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Original subtitles

-Tu connais la capuche ?

-C'est mon frère.

-50 000 euros, je ferme ma gueule.

-Campana fils,

c'est la capuche.

-Toutes équipes finissent par tomber.

-Tu parles, t'es mort.

-Les camions vont pas à Marseille.

-Vous êtes fous ou quoi ?

-Appelle César.

-Je m'en fous de César.

-Vous connaissez quelqu'un

avec une voiture noire,

genre 4X4 ?

-Je te jure qu'il était avec moi.

-Il a été déclaré volé hier soir

par un garage de Moriani. On essaie d'avoir le responsable.

La peinture correspond.

-OK.

Bien joué, ma belle, je te rappelle.

Regardez ce qu'on vient de m'envoyer.

Ca date d'il y a un mois. Radar sur la rocade.

-Ca va être dur pour lui de dire qu'il n'a rien à voir

avec cette voiture.

Musique de générique

...

-Je t'ai entendue sortir hier soir, t'es allée où ?

-Faire un tour.

Interphone

-Ouais.

*-Bonjour, monsieur, c'est la PJ de Bastia,

vous pouvez nous ouvrir, s'il vous plaît ?

-Qu'est-ce que vous voulez ?

-Vous pouvez nous ouvrir ?

*-Monsieur Guerrieri, c'est Eva Maertens,

juge d'instruction. Ouvrez ou on défonce le portail ?

-Condés de merde.

Oui, c'est moi, et alors ?

-Le pick-up noir là, c'est le vôtre ?

-C'est le garage qui me l'a prêté il y a un mois.

Pourquoi ?

-Il est impliqué dans un accident grave avec délit de fuite.

Un homme est dans le coma. Pierre Marie Campana.

Vous connaissez ?

-Non.

-Vous connaissez son fils.

-Voilà ce que j'ai dit à votre collègue, il y a 10 ans :

je ne connais pas ce garçon.

J'ai eu un non-lieu et je le connais pas.

-Avouez que cette déclaration de vol

le soir de l'accident, c'est étrange.

-Ce pick-up, je l'ai déclaré volé ?

Non. Allez voir les gens qui l'ont eu

après ou le garage,

et arrêtez de me casser les couilles.

-On se calme. -On se calme de quoi ?

Vous m'accusez,

et je vais me calmer ?

C'est quoi, ça ?

-Personne ne vous accuse.

-Pas encore, du moins.

Vous étiez où hier soir ?

-Il était avec moi.

On a mangé, on a couché la petite et on a baisé.

Si ça vous intéresse, je peux même vous dire comment.

-Vous allez venir avec nous,

on va mettre ça par écrit. Venez.

-Ma femme et moi, on va nulle part.

Vous nous interrogez ici.

Alex, appelle l'avocat.

-Vous avez peur de quoi ?

-Peur ?

Peur de rien.

-Pierre-Jean, c'est Alex.

Une juge et des policiers sont là pour une histoire d'accident.

-C'est qui, votre avocat ?

-Maître Terramorsi.

-Vous êtes de quel service ?

-Pôle antimafia.

-Pôle antimafia.

-Passez-le-moi. Passez-le-moi.

-Je te la passe.

-Bonjour, Maître, c'est Eva Maertens.

-Vous êtes du Pôle antimafia ?

Et vous vous occupez des accidents de voiture ?

Bah...

-C'est dommage de ne pas l'emmener.

-Avec le témoignage de sa femme, son avocat l'aurait fait sortir.

Le jour où on l'emmènera, il ne reviendra pas.

En corse

-Je veux que tu t'en ailles de cette maison, Jean-Do.

Toi et moi, c'est fini.

-Tu viens de me sauver la mise et c'est fini ?

-Je sauve la mise

du père de ma fille, ça n'a rien à voir.

Tu sais où j'étais hier soir ?

Chez Reda.

Mais il s'est rien passé. Pas cette fois en tout cas.

Tout ce que t'as là,

tes bagnoles, tes affaires, tes maîtresses,

c'est parce que tu es marié à la fille de César Carlotti,

sinon t'aurais rien.

T'es juste un petit voyou qui a fait un beau mariage.

Tu sais qui lui envoyait des mandats à Reda quand il était en prison ?

C'est moi. Normalement, ça aurait dû être toi,

mais comme tu faisais rien, je l'ai fait.

Les 10 ans qu'a bouffés ton ami, c'étaient aussi les tiens.

Mais t'as rien fait, parce que tu vaux rien.

T'es qu'une merde, Jean-Do.

Mais t'es le père de ma fille et elle t'adore.

Elle est là, ta chance.

Et t'avise plus jamais de lever la main sur moi.

Sinon je te fais arracher la tête.

Musique sombre

...

-Monsieur Campana,

je suis désolée, on ne savait pas où vous joindre.

Votre père a fait un AVC dans la nuit.

On a tenté une opération, mais...

on n'a rien pu faire.

Je suis désolée.

...

-Vous voulez le voir ?

...

-Je te présente toutes mes condoléances.

-Merci.

-Tu veux que j'aille te chercher un café ?

Ma boss et la PJ sont allées voir Jean-Dominique Guerrieri.

-Pas ici.

Viens avec moi.

Ferme la porte.

-On ne le prouve pas, mais on est sûrs que c'est lui.

Reda...

son alibi, c'est la femme avec qui tu couches.

Ca va aller où, tout ça ?

Bon, dis quelque chose, s'il te plaît.

-Tu veux que je dise quoi ?

C'est vous qui faites l'enquête. -T'en penses quoi ?

-J'en pense rien. Ca te va ?

-Je suis avec toi, moi.

Je suis pas contre toi, je suis avec toi.

-T'es avec moi, mais tu me sers à rien.

A quoi tu sers, Inès ?

Ils vous baisent sur les sacoches, sur le pick-up, sur tout.

Ils vous baiseront toujours.

Tu sers à rien. A rien.

Et ton Pôle antimafia de mes couilles, il ne sert à rien.

Le deal qu'on avait toi et moi, il est fini.

-Comment ça, il est fini ?

Ca veut dire quoi, ça ?

Hum ?

Tu vas faire quoi ?

Reda, pas de conneries.

-Lâche-moi, s'il te plaît.

-Quand tu tapes, tu ne penses plus à rien.

-Si tu penses à rien, tu tapes mal.

Faut penser à tous ces enculés

qui te pourrissent la vie.

Comme Taracci...

Jean-Do...

les keufs, Lupino...

Une porte claque.

Musique triste

...

-C'est fini.

...

C'est Jean-Do.

Mon père, c'est Jean-Do.

-Comment tu sais ?

-Je le sais, c'est tout. Les condés aussi le savent.

-Ils vont le tomber ? -Non.

Il a tout blindé. Très bien blindé même.

Si je monte sur lui, je compte sur vous ?

-Fradé, t'as craqué ou quoi ?

Tu sais ce qu'il va se passer ?

Si tu montes sur Jean-Do, t'es mort.

T'es mort, frère !

-Moi, je suis là, tu peux compter sur moi.

Quand tu veux même.

-Reda, moi, les coups de calibre, j'ai jamais fait.

...

-Allô ?

-Je veux parler à ton père.

-Pas au téléphone.

-J'en ai rien à foutre, dis-lui que je veux lui parler !

Mon père vient de mourir, ça te va ?

Musique intrigante

...

-Il veut quoi ? -Je sais pas.

-Qu'est-ce que c'est ça ?

C'est Jean-Do ? -C'est rien.

Je lui ai demandé de partir. Pense pas à ça.

Le problème, c'est Reda, c'est pas Jean-Do.

Calme-le, sinon ça va être la merde.

...

-Suis-nous.

...

-Je sais qu'Alex te l'a dit, mais je te le dis aussi...

Jean-Do n'a rien à voir avec ton père.

Ton père nous fait entrer dans une affaire à 20 millions.

Explique-moi.

-Si c'est pas Jean-Do, c'est qui ?

-On va trouver et on va régler le problème.

Reda,

tu vas hériter des parts de ton père,

le Cetradec, maintenant, ça va être toi et moi.

-Mon père vous a fait entrer dans l'affaire,

parce qu'il avait peur pour son fils.

Moi, j'ai pas de fils, j'en ai rien à foutre de mourir.

Je sais que c'est Jean-Do qui a cartonné mon père.

Donnez-le-moi, et vous restez dans l'affaire.

-Reda.

Qu'est-ce que tu fais ?

On parle du père de ma fille. -Je sais.

T'as même juré sur sa tête.

-C'est vrai, je t'ai menti,

et je le regrette.

C'est pas Jean-Do que je voulais sauver, c'est nous.

Renonce à ta vengeance,

et nous, ce sera encore une histoire possible.

-Quoi ? Toi, moi ? Et après quoi ?

On élève ensemble la fille du type qu'a tué mon père ?

Alex, tu vois pas que c'est mort ?

-Parle-lui, fais quelque chose.

Ca doit en rester là.

-Si tu étais à sa place, tu en resterais là ?

-Fais partir Jean-Do.

Papa, regarde-moi.

Il est hors de question

que Lisa-Maria apprenne que son père est mort,

parce que son grand-père a dit qu'on le tue.

...

-Tiens.

Il y a 5 000, je te redonne encore 5 000 d'ici deux semaines.

-Ca pouvait attendre. -Prends-les.

-OK.

Merci.

C'est quoi, ça ?

-Comment ça ? -Tu me prends pas pour un con ?

C'est pas les billets du deal, ils sont tout neufs.

C'est toi ?

-Qu'est-ce que ça peut te foutre ?

-Non, non.

C'est à lui de payer, pas à toi !

-On fait quoi ?

Son père vient de mourir.

Je lui dis : "Allonge 10 000 boules,

"un flic me fait chanter" ?

Les sous, c'est pour ton food truck ?

-Oui. -Alors, bloque-le.

Bloque ce putain de food truck.

C'est la merde partout.

Qu'il y ait au moins un truc de positif dans ce bordel.

-Je prends 3 000, ça suffira.

Prends-les.

Prends-les, je te dis.

-Comme tu veux.

Téléphone

...

Allô ?

-Pourquoi tu m'as pas appelée ?

Tu le savais ?

Pour Pierre-Marie, tu le savais ?

-La situation est un peu compliquée.

Je te dirai quand tu peux venir.

-Je suis déjà là.

-Comment ça, t'es là ? T'es où ?

-Je suis à l'hôpital.

-Ne parle à personne.

Ne dis rien à personne. OK ? J'arrive.

Musique à tension

Putain, mais c'est pas possible !

...

-Comment c'est arrivé ?

Sa compagne m'a dit que c'était pas un accident.

-On sait pas.

-Il a eu des problèmes avec des voyous et il y a une enquête.

-Des voyous ?

Pierre-Marie en a jamais fréquenté.

C'est à cause de ton frère ?

-Non. Pourquoi tu dis ça ?

-Il a fait de la prison, et lui, des voyous, il en connaît.

-T'as parlé à quelqu'un depuis que t'es ici ?

-Non, pourquoi ?

-Il faut vraiment que personne ne sache que t'es ma mère.

-C'est à cause de Reda que tu me demandes ça ?

Qu'est-ce que t'es venue faire ici, Inès ?

Tu te sers de lui ? -Ca va pas ou quoi !

-Alors qu'est-ce que tu fais à Bastia. Tu peux m'expliquer ?

-Je suis venue réparer un truc.

-Réparer ?

Il parle pas à sa mère, à sa soeur, tu veux réparer quoi ?

Pourquoi tu veux pas qu'on sache que je suis ta mère ?

-Si on sait que t'es ma mère, on sait que Reda est mon frère.

Pour une magistrate, c'est pas très bien vu.

-Attends, je comprends plus.

Tu veux réparer ? Ou tu veux cacher ?

Ton frère a fait de la prison.

Tu le sais, tout le monde le sait.

Si tu voulais pas que ça se sache, fallait aller ailleurs.

Mais non, toi, tu viens pile ici.

Je veux parler à ton frère.

-Non, maman.

Maman, je t'en supplie, pas maintenant.

-Je veux le voir ou je parle à tes chefs.

-Si tu fais ça,

t'as pas idée du bordel que ce sera.

-Regarde-le, lui.

C'est déjà le bordel, Inès.

C'est mon fils, je veux lui parler,

avant qu'il fasse n'importe quoi.

-Demain, on t'appellera pour te dire, où et quand

tu pourras trouver Jean-Do.

Après, il va falloir qu'on discute de la suite.

-OK.

-Pourquoi tu l'as pas fait sans rien demander ?

-J'ai pas les moyens d'entrer en guerre avec vous.

-Il faut que tu partes 5-6 mois,

le temps que ça se calme,

parce que tu as les condés sur le dos.

L'Arabe, il aura aussi le temps de se calmer.

-Il se calmera pas.

-Je le calmerai, moi, alors.

J'en ai calmé des plus costauds que lui.

-César...

il y a un truc que je t'ai jamais dit, mais...

Alex et lui, ça fait

quelque temps que... -Je sais.

Mais c'est fini.

Tu sais quoi ?

Quand tu reviendras, fais un enfant à ta femme,

et tu verras que tout repartira.

Petit à petit, tout va se calmer.

T'inquiète.

Je suis là.

Va nous chercher des cigares,

comme ça, on s'en fume un, et après tu y vas.

...

-J'ai rendez-vous avec François.

-Ca va ?

Il te lâche son beau-fils, pour une affaire ?

Le type, il a peur de rien.

-Ils vont tous y passer, François.

Carlotti, ceux de la Plaine, tous.

Ca prendra le temps que ça prendra,

ça coûtera ce que ça coûtera, mais ils vont payer.

Qu'est-ce qu'ils font là ?

-Ils ont des choses à te dire à propos de camions

que ton père voulait expédier à Marseille.

Ils vont t'expliquer.

-Ca va ?

-Ca va ?

-On est désolés pour ton père.

On te présente nos condoléances.

-On a un peu merdé, j'espère que tu nous en veux pas.

Il va nous manquer, ton père.

-Et cette histoire de camions ?

-C'est à cause d'eux que ton père est mort.

Musique douce

...

-Je vais devoir partir quelque temps.

Ca te permettra un peu de faire le point.

...

Tu penses ce que tu m'as dit ?

-Oui.

...

-A mon retour, j'aimerais qu'on passe du temps ensemble,

qu'on parte en voyage.

Ou qu'on ait un autre enfant, ça me plairait bien.

-On verra.

-Je sais que je ne suis pas un bon mari.

Mais comme père, je me débrouille bien.

...

Lisa-Marie. Viens.

Mon amour.

Papa doit partir en voyage.

-Ah bon ? Tu vas où ?

-Je reviens vite. -D'accord.

Elle soupire.

-Reda.

Rachida est là.

Elle veut te voir.

-J'ai rien à lui dire. -T'as pas le choix.

Sinon elle va parler à ma boss, et on sera dans la merde.

-Lui parler de quoi ?

-De toi et moi.

Musique nostalgique

...

-Viens, mon fils.

...

Tous les trois, comme avant.

...

Il soupire.

...

Tu vois, il m'en envoyait tout le temps.

Je les ai toujours avec moi.

Elle veut pas qu'on sache que tu es son frère.

Il faut pas que je dise que je suis sa mère.

Vous faites quoi ?

-On fait rien.

C'est pas simple d'avoir un frère qui a fait de la prison.

Tiens.

Les infirmières m'ont donné ça.

J'ai vu qu'il y avait ton nom à l'intérieur.

Je pense que ça lui aurait plu que ce soit toi qui l'aies.

-J'ai aimé ton père comme j'ai jamais aimé personne.

Avec lui, la vie, c'était à 200 à l'heure.

Et quand tu vis à 200 à l'heure,

tu fais des conneries.

Tout le monde fait des erreurs, Reda.

J'en ai fait une qui m'a coûté mon fils,

il en a fait, et toi aussi, tu en feras. C'est comme ça.

Sois pas dur avec la vie,

sinon elle le sera avec toi.

-Et maintenant, c'est fini.

Toi et moi, on va repartir comme avant.

Musique nostalgique

...

-A ce qu'on m'a dit, tout est OK ?

C'est qui, ton pilote ? -Elle s'appelle Nacéra.

-Ton pilote, c'est une femme ?

-Reda, faire ce que tu veux faire, c'est pas rien.

On peut le faire.

-Non. C'est mon père, c'est à moi de le faire.

-On peut monter le voir ?

-Il est dans la chapelle.

...

-C'est qui, ces gens-là ?

-Des amis de papa.

Je t'emmène manger un truc, après je te dépose à l'hôtel.

-Et si ton frère venge son père ?

Chez les voyous c'est souvent ce qui se passe, surtout en Corse.

-Je sais pas.

-Tu te retrouveras à enquêter sur lui.

-Hm.

Tu ferais quoi, toi, à ma place ?

-Moi, je partirais.

Je demanderais un poste ailleurs, et je m'en irais.

Enquêter, c'est pas simple, mais enquêter sur les siens...

-Ouais.

C'est très compliqué.

-Les 3 000 euros, je vais te les rembourser.

-Laisse tomber les 3 000 euros.

C'est rien à côté de la merde dans laquelle je suis.

...

Corne de brume

...

-Bonne traversée. -Merci.

-Bienvenue à bord.

-Bonjour.

-Bonjour. Cabine 41. Belle traversée.

-A quelle heure à Marseille ? -A 6h.

Bienvenue à bord.

-Laisse-le allumé et ne décroche jamais.

-Oui.

-Lève-toi.

Enlève tes affaires, tu vas mettre les miennes.

Dépêche-toi, dépêche-toi.

Musique intrigante

...

-Ca va ?

...

-Tiens.

Ton passeport et le billet.

-L'avion, il part d'où ? -De Gênes.

Tu seras à Brazzaville en début de soirée.

Notre ami viendra te chercher.

Ils ont annoncé un peu de vent, ce soir.

La traversée risque d'être agitée.

...

Ils sont là.

Attends-moi là, je vais aller payer le type du bateau.

-Jean-Do, regarde-moi.

Regarde-moi !

Gémissement

Musique rythmée

...

Nace, dépêche-toi !

...

Téléphone

On frappe à la porte. -Oui.

-Regarde ce qu'on vient de recevoir du Luxembourg.

Tu sais ce qu'elle fait, cette fiduciaire ?

-Non.

-Elle collecte les terrains de la succession Carlotti.

Maintenant, regarde au nom de qui elle est.

En corse

...

-Allez, Lisa-Marie. Vite.

-Pardon. -Non, tout va bien.

-Bonjour, madame.

-Qu'est-ce qu'il y a encore ?

-Il est 8h45 et vous êtes en garde à vue.

-Pourquoi ? -On va vous expliquer.

Vous venez avec nous, s'il vous plaît.

-Je préviens Moretti.

-Bonjour, Maître. -Madame la juge.

-Les nouvelles vont vite. -Une mère en garde à vue,

alors qu'elle accompagne sa fille à l'école ?

-Gardez vos procédés rhétoriques pour le procès.

-Que se passe-t-il ?

-On va vous expliquer.

Détachez-la.

Mattéi, vous venez avec nous.

-Vous êtes entendue dans le cadre d'un interrogatoire

de 1re comparution. Nous allons vous mettre en examen

des chefs d'extorsion et de blanchiment.

-Rien que ça.

-Donc, vous êtes ? Nom, prénom, date de naissance ?

-Je m'appelle Alexandra Guerrieri,

je suis née le 14 janvier 1992 à Bastia.

-Comment est-ce qu'on doit vous appeler ?

Alexandra Guerrieri,

Alexandra Luciani ou Alexandra Carlotti ?

-Guerrieri est mon nom de femme mariée,

et Luciani est mon nom de jeune fille.

Je ne suis pas Carlotti.

-César Carlotti, ça vous dit quelque chose ?

-Non. -Vous connaissez pas ?

-Jamais entendu parler.

-Alors...

Alexandra Luciani,

épouse Guerrieri, née de Virginie Luciani,

décédée, et de père inconnu, c'est bien vous ?

-Oui.

-Si vous le connaissez pas,

pourquoi les terrains de Carlotti

appartiennent à une fiduciaire luxembourgeoise

qui est à votre nom ? -On a la preuve que Carlotti

a acheté ces terrains.

Pourquoi c'est à votre nom ?

-Vous, je vous connais, vous aussi,

mais vous, vous êtes qui ?

-Je suis juge d'instruction au Pôle antimafia.

-Comme moi.

-On va faire simple, madame la juge.

Je n'ai rien à déclarer.

-Ca va être ça, votre ligne de défense ?

Le silence ?

Pour nous expliquer

que vous n'avez rien à voir avec les voyous,

vous adoptez leur stratégie de défense ?

"Je connais pas, j'y suis pour rien."

Intéressant.

On continue. -Vos questions,

je n'y répondrai pas.

-Je vais vous les poser quand même.

Quand vous serez devant une cour d'assises,

on verra ce que penseront les jurés avec "j'ai rien à dire".

Je ne suis pas sûre qu'ils apprécient.

-Madame Guerrieri...

sur cette arme saisie il y a 6 ans,

il y a un ADN qui pourrait être celui de César Carlotti.

Que pensez-vous qu'il va se passer

lorsqu'on va comparer votre ADN à celui de cette arme ?

Musique sombre

...

Toujours pas de réponse ?

...

Maître, vous avez quelque chose à rajouter ?

-Je vais respecter le silence de ma cliente.

-Le contraire m'aurait étonnée.

...

-Appuyez sur le 1.

-C'est Pierre-Jean, je viens de la voir.

-Je m'en fous, dis-moi comment elle va ?

-Elle va bien, elle est costaud.

Elle veut que tu ailles chercher Lisa-Marie.

-Dis-lui qu'elle s'inquiète pas, je vais m'en occuper.

Bon, ils ont quoi ?

-La fiduciaire du Luxembourg.

-Je croyais que les Luxembourgeois communiquaient pas d'informations.

Il n'y a pas de secret bancaire, tout le monde parle,

les banquiers, les voyous, les condés,

les avocats, tout le monde.

Elle risque quoi ?

Qui l'a arrêtée ? Qui a fait ça ?

Le Pôle antimafia, ça veut rien dire pour moi.

C'est qui ? Maertens ?

Je veux pas qu'Alex aille en prison, tu as compris ?

Tu te débrouilles, tu donnes les cautions qu'il faut donner,

ils lui mettent un bracelet, ils font ce qu'ils veulent,

mais je veux pas que ma fille aille en prison. Tu as compris ?

Je m'en fous, c'est pas mon problème, ça.

Sors-la de là, et vite !

Allez chercher la petite à l'école.

Je veux pas qu'elle sache, il faut rien lui dire.

Ta cousine peut la prendre avec elle ?

-Oui, bien sûr. -Emmène-la-lui.

Et bougez le bateau, remontez-le dans le Cap,

je veux pas qu'il reste ici.

Musique intrigante

...

-Bonsoir, Maître, merci d'être venu.

-Je vous en prie.

Ca fait 10 ans qu'on se connaît, je vous dois mon cabinet.

Que voulez-vous ?

-J'ai une proposition à vous faire.

-Je vous écoute.

-S'il se rend, je libère sa fille.

20 ans de cavale, 58 ans,

7 ou 8 dossiers d'assassinats en cours,

c'est une belle fin de carrière.

-Je vais transmettre.

-Merci, Maître.

Bonne soirée. -Bonne soirée.

-Elle n'a rien mangé ? -Non.

Elle m'a proposé 200 euros pour une bière.

Elle la boira à Borgo. L'équipe transfèrement arrive.

-Allez me la chercher.

-OK.

-On n'a rien contre vous, Mme Guerrieri.

En tous cas, rien de personnel.

Mais vous faites partie d'un système mafieux.

-Je fais partie d'aucun système.

-On est off, là.

On boit un coup, c'est pas un interrogatoire.

Nous savons

que Guerrieri n'était pas avec vous le soir de l'accident.

Pourquoi vous le couvrez ?

-Je croyais que c'était pas un interrogatoire.

Je peux retourner en cellule ?

-Il y a des surveillances sur vous.

-Ca fait des années qu'il y a des surveillances sur moi.

-Lors d'une des surveillances,

on a observé ça...

Elle n'a pas encore été jointe au dossier.

C'est costaud d'avoir une liaison

avec un homme dont le père a été tué par votre mari.

Vous le méprisez tant que ça, ce Reda Campana ?

-Rien n'a jamais été simple dans ma vie.

Je n'ai aucun problème avec cette photo.

Joignez-la à votre dossier, si ça vous fait plaisir.

C'est pas un adultère en plus ou en moins

qui va changer grand-chose.

On frappe à la porte.

-Oui.

-L'équipe transfèrement vient d'arriver.

-Au revoir, madame la juge. Et merci pour le verre.

Musique intrigante

...

*Radio de la police

*...

-Bonsoir.

-Bonsoir.

*...

-Manifestement,

on n'était pas les seuls à le soupçonner.

...

*-L'homme qui a été tué hier soir à Furiani

est Jean-Dominique Guerrieri.

Agé de 35 ans et originaire de La Plaine orientale,

c'était le bras droit de César Carlotti,

une figure du grand banditisme,

mis en cause dans plusieurs assassinats

et en cavale depuis plus de 20 ans.

...

-Guerrieri, le repas.

-J'en veux pas, j'ai pas faim.

-T'es sur ma liste, alors tu prends ton repas.

-Merci.

...

Sonnerie

-Oui, allô ?

-C'est toi qui l'as lâché ? Réponds. C'est toi, oui ou non ?

-Non, c'est pas moi.

-Il te demande sa tête, et Jean-Do est tué,

et t'as rien à voir ?

-J'ai rien à voir avec ça, OK ?

-Moi, je dis que t'as à voir.

-Je peux parler ?

-Je vais t'expliquer et après, on ne va plus parler.

Dis à Valérie de venir chercher Lisa-Marie

et de la ramener en Suisse avec elle.

Pas question que ma fille vive avec le type

qui a fait tuer son père. Tu entends ?

...

Sous-titrage : VDM

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