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Original subtitles

LONDRES, 1888

Bonjour, mon petit.

Il fait frisquet ce soir, non ?

Tiens.

- Va te payer un petit verre. - Merci, madame.

C'est pas pour vous, c'est pour lui !

Mary Clarke.

�tes-vous Mary Clarke ?

O� est Mary Clarke ?

JACK L'�VENTREUR

Nous sommes au courant.

Pourquoi l'avoir frapp� avec une bouteille ?

Je vous l'ai dit, il m'a insult�e.

Ce n'est pas la premi�re fois.

La question est pas l�, M. l'agent.

Il voulait pas payer ses dettes.

Voil� la cl� du probl�me.

Il m'a insult�e.

Bonsoir, monsieur.

- L'inspecteur O'Neill est l� ? - Voulez-vous...

Qui est ce malotru ?

C'est le directeur adjoint de Scotland Yard,

mais �a ne vous regarde pas.

Mais si, s'il vient fourrer son nez dans le quartier.

Jack l'�ventreur a encore frapp� hier soir.

Vous ne le saviez pas ?

Vous avez les renforts souhait�s.

Quasiment tous les policiers de Londres !

Et vous n'avez arr�t� personne !

J'ai arr�t� des dizaines d'individus.

Tous les cingl�s du coin pr�tendent �tre Jack l'�ventreur.

Arr�tez avec ce surnom stupide !

Je ne l'ai pas invent� mais �a lui va comme un gant !

Avez-vous vu ses victimes ?

Non, un cadavre est un cadavre.

Pourquoi monter cette histoire en �pingle ?

- Le Parlement est au courant. - Je sais.

Le ministre de l'Int�rieur devient fou.

Il ne sait plus quoi r�pondre aux questions.

- Je compatis. - Ne soyez pas sarcastique !

Je ne suis pas sarcastique, monsieur.

Savez-vous depuis quand je ne suis pas rentr� chez moi ?

Quatre jours.

Combien d'heures j'ai dormi en deux jours ?

Six heures sur ce fauteuil !

Tous mes hommes travaillent d'arrache-pied.

Ils veulent rentrer chez eux mais restent car c'est leur boulot.

M�me si on dit � Westminster qu'ils sont fain�ants,

incomp�tents et devraient �tre vir�s.

D�sol� de ne pas m'apitoyer sur le sort du ministre.

Oui, bien s�r.

Alors, qu'allez-vous faire ?

Poursuivre l'enqu�te de fa�on m�thodique.

Comme d'habitude !

Je vais continuer � agir de cette fa�on.

Entrez. Qu'y a-t-il ?

Un homme au Red Goose pose des questions sur l'�ventreur.

Les clients vont se faire des id�es.

Au Red Goose, ils se font toujours des id�es.

Je vais aller voir ce qui se passe. Merci.

- Veuillez m'excuser. - Je vous en prie.

N'oubliez pas, la police a tr�s mauvaise r�putation.

Vous devez rem�dier � �a.

- Je ferai de mon mieux. - Je n'en doute pas. Allez-y.

Cet homme est peut-�tre Jack l'�ventreur.

Peut-�tre, monsieur.

Peut-�tre.

On sait ce que vous essayez de savoir.

Juste si quelqu'un a vu l'�ventreur.

On a entendu, on est pas sourds.

Pourquoi c'est si important ?

- �a m'int�resse. - Pourquoi �a vous int�resse tant ?

Vous voulez savoir si quelqu'un a vu votre visage ?

Vous ne pensez pas...

Du calme, messieurs.

Je suis arriv� ce matin des �tats-Unis.

C'est vous qui le dites. Prouvez-le.

Et pourquoi ?

Tu vas voir !

Laissez-le tranquille, il n'a rien fait.

Te m�le pas de �a.

Vous attendez quoi ?

Ils ont dit que c'�tait un �tranger.

Jack l'�ventreur, qu'as-tu � dire pour ta d�fense ?

On va le faire avouer, les gars.

Alors, mon pote,

on va voir si tu aimes te faire �ventrer.

�a suffit !

L�che-le, Charlie.

Toi aussi, Tom.

Il posait des questions sur l'�ventreur, M. O'Neill.

Vous faites justice vous-m�me ?

Sauf votre respect, la police ne fait rien.

Ce n'est pas une raison. Sortez d'ici !

Emmenez-le !

Fichez le camp !

Vous ne valez pas mieux que lui. Allez, dehors !

D�p�chez-vous !

Bravo, monsieur. Vous vous �tes bien d�fendu.

Contre des brutes pareilles !

- C'est mieux comme �a. - Merci.

- Rendez-lui. - Rendre quoi ?

C'est un de mes amis.

- Je savais pas que c'�tait... - Rendez-lui.

Tenez, monsieur.

Je savais pas que vous �tiez un ami de M. O'Neill.

J'aurais pas fait �a.

Au revoir.

- Tu prends quoi ? - Un whisky.

Deux whiskys.

- Alors ? - Alors, quoi ?

On est quittes.

Tu �tais venu � ma rescousse � New York.

�a fait partie du travail.

- Tu es arriv� quand ? - Ce matin.

Tu aurais pu passer !

Je voulais entrer dans le vif du sujet.

Le sujet allait te mettre � vif. Rouge vif !

Merci pour votre aide.

Je vous en prie.

Helen, comment va ta m�re ?

- Beaucoup mieux, merci. - Bien.

Charmante.

J'ai bien fait de venir.

Pourquoi es-tu venu ? Tu n'as rien dit dans ta lettre.

La police de New York m'a donn� des vacances.

Tu as bien choisi ton moment.

Apparemment. Tu as besoin d'aide ?

Et tes vacances ?

�a me changera. � New York, il n'y a pas d'�ventreur.

Tu es s�rieux ?

Oui. �a t'ennuie que je t'aide ?

Plus on est de fous...

Tr�s bien.

- Par quoi on commence ? - D'abord, on va d�ner.

Ensuite, on ira faire un tour au commissariat.

Tu vas entrer dans le vif du sujet !

Ton salaire de flic te permet des vacances � Londres ?

J'ai oubli� de te dire, c'est la police qui paye.

Cette histoire d'�ventreur a des r�percussions.

La police est discr�dit�e. Les agressions se multiplient.

Regarde cette rue, par exemple.

Avant cette affaire, impossible de circuler ici.

Les commerces, la musique, les pubs bond�s, c'�tait joyeux.

Pas tr�s moral mais joyeux.

Regarde les gars qui t'ont agress�.

Un forgeron, un commer�ant. Je les connais bien.

� part celui avec le couteau, ils sont normaux.

- Tu parles ! - C'est � cause de l'�ventreur.

- Tu veux dire... - Ne plaisante pas avec �a !

Tu verras. Allez, viens.

L�chez-moi !

Si tu reviens sans argent, tu re�ois une bonne racl�e.

�a suffit ! D�guerpis !

H�, toi !

- Tu es en retard. - D�sol�e, je me suis perdue.

En retard le premier jour !

Vous autres demoiselles, vous vous croyez o� ?

Allez, d�p�che-toi !

Bonsoir, M. O'Neill. Bonsoir, monsieur.

- Qui �tait-ce ? - Un ivrogne, comme d'habitude.

La jeune fille ?

Elle est nouvelle. C'est son premier jour.

J'esp�re qu'elle ne finira pas comme la petite Turner.

Mes employ�s font ce qu'ils veulent de leur temps libre.

Ne fais pas l'innocent pour la petite Turner.

Elle est venue la veille de son suicide.

Je lui ai conseill� de rentrer chez ses parents.

Je vais veiller sur la nouvelle.

Fais attention ou j'�clate tes bouteilles et ton mobilier

sur ton cr�ne d'�uf !

Allons-y, Sam.

Merci, mademoiselle. Bonsoir.

- Bonsoir, Artus. - Bonsoir.

O� est mon oncle ?

Le Dr Tranter est en salle d'op�ration.

Je le pr�viens ?

Ne le d�rangez pas. Je serai chez l'assistante sociale.

Tr�s bien, je lui dirai.

O� est le Dr Tranter ?

Bonsoir, Dr Urquhart. Il ne devait pas op�rer ?

Si, mais il est introuvable.

Une visite � domicile ?

�a doit �tre grave pour le retenir si tard.

- Que faites-vous l� ? - Je viens le voir.

Et aussi Mme Botan.

� tout � l'heure.

Dites-lui que je suis chez l'assistante sociale.

Bien s�r.

ASSISTANTE SOCIALE

Bonsoir. Ce n'est pas une heure pour sortir.

Balivernes, Mme Botan.

Quand je vous remplacerai, je resterai tard.

Si vous me remplacez.

Le Dr Tranter ne va pas �tre d'accord.

Je suis adulte. C'est � moi de d�cider.

Bien s�r, mon enfant.

- Une bonne tasse de th� ? - Merci.

- Je peux partir ? - Oui.

- Tu rentres seule ? - Oui, ce n'est pas loin.

- Bonne nuit, � demain. - Bonsoir, patron.

C'est vous. Que voulez-vous ?

Tu m'as assomm�.

C'est que vous le m�ritiez.

Laissez-moi ou j'appelle mon patron. Il est encore l�.

Mary Clarke ?

Mary Clarke.

Non, ce n'est pas moi. D�sol�e.

O� est-elle ?

� l'aide !

- Des nouvelles du Dr Tranter ? - Non.

Ne mets pas �a sous son nez.

N'ayez pas peur, Kitty.

Le Dr Tranter est un bon chirurgien.

Vous ne sentirez rien.

D�sol� pour le retard, une visite � domicile.

- Tout est pr�t ? - Oui.

Faites-moi voir �a.

- Mademoiselle Knowles ? - Oui.

Voyons ce qu'on peut faire pour vous.

Merci, infirmi�re.

Inspirez profond�ment.

C'est �a, inspirez.

Non, relaxez-vous.

Inspirez profond�ment et comptez avec moi.

Un... Deux... Trois...

Scalpel.

Une incision profonde.

Voil� le secret de la chirurgie. Une incision profonde.

Bonsoir.

Qu'avons-nous l� ?

Vous allez attraper froid dehors, jeune homme.

C'est une fille ?

Oui, c'est une fille.

Et elle est pas bien vieille.

Il faut rentrer chez toi. Qu'est-ce que tu fais l� ?

Quel �ge as-tu ?

Tu as d� boire un coup de trop ! Je vais t'aider.

Mon Dieu !

L'�ventreur a recommenc� !

L'�ventreur a recommenc� !

� l'aide ! L'�ventreur a recommenc�.

Fermez la fen�tre !

Fermez cette fen�tre pendant que j'op�re.

Fermez cette fen�tre.

Elle travaille au Red Goose, non ?

C'est moi qui l'ai trouv�e !

- Vraiment ? - Je croyais qu'elle dormait.

Reculez.

La police arrive toujours apr�s la bataille.

Nos forces de l'ordre !

Nous sommes en danger.

Voici l'inspecteur O'Neill.

Qu'allez-vous faire, O'Neill ?

Reculez.

C'est toujours comme �a ?

Toujours.

- Vous savez qui c'est ? - Helen Morris.

La serveuse du Red Goose.

- La pauvre. - Comme les autres.

Alors, inspecteur ?

Mort naturelle ?

Dommage qu'il ait pas tu� un flic !

On a appel� une ambulance ?

On ne passe pas.

Laissez-le passer.

Vous n'avez aucune autorit� sur ces gens.

Mutilation.

Quel diagnostic !

Qui est ce monsieur ?

- M. Lowry, il est am�ricain. - J'avais compris.

Je vais autopsier le corps.

J'ai appel� une ambulance.

Amenez-le vous-m�me � l'h�pital, ce n'est pas loin.

Faites vite !

Bien dit !

Enfin quelqu'un qui a de l'autorit� !

Allez, emmenez le corps.

Qui est ce monsieur ?

Sir David Rogers,

directeur de l'h�pital pour femmes pr�s d'ici.

- Plut�t antipathique. - �a peut aller.

Chien qui aboie ne mord pas.

Il a autopsi� la plupart des victimes.

C'est normal qu'il s'emporte.

Je dirai � Sir David de la voir. Elle s'en tirera.

J'ai crois� votre ni�ce. Elle est chez l'assistante sociale.

Louis, quand tu emm�neras les instruments,

faites nettoyer �a aussi.

Je le prendrai demain.

- J'ai retir� un furoncle. - Avec �a ?

C'est tout ce que j'avais.

Autant couper un ongle avec un s�cateur !

Voici les dossiers des patients, on les garde un an...

Pouvez-vous pr�venir la morgue qu'un corps arrive pour autopsie ?

Oui, Sir David.

Bonsoir, qui �tes-vous ?

Anne Ford, je suis la...

Vous �tes la ni�ce de Tranter, �videmment.

Que faites-vous avec ces dossiers ?

Mme Botan part bient�t en cong�s et je vais la remplacer.

Oui, j'avais oubli�. C'est tr�s bien !

Je discutais avec votre ni�ce, la future assistante sociale.

On manque de jolis minois.

J'allais bient�t vous en parler.

On verra �a plus tard.

Allons-y.

Sir David vous appelle � la morgue.

- Pourquoi ? - On am�ne un corps.

- Quel genre ? - Mort.

Je m'en doute. Pourquoi l'autopsier ce soir ?

C'est une victime de l'�ventreur.

Je vois.

- Sir David fait une autopsie. - Je sais. Partons.

Ils arrivent.

Ouvrez, je veux partir avant leur arriv�e.

Ce n'est pas tr�s prudent, apr�s ce qui s'est pass�.

Je sais me d�fendre, Dr Urquhart.

Sur ce, bonsoir.

Bonsoir.

- Bonsoir, Dr Tranter. - Bonsoir, inspecteur.

Qui est-ce, cette fois ? Encore une prostitu�e ?

Et quand bien m�me ?

On recrute dans les colonies ?

Je vous pr�sente M. Lowry.

Sam, le Dr Tranter.

M. Lowry est am�ricain.

Je m'en �tais rendu compte.

Il y a eu une guerre, rappelez-vous.

Une r�volution. Pas une guerre.

Veuillez m'excuser.

Vous n'allez pas traverser cette foule ?

Bien s�r que si.

Je vous le d�conseille, surtout avec mademoiselle.

Allons-y.

�cartez-vous.

Vous entendez, �cartez-vous.

Je vais vous apprendre le respect.

Allons les aider.

Occupe-toi de la fille.

- Merci, monsieur... - Lowry, Sam Lowry.

- Je m'appelle Anne Ford. - Enchant�.

Merci beaucoup, monsieur. On va passer par-derri�re.

Merci encore.

Pouvons-nous assister � l'autopsie ?

Bien s�r, inspecteur. Suivez-moi.

Regarde.

Ne t'inqui�te pas, ils vont se calmer.

Le voil�, c'est lui !

C'est l'�ventreur !

Pousse pas ou je t'en mets une !

Essaie, pour voir.

Prends �a !

Voil� ce qui se passe � l'h�pital.

Ce n'est pas un travail pour toi.

Vous ne comprenez pas, je veux le faire.

Ce n'est pas un endroit pour une femme.

Mme Botan est une femme.

Mme Botan est diff�rente.

Parce que vous n'�tes pas son tuteur.

Je suis adulte. J'ai des responsabilit�s.

Tu es influenc�e par l'�mancipation des femmes.

Tu as contract� cette maladie, toi aussi.

Pensez ce que vous voulez, mais ce m�tier me pla�t.

Je voudrais votre accord.

J'ai toujours agi au mieux pour toi.

Comme tu le dis, tu es adulte et d�termin�e.

Alors, fais le m�tier que tu veux.

Mais ce sera sans mon accord.

Une de plus !

Faites nettoyer �a.

Je vous fais un rapport ?

- Il y a du nouveau ? - Non.

Ecchymoses cervicales, incisions abdominales multiples.

Elles ont �t� inflig�es par un professionnel.

Comment �a, un professionnel ?

L'inspecteur ne vous a rien dit ?

On ne per�oit pas la barbarie d'un d�ment

mais la pr�cision d'un sp�cialiste en anatomie et en chirurgie.

Comme un docteur ?

Docteur, infirmi�re... N'importe quel corps m�dical.

Que se passe-t-il, Louis ?

Je m'en occupe, vas-y.

Au vu des circonstances, je ne peux qu'annoncer

un meurtre commis par une ou plusieurs personnes.

Cependant, avant que la s�ance soit lev�e,

je tiens � vous dire, et ce n'est pas que mon avis,

la nation n'a jamais eue aussi peu confiance en sa police.

L'incomp�tence dont vous faites preuve

pour arr�ter l'auteur de ces crimes abjects

atteste d'une police impuissante, incapable et inapte.

La s�ance est lev�e.

"Impuissante, incapable et inapte." �a va faire la une !

- Je vous cire vos chaussures ? - File.

Que dites-vous de cette d�claration ?

Vous avez entendu ce qu'il a dit.

Veuillez m'excuser.

Bonjour.

- M. Lowry. - Mlle Ford.

- Ravie de vous voir. - Je vous accompagne ?

Oui, si nous trouvons une cal�che.

Peut-�tre dans la rue d'� c�t�.

Tr�s bien.

Vous suivez l'enqu�te ?

Oui, pourquoi ?

Je pensais... C'est sans importance.

Pourquoi une jeune femme s'int�resserait � �a ?

Vous pensez comme mon oncle.

C'est un probl�me social et criminel.

Comment �a ?

C'est une histoire de classes.

Dans les beaux quartiers,

la police aurait r�gl� cette histoire au plus vite.

Mais comme il s'agit de gens pauvres et peu respectables,

la r�action des...

- Des gens respectables ? - Tout � fait.

Ils pensent que ces gens n'ont que ce qu'ils m�ritent.

Exactement !

- Vous vous moquez ! - Pas du tout.

Comment �volue votre enqu�te ?

Vos m�ninges am�ricaines nous sont-elles utiles ?

C'est vous qui vous moquez.

Le plus difficile pour moi est de me rep�rer.

Londres est gigantesque. Tous les quartiers sont diff�rents.

Il me faudrait un guide.

Qui connaisse les beaux quartiers et les quartiers pauvres.

- �a vous aiderait ? - Bien s�r.

Vous ne connaissez personne ?

Je pourrais peut-�tre...

Je serai votre guide, d'accord ?

Parfait. On commence quand ?

- Quand vous voulez. - Ce soir ?

Venez me chercher � 20 h. 27, Brooklyn Square.

C'est parfait.

Vous discutez ou vous allez quelque part ?

Je ne vais nulle part.

Et vous ?

- Dites-lui que je vais � l'h�pital. - Certainement.

Merci pour la balade, Mlle Ford. � ce soir.

� l'h�pital pour femmes.

M. Lowry, j'aurais �t� tr�s d��ue

si vous n'aviez pas invent� un pr�texte pour me revoir.

Dis-lui que je descends.

� qui ?

Je pensais que mon cavalier �tait arriv�.

Qui est l'heureux �lu ?

M. Lowry, le policier am�ricain qu'on a vu � l'h�pital.

- Tu sors avec lui ? - Oui.

Je ne pr�f�rerais pas.

Pourquoi �a ?

Cet homme est... un rustre.

Parce qu'il a un accent et ne sort pas d'Eton ?

Je ne veux pas que tu le fr�quentes.

Je suis libre de d�cider moi-m�me.

Je sais bien mais...

je n'aime pas l'id�e que tu fr�quentes un policier.

- Oui ? - M. Lowry est l�.

Dis-lui que j'arrive.

- O� allez-vous ? - � un concert.

Musique de chambre. Tr�s ennuyeux.

Bonsoir.

Bonsoir.

Gar�on, une table s'il vous pla�t.

L'ami de M. O'Neill ! Bonsoir, monsieur, madame.

Voulez-vous une meilleure table ou un salon priv� ?

- Non, c'est parfait. - Bien.

Gar�on, champagne. Offert par la maison.

Je vois quel genre de quartier nous visitons.

� la musique de chambre !

C'est quoi, la musique de chambre ?

�a sera notre prochaine visite guid�e.

- Vous cherchez quelqu'un ? - La nouvelle.

Quelle nouvelle ?

Celle qui est au bout.

O'Neill a averti le patron qu'il devait veiller sur elle.

Il a bien fait.

Que regardez-vous ?

Nous ne sommes pas les seuls

� avoir chang� de quartier.

Bonsoir, messieurs.

- Tout est pr�t ? - Oui, le salon et le champagne.

Suivez-moi, je vous prie.

Attendez, qui est la fille � droite ?

Elle est l� depuis peu.

C'est encore mieux.

Faites-la monter avec Maggie d�s que possible.

Vous deux. L�-haut dans dix minutes.

- Qui est-ce ? - Lord Sopwith et un ami.

- Dis-lui quoi faire. - Pas elle.

- Pourquoi ? - Elle est nouvelle.

Il est temps qu'elle gagne sa vie.

�a te d�range de boire un verre avec des habitu�s ?

- Non, je crois. - �videmment !

- Dans dix minutes. - Viens avec moi.

Allez, c'est � toi !

Elles ne vont pas tarder.

Laissons-leur le temps d'enfiler quelque chose de plus appropri�.

- T'as du gin ? - Pour quoi faire ?

Pour me faire les ongles, idiote !

- Oui, j'en ai. - Alors ?

Je le garde. C'est pas donn� !

T'as raison !

- C'est quoi ? - De l'alcool � br�ler.

Vous �tes vache avec moi !

T'as qu'� t'en acheter !

Maggie, elle te pique ta bouteille.

- Je suis bien ? - Tu es tr�s jolie.

Tu m'en diras tant !

Voil�.

Comme elle est jolie !

Ris � leurs blagues, m�me si t'as pas compris.

Souris et aie l'air de t'amuser.

Pourquoi ce Lord veut me voir ? Que vais-je dire ?

T'auras rien � dire. T'as qu'� faire comme Maggie.

Si t'es dou�e, tu finiras duchesse !

Tu vas la fermer !

�coutez la madame !

Ignore-la.

Tu te crois mieux que moi ?

Demande � Lord Sopwith.

Esp�ce de garce !

Quel spectacle !

Quel spectacle d�plorable !

Emmenez �a au Salon No 4.

- Tu as encore bu ? - Allez au diable !

En sc�ne dans 5 minutes.

C'est bon, on sait !

On apporte le ravitaillement.

Maggie, tu es magnifique.

Voici Hazel, elle est nouvelle.

Fascinant. Viens par ici, petite.

Allez, il ne va pas te manger.

Je n'en suis pas s�r.

Vas-y, fais ce qu'il te dit.

Assieds-toi.

Une coupe de champagne ?

Non, merci. Je ne bois pas d'alcool.

C'est une nouvelle !

Mais si, elle boit.

Si elle ne veut pas boire, rien ne l'y oblige.

J'aime les filles qui savent ce qu'elles veulent.

Merci, monsieur.

Pas de "monsieur".

- Appelle-moi Tom. - Je vous connais pas.

Elle plaisante tout le temps !

Appelle-le Tom, voyons.

Tr�s bien, Tom.

Tu es s�re de ne pas vouloir de champagne ?

Juste une coupe, alors.

En es-tu vraiment s�re ?

Je ne veux pas que tu fasses

ce que tu ne veux pas faire.

J'en suis s�re.

Nous allons � c�t�.

Amusez-vous bien, les enfants.

Pourquoi sont-ils partis ?

Pour nous laisser seuls.

Mais nous devions faire la f�te.

Oui, une f�te priv�e et intime.

- Rien que toi et moi. - Je ne crois pas...

Finis ton verre, �a ne te fera pas de mal.

Tu aimes �a ?

Allez, bois ton verre cul sec. C'est bien.

C'�tait pas difficile.

Tu m'aimes bien ?

Oui, vous �tes gentil.

Voyons voir si tu m'aimes bien.

Tu vas m'embrasser.

- Non, je ne veux pas. - Juste un petit.

Il nous faut plus de champagne !

Que faites-vous, Freddie ?

Je dois partir.

Attends. Viens ici.

- Je dois partir. - Embrasse-moi.

L�chez-moi !

J'aime les filles qui me r�sistent.

Vous avez d�chir� ma robe !

Enl�ve-la !

Esp�ce de...

Qu'est-ce que tu fais l� ?

Le monsieur a d�chir� ma robe.

Qu'elle est sotte !

Pourquoi crois-tu que je t'ai envoy�e ?

Reviens ici, petite idiote !

Ne reste pas plant� l�. Va la chercher.

Je veux pas d'ennuis avec la police.

Mademoiselle !

Revenez !

Pourquoi courez-vous ?

Il vous poursuit ?

Cachez-vous l�.

Merci beaucoup.

�tes-vous Mary Clarke ?

� l'aide !

�a suffit pour ce soir ?

Oui.

L'�ventreur !

Il a recommenc� !

Lowry !

Pourquoi l'avez-vous amen�e dans cet endroit ?

C'est mon id�e.

Je n'en crois rien. Heureusement que je t'ai vue.

Je te ram�ne � la maison.

- Allez-y. - Si vous voulez.

Vous allez rejoindre les badauds sur les lieux du crime.

Merci pour cette charmante soir�e.

Je n'appr�cie ni M. Lowry, ni ce genre d'endroit.

Que faites-vous l� ?

Je n'ai pas cru ton histoire de concert. Je t'ai suivie.

Rentrons, maintenant.

Les secours arrivent ?

Appelez plut�t un croque-mort !

L'ambulance arrive.

- Et O'Neill ? - Il arrive.

S'il avait �t� l�, �a serait pas arriv�.

Jamais l� quand il faut.

- On est en danger. - Rentrez chez vous.

- C'est lui. - C'est l'�ventreur !

Regardez tous ces couteaux.

C'est avec �a qu'il tue.

- C'est toi ? - Tu es l'�ventreur !

Il est muet. Il peut pas parler !

Ou il veut pas.

Attrapons-le.

Restez ici.

Attrapez-le.

Maintenant, on va voir si tu aimes �a.

La prochaine fois, je vise la t�te. File ou je te fais arr�ter. File !

Rentrez tous chez vous !

Venez, Benz.

J'ai vu le ministre de l'Int�rieur.

Il �tait aux anges. Aux anges !

Une belle promotion pour vous.

Je ne vous promets rien mais c'est probable.

- Qu'en dites-vous ? - Je suis ravi.

J'en �tais s�r.

Nous allons le garder ici ce soir.

Sinon la foule risque de le lyncher.

- Demain matin, il part... - C'est impossible.

Impossible. Et pourquoi ?

Nous n'avons rien contre lui.

Vous plaisantez ?

Il est en d�tention pr�ventive.

Allez le voir et inculpez-le sur le champ !

- De quoi ? - Meurtres en s�rie.

- C'est Jack l'�ventreur. - Ah bon ?

Bien s�r, vous l'avez arr�t�.

Il est en d�tention pr�ventive.

Je ne sais pas quoi faire de ces hommes.

- Faites-les sortir ! - Ils veulent une d�claration.

Faites ce que je dis, maintenant !

- Alors ? - Il est inculp� ?

- Que dit O'Neill ? - On veut savoir.

Messieurs, je n'en sais pas plus que vous.

Louis Benz, employ� � l'h�pital, a �t� arr�t�.

On veut une explication.

Attendez la d�claration officielle.

O� est O'Neill ?

- Vous travaillez avec Benz ? - Vous le croyez coupable ?

- O'Neill est l� ? - N'entrez pas.

On m'a dit que Benz avait �t� arr�t�.

- C'est exact. - Comment �a ?

Faites-le lib�rer !

- Quoi ? - Qui �tes-vous ?

Voici le directeur adjoint de Scotland Yard.

Je vais enfin pouvoir parler � quelqu'un de sens� !

Dites-lui de lib�rer Benz.

Il en est hors de question.

Comment osez-vous me donner des ordres !

Faites ce que je vous dis, c'est tout !

Vous savez que Benz est Jack l'�ventreur ?

Balivernes !

Qui a dit �a ? Vous, O'Neill ?

Non, monsieur.

Alors, c'est vous ?

�a ne m'�tonne pas que la police n'emploie que des demeur�s

avec un idiot tel que vous pour la diriger !

Qui vous a mis �a en t�te ?

Benz avait une sacoche remplie de couteaux.

C'est une bonne raison pour l'arr�ter !

Qu'est-ce que c'est, �a ? Des cure-dents ?

Arr�tez-moi !

Ainsi que tout mon personnel : Tranter, Urquhart...

Plein d'�ventreurs qui tuent � tour de r�le !

Benz est en d�tention pr�ventive. Il n'a pas �t� inculp�.

Je... Nous voulions le prot�ger en le ramenant ici.

Il fallait le dire tout de suite !

Je n'ai pas dit qu'il �tait innocent.

Vous �tes donc un idiot. Je le dirai au ministre !

Bonsoir, monsieur.

Voulez-vous que j'aille inculper Benz ?

Non, O'Neill. Nous allons attendre un peu.

Alors, veuillez m'excuser. J'ai du travail.

Comment �a ?

Je pars � la recherche de Jack l'�ventreur.

Allons-y, Sam.

Voyons, M. O'Neill,

je pouvais pas deviner qu'elle allait se faire tuer.

Je ne suis pas responsable.

Pourquoi �tait-elle dehors en pleine nuit ?

Tu n'y es pour rien ?

- C'est-�-dire... - Quoi ?

Je dois gagner ma vie !

Le cabaret ne me rapporte rien.

Les gens commandent une bi�re et restent toute la soir�e.

Je dois gagner ma vie !

Attention � mon costume.

�coute bien.

T'as de la chance que j'ai d'autres chats � fouetter.

Mais t'as int�r�t � chercher un autre travail.

Parce que je vais faire fermer cet endroit

pour 20 ans !

Sale fouineur ! J'esp�re que l'�ventreur t'aura !

Je venais par ici. Dans cette ruelle, j'ai vu un couple.

Un couple ?

C'est ce que j'ai dit.

Le corps �tait l�, non ?

Non, il �tait ici.

Attendez un peu. Vous avez raison, inspecteur.

Il �tait encore l�.

- Vous avez vu l'�ventreur. - Mon Dieu.

Comment �tait-il ?

Je ne sais pas. Je n'ai pas bien regard�.

Mais j'y pense, je l'ai entendu parler.

- Parler ? - Que disait-il ?

Quand je suis pass� � c�t�, je l'ai entendu dire :

Vous appelez-vous...

C'�tait quoi, Harry ?

C'�tait Mary. Mary quelque chose.

R�fl�chissez.

C'est ce que je fais.

Mary... Mary...

Mary Clarke.

C'est �a. Vous appelez-vous Mary Clarke ?

Mary Clarke.

- �a te dit quelque chose ? - Non.

Pas un mot de cette histoire, compris ?

- Compris. - Bien.

- Pour votre aide. - Merci, M. Lowry. Bonsoir.

Bonsoir.

Qui est cette Mary Clarke ?

Jack l'�ventreur ne l'a pas trouv�e.

�a n'explique pas tous ces crimes.

Les filles auraient pu l'identifier.

Il faut la trouver en premier.

Kitty, vous n'�tes pas encore r�tablie.

Parlez-lui, Anne.

Ne vous fatiguez pas.

Restez quelques jours. C'est pour votre bien.

Non, merci. Je veux rentrer chez moi.

D'accord, Kitty.

Promettez-moi une chose.

- Quoi ? - Que je puisse venir vous voir.

Bonjour.

Il me faut un assistant pour l'op�ration.

Benz n'a pas �t� lib�r�.

- Qu'y a-t-il ? - C'est la patiente du Dr Tranter.

Elle veut rentrer chez elle malgr� mon avis.

Qu'en dit Tranter ?

Qu'on ne peut pas la retenir.

C'est exact, il faut la laisser partir.

Cependant, je trouve �a d�raisonnable.

Nous agissons pour votre bien.

Je pr�f�re partir.

- Signez l'autorisation de sortie. - Bien.

- Et trouvez-moi un assistant. - Oui, docteur.

Je crois que c'est lui.

Vous vous appelez Clarke ?

Oui.

- Inspecteur O'Neill. - Au revoir !

Je vous jure, c'est pas moi.

Ce type m'a propos� de me faire de l'argent

mais j'ai refus�. Je suis honn�te, moi !

Vous avez une fille appel�e Mary ?

M�me si j'avais �t� l�... Quoi ? Mary ?

Qu'a-t-elle � voir l�-dedans, ma petite ch�rie ?

- C'est votre fille ? - Oui, une charmante enfant.

C'est moi qui lui donne de quoi vivre.

Si vous m'arr�tez, elle va mourir.

On ne va pas vous arr�ter, on veut juste la trouver.

- Vraiment ? - Oui.

C'est pas pour l'affaire o� j'�tais pas l� ?

On veut juste voir votre fille.

- Je ne peux rien pour vous. - Pourquoi ?

�a fait 10 ans que je l'ai pas vue.

- Vous venez de dire... - J'ai menti.

O� est-elle ?

Aucune id�e avant que cet homme vienne.

- Quel homme ? - Je ne le connais pas.

Il y a 4 mois, un homme chic est venu.

Comment �tait-il ?

Je n'ai pas bien vu, c'�tait la nuit.

Mais il �tait chic.

Il avait une petite sacoche noire !

Quelle idiotie de croire Benz coupable !

Je l'ai fait lib�rer.

Il �tait temps.

Prenez �a, Urquhart.

Cette hypoth�se �tait absurde.

Un re�u de caution.

- Pas de nom ? - Non.

Voil�.

Grace Merchant.

- Bonjour, Kitty. - Bonjour, mademoiselle.

Je peux entrer ?

Vous voulez entrer ?

Bien s�r.

Vous avez dit que je pouvais venir.

- Pourquoi ? - Voir comment vous allez.

Je vais bien, merci.

- Il vous faut quelque chose ? - Non, merci.

Quelles jolies fleurs !

C'est votre fianc� ?

Laissez �a.

Pardon. Je ne voulais pas vous ennuyer.

Excusez-moi, je n'aurais pas d�.

Ce n'est rien.

C'�tait mon fianc�.

On allait se marier.

Il a d�couvert ce que je faisais avant de le conna�tre.

Les hommes que j'ai connus.

Vous ne pouvez pas savoir ce que j'ai v�cu.

Je n'avais pas eu de chance dans la vie.

Puis, je l'ai rencontr�.

Il �tait tr�s gentil.

Il a dit qu'il m'aimait.

Je voulais lui parler de moi, de mon pass�.

Mais je n'en avais jamais le courage.

Comme je vous l'ai dit, il a tout d�couvert.

Le lendemain, on l'a retrouv� dans le fleuve.

Kitty, c'est terrible !

- Je suis navr�e. - C'est du pass�.

Voulez-vous une tasse de th� ?

Ne bougez pas, je m'en occupe.

� quand remonte votre dernier repas ?

Hier soir. Ne vous en faites pas.

Je vais trouver du travail.

Vous ne serez pas pay�e avant huit jours.

Il vous faut � manger en attendant.

Je vais vous inscrire sur le registre paroissial.

Je ne fais pas l'aum�ne.

Ne soyez pas b�te. Vous �tiez malade.

Si vous ne mangez pas, vous irez � l'h�pital.

Et l'h�pital co�te tr�s cher � la paroisse.

- Avez-vous un extrait de naissance ? - Pourquoi ?

Pour le registre paroissial.

Je repasserai ce soir avec de la nourriture.

Je ne veux pas vous ennuyer.

Ne vous en faites pas.

Bien.

Merci, vous �tes tr�s gentille.

� ce soir.

Je savais que c'�tait vous. Je vous suivais.

Que faites-vous l� ? Comment �tes-vous entr�s ?

- Le portail �tait ouvert. - Ah oui ?

On en reparlera. Veuillez partir d'ici.

Bien s�r, nous partons.

Anne ?

Que se passe-t-il ?

Je vous ai vue sortir de chez Kitty, j'ai voulu vous rattraper.

J'ai eu peur.

Peur ? Mais de quoi ?

Attendez un instant.

Vous ne pensiez quand m�me pas...

Je vous raccompagne � l'h�pital.

Donne-moi les pinces.

Mets celles-l� ici.

Pas l�, imb�cile. Mets-les ici.

C'est fini.

Laisse-la mourir en paix.

Tout se passe bien ?

Qu'y a-t-il, Louis ?

Quoi ?

Je vais jeter un �il.

�a ne sert � rien. Elle va mourir.

Tant que le c�ur bat, il faut continuer.

Ces pinces bloquent les vaisseaux.

Il me faut des pinces et des compresses st�riles.

Nom d'emprunt : Kitty Knowles

Nom : Mary Clarke

Bonjour, mon oncle. Qu'avez-vous ?

Je suis un peu fatigu�, je rentre. Tu es pr�te ?

Je dois d'abord finir �a.

M. Lowry passe me chercher.

- Kitty Knowles, je l'ai op�r�e ? - Oui.

Mary Clarke.

C'est sur son extrait de naissance.

Si tu ne rentres pas avec moi, je pars.

Elle devrait s'en sortir, non ?

- Tout � fait. - C'est une �vidence.

- Sir David ? - Oui ?

Je voudrais vous remettre ma d�mission.

Mon oncle ?

Votre d�mission ? De quoi parlez-vous ?

Sans votre intervention, cette fille serait morte.

M�me Benz savait que j'avais tort.

- Vous ne devriez pas d�missionner. - Il le faut.

Je n'ai plus ma place ici.

Mais non ! Vous �tes juste surmen�.

Il faut vous reposer. Prenez donc des vacances.

Pour votre d�mission,

nous verrons �a � votre retour.

Je vous accompagne en bas.

Vous avez tout � fait votre place ici.

Ne l'oubliez pas.

Je vous remercie. Bonsoir.

Veuillez m'excuser.

Tout �a � cause d'une petite erreur !

Tu as entendu ce que j'ai dit.

Je devrais aller dans un autre quartier de Londres.

Il faut que je parte.

Suivez les conseils de Sir David. Prenez des vacances.

Bonsoir, mon enfant.

- Ne rentre pas trop tard. - Ne vous inqui�tez pas.

Bonsoir.

- Anne est l� ? - Elle est partie chez Kitty Knowles.

- Vous pouvez l'attendre. - Merci.

Kitty ?

Mary Clarke.

Oui.

- Qui �tes... - Peu importe.

Vous avez bien connu mon fils.

Votre fils ?

- Vous �tes le p�re de Paul. - J'�tais.

Que voulez-vous ?

Je veux mon fils.

Mais il est mort.

Vous l'avez tu�.

Je l'ai tu� ?

C'est comme si vous l'aviez poignard�.

Il allait devenir chirurgien.

Un brillant chirurgien. Un g�nie.

Mais vous l'en avez emp�ch�.

Il s'est suicid� � cause de vous.

- Je l'aimais. - Comment osez-vous parler d'amour !

Vous salissez ce mot.

Les gens malveillants comme vous

propagent des virus rien qu'en respirant.

Personne n'est � l'abri.

J'ai parcouru les rues � votre recherche, Mary Clarke.

J'ai nettoy� les trottoirs pour sauver des hommes.

De jeunes hommes comme...

Paul.

Vous �tes malade !

Oui, je le suis.

Le virus.

Je dois an�antir le virus avant qu'il ne soit trop tard.

Je dois le d�truire. Maintenant, Mary.

Anne !

Anne ?

Je suis l�.

Qui �tait-ce ?

Je ne sais pas.

Je viens.

Qu'est-ce que c'est que ce raffut ?

- Ouvrez, vite ! - D�sol�, Sir David.

Qu'y a-t-il ? Vous �tes couvert de sang.

Tout va bien ?

O'Neill va arriver. Vous savez quoi faire ?

Oui, je m'en occupe.

Bonsoir, Sir David.

Que voulez-vous ?

- Vous travaillez tard ? - Vous voyez.

Que faites-vous l� ?

Je crois que l'�ventreur se cache dans l'h�pital.

Balivernes !

Le portier s'est fait agresser.

Pourquoi pensez-vous que c'est lui ?

Il ne s'en prend qu'aux femmes.

Un autre meurtre a eu lieu.

Mais il a d� partir pr�cipitamment.

Il a oubli� �a.

Ah oui ?

On dirait ma sacoche.

Voyez-vous, M. Lowry. D�sol� mais j'ai du travail.

Bonsoir, docteur.

Ceci est une morgue, pas une galerie d'art !

C'est � propos du portier.

M. Lowry vient de me le dire. Le portier a �t� tu�.

Je n'ai pas dit qu'il �tait mort.

Mais qu'il avait �t� agress�.

Vous l'avez insinu�.

Il est en salle d'op�ration.

Le Dr Urquhart pense que vous pouvez le sauver.

C'est impossible.

Je suis occup�. Je dois finir cette autopsie.

Venez en salle d'op�ration.

Vous me donnez des ordres ?

Tout � fait.

Quelle insolence !

C'est pour sauver la vie d'un homme.

En tant que m�decin, c'est votre devoir.

Tr�s bien...

Je vais voir ce que je peux faire.

Merci, docteur.

Je vous en prie.

On se croirait � Piccadilly Circus !

Si j'op�re cet homme, c'est seul. C'est clair ?

Tr�s clair, Sir David.

Comment va-t-il ?

Il reprend connaissance.

�a va aller. Sir David va s'occuper de vous.

Il va au rez-de-chauss�e.

Passe par-devant.

Pourquoi ils l'ont pas mis � la morgue ?

J'en sais rien.

M�me moi, j'avais vu qu'il �tait mort.

Laissez-moi sortir !

Laissez-moi sortir !

Vous n'�tes pas s�rs que c'est lui ?

On ne peut rien prouver.

On ne le pourra jamais.

L'histoire du plus effroyable tueur depuis Barbe-Bleue

ne sera jamais �lucid�e.

Bonsoir.

Bonsoir, vous deux.

Adaptation : Charlotte Sarazin

Sous-titrage : VDM

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