
Tout ? Il n 'y a rien d 'autre à dire.
Alors, c 'est grave.
C 'est important.
Bonjour, ma chérie.
Comme tu es jolie. Tu as les joues toutes roses.
Je rentre de l 'entraînement.
Quel entraînement ? Tennis.
J 'ai décidé de m 'y remettre. Je commence les leçons avec Santini demain.
Tu as revu Santini ? Mais c 'est lui qui voulait te prendre dans ton équipe
avant ton départ.
Oui, il dit que ce n 'est pas trop tard.
Il me faudrait un petit peu d 'argent pour l 'équipement.
Bien sûr.
Combien de faut -il ? Je ne sais pas, moi, il y a...
La raquette, les chaussures, un short et la cotisation aussi.
Ça va ? Ça va.
Au revoir, maman.
Merci pour le déjeuner.
A bientôt.
Tu m 'appelles, alors ? Je t 'appelle. Au revoir, Laurence. Au revoir. Dis
-donc, et toi, ton week -end, tu dis rien.
Et pas tant.
Saint -Etienne a battu Nantes 3 -2.
Wurttler -Gaster a battu Lee Marvin par chaos.
Patrick m 'a battu d 'une longueur au dos crôlé et on a fait le match nul à la
belote.
Tu dors ?
C
'est pas chic de me laisser tomber comme ça.
Le pédiatre m 'a dit qu 'il lui fallait absolument une cure avant l 'hiver. Il
faut que je l 'emmène.
Ça serait bien si tu pouvais attendre les vacances de la Toussaint, parce que
moi, de toute façon, j 'ai promis à Patricia de l 'emmener à mon tour chez
parents.
Georges, ne quittez pas.
On ira sur les petits ânes demain.
Tu ne dors pas ? Il viendra, papa.
C 'était papa ? Non, c 'était une erreur, elle est dehors.
Je voudrais le 36 -0 -2 -15 à mon temps, c 'est urgent.
Attends, t 'as des données.
Mon amour, j 'ai essayé toute la nuit d 'obtenir Menton. Je suis sûre que cette
salope de Mme Billou l 'a fait exprès. Ça commence bien.
Ici, voilà le programme.
Le matin, petite cure.
Puis petite promenade sur Petit Zanne.
L 'après -midi, petite pièce, petit coloriage et puis petit livre.
Jamais je ne tiendrai qu 'un jour.
Bonjour, Ballon.
Pas maintenant, j 'écris.
Ah, papa ? Tu peux lui faire un dessin ? Après, mon amour.
Qu 'est -ce que je vous oublie ? Écoute, Jérôme va demander au dos pour tes
enfants.
Je les connais pas.
Attendez, je vais appeler ma petite fille.
Mireille ! Elle s 'appelle Mireille à cause de Mireille Mathieu.
Mireille !
C 'est pour ses oreilles ou pour ses bronches que vous êtes ici ? Ses
Il m 'irait que c 'est pour les oreilles.
Elle me fait otite sur otite.
Comme sa mère.
J 'ai eu sept enfants, il n 'y a qu 'elle qui m 'a fait ça.
Peut -être parce que c 'était la septième et que je n 'en voulais pas.
Et le bon Dieu qui m 'a punie.
Après, je l 'ai eue au forceps.
Après, j 'ai eu une flébite.
Et puis, elle ne voulait pas de mon lait.
Plus tard, elle a voulu rentrer au poste.
Bref, elle tombe enceinte du receveur, mariée, père de famille.
Elle prend des comptes du scandale.
C 'est maintenant décidé.
Je vais quitter Serge.
Ce que j 'ai toujours cherché, je l 'ai trouvé avec toi.
Je sais enfin que ça existe.
Je pense que Jérôme prendra bien les choses.
Il voit si peu son père.
Vous en avez des choses à raconter pour une femme comme j 'avais la bouche.
Elle a préféré partir et puis elle m 'a laissé la petite.
Et ça a recommencé. Les couches, les biberons, les cures.
Ça, c 'est les bons souvenirs.
Enfin, c 'est la vie.
Qu 'est -ce que vous dites ? Non, c 'est pas ça, la vie.
La vie, c 'est aussi l 'amour, non ? C 'est coucher de
soleil, c 'est deux corps allongés sur un édredon de plume.
Non, c 'est pas ça, la vie.
Vous savez, les hommes, ils veulent tous la même chose et une fois qu 'ils l
'ont eue, ils se fichent pas mal de vous.
Vous n 'allez pas me dire que vous n 'avez jamais pris votre pied ? Mon quoi
Vous devriez essayer.
C 'est très agréable.
C 'est mieux que les forceps.
Croyez -moi.
Oh ! Oh ! Mamie, mamie ! Mais qu 'est -ce qu 'il y a
? Il a essayé de m 'enlever la culotte.
Oh ! Folle, hystérique, vicieuse ! Pourquoi t 'as fait ça ? Je voulais un
élastique pour me faire inspirer.
Oh, ressentis, il est encore pire qu 'elle.
Je vous préviens, je ne passe plus communication dans les chambres après 22
heures. D 'ailleurs, t 'as réveillé Valpetit.
Allô, hôtel du parc ? Madame Lucas ? Je l 'appelle.
C 'est pour vous.
Je préfère le prendre dans la cabine.
Une chambre simple, oui, monsieur.
Demain ? C 'est possible.
À quel moment ? Monsieur
Marielle. Vous êtes attendu, monsieur.
Madame Lucas, mais quelle surprise.
Monsieur Marielle, vous faites une gueule.
Mais non, je passais ici pour affaires.
Et vous ? Eh bien, c 'est pour mon fils Jérôme, pour ses bronzes.
Tu te souviens de monsieur Marielle ?
Non ? Tant pis, il a grandi.
Tu, c 'est l 'heure des petits ânes. Ah bon ? Eh bien, je vais vous accompagner.
Si vous voulez.
Vous êtes gentil de mettre ça dans ma chambre. Merci, madame.
Oh Vincent, il s 'en donne du mal, hein ? Il va peut -être se noyer.
Et si
on
mangeait des gâteaux ? Avant le déjeuner ? Ah ben j 'ai une idée. On va pas
déjeuner. On va manger que des gâteaux. D 'accord ? Des petits, des grands, des
gros, des à la crème, des à la confiture.
Une orgie de gâteau. C 'est quoi une orgie ? Tu vas voir.
Merci madame. Voilà.
C 'est mon troisième baba.
Il reste avec nous le monsieur cet après -midi ?
Tu peux l 'appeler Vincent, tu sais.
Chambre 510, s 'il vous plaît.
Merci.
Faut qu 'il dîne avec nous ce soir, le monsieur.
Marie -Élie.
Chambre 10.
Tu aimes Fred Astaire ? Oui, beaucoup.
Et ton jour, je l 'avais déjà fait, là, Thérèse.
Et alors, il dansait bien ? Non, il dansait pas.
T 'es sûre que c 'était Fred Astaire ? Tu veux que je te raconte l 'histoire ?
'as un monsieur qui est marqué avec une dame, et puis ils ont divorcé, qu 'ils
ont une fille, elle s 'appelle Carrie.
Alors, un jour, Carrie se marie, et Fred Astaire vient à son mariage, puisque c
'est son papa.
Et il revoit sa femme, elle est devenue très vieille.
Mais il tombe amoureux d 'elle une seconde fois.
Ça arrive, ça en vrai ? Pas souvent.
Dis -moi, qu 'est -ce que c 'est pour toi, tomber amoureux ? C 'est avoir
d 'être avec quelqu 'un tout le temps.
C 'est bien vrai.
Moi, j 'ai tout le temps envie d 'être avec toi. Alors, je suis amoureux de
Jusqu 'au jour où tu tomberas amoureux d 'une jeune fille.
Même quand ça ne va jamais, je te quitterai.
Si toi, tu n 'aimes pas, moi, je le renverrai.
Gratte -moi plus fort, je ne sais rien.
Il est tard, il faut dormir maintenant, Jérôme.
Tu me racontes encore l 'histoire du petit lapin blanc ? Je t 'ai déjà
Ce soir, tu n 'étais pas démaquillée.
Oui, c 'est vrai, ça tient.
J 'ai dû oublier, tu sais, j 'ai tellement sommeil.
Moi, je n 'ai pas sommeil.
Tu perds de mal, monsieur ? Oui.
Il était une fois...
Eh bien, prépare -toi à passer la nuit la plus longue.
Monsieur, vous désirez ? Madame Vatrin.
Oui, monsieur ? Où est -elle ? Qui ça ? Anne.
Ça fait cinq fois de suite qu 'elle me fit le rencard au café d 'à côté,
maintenant j 'en ai marre. Je veux mes 800 sacs demain à midi.
Quels 800 sacs ? Dites -lui que si je les ai pas demain à midi.
Je lui coupe tous les robinets.
Elle ne trouvera plus un seul mec à Paris pour la ravitailler.
Mais monsieur, qui êtes -vous ?
Il y a eu un accident.
Dans l 'actualité également ce soir, un nouveau drame de la drogue. Le cadavre d
'une jeune fille a été découvert hier soir sur un banc de la place Maubert.
Il s 'agit de mademoiselle Anne Vatrin, la fille d 'une célèbre décoratrice
parisienne.
Anne Vatrin est âgée de 17 ans et elle a vraisemblablement été victime d 'une
overdose d 'héroïne. C 'est quoi une overdose ? La police enquête évidemment.
y a déjà deux arrestations. Fabrice Richard et Francis Leroy sont passés aux
aveux après 12 heures de garde à vue dans les locaux de la police judiciaire.
Jérôme ! Tu t 'es levé ?
Je suis content que vous soyez rentré si tôt.
Et vous auriez quand même pu prendre un train plus tard.
L 'enterrement est à 11 heures.
Ouais, pour vous.
T 'es bien amusé, toi ? Oui.
C 'est une surprise, papa.
Qu 'est -ce que c 'est ?
Alors, elle te plaît ? Oui, regarde, maman, elle est chouette.
Allez, viens, on va faire un tour.
Jérôme, tu ne viens pas avec moi à l 'enterrement ? Très gentil, pourquoi pas
Jérôme, viens.
Non, je veux monter devant. Ah non, mon chéri, c 'est trop dangereux, les petits
enfants. Derrière.
Quand je pourrai ? Dans une dizaine d 'années, mon petit ange.
J 'ai décidé de ne plus rien faire, soit par amour, soit par intérêt.
Ça veut dire quoi, ça ? Ça veut dire que dorénavant, je ne me consacrerai qu 'à
mon travail et à mon petit garçon.
Et à ma petite femme, évidemment.
Alors, Jérôme, aujourd 'hui, Mme Clary est en vacances, et Maman au cimetière.
Le programme, Bois de Boulogne, Hamburger chez Joalène, et peut -être la
des Étoiles.
Youpi ! Alors, je te dépose.
Qui t 'a téléphoné au restaurant ? Agnes.
Je la connais ? Non, pas encore.
Tu sais, maman va se remarier.
Ah bon ? Tu veux savoir avec qui ? Avec le docteur Devigne.
Il a une maison en Corse, un chalet en Suisse, je sais.
Et toi, tu veux te remarier ?
Peut -être.
Moi, je vais quitter Serge.
Ah ben, bravo.
Ça ne te mérite quand même pas d 'explication.
T 'es rentrée ? Tu es seule ? Oui.
Laurence, tu allais raccompagner papa.
C 'est affreux.
Comment est -elle ? Oh, efficace, mécanique.
C 'est curieux.
Et toi ?
Bien sûr, tu fais beaucoup de responsabilités d 'un seul coup, mais tu
tirer. C 'est quoi ? T 'en suis sûre ? C 'est plus que gentil d 'être en
passivité. C 'est quoi ? C 'est... C 'est toi.
C 'est libre ce soir ? Non.
Et maintenant, t 'es occupée ? Non, mais je sens que je vais l 'être.
Son attitude a complètement changé.
Il est comme une nounou avec son fils.
Il m 'emmène partout, jusqu 'à des heures indues.
Jérôme est grisé.
Moi, j 'y comprends rien.
C 'est pas dur à comprendre.
Il se rend compte que t 'entends le rossi, il met le paquet.
C 'est une occasion inespérée pour toi de larguer ton gosse.
T 'es folle ou quoi ? Tu t 'imagines pas qu 'Agnès va venir vivre avec moi sans
Jérôme ? On serait heureux ni l 'un ni l 'autre.
Parce que vous croyez que vous allez l 'être avec un gosse qui t 'a pris en
grippe ?
Qui va vouloir se fourrer dans les jupes de sa mère chaque fois que tu voudras y
être ? On sera deux.
Mais elle ne résistera pas à mon charme.
Et comment tu le charmeras ? En lui faisant un petit frère ou une petite
Pourquoi pas ? C 'est ça.
Connerissa ne te suffit pas.
Mais tu rêves d 'être la femme de sa vie.
Tu ne seras que la mère de ses gosses.
Arrête, Stéphane. Tu complies tout. Là, c 'est du sectarisme. C 'est ridicule.
Les gens qui n 'ont pas d 'enfants ne peuvent pas comprendre.
Oui, mais moi je peux, parce que les enfants, j 'en ai deux.
Enfin, j 'en ai eu deux.
Oui, des jumelles.
Stéphane leur a tout sacrifié.
Puis un jour, quand elles ont eu 17 ans, elles sont parties aux Etats -Unis voir
leur père, qu 'elles avaient jamais vu, qu 'elles ne connaissaient pas, qui s
'était jamais occupé d 'elles.
Puis elles sont restées avec lui.
Il y a quelque chose qui me trouble.
Oui, c 'est quoi ?
Eh bien, c 'est que, au fond de moi, je sens bien que Stéphane a raison dans sa
façon de penser.
Ah oui, alors ? J 'ai quand même envie d 'un enfant de toi.
Tu as raison, nous ne parlons plus de Mme Vatrin puisqu 'elle s 'est suicidée
cette nuit dans sa maison de campagne.
Qu 'est -ce que tu dis ? Je dis que Mme Vatrin s 'est suicidée dans sa baignoire
cette nuit. Elle s 'est coupée les veines. Et Laurent qui, elle, a passé la
là -bas l 'a découverte il y a une heure.
Il faudra trouver quelqu 'un d 'autre.
Je t 'en prie, Serge, c 'est pas le moment.
Ah, si, c 'est le moment. Et il y a longtemps que je l 'attends.
Très bien.
Je vais te quitter, Serge.
J 'avais compris, figure -toi.
Je suppose que t 'as réfléchi.
Et qu 'il est inutile que j 'insiste. Oui.
Enfin, non, c 'est pas la peine.
De toute façon, je suis pas le premier homme à m 'emmener par sa femme.
Je ne vais pas m 'accrocher.
Tu peux partir.
Tu veux garder l 'appartement ? Je ne sais pas que j 'en serais fou, mais
sera assez perturbé comme ça.
Je pars en plus à changer l 'école et d 'habitude.
Il n 'est pas question que je parte sans Jérôme.
Alors tu restes parce qu 'il n 'est pas question que tu l 'emmènes.
Enfin Serge, je ne t 'en ai jamais occupé.
Tu ne vas pas maintenant ? Je m 'en occupe très bien depuis quelques temps.
D 'ailleurs j 'ai vu mon avocat, il m 'a dit que j 'avais de bonnes chances.
C 'est un avocat ? Écoute Agnès.
Tu voulais un enfant ? Tu l 'as.
Tu voulais un métier ? Tu le fais.
T 'as voulu un amant ? C 'est pas un drame.
Mais maintenant, tu veux me piquer mon gosse ? Alors là, je ne marche plus.
Je ne marche plus du tout.
Et j 'irai très loin. C 'est pour m 'emmerder, uniquement.
T 'en as rien à fiche, ni de moi, ni de Jérôme.
Ce que tu veux, c 'est nous mettre en conserve.
Comme ça, quand t 'en as assez de tes petites aventures minables, tu peux
rentrer une heure ou deux jouer au papa et la maman, c 'est ça ?
Oh, écoute, Serge, faut que tu comprennes.
Je peux plus être heureuse avec toi, ni Jérôme sans moi. Et avec M. Mariely, tu
crois qu 'il serait heureux ? Je sais pas.
Moi, je sais qu 'il ne le sera pas parce qu 'il me l 'a dit.
Il te l 'a dit ? Mais vous en avez parlé ? On ne parle que de ça en ce moment.
J 'avais peur que ça le traumatise, alors je l 'ai préparé doucement. Tu as
? Tu as osé mêler un enfant de sept ans ? Mais de quel droit ?
Tu n 'as pas osé, toi, bouleverser sa vie ? De toute façon, t 'inquiète pas,
a très bien pris la chose.
On vivra en célibataire.
Il viendra me chercher au bureau après l 'étude.
Je ne sortirai plus le soir.
Maman viendra nous voir de temps en temps.
Et on se partagera pendant le week -end.
Il l 'a très bien pris ? Ouais.
Il m 'a même dit qu 'un papa, c 'était plus marrant qu 'une maman pour s
'amuser.
Voilà.
Un truc comme ça s 'arrête tout le temps dans la vie.
On va pas tout foutre en l 'air pour une connerie.
Je te propose quelque chose.
On change d 'appartement, on vient en célibataire tous les trois.
À l 'extérieur, on vient en solo.
Et on se retrouve au point d 'orgue.
Et le point d 'orgue, c 'est Jérôme, hein ? Réfléchis.
Laisse -moi.
Mais bon Dieu, il y a des gens qui font leur vie, il y a des gens qui sont
capables de tout bousculer. Ça, ça se voit, ça existe, on en voit autour de
quand même.
Écoute, depuis plus d 'un an, tous les soirs dans mon lit, je pense à toutes
femmes autour de moi.
Celles qui sont parties, celles qui sont restées.
Je n 'arrête pas de me demander où est la bonne solution, de passer d 'un doute
à l 'autre.
Et puis tout à coup, quand il s 'agit de perdre Jérôme... Quoi perdre Jérôme ?
Pourquoi perdre Jérôme ? Tu te rends compte que Serge a déjà commencé à me
détruire dans l 'esprit de mon gosse ?
C 'est pas fini, il ira jusqu 'au bout, il me l 'a dit.
Oh non, j 'ai pas le courage de prendre le risque.
Alors c 'était une scène de rupture, c 'est ça ? C 'est tout ? Non, pas du
on va se débrouiller.
Serge est d 'accord ? On va... On va se débrouiller.
Beaucoup de gens pensent qu 'il vaut mieux ne pas vivre ensemble, même toi.
Mais même moi.
Tu te souviens, le jour où je t 'ai rencontré ? Tu me disais que la vie à
devenait tôt ou tard un enfer.
Écoute, quand on s 'est rencontrés, je... Je t 'avais pas rencontré, je
des conneries, c 'est tout.
Mais je t 'aime.
C 'est ça qui compte.
Moi aussi, je t 'aime.
Passons à l 'heure pour... Je sais bien si Jérôme se réveille.
Mais je ferai mille kilomètres.
Toutes les nuits pour passer cinq minutes hors des bras.
C 'est toi ? Oui.
Alors, t 'es renue ? Tu restes ?
Il faut pas mal laisser un testament sur son bureau.
Elle vous laisse la boutique. À toi et à Laurence.
Serge ! Quoi ? Jérôme n 'est pas dans sa chambre.
Qu 'est -ce que tu racontes encore ? Maman ! Ah, tu es là.
Qu 'est -ce que tu fais là, mon petit amour ?
Tu ne dors pas.
Tu n 'étais pas là. Je ne peux pas dormir quand tu n 'es pas là.
Comme le petit lapin blanc.
On est pour cinq minutes.
C 'est formidable.
Vincent, tu as battu ton papy.
Agnès n 'est pas là.
Ah ben non, rendez -vous de chantier, t 'as deux heures.
Bon, tu pourras lui donner ça, là.
Oui, si tu veux.
Bon, je me sauve, je vais prêter le taxi matin.
Où tu vas ? Allez, je t 'expliquerai.
Mais qu 'est -ce qu 'il y a ? Dis -moi, moi. Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il y a que
je pars au Canada.
Au Canada ? Sans elle ? Oui, sans elle.
T 'avais raison, ça peut pas marcher.
À cause du gosse.
À cause du gosse, oui.
Écoute, pour les 5 briques, tu me les mets de côté. J 'en aurai peut -être
besoin dans 4 -5 ans quand je reviendrai.
C 'est pas vrai, mais quelle merde !
Téléphone ! Père ! La réponse
!
Allô
? Marianne ? Elles ont
quitté la maison ? Elles sont parties avec des mecs ?
Avec le même ? Dis donc, tes enfants de mari.
Ah non, non, non. Non, Maria, ne te foudabilise pas. Tu n 'as rien à te
reprocher. T 'entends ? Oui.
Écoute.
Écoute, Marianne, je ne peux pas te parler maintenant.
On va chez Jérôme à l 'aéroport. Il revient d 'Irlande.
De son camp de vacances. Je te rappelle tout de suite après.
Promis. Promis !
Dépêche, on va être en retard pour Jérôme.
Qu 'est -ce que tu dis ? L 'avion arrive dans une heure, dépêche -toi, il faut y
aller. Il faut que je file à Colmar, j 'ai un sac de noeuds pour le concert.
Ils viennent d 'appeler. Et en plus, le Big Boss vient d 'arriver de New York.
Et quand le Big Boss est là, c 'est plutôt le Big Boss. Quand même, Jérôme,
fait deux mois qu 'on ne l 'a pas vu. Ça fait rien.
On dînera tous les deux.
Il expliquera, à 15 ans, il peut comprendre, non ? Comprendre quoi ? Que
préférais, c 'est parfois passer le week -end avec lui, plutôt qu 'il allait me
faire chier. En province, dans des coulisses crasseuses, avec des connards
barbés, je sais.
Je vais expliquer.
Et puis, il a l 'habitude.
Jérôme ! Maman ! Mais t 'es
gigantesque ! T 'as pris un sacré coup de vieux, dis donc ! Et papa ? Papa, il
a du travail, il est en province.
Il ne pourra pas dîner avec nous.
En fait, pour le dîner, j 'ai rencontré une fille dans l 'avion. Elle est
superbe. Et alors ? Et alors, elle m 'invite à dîner.
Elle a 18 ans.
Bon, ben alors, je vais chercher la voiture, c 'est ça ? Tu pourras prendre
valise. Moi, je préfère rentrer en car avec Caroline.
Je t 'adore.
En fait, encore une chose.
Quoi ? Je lui fais croire que j 'avais 17 ans.
Tu fais pas de gaffe.
Casse -toi !
Merci.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.