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Debout, Broadway.
TERRITOIRE DU MONTANA 1888
Le lendemain, MoĂŻse dit au peuple :
"Vous avez commis un grand péché.
"Je vais maintenant monter vers l'Éternel.
"J'obtiendrai peut-être le pardon de votre péché."
Moïse retourna vers l'Éternel et dit :
"Ce peuple a commis un grand péché.
"Ils se sont fait un dieu d'or.
"De fausses idoles qu'ils ont vénérées.
"Pardonne maintenant leur péché."
Que le Seigneur bénisse son nom. Au nom de Jésus.
Sainte Marie, priez pour nous, pauvres pécheurs.
Maintenant et Ă l'heure de notre mort. Amen.
- Papa, je... - Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
J'ai reçu une lettre d'un prêtre.
Le Père Jacob.
- Tu es venu me voir mourir ? - Non, père.
Je veux dire, oui...
Père.
Tu sais qui m'a fait ça ?
Oui. Maman me l'a dit.
- Dis son nom. - Le shérif Butler, de Trinity.
J'ai souffert en prison toutes ces années.
Je sais, papa.
Mon âme ne trouvera pas le repos tant qu'il vivra.
Tu sais ce que tu dois faire.
Isaac Broadway,
la rédemption vient à ceux qui se tournent vers Dieu.
Papa, dis-leur que tu n'as pas tué ces gens.
Promets-moi de le faire.
Je vais présenter mes condoléances à la potence.
Dis-le. Dis-moi que tu me le promets.
Je te le promets.
Et quand tu l'auras fait, tu demanderas ta récompense à Dieu.
Ta maison est la maison de Dieu.
C'est l'heure.
Tu reverras bientĂ´t maman.
Je ne la verrai pas Ă cause des flammes.
Mes condoléances, fiston.
Ils brûlent les corps pour éviter le choléra.
Ils ressortent sous forme de cendres.
Certaines familles répandent les cendres. D'autres les gardent.
D'autres mettent une croix lĂ oĂą le corps devrait ĂŞtre.
A-t-il avoué quelque chose en allant à la potence ?
Il a été piégé.
Ils l'ont tous été, non ?
Signez ici, s'il vous plaît.
Ho !
Vous voulez quelque chose ?
Non, merci.
Vous devez commander si vous voulez rester.
Servez-lui quelque chose, je paierai.
- Servez-moi un autre verre. - Entendu.
- On se connaît, monsieur ? - Non.
Mais c'est impoli de refuser une boisson gratuite.
Je ne bois pas.
Je vais en boire un pour ton ami.
- Tu vas oĂą ? - Trinity.
C'est un sacré voyage.
Qui est-ce ?
Mon père.
- Je le ramène à la maison. - Désolé.
Comment est-il décédé ?
- Pendu. - Quoi ?
Hors-la-loi ?
Il a été piégé par le shérif de Trinity.
Pourquoi le shérif aurait-il fait ça ?
Sale tricheur !
Je vais te tuer !
Calme-toi, Peter.
Bon sang.
Tiens.
Tu pourrais avoir besoin de ça.
On m'appelle St. Christopher, au fait.
Henry Broadway.
Prends-le et va-t'en, Henry Broadway.
SALOON DE TRINITY
Dis à ton père qu'il me doit deux jours de paie.
Touché, c'est toi.
Dégage.
Dégage avant que je te botte le cul. Fous le camp.
- Shérif. - Bonjour.
Qu'est-ce qu'il fait ?
Shérif Saul Butler, je m'appelle Henry Broadway.
Je suis celui qui va vous tuer.
Vous m'avez entendu ?
Je t'ai entendu, fiston.
Mais avant de faire ça...
Je te conseille de soulever l'arrière de mon manteau.
Maintenant...
Je vais me lever.
Tourne-toi très lentement.
Si tu dois tirer sur un homme...
Tâche au moins de le regarder dans les yeux.
Regarde-moi.
Je vous regarde.
Mon nom
est Gabriel Dove.
- Vous êtes le shérif de Trinity ? - Oui.
- Vous n'ĂŞtes pas Saul Butler ? - Pas du tout.
Sortons ces armes d'ici.
Elles n'ont rien Ă faire dans la maison de Dieu.
Doucement.
- OĂą est-il ? - Je vais t'amener Ă lui.
Quand on sortira d'ici, on attirera l'attention.
Et quand je t'aurai convaincu que je ne suis pas celui que tu veux tuer,
j'aimerais que tu te rendes gentiment.
Tu peux faire ça ?
Oui, monsieur.
Très bien.
Un pas Ă la fois.
Henry, c'est ça ?
Dis-moi, des gens regardent ?
Oui.
Y a-t-il un homme en peau de loup qui s'approche avec son fils ?
Oui, je crois que je le vois.
Ils sont armés ?
- C'est le shérif. - Oui.
Ils viennent par ici.
Très bien, McCaughly.
Pose ça, je m'en occupe.
Shérif.
Tout va bien ?
T'as l'air d'avoir des ennuis.
Tout va bien, merci, Gideon.
Tu verras qu'il est possible d'obtenir justice
et de laisser quelques cœurs battre.
Henry...
Regarde dans le jardin de l'église.
Par ici. Tourne-toi.
Doucement, fiston.
Qu'est-ce que tu lis ?
Saul Butler.
Que cherche le garçon ?
Il pense que Saul lui a fait du tort.
Il doit se tromper.
Saul n'a jamais fait de mal Ă personne.
Il a été mal informé.
Si tu veux tirer sur la pierre tombale,
histoire de te défouler...
Je ne t'en empĂŞcherai pas.
Pourquoi en veux-tu Ă Butler ?
Il a piégé mon père.
Il l'a envoyé à la potence.
Vraiment ?
Très bien.
Au boulot, c'est fini.
Allez. Tout va bien.
Tout va bien.
SAUL BUTLER SOLDAT CONFÉDÉRÉ - SHÉRIF DE TRINITY
Vous m'arrĂŞtez ?
Pour avoir voulu me tirer dans le dos ?
Je devrais arrêter la moitié de la ville.
Ici.
Sam, un whisky pour mon jeune ami et un café pour moi.
À propos de ce whisky, Shérif.
- Je ne bois pas. - Assieds-toi.
Assieds-toi.
Il est avec moi, Chuck.
Henry Broadway.
Ton père serait donc Isaac Broadway.
- Vous le connaissiez ? - Il a bâti la moitié de la ville.
Tout le monde connaît le nom d'Isaac Broadway.
Tu ne savais pas ?
Je ne l'ai plus vu après sa condamnation, après la mort de ma mère.
Un petit conseil.
Ne parle pas de tes ancĂŞtres.
Tous les hommes connus ne sont pas aimés.
Les gens ne l'aimaient pas ?
- Bonjour, Sam. - Chaque ville a ses héros et ses parias.
Deux de ton meilleur.
Dans cette ville, Saul Butler était le héros, et Isaac Broadway, le méchant.
Butler est mort.
Vu que tu es son fils, je veux éviter les envies de vengeance.
Comment est-il mort ?
Tué par une Blackfoot, dit-on.
- Vraiment ? - Je ne le crois pas.
Tu es venu ici pour tuer le shérif.
- Quel était ton plan, après ça ? - J'avais pas de plan.
J'ai tout dépensé pour venir ici.
Sam, rends-moi service.
Nourris-le et donne-lui une chambre pour la nuit.
Du moment que tu paies.
Demain matin, monte dans cette diligence
et pars le plus loin possible de cette ville.
Pardon d'avoir voulu vous tuer.
T'aurais pu devenir un héros.
Comme je l'ai dit...
Des héros et des méchants.
Ne te fais pas prendre du mauvais côté de la pièce.
- Gabriel. - Bonjour.
Elle est venue dire que Rachel ne se sentait pas bien.
C'est bien, Mabel.
Je m'occupe de Rachel. Voyons ce que j'ai lĂ .
- OK. - Un bonbon.
VoilĂ . C'est pour toi.
Ne dis Ă personne que c'est moi.
- Merci. - C'est bien.
Je m'inquiète pour toi, les gens sont nerveux.
Ne t'en fais pas. Je suis encore plus rapide qu'eux.
Je vais voir Rachel.
Vas-y.
Je t'aime.
- Au revoir, Mabel. - Viens, chérie.
- Je sais que tu es lĂ , Gideon. - Gabriel, juste un mot.
Je veux juste savoir ce que tu vas faire pour l'Indienne meurtrière.
Tout d'abord, il n'y a aucune preuve que Running Cub,
une Blackfoot, pas une Indienne, ait réellement tué Saul Butler.
- Je crois que si. - En plus, elle est partie.
MĂŞme si je voulais te la livrer pour un lynchage,
c'est impossible d'arrĂŞter quelqu'un qui n'est pas lĂ .
Tu vois, il y a un trappeur qui vient du nord,
et il dit avoir vu quelqu'un qui lui ressemble
Ă Strawberry Creek.
Par "qui lui ressemble", tu veux dire une Blackfoot ?
Il y en a des milliers.
Tu devrais me nommer adjoint, vu que tu trouves personne.
Je vais y réfléchir.
Merci pour ta conscience civique.
Espèce d'ordure.
C'est sûrement une indigestion.
Mais l'accouchement est proche, lève le pied.
Et le dos.
Tu peux t'occuper de sa clientèle en plus de la tienne ?
En plus ?
On sera empilés comme un tas de pancakes ?
- Je dois faire quoi ? - Te reposer.
Je connais un homme qui ne la laissera pas se reposer.
Il n'a pas le choix.
Tu dois penser avant tout au bébé.
- Coucou, maman. - VoilĂ ma fille.
Coucou, chérie. Tu as bien fait d'amener Mme Sarah.
Tu es très responsable, hein, Mabel ?
Oui.
- Où as-tu trouvé ce bonbon ? - Gabriel lui a demandé de ne rien dire.
Il aurait été un si bon père.
Tu ne devrais pas rentrer ?
Oui.
Allez, ma chérie. On y va.
Il y a quelqu'un ?
Montre-toi. Je sais que tu es lĂ .
Tu es derrière moi.
Bien sûr.
Un trappeur a dit qu'il t'avait vue.
Gideon comptait rassembler des hommes. Je l'en ai dissuadé.
La prochaine fois, ce sera moins facile.
Gideon a combattu avec Saul. Il ne renoncera pas.
Cette terre renferme l'esprit de ma famille.
Ils ont résisté avant moi...
Je ne pars pas.
Comme tu veux.
Je t'ai apporté des provisions.
Tu viens pour dîner ?
Je peux aussi avoir un verre de whisky ?
Pourquoi pas ? C'est le shérif qui paie.
Salut, joli cœur.
Enlève-moi ce chapeau. Tu viens d'arriver ?
- Comment tu t'appelles ? - Henry.
Je suis juste lĂ ce soir, mademoiselle.
Eh bien, Henry,
tu as besoin de repos après ton long voyage.
Tu ne trouves pas ?
Oui, j'ai l'intention de me reposer.
Tu es trop mignon.
Tu vas regarder mes seins toute la nuit
ou tu vas me payer un verre ?
J'ai pas d'argent.
Comment tu as eu ce whisky ?
Le shérif.
C'est généreux.
Sam, tu me mets sur l'ardoise d'Henry ?
Je te ferai passer pour un steak.
Un deuxième steak.
Regarde-moi ça. Tu auras deux steaks.
Lequel tu vas goûter d'abord ?
Sers-nous un verre, Sam.
Reste lĂ . Tiens mon chapeau.
OĂą est mon verre ?
Qu'est-ce que tu regardes ?
Qu'est-ce que c'est ?
Je ne veux pas d'ennuis, monsieur.
C'est une urne, Asa.
Pour quelqu'un qui est mort. Ne sois pas si méchant.
C'est mon père.
T'as amené ton père mort ici pour boire un verre ?
- Réponds-moi, petit. - Oui.
Payons-lui une tournée.
Viens, chéri, on s'en va.
- Prends tes affaires. - Julia.
Dis Ă Rachel de ramener son cul.
Elle travaillera pas avant l'arrivée du bébé, Asa.
Tu pourras prendre sa place.
Tu attendras ton tour, comme tout le monde.
Ne traîne pas trop, petit.
Je sais que non.
Merci.
Tu sais pourquoi je ne peux pas partir.
Tu connais la vérité.
Ce qui est arrivé à ma mère et à mon père.
Tu sais que Butler les a tués.
Il est mort.
Rester ici et mourir n'apportera pas la justice.
La vérité ne peut pas mourir avec ceux qui l'ont cachée.
Quelqu'un doit être là pour la faire connaître.
Quand tu es parti de chez toi,
tu te sentais encore toi-mĂŞme ?
Quand j'ai quitté l'Irlande...
Je voulais l'oublier.
Tu l'as fait ?
Non. Pas tout.
Mon cœur savait encore qui j'étais, d'où je venais.
Les souvenirs
des chagrins de ma jeunesse.
Ne me dis pas que tu n'as jamais été avec une fille.
Je n'ai jamais eu le temps.
La plupart des hommes ne prennent pas le temps.
Regarde-moi.
Donne-moi ta main.
Je vais te faire sentir bien, d'accord ?
Ça te fait du bien, non ?
- Oui. - Ça va aller.
Tu vas devoir te laisser aller un petit moment.
Tu peux m'embrasser si tu veux.
Grouillez-vous.
- J'ai pas toute la nuit. - La ferme, Asa.
Ce n'est pas encore ton tour.
Viens là , chéri.
- Ouvre cette putain de porte. - Je m'en occupe.
ArrĂŞte de taper sur ma porte.
Descends et attends ton putain de tour.
C'est mon tour.
Sors. Tout de suite !
Tu vas pointer ça sur moi ?
Je vais faire bien plus que ça si tu ne pars pas.
Bon sang.
Tu m'as tiré dessus, putain.
On va s'amuser un peu, maintenant.
- Oh, mon Dieu ! - C'est Asa ?
Qu'est-ce qui se passe ?
Qui est-ce ?
C'est Asa ?
- Où est le shérif ? - Pars.
- Asa. - Asa.
Reculez, putain !
Merde.
- Il est mort ! - OĂą tu es, gamin ?
Je vais venir te chercher !
Je vais prendre le sentier. Vas-y.
- Qu'est-ce que t'as vu ? - J'ai rien vu.
Je vais te trouver.
Je sais que t'es lĂ , trouillard.
Montre-toi et sois un homme.
Y a pas d'issue, petit.
Regarde ça.
Tu vas mourir dans de la merde de cochon.
Espèce d'ordure !
C'était une erreur !
C'est bon.
Il nous faut un autre cheval. Viens.
Shérif !
- Qui est lĂ ? - Sarah, c'est McCaughly.
Le shérif est là ? Il doit venir en ville.
Il y a eu une fusillade, deux morts.
Le mineur nommé Asa et Julia, du saloon.
- Rachel va bien ? - Elle est secouée, comme tout le monde.
On dirait qu'il n'y a plus de loi, ici.
Le shérif est là ?
Non.
Ça va énerver les gens, Sarah.
Je viens, je vais m'habiller.
- Où est le shérif ? - Il va venir.
Vous.
Vous ĂŞtes l'adjointe ?
La ville n'a que ça pour faire régner l'ordre ?
Que Dieu nous protège.
Si Saul était encore vivant, quelqu'un serait au bout d'une corde.
Je ne suis pas lĂ pour les morts.
Je suis lĂ pour les vivants.
Ne touchez à rien avant l'arrivée du shérif.
Rachel.
Qu'est-ce que je vais faire ?
C'est le père de mon bébé.
Et il est mort.
Rachel, allonge-toi.
Respire, calme-toi.
- C'est bien. - OĂą est ton mari ?
OĂą est ton mari ?
Il est en chemin.
Respire, c'est bien.
Tiens. Prends ça.
Tu t'es vite lié d'amitié avec le shérif.
Je croyais qu'il avait piégé ton père.
C'était un autre shérif.
Maintenant, tu es en cavale.
Je crois que c'est Dieu
qui m'a puni pour avoir voulu coucher avec elle.
C'est un péché de ne pas suivre une femme qui te le demande.
C'est ce qu'aurait dit ton père.
Que savez-vous de mon père ?
Je le connaissais très bien.
Avant la guerre,
j'avais perdu mon boulot dans une plantation
appartenant Ă un banquier de Savannah.
J'ai rencontré ton père quand l'armée de l'Union
a tout brûlé.
Je savais que de l'or était caché, et j'en ai parlé à ton père.
Lui et moi avons volé assez d'or
pour paver les rues du paradis.
On voulait partir Ă l'ouest avec un couple de Blackfoots comme guide.
HĂ© oui, Henry.
Le couple de Blackfoots qui a été pendu pour le meurtre de ton père.
Mais il m'a joué un mauvais tour.
Il a négocié avec des miliciens négriers
et leur a cédé les droits sur ma personne.
Il vous a vendu ?
La guerre continuait, les gens achetaient et vendaient des esclaves.
Il n'a rien vu de mal Ă vendre mon cul de noir
pour gagner un peu plus et garder ma part.
Vous ĂŞtes ici pour l'or.
Je le cherche depuis la fin de la guerre.
Je vous ai dit que mon père avait été piégé.
Le shérif Saul Butler...
C'était un homme de loi de Savannah.
J'ai entendu dire qu'il s'était installé dans une ville
appelée Trinity et qu'il cherchait l'or du vieux banquier.
Il avait peut-être une bonne raison de piéger ton père.
- T'en penses quoi ? - Vous croyez que je sais oĂą est l'or ?
J'en sais rien. Tu le sais ?
Non.
C'est une belle rivière.
La nuit a été longue.
- Bonjour, shérif. - Bonjour, Mabel.
Je vois que tu t'occupes d'elle.
Où étais-tu, cette nuit ?
- Peut-ĂŞtre... - Mabel ?
- Monte et commence ta lecture. - Au revoir, shérif.
C'est bien. Tout va bien.
Je vais bien.
Viens t'asseoir.
Je te le dis, ce Gideon est un danger public.
Il sème le chaos, il veut emmener des hommes à Strawberry Creek
pour capturer la Blackfoot qui a tué Butler.
J'ai préféré y aller avant qu'il n'y ait un bain de sang.
En ton absence, trois personnes ont été tuées en ville.
- Qui ? - Asa, Red Benton
et sa mère.
Je suis désolé.
Je leur ai dit de ne toucher Ă rien.
C'est bien. Très bien.
OĂą est Red ?
Tu étais où ?
Je ne le répéterai pas, Sam.
Red est mort.
Il est avec les cochons.
Dégage de là .
Putain !
Je veux le garçon qui a fait ça à notre frère.
C'est le garçon que tu as amené ici.
Les frères d'Asa n'arrêteront pas avant d'avoir sa peau.
Tu le sais, non ?
OĂą crois-tu qu'il se tenait ?
- Qui ? - Le gamin.
Quand il les a tués.
J'en sais rien. Éclaire-moi. C'est toi, le shérif.
C'est drĂ´le, Gideon.
Je te jure, tous les jours, tu me dis comment faire mon boulot.
Je veux juste la justice.
La justice doit être basée sur la vérité. Ce que tu veux n'est pas la justice.
C'est du sang.
Bon.
Et il n'y a pas d'Indienne Ă Strawberry Creek.
Pousse-toi.
OĂą vas-tu ?
Je vais chercher le garçon.
Je vais lĂ -haut le chercher.
- Sois prudent. - D'accord.
Sors de lĂ .
Henry, voici Jacob. Jacob...
Je te présente le fils d'Isaac Broadway, Henry.
Qu'est-ce qu'il fait lĂ ?
Jacob est un acteur de théâtre respecté.
C'est ce qu'on m'a dit.
J'ai engagé ses services pour obtenir des aveux de ton père.
Mais ton père n'a pas lâché un mot, jeune homme.
Même si je n'ai pas entendu ce qu'il t'a murmuré à la fin.
- Qui sont ces rigolos ? - On se connaît depuis longtemps.
On a foulé les planches à l'est.
Pas vrai, les gars ?
On avait un accord.
Et je compte m'y tenir.
Disons que c'est l'inspiration divine.
Tu peux divinement passer le plateau de collecte entre vous.
Car je ne renoncerai pas Ă ma part.
Bon, je vais me cacher.
Ne faites pas de mal au petit.
Allez-y, il sera lĂ dans une minute.
- Qui ça ? - Le shérif.
On lui a laissé des indices clairs.
Au cas où ça ne te paraîtrait pas évident,
je t'offre l'opportunité de bâtir une nouvelle vie.
De racheter les erreurs de ton père.
Si tu m'aides Ă trouver cet or, tu pourras garder sa part.
Ça aurait été ton héritage.
Pourquoi vous voudriez le partager ?
Je ne suis pas le diable, je ne suis qu'un pécheur.
On avait prévu de s'installer quelque part
et d'enterrer l'or. De le mettre Ă l'abri.
D'en déterrer un peu de temps en temps quand on en aurait besoin.
Tu te souviens de la maison où tu es né ?
- Je... - Non ?
Je ne me souviens pas.
J'espère que ça te reviendra bientĂ´t, car je crois que c'est lĂ
que ton père a enterré l'or et qu'il a construit sa maison.
Bon, j'ai une embuscade Ă faire.
Je ne veux pas ĂŞtre un truand.
On ne sait pas qui on est avant d'ĂŞtre dos au mur, Henry.
Je suis censé rester ici ?
Tu me suis ?
Je t'attendais.
J'ai vu les autres passer, tout Ă l'heure,
et j'ai pensé que tu viendrais.
- Je viens avec toi. - Non.
Reste cachée.
Tu crois pouvoir y arriver tout seul ?
Si on nous voit ensemble, je devrai t'arrĂŞter.
Je te cherchais.
Que s'est-il passé, hier soir ?
Je n'ai pas tué cette femme.
Mais après ça, je ne me souviens de rien.
- Tu mens. - Non.
Viens.
Tu t'es fait de nouveaux amis.
C'est pas mes amis. Je les connais pas.
- Un prĂŞtre ? - Ce n'est pas un vrai prĂŞtre.
C'est un luthérien.
Tire avec ça, dans cette direction.
Quoi ?
- Cinq secondes. - Cinq. Quatre.
Deux.
Tout doux, mon garçon.
Tu peux dire Ă tes amis de baisser leurs armes ?
Vas-y, Henry.
Ce garçon ne tuera personne.
Vas-y, Henry.
Tu es un type bien.
Va Ă la grange.
Je reviens vite.
Ce jeune homme
qui est venu en ville et a tout chamboulé...
C'est le fils d'Isaac Broadway.
- Le petit Henry ? - Oui. Tu le connaissais ?
Je l'ai mis au monde, juste lĂ .
Quoi ?
C'est un meurtrier ?
Non, ce n'est pas un meurtrier.
J'ignore ce qu'il est, mais ce n'est pas ça.
Je vais mettre le fusil à côté de la porte, OK ?
Si un inconnu arrive, mĂŞme si c'est un homme de Dieu,
surtout s'il est déguisé en homme de Dieu,
dès qu'il ouvre la bouche, tire-lui dessus.
- Tu m'entends ? - Déguisé ?
Oui.
Le mal se cache sous bien des formes, ces temps-ci.
VoilĂ une couverture.
Vous savez,
quand je suis venu ici, je voulais qu'il soit fier de moi.
Ma mère me parlait de lui.
Il était innocent.
C'était un homme bien.
Il nous aimait.
En réalité, la seule chose qui l'intéressait, c'était un tas d'or.
De l'or ?
Oui.
Il l'a volé au Sud.
Un énorme stock.
Puis il est venu ici avec les Indiens.
- Je suis sûr qu'il tenait à toi. - N'importe quoi.
Je sais que c'est des conneries.
S'il nous aimait, il en aurait parlé à ma mère.
Un énorme stock d'or ?
Ça aurait pu changer nos vies. Ça aurait pu lui sauver la vie.
Et tout ce temps, il était sous la maison qu'il a bâtie.
Henry,
c'était la maison de ton père.
Tu es né ici.
Je croyais que c'était votre maison.
En fait, elle appartient Ă la ville.
Saul Butler s'en est assuré.
Bon sang, il l'a détruite et reconstruite tant de fois
qu'on l'a cru fou.
Il devait chercher l'or.
C'est pour ça qu'il a tué les Blackfoots.
Il a dĂ»...
- Eh bien... - Quoi ?
Je pense pouvoir t'innocenter ainsi que Running Cub.
Combien de ces hommes sont encore en vie ?
Il n'en reste qu'un.
Un ancien esclave, il a volé l'or avec mon père.
- Il veut le récupérer. - D'accord.
Tu as tué l'un de ces hommes.
Maintenant, tu es avec moi.
Viens manger un bol de soupe quand tu veux.
Barman, whisky.
Qu'est-ce qu'il fait lĂ ?
Bon sang.
Qu'est-ce qui t'est arrivé, petite ?
C'est rien.
Occupe-toi de tes affaires, d'accord ?
C'est notre sœur.
Si c'était ma sœur et si elle avait des bleus comme ça,
je voudrais savoir qui a fait ça.
Pour égorger ce fils de pute.
Bonsoir, messieurs-dames.
J'utilise ce terme à la légère.
Vous devez vous demander
ce qu'un beau diable à la peau foncée comme moi
vient faire dans votre humble établissement.
Mais si vous regardez au-delà de ma négritude,
vous verrez qu'on n'est pas si différents.
D'oĂą venez-vous ?
- De Géorgie, monsieur. Et vous ? - Géorgie.
Je savais que je sentais quelque chose de familier.
Vous voulez vous faire tuer ?
Si vous faisiez ça,
vous ne sauriez jamais oĂą se cache
la petite Blackfoot dont vous parliez.
Et vous voulez savoir oĂą elle est, hein ?
Si vous le savez, je crois que vous allez me le dire.
Peut-ĂŞtre.
J'en suis certain.
C'est un gros.
Si vous m'offrez un autre verre, vous avez raison, je vous le dirai.
Un autre whisky, ce serait parfait.
Voilà le shérif, papa.
Il est temps que la loi s'impose, ici.
Gabriel. Il y a une Indienne Ă Strawberry Creek.
Mais tu le savais déjà , non ?
Je vais faire ton boulot Ă ta place.
Ne fais pas l'imbécile, Gideon.
Tu veux que ton fils Thomas devienne orphelin ?
Viens, papa.
On y va, les gars.
Salut, shérif.
Bonjour.
- Jolie ville. - Pleine de braves gens.
Si vous avez besoin d'aide, dites-le-moi.
J'ai toujours pensé que j'aurais fait bon shérif.
Vraiment ?
Je ne vous retarde pas. Allez les rattraper.
Assurez-vous qu'ils ramènent la fille saine et sauve.
Bienvenue Ă Trinity.
Il paraît que vous êtes un saint.
On boira un verre à votre retour. Ça vous dit ?
J'ai hâte.
Fais ce que tu fais
Et tu fais ce que tu fais
Fais ce que tu fais
Et tu fais ce que tu fais
Bonjour.
Bonjour, madame.
Je pourrais avoir Ă boire ?
J'ai chevauché toute la journée. Je meurs de soif.
Vous êtes un homme d'église ?
Non, madame.
Reculez, s'il vous plaît.
Qu'y a-t-il ? Un problème ?
Il y a de l'eau dans le puits, lĂ -bas. Allez vous servir.
Merci, madame. C'est gentil.
Madame, quelqu'un pourrait m'aider
Ă remonter ce gros seau ?
J'ai mal à l'épaule, et je ne pense pas pouvoir le remonter seul.
Mon mari est à l'étage, mais il se repose.
D'accord.
Je vais vous chercher un verre d'eau, je le laisserai sur le porche.
Ce serait parfait, madame. Très bien. Merci.
- Tenez. - Merci.
Désolée de ne pas pouvoir vous aider.
Je ne veux pas le réveiller.
Je comprends tout Ă fait, madame.
Je dis tout le temps Ă ma fille
de ne pas laisser entrer des étrangers, même si le mari est là .
- Vous avez une fille ? - Oui, la lumière de ma vie.
Enfin, l'une d'elles.
Son fils, mon petit-fils...
C'est l'enfant le plus angélique qu'on ait jamais vu.
Vous avez des enfants ?
Non.
Est-ce que je pourrais
m'assoir pour me reposer un peu ?
Bien sûr.
Seigneur.
Ça va ?
Une journée de voyage sur Blue.
Entrez.
- Vous êtes sûre ? - Oui, sûre.
Merci.
Si vous permettez, je prépare le souper.
Non, je vous en prie.
Je m'appelle Sarah.
Sarah Dove.
Nom de jeune fille, Creuzburg.
Je le dis toujours aux gens, au cas où ils connaîtraient ma famille.
Je suis Christopher.
On m'appelle St. Christopher.
Mon mari est le shérif de la ville.
Vraiment ?
Vous n'auriez pas vu un jeune homme errer dans le coin ?
Un certain Henry Broadway.
Il a des ennuis. J'essaie de l'aider.
Vous connaissez Henry Broadway ?
Oui. Et vous ?
Oui, quand il était jeune.
Je peux avoir un autre verre d'eau ?
Bien sûr.
Merci.
Vous ĂŞtes une femme bien, Mme Dove. Ce nom vous va bien.
Henry parlait beaucoup de la maison que son père a construite.
Il était pur et innocent avant d'avoir tous ces ennuis.
Vous ne sauriez pas oĂą est cette maison ?
Je crois que c'est lĂ qu'il se cache.
Mme Dove ?
Non.
Non, vous ne savez pas oĂą est cette maison ?
Vous l'avez connu enfant, mais vous ignorez oĂą il vivait ?
Mme Dove ?
Ça va ?
Oui, je réfléchis.
Vous semblé troublée. Je ne voulais pas vous contrarier.
- C'est cette maison. - Cette maison ?
Je ne l'ai pas vu.
Il doit se cacher quelque part, dans la forĂŞt, peut-ĂŞtre.
C'est drĂ´le ?
Comment se fait-il
que votre mari et vous viviez ici ?
Elle appartient Ă la ville.
On vit ici parce que c'est le shérif.
La maison d'un hors-la-loi ?
C'est la ville qui en a décidé ainsi, pas moi.
Mon mari n'était pas encore là .
- Sarah. - Mabel.
Mabel, le souper sera prĂŞt dans une heure.
Allez, monte.
Tu m'entends ?
Vous devriez peut-ĂŞtre l'envoyer jouer dehors.
Vas-y.
L'or n'est pas lĂ .
- Je ne te crois pas. - Je le jure.
C'est chez ton père, non ?
Saul Butler l'a fouillée encore et encore pour trouver l'or.
S'il était là , il l'aurait trouvé.
OĂą est-il, alors ?
Mon père a beaucoup construit. Il peut être n'importe où.
N'importe oĂą ?
N'importe où n'est pas une réponse satisfaisante.
OĂą allez-vous ?
Running Cub. OĂą es-tu ?
Running Cub.
Tu dois fuir.
Tu dois partir tout de suite. Des hommes sont en route.
Et ils viennent te chercher.
Je ne fuirai devant personne.
C'est l'heure.
Monte sur ton cheval et fous le camp.
Je vais devoir convaincre ces gens
et leur faire entendre raison.
C'est peine perdue, dans ce coin maudit. Je reste.
Doux Jésus.
La voilĂ , les gars.
Amenez-la-moi.
Running Cub.
On vient vous arrĂŞter
pour le meurtre du shérif Saul Butler.
Allez, rends-toi.
Viens lĂ .
Les mains en l'air.
Plus haut.
- Saul Butler était un meurtrier. - Un meurtrier ?
Non.
- Il a tué mon père, ma mère. - Tu l'as tué.
Non. C'est pour ça que je ne l'ai pas arrêtée.
Sois prudent, fiston.
- Elle est innocente. - Comment tu le sais ?
Parce que je l'ai tué.
Son seul crime, c'était de vouloir la justice.
Pour l'amour de Dieu, Gideon. Il allait tuer un enfant.
Je l'en ai empêché.
En l'abattant ?
C'est la vérité, Gideon.
Vous vous ĂŞtes battus avec Saul.
Ça ne change pas la vérité.
Ça ne change rien au fait qu'il a été assassiné.
Si tu persistes à penser ça, la moitié
d'entre nous vont mourir.
Non !
Thomas !
Non, Thomas.
Ça va aller.
Tiens bon.
- Que s'est-il passé ? - C'est Gideon.
Gideon et ses hommes.
- Elle va bien ? - Oui.
Elle a été touchée aux côtes.
Allez.
Elle a perdu beaucoup de sang, je vais chercher Sarah.
St. Christopher est venu ici.
Je lui ai dit qu'il n'y avait pas d'or et il est parti.
Tant mieux. La prochaine fois, abats ce connard.
HĂ©.
Je me souviens de toi.
Nos pères étaient amis.
Je t'ai appris Ă monter Ă cheval.
Tu t'en souviens ?
"Tu es poussière et tu redeviendra poussière,
"cela n'a pas été dit de l'âme."
Je vais apprendre à lire pour pouvoir lire ça à mon bébé.
Merci d'avoir enfreint tes règles pour moi.
Merci d'avoir été prudent.
Notre ville.
Tant que Gabriel Dove sera en vie...
Je vous le demande...
- Vous ĂŞtes avec moi ? - Oui.
Répondez, vous êtes avec moi ?
Vous ĂŞtes avec moi ?
Justice !
Mes amis, je vous ai bien guidés ou pas ? Elle était là ?
- Oui. - Tu l'as tuée ?
Mon fils est mort, mais elle, pas encore.
Elle a tué ton fils ?
Toutes mes condoléances.
Je vais vous raconter un truc.
Vous vous souvenez du garçon qui est passé ici il y a deux jours ?
Vous savez qui est son père ? Enfin, qui il était.
Vous voulez dire qui il avait dans l'urne ?
Isaac Broadway était dans cette urne.
Il a envoyé le garçon tuer le shérif Butler.
Mais ce n'est pas tout.
Isaac Broadway a volé un paquet d'or
quand il était soldat en Géorgie.
Je le sais parce que je l'ai aidé.
C'est un crime que j'avoue,
que j'ai expié et qui m'a été pardonné.
Mais Isaac Broadway n'a jamais avoué.
Il a juste caché l'or.
OĂą peut-on trouver cet or ?
Dans sa maison. Celle-lĂ mĂŞme oĂą vivait Butler.
Celle que vous avez donnée au nouveau shérif.
Je parie tout ce que j'ai
qu'Henry Broadway y est,
ainsi que le shérif et l'Indienne.
Qu'est-ce qu'on attend ?
Henry Broadway a tué mes frères.
Il a tué mes frères !
Ce salaud devrait ĂŞtre pendu Ă un arbre !
Je t'offre un verre.
En mémoire de ton fils.
En fait,
je paie une tournée générale.
Sers-moi un verre.
Vas-y.
Bon...
Respire.
Détends-toi. Bien.
Tout ira bien.
Tu vas t'en sortir.
Ça va aller.
Ça va aller. Tu t'en sors très bien.
Sarah.
Des hommes vont bientĂ´t arriver. Ils veulent me tuer.
Que s'est-il passé ?
J'ai tué Saul.
On a peu de temps.
Quand tu seras prĂŞte,
prends le sac que je t'ai préparé.
Prends Mabel et pars avec Henry.
Quoi ? Non.
Je vais mourir ce soir, Sarah. Et je veux que tu vives.
- Non. - Prends soin de Mabel.
Tu voulais un enfant, et je n'ai pas pu t'en donner un.
Mais c'est ta chance. C'est ta chance, chérie.
Je ne te laisserai pas.
Je ne te quitterai jamais.
- Sarah. - Non.
Jamais.
Allez.
Monte dans le chariot.
En selle, les gars.
On se bat pour mon fils et pour la justice.
Allons-y !
- Vous avez quoi Ă manger ? - Des haricots.
- Pas de viande ? - Non.
D'accord. Whisky.
Broadway a vraiment caché de l'or sous sa maison ?
Oui.
Ça explique pourquoi cette ville s'est agrandie si vite.
Il a construit ce saloon.
Vraiment ?
Les écuries, la prison de la ville.
Chaque ville en a besoin d'une. L'église.
"Ma maison est la maison de Dieu."
C'est ce qu'il disait.
Qu'est-ce qu'il disait sur l'église ?
"Ma maison est la maison de Dieu."
Fils de pute.
Ils sont lĂ .
Baisse-toi.
Running Cub, emmène Mabel à l'étage.
- Allez. On y va. - C'est bien.
VoilĂ . C'est bien.
Gideon, on les fait sortir ?
Non, c'est inutile.
Tuez-les tous.
Prends des hommes, encerclez-les. Allez Ă l'avant.
Allons-y.
Allez.
Prends la porte.
Sarah.
Les fenĂŞtres.
N'approchez pas.
Ils passent par le côté !
- Ça va ? - Oui.
- Ils sont sur le toit ! - Des cartouches.
Viens lĂ , sale petite merde.
Ouvre la porte.
Merde.
Reste lĂ , ne bouge pas.
- Reste Ă terre. - Amenez-le Ă la grange.
Prenez son collier.
Tu vas t'amuser, maintenant.
Lève sa tête.
Encore.
Prends la corde.
Prends la putain de corde !
Écoute ton frère.
Va la chercher.
Tu vas ĂŞtre heureux de mourir, petite merde.
Ça, c'est pour Asa.
Ça, pour Red.
Et ça, c'est pour moi.
On va prendre tout l'or de ton père. Tout.
Garde-le en vie pour moi, frangin.
- Compris ? - Oui.
Il n'y a plus que toi et moi.
- Mme Sarah ! - Baisse-toi.
Non !
Ils disaient toujours que je servais Ă rien.
LĂ , ils voient que si.
Dove, non !
Gideon !
Ça suffit, c'est terminé ! Arrête ça !
Mets un terme Ă cette tuerie.
J'aimerais pouvoir, Gabriel.
Ne sois pas stupide.
- Arrête. - C'est allé trop loin.
Mon garçon.
Il n'y a pas de retour en arrière.
Mon Dieu.
Salut.
Je vois que le pasteur n'était pas invité.
Il avait rencard avec son créateur.
Sors ton gros cul de ce trou et arrĂŞte de profaner cet endroit.
On va boire ce verre que tu devais m'offrir ?
Bien sûr. Je te l'apporterai en cellule.
J'ai failli renverser mon verre
quand on m'a dit qu'Isaac Broadway avait construit l'église.
Si ce fils de pute était chrétien,
on devrait démolir toutes les églises
et reconsacrer le sol sur lequel elles sont bâties.
Les péchés du père retombent sur le fils.
Tu m'as trahi.
Tu es le deuxième Broadway à me remettre des chaînes.
Je croyais qu'on était d'accord.
Que tu le tuerais quand mĂŞme.
Qu'on se partagerait l'or.
Ou tu peux me tuer,
en espérant qu'il s'occupe bien de toi.
Henry, va lui attacher les mains.
N'y pense mĂŞme pas. Tu n'arriveras pas jusque-lĂ .
S'il y a de l'or, tu n'en auras pas un gramme, je t'assure.
Tu m'as sauvé la vie.
Je te donne une chance de te sauver.
Tu prends ta part et tu pars.
On prend la part de mon père et on la rend à la ville.
Quoi ?
J'en ai marre de voir des gens mourir pour de l'or qui n'est Ă personne.
Ma part m'appartient.
Je l'ai méritée.
Je le prends et je m'en vais, et je vous garantis
que vous ne me reverrez plus jamais.
Henry, va lĂ -bas. Tout doucement.
Viens.
- Ça va ? - Oui.
- Sûr ? - Il m'a eu à la jambe.
Viens.
Mon garçon.
Doucement, voilĂ .
Ça va ?
Viens.
Désolé, shérif.
- Ils se sont trompés sur vous. - De l'eau !
Exact, McCaughly. T'es un homme bien.
- Santé. - Au père Steve.
À la vérité, shérif, j'en ai assez des prêtres.
Réveille-toi.
Petit-déjeuner.
En venant ici, je ne pensais qu'à venger mon père.
Et j'ai pensé que c'était peut-être pour l'or,
mais non.
La maison.
C'est ton héritage.
On l'a pris à ton père.
Il doit te revenir.
Non, c'est votre maison. Votre foyer.
C'est vrai.
Je veux que tu restes.
Merci.
Bien.
Très bien.
Sous-titres : Pascale Bolazzi
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