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Original subtitles

...

Musique rock douce

...

- On a fait une connerie, non ? - Hm.

Une grosse. - Ouais.

Oui, une énorme connerie.

Nerveusement Hein ? Ouais...

Du coup, je...

On n'a qu'à faire comme s'il s'était rien passé.

- D'accord. - On oublie.

- On oublie.

On n'en parle plus. - On n'en parle plus, non.

On frappe Ă  la porte. Oui ?

Qui ĂȘtes-vous ?

Il se passe quoi ?

- OĂč est super poulet ? Son tĂ©lĂ©phone sonne.

- Ouais, c'est chiant,

le téléphone.

- Je le prends, tout est solutionné. Quoi ?

Musique cocasse

- Vous ĂȘtes ensemble ? - Hein ? Mais pas du tout.

- Pas du tout.

- N'importe quoi. C'est évident.

Karadec, que s'est-il passé ?

Léo lui a vomi dessus. Que faire,

si ce n'est lui prĂȘter un t-shirt ?

VoilĂ  la situation. Sonnerie

Ha ha, bim. Gilles appelle.

Allez, au revoir.

Purée.

Couinement

...

Couinements et fanfare brésilienne

...

Couinement

Sonnerie Ah.

Gilles rappelle. Je le prends.

Oui, Gilles ?

Là ? Bien sûr.

On arrive.

On va sur une scĂšne de crime.

- Mais c'est le premier jour de crÚche de Léo.

- Vous le déposez à la crÚche, je dépose les enfants à l'école

et on se retrouve lĂ -bas ? Il acquiesce.

Prems Ă  la douche !

Vous foutez quoi, lĂ  ?

Générique de "HPI"

...

Musique rock

...

- T'es lĂ . Karadec est pas avec toi ?

- Bah, non.

Il est pas avec moi.

On couche pas ensemble non plus.

- Il est oĂč ? La PTS attend.

- Qu'est-ce que j'en sais ?

J'imagine qu'il dépose Léo à la crÚche avant de venir.

Bon, tu me briefes,

plutĂŽt que me parler de lui ?

"Karadec", "Karadec", hé oh. - L'accident a eu lieu à 8h.

La victime s'appelle Gauthier de Maesker, 45 ans.

- Il a foiré son 18 trous.

- Excellent.

Il dirigeait une boĂźte qui fait du matos de golf.

Pas de collision, on sait pas

ce qui s'est passé.

- OK. - Un mec était

avec lui, il se fait examiner.

- Y a un témoin.

- Elle court.

Pourquoi ? - Youhou !

Police.

Enfin, lui, police. C'était qui,

le mort ?

- Mon conducteur.

On faisait du covoiturage

grĂące Ă  TandemCar.

Il me déposait à mon travail tous les jeudis.

- Du covoiturage, OK, mais que s'est-il passé ?

- Je sais pas.

5 min aprĂšs ĂȘtre montĂ©, j'ai cru qu'il s'endormait.

J'ai essayé de le bousculer,

de le réveiller.

Il s'est mis

Ă  convulser. - Il fait quoi avec sa poussette ?

Musique cocasse

...

- Pourquoi

il est pas Ă  la crĂšche ?

- Figurez-vous qu'ils ont pas voulu le prendre.

- Hein ? - Le personnel

est en grĂšve. - Une grĂšve ?

- J'ai dĂ» le ramener. - Quelle crĂšche

de branques !

- Je confirme. - Bon, profil bas.

C'est mal vu d'emmener un bébé sur une scÚne de crime.

- Je suis au courant.

- En plus, Gilles est tendu. Profil bas.

- Ca va ? - Ouais.

Mon Dieu, ce bébé de la vie, de l'amour,

de la vie ! - OK.

- Mon dadou.

Il est si mignon !

Petit ange de vie.

C'est quoi ce bébé trop doux ? - Hé ?

C'était moins chaleureux avec moi.

- Oui, mon doudou.

C'est tonton Gillou. - Y a Benzaoui.

Planquez-le.

Les légistes peuvent pas blairer les bébés.

- OĂč ?

- Il vient ? - Oui.

- Purée.

- Bonjour, docteur. - Bonjour.

- Bonjour, Morgane.

On a une nouvelle recrue ? - Oui.

Il gagatise. - Une nouvelle recrue.

- Lieutenant Léo. - Croquinou.

- Lt Croquinou. - Pouet, pouet.

- Finalement, contaminer la scĂšne de crime,

c'est pas si grave.

Ravie de l'apprendre.

- Je peux vous le laisser, le temps de voir le mort ?

- Oui. - Merci.

- Petite pomme.

- Il me regarde. - Envie de le croquer.

Il nous regarde. - Les gars,

on a une scĂšne de crime. - Oui.

- Voici le corps.

- On a déterminé

les causes de la mort ? - Non,

mais l'accident l'a pas tué.

- Je te pose lĂ .

OK.

On a quoi ?

Musique entraĂźnante

...

Banquette arriÚre mouillée.

Ca veut dire que M. Baballe

a roulĂ© la fenĂȘtre ouverte.

Et qui c'est

qui roule la fenĂȘtre ouverte mĂȘme quand il pleut ?

Les fumeurs. Bien joué !

- Il portait sa ceinture

et il n'y a pas de trace de traumatisme sur le corps.

- Ah, mais tu vois, ça,

c'est chelou : le cendar est vide.

M. Baballe ne voulait pas qu'on sache qu'il fumait.

- Il a convulsé.

Un empoisonnement ?

- Rien autour

de la bouche ne le suggĂšre.

- Il voulait pas que Mme Baballe sache

qu'il fumait.

Ils partageaient

la bagnole, donc... Il planquait ses clopes ailleurs.

...

Il me faut un truc pour faire levier.

Tu me la prĂȘtes ?

Yes.

HĂ© ! Bingo !

Bien joué, lieutenant Léo.

Léo se met à pleurer. Chapeau.

Je te la rends.

Tic-Tac Qu'est-ce qu'on a...

Ce paquet de clopes... mais ?

Purée, regarde.

Un truc a été injecté.

On l'a empoisonné.

HĂ© ! J'ai l'arme du crime !

Une clope empoisonnée.

- Le bébé, les gants ! - Léo !

- J'ai l'arme du crime.

- Le labo va analyser les cigarettes.

On pense que c'est un barbiturique.

J'ai la liste récente des morts liées à ces sédatifs.

Beaucoup d'overdoses, mais je vous l'envoie.

*-Merci, Daphné. On arrive chez la victime.

On va interroger sa femme. Tiens-nous au courant.

*-Ouais. - Merci.

- Sacrée baraque.

- Vous gardez Léo pendant

que je l'interroge ?

- Pourquoi pas l'inverse ? - Elle a perdu son mari.

Il faut du tact et de l'empathie, c'est pas votre fort.

- Quoi ? D'oĂč j'ai pas... - Je fais vite.

- De tact et d'empathie ?

Je t'en foutrais, du tact et de l'empathie !

Sérieux ? Je dois le prendre comment ?

Ton pĂšre est chiant.

Il est chiant.

Pas d'autre mot. Couinement

Couinements et fanfare brésilienne

On arrĂȘte de jouer

avec ça.

On arrĂȘte, on arrĂȘte...

Notification

Parfait, du boulot.

Que dit Daphné ?

La liste des morts par barbiturique.

- Je suis sincÚrement désolé.

- Pardon.

- Son comportement était-il inhabituel ?

- Non.

Non. Il est parti tĂŽt.

Il avait un passager à récupérer.

Il voyageait beaucoup pour le travail

et j'avais peur qu'il s'endorme.

Je ne voulais pas qu'il soit seul.

- D'oĂč le covoiturage ?

- Ca me rassurait.

Au départ, il était réticent.

Il y a pris goût.

Il adorait rencontrer des gens, discuter.

Pardon.

- Mme de Maesker, on pense que votre mari a été tué

par une cigarette empoisonnée.

Soupir dépité

Vous saviez qu'il fumait ? - Je pensais

qu'il avait arrĂȘtĂ©.

Mon pĂšre est mort d'un cancer du poumon.

L'odeur m'insupportait.

- Vous savez oĂč il achetait

ses cigarettes ? - Non.

Léo se met à pleurer.

- Oui, doudou. Je sais. Tu serais mieux Ă  la crĂšche

avec les copains.

Ils font la grĂšve, ces cons.

Ils vont m'entendre.

Zou, ça part.

Tu vas voir.

Oui. La crĂšche des Lutins Bleus ?

C'est la maman de Léo.

Vous voyez pas de qui je parle ? Je m'en doute.

Vous l'avez refusé

ce matin.

Certes, vous ĂȘtes en sous-effectif Ă  cause de la grĂšve,

mais j'ai un meurtrier en liberté.

Je fais quoi ?

Y a pas grĂšve ?

Babillement

Oh putain.

Il se fout de moi.

Il se fout de moi !

- On va analyser le véhicule.

Signez ce procÚs-verbal de mise sous scellés.

- D'accord.

- Vous vous foutez de moi. - Qu'y a-t-il ?

- J'ai appelé la crÚche.

Personne n'est en grĂšve.

C'est juste vous

qui n'avez pas été foutu de déposer Léo, et vous me le refourguez.

- Pardon... - Chut.

2 secondes. - Excusez-nous.

J'ai pas réussi

Ă  le refiler Ă  des inconnus.

Et il pleurait.

- Karadec, c'est un bébé. Ca ne fait que pleurer,

les bébés ! Babillement

On avait une place en crĂšche. C'est le graal.

Vous y retournez

et vous les suppliez

de le prendre avant qu'un papa moins taré

nous pique la place.

- Et l'enquĂȘte ? - Fallait y penser avant.

- TrĂšs bien. J'appelle Gilles.

Parlez Ă  personne sans lui. - Ouais.

- Excusez-nous.

- Il me fatigue.

OK. Euh... Vous en Ă©tiez oĂč ?

- Nulle part.

- Bah tiens.

- Enfin, si. Tenez. On avait fini.

- De Maesker.

C'est votre nom ?

- Pardon ? - Vous signez "de Maesker".

On garde sa signature, mĂȘme aprĂšs

le mariage. - Oui, c'est mon nom.

Gauthier a pris mon nom.

Il avait coupé les ponts avec toute sa famille.

Et puis, j'étais pas mécontente de ne pas m'appeler "Mme Grondin".

- Tu m'étonnes, "Grondin"...

Tic-tac

Attendez, pouce.

"Grondin", comme Rick Grondin ? Bougez pas.

Ce Rick Grondin, ça vous dit

quelque chose ? - Euh...

Oui.

C'est le cousin de Gauthier.

Je l'ai vu Ă  l'enterrement de leur grand-mĂšre.

Pourquoi ?

- Il est mort d'une overdose de barbiturique.

On tient un truc, lĂ .

On tient un truc.

- Le casier

de Rick Grondin est chargé pour consommation de stupéfiants.

Sa mort est classée comme overdose accidentelle.

Deux cousins tuĂ©s par la mĂȘme drogue.

Rick gérait un bar avec sa soeur, elle pourra nous en dire plus.

- Super. - Hm.

- ArrĂȘte-toi lĂ . - Le GPS...

- ArrĂȘte-toi.

LĂ , lĂ  ! - Deux secondes.

- VoilĂ .

- Hein ?

Que... - Bonjour.

- Amaury53 ? - MorgaBombe ?

- Allez, ça part.

- Tu fous quoi ? - Je t'explique.

J'ai téléchargé l'appli de covoiturage

de notre 1er mort.

J'ai regardé ses commentaires.

Alors, Gauthier de Maesker,

alias Gaugau59.

1 étoile sur 5, il vous a fait quoi ?

Vous l'avez tué

pour ça ? - Mais je le connais pas !

Il a annulé au dernier moment,

je me suis un peu lùché.

- Vous l'avez jamais vu ? - Non.

- Et son cousin, le Rick.

Ca vous parle ?

- Non.

- OK, fausse piste.

- Vous m'emmenez quand mĂȘme Ă  Douai ?

- Quoi ? - Oui,

à la gare, il a déjà payé. - Ca va pas ?

Tu peux pas faire du covoiturage avec une voiture de policier.

Musique rock

- Bougez pas, on va voir la soeur du 2e mort.

On en a pour 5 min. - Vous allez oĂč ? Mon train !

...

- Bonjour. Pamela Grondin ?

- Pam.

Vous voulez quoi ?

- Police.

Votre cousin,

anciennement Gauthier Grondin, vous pouvez nous en parler ?

- TraĂźtre Ă  son nom, traĂźtre Ă  sa famille.

Il raconte des saloperies sur nous ? - Il risque pas, il est mort.

Vous allez pas

le pleurer. - Il nous a tourné le dos

dÚs qu'il s'est trouvé une riche. Il lui est arrivé quoi ?

- Comme votre frĂšre,

overdose de barbiturique. - Il a pas fait une overdose.

Il était clean depuis des années, je l'ai dit à vos collÚgues.

Pour lui, personne n'est venu creuser.

- Excusez-moi, je vais rater mon train.

- On bosse. Attends dans la voiture.

Il soupire. File.

- Pardon.

La mort de Rick

n'était pas accidentelle ?

Une rechute ?

- Non, jamais il aurait pris cette merde de lui-mĂȘme.

Il a trop galéré

à décrocher. - C'est lui

sur la photo ?

- Ouais.

- Il fumait ?

- Il essayait d'arrĂȘter.

Parfois, il craquait quand on lui en offrait une.

- Rick et Gauthier se parlaient ? - Je vous dis que non.

Klaxon à l'extérieur

- Oh purée !

Il me gonfle.

Tu comprends pas quoi ?

J'ai dit qu'on revenait dans 5 min.

- Si on pouvait mettre 0 étoile, je le ferais !

- Bonjour chez toi.

Musique intrigante

Tic-tac

- Il craquait quand on lui en offrait une.

Cri

Tic-tac

...

Ding

Gilles !

Gilles !

- Quoi encore ? - Un mégot empoisonné.

Vous aviez raison, c'était pas une overdose.

- Les mégots contiennent du pentobarbital,

utilisé pour les euthanasies vétérinaires.

Inodore, incolore... et mortel.

- Ils ont Ă©tĂ© tuĂ©s de la mĂȘme maniĂšre Ă  1 mois d'intervalle.

Ils se parlaient plus ?

- J'ai rien trouvé dans le téléphone de Gauthier.

Pour Rick, a priori, mĂȘme topo. - Rick ?

- Le biker.

- OK.

Donc, Gauthier, c'est ?

- Le bourge

qui vendait des clubs

de golf. - Pam, c'est sa femme.

- Non, la soeur de Rick,

le biker. Faut suivre un peu.

Ding

- Tu sais,

mon souci ? - Afida ?

- Chut.

- Je lui ai proposé

trois fois

de te larguer, c'est mort, elle veut pas.

- Mort ? Mais, mort... Si ? Y a bien une solution ?

- Je fais de mon mieux.

Je lui ai parlé de ton haleine, de tes varices, de ta radinerie,

de ta calvitie...

Elle te kiffe, y a rien Ă  faire.

- Pam : cousine de Rick et soeur

de Gauthier. - L'inverse !

Purée.

Je vous refais un topo. Prenez des notes, c'est fatigant.

Bon, on a deux victimes : Gauthier de Maesker,

et Rick Grondin.

Ils sont cousins, mĂȘme famille, mais rien Ă  voir l'un avec l'autre.

Ils sont nĂ©s dans le mĂȘme hĂŽpital Ă  trois mois d'intervalle.

DÚs l'école, ça vrille. Rick se fait expulser deux fois.

Gauthier enchaĂźne les tableaux d'honneur.

Rick bosse sur des chantiers, Gauthier fait une école de commerce

et rencontre Pauline, qu'il épouse.

Rick est arrĂȘtĂ© pour conduite sous emprise.

Il est condamné à du sursis,

et Gauthier gravit les échelons de la société du pÚre de sa femme.

Il s'achĂšte une belle maison

alors que Rick bosse dans un bouge avec sa soeur, Pam.

Ils mĂšnent de vies diffĂ©rentes, jusqu'au jour oĂč,

Ă  1 mois d'intervalle,

les deux gars s'allument une clope...

et tombent raides morts.

- Oh.

- Que fait ce bébé dans ma DIPJ ? - Mais vous plaisantez.

Qu'est-ce qu'il fait lĂ  ?

- Lieutenant Léo.

- Vous vous ĂȘtes dĂ©gonflĂ© ? - Non, ça s'est bien passĂ©.

On a fait l'adaptation, on y retourne demain.

- L'adaptation,

c'est des conneries.

Faut balancer le bébé et vite se barrer.

- Sûrement pas.

- On va avoir cette conversation

à chaque bébé ? Sonnerie

On emmĂšne pas

ses enfants au travail. - Evidemment,

Karadec ! - C'est une urgence.

- AllĂŽ ?

Ouais.

C'est la date exacte ? D'accord.

- Les stups

ont appelé.

Un refuge a déclaré le vol d'une fiole de pentobarbital

le 22 octobre.

- Un jour avant la mort

de Rick. - J'y vais. Morgane ?

Je vous laisse Léo

une heure. - Je m'en occuperai pas

parce que la crÚche vous a niqué.

J'y vais. Démerdez-vous.

- Afida, plutĂŽt que de boire

des cafés,

gardez le bébé pour eux.

VoilĂ .

- Les bébés, je peux pas. Ca me...

- C'est un ordre.

- Ca pue, ça vomit...

- Eh bah...

- C'est pas mon travail.

- Commissaire, Gilles peut s'en occuper.

- Gilles qui ? - Il est super fan des bébés.

- Non ? - Si.

- Gilles a des trucs Ă  faire. - Tonton Gilles.

- Gilles adore

les bébés. - Mais...

J'ai du taf.

- Il les garde bien.

- Je peux pas le garder.

Avec insistance - T'adores les bébés. T'es à l'aise.

- Pff...

Y a déjà ceux de ma soeur, et tout...

- Tu t'en occupes trĂšs bien,

tu racontes quoi ? - Ah lĂ  lĂ , oui.

- VoilĂ , pas de problĂšme.

- Eh bah, allez voir ce refuge, s'il vous plaĂźt.

- Allez.

Aboiements

...

- Vous avez du réseau ? J'en ai pas.

En cas de souci,

Gilles peut pas nous joindre. - Si y en a un qui peut gérer,

c'est Gilles.

...

- Bonjour. - Bonjour.

- Cdt Karadec, police judiciaire. Nous venons parler au Dr LeBras.

Elle est lĂ  ? - Pas aujourd'hui.

- On peut vous parler ?

- Je dois juste remplir

des gamelles. - On vous suit.

Dr LeBras a déclaré un vol de pentobarbital il y a un mois.

Vous le saviez ? - Je gÚre pas les soins vétérinaires.

Pourquoi ?

- Il a peut-ĂȘtre Ă©tĂ© utilisĂ© dans une affaire d'homicide.

Vous reconnaissez... Sonnerie

Pardon. C'est Gilles.

Y a qu'une barre.

- Combien de gens

bossent ici ? - On a pas mal de bénévoles.

- Qui a accĂšs au pento-machin-truc ? - Un peu tout le monde.

On est débordés. Parfois, on nous demande d'aller chercher

un médicament. Geignements

...

- C'est fou, les chiens. On pense les avoir domestiqués,

mais c'est eux qui nous ont eus.

Petit malin.

Il y a 30 000 ans,

les loups ont vu qu'il y avait toujours Ă  grailler autour de nous

et ils ont changĂ© pour ĂȘtre

nos potes.

Les oreilles tombantes pour avoir

l'air moins agressifs.

AprÚs, ils ont développé deux muscles dans les sourcils

pour avoir ce regard craquant.

Hein ? Oh oui.

T'es trop craquant, toi. Ils nous ont reniflés

pour savoir ce qu'on pense.

Y a eu une étude, en Irlande.

Ils ont fait sentir

la sueur de gens stressés à des chiens.

Dans 90 % des cas, ça rendait les chiens

tout aussi angoissés.

Ils tournaient en rond,

ils pleuraient...

Un peu comme Jason, lĂ .

Du coup, pourquoi vous stressez quand je vous pose des questions

sur l'accÚs aux médicaments ? Hein ? - Morgane.

Je veux savoir... - Attendez.

J'interroge une suspecte.

- Si Léo

a un souci... - Ah, mes cheveux !

Non, attendez. HĂ© !

Oh ! Et merde !

Purée, c'est pas vrai. Bravo !

- Putain. - Rendez-moi ça.

- Vous avez du réseau ? - Non.

*Voix grésillante - Je... quoi ?

Je t'entends pas.

... Je t'entends pas.

OK. Au revoir, salut.

Et coucou.

Berceuse

Et coucou.

Mon doudou.

Petit croquinou, petit moelleux, petit pancake.

C'est un muffin, ça ? Ca se mange ?

- C'est marrant, hein ? Il fait ça trop bien.

Il gagatise.

C'est mignon. Je crois qu'il est prĂȘt.

- PrĂȘt Ă  quoi ?

- A ĂȘtre papa.

...

Il attendait juste la bonne. - Bonne ? Mais...

- Toi, quoi.

Ouais.

- J'ai une barre. Attendez, ça sonne.

Sonnerie - Trop heureuse pour vous. Pardon.

AllĂŽ ?

- Daphné ?

Daphné, allÎ ?

*-AllĂŽ ? - Tu m'entends ?

- Je ne vous entends pas.

Je ne vous... AllĂŽ ?

- AllĂŽ ? AllĂŽ ?

- Je raccroche, j'entends rien. Je raccroche.

- Non, non... Raccroche pas. Oh putain !

- Vous ĂȘtes fier ? Bravo. - Fier de moi ?

Qui a confronté la suspecte dans une cage ?

- Qui téléphonait quand elle s'enfuyait ?

- C'est ma faute, comme d'habitude. - Bah oui.

Y a plus qu'un truc Ă  faire.

- Quoi ?

- Hop lĂ .

- C'est pas le lieu.

- Tenez ça.

Je crochĂšte la porte.

- Ah.

- Attendez. Vous avez cru que je voulais qu'on... Non ?

Non, hein ?

- Bah, non. Evidemment que non.

- OK. Vous faisiez une tĂȘte, j'ai cru que...

- Hier, vous avez initié les choses

d'une façon

un peu directe.

- Quoi ?

Elle s'esclaffe.

C'est la meilleure. Moi, j'ai initié ?

- Un peu. - Je crois pas.

Non, vous m'avez

sauté dessus. - Moi ?

Vous m'avez embrassé

et j'ai cédé à vos avances. - Pardon ?

- Oui.

- N'importe quoi.

- Je vous ai mĂȘme dit qu'on ne devrait pas.

- Sérieux ? - Je l'ai dit.

- A quel moment ? Vous me rouliez des galoches.

Hein ? - OK.

On a dit qu'on oubliait ? Changeons de sujet.

- Parfait, oublions.

De toute façon, c'était pas mémorable.

- Comment ?

- Vous auriez rien dit, j'aurais oublié.

- Charmant.

Couinement

Couinements et fanfare brésilienne

...

...

...

...

Couinements

- Oh, pfiou...

Couinement

Couinements et fanfare brésilienne

...

On arrĂȘte !

Donne-moi ça et va voir là-bas si j'y suis.

Gémissement

Fanfare brésilienne

Notification Oh !

Rire nerveux

Gilles a eu mon message. Il arrive.

- Ouais.

- Elle s'appelle Barbara Sellam.

AprÚs avoir filé, elle a récupéré quelques affaires

et personne ne l'a revue. - Pourquoi aurait-elle tué Rick et...

- Gauthier.

Ici, ça coince. Je ne trouve pas le lien.

Pas de trace d'eux au refuge, Barbara est marseillaise.

MĂȘme enfants, ils n'ont pas pu

se croiser. - Personne ne se connaĂźt.

- Le nom de Barbara a clignoté

dans le fichier.

Son mari

a été tué dans leur maison il y a un mois.

Arnaud Sellam. - Attendez,

stop avec les prénoms.

Mettez "Mort numéro 3", ce sera plus simple.

- Ce soir-là, quelqu'un est entré par effraction

et Mort numĂ©ro 3 a Ă©tĂ© frappĂ© Ă  la tĂȘte.

Des objets ont disparu, on l'a classé comme un cambriolage

et on n'a jamais retrouvé

le ou les coupables. - Beaucoup d'homicides autour d'elle.

Elle Ă©tait oĂč,

ce soir-lĂ  ?

- Elle était à un concert avec une amie,

y a une dizaine de témoins.

- Commandant ? - Je lis

le rapport d'autopsie de Mort numéro 3.

L'arme est introuvable, mais "l'aspect longitudinal

"des lésions indique un coup

"porté par un objet

"Ă  manche long et lourd".

Manche long, embout lourd, vous pensez Ă  ?

- Un club de golf. - Comme ceux

vendus par Gauthier.

- Exactement.

- Il tue le mari

de cette femme, Mort numéro 3, et Barbara le tue pour se venger.

Ca colle.

- Oui. - Mais pourquoi

tuer aussi son cousin ?

- Aucune idée.

Je sais qui peut nous le dire.

- C'est absurde, pourquoi Gauthier aurait cambriolé ces gens ?

- On se le demande.

OĂč Ă©tait-il

le soir du 18 octobre ?

- Bah...

VoilĂ .

Il était à la soirée du Golf Club de Mérignies.

C'était de gros clients, il la ratait jamais.

- Un collÚgue l'a remplacé.

On a étudié le GPS du véhicule. 2 jours avant la mort de M. Sellam,

il a stationné devant chez eux.

Sûrement pour du repérage.

Elle s'esclaffe.

- Ah non.

Bah, non.

Le 16 octobre, il avait un rendez-vous Ă  Poitiers.

Il m'a envoyé

des photos. - Il a pu faire un détour.

Désolée, madame.

On doit perquisitionner votre domicile.

Elle soupire.

Tintements de clés

...

Musique douce

...

- Alors ?

- Alors quoi ? - Bah, le...

Alors quoi ? Bah, l'enquĂȘte.

- Euh...

Mme de Maesker ne trouve pas de raison de les cambrioler.

On n'a pas retrouvé

les objets volés.

- C'était pas un cambriolage,

voilĂ .

- Ce serait un meurtre prémédité ?

Il n'y avait aucun lien entre eux, pourquoi s'en prendre Ă  M. Sellam ?

- Bah, j'en sais rien. - Moi non plus.

- Tenez.

J'ai tiré mon lait,

Léo est dans votre chambre, occupez-vous de lui jusqu'à 3h, OK ?

- Pas de souci.

Je vous laisse le quart 3h-7h ? - Oui.

Demain, emmenez-le Ă  la crĂšche.

Vous en ĂȘtes capable ? - Absolument.

- Formidable. A demain.

Bonne nuit.

- Bonne nuit.

Musique douce

...

Notification

Rire ironique

Il souffle du nez.

Musique entraĂźnante

...

...

...

Le rythme s'accélÚre.

Léger rire

Tic-tac

...

Il souffle.

- Votre Panthéon,

voilĂ  le lien.

- Quoi ? - Le lien entre Barbara

et Gauthier, c'est le Panthéon.

Eliott ?

Passe-moi ton bouquin sur la mythologie grecque.

Froissement

OK. Alors, lĂ , j'ai la liste

des commentaires de Gauthier sur son appli de covoiturage.

Là, une certaine Galatée lui a mis

5 étoiles.

Galatée, c'est ?

Tic-tac

- Je sais pas. - Eliott !

Galatée, c'est qui ?

- Galatée ? Une nymphe marine. - Voilà.

Tadam

Fille de Nérée et de Doris, son nom signifie "à la peau blanche

"comme le lait". Meuh

Une Néréide de la mythologie. Karadec, ça vous dit rien ?

- Non.

- Les noms des clebs

étaient tirés de la mythologie.

Jason,

c'était pas Jason Bourne,

mais Jason,

le gars de la Toison d'or.

BĂȘlement

- OK. - Ariane.

Réacteur de fusée

C'était pas la fusée, c'est la nana qui a aidé Thésée

Ă  sortir... Le Minotaure, le fil, hop.

- Le fil d'Ariane,

oui.

- Clio, c'est pas la bagnole.

Crissement de pneu et klaxon "La Cucaracha"

C'est la Muse. - Ah...

Et, ma pref : Nike. - Ouais ?

- Nike, avant de faire

du basket,

c'est surtout la déesse de... - La guerre.

- Oh, de la victoire, Karadec.

Acclamations

- De la victoire.

- Petite histoire, c'est fou.

Elle s'appelait pas Nike, mais Niké. Niké !

Ils ont changé, une marque qui s'appelle Niké,

c'est quand mĂȘme pas... Bon, bref.

Tous des noms

de la mythologie. - OK.

- Qui nommait les chiens ?

Qui écrivait joliment

sur son ardoise ?

- Barbara. - Oui,

Barbara !

Galatée, c'est elle.

- Ils auraient fait du covoiturage ?

- C'est ça, le lien.

Il ne s'est pas garé devant chez elle pour la cambrioler.

Il l'attendait pour covoiturer ensemble

jusqu'Ă  Poitiers.

- Pourquoi voulait-elle y aller ? - On ne sait pas.

- C'est décevant. - Bon...

Mettons qu'elle allait faire du tourisme. Je sais pas.

- On a l'historique du GPS.

Alors...

1er arrĂȘt : Poitiers, 77 rue du Rocher.

Il l'a déposée là ?

- Je parie que c'est le Futuroscope. - Non, maman.

C'est un vieil immeuble. - Tout le monde peut se tromper.

- Y a marqué un truc.

Ici, en gros :

"3919". - Montre.

- Tiens.

- Ca me dit un truc. Ca vous dit rien, "3919" ?

*-Le numéro d'écoute pour les femmes victimes de violences.

Ce numéro est confidentiel.

- C'était une femme battue.

C'est ça, le truc.

Elle a fait un profil en loucedé pour se faire la malle. OK ?

Quand elle prend son courage Ă  deux mains,

Gauthier la prend. Et voilĂ , vous faites le...

Le lien entre les ponts ? Vous reliez

les points ? - Oui.

- Ils se sont rencontrés lors d'un covoiturage.

Ils ont passĂ© 5 heures dans la mĂȘme bagnole,

ça laisse le temps de sympathiser.

Quelques jours aprÚs, Gauthier a tué le mari de Barbara,

lors d'un "cambriolage",

et Barbara a empoisonné Rick, le cousin que Gauthier détestait.

Ils ont échangé leur meurtre.

C'est "L'Inconnu du Nord-Express", version covoiturage.

Sifflet

- Waouh.

Un mois aprĂšs, elle empoisonne son complice.

Pourquoi ?

- Demandez-lui, elle a posté sur TandemCar.

Elle veut aller Ă  Marseille.

Musique de tension

...

Moteur

Crissement

- Montre tes mains.

Montre tes mains. - Bouge pas.

Communication radio

- La 1re fois, on était ensemble

depuis 8 mois.

J'étais rentrée tard sans prévenir.

Il a changé de visage d'un coup.

J'ai passé 7 ans comme ça, à me demander

si la prochaine fois sera la bonne, celle oĂč il finirait par me tuer.

- En essayant de fuir, vous rencontrez

Gauthier.

- J'ai trouvé un foyer à Poitiers.

Arnaud me laissait plus conduire.

J'ai créé un compte sur TandemCar.

Gauthier est venu.

J'étais sur les nerfs, il a vu que j'allais mal.

C'est plus facile de parler Ă  un inconnu.

- Hm.

On avait 5 heures de route.

Tout est sorti.

J'ai parlé des coups,

des menaces

et de ce qui se passait aprĂšs,

quand Arnaud voulait se réconcilier.

Il comprenait,

il avait été victime d'un bourreau.

- Rick,

son cousin ? - Pour lui aussi,

tout est sorti.

Enfant, il était bÚgue. Un souffre-douleur idéal pour Rick.

Il l'humiliait, le frappait.

A un mariage,

Rick l'a harcelé avec un cutter jusqu'à ce que Gauthier

s'urine dessus.

Il en pleurait encore.

- Et là, vous avez échangé vos meurtres.

Lui, votre mari. Vous, son cousin.

Chacun avait un alibi.

- Petit Ă  petit,

on en a parlé.

Je trouvais ça fou.

Il parlait de tuer quelqu'un.

Un type

que j'ai jamais vu.

J'ai pensé à ce qu'Arnaud me ferait s'il me retrouvait.

(J'ai dit oui.)

- OK.

Ensuite ?

Pourquoi ce revirement ?

Vos bourreaux étaient morts, personne ne vous soupçonnait.

Pourquoi le tuer ?

- Quoi ?

- Pourquoi avoir tué Gauthier ?

- Il est mort ? - Ne faites pas semblant.

Sa femme vous a vue

rĂŽder autour de chez eux il y a 2 semaines.

Gauthier a eu des remords,

vous avez eu peur et l'avez empoisonné

lui aussi ? - Non.

- Non ?

- J'avais des remords,

pas lui. - Il a été empoisonné comme Rick.

- Je suis venue le voir, pas le tuer.

Je devenais folle,

je dormais plus, j'y pensais sans arrĂȘt.

Je devais en parler.

Je suis allée le voir.

Il a dit que j'allais tout gùcher et m'a jetée dehors.

- J'ai du mal Ă  vous croire.

- Je le jure.

- Votre garde Ă  vue

est maintenue, vous ĂȘtes accusĂ©e d'homicide.

Vous en pensez quoi ?

- J'en pense qu'elle a du cran.

- Elle a tué quelqu'un.

Bizarre, elle avoue pour Rick, mais pas pour Gauthier.

- Grondin, elle peut plaider qu'elle fuyait son mari.

Gauthier,

c'était de sang-froid.

- 9 heures de garde Ă  vue, on poursuit

ou je la défÚre au parquet ? - 9 heures ?

On est en retard. L'adaptation, Léo va s'inquiéter.

- Les enfants sont pas à cheval sur la ponctualité.

- Morgane. - Détendez-vous.

- On y va.

- Oh, qu'il est chiant. - Et pour la garde Ă  vue ?

- Hein ? - Je...

Je fais quoi ?

Allez.

- Ca, c'est un bébé trÚs épanoui par sa demi-journée de crÚche.

Il a pas remarqué

qu'on avait 15 min de retard. Il tient un peu de moi.

- Ca va ?

Ils ont dit quoi ? Il a pleuré ? - A peine.

- A peine ? Ah.

Bah, il intériorise sûrement.

J'ai lu que c'était un symptÎme de la dépression du nourrisson.

J'ai lu ça. - Karadec,

arrĂȘtez de lire des conneries.

Regardez-le, il va trĂšs bien.

- Coucou. Cou-cou-cou-coucou.

C'est le fi-fils Ă  son papa.

Il babille.

T'intériorises, mon loulou ?

...

Tic-tac Il intériorise comme son papou.

...

- Il me déposait à mon travail.

...

- Ah putain.

Rendez-le-moi.

On va le ramener

Ă  la crĂšche. - Pourquoi ?

Je sais qui a fait le coup. OK ?

Ayez confiance.

En 2 heures, c'est bouclé.

Musique intrigante

...

VoilĂ . - Bonjour.

- Ici. - La prévenue,

c'est bien ici ? - Oui.

Rebonjour,

Barbara. - On est oĂč ?

Attendez.

On attend les autres, sinon vous savez ce qui arrive :

je dois me répéter et c'est chiant.

OK, on patiente un peu ?

Ah, bah...

Impec. Alors,

Pauline, Barbara. Barbara, Pauline.

- Il se passe quoi ? - Comme je disais Ă  Barbara,

j'attends tout le monde, sinon faut tout répéter,

patati patata.

On attend 5 min.

HĂ©, on a failli attendre.

- Il habite pas tout prĂšs. - Alors, Yanis,

Pauline, Barbara.

Barbara, Pauline, Yanis.

Pauline, figurez-vous que Yanis faisait du covoiturage

avec votre mari.

Ici, c'est la salle des scellés

dite "hors format"

de la police judiciaire oĂč on garde...

Roulement de tambour

Tic-tac

Musique merveilleuse

...

La caisse Ă  Gauthier,

que vous reconnaissez.

Je vous propose une reconstitution en montant dans la bagnole.

OK ? Allez, super. On met bien sa ceinture.

- J'ai fait un truc ? - Non, du tout.

On veut juste discuter avec vous, pour mieux vous connaĂźtre.

On veut se raconter des souvenirs d'enfance pour mieux se connaĂźtre.

Comme toi avec Gauthier.

Gauthier prenait souvent Yanis en covoiturage.

Ils se sont confié des choses intimes,

gĂȘnantes, mĂȘme.

Des trucs de harcĂšlement,

un accident, Ă  un mariage, avec un cutter sous la gorge.

Il s'est pissé dessus en public.

- Vous savez ça ?

- Je te charrie.

Tu vois, en situation de stress, tu galÚres avec ton bégaiement.

Mais tu as des parades. Sur la scĂšne de crime,

tu serrais tes poings pour te concentrer.

- Je comprends pas.

- C'est Yanis, le bĂšgue, pas Gauthier.

Pauline, votre mari n'était pas bÚgue.

Il a juste repompé l'histoire de son passager TandemCar

pour convaincre Barbara de tuer Rick.

- J'ai pas tué une ordure ?

- Non. Je sais, c'est les boules.

Ouais...

Vous me direz :

"Pourquoi Gauthier en voulait-il autant Ă  son cousin Rick ?"

Figurez-vous que je suis passée à cÎté d'un élément biographique,

Ă©lĂ©ment commun Ă  Rick et Gauthier : ils avaient arrĂȘtĂ© la cigarette.

La cigarette !

Gauthier a arrĂȘtĂ©, car Pauline ne supportait plus l'odeur

suite Ă  la mort de son pĂšre.

Rick avait aussi arrĂȘtĂ©.

Klaxon

Sacrée coïncidence... ou pas.

Ils se sont vus Ă  l'enterrement

de la grand-mĂšre de Gauthier.

Depuis, ils étaient amants.

La bourgeoise et le bad boy,

classique des romans Harlequin.

Elle rit.

Pauline n'a pas été

assez discrĂšte.

Gauthier s'en est aperçu. Elle ne pouvait rien faire de pire.

Il avait mis toute une vie Ă  sortir de son milieu.

Il s'est débarrassé de sa famille de péquenauds,

et vous, vous tombez amoureuse de son cousin motard.

Il a demandé à Barbara de le tuer.

Quand Barbara lui parlé a ses remords,

Pauline a tout entendu.

Pauline a décidé

de se venger.

VoilĂ .

- Désolée.

Je savais pas.

- Ah, la boulette.

Musique mélancolique

...

La porte se ferme.

Sonnerie de téléphone

- Faut qu'on parle.

- Totalement d'accord.

- Ma pilule ?

J'arrĂȘte.

- Hein ?

- J'arrĂȘte.

J'ai réfléchi.

Pour toi, je suis prĂȘte

Ă  passer le pas.

- Quel pas ?

- On va avoir

un enfant !

Voix aiguë - Ah bon ?

Musique romantique

Rire nerveux

La musique s'arrĂȘte.

Mais non.

- Qu'est-ce que je disais ? 2 heures, montre en main.

On a 10 min d'avance, les nanas de la crĂšche vont halluciner.

- 10 min d'avance sur 2 heures de retard, quelle prouesse.

- Toujours le verre à moitié vide, on dirait ma mÚre.

En attendant,

on a passé un sacré cap.

Je suis fiĂšre de vous. - Lequel ?

- Vous avez rĂ©ussi Ă  dĂ©poser LĂ©o deux fois le mĂȘme jour.

Chapeau. - Hm.

Admirable, effectivement.

Couinements

Couinements et fanfare brésilienne

...

Couinements

- ArrĂȘtez. ArrĂȘtez ça !

Je sais à quoi vous pensez. C'était une énorme connerie,

on l'a dit ou pas ?

- Absolument. - Oui.

On est collÚgues. On fait quoi si ça foire ?

Je veux pas démissionner.

Et vous ? Non. - Non.

Ca va de soi. Pas besoin de... - Bah, voilĂ .

- Tergiverser.

- Et on est colocs. Je veux pas finir Ă  la rue.

On s'y tient.

- Vous avez l'intention de... - De ?

- Rester ?

- On dérange ? - Non.

- Si.

- J'ai pas dit ça. - Si,

ça vous gĂȘne. - Non.

- C'est clair que ça vous gĂȘne.

- On a un enfant,

ça change tout. - Ce sera plus compliqué

de vous faire la malle, cette fois.

- C'est vous qui ĂȘtes partie

6 mois. - Pardon.

Mais alors, pourquoi m'embrasser

Ă  la sortie

du ferry pour me larguer 2 heures aprĂšs ?

Hein ? - J'en avais trĂšs envie.

- C'est une raison ?

Hein ? - Je ne sais pas !

Fanfare brésilienne

...

- Ca va ?

- Ouais...

- Elle t'a largué ? - Pas vraiment.

J'en peux plus... - J'ai lu le rapport.

C'est fou, la femme de Rick couchait avec Gauthier.

- La femme

de Gauthier.

- Oui, bref,

c'est ce que je dis. - Hm...

- L'enquĂȘte Ă©tait difficile,

vous en avez fait qu'une bouchée. - C'est sûr.

Le commandant est de retour.

- Ah. - Je le trouvais

un peu déconcentré, récemment.

- C'est vrai

...

Tonalité

Il devait reprendre du poil de la bĂȘte,

se recentrer,

entre le boulot, le perso...

Sonnerie Tiens, qui voilĂ .

- Ah, bah ! - En visio ? C'est une surprise ?

- Bonjour. - HĂ© !

... Oh !

- Gilles ?

- C'est quoi ? - Je sais pas !

Cri de dégoût

- Eteignez.

- Oh non, mais...

- Coupez ça.

- Coupe ! - Je n'y arrive pas !

- Coupe !

- Coupez !

Cris

La fanfare s'arrĂȘte.

Bip tenu

Sous-titrage : EVA France ST'501

...

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