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Zulu
Salut.
Dépêchez -vous, vous allez être en retard.
Allez, on va aller à la bourre.
La danse, comme vous le savez, peut remplacer une éculture, un bon repas,
pourquoi pas un bon repas, et une conversation quand même.
Et c 'est donc dans cet esprit -là et dans l 'importance qu 'il peut y avoir
votre... Vous êtes en retard, monsieur.
Quand vous travaillez avec moi, vous n 'êtes jamais en retard, je vous en prie.
Allez, c 'est donc dans cet esprit -là et dans l 'importance qu 'il peut y
sur...
sur les rencontres de deux danseurs, l 'importance de les trois premières
minutes dans cette vie.
Puis je vais vous enseigner les mouvements plus importants, dont les
importants d 'un single de l 'Europe.
Allez, jouez le slow avec les trucs là. Oui, s 'il vous plaît.
Vous êtes en retard, toujours en retard.
Le slow, c 'est la première danse qu 'on apprend.
Et par effet, c 'est la dernière qu 'on utilise, par conclusion.
Parce que...
Le slow, on l 'apprend parce que c 'est celle qui va vous permettre de
choisir. C 'est celle que vous avez choisie dans les trois premières minutes
-bas. C 'est celle qui va rester auprès de vous toute une vie.
Alors, le slow a une technique très, très facile.
Et elle vous permet aussi d 'écouter le cœur de votre partenaire.
Et le slow, il est très facile.
Il est très facile.
Il est rythmé en mesure, il est en cadence.
Mais plutôt que des explications, je vais vous faire une petite
Monsieur, s 'il vous plaît.
Mais à mon copain, monsieur. Mais c 'est à vous que je demande, je vous en prie.
Les cigares, ça me gêne un peu. Donnez à votre copain.
Un peu plus.
Les bras, regardez bien. Les bras, oui.
Un peu plus serré, un peu plus serré.
La musique un peu plus forte, je vous en prie.
Les gars et les filles, ensemble, s 'il vous plaît.
Très bien, c 'est ça, les flots?
Très bien.
Oui.
Il y a mon copain, là, il n 'a pas de... Allez, donne, donne, qu 'est -ce que je
veux?
Très bien, cher, très, très bien.
Oui, c 'est ça.
C 'est ça.
Serré, serré, serré quand même.
Très bien, très bien.
Pas très bien, mais ça marche.
Oui. Très bien.
Un peu d 'émotion à la face.
Émotion. Oui, c 'est ça que ça veut dire.
La semaine prochaine, ça sera la valse.
Ça sera inoubliable, la valse. C 'est magnifique.
Vous ne pouvez pas imaginer qu 'est -ce que c 'est la valse. Après, allez, c
'est l 'eau, bien sûr.
Oui, très, très bien.
Très, très bien.
Très bien, les gars. Très, très bien.
Oui.
Merci beaucoup.
Oui, c 'est ça.
Oui, ça.
Ça, chérie.
Un peu plus serré, serré un peu, un peu plus serré, oui.
Très bien, très bien.
Oui, c 'est ça, c 'est exactement ça.
C 'est toute une vie, l 'éclat, c 'est toute une vie.
Vous êtes seule ici, oui, s 'il vous plaît. Allez, allez.
Vous pouvez le dire comme ça, très bien, très bien. Un peu d 'émotion ici, oui.
Oui,
comme ça.
Comme ça, là, vous fermez les yeux.
Oui, de temps en temps, vous fermez. Très bien.
Très bien, très bien, oui.
Oui.
Oui, c 'est ça. De petits pas, de petits pas, comme ça.
Là, là, là, là.
Très bien, très, très bien.
C 'est joli, ça. C 'est joli, ça, la lune qui tombe. Oui, c 'est joli, ça.
Émotion, émotion, émotion, émotion la face, oui. C 'est rien de bien, oui,
ça, c 'est ça, oui.
Merde.
Tiens, démerde -toi avec ça.
Un gros merde, Jaco.
Merci, monsieur.
Je les appelle alors ? Eh oui, appelle -les !
Alors,
un
gros merde, hein ? Merci.
Vous -même.
La blanche, demain, il faut qu 'elle aille très, très vite. Plus vite que l
'habitude. L 'habitude, c 'est plus vite que les flics.
D 'accord.
C 'est pas non plus bizarre, la bagnole des rois.
Dès que je fais un cours royal, c 'est celle -là que je me paie.
Dis -moi, ça monte à combien, ça ? Ça fait pas du temps.
Puis... Surtout celui qui l 'a produit.
Tiens, pour les cigarettes.
Voyage. Et n 'oublie pas une chose.
Si tu as besoin de M. Laffont, M. Laffont est toujours là.
Je pense, oui, M. Laffont. Et puis, plus vite que les flics.
Merci,
M. Laffont.
Merci, M. Laffont.
Merci, M. Lafond.
Monsieur, vous voulez prendre une photo de votre mécano ? Encore ? Mais c 'est
un véritable défilé. Prendre de la pub pour votre garage ? Alors allez -y, mais
grouillez -vous.
Pour la poire de mon tiers, là.
Pas trop longtemps ? Non, je suis le type de la troisième.
J 'ai eu les titres de la Transat. On dit que si on gagne le match, ils nous
payent le billet retour.
T 'as pas parlé du... Le billet retour, t 'es sûr ? Bah oui.
Moi, je veux bien, là.
T 'as intérêt à toucher du bois ? Touche, mon vieux.
C 'est à toi que je te demande. Où veux -tu que je trouve du bois dans un moulin
d 'hispanos ? Vas -y.
Bon, ça ira, non ? Encore une.
Bon,
la dernière, alors.
C 'est bon, ça, non ?
Tiens, attends, il y a les comptes. C 'est bon là ?
des marchands de ta vie.
Vous téléphonez ? Pas de consommation, pas de téléphone.
Bien, merci.
J 'ai dit pas de consommation, pas de téléphone.
J 'ai compris.
Pas de consommation, pas de téléphone, puisque c 'est comme ça que j 'appelle
police.
La police ? Oui, la police.
Alors, le commissaire Blanchot, s 'il vous plaît, poste 248. Le commissaire
Blanchot.
Avec mon papa, sursus.
Avec mention de bien.
Désormais, tu fais partie de l 'élite de la nation.
Rentrer en fac, c 'est facile.
Rentrer dans la visque, c 'est autrement.
De nos jours, la visque, c 'est facile.
Il suffit d 'éviter les communistes et les juifs.
Oubliez la glépédé, les voyous, les chômeurs et les francs -maçons.
Ne m 'écoute pas ton frère, il me tente toujours.
Il ne tente pas du tout, mais en tous les cas, bravo.
Alors oui.
Formidable. Mais j 'arrive tout de suite.
Merci.
Je suis désolé, mais... Le tueur de Léon est coincé sur un sol barbès.
Pour toi, c 'était prévu au dessert.
Je suis fier de toi.
Alors je vais venir chercher ton revolver, tu vas me le donner gentiment.
Et je te promets que j 'arrange ton affaire.
Surtout ne bougez pas.
Ne bougez pas, hein.
J 'aurais dû l 'avoir vivant.
De toute façon, il était condamné à mort.
Et comme nous sommes pour la peine de mort... C 'est de ma faute, j 'ai dû lui
faire peur.
J 'étais à deux doigts de l 'avoir.
Je vous ramène ? Oui, merci.
C 'est bon pour votre avancement, tout ça ? J 'espère bien.
Vous êtes combien dans ta caserne ? 2648.
Pourquoi ? T 'es content de parler dans tes copains ?
Tu es souvent amoureuse de tes clients.
C 'est facile d 'aimer son type à la fois quand on n 'aime pas ça.
Si je t 'en aimais un, un jour... Je l 'aimerais comme son type à la fois.
Et je sais de quoi je parle.
C 'est quoi comme grade ? Lieutenant.
J 'aurais dû te faire payer plus cher.
Tu es libre pour dîner ? Non.
Non, mon lieutenant.
On est demain soir.
Non plus, mon lieutenant.
Des suppléments annoncés.
Merci, mon lieutenant.
Non, désolée, j 'embrasse jamais.
Bon.
Alors, à la semaine prochaine, ma belle.
C 'est ça, à la semaine prochaine, mon lieutenant.
J 'ai trouvé.
On n 'a qu 'à acheter une tire et faire le taxi.
Et puis pour se faire un maximum de pognon, je fais le jour et toi tu fais
nuit.
Pourquoi je fais la nuit, moi ? Parce que c 'est moi qui ai trouvé l 'idée.
Mais comment on va jeter la tire ? C 'est un petit peu le problème.
À la fin des actualités, j 'aurai la solution.
Classe de l 'Opéra à Paris, on fait la queue, non pas pour admirer Joséphine
Baker ou Maurice Chevalier, mais pour voir la nouvelle voiture de M.
André Citroën.
Déjà révolutionnaire l 'an dernier, en 1934, au moment de sa sortie, cette
automobile reste en effet la seule au monde à posséder une direction à
crémaillère, des freins hydrauliques, une suspension à barres de torsion, des
amortisseurs hydrauliques, des roues indépendantes, une carrosserie monocoque
sans châssis, un moteur flottant à culbuteur et bien sûr déjà la légendaire
traction avant qui offre la meilleure tenue de route de l 'histoire de l
'automobile.
120 chronos.
Quelle est sa caractéristique principale ? J 'ai su la traction avant.
Direction à crémaillère, deuxième et troisième synchronisés.
Et la première, vous n 'avez pas eu le temps ? Non, mais c 'est tout.
C 'est tout. C 'est le type, par exemple, qui a gagné le premier raid de
-Moscou, l 'épreuve d 'endurance de Montlhéry et les 24 heures du jour.
Oui, mais... Pardon.
Confortable, hein ? On ne fera pas mieux avant longtemps.
Moi, je n 'attrape rien du tout.
C 'est à cause de ton chapeau.
Moi non plus, je n 'attrape rien du tout.
Oui, toi, c 'est parce que tu parles trop.
La paix, ça se fait dans le silence.
C 'est la nouvelle Citroën ?
Oui.
C 'est l 'attraction comme dans les actualités.
Eh oui, c 'est comme dans les actualités.
Eh, viens voir, viens voir, viens.
Oh, dis donc.
Dis donc, t 'as vu, quand je vais à la pêche, que je ramène ? Dis donc, c 'est
pas indiscret de te demander comment on va la payer.
Et on peut l 'avoir en combien de temps, cette voiture ? 10 mois, 15 mois, ça
dépend si vous la commandez aujourd 'hui.
La rançon des succès.
Je peux l 'essayer pour me rendre compte ? Bien sûr, absolument.
C 'est le meilleur moyen.
Je vous cède la place.
Tenez, mettez -vous là.
Attention, l 'essayer, c 'est l 'adopter. Ah bon ? Oui, les essais.
ça va pas être facile de faire le taxi avec une tire volée.
T 'as toujours un métro de retard.
Tu l 'as vue, cette tire ? Je crois pas qu 'elle mérite mieux que le taxi.
Tiens, t 'as encore un deuxième métro de retard.
À quoi tu penses exactement ? Il nous disait une chose.
Le préciser ? C 'est qu 'il y a sûrement un connard qui va y penser à ces
vilaines choses -là.
Autant que ce soit mal promis.
On va faire une séance de rôdage.
Mais puisque tout est prêt.
Non, on va rôder avant les encombrements.
Oh ben non ! On peut manger quand même. Eh non, rôde !
Allez ! Sortons ! Allez ! Sortons ! Allez
!
Tu veux que je te
fasse un dessin ? Alors ? Ça mérite pas mieux que le taxi, non ? Si, t 'as
raison. Regarde maintenant, je vais te monter la tenue.
Même en faisant le con, tu ne peux pas sortir avec cette voiture. Surtout si tu
ne peux pas sortir.
Allez.
Qu 'est -ce que tu as retenu de droite ? Il y a des trucs à revoir.
Non, non.
La preuve, regarde comment on finit.
Tu n 'as rien ? Non, je n 'ai rien.
Avec une autre, on est mort 20 fois. Tu as vu tout ce qu 'on a fait ?
C 'est pas formidable.
C 'est formidable, c 'est formidable.
C 'est bien vous qui avez tué le tueur de l 'addéant ? Oui, c 'est moi. C 'est
moi qui l 'ai tué. C 'est bien vous qu 'on a vu dans les journaux ? Oui, c 'est
moi qu 'on a vu dans les journaux.
Allez, asseyez -vous.
Je vous écoute.
Eh bien voilà, on est venu vous apporter un bon renseignement en échange d 'une
bonne protection.
Et pourquoi vous avez besoin d 'une bonne protection ? Ben, on est un tout
peu péripapéticienne.
Comment vous dites ? Péripapéticienne. Ah, oui, pour moi.
Et alors ? Ben, dis -lui.
Allez, dites -lui, Arlette.
Ah, ben, nous raconte -toi.
Alors, racontez -nous.
Alors, Arlette, allez -y.
On faisait un pique -nique avec des jeunes gens et puis...
Regarde le moteur.
Regarde le moteur.
Enlève ton chapeau, Léopold.
J 'aime pas ces deux mecs qui répèrent leur voiture.
T 'inquiète pas, avec mon terrain de juif, s 'il y avait quelque chose dans l
'air, je le ferais tirer.
Comme ta centimère fait le fer d 'or.
Regarde le moteur.
T 'es sûr que c 'est une bonne poste ? Intérieurement, oui.
Resta dans 5 minutes.
Bon.
C 'est pile, on n 'y va pas.
C 'est fait.
C 'est fait.
Moi,
je suis tellement conscient de ma bagnole.
Dès qu 'ils sont dans la poste, on fonce dans la bagnole et tu fais signe aux
autres.
Quand il arrive, on ne tire pas.
On ne peut pas changer.
T 'es sûr qu 'il n 'y a plus un rond dans la poste ? Ouais.
Merde ! Pas si bon ! Non mais tu permets.
Elle est pas si bonne.
Qu 'est -ce que je fais ? Ne t 'occupe pas des signaux, mets le charbon et puis
tiens -toi bien.
Tarin de juif, ton tarin de juif, t 'es beau, toi.
Le rabbin, c 'est pas la queue qui t 'a coupé, c 'est le nez. Et toi, pour
trouver la poste que t 'as trouvée, pas terrible.
Pas atteinte dans ta poste que les flics.
En tout cas, cette traction, ça va changer l 'histoire du hold -up, je te
dis. Tant qu 'on n 'aura pas de traction, le camp de stérilisation va
très florissant.
Hé, oh, tu veux un tire -bouchon ? Tchao, chef.
Simon, t 'as pas envie de retrouver les deux petites salopes qui nous ont
balancées ? Ben, ouais, là où on les a trouvées, on en signe la boule rouge.
Bon, comme ça, on sait où on va aller samedi.
Merci.
Vous en savez, mademoiselle ? Non, merci, je ne fais pas les slow.
Ah, les slow.
Ce n 'est pas les slow. Ce n 'est pas les slow ? Non.
Il y a une petite à droite qui doit sûrement aller faire là -bas. À droite ?
Oui, oui, dans le coin derrière la machine.
Où, là ? Oui, une petite brune.
Vous faites sûrement les slows, vous, hein ? Moi, je les fais pas.
Pas les slows.
Par contre, une petite valse tout à l 'heure, mais pas les... Hein
? C 'est bon, madame ? C 'est bon.
C 'est le slow, mademoiselle ? Non, merci, je fais pas les slows.
Pourquoi ? Parce que j 'aime pas ta gueule.
Elle t 'a dit qu 'elle aimait parler de Flo.
Dis -moi.
T 'es grossi, toi.
Dis -leur que j 'ai pas mangé.
Tiens, va t 'emblayer.
Je m 'endors un peu ? Oui, ça va.
Merci. C 'est vrai.
Bon, non, et puis tu repars là, s 'il te plaît.
Non, non.
Mais, tu n 'en... Qu 'est -ce que vous n 'aimez pas dans les slow ?
La suite du slow.
C 'est quoi, ça, cette balafle ? Justement.
C 'est à cause d 'un flot.
À cause d 'un flot qui s 'est peut -être terminé en chavale, hein ? Très drôle.
Par l 'air, Marc.
Ça fait viril, ce trouble.
Toi, pour les compliments, t 'es fortiche.
N 'empêche que si j 'avais pas été là, t 'aurais eu un sérieux tatouage tout à l
'heure. Je peux oublier.
Pourquoi tu crois que je danse avec toi ? D 'accord.
T 'es pendante, en plus, dis -donc.
Dépendante. Mais pas d 'un Mac.
D 'un mec.
Ouais, je fais Mac, moi.
C 'est le costume, ouais.
Mais enfin, c 'est pour Mac qu 'il est fait, le costard.
Tant qu 'il le porte.
Ça fait longtemps que tu sais danser ? Ouais, c 'est instinctif chez moi.
Tu aimes, non ? C 'est la première fois que j 'en ai un qui chante.
Tu sais pas chanter ?
Qui
chante ?
Où c 'est écrit AR, c 'est marche arrière.
Bon, c 'est quoi les vitesses ? Je ne sais pas moi, quand tu démarres, tu es
première, après tu passes en seconde et je ne sais pas.
Et puis quand tu es en troisième, qu 'est -ce que tu fais ? Il n 'y en a plus
là. C 'est parce que je vais aller plus vite.
Si tu es en troisième, qu 'est -ce que tu fais ? Et pour faire quoi ? Pour
plus vite ? Tu dis quand il y a la première, je mets la deuxième et quand
la deuxième, je mets la troisième. Et quand il y a la troisième, qu 'est -ce
tu fais ? Je rate en troisième.
Oui, c 'est une idée.
Ça, tu sais ce que c 'est ? C 'est le pare -brise. Bon, et ça, c 'est celui
Ça marche là.
Ah bon ? Oui, parce que nous, on travaille pas que l 'été, quand même.
Bon, ça, c 'est le contact.
Essaye, comme tu l 'as dit tout à l 'heure.
Allez.
Non, mais laisse -le.
Essaye. Alors, maintenant, fais la démarrer.
La démarrer, la voiture.
T 'es au point mort, là.
Je suis au point mort. Ah, faut que je passe la première.
Ah, bah non.
Tu m 'as dit la première.
Faut la faire démarrer, d 'abord.
Tu vois bien. Je te soupçonne de le faire exprès, là, quand même.
Non, je te jure. T 'es sûre ? Non, je te jure.
Bon, mets le contact.
Le démarreur.
Ah bon.
Ça y est, c 'est mis là ? Ouais, le démarreur.
Bah, tu vois, s 'il se passe rien.
Je tire s 'il se passe rien.
Accélère un peu.
C 'est un métier.
Allez.
Tac.
Oh, t 'as filmé.
Hein ?
C 'est joli, non ? T 'as vu ce que t 'as fait ? Écoute, je sais pas, moi j 'ai
tiré sur le truc, tu m 'as dit d 'appuyer sur le machin et maintenant t
Non, non, dans ce qu 'on fera, on répétera chez nous, devant la table,
croquis.
Allez, non ! Bon, reste comme t 'étais, je vais te montrer.
Vas -y, balance ton bras.
Et voilà, t 'as vu où il va ton flingue ? Il n 'y en a pas des plus petits, c
'est lourd.
Pour d 'âmes, il n 'y en a pas.
On n 'est pas là. Vas -y, reprends de la distance.
Prends de la distance.
Vas -y, balance ton bras.
Voilà, il a l 'air de quoi, là ? D 'un con.
Bon, allez, on reprend.
On reprend.
Allez, les mains en l 'air.
Puis, il faut... Allez, vas -y.
Avance.
Mais qu 'est -ce que je t 'ai dit ? Qu 'est -ce que je t 'ai dit ? Quoi, qu
-ce que tu m 'as dit ? La distance !
On sera pas toujours là. Apprends -toi à te démerder.
Vas -y, recommence.
T 'as vu, y a le réflexe. Il est pas chargé ? Tu me l 'as pas chargé. J
dû.
Allez, on recommence.
Plus doucement.
Vas -y.
Bah oui, mais la vasse, la bouteille, surtout, elle est encore là.
Il faut pas tourner la tête. Bon, allez.
On va avancer d 'une part.
Non, mais surtout, détends -toi.
Mais je suis détendu.
Eh non, on dirait une boule d 'honneur.
Tout doucement, lève, vas -y.
C 'est le bruit que ça fait. Oui, non, mais à part le bruit, il y a toujours la
bouteille. Bon, écoute, maintenant, fais gaffe.
Si tu n 'y arrives pas d 'ici, moi, je te quitte.
On va pas t 'envaler un boulet, non ? Eh, vas -y.
Oh, merde.
Ben, écoute, montre -moi, toi.
Je ne vais quand même pas rester là, non ?
Fais attention, sinon je te quitte.
Oh,
ferme -moi ça.
Regarde.
Hein ? Bon, ben, au revoir.
Ça rentre ? Oui, bon, on tire.
Je l 'ai eu, t 'as vu ? Roule fort, c 'est le bruit qui l 'a fait exploser.
Mais t 'as vu, je l 'ai eu Guillaume. Ouais, je te dis que c 'est le bruit qui
'a fait exploser.
Allez, viens.
Il devait être fêlé quand même.
Vous pensez qu 'il y aura du monde ce soir ? J 'espère.
L 'important, c 'est qu 'il y ait des rotules.
Coupe ton moulin.
Bonjour,
monsieur, dame. Monsieur,
s 'il vous plaît.
Madame, votre collier.
Je regrette, mais c 'est tout ce que je peux faire pour vous.
Fais rien, c 'est très bien. Excusez -nous. Antoine.
Suivez -les.
Ce sera difficile, monsieur. C 'est une traction.
Qu 'est -ce que ça veut dire, une traction ? C 'est la nouvelle voiture de
Citroën. Elle gagne toutes les courses actuelles.
Bon, alors chez Citroën ? Il y a 12 mois de délai, monsieur.
Alors chez André Citroën ? Il est mort, monsieur.
Alors chez notre assureur. Bien, madame.
Pas trop peur, mon chéri ? Pas, pas du tout. C 'est très divertissant.
Les gros, c 'est -à -dire les gros bijoux, on s 'en fout des vagues.
Cassez la voiture.
Ça y est, elles sont arrivées ?
Vous dites, il était temps.
Mais qui les a prévenus ? C 'est moi ! Vous détestez cette nouvelle tire ?
Mais c 'est pas vrai ! Considérez cette modeste médaille du mérite comme la
marque de très haute considération.
que M. le Préfet de police et moi -même portons à vos actions remarquables et
remarquées contre le banditisme.
L 'histoire sert toujours d 'exemple à l 'histoire.
Et les conflits sociaux, la montée des prix et surtout le chômage que nous
connaissons actuellement sont des signes pour nous, gens de police.
d 'une prochaine recrudescence du banditisme.
C 'est pourquoi je vous remercie pour cette médaille qui, je l 'espère, me
donnera l 'enthousiasme pour la poursuite d 'un métier que j 'ai choisi
'aime.
Vous pouvez maintenant vous approcher du buffet.
Vous ne connaissez pas ma famille, non ?
Vous n 'êtes que compagnon.
Ma femme.
Félicitations, monsieur, il vient son frère.
Le frère de ma femme.
Mon Seigneur. Ma fille.
Et mon grand.
Je vous parle aussi bien de papa.
C 'est vrai, c 'est vrai. En tout cas, monsieur, j 'ai beaucoup entendu parler
de vous. Chaque jour, mon mari me chante vos louanges. Moi également, je connais
toute la famille.
Eh bien, nous étions prêts pour nous rencontrer, voilà.
je ressemble à Annabella. Je ne ressemble pas du tout.
Si mes collègues me voyaient.
Qu 'est -ce qu 'ils diraient, vos collègues ? Ils seraient jaloux.
Je crois qu 'ils penseraient que je suis amoureux.
Qu 'est -ce qu 'on voit quand on est amoureux ? C 'est quand on retombe en
enfance. Allô ? Allô ? Allô ? Vous pourriez parler plus fort ? Je ne vous
entends pas du tout.
Allô, vous m 'entendez comme ça ? Oui, ça va mieux. Mais où êtes -vous ? À New
York.
À New York ?
Qu 'est -ce que vous faites à New York ? Je suis ici pour deux ou trois ans.
C 'est horrible ! Je ne vais pas vous voir pendant deux ou trois ans.
de déjeuner comme ça, si loin l 'un de l 'autre.
Oui, oui, c 'est ma mère qui organise ça.
C 'est pour l 'intimité. Ah bon ? Remarquez, c 'est particulier, c 'est
Je crois que ce serait peut -être mieux encore comme ça, vous allez voir.
Mais c 'est très choquant, ce que vous faites là.
Choquant ? Vous n 'en avez pas compte, c 'est ma mère entrée.
Je vous fais peur ? Mais est -ce que vous avez déjà vu des gens, à table,
déjeuner comme ça, si proches l 'un de l 'autre ?
Moi, je n 'aurais pas vu qu 'il déchaine si loin. Non, ça, je n 'ai jamais vu.
C 'est ébendant, ton boxeur.
Bon,
qu 'est -ce que j 'en fais ? Il n 'y a pas de vol ici.
Alors ? Hop ! Attends.
Tu ne sors pas de la famille.
C 'est combien ? Un petit million à peine.
C 'est une petite banque alors.
Allez.
Tu ne veux pas aller faire la vidange de la voiture après le déjeuner ? J 'ai
déjà vidangé hier.
Tu peux le dire plus tôt.
Article 213.
Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille.
Ils pourvoient à l 'éducation de leurs enfants et préparent leur avenir.
Les mômes, ça peut se faire sans l 'article 213. Vous êtes d 'accord avec
Oui ! Article 215.
Les époux s 'obligent mutuellement à une communauté de vie.
Le 215, là, c 'est carrément la prison. Il y en a un qui est en taule et l
'autre qui sert de gardien et vice -versa. Je pense que vous êtes tous d
'accord. Oui !
On fait la petite bise.
Ça suffit.
Très court, la petite bise.
Monsieur Bruno Deschamps, consentez -vous à prendre pour épouse Mademoiselle
Dominique Blanchot, ici présente.
Oui. Mademoiselle Dominique Blanchot, consentez -vous à prendre pour époux
Monsieur Bruno Deschamps, ici présent. Oui.
Au nom de la loi, nous vous déclarons unis par le mariage.
Puisque les articles du code civil n 'ont pas de sens, le mariage n 'en a pas
non plus exact.
Donc, au nom des pouvoirs que je me donne, je vous déclare unis par les
liens de l 'amour libre pour le meilleur et pour le pire.
Pourquoi ils ont choisi Vichy ? Comment, pourquoi je t 'ai choisi ? Ah, ça, ça
me paraît évident.
Tu es pas soif ? Je vais aller chercher quelque chose à boire. Si on trouve
encore de la bière.
Tu gardes ma place ? Petite bise. Petite bise ? Je trouve cet hôtel et
cette ville sinistres.
Il va falloir que tu t 'y habitues, mon amour.
Il va falloir que tu t 'y habitues parce que la France, maintenant, c 'est
Vichy.
Elle est belle, ta France.
Des malades de trop qui chassent des malades du foie.
La France, c 'est aujourd 'hui, qu 'est -ce que c 'est ? Qu 'est -ce que c 'est
? C 'est un homme libre ou un homme occupé.
Et moi ? Qu 'est -ce que je deviens dans tout ça ? Toi ? Tu deviens une des plus
grandes dames de Vichy, donc de France.
Ah oui, encore la France, la France.
Tu sais ce qu 'elle est maintenant, ta France ? La putain de l 'Allemagne.
Où est -ce que t 'es allée chercher ça ? En regardant autour de moi.
La pute de l 'Allemagne, je te dis.
C 'est pour ça qu 'on la parle dans des hôtels, comme un vichy.
Il n 'y a pas de cintre.
Le lit est dur.
Tout ça va s 'arranger.
Et toi ? Qu 'est -ce qu 'ils vont faire de toi ? Moi ? Moi, je vais participer à
la nouvelle organisation de la police de Vichy.
Mais il n 'y a pas de voyous à Vichy. Non, mais il y a le fric qui arrive. Et
quand le fric arrive, il y a les voyous qui suivent.
Allez, viens dans mes bras au lieu de grogner comme ça.
Tu sais, si je m 'ennuie, ça dépend un peu de toi.
Ah oui ? Ben alors... Allons essayer le lit, voir un peu comment il est fait, ce
lit.
Allons essayer ça.
Justement, je voulais faire la sienne. Ben oui. J 'ai très sommeil.
Maréchal, nous voir. Oh, mal au truc.
Les Français fuient dans le plus grand désordre, en voiture, à bicyclette et
même à pied, les territoires occupés par la victorieuse armée allemande, étonnés
de trouver si peu de résistance.
L 'avance de cette armée est stupéfiante. Le 20 juin, les troupes
déjà dépassé Lyon, Poitiers, Angoulême, ayant des antennes jusqu 'à Valence,
Grenoble, Bordeaux et Brest.
Pour le maréchal Pétain, l 'heure est venue de cesser le combat. Un combat qui
'avait pour ainsi dire pas eu lieu.
La ville d 'eau de Vichy, en raison de ses nombreux hôtels, fournissant des
locaux disponibles, est choisie pour être la nouvelle capitale de la France.
L 'armistice avec l 'Allemagne est signé le 22 juin. L 'armée française est
aussitôt désarmée et démobilisée. La France est désormais divisée en deux
une zone occupée et une zone libre, coupée par l 'axe Genève, Châlons,
Vierzon et Tours. Déjà dans de petits villages de chez nous, séparés par la
liste de démarcation, Les drames quotidiens s 'amplifient. Des hommes
obligés, chaque matin, pour aller à leur travail, de présenter leurs papiers.
Mais tout cela n 'est pas si grave.
Tout cela fait partie d 'une guerre qui ne s 'annonce pas si mal que ça pour la
France vaincue, puisque l 'Allemagne fait des propositions apparemment
intéressantes.
Vos papiers ?
Je
repasserai ce soir ? Tu
parles d 'une bande de connards.
T 'es sûr que tu veux réviser ?
L 'argent suit toujours les planqués.
À ce moment -là, il y a un max de planqués à Vichy.
T 'as une idée pour passer ? J 'ai.
Si c 'est comme pour Marcel Servin.
Pourquoi il n 'a pas eu de mauvaise idée ? Non, il en a. Il va en avoir des
bonnes. Elles sont très chères.
Tu peux me passer 10 sacs, s 'il te plaît ? Qu
'est -ce qu 'il va faire ?
Regarde la flotte, regarde la flotte.
Au moins pas toi.
Au moins pas toi, je te dis.
Maman, si t 'as ton maillot de bain... Qu 'est -ce qu 'il a dit ? Je sais pas,
il parle d 'un maillot de bain.
Ah ! Dis, François !
Plus
t 'y rabites, plus tu vas sécher.
Accélère ! J 'ai pas de frein.
Quoi ? J 'ai pas de frein. T 'as pas besoin de frein, faut aller plus vite.
C 'est que tu ressembles à Vietto, toi.
Quoi ? J 'entends pas.
Appuie ! J 'ai pas de frein.
Quoi ? J 'ai pas de frein. On te demande pas de freiner, accélère ! Maniez
-vous, les mecs ! Il y a plus de 49 kilomètres ! Ce qui me fascine, c 'est
400 millions de Verts de la France tous les jours à l 'Allemagne.
Ces 400 bris qui passent bien par quelque part.
La Suisse, je te dis.
Tu vas te le répéter, il n 'y a que ça de vrai, la Suisse.
On est arrivé à Vichy, vous parlez déjà de la Suisse.
Oui, il n 'y a que la Suisse.
Il n 'y a que la Suisse, il n 'y a que la Suisse. Comment t 'expliques que tous
les voyous sont en Paris ? Mais ce n 'est pas pareil, les voyous travaillent
pour la con.
D 'ailleurs, je me demande bien pourquoi on n 'est pas en train de travailler
pour lui.
Je ne veux plus entendre parler de ce mec -là. Tu peux entendre parler, tu
peut -être content quand on t 'en parle un jour.
Monsieur ? Bouche sèche.
Visuel, mais efficace.
Salut, Joe.
Jean -Luc Corse.
Monsieur ? Le mammouth.
T 'en fais combien, du coup ? Une quinzaine.
Bon, faut que je leur parle.
Qu 'est -ce qui se passe ? Je vais vous expliquer.
Alors, c 'est pas grand que ça.
Qu 'est -ce que tu fais là ? C 'est grand, mon homme.
Salut, mon homme.
Alors, toujours aussi fou ? Tu roules sur l 'or, maintenant ? Ça ne tient qu
toi de rouler sur l 'or, tu vas voir.
Ce que je viens vous proposer, c 'est ce que les Allemands vont faire à moi
-même.
Premièrement, la liberté.
Deuxièmement, le fric.
Le fric et la liberté, deux choses que les résistants ne pourront jamais vous
offrir.
Un troisième avantage que j 'espère vous serez apprécié.
À partir de maintenant, si vous acceptez, vous êtes blanc -bleu.
Plus de casier judiciaire.
L 'impunité totale.
Une dernière chose.
Votre patron, c 'est moi.
Et mon patron, c 'est le chef de la Gestapo.
Les Allemands peuvent tout.
Absolument tout.
Plus vous serez efficace, plus vous serez libre, riche et impuni.
Voilà, c 'est tout.
Tout ça, c 'est bien beau, mais financièrement, ça se présente comment ?
Monsieur Bonnier va vous expliquer.
Tous les sans -juifs, vous aurez droit à un hold -up protégé par la Gestapo et
la police française.
Tous les sans -communistes, même chose.
Et profitez -en, les guerres de sentence, c 'est terminé.
Celle -là ira très vite, les Allemands ont la frite.
Les cures, les termes, le maréchal, j 'en ai vraiment ras -le -bol.
Un gabin aussi noche, on peut peut -être aller le voir.
Mais j 'en ai rien à foutre de gabin. Moi, ce que je veux trouver, c 'est une
grosse affaire.
Je vais peut -être me répéter, mais les grosses affaires, c 'est à Paris que ça
se trouve, toujours.
Chez Bonnier et Laffont, c 'est tout. Je veux dire, si on pouvait se donner la
peine de passer du juif en zone libre, on pourrait se faire un maximum.
Toi, avec les temps qui courent, tu oublies le mot juif.
Hein ? Tu comprends ? Oh là là, mais qu 'est -ce qu 'elle joue mal, cette bonne
femme, c 'est pas possible.
Elle joue aussi mal.
Tu connais mon musique, toi.
Je n 'étais pas plus haut que ça que ma mère m 'apprenait déjà à jouer du piano.
Évidemment, je ne t 'ai jamais vu en jouer du piano.
Par pudeur.
Tu parles, si tu savais en jouer, ça fait longtemps qu 'on le saurait.
Tu veux que j 'aille demander le piano à la dame ? Non, non.
Non, non, non.
C 'est inutile.
J 'ai fait un vœu.
Je ne rejouerai qu 'à la fin de la guerre.
Et ce jour -là, je jouerai en marseillaise.
L 'eau de Vichy ne te serait pas remontée un peu à la tête, non ?
Tu sais qu 'en ce moment, pour des millions de Français, leur seul droit se
résume en tickets.
Et toi, tu fais la gueule.
Je parle de mon bonheur et tu me réponds « tickets d 'alimentation ». Y aurait
-il aussi des tickets pour le bonheur ? Ecoute... Être flic en temps ordinaire,
c 'est déjà très difficile.
Mais cette flic à Vichy... Tu pourrais être gaulliste à Londres.
Ils peuvent rien pour la France.
Ce sont des bons qui ne peuvent pas être bons.
Désolée de te dire que l 'histoire se passe ailleurs et sans toi.
D 'ici trois mois, nous ne sommes plus à Vichy.
En vitel ? Non, j 'ai reçu ma nomination pour Paris.
Tu ne le disais pas.
Je suis en contact avec Pierre Bonny.
Qui est -ce ? C 'est un ancien inspecteur de la rue des Saucers.
Il dirige maintenant le service français de la Gestapo à Paris. Mais je crois
que c 'était un ancien truand qui dirigeait la Gestapo.
Oui, exact.
Seulement, le lafond dont tu me parles est associé avec Pierre Bonny.
Bon, écoute, si on change de sujet... Tiens, vous avez entendu, là,
non ? Quand on a vécu toute sa vie à Paris, c 'est dur de mourir avec chez
T 'as raison.
Il faut absolument trouver un moyen de se barrer.
J 'ai.
J 'ai.
Gabriel Fermier ? C 'est mieux que Simon Choulet, non ? Et moi, Jacques Fermier.
Vous êtes tout le temps ensemble, on vous prendra pour deux frères. Et toi, t
'as pas ?
Fermier Lola.
C 'est une autre soeur, alors ? Sa femme.
Et bien, comment t 'as eu ça ? Quelques clous, avec un collaborateur de Laval, l
'autre jour.
Bon, l 'addition, s 'il vous plaît.
Vous mettez tout ça sur 240.
Quelle chambre 240 ? Chambre de Laval.
Mais c 'est rien passé, Eva.
Encore une cour trouvée par le groupe. Elle travaille bien.
Je trouve que ça mériterait une petite bise.
Une autre, je trouve.
Mon père.
Merci.
Madame.
Merci, madame.
Permis aussi.
Oui, oui.
Dans ce cas -là, je suis obligé de vous demander de quitter le compartiment pour
quelques secondes.
Simple vérification.
Mesdames, s 'il vous plaît.
Un peu plus vite, s 'il vous plaît.
Non, pas vous, mon père.
Je m 'excuse, mon père, mais il y a tellement de juifs qui se promènent
en curé.
Je vous demande de relever votre soutien.
Je vous demande de relever votre soutien, s 'il vous plaît.
Relevez votre soutien.
Un peu plus vite, s 'il vous plaît.
Parce que quand j 'étais petit, je faisais pipi de travers et puis on m 'a
opéré.
Je sais.
Depuis 1939,
il y a beaucoup de juifs qui font pipi de travers.
Entrez, madame, s 'il vous plaît.
Monsieur, vous aussi.
Je présume, monsieur Fermier, vous aussi, vous faites pipi de travers.
Écoutez, monsieur, nous ne comprenons pas très bien ce que vous voulez dire.
Nous connaissons très très bien M. Laffont. Qui ? Oui, M.
Henri Laffont, de la rue Lauriston à Paris. Qui est -ce, Laffont ? C 'est
le nouveau directeur de la Gestapo française.
C 'est ce que je disais tout à l 'heure.
C 'est un ami à mon mari.
Et à son frère.
T 'as mis ? Ce soir, il faut que tous ces messieurs soient convaincus de leur
séduction. Alors que personne ne demande d 'argent.
Personne ne demande d 'argent, c 'est très important, même pas les mecs.
C 'est M. Lacan qui réglera tous les frais.
Alors vous m 'attendez là, je reviens tout de suite.
Monsieur Harry, les filles sont là, vous voulez les voir ? Avec plaisir, faites
la rentrée tout de suite.
Bon, les filles, vous vous mettez le don des fauteuils là -bas.
Bon, on prendra ça plus tard.
Bonny, viens voir, il y a les filles.
Excuse -moi, c 'est pour la taxi, tout ça ? Non, mais vous inquiétez pas, ça
ce soir. Oui ? Oui, oui.
Il faudrait qu 'il y ait un peu plus d 'heure. Non, mais il y aura, il y aura.
Oui ? Oui.
Ils sont pas timides, au moins ? Le contraire de la timidité. Ah bon, parce
ces messieurs, eux, sont très timides. Non, mais vous inquiétez pas, ça ira.
Non.
Mesdames, je compte sur vous ce soir.
Ça va, j 'ai compris.
Je préfère ne pas vous voir que de vous voir comme ça.
Quant à toi, pas du tout, pas question.
Il y a Jacques et sa bande qui viennent d 'arriver.
Oui ? Ah, ils tombent bien.
Dis -moi, tu veux pas t 'occuper de cette histoire de costume ? Non, mais
regarde -moi ça.
Le roi de l 'attraction avant.
On va nous marcher noir.
Merci de nous avoir senti bien.
C
'est
un plaisir.
Je prépare une petite fête pour ce soir.
Et j 'aimerais bien que vous fassiez partie des nôtres, si vous pouvez.
Oui, oui.
Vous auriez pu au moins me donner vos tailles.
Alors, cette guerre... Je crois que je n 'ai pas encore trouvé le bon mode d
'emploi. Qu 'est -ce que tu me racontes ? La guerre, c 'est le temps de paix des
voyous.
Du foie à vanne, mais du vrai belge.
Ben voilà, si ça t 'intéresse, j 'ai plusieurs affaires à te proposer.
Très très bonnes affaires.
Seulement, il faudrait que tu saches d 'abord ce qu 'ils veulent exactement de
nous.
Mais qu 'est -ce qu 'ils veulent ? Je sais pas.
C 'est simple.
Premièrement, transformer tous les soldats en civils.
Deuxièmement, transformer tous les civils en collabos.
Et troisièmement, transformer tous les collabos en Aids.
C 'est simple. Mais enfin, tu m 'expliqueras.
Monsieur Laporte !
Vous voulez écouter la musique ? Oui je veux bien.
Parce qu 'il faut quand même que je m 'habitue à l 'idée de bande de juifs.
j 'aime ça.
Demain, on fait un coup.
Tu vas voir le mécanisme, si tu veux. D 'accord.
Et ça ne vous gêne pas d 'arrêter des Français ? Mademoiselle, en temps de
ce sont les Français qui nous arrêtent.
Bon, allez, on va y aller.
Et puis alors, encore même, ce que tu as fait pour nous, c 'est... Demain.
En fait,
ce qui fit la grande différence entre Hitler et ses prédécesseurs, c 'est qu
organisa sa guerre avec des antennes de voyous dans toute l 'Europe, plus comme
un grand patron de la mafia que comme un homme d 'état respectueux de certaines
règles. Cette arrestation d 'une famille juive...
Et la récupération de ces biens explique nettement comment, grâce au vol, aux
raquettes et à l 'extermination de 6 millions de créanciers innocents, Hitler
put financer, seul, face au monde entier, la guerre la plus chère de tous
temps.
Berlin ?
Pour
l 'instant.
Coloristan ? Berlin ? Gestapo ? Ils
aiment bien le marbre, non ? Gestapo ? Berlin ?
Coloristan ? Berlin ? Gestapo
? Madame, s 'il vous plaît.
Où sont les tableaux dont vous nous aviez parlé ?
Je vous en prie, nous vous suivons, madame.
Dis donc, t 'as de la chance aujourd 'hui, tu tombes sur un bon coup.
Alors, t 'as compris le principe ? Les domestiques et les concierges, eux aussi
ont plein de petits comptes à régler.
Très joli, ces dessins.
Qui est -ce qui nous a mis sur ce coup -là ? Jean de Corse et le mammouth.
Et non.
Ils vont se faire un max dans cette affaire.
Ici ? Merci
madame.
Et ça s 'ouvre comment ?
Tu avais été boxeur, tu aurais sûrement été disqualifié.
Oui, tu crois plutôt que j 'aurais été champion du monde.
Alors, 50 % pour les affaires que toi et ta petite bande vous nous procurez, et
50 % pour moi et mes associés.
Oui, c 'est clair.
Et toutes les concierges marchent au ticket de Ravetani ? Pas seulement les
concierges, mademoiselle, parlez tant qu 'il faut.
D 'ailleurs, vous n 'allez pas vous limiter aux concierges.
... ... ...
...
quelque chose.
Vous pouvez m 'aider à aller descendre, c 'est pour le train de Paris.
Merci, il faut que je vous... Vous êtes toute seule, vous n 'avez personne pour
vous aider.
C 'est difficile en ce moment, vous le savez, l 'ambulance est tout à fait...
Mais qu 'est -ce que c 'est ? C 'est la résistance. Mais ça vient !
Appelez gentiment
les deux guignols qui sont sur le pied. Mais c 'est pas moi, mon Dieu ! Appelle,
je te dis. Mais c 'est pas...
Non, c 'est un caoutchouc ! Allez, on s 'en fout de là !
Continue, continue, t 'occupes pas, vas -y, mets toute la gomme !
On a une demi -heure avant le passage du prochain train.
On y va.
Le camion, merde !
Avance
plus, le camion ! Voilà.
C 'est la guerre.
Exact, depuis 39.
Je suis là un coup de main, oui.
Il y en a beaucoup.
Numéro 12.
Gestapo. Toit noir, à paillettes.
Numéro 12.
Gestapo.
Numéro 13.
Confiance.
Satin brodé, réhaussé de fièvrerie.
Cette nuit, dans l 'Aisne, des résistants ont attaqué un convoi
violent pour la 753ème fois l 'armistice du 22 juin 40.
Les terroristes, qui étaient environ une trentaine, ont sauvagement abattu cinq
soldats de la Wehrmacht et se sont emparés d 'une partie du train qui
les dommages de guerre dus à l 'Allemagne par la France vaincue. Cet
perpétré avec la complicité de terroristes anglais, le chef de gare
formellement reconnu le matériel britannique, ne fait que détériorer les
rapports entre Vichy et les autorités d 'occupation. En représailles, 50 otages
seront pris au hasard parmi la population de Lens. Ces otages seront
dans 4 jours si, passé ce délai, les résistants ne rendent pas leur butin aux
autorités allemandes.
Je suis pas un résistant, moi. Je suis déserté en 39.
T 'es résistant, toi ? T 'es résistant, toi ? Mais non, on n 'est pas résistant.
Fallait pas le dire au chef de gare.
Ouais, bah, je sais pas trop ce qui se passe.
On était pas à 30, on était 5.
5, c 'est vraiment des menteurs.
Je suis pas un résistant, j 'ai l 'air d 'un résistant.
Je suis un petit voyou, un petit gonfret, un petit truand, sans idéal,
Résultat d 'être un petit voyou sans idéal, tout ça, t 'as quand même 50 mecs
sur la conscience.
Ben quoi, faut les rendre. Ah non, non, pas question. Moi j 'en ai rien à foutre
de leur guerre, ils ont qu 'à faire sans moi.
J 'ai rien à voir là -dedans. Ah non, pas question.
Sous -titrage
MFP.
Mesdames et messieurs, un incident regrettable nous oblige à prendre
précautions.
Je vais donc demander aux hommes dans cette église de nous suivre.
Pour une simple vérification, je vous en prie, monsieur, facilitez -moi les
choses.
Suivez -moi, s 'il vous plaît.
Brisez les gens à la porte.
... ... ... ...
Sous -titrage MFP.
C 'est pas Romand ? C 'est pas Lativolé ? C 'est pas le réseau Apollinaire ?
C 'est pas non plus le sixième cuir à scier.
Non, alors c 'est les truands.
Ce mec -là, il s 'en pire que la guêche de ta peau.
Y 'a rien à faire. Quand un mec s 'est mis à spéculer pour son propre compte,
que ce soit en temps de paix ou en temps de guerre, il fout la merde.
Ouais.
Il a bon dos, la résistance.
C 'est peut -être bonnier à fond.
Oh non, ceux -là, ils sont trop mouillés avec le cache -tapouille. On ne
prendrait pas des risques pareils.
Tiens, essaye de savoir où sont les otages. On donne un coup de main.
... ...
...
... ...
... ...
Oui.
Oui.
Un instant.
Oui.
Le camion dont vous parlez est bien là.
Reste à savoir ce qu 'il y a dedans.
... ... ...
...
... ... ... ...
A toute personne, il pourra nous fournir des renseignements sur les résistants.
100 000 ? Un million.
Et prenez -le, M. Laffont, que les résistants nous ont rendu les camions.
C 'est une chance, parce qu 'il commence à croire que c 'est un des leurs qui
avait fait le coup.
Françoise, faites libérer immédiatement les otages.
Et prévenez Lafon, qui m 'appelle. Je suis à la Gestapo.
Oui, tout est arrangé.
Deux millions.
Deux millions.
Toi, tu lui emmènes une bouteille de ton rouge de merde ? Ça va
?
Ça vous fait pas trop souffrir, dans les restrictions ? Dis donc, filantope,
comment ça va se passer pour notre affaire ?
Qu 'est -ce que ça veut dire, ça ? Ça nous a pas prévenu quand t 'as rendu le
camion.
Exact.
Vous aurez votre part après la guerre.
Après la guerre, on n 'en a rien à foutre, nous.
On n 'en a rien à foutre, des quatre rayes de clafond, vous faites chier.
Allez... Pour détendre l 'atmosphère, moi, je vais vous faire écouter un petit
dit. J 'ai acheté au marché noir.
Cinq kilos de beurre. C 'est pas cher, hein ? C 'est pas cher pour cinq kilos
beurre.
D 'où, René, il marche, ton truc 1900 ? Bien sûr.
Vous
savez
pourquoi les Américains vont gagner la guerre ? Vous ne savez pas, hein ?
Parce que les boches ne sont jamais capables de faire de la musique comme
Je vais parler slow.
Oh, monsieur.
On m 'a dit imaginable, Banda Hitler, faire de la musique pareille, des slows.
C 'est bien passé ? Très bien.
Je m 'emmerde pas pendant que je reste ma vie à la Gestapo.
Pourquoi vous faites la tronche, vous ? Je vais t 'expliquer.
Pourquoi ils font la tronche ? Je t 'expliquerai. D 'accord.
C 'est défendu, écouté, radiolongue. C 'est pas radiolongue, c 'est un livre.
Mademoiselle.
Mais c 'est défendu aussi, écouté, les titres américains, mademoiselle.
Je m 'excuse.
Monsieur, votre établissement va être fermé. Mais il est déjà fermé.
C 'était merde, ce gros -là.
C 'est vrai qu 'il s 'est joué.
T 'as bien fait de rendre les tableaux.
Vous serez gentil à venir à la commandantieuse, à soi. Vous cherchez
disque. Prends vite.
Tu es le mariage parce que t 'es enceinte.
Ça va pas, non.
Tu passes ton courant, mais elle est dans la merde.
Et la Gestapo file deux briques pour Matron.
Et toi, tu veux publier les bancs.
On peut trouver un coin secret à la campagne.
Et ça t 'avancerait à quoi ? Et puis alors ça, arrête. Qu 'est -ce que c 'est
que cette peinture sur tes cannes ? Coute à canne, acheter des bannis
Non, mais tu te rends compte de tes petits problèmes, ça ? Les bannis
'est eux le maire.
Tu sais ce qu 'il te fallait ? Toi, c 'est un notaire.
Ça aurait été bien qu 'un enterre.
Salaud. T 'es qu 'un pauvre petit mec.
Tu veux que je te dise une chose ? T 'as la trouille parce que je vais avoir un
môme. Rien que ça.
Jigolo. Jigolo il t 'emmerde. Maintenant tu me fais chier.
Que je t 'ai attrapé.
Entre.
Ben, entre.
Où est ton mec ?
Tu portes des cravates là -dessus ? Je l 'offre une à chaque client.
Tu l 'auras profilé complet ?
Et ça aussi tu l 'auras ?
Je connais personne.
Tu sais qu 'il existe des méthodes pour faire parler ? Je sais.
Alors tu vas nous suivre.
Je peux prendre mon sac, quand même ? Bien sûr.
Jacques, viens, viens voir, viens.
Allez, voilà.
C 'est qui, là ? C 'est toi, c 'est toi.
Crue -toi.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Une embrouille, quoi.
Tu seras plus utile ici.
Bon, ça va, j 'ai compris. Qu 'est -ce que t 'as compris ? On va avoir deux
potes en moins.
Tu me dis où est ton mec que je fais arrêter l 'ascenseur.
Mon mec, c 'est plus important que ma vie.
Là, on va s 'arrêter l 'ascenseur, c 'est vraiment l 'enfer.
Vous savez comment parler le français sans accent ?
Si tu veux rien dire, je vais être obligé de t
'envoyer, c 'est la fin.
Quand vous aurez la tête dans l 'eau, si vous avez envie de me dire quelque
chose, vous n 'aurez qu 'à ouvrir les mains.
On vous demande au téléphone.
Bon, allez, remontez là, on arrête tout.
Allô ? Vous avez pris ma femme, j 'ai kidnappé la vôtre.
Si vous me la rendez, je vous la rendrai.
Si vous me l 'abimez, je l 'abîmerai.
Puis si vous tuez ma femme, je tuerai la vôtre.
Je vous rappellerai ce soir pour vous dire ce qui se passera.
Comment elle va ?
Comment elle va ? Mal.
Qu 'est -ce que ça veut dire, mal ? C 'est pas très mal.
Bon, allez, il faut la monter dans mon bureau, vite.
Allez, vite, vite, vite.
Fondez -moi la merde. Qu 'est -ce qui se passe ? Je sais pas, j 'ai rien compris
d 'une histoire d 'otage.
Avec ma femme.
C 'est sûrement un coup de bluff.
Allez, vite, dépêchons -nous.
Mon téléphone est chez moi pour voir si elle a répondu.
S 'il y a personne, vous appelez mes parents.
Henri, comment ça va ? C 'est pas bruyant, elle est un peu très bas.
Il faut que tu me la retapes.
Qu 'est -ce qu 'il a ? Je vous en prie, il est malade.
Qu 'est -ce que c 'est ? La tuberculose.
Mais il n 'avait rien la semaine dernière. Vous savez, la tuberculose, ça
très très vite. Allez -y.
Vous savez comment on a su que vous confessiez régulièrement ? Non.
Votre concierge.
Ça nous a quand même coûté 5 kilos de beurre et 2 litres d 'huile.
Désolée.
Ce n 'est pas grave.
Je viens d 'avoir votre mari au téléphone.
Ne t 'inquiète pas, il va bien.
Arrête de jouer avec ce bouchon, tu ne veux pas que tu énerves Madame.
Pardon.
Non, ça ne m 'énerve pas du tout.
Ah bon ? Ah, continue.
Bon, moi, ça m 'énerve.
Ça va finir mal, ces choses -là.
Et ça ? Celle -là, tu me la retapes avant ce soir.
Oui,
oui.
C 'est des chansons de vos beaux -parents.
Non, non, je t 'entends pas.
Faites monter.
Faites monter.
C 'est toujours aussi nistante.
Ça, c 'est vrai. Tout à l 'heure, moi, j 'ai essayé d 'établir le contact. C
'était pas sérieusement.
En tout cas, s 'il viole ma femme,
on viole à tous les deux.
Tu veux pas manger, hein ? Non ? Allez -y.
C 'est bon ? Mais...
S 'il tue ma femme,
je serai obligé de vous tuer.
Vous voulez du vin, encore ? Vous n 'êtes pas fâché, quand même ?
Ah non, on n 'est pas fâché, on est tous français.
Vous n 'êtes pas fâchée ? Petite bise.
Ça ne va pas.
C 'est pas mieux que toi.
C 'est bon, hein ? Une petite bise.
Il est fou.
Il est fou.
C 'est moi, alors.
Petite bise.
Vous savez,
Je ne pense pas qu 'il soit capable de tuer votre femme.
Qui ? Mon mari.
Mais avec qui il travaille ? Il ne travaille pas tout seul.
Mais vous, vous seriez capable de me tuer ? Lui, oui.
Sûrement.
Même si elle claque, il faudra s 'en servir pour les choses.
Leur faire croire qu 'elle est vivante.
Quoi de blâme.
Pour un pique, ça peut enlever sa femme par un voyou, bravo. On ne peut pas le
maman.
Vous n 'en parlez pas à Lafon.
Il a tous les pouvoirs.
Lafon n 'a jamais rien sacrifié à cet intérêt.
Et la restitution de votre fille va à l 'encontre de ses intérêts. Je ne suis
pas du tout d 'accord avec vous.
Lafon a toujours adoré Dominique.
Il lui a fait la cour assez longtemps.
Maintenant, vous le dites.
Allô ? Elle est toujours vivante ? Alors, est -ce que je vous propose ?
Elle est vivante !
Si
elle est morte, j 'y serai pas.
Elle est vivante ? Elle est vivante ?
Elle est vivante ou merde ? Oui, elle respire.
Ma chérie.
Tu le sais bien passer, bravo.
A tout de suite à la maison, ma chérie.
Qu 'est -ce que ça veut dire, trouver à la maison ? A tout de suite.
Venez.
Ils t 'ont pas torturée ? Ils se sont conduits comme des vrais gentlemen.
Qu 'est -ce que ça veut dire, gentlemen ? Ça veut dire qu 'ils m 'ont pas rendue
dans le coma.
À quoi il ressemble ? Il est petit.
Et chauve.
Comment s 'appelle -t -il ? J 'ai pas échange de nom et d 'hôtel tous les
J 'ai toujours envie d 'épouser un chicolo.
Peut -être que j 'avais un chicolo à poser dans l 'enferme.
Maintenant, on le verra.
Bébé, je crois que c 'est fini.
Je te jure que j 'aurai la peau de toutes ces ordures.
La bande à Hitler va entendre parler de moi.
En France, oui.
Salut.
Comment m 'avez -vous retrouvé ? Il fallait me mettre un bandeau sur les
Et alors ? Je veux tromper mon mari.
Vous voulez tromper votre mari ?
Je vois ce que vous y mettez, c 'est pas mal.
Vous voulez m 'en revoir pour vous venger de votre mari ? Parce que j 'ai
ticket ? Je ne sais pas encore.
On commence quand ? Ce soir, si vous êtes libre.
Et vous, votre mari, vous laisse sortir le soir ? Ce soir, il piège un des
grands patrons de la résistance. Ça lui prendra bien la nuit.
Qu 'est -ce qu 'il ressemble ce grand patron de la Résistance ? Ça vous
intéresse ?
Gare de Lyon, au sud -afrique, pour tous les voyageurs à provenance de Lyon, une
vérification de l 'identité laissée passer et auspice va être appelée par la
police allemande à la sorte dédiquée.
Préparez vos papiers s 'il vous plaît.
C 'est des toilettes.
Là, derrière le mur, on attend que le train passe et on escalade.
Qui suis -je ? Je suis un mec qui a les comptes à régler avec la bande à Hitler.
Et qui cherche les associés.
Tarzan ? Et qu 'est -ce que vous apportez à vos associés ? Pas de l
'enthousiasme, mais surtout des renseignements de première main.
N 'y jetez pas de résistance.
C 'est trois montées dans le train, quand même.
Exact.
Qu 'est -ce qui vous a donné mon signalement ?
L 'heure à laquelle j 'arrivais.
Ça, c 'est une histoire de cul, mais enfin, vaut mieux se barrer d 'ici, non
Je vous raconterai tout ça dans la bagnole.
Il y a un colis pour vous, M.
Berger.
Merci, je vais le prendre tout de suite.
Prenez pas trop de risques, hein.
Salut.
Nouvelle.
C 'est de mieux en mieux.
Il n 'est pas trop fatigué.
Je ne sais pas s 'il tiendra les 15 zones parce qu 'il a du punch.
J 'ai jamais fait tirer.
Bon, alors là, il y a les 50 Zing, 50 Messieurs Schmitt, là, je sais pas.
Puis là, les réservoirs d 'essence.
Faut toujours d 'après, là.
Très bien dessiné.
Après la guerre, je t 'aurai une belle médaille.
Je m 'en fous des médailles.
Alors pourquoi tu fais ça ? Je vous l 'ai déjà dit, j 'ai un compte à régler
avec la bande à Hitler.
Tu veux boire un verre ? J 'ai bien une petite bière.
Avec de l 'eau.
Bon, on verra après la guerre.
Que tu faisais avant la guerre ? Moi, j 'étais mécano.
Marié ? C 'est pas flic dans le civil, non ? Depuis quatre semaines, toutes les
informations secrètes qui passent aux mains se transforment en tabotage.
Fabuleuse coïncidence.
Vous savez, c 'est pour maintenir le Japon.
C 'est Bruno.
Un joli jour, si le vent tourne, il fera à nouveau le jeu de la France.
Ben, j 'ai toujours fait le jeu de la France.
Et je ne vous ai jamais trahi.
Avouez quand même que par le temps qui court, ce sont deux options difficiles à
faire marcher en parallèle.
Très difficiles.
En tout cas, je vais ordonner une enquête dans mon service.
Et moi, je vais en faire une en dehors de votre service.
C 'est bien ici, monsieur.
S 'il vous plaît.
S 'il vous plaît.
Je vous en prie.
Je crois que ce n 'est plus la peine de vous présenter.
N 'est -ce pas?
Alors, madame, deux solutions.
Ou bien on téléphone à votre mari.
Ou bien... A qui vous donnez les renseignements ? Vous ne voulez pas me
le dire ? Madame, dans le mois de trois minutes, c 'est donc seulement
si vous n 'en dites pas à qui il a donné les renseignements que vous lui avez
transmis.
C 'est mon mari.
Enfin.
Votre mari quoi ? C 'est mon mari qui donnait les renseignements à la
résistance. Il travaille pour eux depuis 1942.
Vous m 'avez fait demander.
Merci, vous.
J 'ai des choses très importantes à vous dire.
Bruno, ce que je vais vous dire m 'est très difficile.
Entre.
C 'est les dernières.
Tiens.
Il est pas au petit Barbès, il est pas à la Rotonde, je sais pas.
Depuis qu 'il est avec ses résistants, on le voit plus.
C 'est de ta faute, hein, s 'il s 'est mis dans la tête de liquider la bande à
éclair.
La bande à éclair, la bande d 'eau.
C 'était le bon temps, hein.
Tu m 'entends ? Je suis sûre qu 'ils me trompent.
Qu 'est -ce que tu racontes ? Depuis quelque temps, ces chemises ont une
'odeur.
Moi, c 'est pareil. C 'est les lessives qui sont pas bonnes.
Non, mais... Là,
je sens rien, moi.
Là.
Oui, c 'est là.
Alors, tu sens ?
Ben non, je sens rien, écoute, qu 'est -ce que... Tu sens pas...
Raconte
-moi tout.
Mais qu 'est -ce que tu veux que je te raconte, moi ? Pourquoi ? Mais je sais
rien.
Si tu sais.
Raconte -moi tout, Simon, j 'ai tout.
Bon, écoute, alors...
Bon, alors, pour commencer, il faut que tu saches que, bon, tout ce qu 'il a
fait, c 'est pour la France.
Quoi ? Oui.
Je n 'ai jamais trahi, je n 'ai jamais fait de résistance.
Depuis 42, d 'après votre femme.
Vous me connaissez.
Très bien.
Dans deux ans, je vous ai vu capable de tout.
Patriote, collaborateur.
Alors, pourquoi pas agent double ? C 'est pour protéger son amante qu 'elle
me faire passer pour agent double.
C 'est pourquoi j 'ai besoin d 'y voir clair.
Ceci nous fera gagner beaucoup de temps.
Je vais maintenant faire entrer votre femme. Si c 'est elle qui a trahi, je la
tuerai. Les traîtres doivent mourir, n 'est -ce pas ? On dira plus tard que c
'est un meurtre passionnel.
Si par contre c 'est vous qui a trahi, je pense que vous aurez l 'élégance de
vous suicider.
On dira plus tard que c 'était un suicide passionnel.
Dominique, ce n 'est pas vrai.
C 'est vrai.
Maintenant, je sais.
Seul un résistant pouvait avoir un tel sort de sacrifice.
À qui donnez -vous des lancements ? Hé ! À qui donnez -vous des lancements ?
C 'est pas bon.
C 'est pas vrai.
J 'ai vu ta tête dehors.
Ma tête, à la soif, ma tête, c 'est ça que t 'as vu.
Je te jure que tout va bien.
Je te jure que tout va bien, oui.
Sur ma tête ? Sur ta tête.
Je ne me sajoure pas, alors.
Si.
Je fais les autres.
Tiens, regarde.
Un disque américain, parachuté de Londres cette
nuit, spécialement pour Lola.
Alors, tu me jures que tout va bien ? Je rejure.
Non, l 'autre main.
Bon, alors, je jure que tout va bien et qu 'il va bien.
C 'est qui, ce défi ? Je sais pas, mais c 'est américain.
Ça doit être chouette, l 'américain.
Tous mes compliments, Monsieur.
Je vous félicite, Madame.
Je vous félicite, Madame.
Je vous félicite, Madame.
Tous mes compliments, Monsieur.
tous mes compliments.
Eh bien, c 'est en toute simplicité et au nom du gouvernement provisoire de la
République, du Conseil National de la Résistance, du Comité Parisien de
Libération, que je vous annonce votre nomination comme deuxième adjoint préfet
de police de Paris.
Cette nomination me fait le plus grand plaisir.
J 'espère qu 'elle me donnera la force de lutter.
contre ce qui se produit la plupart du temps après chaque guerre, c 'est -à
-dire une énorme recrudescence du banditisme.
Un tout petit peu.
Et lui, qu 'est -ce qu 'il est devenu ? Après elle, c 'était le dernier des
collabos. D 'autres disent le contraire.
Et elle ? Les Allemands l 'auraient déportée.
Oui, je sais, la tienne est mieux que la mienne.
Pas vous, hein, madame ?
Tu m 'as pas dit.
Et lui, qu 'est -ce qu 'il est devenu ? Je sais pas.
Il me court après depuis dix ans, mais je le connais pas, tu sais, j 'ai jamais
vu.
Oh, moi, si je le rencontrais, je le reconnaîtrais bien.
Même dans un bal masqué, je le reconnaîtrais.
Dis donc, mon Jaco, maintenant qu 'on a une vraie médaille, on pourrait pas
trouver un vrai boulot, nous ? J 'ai essayé, tu sais.
Ça ne pressionne pas beaucoup les gens, les médailles.
On peut l 'essayer, non ? Oui, bien sûr.
Mais attention, l 'essayer et l 'adopter. Ah bon ? Oh non, non, non.
Ah oui ? Un blog chez Cartier ? Un blog
d 'attraction ?
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