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Allez, maman, on vient jouer à cache -cache. Mais oui, bien sûr, ma chérie.
Maman, tu triches pour bien se cacher les yeux.
Attends.
Ah, c 'est papa. Oui ? Allez, on joue à cache -cache. Oui, François.
Attends, attends, attends. Deux secondes, j 'ai papa au téléphone.
Attends, tu joues deux secondes. Deux secondes avec moi. Paris, tout de suite.
Tu t 'éloignes pas.
Oui, François.
Oui. Ah, ben non, pas possible. On est mercredi. On part à la piscine, là.
Et après, il y a ton cours de piano.
Pourquoi tu ne vas pas commencer ? Non, je suis en même temps. Arrête.
On en reparlera ce soir.
D 'accord.
Lui ? Lui ? Lui, on y va, là ?
Lui ? Vous avez vu mon fils avec le petit gilet bleu
? Non ? Lui ? Lui ?
Bien dormi ? C 'est moi, je rêve.
Debout avant midi, de bonne humeur, qui dit bonjour.
Et qui m 'a fait un café en plus.
Je peux poser la question ? Je ne savais pas où est passée ma fille.
Très drôle.
Bonjour, commandant.
Salut.
Attention, commandant.
Je crois qu 'il y a Héloïse qui nous fait une crête somnambuliste, mais Dieu,
ne faut surtout pas la réveiller. Wow, Willard, les gars. Moi qui pensais avoir
quelques encouragements pour mon premier jour de boulot.
Mais arrête, Tichari, tu vois bien.
T 'es super mimi, tu vas assurer grave.
Ouais, franchement, ça le fait.
Ouais, tu trouves.
T 'es super élégante.
Tu vas tout déchirer.
Tu sais quoi ? Je suis très fier de toi.
T 'assures, hein ?
Allez, salut le coteur.
Non mais je le cherche l 'appart là, c 'est une question de temps.
Arrête, tu vois pas qu 'elle déconne non ? T 'es ici chez toi, tu restes le
temps que tu veux.
Merci.
N 'empêche, ça fait plaisir de la voir en forme comme ça.
Elle a l 'air sereine par rapport au procès qui arrive.
Elle.
Oui, Olivier.
Ah, merde.
Roussin ? OK, j 'arrive.
Il y a un gamin qui vient de se faire kidnapper sur la plage du Prado.
Heureusement, Olivier a chez les parents.
On se rejoint à la BPM ? OK.
Toutes nos équipes sont mobilisées.
Une alerte enlèvement va être lancée.
Vous avez une photo récente de votre fils, là ? Oui.
Il partait de chez Gilles ce matin.
On va la transmettre à nos équipes.
La description de la camionnette va aussi beaucoup nous aider.
Merci.
Ils vont le retrouver, chérie.
Ils vont le retrouver.
Je vais me faire un café.
Il est mort tellement peur.
Je vous promets qu 'on fera tout pour le retrouver, Mme Gérard.
Vous êtes chirurgien à Latimone, c 'est ça, M. Gérard ? Oui.
Il s 'est passé quelque chose dernièrement à l 'hôpital ? C 'est pas
chose d 'inhabituel ? Un patient qui pourrait vous en vouloir ? Non, je... Je
vois pas.
Dernièrement, vous n 'avez rien remarqué d 'anormal ? Non.
Non, et puis je ne lui quitte jamais des yeux pendant ses activités.
Et donc, il est bien chargé, l 'emploi du temps de votre fils.
Vous n 'avez pas remarqué un changement de comportement chez un de ses
professeurs ces derniers temps ? C 'est ma femme qui l 'emmène à ses activités.
À toutes ? Oui, à toutes, oui. Mon mari a un travail très prenant et je m
'occupe de lui à plein temps.
Bien.
Nous allons avoir besoin des coordonnées de toutes les personnes qui ont été en
contact avec votre fils.
S 'il y a le moindre détail qui vous revient, vous n 'hésitez pas à nous
appeler.
À ce stade, chaque minute qui passe est cruciale pour retrouver votre fils.
Je n 'aurais jamais dû quitter les
yeux.
Ce n 'est pas de votre faute.
Un enfant roi, une mère surprotectrice.
C 'est assez courant chez des parents qui ont un enfant sur le tard.
Sauf que là, elle laisse aucune place au père. Il est complètement exclu de la
relation. Toi, t 'as quelque chose en tête ? Non, je sais pas.
Quoi qu 'il en soit, faut approfondir le profil.
Excuse -moi.
Allô ? Commandant ? Ouais, Jonathan.
La camionnette du kidnappeur a été signalée en haut du ballon des autres.
En haut du ballon des autres ? Ok, on y va.
Quittez la route de la corniche.
Passez par le port du ballon.
On est sûr que c 'est la bonne camionnette ? Affaire Mathieu, la
appelé a décrit le sticker du toroi à l 'arrière du véhicule.
C 'est la camionnette.
Garde -toi derrière moi.
Police ! Il est où le gars ? Arrêtez ! Qu 'est -ce qui se passe ? Il est où ?
Jérôme Newton, c 'est vous ?
Vous avez loué la camionnette à partir de 11h ? C 'est ça. Et vous pouvez même
consulter le profil du propriétaire.
Contactez -le, il vous confirmera. Romain Glaze.
Ouais, Jonathan, tu peux me repérer un certain Romain Glaze.
Ouais, et tu m 'envoies la scientifique.
C 'est bon, vous pouvez me libérer maintenant. Tu restes là.
On va vérifier ton emploi du temps de ce matin.
Mademoiselle, je peux avoir un citron pressé, s 'il vous plaît ? Oui, bien
j 'arrive.
Tout s 'est bien passé ? En place, c 'est mon premier jour, alors bonsoir.
Merci. J 'arrive, madame.
Un si completé, s 'il te plaît.
Ok.
Karine, va me faire un expresso.
Jolie ta jupe.
Dommage qu 'elle te boudine comme ça.
Allez.
Tenez.
T 'as rien appris, ta mère, non ?
Non, un truc pour que tu sois jolie.
Bon, allez, tombez. Va débarrasser les tables.
Allez, au boulot ! Il est toujours comme ça avec toi, lui
? Oh, bah, il me taquine, ça va, t 'inquiète pas.
Je n 'appelle pas ça taquiner, moi.
Mademoiselle, je peux avoir ma commande, s 'il vous plaît ? Ah oui, j 'arrive.
Merci.
T 'es sûre que ça va ? Oui, oui.
Ça va.
Fais attention à toi.
Bon, allez, allez, les gars, là.
Les premières paires, c 'est le primaire d 'Alain.
Tiens, nom de prénom, adresse, numéro de téléphone.
OK. Tiens, pas de noms, c 'est le primaire d 'Alain.
Merci.
Julien, j 'ai besoin des avis d 'alerte, tout de suite.
Jonathan a vérifié la libide de Jérôme Nussan.
Il était dans un magasin de bricolage à l 'heure de l 'enlèvement.
Vidéo à l 'appui. Et le propriétaire de la camionnette ? Je lui ai parlé, il est
à Strasbourg. À Strasbourg ? Oui, il nous a donné les codes d 'accès de son
compte e -drive. On a pu remonter jusqu 'au loueur de la camionnette de ce matin
et c 'était un certain Maurice Lafarge, directeur d 'un centre social.
Allez, allez, on est un gamin de 5 ans dans la nature, il faut y aller là.
Allez, on y va. Go, go, go.
Permis au public à ce temps -là.
On n 'est pas client.
Nous cherchons Maurice Lafarge. Les flics ? Bon, Maurice, vous êtes sûr de
chez ce coup -là ? Ouais, on est sûr. On est pressé, il est où ? Suivez -moi.
On est pressé. C 'est bon, il est là, il est à la radio de la station, là -bas.
C 'est l 'heure du quart d 'heure standard, avec la bande à
momo. Coup de cœur, coup de gueule, coup de mou.
La parole est à vous. Bienvenue à tous ceux qui nous écoutent, tous ceux qui
nous suivent sur les réseaux sociaux. Et nous avons un premier appel de Martin.
Salut, Martin.
Allez, cherchez. Tu peux pas, il est en plein direct.
Ah ouais ? Bonjour, j 'aimerais passer un message à une collègue de travail.
Salut, Martin. Tu écoutes toujours bel et bien la bande à Momo. Surtout, tu
quittes pas, on se retrouve après la pub.
C 'est toujours la meilleure de la radio.
Vous faites quoi, là ? En plein direct.
Commandant Matelier -Lambert, brigade de mineurs. On a quelques questions à vous
poser, M. Lafarge. Un endroit tranquille où on peut parler ? Suivez -moi.
Merci.
Qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? Vous étiez où ce matin entre 9h et
10h, M. Lafarge ? J 'étais ici à la radio toute la matinée, pourquoi ?
vous aviez les wind camionnettes ce matin avec l 'application eDrive.
Le compte eDrive est à mon nom, mais tout le monde l 'utilise ici au centre.
'est pratique pour aller chercher les meubles.
Monsieur Lafarge, vous êtes un homme de radio. Vous avez dû entendre l 'alerte
enlèvement de ce matin, non ? Oui, le petit garçon qui a été enlevé, oui, c
horrible.
Mais... Louis Gérard, 5 ans.
Kidnappé avec une camionnette, loué par votre compte.
Ce matin, à 9h.
Non, c 'est pas possible.
Vous devez bien tenir à un registre des locations, non ? Écoutez, il doit y
avoir une erreur. On a dû pirater le compte.
Le mieux, c 'est que vous voyez avec Quentin. C 'est lui qui tient le
des locations des véhicules. Venez.
Vous le trouverez là au premier à l 'atelier.
Mais allez -y doucement avec lui, c 'est un écorché.
Il a fait la tôle, la rue. Il est complètement réinséré. Allez pas me le
bousiller. On va faire attention.
Prenez l 'escalier, là.
Alors, on cherche Quentin.
Quentin ? Ouais.
Ouais, ça.
Quentin ? Ouais ? C 'est à propos de la camionnette qui a été l 'eau ce matin.
Tu sais qui l 'a prise ? Hé ! Hé, oh ! Ça tombe bien, je suis en forme en ce
moment.
Hé,
reste -toi là ! On vous a dit de se parler !
Il est rapide, lui.
Il est jeune.
Vous êtes ce que tu viens de faire à ma collègue, là.
Lâche -moi.
C 'est ça, mais lâche -moi. Bien joué, Mathieu.
C 'est bon, lâche -moi. Tu ne me tutoies pas, OK?
C 'est toi qui as loué la camionnette ce matin ? J 'ai rien loué du tout. Alors
pourquoi t 'as détalé comme un alapin quand on est arrivé ? Parce que c 'est
toujours pareil, vous les condés, même si t 'en as rien fait, vous trouvez
toujours un truc.
Parce que t 'as rien fait, toi ? Ah ouais, j 'ai rien fait, mais il y a le
farmer. Ah oui, mais monsieur a du mort, c 'est très très bon ça. C 'est quoi le
problème ? Qu 'est -ce qui se passe encore ? Vous avez quoi à me reprocher ?
sais combien on prend pour enlèvement et séquestration ? On prend 20 ans.
Enlèvement et séquestration de mineurs, on prend en perpétuité.
Alors tu réponds, Quentin.
Est -ce que c 'est toi qui as loué la camionnette ce matin ? Je savais pas que
tu allais faire ça.
Qui ça ? Je vous jure, moi je suis pour rien, je suis pas au courant. De qui tu
parles ? T 'as entendu ma question ? Mais je sais pas, putain ! Je fais ça
souvent, je loue des camionnettes avec le compte de l 'assaut et des fois je la
file à des types contre de la thune.
Putain, je voulais pas que Maurice soit au courant.
Donc tu fais de la soulogue pour te faire du black ? À quoi il ressemblait
qui t 'a loué la camionnette ? J 'en sais rien, je l 'ai pas vu.
J 'ai laissé les clés sur le contact, comme d 'hab.
Tu sais que complicité d 'enlèvement, ça peut coûter cher aussi ?
Putain, je vous jure, je suis pas au courant. Moi, d 'habitude, les mecs, ils
prennent juste la camionnette pour transporter, je sais pas, des objets
du camion, mais pas des mômes.
De toute façon, ce matin, quand j 'ai posé la camionnette, je suis allé boire
coup dans un bar pour se caster là. Le patrouille pourrait me dire que j 'étais
là. On va le vérifier, ça, je dis.
Fred a contacté le patron du bistrot.
Quentin était bien là -bas ce matin à l 'heure de l 'enlèvement.
Qui est derrière tout ça, c 'est vachement bien démerdé. On vient de
les résultats d 'analyse de la camionnette. Alors ? On a bien trouvé l
Louis et celui de Quentin, mais il y a un troisième ADN.
C 'est -à -dire ? Un ADN qui a une forte similitude avec celui du gamin.
Ce qui veut dire qu 'il appartient à un parent direct de Louis.
François Girard.
Vous avez retrouvé Louis ? Pas encore, madame Girard.
Nous venons chercher votre mari.
Monsieur Girard, veuillez nous suivre.
Toi ? Pourquoi ? Mais qu 'est -ce qui te passe ? Madame Girard, nous suspectons
votre mari d 'avoir enlevé votre fils.
Regardez la tête.
Vous me suspectez d 'avoir enlevé mon propre fils ? On a retrouvé un ADN
de celui de Louis dans la camionnette. Celui d 'un parent.
Vous allez avoir une erreur.
Bonsoir.
J 'étais sur le chemin de l 'hôpital ce matin.
François, il faut leur dire.
Mon mari ne peut pas être coupable.
Nous ne sommes pas les parents biologiques de Louis.
Il a été adopté.
Et pourquoi vous ne nous avez rien dit ? On pensait que ce ne serait pas très
utile pour l 'enquête.
Pardon ? François a voulu me préserver, commandant.
Quand j 'ai appris que je ne pourrais plus avoir d 'enfants, c 'était très
J 'ai fait une grave dépression. Je voulais mourir.
Je ne pourrais pas imaginer ma vie sans enfants.
Je rêvais tellement de porter la vie.
J 'avais des enfants.
Pauline est une mère formidable.
J 'ai appris à aimer Louis.
Aujourd 'hui, ce n 'est pas mon fils biologique.
C 'est n 'est strictement aucune importance.
Il est de plus que ma soeur.
Il est ma vie.
Et ben voilà, c 'est mieux en pantalon.
Faut dire que c 'est pas évident de s 'habiller avec le corps que tu as, non ?
Il y a une taf, là.
Et ben voilà quand tu veux, hein ? Et tu passeras la serpillère après le
service.
Mais Karine, il a pas à te parler comme ça, hein ? Ça va, il fait rien, il le
fait tout le temps.
Il sait pas rien, Karine.
Et puis si tu le laisses faire, ça va être de pire en pire.
Je suis désolée, je me sens trop nulle.
Écoute, crois -moi, je m 'y connais, avec les mecs comme toi.
Quoi, c 'était arrivé ? Mais t 'as l 'air hyper forte.
Il m 'a manipulée, j 'étais sa chose.
Ça m 'a fait beaucoup de mal.
Et maintenant ? Maintenant, c 'est fini.
Et très bientôt, il va payer pour ce qu 'il a fait.
Faut que tu l 'envoies chier, Karine, ok ? Je peux pas, j 'ai besoin de ce job.
Et du boulot, tu peux en trouver un autre.
Non, je peux pas trouver un autre, c 'est pas le temps. Allez, ça va aller, d
'accord ? Qu 'est -ce que tu fais ? T 'as une tâche ?
Pistache.
T 'es malade, mais pourquoi tu fais ça ? Encore une.
Les filles, vous êtes malades ou quoi ? Mais ça va pas, non ?
Des années après, des parents biologiques décident de récupérer leur
Mais comme ils n 'ont aucun droit sur lui, ils décident de l 'enlever.
C 'est possible.
Donc toi, t 'as quelque chose en tête ? J 'arrive toujours pas à avaler les
explications des G .A.
Ils ont pas dit la vérité. Ils auraient dû nous dire tout de suite que le petit
Louis avait été adopté.
C 'est fréquent que des parents adoptifs aient du mal à accepter que leur enfant
n 'est pas biologiquement le leur. Je suis sûre que Louis n 'est pas au
On va du nouveau ? Justement, je vous attendais. J 'ai vérifié les papiers d
'adoption de Louis et c 'est naissant sous X.
La mère a couché sans laisser aucune trace de son identité.
Il y a un truc intéressant.
Regardez qui a signé, là.
Virginie Lafarge.
Un lien avec notre animateur radio, Maurice Lafarge ? C 'est sa femme.
Elle travaillait au service d 'adoption de Marseille.
Travaillait, tu dis ? Elle est décédée il y a deux ans d 'un cancer.
Super. Mais c 'est pas tout.
J 'ai aussi trouvé autre chose.
Regardez ces photos, là.
Lafarge et Gérard ont travaillé pendant cinq ans dans la même ONG.
François était médecin et Maurice gérait le dispensaire.
Attends. Quand on a mentionné le nom de Louis Girard tout à l 'heure, Lafarge n
'a pas dit qu 'il connaissait son père ? Tenez, je vous ai préparé une photo.
Ok, tu t 'occupes de François Girard et moi je vais me faire un petit quart d
'heure standard.
De quoi vous parlez ? Vous êtes qui ? Allô ? Allô ? Le numéro, c 'est pas
affiché.
Non, anonyme.
Monsieur Lafarge, il faut que je vous parle.
Commandant, j 'allais vous appeler. Regardez cette vidéo, c 'est l 'émission
cet après -midi.
Regardez.
On a reçu un appel anonyme.
Vas -y.
Et c 'est l 'heure du quart d 'heure standard avec la bande à momo. Coup de
cœur, coup de gueule, coup de mot.
La parole est à vous. Bienvenue à tous ceux qui nous écoutent, tous ceux qui
nous regardent sur les réseaux sociaux.
Et nous avons un auditeur mystère au téléphone.
Maurice ? Oui, c 'est moi. Qui êtes -vous ? Le petit est avec moi.
T 'avais pas le droit de faire ça.
Tu vas payer pour ce que t 'as fait. Et de quoi vous parlez ? Vous êtes qui ?
Allô ? Allô ? Je crois que vous avez des choses à nous raconter, M. Lafarge.
Et François Girard aussi.
Tu n 'avais pas le droit de faire ça.
Tu vas payer pour ce que tu as fait.
Vous ne reconnaissez toujours pas cette loi ? Non.
Monsieur Lafarge, un enfant de 5 ans a été kidnappé. Alors soit vous me dites
que vous savez, soit je vous coffre pour obstruction à l 'enquête. C 'est clair,
ça ? Ça peut être que son père.
Son père ? C 'est qui son père, là ? Son nom ?
Stéphane Brizard, un junkie qui travaillait au centre il y a 6 ans
Vous pouvez m 'expliquer pourquoi son père biologique vous en voudrait ? C
à cause de Julie.
Julie.
Julie Dervieux.
Une fille du centre.
Elle avait une vingtaine d 'années à l 'époque.
Avec ma femme, on la considérait comme notre fille.
On animait le quart d 'heure standard ensemble.
C 'était ma meilleure chroniqueuse, de loin.
Toujours juste, pétillante, drôle.
Jusqu 'au jour où elle a rencontré ce Stéphane.
Sale type.
C 'est à cause de lui qu 'elle a commencé à se défoncer.
Moi j 'ai essayé de l 'éloigner de cet homme et un jour ils ont disparu tous
deux et on a cru qu 'on l 'arrivait à jamais.
Et puis vous l 'avez retrouvé ? Avec ma femme on a toujours travaillé dans le
social.
C 'était notre vie, la journée on bossait, le soir on distribuait à manger
SDF du quartier.
Et un soir on est... On est tombé sur Julie.
C 'était terrifiant.
Elle était allongée par terre.
Morte.
La seringue encore plantée dans le bras et à côté d 'elle, il y avait... Il y
avait ce morisson qui hurlait.
On s 'est regardé avec Virginie.
Et vous avez décidé de voler le bébé.
On l 'a sauvé.
Maurice m 'a appelé sans me dire de quoi il retournait.
Quand je suis arrivé, il avait un bébé dans les bras.
Il convulsait.
J 'avais déjà vu des nourrissons en crise de manque.
Il hurle comme si on leur arrachait un membre, c 'est insoutenable.
Il avait à peine trois semaines.
J 'ai désintoxiqué l 'enfant avec des injections de méthadone.
Puis on s 'est relayé, Maurice, Virginie et moi, pendant quelques semaines, pour
s 'occuper de lui.
Il était tellement faible.
Et vous avez décidé de le garder ? Maurice ne voulait pas le placer à la
C 'était le petit Julie.
Ils adoraient Julie.
Nos demandes d 'adoption n 'aboutissaient pas.
Pauline dépérissait.
Quand François nous a proposé de le garder, on n 'a pas réfléchi longtemps
Virginie.
On savait qu 'ils seraient dans une bonne famille.
Sinon, il aurait été à la date en famille d 'accueil.
Il aurait été cassé.
On a fait ça pour son bien.
C 'est la fin.
C 'était pas à vous de décider de l 'avenir de ce gosse.
Vous l 'avez tous trait à la justice.
C 'était l 'enfant de Julie.
Vous savez que vous risquez une peine de prison ? C 'est l 'air.
On a fait ce qu 'il fallait.
Quand j 'ai dit à Pauline que notre demande d 'adoption avait enfin abouti,
s 'est remise à vivre.
Votre femme n 'était pas au courant. J 'ai fait ça pour son bien.
Et pour le bien du petit.
Louis était heureux avec les Girard comme il n 'aurait jamais été heureux.
Jusqu 'à son enlèvement.
Un café, commissaire ? Non, on a un petit souci.
Vous avez du nouveau ? Pas vraiment, non.
On nous a amené Héloïse et une copine. Elles ont traché un restaurant du centre
-ville. Qu 'est -ce que vous racontez ? Elles sont en bas.
C 'est quoi ce bordel, là ?
Non, non, stop, là. D 'accord ? Vous venez avec moi toutes
les deux.
Allez.
Asseyez -vous, là.
Louise, tu peux m 'expliquer ce qui se passe ? C 'est parce que tu crois, papa.
Ah ouais ? Il va falloir que je sois convaincante.
Parce que ton patron, il porte plainte, là. Il porte plainte ? Mais c 'est à
Karine de porter plainte.
Quoi ? Ah non, non, moi je ne porte pas plainte. Et tu ne peux pas te laisser
faire comme ça sans rien dire, Karine.
Le boss, là, Thierry, il harcèle. Mais raconte -lui.
Karine, si ton patron te harcèle, tu as le droit de porter plainte. Ce n 'est
pas normal ce qu 'il fait.
Oui, mais il va me renvoyer.
Non, il va pas te renvoyer.
Il va être jugé pour ça. Il est pas prêt d 'y remettre les pieds dans son resto.
Crois -moi.
Sûr ? Karine, ta plainte pourrait empêcher ton patron d 'harceler d
personnes. Tu comprends ça ? C 'est important.
Oui, ben, je vais y réfléchir.
En revanche, mesdemoiselles, j 'ai un petit rappel à la loi à vous faire.
On ne trage pas comme ça les restaurants.
Ah oui.
Ah oui.
Oui, papa.
Merci.
Karine, il y a quelqu 'un qui va te ramener chez toi, d 'accord ? Je vais la
ramener.
Non, non, non, de toi, tu restes avec moi.
J 'ai besoin de te parler.
Eh ouais.
Tiens, ton chocolat.
Tu m 'expliques la réalité ?
Il y a tout qui roulait et là, tu recommences à déconner.
Ta copine, tu aurais dû lui dire de venir nous voir tout de suite ou alors
dénonçais toi, ce patron -là.
Et là, on va être obligés de gérer avec la plainte du patron du resto.
Mais cette connard qui la manipulait, elle pensait que c 'était normal.
Comme quand David me parlait mal et que je croyais que c 'était de ma faute, que
j 'étais nulle et... Excuse -moi.
Ça n 'est pas difficile.
Pas grave.
C 'est juste que... Tu crois ?
Le procès c 'est bientôt et j 'ai peur de le revoir.
Je veux juste qu 'il disparaisse de ma vie pour de bon.
T 'inquiète pas.
Quand le procès sera terminé, on va commencer à revivre et en profiter tous
mois.
Mais en attendant, tu n 'oublies pas que je serai toujours là à tes côtés, d
'accord ? Toujours.
On en est où avec le petit Gérard ? Il y a du nouveau sur son père ? Oui.
Alors Stéphane Brizard, petit délinquant, fiché pour possession de
voilà la tire, enfin ce genre de choses.
Il avait commencé une cure de désintoxication avant de rencontrer
il a lâché.
C 'est un homme déterminé.
À mon avis, ça fait un bon bout de temps qu 'il prépare l 'enlèvement de Louis.
On a un problème.
Stéphane Grisard est mort il y a deux ans d 'une overdose.
Mais c 'est pas possible, c 'est forcément lui.
On peut réécouter la voix du ravisseur ? Pas de souci.
Et nous avons un auditeur mystère au téléphone.
Maurice ? Oui, c 'est moi qui êtes vous.
Le petit était avec moi.
T 'avais pas le droit de faire ça.
Tu vas payer pour ce que t 'as fait.
De quoi vous parlez ? Vous êtes qui ? Il y a un truc qui cloche avec la voix.
Il ne faut pas se laisser tomber.
Maurice ? Maurice ? Oui, c 'est vrai, il y a une certaine réverbération.
Oui, c 'est moi qui ai tout. C 'est subtil, mais... Le petit est avec moi.
Tu n 'avais pas le droit de faire ça.
Tu vas payer pour ce que tu as fait.
Ok, il utilise Voice Mix. C 'est un logiciel qui permet de déguiser la voix.
Je vais essayer de retrouver la voix d 'origine.
Maurice ? Le petit est avec moi.
T 'avais pas le droit de faire ça. T 'avais pas le droit de faire ça.
Tu vas payer pour ce que t 'as fait.
Maurice, Maurice, Maurice.
Tu étais avec moi.
T 'avais pas le droit de faire ça.
Tu vas payer pour ce que t 'as fait.
Mais c 'est une femme.
Vas -y, repasse.
Maurice, le petit était avec moi.
T 'avais pas le droit de faire ça.
Tu vas payer pour ce que t 'as fait.
Ouais, c 'est une femme, mais qui ? Une autre femme de la famille biologique de
Louis. Une sœur de Julie ? À moins que... Julie Hervieux ne soit pas
morte.
Ça va aller.
Ça va aller, mon bébé.
Tu sais, c 'est normal que ce soit un petit peu bizarre pour toi au début,
mais... Je vais m 'occuper de toi maintenant.
On va partir tous les deux.
Toi et moi, mon Damien. Juste tous les deux. Tu ne m 'appelles pas Damien.
Si tu t 'appelles Damien. C 'est les autres qui ne t 'appellent pas.
Ils ne connaissent pas ton prénom.
Mais c 'est pas grave. Tu t 'appelles Damien. Mais c 'est les autres qui
pas. Moi, je sais. Moi, je connais ton prénom. Moi, je sais. Si tu t 'appelles
Damien. Si tu t 'appelles Damien.
Marche -moi.
Allez, faut dormir maintenant. Faut dormir. Dors.
Dors.
Oui.
Je t 'en achèterai un demain.
Allez. J 'ai entendu. Je t 'en achèterai un demain.
C 'est pas moi, j 'en ai pas de doudou, là.
J 'ai compris, attends.
Maman, doudou ! Maman, doudou ! C 'est pas moi, j 'ai pas de doudou, là, moi.
l 'ai pas, merde ! Tiens, ça, c 'est bien comme doudou. C 'est bien, ça,
doudou, non ? S 'il te plaît.
Mais s 'il te plaît.
Tiens, prends -le.
Allez, prends -le.
J 'ai pas du tout envie de te faire mal.
Maintenant, il faut dormir.
Alors, tu vois, j 'ai mis la couette, j 'ai tout bien fait, là, d 'accord ? Ah,
non.
Oh, mon Dieu.
Salut.
Bonjour, commandant. Ça va ? Oui.
Julie Dervieux, t 'avais raison.
C 'est -à -dire ? Il n 'y a pas de trace d 'un quelconque avis de décès.
Ah.
Donc, elle n 'est pas morte.
Il y a quatre ans, une jeune qui a été retrouvée inanimée dans un squat de
Marseille. Overdose.
Elle a été sauvée d 'une extrémiste par l 'équipe du SAMU. Et cette femme, c
'est notre Julie.
Oui. Et quand elle s 'est réveillée aux urgences, elle a fait une crise
terrible. Les brancardiers s 'en souviennent encore. Elle a réussi à
scalpel et en blesser.
Du coup, elle a été internée en hôpital psychiatrique.
Elle sortit à 8 mois.
Eh bien, on va à l 'hôpital.
Les médecins qui l 'ont suivie vont peut -être pouvoir nous aiguiller.
Oui, je me souviens très bien de Julie Dervieux.
D 'une femme très intelligente.
Très malade aussi.
Et de quelle maladie parle -t -on ? Julie est bipolaire, ou maniaco
si vous préférez.
Entre crise de démence et crise de dépression.
De véritables montagnes russes.
Exactement. Et Julie est une bipolaire sévère.
Quand elle est arrivée chez nous, elle était en pleine bouffée délirante,
augmentée par les drogues qu 'elle prenait.
Et alors, vous avez réussi à la soigner ? On l 'a stabilisée avec un cocktail de
lithium et d 'antipsychotiques.
Et vous l 'avez laissée sentir ?
Le conseil des médecins l 'a jugé apte à reprendre la vie normale.
Mais pas vous, c 'est ça ? Je pense que Julie nous a manipulés. Et donc ? Depuis
quand elle a arrêté de venir ? Depuis un mois environ.
Docteur, qu 'est -ce qui se passe si Julie ne prend pas son traitement ? Si
est en pleine crise de démence, elle devient dangereuse pour elle, mais
pour les autres.
Tu aimes cette chanson -là ? J 'aime pas.
Tu sais, j 'en ai appris d 'autres pour toi.
Au clair de la lune. Elle est nulle, celle -là.
Non, non, dis pas ça, Damien. Je m 'appelle pas Damien.
Ah, ça me fait mal.
Ah, les crococos, les crococos. Non, mais sinon, j 'en ai d 'autres.
Oh, mon alouette, gentille alouette.
Mais non, elle est bien, elle est bien. Même toi, t 'es nulle.
T 'es nulle. Moi je suis quoi ? T 'es nulle ! Je suis pas nulle, c 'est moi ta
maman ! Je suis pas nulle, je suis ta maman ! Vas -y, dis -moi que je suis
! Je suis nulle, moi ! Je suis pas nulle, ok ? Je suis pas nulle !
Je suis pas nulle ! Putain de merde !
T 'es nulle ! 24 heures que Louis a disparu. Et les
médias s 'en donnent à cœur joie.
Pour eux, il y a peu de chances que le petit soit retrouvé vivant.
Du nouveau pour la localiser ? On est remonté à son ancien proprio.
Mais elle est partie sans laisser d 'adresse.
Et fouiller tous les hôtels de Marseille va nous prendre des jours.
Sans compter qu 'elle a certainement changé de nom.
C 'est bientôt l 'heure du quart d 'heure standard.
Et ? Fred, si je lui appelle suffisamment longtemps à la radio, on
géolocaliser précisément.
Je peux borner son portable ? On va la piéger.
Commissaire, j 'ai besoin que Lafarge vienne avec moi à la radio.
Vous avez retrouvé Louis ? Monsieur Lafarge, c 'est Julie qui a
enlevé Louis.
Julie est morte.
Julie n 'est pas morte.
Une équipe du SEMUL a sauvé le jour où vous l 'avez retrouvé dans le squat.
C 'est pas possible.
Tu sais, j 'ai l 'affaire, j 'en ai besoin de vous.
Il faut que vous parliez à Julie, à la radio.
Elle vous connaît.
Elle va vous écouter.
Elle a de l 'affection pour vous.
Il faut que vous nous aidiez à la raisonner pour sauver Louis.
Je suis désolée de m 'être énervée tout à l 'heure.
C 'est joli, ça.
C 'est beau, non ?
C 'est quoi ? La route.
Parce que j 'ai envie de rentrer dans ma maison.
C 'est ta maison ici, maintenant ? La route, tu peux la faire dans l 'autre
sens.
Hein, Damien ? On n 'appelle pas Damien.
Tu t 'appelles Damien.
Oui. Non.
Tiens, on va pas prendre celui -là.
On va prendre... Est -ce qu 'on va prendre le vert ? Mais qu 'est -ce que
suis ma maman ? Mais c 'est moi ta maman. Non, toi t 'es méchant, toi.
On va finir le dessin.
On va finir le dessin d 'abord.
C 'est qui ta maman ? C 'est moi ta maman ? Non. Si ? Non.
T 'as vu tout ça ? T 'as vu tout ça ? Non, je veux ma maman ! Ma maman !
Voilà
votre
micro. C 'est impérativement que Julie vous appelle.
Vous voulez que je dise quoi ?
Dites -lui que vous êtes heureux de l 'entendre.
Et que vous regrettez ce qui s 'est passé, d 'accord ? Allez, envoyez l
'antenne. Je sais pas, Dieu.
On est prêts.
Et c 'est l 'heure du quart d 'heure standard avec la bande à momo, coup de
cœur, coup de gueule, coup de mou.
La parole est à vous.
Bienvenue à tous ceux qui nous écoutent, tous ceux qui nous regardent sur les
réseaux sociaux.
Et aujourd 'hui, c 'est une émission spéciale dédiée à Julie.
Julie, tu m 'entends ? Je te dis que c 'est moi ! Julie, est -ce que tu m
'entends ? Mais si, je te jure ! Je te jure que si ! Julie, c 'est Maurice.
Julie, est -ce que tu m 'entends ?
Si
tu m 'entends, appelle la radio.
Et là, t 'as toujours rien ? Toujours rien.
Julie, je regrette tellement ce qui s 'est passé.
Ça marche pas.
Allez, continuez, rappelez -lui des moments heureux.
Faites marcher votre imaginaire, bordel. Et on a besoin de vous.
Julie ? Tu te rappelles de ce pique -nique qu 'on avait fait avec Virginie ?
Je voulais t 'apprendre à pêcher.
Tu tenais pas en place.
T 'as jamais tenu en place.
Et comme on avait parlé de te pêcher, Virginie allait aller jeter du poisson.
Pour le déjeuner.
C 'était une belle journée.
Julie, ce qu 'on a fait avec Virginie est impardonnable.
Je regrette tellement ce qui s 'est passé.
Je t 'aime, Julie.
Je t 'aime, Virginie. Elle t 'aimait tellement.
Elle aussi.
Tellement.
Elle est en ville. J 'ai réussi à tringuler son portable sur un rayon d
kilomètre. Non mais là, la zone, elle est trop vaste.
Faut qu 'on arrive à réduire le périmètre.
Julie, tu m 'entends ? Julie, est -ce que tu m 'entends ? Je veux rentrer chez
moi ! Pourquoi tu m 'as fait ça, Maurice ?
Pourquoi tu m 'as pris mon bébé ? Julie, s
'il te plaît, laisse -moi t 'expliquer.
C 'était comme un père pour moi.
C 'était comme un père et tu m 'as pris mon bébé.
Et tu m 'as abandonné. Non.
Tu m 'as abandonné et tu m 'as pris mon bébé.
Mais non, j 'ai cru.
Pourquoi t 'as fait ça ? Si je l 'ai su, j 'étais vivante.
J 'aurais tout fait pour te sauver.
Tu ne peux pas faire. C 'est parti et tu m 'as pris mon bébé.
C 'est des cris, non ? Oui.
Oui, il y a un match au Pérou, mes amis.
Le petit, il tremblait.
Il allait mourir.
Ok, on y est presque.
Tu ne l 'as pas vu, Julie.
Tu n 'entends pas ? Le bruit ? Attends, il y a autre chose.
Quoi ? C 'est des cloches ? On aurait
peut -être mieux valu qu 'il meure, tu sais.
Non, tu fais ça.
Tu ne peux pas dire ça.
T 'as pas le droit de dire ça.
Adieu, Maurice.
C 'est fini, maintenant.
Adieu.
Julie, Julie, raccrochez pas là.
Julie, on peut vous aider.
Vous êtes qui, vous ? Julie, je suis le commandant Léo Maté de la brigade des
mineurs.
Attends, attends.
Un hélicoptère en vol.
Ouais, c 'est ça, c 'est ça. C 'est Sanu à la Timane.
Ok, ressort le périmètre, c 'est bon. Je veux juste partir.
Juste avec mon bébé, juste tous les deux. J 'ai le droit.
C 'est mon bébé, c 'est mon enfant.
J 'ai transféré l 'appel dans le casque. J 'ai tout à fait le droit.
Julie, Julie, vous m 'entendez ou pas ? Vous êtes une fille intelligente, non ?
Vous vous doutez bien que tous les ports, les aéroports et les gares sont
bouclés, mais d 'accord ? Vous ne pouvez pas fuir, Julie.
Ah, si.
Je savais très bien comment partir, commandant.
Julie, nous voulons vous aider.
Julie, Julie, vous m 'entendez ? C 'est moi ta maman, mon amour.
Julie, je ne peux pas vous appeler maman, vous entendez ? Dis maman, dis
maman, dis maman.
Julie, Julie, je ne vous connais pas.
Ça, c 'est à cause de vous.
Ça, c 'est à cause de vous. C 'est à cause de vous qu 'il ne me connaît pas.
C 'est mon bébé.
Vous avez raison, c 'est à cause de nous.
C 'est vrai.
Mais il va mourir.
Est
-ce
que vous connaissez cette jeune femme ? Ah bah oui, là je s 'inquiète.
Je te promets qu 'on va être bien tous les deux, mon amour. Bon, j 'ai montré
photo de Julie au gardien. Il a reconnu une des locataires. On monte. On
sécurise le périmètre. Une équipe dans l 'attenteur, une équipe dans les
saliers. Elle est très nerveuse. On l 'intercepte calmement.
Calmement, d 'accord ? Go, go, go, go, go, go, go.
Julie ? Julie ? Oui ?
Elle prend plus ses médicaments. Il n 'y a personne.
Elle peut être en pleine crise de démence, le petit est en danger.
Commandant, l 'appartement est vide.
Commandant, elle est sur le toit.
Julie ? Julie ? Julie, détendez, là.
Julie, on veut vous parler.
On veut juste vous parler.
Ça sert plus à rien, là.
Où est Louis, Julie ?
Il est dans les
escaliers.
Julie.
Julie.
Julie, ne faites pas ça, s 'il vous plaît. Vous pouvez encore construire une
relation avec Louis, Julie.
Une relation ? Oui, croyez -moi.
Mais de quelle relation vous êtes en train de me parler, là, hein ? C 'est
sa maman. C 'est simple à comprendre, non ? Oui, c 'est simple.
C 'est possible.
Julie.
S 'il vous plaît.
Reculez.
Non. Faites pas ça.
Julie, détendez de là.
Il me déteste.
Il me déteste.
Julie,
écoutez -moi, s 'il vous plaît.
Faites pas ça, Julie.
Oui, je me déteste.
Je veux pas qu 'il me déteste.
Non, je te déteste pas.
Donne -moi chanter la chanson.
La chanson.
Alouette.
Tu veux chanter la chanson ? On peut chanter la chanson si tu veux. Oui, on
la chanter.
Si tu veux, on peut chanter la chanson.
On peut chanter la chanson.
Viens, Louis.
Comment il va ? Il va bien.
La psychologue nous a dit qu 'il s 'en remettrait rapidement.
Et cette femme, sa mère biologique ? Julie Dervieux.
Et il va partir avec elle ? Julie Dervieux va
repartir quelque temps en hôpital psychiatrique.
Alors Louis va rentrer, revenir avec moi ? Madame Girard ?
Louis va être placé dans la tombe d 'un jugement qui déterminera sa garde.
Mais c 'est moi qui l 'ai levé.
David, il est tout bébé.
Madame Gérard, n 'oubliez pas que Louis a été enlevé à sa mère biologique.
D 'accord ? Vous pouvez pas me l 'enlever !
Prends -le dans mes bras, juste une fois.
Madame Tira, je suis sûr que le juge sera très sensible à l 'éducation que
avez donnée à Louis pendant toutes ces années.
Et je suis sûr qu 'il sera sensible aussi au fait que vous avez été une
mère.
Louis.
Louis.
Sous -titrage ST' 501
On a retrouvé l 'enfant, Mathilde.
C 'est essentiel, non ? Ouais, on va dire ça.
Je t 'ai entendu à la radio.
Ah ouais ? Et alors ? Bah, t 'as assuré.
J 'ai retrouvé mon super -héros.
Et sans cape, en plus.
Ouais, mais avec un bouson en cuir qui déchire.
Ouais, je te rassure, ton père en a encore sous le pied.
Dis -moi, c 'est pas ta copine ? J 'y vais. Non, non, non, laisse.
Faut qu 'elle aille porter plainte.
Faut que ça vienne d 'elle.
Dis -moi, maintenant que je te regarde, là...
C 'est quand même pas mal en super -héroïne, toi aussi.
Super -Héloïse.
Les chiens ne font pas des chats, papa.
Allô ?
Sous -titrage ST'
501
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