All language subtitles for the honeymoon killers (HD) vf

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Original subtitles

HONEYMOON KILLERS

Que s'est il pass� ?

Quelqu'un s'est tromp� et a m�lang� du chlore et de l'ammoniaque.

Elle ne recommencera pas.

Encore vous, Severns ? Ca va ?

Je n'ai pas vu que c'�tait de l'ammoniaque, Mlle Beck.

Si je n'avais pas �t� l�, elle se blessait.

Pourquoi n'�tes vous pas � votre poste dans la salle, Jackson ?

Je vois ce qui s'est pass�.

Je me fous de ce que vous faites hors de l'h�pital, vous deux.

Mais ici, vous �tes plus empoisonnants que vos mixtures !

Dehors, Jackson !

Ceci est un laboratoire, pas une chambre d'h�tel !

Je ne veux plus vous voir ici ! Compris ?

Oui, Mlle Beck.

Tout va bien, retournez � vos postes.

On r�glera �a demain, Severns. Vous m'avez mise en retard.

Soyez dans mon bureau, � la premi�re heure.

Je suis d�sol�e, Mlle Beck.

Vous le serez encore plus si vous recommencez !

Quelle chaleur ! Et on n'est qu'en avril !

J'esp�re qu'il y a de la bi�re.

Tu devais lui tenir compagnie, non ?

Elle a eu envie de s'allonger.

J'ai dit : "Allongez-vous dans ma chambre

jusqu'au retour de Martha."

Mais non. Il a fallu qu'elle s'allonge sur "son" lit !

Je te le dis, c'est la reine m�re !

Quelle emmerdeuse !

Ce n'est pas sa faute si elle est g�teuse.

Ton courrier, avant que je m'en aille avec.

Je n'ai jamais demand� qu'on m'envoie ce truc !

Qu'est-ce que tu as ?

C'est un poisson d'avril ? Dans ce cas, �a craint !

Martha, tu n'es pas au r�gime ?

Tu manges des bretzels juste avant le d�ner.

C'est sal�, tu vas boire. Rien de tel pour grossir...

J'ai faim ! Tu permets ?

Allons Martha !

D�sol�e.

Je ne te l'aurais pas fait envoyer si j'avais su que �a t'�nerverait.

C'est toi ?

Martha ? Qu'est-ce qu'elle a, ma petite fille ?

Arr�te, maman ! Je ne suis pas ta petite fille !

C'est un homme qui te met dans cet �tat ?

Maman s'il te pla�t !

Laissez votre fille tranquille !

Vous ne voyez pas qu'elle est � cran ?

Elle a �t� m�chante avec moi toute la journ�e.

Je vais m'allonger sur "mon" lit !

Bonne id�e, maman ! Je t'appellerais pour le d�ner.

Merci pour le poisson d'avril !

Martha, pour l'amour du Ciel ! Je suis ton amie, non ?

Oui, je t'ai fait envoyer �a !

Pourquoi ?

Regarde !

"Plus de nuits solitaires pour ces deux �tres touch�s par la chance !

"Mais �tait-ce de la chance ?

"Non, c'est Tante Carrie qui les a mis en contact.

"Elle vous ouvrira la porte de nouvelles amiti�s palpitantes !

Envoyez-lui un mot et votre vie solitaire pourrait bien changer !"

Il te faut un homme !

Tu as des kilos en trop mais tu n'es pas croulante.

Tu serais m�me assez sexy si tu te trouvais un homme.

Allez, essaie.

- Voyons �a. - Qu'as-tu � perdre ?

Je te donne un coup de main avant que tu changes d'avis.

- Tu as un stylo ? - Sur la table.

- Tu es s�re que c'est bien ? - Tu n'as rien � perdre.

Que de questions ! Je dois dire la v�rit� ?

Personne ne te demande de pr�ter serment.

Apr�s tout, il n'y a aucun mal � �a.

Tu crois que quelqu'un m'�crira ?

Essaie. Peut-�tre qu'un jour tu me remercieras.

"Ch�re Martha...

"Permettez-moi de vous appeler par votre pr�nom.

"Sinc�rement, je ne sais comment commencer cette lettre.

"J'ai un aveu � vous faire.

"Je n'ai jamais rien �crit de semblable.

"Voulez-vous que je vous parle un peu de moi ?

"J'ai 34 ans et on dit que je ne suis pas laid.

"J'importe des produits d'Espagne, mon pays natal.

"J'habite seul cet appartement trop grand pour un c�libataire.

"Mais j'esp�re le partager un jour avec une �pouse.

"Pourquoi est-ce vous que j'ai choisie ?

"Vous �tes infirmi�re.

"J'en d�duis que vous avez un coeur d�vou� et aimant.

Votre ami, Raymond Fernandez."

"J'avoue que vos charmantes lettres ont �gay� ma vie."

"Cher Raymond, votre photo est telle que je l'imaginais.

En voici une de moi. Elle ne me flatte gu�re."

"Appelez-moi Ray.

"Une seule femme m'a appel� ainsi, un amour d'enfance.

Il y a bien longtemps."

"Quand je re�ois une lettre de vous, tout va beaucoup mieux."

"Envoyez-moi une m�che de vos cheveux."

"Ch�ri, l'�charpe est magnifique !"

"Je viens vous voir, toi et ta m�re..."

"Je t'attends avec impatience !"

Arrive � la gare de Mobile mardi. Ray.

Je ne peux plus bouger ! Quel merveilleux repas !

C'est moi qui ai fait le g�teau aux noix.

Le clou de ce repas, Mme Beck !

Encore un verre, maman ?

D'habitude, tu ne m'autorises m�me pas � en boire un seul.

C'est une occasion particuli�re.

Et toi, Martha ? Tu n'as rien bu.

Juste une goutte. Je compte mes calories.

Je t'accompagne.

D�sol�e qu'on ait ma m�re dans les pattes !

Elle est adorable.

Tu me trouverais odieuse si je lui donnais un somnif�re ?

Non. Moi aussi, j'ai envie qu'on soit seuls.

Tiens maman, tes vitamines.

Je les ai prise ce matin.

Non, j'ai oubli� de te les donner.

Elles sont diff�rentes.

L'h�pital m'en fourni des nouvelles.

Elle me traite comme un b�b�.

Vous avez trouv� votre disque, Mme Beck ?

Oui. Je l'ai choisi pour lui. Mets-le, j'aime beaucoup Ray.

C'est le soupirant le plus gentil que tu aies jamais eu.

Ca s'appelle : "le latino de Manhattan"

Maman, ce n'est pas dr�le !

C'est charmant. Un disque en mon honneur !

Qui danse une rumba ?

Moi.

Danse tout seul. On te regarde.

Elle dort.

Mettons-la dans la chambre.

Elle n'entendra rien.

Donne-moi ta main.

Ne fais pas ton infirmi�re effarouch�e !

Ch�rie, je t'en prie, ne te remets pas � pleurer.

Je pourrai jamais prendre le train.

Je ne peux pas m'en emp�cher.

Je ne pensais pas que tu partirais aussi vite.

Si je ne suis pas chez moi quand les ic�nes arrivent.

Je perds des centaines de dollars.

Sans ton pr�t, je serais parti hier

pour �tre � New York avant la fermeture des banques.

Lettre express pour Mlle Beck.

C'est moi.

Bunny !

Quoi ?

Ce n'est pas vrai !

La police est venue ?

Vous avez bien fait de ne pas l'appeler.

Merveilleuse Bunny !

Elle ne peut pas vivre sans moi ?

Je peux parler � la pauvre ch�rie ?

Non, elle ignore que je vous ai appel�.

Je vous t�l�phone de chez moi.

Elle est au plus mal. Elle en a respir� du gaz !

Une chance que je sois arriv� � temps !

Quelle histoire ! C'est comme dans le journal !

Arr�te ! Fiche lui la paix !

Non, c'�tait mon chien.

Il sautait sur Martha. J'ai eu peur qu'il la r�veille.

Je suis nerveuse, je dis n'importe quoi.

Elle est chez moi. Dans mon lit.

Je ne veux pas la laisser seule, elle est capable de tout.

Elle ne peut pas vous parler, elle est inconsciente.

Ray...

je veux mourir !

Je l'entends ! Laissez-moi lui parler.

C'est moi, Bunny.

Ray au t�l�phone.

Elle ne veut pas vous parler.

Elle dit que vous ne l'aimez pas et qu'elle veut mourir.

Elle dit que vous apprendrez son suicide par les journaux.

Dites-lui que je l'aime.

Attendez un instant.

Il dit qu'il t'aime.

Je crois qu'elle va vous parler.

Je n'en pensais pas un mot.

Ray �coute...

Il faut absolument que tu viennes.

Sinon... Je me tuerai, je le jure !

Je ne peux pas partir maintenant mon coeur.

Ca te dirait de venir me rendre visite ?

Petite folle !

Maintenant que tu sais tout pour moi.

Tu m'aimes encore ?

Oui.

Tu te suiciderais encore pour moi ?

Oui.

Tu n'appelles pas la police ? Tu ne me tra�nes pas en justice ?

Non.

Il faut que j'�pouse cette Mlle Acker.

Attends que ce soit fait.

De toute fa�on, tu dois rentrer � Mobile.

Tu ne peux pas laisser ta m�re avec cette femme.

Retourne � l'h�pital.

Tu plaisantes ? Te sachant dans les bras d'une autre femme ?

Je ne la toucherai pas, promis.

Je la d�pouillerai avant le mariage.

Pas de lune de miel ?

Je la plaquerai aussi sec.

Ce n'est pas ce que tu crois.

Ensuite, tu reviendras � Mobile ?

Oui.

Nous ferons des projets d'avenir.

Je te le promets.

Quand Mme Flynn m'a annonc� votre d�part pour New York.

Je suis venu prendre le tableau de service.

J'ai trouv� des lettres enflamm�es d'un certain Monsieur...

Fernandez de New York.

Emportez-les.

L'administration n'admettrait pas que notre infirmi�re chef

soit m�l�e � un scandale de coeurs solitaires.

Vous avez os� fouiller mon bureau !

Vous n'avez pas honte !

Hitler ne s'�tait pas tromp� sur le compte de votre peuple !

Sortez avant que j'oublie mes bonnes mani�res !

Un peu que je vais sortir !

N'�tablissez pas le ch�que � l'ordre de Martha Beck.

Mettez-le � l'ordre de Madame Raymond Fernandez !

Pour qui vous me prenez ?

Je suis all�e � New York pour me marier !

Ca ne revient pas plus cher de vivre � deux.

Laisse-moi f�liciter le mari� ! Bonjour, c'est Bunny.

Ce n'est pas sympa de me voler ma meilleure amie.

Maintenant que vous avez convol�...

"convoler"... �a veut dire se marier...

ne jouez plus les filles de l'air !

D'accord, je vous la passe.

Tu lui as dit qu'on �tait mari� ?

A maman aussi.

Dans huit jours, je pars pour le New Jersey �pouser Doris Acker !

O� je vais bien pouvoir l'amener, si tu es ici ?

Ce n'est pas possible ! Il faut que je continue � bosser !

Ne t'inqui�te pas. Je trouverai une solution.

Qu'est-ce qui se passe ?

C'est maman ! Elle ne veut pas aller � New York.

Martha. Il n'en est absolument pas question !

Tu comprends ?

Tu dis que tu m'aimes. D'accord !

Que tu te tueras si tu ne viens pas. D'accord !

Mais tu ne peux pas amener la vieille !

Qu'est-ce que j'en fais ?

D�barrasse-toi d'elle, �trangle-la, je m'en fous !

Mais tu ne peux pas l'amener ici ! Tu as compris ?

Oui, je comprends.

J'attends dehors pendant que vous lui dites au revoir.

Il faut que j'y aille.

Va-t'en !

Va-t'en !

Je ne veux plus jamais te revoir !

Ne dis pas �a.

Tu me laisses crever ici !

Maintenant que tu es mari�e, tu me jettes !

Je t'ai dit qu'il fallait que je trouve un boulot � New York.

Tu ne peux pas rester seule. Ne t'inqui�te pas.

D�s qu'on sera install�, on viendra te chercher.

Tu mens !

Tu mens ! Tu veux te d�barrasser de moi !

Tu creuses ma tombe. Tu me tues en me laissant ici !

Tu me tues !

Au revoir maman.

Ne pars pas, je regrette ce que j'ai dit. Emm�ne-moi !

Je ne ferai pas d'histoires. Je te le promets !

Ne m'abandonne pas !

J'ai peur, Martha. Ne pars pas !

C'est moche de devenir g�teux !

Envoyez-moi vos factures

Que dieu te maudisse !

J'esp�re que tu finiras comme �a !

J'esp�re qu'on te fera la m�me chose !

En vertu des pouvoirs qui me sont conf�r�s

par la ville de Morris, New Jersey.

Je vous d�clare, vous, Doris Acker,

et vous, Raymond Fernandez,

mari et femme.

Embrassez la mari�e.

Vous ne me f�licitez pas, Mme Beck ?

Doris, appelle ma soeur, Martha.

Ta voiture roule bien.

C'est ta voiture, ch�ri.

Au revoir, coll�ge de Morris ! On se reverra cet automne !

J'ai h�te de voir la t�te de mes gamins quand je leur dirai :

"A partir de maintenant, appelez-moi "Madame Fernandez".

Ils croyaient que tu resterais vieille fille ?

Ca ne se dit pas, ch�rie ?

Mon anglais !...

Je voulais dire jeune fille.

Tu es adorable !

J'ai h�te de voir notre appartement.

Ray ? Ch�ri, o� es-tu ?

Dans le salon, Doris.

Apporte-moi une serviette, mon amour.

Tu sors d�j� ?

Non, la mari�e fait trempette !

Mais tu me manques d�j� !

Apporte-moi une serviette. Nous sommes mari�s, tu sais.

Je ne vais pas tarder � sortir, mon coeur.

Trop vite !

- Trop vite ! - Comment �a trop vite ?

Tu n'aurais pas d� les lui piquer hier soir.

Je les aurais pris plus tard, comme je fais toujours.

Elle veut les r�cup�rer !

Elle est furieuse !

O� est elle ?

Dans la chambre. Elle fait ses bagages.

Bonjour.

Je pars !

D�j� ? La lune de miel a �t� courte.

Lune de miel ?

Expliquez � votre fr�re ce qu'on fait pendant une lune de miel !

Avant de partir, je veux mes bagues et mon argent !

Vos quoi ?

Mes deux bagues

et une ceinture contenant 2 000 dollars !

Je ne comprends pas.

Quelqu'un les a pris !

On tra�ne en justice les gens qui portent de fausses accusations.

On les enferme !

Je veux mes bagues et mon argent !

Baissez d'un ton. Vous n'�tes pas dans votre classe !

Rends-les moi ou tu auras affaire � moi !

En voil� des fa�ons de parler � mon fr�re !

Que dirait votre proviseur de vos lettres � mon fr�re ?

Venant d'un professeur, elles m'ont choqu�e !

Vous n'avez pas d'association de parents ?

Je m'en vais.

Une chance que j'ai encore mes cl�s de voiture !

On ne vous retient pas !

Laissez parler votre fr�re !

Vous vous conduisez plus comme une m�re que comme une soeur.

Ray, tu ne dis rien ? Tu as peur d'elle ?

- Dehors ! - Je m'en vais !

Ce n'est pas fini ! Vous aurez des nouvelles de mon avocat !

Foutez le camp !

Elle �tait crade !

Une demi-heure pour nettoyer sa chambre !

Je me couvre. Il fera froid sur le bateau.

Je vais enfin visiter New York !

Rien de tel que le bateau pour tout voir.

C'est pour qui ?

Une fille du Missouri.

Elle est jeune.

Allez, allez !

Pourquoi tu lui �cris ?

Parce qu'elle m'offre 4 000 dollars pour l'�pouser. Bonne raison, non ?

Tiens-moi �a pendant que je ferme.

"Charles Martin" ! O� as-tu cherch� �a ?

Elle veut �tre mari� quand le b�b� arrivera

pour que Papa-Maman ne le d�sh�ritent pas.

Les hommes, c'est fini pour elle.

Elles disent toutes �a quand elles sont en cloque.

- En cloque ? - Enceinte.

Ecris-lui que tu l'�pouseras.

Dans ta lettre, pr�viens-la

que ta soeur mari�e, Madame Beck, t'accompagnera.

Excellente id�e, Madame Beck !

Voil� les enfants ! Votre palace !

Ca ne vaut pas Little Rock !

Tes parents y habitent ?

Un salopard d'homme mari� aussi, sinon

j'y serais chez mes parents !

C'est tout petit.

Je n'ai pas pu trouver mieux.

J'ai appris votre venue la semaine derni�re.

J'aurais pr�f�r� des lits jumeaux.

Je n'aime pas partager un lit

avec une femme.

Vous pouvez dormir ici.

Apr�s tout, Charles et moi sommes mari�s !

Tu sais quoi ?

Tu es beaucoup plus mignon qu'en photo.

Pas plus mignon. Disons plus sexy !

Ce n'est pas fini, les hommes ?

J'ai l'impression d'entendre ma m�re.

Je vais t�l�phoner � maman et papa.

Maintenant que j'ai un mari.

Je peux entreprendre la r�conciliation.

Quelle r�conciliation ?

Je leur donnerai cette adresse.

Ils ne savent m�me pas o� je suis.

Je vais leur pr�senter leur nouveau gendre

au t�l�phone !

Mon beau brun de mari !

Et sa gentille frangine infirmi�re.

Qui est venue de New York dans le sud lointain

pour s'occuper de moi quand le b�b� sera l�.

Attends demain, Myrtle !

Je suis trop fatigu� pour leur faire du charme.

On va tous aller se coucher.

Dans ce cas, je fonce

fermer ma "nouvelle" voiture d'occasion !

J'ai une surprise pour Charles.

Je reviens, les enfants.

L'argent �tait dans l'enveloppe ?

Elle a tenu parole.

Alors tirons-nous !

Ca ne se fait pas.

Pourquoi attendre qu'elle parle de nous � ses parents ?

Filons avant que �a tourne au vinaigre.

Demain, je lui ferai changer d'avis.

Elle ne me pla�t pas.

On est crev� ! Passons au moins la nuit ici.

La revoil�.

Faites ce que vous voulez, moi, je prends un bain.

Ton cadeau de mariage.

Un cadeau ?

Il ne fallait pas.

Peu importe la raison, nous sommes mari�s.

C'est sign�, timbr� et officiel, non ?

Bien s�r.

Je reconnais que tu as rempli ta part du contrat.

Ouvre ! Je meurs d'envie de la voir sur toi !

- C'est un v�tement ? - Ouvre, tu verras.

Ch�ri, tu es irr�sistible !

- Pas mal, hein ? - On ne voit plus rien.

J'aurais d� y penser.

Que se passe-t-il ?

Comment trouvez-vous votre fr�re avec �a ?

Un postiche !

Ce n'est pas un postiche. Ce sont de vrais cheveux.

Je te trouve divin !

D'o� �a vient ?

Je l'ai achet� � New York, avant notre d�part.

Je me suis dit que ce serait amusant de changer de t�te.

Il y a pire.

Il faut que je m'habitue.

Il est l'heure de se coucher.

Myrtle, si vous preniez un bain chaud ?

Qu'est-ce que vous insinuez ? Je sens le renferm� ?

Ma soeur ne voulait pas dire �a.

Pour elle, � l'h�pital, c'est la routine.

Bon, je vais faire mon lit.

Bonne nuit, mes petites dames !

Je me suis mal fait comprendre.

Mais un bon bain chaud vous d�lasserait.

Vous devriez essayer.

Je vais essayer. Je me sens un peu tendue.

Elle est dans la salle de bain.

Pas maintenant, je suis fatigu�.

Elle pourrait entrer.

Tu t'en fichais avec Doris Acker !

On a fait des erreurs, cette nuit-l�.

Va te coucher. Et ne touche pas � ses affaires !

Pour ce genre de choses, il faut du "savoir-faire".

Et tu n'en as pas. Compris ?

Martha... vous dormez ?

Va te coucher, Ch�rie.

On parlera de �a demain matin.

Martha ! Je t'ai dit...

Ce n'est pas Martha.

Je t'ai appel�e Martha.

Va te coucher.

Je n'ai pas sommeil. Si on bavardait ?

On bavardera demain matin.

Alors, taisons-nous.

Tu ne vois pas que je suis folle de toi ?

Ma soeur est...

Elle dort � poings ferm�s !

Si tu m'explorais un peu ?

Tr�sor, ne sois pas si timide !

Au point o� j'en suis, tu ne risques plus rien.

Pas maintenant.

On dirait un puceau effarouch� !

Ta soeur te couve trop.

Tu veux que je sois ton petit agneau ?

Allez, petit bourdon, viens me butiner !

C'est bon !

Va te coucher.

Promets moi de rester dans ton lit.

Petit coquin, va !

Allez !

Vous ne dormez pas ? Vous m'avez r�veill�e.

D�sol�e.

Je suis �nerv�e.

Vous voulez un somnif�re ? J'en ai.

Rien d'autre ?

Quoi ?

Ca ne m'�tonne pas. Vous �tes trop coinc�e !

Vous soupirez beaucoup.

On apprend aux infirmi�res que les gens qui soupirent sont instables.

C'est votre cas ?

Non. Je pense � votre fr�re.

Le postiche que je lui ai offert lui va � ravir.

Il vous a menti.

Non. Il ne me ment jamais.

Il a peur de vous.

C'est pour �a qu'il ne s'�tait jamais mari�.

J'aurai tout � lui apprendre.

Vous vous croyez experte !

Je suis enceinte !

Vous me d�go�tez !

Je n'ai jamais vu une telle chienne en chaleur !

Je vous interdis de me dire �a !

Et laissez moi vous dire une chose :

Je suis amoureuse de votre fr�re.

Et si notre mariage tourne bien, ce qui ne saurait tarder.

On s'en ira d'ici vite fait !

On ira � Little Rock.

J'arrangerai �a avec Papa, au t�l�phone, demain.

Charles fera l'affaire.

Il a de la classe.

Et vous retournerez jouer au petit chef dans votre h�pital !

Maintenant, je vais rejoindre mon mari.

Qu'as-tu dit � Myrtle ?

On a discut� de choses et d'autres.

De quoi ?

Elle est inqui�te, elle se demande si tu sais baiser.

Ca m'�tonnerait.

Que si !

C'est reparti !

Tu aurais d� rester � New York ! J'ai eu tort de t'emmener !

Tu aurais les coud�es franches !

Une sc�ne de m�nage � c�t� ! Une autre ici !

Dieu tout puissant, je ne les aurai pas vol�s, mes 4 000 dollars !

Ca fait trois fois qu'elle me saute dessus !

Si j'avais eu envie de la baiser, elle serait calm�e.

Mais j'ai envie qu'elle dorme !

C'est tout ?

C'est tout, bon Dieu !

Donne-lui �a. Dis-lui que c'est ce qu'elle m'a demand�.

Je ne me sens pas mieux !

Je suis si malade.

Depuis que j'ai pris ces comprim�s...

D�s que le car roulera, tu dormiras.

Quand tu arriveras � Little Rock, �a ira mieux.

Qu'est-ce que j'ai ?

Je vais mourir � cause des comprim�s que j'ai aval�s ?

Ne dis pas de b�tises ! Calme-toi !

Tu nous fais une allergie.

Pourquoi me laisses-tu seule dans ce car ?

Je ne veux pas partir seule !

Je te l'ai dit !

Ecoute.

J'appellerai tes parents pour leur dire de t'attendre � l'arriv�e.

Et j'irai te rejoindre avec ta voiture et tes bagages.

Ne l'emm�ne pas ! Elle me fait peur. Ne l'emm�ne pas !

Elle retourne � New York.

Je viendrai tout seul.

Rien que nous deux, �a te va ?

Je me sens mal !

C'est l'heure, il faut que j'y aille.

Dors.

Dors.

Mademoiselle ?

Ca ne va pas ?

Mon Dieu ! Elle est morte !

Je voudrais un PCV...

Mlle Evelyn Long...

205, Hassatanic Street...

Pittsfield, Massachusetts.

Fais attention. Tu vas te crever.

Ne dis pas de b�tises !

C'est joli ici, mais je pr�f�rerais qu'on soit seuls.

Tu m'avais dit que sa photo avait �t� prise il y a vingt ans.

Elles font presque toutes �a.

Je ne pouvais pas deviner.

Tu ne m'avais pas dit que je serais seule dans un motel.

Sa maison est pleine d'h�tes payants qui sont venus pour le concert.

Pourquoi tu ne viens pas � l'h�tel avec moi ?

Arr�te Martha. Ca aurait l'air de quoi ?

Tu ne l'�pouseras pas. Tu as promis.

A New York, on se cherchera une petite maison sympa.

Tu n'avais pas vu sur la photo de son "manoir"

que c'�tait une pension de famille ?

D'accord Martha !

Arr�te de r�ler !

Tout le monde prend des vacances en �t�.

Nous aussi !

Pour moi, c'est pas des vacances !

Pas question que je rentre crever de chaud en ville !

Voil� le d�jeuner !

J'aurais d� me faire aider par votre fr�re. C'est lourd !

J'ai chaud !

Je vais rejoindre Ray.

Vous venez ?

Plus tard.

Attention, j'arrive !

Viens !

Elle est bonne, hein ?

Viens, ch�rie !

Elle est extra, Martha.

Tu devrais y aller.

Peut-�tre.

Vous avez l'air de vous ennuyer.

Puisque vous en parlez...

J'ai horreur d'�tre seule dans ce motel.

Ce n'est pas si terrible.

Dans une semaine, les concerts seront termin�s,

j'aurai une chambre pour vous.

C'est une chance que j'en ai une pour Ray.

Ca m'est arriv� de dormir dans la m�me chambre que mon fr�re.

Il y a bien longtemps. Nous �tions enfants...

On mange ? Je meurs de faim !

J'ai chaud.

Je vais me rafra�chir.

C'est �a, vas-y !

Evelyn et moi, on pr�pare le pique-nique,

Ca m'ennuie qu'elle ne se plaise pas ici.

Arr�te !

J'aimerais lui faire plaisir.

Elle est mal lun�e.

Ce n'est pas ta faute.

Elle se r�gale dans l'eau.

Tu sais quoi ?

Allonge-toi...

personne ne te verra.

Tu as une id�e derri�re la t�te ?

Essaie, tu verras !

D'accord, voyons voir !

Tu avais promis !

Qu'y a-t-il ?

Elle nous a vus.

Regarde.

Tu avais promis !

Reviens !

Dis-lui de revenir !

Martha, reviens !

Qu'est-ce qu'elle a ?

Je ne comprends pas. Qu'est-ce qu'elle a ?

Martha, reviens !

Elle s'est trop �loign�e et elle nage mal.

Qu'est-ce qu'elle a

ma petite fille ?

Arr�te maman, je ne suis pas ta petite fille.

D�barrasse-toi d'elle !

Pas question que je rentre crever de chaud en ville !

Attention j'arrive !

Petite folle !

Je ne l'aurais pas fait !

Ca va ?

Petite folle !

On est dans l'�tat de New York.

Arr�te de me faire la t�te !

C'est moi qui devrais �tre en rogne !

Ta jalousie stupide a failli m'attirer des ennuis !

Tu veux que j'aille en taule ?

Je pr�f�re te voir en taule que faire l'amour avec autre femme.

Toi aussi, tu irais au trou.

Si �a t'�loigne des autres femmes, je suis partante.

On va te trouver une maison en banlieue.

All� Lucy... c'est Janet... je te r�veille ?

Je suis tout excit�e ! J'ai enfin re�u une lettre !

Non, tu ne comprends pas, par l'interm�diaire du club !

Charles Martin. C'est mignon, non ?

Le probl�me c'est qu'il est un peu jeune.

Il a 45 ans, Lucy.

J'ai menti. J'ai dit que j'en avais 56.

Mais sa lettre est tellement charmante !

Ecoute Lucy,

il vit avec sa soeur.

C'est elle qui a choisi mon nom sur la liste.

C'est elle qui lui a dit de m'�crire.

Non, ma ch�rie, sa soeur !

Non, ils ne vivent pas � Albany.

Un instant.

Valley Stream, Long lsland.

C'est la banlieue de New York.

Il m'envoie m�me une photo de la maison.

Oui, mais rappelle-toi Lucy...

Pas un mot de tout �a � Albert et Sara.

Je leur avais promis de quitter le club.

Mais il n'y a aucun mal � �crire � quelqu'un

qui est gentil et qui a de la classe et une soeur infirmi�re.

Ils ont l'air extra, non ?

Bien s�r que je vais r�pondre !

Sa premi�re lettre � un membre du club est pour moi !

Il est mignon ! Il dit que c'est une lettre de n�ophyte !

Tr�s bien...

Que me conseilles-tu ?

Tu as raison !

Je comptais lui r�pondre imm�diatement.

Une semaine, ce n'est pas trop long ?

Je ne voudrais pas blesser leur sensibilit�.

La r�ponse de Fay ?

Non, que des factures.

Ca fait une �ternit� que son nom est sur la liste.

La vieille aurait d� mordre � l'hame�on aussi sec !

Tu aurais d� me laisser �crire la lettre.

Elle n'�tait pas assez convaincante.

On n'a pas pay� d�cembre pour ma m�re. Ils s'�nervent.

Ca nous arrangerait bien ses 10 000 dollars !

Elle est en voyage ! Elle r�pondra.

Peut-�tre.

Je ferais mieux de contacter la fille de Downing.

Je refuse d'aller dans le Michigan

et elle est trop jeune.

Comment �a, trop jeune ?

Tu as tr�s bien compris.

Ne mange pas de sucrerie d�s le matin !

C'est parce que tu m'�nerves !

T'es �nerv�e !

Tu crois que c'est une vie pour moi de rester moisir ici

et de passer mon temps � lire tes stupides magazines ?

C'est ce que tu voulais, non ?

C'est toi qui a voulu cette maison !

Tu t'es presque noy� pour l'avoir.

Le prochain coup, tu te tailladeras les veines !

Arr�te !

Ou tu ouvriras le gaz, comme la premi�re fois.

Arr�te ! Tu veux ma mort !

Ta mort !

C'est moi qui suis mort ! Foutu !

Ce trou, Valley Stream...

Quelle farce !

Des petites prisons bien align�es s�par�es par trois m�tres de gazon !

Valley Stream ! Ca me d�becte !

On n'a qu'� d�m�nager.

O� ? On n'a m�me pas les moyens de payer cette baraque pourrie !

Je peux reprendre mon boulot d'infirmi�re.

On va vivre avec �a !

Pas question que je me fasse entretenir par une femme !

Il faut que je rebosse.

Je ne peux pas tout miser sur la vieille que tu m'as choisie.

Et d'abord, j'ai horreur des vieilles !

J'�cris � Delphine Downing d�s aujourd'hui.

Je te l'ai dit...

Quand on aura assez d'argent, on se mariera

et on s'en ira loin d'ici.

On s'installera dans un coin sympa.

Pas Valley Stream !

Quand !

Si tu fais ce que je dis, tr�s bient�t.

Fay r�pondra peut-�tre.

Peut-�tre.

Sinon, on ira dans le Michigan.

Si tu m'aimes, tu le feras !

Je la vois seul, cet apr�s midi.

Attends que j'ai t�t� le terrain pour pointer ton nez.

Oui.

Je dirai que le voyage t'a fatigu�e et que tu te reposes.

Pense aux 10 000 dollars. Le temps passera plus vite.

Ce soir, on f�tera ensemble la nouvelle ann�e.

Dans un petit resto, �a te va ?

Qu'est-ce que tu fabriques ?

Tu verras.

Ca y est !

Je suis pr�t.

Je te plais ?

Un peu vieux pour moi, mais on en mangerait !

Je vais me reposer. Je suis fatigu�e.

Pense � moi ! Et � nos 10 000 dollars !

Comment �a s'est pass� ?

Je meurs d'envie de pisser !

Pourquoi tu t'es retenu ?

Tu as d�j� vu des WC dans une �glise ?

Que faisais-tu dans une �glise ?

On a pri� ensemble.

Et on a allum� un cierge pour feu ce cher M. Fay.

Dont l'�me aimante a permis notre rencontre.

Elle est g�teuse, on dirait.

Pas loin !

Elle a au moins dix ans de plus que ce qu'elle dit.

Dans les soixante-cinq.

Elle ne te trouve pas trop jeune ?

Pas du tout.

Je lui rappelle feu M. Fay du temps o� ils �taient mari�s.

Elle ne se rend pas compte que �a fait un bail.

Elle dit qu'on a tant de choses en commun.

Qu'une l�g�re diff�rence d'�ge est sans importance.

Tu aurais vu sa t�te

quand j'ai dit que moi aussi j'�tais catholique !

Tu sais qui elle me rappelle ? Ta m�re !

Ma m�re n'est pas catholique.

Tu as int�r�t � l'�tre demain quand tu rencontreras Janet.

Demain ?

On va f�ter la nouvelle ann�e avec elle.

Et les 10 000 dollars ?

Elle les a ! Et elle n'arr�te pas d'en parler.

Elle les a en liquide dans trois banques.

T'en fais pas, je vais la d�pouiller, cette vieille conne !

- Vite fait ! Bien fait ! - Tant mieux.

Il faut faire gaffe � la fille et � son mari.

Qu'est-ce qui te ferait le plus plaisir

pour terminer l'ann�e ?

Devine.

Je ne suis pas trop vieux pour toi ? J'ai 45 ans !

Cinquante infirmi�res sous vos ordres ?

Comment faites vous ?

Elle est sensationnelle !

Tant de responsabilit�s si jeune !

Je trouve aussi.

Comment l'h�pital peut-il se passer de vous durant un mois, Mme Beck ?

Je tenais absolument � voir mon veinard de fr�re.

Il m'avait �crit qu'il s'achetait une maison.

Je me suis dit : il faut que j'en parle avec lui.

Si seulement, il �tait mari� !

C'est mon fr�re a�n� mais il n'a pas les pieds sur terre.

C'est s�rement la cons�quence de votre �ducation europ�enne, Charles.

Ma soeur a eu la chance de grandir en Am�rique.

La s�paration a �t� terrible pour nous.

Cela vous a r�ussi.

Vous �tes si raffin�...

Si mignon avec cette pointe d'accent !

Malgr� votre diff�rence d'accent.

Cela m'a saut� aux yeux que vous �tiez fr�re et soeur !

N'est-ce pas Janet ?

Ils se ressemblent comme deux gouttes d'eau.

Je suis si bien avec eux que je n'ai aucune envie de partir.

Mais vous avez fort � faire tous les trois.

Je peux lui dire, Charles ?

Allez-y.

Lucy. Charles et moi allons nous marier.

C'est merveilleux !

Ce n'est pas vrai !

Tu es la premi�re � le savoir, � part Martha.

Je r�ve ! Je n'en crois pas mes oreilles, apr�s tant d'ann�es !

Ce n'est pas un r�ve et tu as raison...

il faut qu'on parle tous les trois.

Je t'appelle ce soir.

Je ne serais pas l�. J'invite Charles et Martha au restaurant.

C'est charmant.

Appelle-moi demain matin avant la messe.

A bient�t, vous deux. Ravie de vous avoir rencontr�s.

F�licitations !

Et bonne ann�e !

Son chapeau vous pla�t ? C'est moi qui l'ai fait.

Vous m'en avez parl� dans une lettre.

Voulez-vous voir celui que je me suis fait ?

Avec plaisir.

Je vais vous le pr�senter.

Il est superbe !

Et c'est moi qui l'ai fait !

Il est mignon, non ?

Je le trouve ravissant.

Vous �tes dou�e. Dommage de ne pas exploiter un tel filon !

Avec une petite boutique � New York.

... dans un quartier pas trop cher...

O� les loyers sont raisonnables, comme � Valley Stream...

Janet, vous feriez un tabac !

Elle roulerait sur l'or, non ?

C'est s�r !

Il vous faudrait un petit capital pour d�marrer.

Combien d'argent lui faudrait-il ?

Je dirais dans les 10 000 dollars.

Si vous d�cidez de vous lancer, ne vous inqui�tez pas pour l'argent.

J'ai des �conomies.

C'est l'occasion ou jamais de les utiliser.

Comme c'est gentil !

C'est trop gentil � vous ! Mais je n'en ai pas besoin.

Elle ne sait pas que j'ai de l'argent, n'est-ce pas, Charles ?

C'est formidable !

Prenez tout ce qui vous fait envie.

C'est moi qui offre !

Seigneur ! 1,85 dollars l'escalope de veau !

Je prends une c�te de porc. C'est plus avantageux.

C�te de porc, s'il vous pla�t.

Prenez ce que vous voulez, Charles. Ne vous laissez pas influencer.

Vous aussi, Martha.

Une c�te de porc, s'il vous pla�t.

Et ne soyez pas chiche sur les pommes de terre, comme pour moi !

Que prenez-vous, ch�re Martha ?

Une escalope de veau. Je ne cours pas apr�s le porc.

Une escalope pour elle.

Pas trop de sauce ! Elle est �paisse.

C'est plein de farine. Je connais, je mange ici tous les jours.

Non, ce ne sont pas les desserts. Ils sont par l�. Venez.

Si seulement j'avais su que j'aurais le coup de foudre pour vous

et que vous m'emmeniez � New York !

Pourquoi ?

Je n'aurais jamais pay� le mois de janvier � l'h�tel.

On n'est que le premier. Et je pars lundi.

Je vais me chercher un autre caf�.

Tenez mon petit, voil� dix cents.

Laissez, je prendrai peut-�tre autre chose avec.

Cette petite mange trop.

Elle a toujours eu un solide app�tit.

On pourrait partir de bonne heure, demain,

mais vous allez � la messe.

Vous voulez retirer votre argent de la banque lundi matin.

Il faudra verser un acompte pour la boutique.

Je vous ai dit que ma banque offrait un tr�s bon taux d'int�r�t.

Ensuite, on part aussit�t pour votre nouvelle demeure.

On ne sera jamais � Valley Stream avant la fermeture de la banque.

Vous voyez ?

On n'aurait pas d� s'arr�ter aussi longtemps pour d�jeuner.

C'�tait parfaitement inutile.

Je suis malade en voiture quand j'ai l'estomac vide.

Vous voulez que je vomisse ?

Vous �tes rest�e des heures � la banque.

Vous auriez d� tout prendre en liquide.

Et me balader avec 10 000 dollars en liquide !

Elle est mignonne !

Vous n'avez pas autant de jugeote que je croyais.

Je veux que mes deux amours arr�tent de se chamailler !

Je vais contempler mes superbes tableaux !

Ils iront bien dans la maison ?

On les accrochera d�s ce soir.

La seule chose que je regretterai c'est ma charmante �glise.

Je lui ai l�gu� tous mes biens.

A Valley Stream aussi, il y a une �glise catholique ravissante.

Vous l'adorerez.

J'en suis s�re.

Mais Sainte-Agn�s me manquera.

Albert et Sara me manqueront aussi, �videmment.

Vous croyez que j'ai bien fait de partir sans les pr�venir ?

Bien s�r !

Pensez � leur surprise quand vous leur direz demain au t�l�phone :

"Maintenant, je suis Madame Charles Martin."

Madame Charles Martin.

Janet Martin, Modiste.

C'est mignon, non ?

Les voil� en bonne place dans votre nouvelle demeure.

Le d�ner �tait d�licieux.

Je vous aide, maintenant que les tableaux sont accroch�s ?

Non, vous et Charles devez parler affaires.

Installez-vous, je finis de ranger la cuisine.

Excellente id�e.

Allez chercher votre sac. On va voir �a ensemble.

D'accord.

Je sugg�re que vous d�posiez le tout � ma banque.

Mais gardez 1 000 dollars en liquide

au cas o� on trouverait une boutique.

Ils risquent de refuser les ch�ques.

M�me avec vos r�f�rences ?

Je ne connais pas tout le monde � Valley Stream.

Evidemment.

Mais, je mettrai les bijoux dans un coffre.

Apr�s le mariage !

Je veux que mon �pouse soit �blouissante !

Oui...

Bien s�r.

Qu'est-ce que vous �crivez sur cette feuille ?

J'ai une id�e �patante.

Surprise !

Signez au bas de la page.

Et ensuite ?

Je les poste d�s ce soir.

Une pour votre fille Sara, une pour Lucy...

et une pour le p�re Nicolas, � Sainte-Agn�s.

Au courrier demain matin.

"C'est Janet ?" diront-ils.

Surprise ? Qu'est-ce que �a veut dire ?

Et ils se passeront un coup de fil.

Surprise ? Quelle surprise ?

Demain matin, � la premi�re heure...

On fait imprimer les faire-part de mariage :

"M. et Mme Charles Martin ont le plaisir

"d'annoncer leur mariage

"le 3 janvier � Valley Stream, Long lsland.

"Mme Martin n'est autre que Janet Fay

"d'Albany.

"Apr�s un voyage de noces � Miami, en Floride,

"ils s'�tabliront...

� Valley Stream, Long lsland, New York."

Un voyage de noces !

A Miami, en Floride !

Maintenant, je peux vous le dire.

C'�tait �a. Ma surprise pour vous.

C'est merveilleux !

Surprise !

C'est mignon !

Pendant que vous avez le stylo en main,

si vous endossiez les ch�ques ?

Cette nuit ?

Je dois sortir de bonne heure commander les faire-part.

Je passerai � la banque et les d�poserai � votre place.

Cachez-les !

J'ai une cachette dans la cave.

Je les descends tout de suite.

Pr�parez les enveloppes pour les lettres surprises.

J'irai les poster d�s que je remonterai.

Il faut une autre lettre surprise pour mon neveu � Utica.

Parfait. Signez-en encore quelques-unes.

Ca pourra toujours servir.

Martha, j'aimerais que tu descendes � la cave avec moi

pour cacher les ch�ques de Janet.

Vous ne voulez pas que je vous aide ?

Il fait noir. Vous risquez de vous faire mal dans l'escalier.

Finissez les enveloppes pendant ce temps-l�.

Tr�s bien.

Il faut le voir pour le croire !

Comment �a ? Tu doutais de mes talents ?

C'est bien la peine de donner de l'affection � une femme !

J'ai verrouill� la porte de l'int�rieur.

Que se passe-t-il ? La porte ne s'ouvre pas.

Tout va bien, l� en bas ?

Une minute, Janet, j'arrive !

Je reviens tout de suite.

Le loquet s'est coinc�. On est enferm�.

Seigneur Dieu ! Je peux l'ouvrir de ce c�t� ?

Non. C'est impossible.

Je vais chercher de l'aide ?

Il y a une autre porte, derri�re.

Mais il me faudra du temps pour l'ouvrir.

Vous feriez mieux d'aller vous coucher.

Pauvre Martha ! Elle qui est si fatigu�e !

Ca va.

Elle ne se plaint pas.

Vous ne dormez pas ?

Je suis terriblement �nerv�e.

C'est le fait d'�tre dans une chambre inconnue.

Un somnif�re ?

Je ne prends jamais rien, m�me pas de l'aspirine.

Dommage.

Je vous emp�che de dormir. Je suis d�sol�e.

Ca a d� vous �puiser de passer une heure enferm�e dans la cave.

Qu'est-ce qui vous tracasse ?

La porte de la cave qui donne sur le jardin...

Celle par laquelle vous �tes sortis...

�tes-vous s�r de l'avoir bien verrouill�e ?

Avec autant d'argent dans la maison, une porte ouverte !

Toutes les portes sont ferm�es � double tour.

Vous croyez que Charles est bien sur ce petit canap� ?

C'est fini, les questions ? Je peux dormir ?

Si vous n'�tiez pas si fatigu�e, je parlerais bien avec vous.

De quoi ?

De votre fr�re.

Et de vous aussi.

A quel sujet ?

Je dors sous le m�me toit que vous

et je vous connais � peine.

Que voulez-vous savoir ?

Je ne sais pratiquement rien sur Charles.

Sur son pass�, par exemple.

Il est un peu tard pour les histoires de famille, non ?

J'ai endoss� mes ch�ques

et je ne sais pas o� ils sont.

Bon Dieu, c'est vous qui lui avez demand� de les cacher.

Mais je ne sais o� !

Et vous �tes rest�s tr�s longtemps en bas.

On �tait enferm�.

A peine remont�, Charles est sorti poster mes lettres.

On s'est couch�s et vous ne m'avez pas dit o� ils �taient.

Vous voulez que je vous les montre ?

- Oui ! - H� bien non !

La porte de la cave est coinc�e.

Charles me les montrera peut-�tre.

Je ne veux pas lui r�p�ter ce que vous venez de dire.

Il n'�pousera jamais une femme qui doute de lui.

Recouchez-vous et dormez.

Je ne lui parlerai pas de notre conversation.

Je n'arrive pas � dormir. Je suis angoiss�e.

Qu'est-ce qui vous angoisse ?

J'aurais d� t�l�phoner � Albert et Sara pour les pr�venir.

A l'h�tel, on leur a s�rement dit que j'�tais partie.

Ils doivent se faire un sang d'encre.

Ils recevront la lettre surprise.

Vous �tes au courant ? Vous �tiez absente quand on les a �crites.

J'ai entendu de la cuisine.

Vous nous avez espionn�s ?

Qu'est-ce qui vous prend ? Je vous donne un somnif�re.

Vous vous affolez pour rien !

Je veux t�l�phoner ! O� est-il ?

T�l�phoner � qui ?

Je veux dire � Sara et Albert o� je suis.

Pas question !

Vous allez r�veiller mon fr�re. Attendez demain matin.

Non, tout de suite !

Je veux l'avis de Sara sur les ch�ques que j'ai sign�s.

Au lit ! On verra �a demain matin.

Pourquoi pas ?

Il est trop tard pour l'appeler. Vous allez l'inqui�ter.

Non, elle sera contente de m'entendre.

Vous l'appellerez demain matin ! Couchez-vous !

Je vous donne un somnif�re.

L�chez-moi !

J'en veux pas !

Bon Dieu, Ray, rends-lui ses ch�ques !

"Ray" ? Qui est Ray ?

Je veux appeler ma fille et elle m'en emp�che.

Pourquoi vous a-t-elle appel� Ray ?

J'ai peur.

Elle veut r�cup�rer ses ch�ques.

J'ai entendu.

Non, je ne veux pas les r�cup�rer, Charles !

Je veux appeler Sara, pour qu'elle ne s'inqui�te pas.

Je peux lui t�l�phoner ? Charles, s'il vous pla�t.

Je lui ferai la surprise tout de suite. D'accord ?

Elle se fait du souci. Laissez-moi l'appeler.

Prenez les comprim�s que Martha vous a donn�s.

Vous �tes �nerv�e.

Ca vous aidera � vous calmer.

Ensuite vous appellerez votre fille.

Non. Je ne veux pas de m�dicaments !

J'ai peur des m�dicaments !

Ray, qu'est-ce qu'on fait d'elle ?

Je ne veux pas r�cup�rer mes ch�ques !

Je n'appelle pas Sara ! D'accord ?

D'accord Ray ?

Je vais faire un petit tour pour me changer les id�es.

J'ai besoin de prendre l'air.

Je reviens tout de suite.

Laissez mes ch�ques dans la cave.

Allez vous coucher.

Je reviens tout de suite.

Je sors mes bijoux de la malle, c'est tout.

O� sont-ils ?

Je ne les trouve pas ! lls ont disparu !

On m'a pris mes bijoux !

C'est toi qui le fais.

Je ne veux pas.

Si tu m'aimes, fais-le.

Fais-le encore !

Ach�ve-la !

Tiens, prends �a !

Et enl�ve-la du tapis !

Prends �a pour serrer !

Aide-moi.

Oh mon Dieu !

Tu frissonnes. Tu as de la fi�vre ?

- Qu'est-ce que j'ai ? - Rien.

Tu es en nage.

Enl�ve ta veste, elle est tremp�e.

Tu vas prendre froid.

Pour l'amour de Dieu, �teins la lumi�re !

Calme-toi. Personne n'est au courant.

Rien que toi et moi.

Je vais m'allonger.

Il faut que je boive un coup.

Je laisse allum� ou j'�teins ?

Laisse allum�.

J'ai envie de faire l'amour.

"Chers Sara et Albert...

"Quand vous recevrez cette lettre...

"Je m'appellerai Madame Charles Martin...

"Et je serai en route pour la Floride

o� je vivrai avec mon nouvel �poux."

Attends.

Elle trimballe �a partout avec elle.

"C'est mignon, non ?"

"Cher Charles, merci pour vos voeux de No�l.

"Je me sens toujours vide et seule � No�l.

"Rainelle a enfin re�u son tricycle pour No�l,

"elle attend impatiemment le printemps pour en faire.

"Elle a h�te de conna�tre son oncle Charles.

"Elle a �t� heureuse d'apprendre que vous et tante Martha

aviez l'intention de nous rendre visite."

"C'est ainsi, mes enfants que le 15 avril

"de l'ann�e 1865

"mourut Abraham Lincoln, seizi�me pr�sident des Etats-Unis.

"Chaque ann�e, le 12 f�vrier... - c'est son anniversaire -,

Ie pays rend hommage au h�ros qui a sauv� l'Union."

C'est quoi, "rend hommage" ?

C'est ce qu'on a fait aujourd'hui en f�tant l'anniversaire de Lincoln.

Tu n'es pas all�e � l'�cole.

On a mis des drapeaux sur la table.

Et on a mang� un g�teau d'anniversaire en son honneur.

Il est m�chant le monsieur qui l'a tu�e.

Il a s�rement regrett� de l'avoir fait.

Est-ce que Papa a eu un bel enterrement comme le Pr�sident ?

Oui, ma ch�rie. Maintenant, maman va te mettre au lit.

Fais un bisou � oncle Charles et � tante Martha.

Allons Rainelle !

Qu'est-ce que tu as ?

Elle m'en veut de lui avoir d�sinfect� la gorge.

C'�tait il y a trois semaines, son rhume !

Tante Martha a dit qu'elle t'offrirait

Ie toutou dont tu as tellement envie !

Allez, jeune fille, au lit !

Tu tombes de fatigue.

Je monte la coucher et je reviens.

Une f�te pour l'anniversaire de Lincoln !

On aura tout vu !

Elle va t'entendre !

Si on reste, elle me fera coudre des drapeaux comme Betsy Ross !

C'est qui Betsy Ross ?

Laisse tomber.

On sera plus tranquille � c�t�.

J'en ai marre d'elle et de sa di�t�tique � la con !

J'ai tout le temps faim... dans tous les sens !

Tu veux qu'on aille faire des courses � Grand Rapids, demain ?

Rien que toi et moi ?

Je suis aussi affam� que toi, ch�rie.

Encore un peu de patience !

Ca fait trois semaines que tu r�p�tes �a.

Elle m'a dit cet apr�s-midi

qu'elle �tait sur le point de vendre sa propri�t�.

Tu es son conseiller financier, non ?

Elle n'est pas idiote.

Il faut y aller doucement avec elle.

Elle est encore mieux assur�e qu'on le pensait.

Elle me l'avait cach� dans ses lettres.

Il faut le temps qu'elle r�alise tous ses avoirs.

Et ensuite ?

Ensuite...

Elle croit qu'on ira � New York et que je l'�pouserai.

Mais on la larguera en route avec la m�me.

Elle est amoureuse de toi. Je le sens.

Et alors ?

Tout ira bien si tu patientes encore un peu.

Et apr�s, plus de lettres, plus de rencontres !

Fini, je te le promets.

C'est nous qui nous marierons.

C'est dr�le que tu viennes toujours dans cette pi�ce.

Pourquoi dis-tu cela ?

John pr�f�rait s'asseoir ici.

Il trouvait cette pi�ce plus intime que le salon.

C'est dr�le ! Je ressens la m�me chose.

Devine ce que nous f�tons apr�s-demain ?

L'anniversaire de Washington ?

Non, mon ch�ri. C'est le 22.

Mais c'est effectivement ce mois-ci.

Charles vous fait marcher,

il m'a demand� de l'accompagner � Grand Rapids, demain

pour l'aider � choisir votre cadeau de Saint-Valentin.

Comme c'est gentil !

Je me demande si Rainelle a trouv� son chien.

Ils devraient �tre rentr�s.

C'est fou ce que cette petite a besoin d'un p�re !

Elle s'est beaucoup attach�e � Charles, non ?

Si vous voulez mon avis, vous la pourrissez.

Vous la couvez trop.

Ce matin, par exemple, elle aurait pu aller � l'�cole.

Elle n'avait pas du tout mal au ventre.

Vous vous �tes inqui�t�e et c'est vous qui �tes malade.

Nous n'avions pas envie que vous alliez � Grand Rapids.

Rainelle voulait que Charles lui ach�te son chien et...

je voulais �tre seule avec vous.

Pourquoi ?

Il faut que je vous parle, Martha. C'est important.

J'ai besoin de vos conseils.

Que se passe-t-il ?

Je peux vous parler � coeur ouvert ?

Bien s�r.

Je veux �pouser votre fr�re avant de partir � New York.

Pourquoi ?

Parce que je suis enceinte.

Charles et moi, nous nous aimons.

On a toujours eu l'intention de se marier.

Mais on n'a pas pu r�sister.

Je ne veux pas qu'il le sache avant le mariage.

Le fait que j'attende cet enfant

ne doit pas entrer en ligne de compte.

Voil� pourquoi j'ai besoin de votre aide.

Apr�s tout, vous allez �tre ma soeur.

Je n'ai jamais eu de soeur.

Qu'attendez-vous de moi ?

Sugg�rez-lui de m'�pouser ici, tout de suite, d�s demain.

Le jour de la Saint-Valentin.

Il avait promis !

Je sais que vous �tes boulevers�e.

Il ne voulait surtout pas que vous sachiez

qu'il se passait quelque chose entre nous.

Je trouve votre respect des anciennes valeurs admirable

et Charles aussi.

Il mourait de peur que vous le d�couvriez

qu'on couchait ensemble d�s que vous sortiez.

Mais on s'aime tellement qu'on n'a pas pu s'en emp�cher.

Vous comprenez ?

Oui, je comprends.

Pourquoi pleurez-vous ?

Je pleure parce que je vous plains.

Vous me plaignez ?

Pourquoi me plaignez-vous ?

Parce que mon fr�re ne vous �pousera jamais !

Comment cela ?

Allez lui dire de vous �pouser parce qu'il vous a mis en cloque !

Vous y allez un peu fort !

C'est bien �a, non ?

Aidez-moi ! Il ne faut pas qu'il le sache.

Vous voudriez que je mente � mon propre fr�re ?

Jamais !

Vous avez tout g�ch�.

Que vais-je devenir ?

Vous �tes mal partie !

Vous perdez Charles et vous vous retrouvez enceinte,

sans mari.

C'est bon, je vais vous aider.

Mais il faudra faire tout ce que je vous dirai.

Couchez-vous !

Je reviens !

Tenez !

- Prenez �a ! - C'est quoi ?

A forte dose, �a fait avorter.

Non, je ne veux pas !

Ne soyez pas stupide !

Vous aurez un enfant quand vous serez mari�s.

C'est la solution.

Ca ne me rendra pas malade ?

Bien s�r que non. Vite avant que je change d'avis.

Encore ! Il en faut davantage pour que �a marche.

Il faut que j'aille aux toilettes.

Avalez-les ! Avalez-les, idiote !

Encore.

Pas besoin.

C'�tait une fausse alerte.

Oh mon Dieu !

Je suis compl�tement dans les vapes !

Je vais m'allonger.

Je ne me sens pas bien.

Maman, regarde mon petit chien !

Que se passe-t-il ?

Surveille-la ! Je reviens.

Aide-moi !

Aide-moi !

J'ai mis la gosse dans un placard.

Qu'est-ce qu'elle a ?

Elle a tout d�couvert.

Quoi ? Comment ?

Aucune id�e. Elle s'appr�tait � appeler la police.

Les m�dicaments...

- Elle n'en a pas pris assez. - Que vas-tu faire ?

Va chercher son revolver dans le tiroir.

Pendant que je m'occupe d'elle, d�barrasse-toi de la gamine.

Comment ?

Mets-la dans un orphelinat !

Ils vont poser des questions. Ce n'est plus un b�b�.

Etouffe-la avec un oreiller ! D�brouille-toi comme tu veux

mais d�barrasse-toi d'elle !

Tu peux remonter.

Pas la peine d'en creuser deux.

Tu vois ? Je t'avais dit qu'elle n'�tait plus couch�e.

Retire ton manteau et pose le sur le lit.

Maman va mieux. C'�tait un jeu.

Je veux ma maman !

Elle est � la cave avec le toutou qu'oncle Charles t'a achet�.

Tu te souviens, elle avait dit que le chien resterait dans la cave.

Tu ne veux pas aller voir maman jouer avec le chien dans la cave ?

D�p�che-toi ! Va voir maman.

Tu peux descendre.

Tout est en ordre.

Fais les bagages pendant que je termine.

Il vaut mieux partir vite.

O� allons-nous maintenant ?

J'ai une charmante femme en vue, � la Nouvelle Orl�ans.

On peut passer Mardi Gras l�-bas.

Ca te dirait, mon coeur ?

Oui, mon ch�ri, beaucoup.

Serre-moi.

Tu ne feras pas l'amour avec elle ?

Tu recommences ? Je te l'ai promis, non ?

Je n'ai pas touch� Delphine.

Je n'ai pas pos� la main sur elle.

Tu ne me crois pas ?

Je te crois, mon ch�ri.

On terminera la semaine � la Nouvelle Orl�ans.

Ce sera la derni�re.

C'est promis.

Et au printemps...

Passez-moi la police.

All�, c'est la police ?

Je suis une voisine de Mme Delphine Downing.

34-35 Byron Center Road.

Il est arriv� quelque chose.

Comment je le sais ? J'ai entendu un coup de feu.

Et maintenant, il y a du remue-m�nage dans la cave.

34-35...

C'est exact...

Aucune importance, qui je suis. Venez !

Qui c'est ?

Un voisin, je suppose.

Exp�die-le et finis les valises !

Tu n'en auras plus besoin.

De toute fa�on, je t'ai toujours pr�f�r� sans.

Descends !

Je m'occupe de tout.

On y va, Martha ?

On va au tribunal ?

Vous �tes nerveuse ?

Oui.

C'est le premierjour le plus dur.

Le proc�s sera long. Vous vous y ferez.

Je vais revoir Ray.

Ca fait quatre mois.

On m'a dit qu'il m'aimait toujours, mais...

On m'a tellement menti que je ne sais plus.

J'ai quelque chose qui va vous faire plaisir.

Une lettre de lui.

On m'a autoris� � vous la remettre.

Je peux �tre seule pour la lire ?

Je vous attends pr�s de la fen�tre.

"Ch�re Martha...

"Je voudrais crier au monde entier mon amour pour toi.

"Un jour peut-�tre quand nous serons bien vieux,

"nous pourrons passer un peu de temps ensemble.

"Mais quoi qu'il m'arrive,

"souviens-toi d'une chose.

"Toi, et toi seule...

"Tu es l'unique femme que j'aie jamais aim�e.

"Tu es la seule et unique femme que j'aimerai � jamais,

"ici-bas et au del� de la mort...

au-del� de la mort."

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