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[soupir de soulagement]
[ils hurlent tous les deux]
[grognements affolés]
Roland disait donc vrai,
l'ennemi est en capacité de nous voir et de nous entendre.
[bruit de perceuse] [ronflements de la comtesse]
Oh ! Mon Dieu.
Les roturiers ne sont pas autorisés à assister au réveil d'une comtesse.
Berthe ?
Qu'a-t-il Ă s'agiter de la sorte ?
[♪ musique hip hop dynamique]
Quel est cet objet ? Oh !
Allez ! Allez, sortez.
Quittez cette pièce immédiatement.
Partez !
Où m'entraîne-t-il...
Faites votre affaire et sortez de ma chambre.
Berthe ?
Merde.
Mon mur !
- Votre Altesse ! - Quelle horreur !
Non, c'est que moi. On va pouvoir se dire des secrets.
Au moins, le câble passe.
- [Alison] Nabil ! - Ouais ?
Ne laissez pas ça dans cet état. Mais quel goujat !
Si qu'on appelait ça le trou des amis ?
Non.
- J'ai à peine posé ma main... - Ils sont revenus.
- Qui ça ? - Eux !
- Qui ? Qui ça, eux ? - [Tayac] Heu !
[cri d'effroi]
Vous êtes impressionnée. Adorable.
VoilĂ quelqu'un qui se comporte convenablement. Goujat.
- Ça va ? - Vous voulez voir le trou des amis ?
Elles font peur, les dames.
- Prenez garde, elle va nous traverser ! - HoulĂ ! Respire !
[cris de dégoût des fantômes]
S'ils pouvaient ne jamais faire ça !
Je les vois, Nabil.
Ce sont de grands nounours ?
Pas du tout, c'est des gens comme nous.
- Des clones ? - Non.
Y a un cro-magnon, un militaire, un scout,
- un coiffeur en slip. - Major de l'ENA !
Ils sont dans un avion sans parachute ?
Non, c'est pas une blague. Ils sont lĂ .
Je sais que ça a l'air très réel.
Mais tu sais ce qu'ils ont dit. Possibles troubles hallucinatoires.
C'est vrai. C'est dans ma tĂŞte.
- Normal que tu voies des choses. - Je les entends aussi.
OK. Tu sais, mon oncle Ali ?
Il voyait des renards dans le salon.
- Est-ce qu'il y en avait ? - Ça n'a rien à voir.
- Non, rien. - Il a fait un AVC. Il en est mort.
Quel est le plus probable ?
Les fantômes ou la commotion cérébrale ?
[tous ensemble] FantĂ´mes !
- Commotion ! - Exactement, voilĂ .
Donc, respire.
Tayac, tu es le plus ancien.
Est-ce que quelqu'un t'a déjà vu par le passé ?
Une fois.
Moi, voir ours.
Moi, dire coucou. Non, attends.
Et moi, dire Ă ours : "coucou".
- Et ours... Écoute-moi. - Ça nous aide pas.
- Si toi lĂ , bien rire. - Moi pas lĂ , donc pas rire.
- Ah. - [Nabil] Tout va bien se passer.
On va se retourner pour plus les voir.
- Une petite danse ? Très bien. - Voilà .
C'est bien. Ça va ? T'as prévu quoi, aujourd'hui ?
J'aime la positivité. J'adore.
Moi, ça va très bien. Ce matin, je nous ai référencés sur des sites.
- LĂ , je vais m'occuper de notre confort. - De l'eau chaude ?
La télé. Mais la chaudière est sur ma liste.
Oui, parce qu'elle nous plante un jour sur deux.
Tout est sous contrôle, mon cœur. N'oublie pas ça.
Toi, contente-toi de te reposer.
- Prends un bain. - À l'eau froide ?
Juste repose-toi. C'est bien. D'accord ?
- Oui. - Je t'aime.
- Moi aussi. - Et moi aussi.
- Il répète. - Je le pense aussi.
J'ai pas compris.
Pour une raison que j'ignore, la nouvelle comtesse peut nous voir.
Ce n'est pas une comtesse, mais une fille du petit peuple.
Les pires.
Peu importe son grade. Elle nous voit.
C'est la perspective d'une stratégie nouvelle.
Une guerre d'usure. Une bataille psychologique de harcèlement.
Sinon, on lui demande de partir gentiment. Vu qu'elle nous entend.
Son compagnon la persuade
qu'on n'existe pas et nous met hors d'état de nuire.
Elle répondre à moi.
- Impossible. - Si. Elle tout le temps dire "Aaah !"
Ce n'est pas vraiment un mot, Tayac.
Si. Cousin Tayac tout le temps dire "Aaah !"
"Bonjour, cousin." "Aaah !"
"Attention ours cousin." "Aaah !"
Cousin mangé.
Merci, Tayac. J'ai pas tout compris.
Nous allons nous relayer sur le front.
Soldats, je suis au regret de vous dire que nous entrons en guerre.
Pourquoi toujours la guerre, Georges ?
Tendons-leur la main.
Soyons frères et sœurs.
- Peut-être pas jusque-là . - Mon frère était marié à ma sœur.
Alors jusque-lĂ , allons-y.
L'idéal aurait été de les faire chanter avec des photos compromettantes
ou mĂŞme de leur proposer de l'argent liquide.
Mais malheureusement, on ne peut rien toucher.
Daniel a raison. On devrait leur demander de partir
et me laisser mener les négociations.
J'ai de l'expérience. J'ai joué un rôle crucial lors de la guerre
entre le Tchad et la Libye en 1978.
- Roland, tu as fait la guerre ? - Non.
Mais j'ai été chef de la délégation pour mener les négociations
et protéger les intérêts de la France.
Et aussi ceux d'un bon ami qui exportait des diamants.
Mouais.
- Vous ne me croyez pas ? - [Auguste] Moyen.
Vous non plus ?
[balbutiements d'incrédulité]
Vous n'imaginez pas ce que j'ai fait pour la France.
J'y ai laissé beaucoup de plumes.
Et aussi pantalon.
[ils éclatent tous de rire]
Cocasse, mais efficace.
[rire très forcé] Je me gausse !
Bande de crétins !
Vous verrez, je vous le prouverai.
Vous verrez qui je suis. Qui est Roland !
Évidemment, personne n'a compris ce que je viens de faire.
Imaginez ces deux portes claquer très fort
pour marquer mon mécontentement envers vous tous.
Ça claque. Une deuxième fois.
Il est vexé.
Il reviendra.
Je vais leur montrer qui j'étais.
À nous deux, l'encyclopédie numérique.
[♪ musique symphonique trépidante]
[soupir d'effort]
Au pire, je mets un poster. Chaudière.
Encore vous ?
Oh ! Mon dieu !
- Je vais défaillir ! - Jeunes lézardeaux !
Voici celle que vous attendez tous !
La mignonne Berthe, toute en blanc,
venue se gambiller devant vous !
Allez, mon Roland, c'est pas le moment de lâcher...
[gémissements d'effort]
Vous voyez pas que quelqu'un utilise la machine ? HĂ© !
OK.
Pas de raison d'avoir peur.
[les Gaulois] Mais peur de quoi ?
- Il a peur ? - Je sais pas !
[♪ il chantonne]
C'est quoi, ça ?
C'est quoi, la marque ? Pas de marque.
- Donc, réparer... - Il tapote sur quoi ?
Et merde.
[brouhaha agité]
Un truc de druide ?
- Ça doit pas être si compliqué... - Il fait quoi ?
Il touche la poche de combustion ! N'importe quoi !
- Tiens. - Qu'est-ce qu'il fait ? Non.
Jeune homme, il faut pas toucher.
Le mieux, c'est d'amorcer la valve d'arrivée
et ensuite lancer le système d'admission
pour que le système reste sous pression.
Ou foutre un gros coup de marteau, pourquoi pas ?
C'est un barbare ?
Un barbare, non. C'est peut-ĂŞtre juste un forgeron.
On juge pas comme ça, nous.
On reprend notre partie de char percé ?
Pas le droit de toucher son père !
Y a des règles !
Messieurs !
Il faudra des efforts pour écraser l'ennemi.
Nous devrons nous relayer.
Je propose d'y aller en premier.
- Alison et moi avons un lien émotionnel. - Non.
Je ne resterai pas au sein des lignes arrières.
Je pourrais poser des bases bienveillantes et proposer de parler autour d'un feu.
J'ai été très clair, je partirai en premier.
- Souhaitez-moi bonne chance. - Attention !
Il est lĂ , lui.
Qu'est-ce que c'est ?
Le devant d'un téléviseur.
Mais je sais pas où est l'arrière.
- Un téléviseur ? - Une boîte à images.
- À images ? - Avec un tube cathodique.
- Catholique. - Cathodique.
Les télécrochets ? Coluche ?
Mais si ! "C'est l'histoire d'un mec..."
- Ça va, chéri ? - Ouais.
T'as réussi avec la chaudière ?
- Avec quoi ? - Avec la chaudière.
Non, j'ai pas touché la chaudière. Enfin, j'ai fait un état des lieux.
Non, je fais d'abord l'état des lieux.
Mais quelqu'un a tapé dessus avec un marteau.
- Non ? - Les gens sont fous.
On va devoir la réparer, la changer.
Je m'occupe de la télé,
- et après, je revois la chaudière. - OK.
Je branche, dis-moi si ça marche.
- Je t'aime. - Moi aussi.
Écoutez-moi bien.
- Non ! - Si, vous allez m'écouter.
Il est de mon devoir de vous avertir
que vous ĂŞtes un ennemi sur notre territoire.
- [♪ elle chantonne] - Rendez-vous sur-le-champ
ou faites face Ă une attaque imminente.
[♪ elle chante "Il était un petit navire"]
Très bien. Un grand classique.
[♪ il chante "La Marseillaise"]
[♪ elle continue "Il était un petit navire"]
[♪ ensemble] ♪ Matelot navigue sur les flots ♪
♪ Matelot navigue sur les flots ♪
[♪ Alison seule] ♪ Ohé, ohé, matelot ♪
C'est bon !
♪ Matelot navigue sur les flots ♪
Vous pouvez déserter tant que vous voulez.
[télévision] En 1940, l'Allemagne surprit le monde
en lançant une impitoyable déferlante blindée sur la France.
- Nom de Dieu. - Les panzers, avancés...
[Nabil] Alison !
Alors ?
Oh, non ! Non. Non...
Non, non, non ! Mais non...
Roland !
Mais non ! Non, Roland !
C'est non !
La puissance...
C'est le plus beau jour de ma mort.
Alison ! Ça marche.
- Alison, ça marche ! - Oui.
Malheureux !
Remettez les tanks !
Remettez-moi les tanks immédiatement.
Crétin !
- Bouh ! - Aaah !
"Bouh" marche toujours.
Vous n'êtes pas assez blanche. On dirait une femme des îles.
Ça, je m'en souviens, on se promenait dans le bois.
Elle a disparu d'un coup d'un seul, aspirée par le sol.
[bruit de succion]
Tombée dans le trou de loup, dis donc.
La chaudière n'est toujours pas réparée.
...qui ne reflète pas mes accomplissements politiques.
VoilĂ , exactement. AllĂ´ ?
J'ai fait de très belles choses pour la France.
- ArrĂŞtez. - Je fais ce que je veux.
Hystérique.
Ah !
Bienvenue de ma part et de tous mes compagnons décédés.
D'accord, je comprends l'astuce.
Vous partez pour une petite marche rapide.
Aussi la mort à mon frère Albert, il a été brûlé vif, dis donc.
Il criait comme un goret, je disais : "Albert, tais-toi donc".
Vous avez raison, le sport a toujours fait un bien fou.
OK. [elle souffle]
[soupir de soulagement] Putain.
Enfin, seuls. Alison.
Accordez-moi un instant.
Vous ĂŞtes dans ma tĂŞte.
Et vous êtes dans la mienne, mon trésor. Que nous arrive-t-il ?
Vous êtes fiancée. Je suis mort. Amour impossible, tels Roméo et Juliette.
Quand Juliette est encore en vie, alors que Roméo, lui...
Mais c'est ça !
Donnez-vous la mort. Comme Juliette.
Rejoignez-moi dans l'éternité.
Mon impétuosité empoisonne mes entrailles. Je vous attendrai. Ma rose, mon antidote.
- D'autres ont fait bien pire que moi. - AllĂ´ ?
Changez une pièce, la chaudière, n'importe.
J'enseignais le char à voile et le karaté jusqu'à la ceinture jaune.
Bouh !
- [cri d'effroi] Vous n'êtes pas réels. - Et pas vivants.
- Un peu de nerf. Allez, Roland. - Je fais de mon mieux.
- Que se passe-t-il ? - Allumez ça sur-le-champ.
- J'ai pas dit "bouh". - Des nouvelles de Gogle ?
- Je veux la boîte à cinématographe. - J'ai mon brevet de secourisme.
Encore vous ?
C'est oui ou non pour le suicide ?
On a dit quelque chose de mal ?
Tournez la valve vers le joint en cuivre.
C'est ce que je viens de faire.
Maintenant, ça vibrotte. C'est pas bon, ça.
La boîte dit n'importe quoi.
- Nabil ? - Oui ?
Je me sens pas très bien.
Désolée, j'ai encore des visions.
C'est quoi, ça ? Putain.
- Quoi ? - Des Gaulois sous crack.
Des Gaulois sous crack ? C'est quoi, le crack ?
Écoute. Je dois absolument retourner à l'hôpital.
- Maintenant ? - Oui.
Il me faut des médicaments, des électrochocs,
n'importe quoi qui puisse m'empĂŞcher de voir des gens horribles.
Horribles ? Ça devient blessant !
Si tu m'emmènes pas, j'y vais seule.
OK, respire.
- On y va, go. - Merci, chéri.
- N'oubliez pas le levier rouge. - Le levier.
- Dites-lui ! - Le levier rouge !
Le levier rouge ?
Levier rouge ?
Oui, ça marche !
- Fallait juste le lever. - C'est ce qu'on disait.
Quand il écoute, ça va, mais il va à son rythme.
- Ah oui. - Vous pouvez laisser la lumière ?
[exclamations déçues]
[klaxon]
- S'il te plaît. - J'arrive.
Mais ne revenez plus jamais !
[brouhaha des fantĂ´mes]
- Comment t'as su pour le levier ? - On part.
On y va.
Faut filer. Et pas sûre qu'on revienne.
Je suis à deux doigts de valider ma première réservation.
Il faut partir et peut-ĂŞtre jamais revenir.
[brouhaha confus]
- Démarre ! - Oui, je démarre.
[la comtesse] Bon vent !
[Georges] C'est ça, bon vent !
[Auguste] Alison, revenez !
[Georges] Tant pis pour lui.
Je vois, c'est fascinant.
Je m'en serais bien passée.
Et vous n'en avez jamais vu ici ?
Non ! Ce qui est déjà rassurant.
Mmm, oui.
Mme Gomez, je sais comment fonctionne un crédit.
C'est déjà signé.
J'ai bien compris, ça.
Mais si je rends l'argent...
Impossible. On ne peut pas revenir sur un contrat comme ça.
D'accord. Mme Gomez, je peux vous appeler Virginie ?
Ça fait un an que je suis chez vous.
Je me dis, j'ai une petite solution.
Si jamais on s'arrange, sous le manteau,
ni vu ni connu...
La corruption est répréhensible par la loi.
- Je m'adressais pas à vous. Virginie ? - [infirmière] Oui ?
Non, pas vous, pardon. Désolé.
Euh... Alors je vous dis au revoir, on en reste lĂ ?
- C'est ça. Au revoir. - Au revoir.
Merde.
Ce serait lié à mon accident, docteur ?
Oui, sans aucun doute.
D'accord.
Alors, après une petite convalescence,
- ça va s'arrêter. - Alors...
Par rapport Ă ce que vous dites, mon diagnostic est le suivant.
Lors de votre accident, vous êtes passée tellement près de la mort
que vous êtes désormais capable de voir des morts.
Comment ça ?
- Vous me voyez ? - Oui.
C'est bien ce que je dis.
Bonjour.
Désolée de vous avoir fait attendre.
Elle est super.
Alors, qu'est-ce qui vous amène ?
Moi, je sais.
Ça va ?
Brrrrt !
Mais c'est rien. ArrĂŞte de stresser, c'est rien.
Si tu prends les médicaments,
- c'est fini, tout ça. - C'est pas fini.
Au château, je vois toujours les mêmes fantômes.
Ici, j'en vois d'autres. Pourquoi mon cerveau ferait ça ?
Tu sais, Ali ?
ArrĂŞte avec ton oncle !
C'est parce que je n'hallucine pas.
[bruits de lutte]
Je vois les fantĂ´mes lĂ oĂą ils sont morts.
D'accord.
- [chevalier 1] Pause ! - [chevalier 2] D'accord.
[François] Un bruit que je reconnais !
Les amis ! Wouh-ouh !
Welcome home.
C'est décidé, on vend.
On va s'acheter un pavillon sans âme. Le genre que j'ai toujours détesté.
Un truc sur plan,
sans histoire, sans danger, sans risque.
Aucun passé. Neuf.
OK.
- Il faut que je dise un truc, mais... - Quel truc ?
Je veux pas que tu t'énerves.
Je vais pas m'énerver. Qu'est-ce qu'il y a ?
Vas-y !
Oui, j'y vais.
J'ai eu la meuf de la banque, par rapport au prĂŞt, et...
On va pas pouvoir vendre maintenant. Je sais pas, une histoire d'intérêt.
De toute façon, elle est nulle. Il faut la changer.
Je lui ai dit mes quatre vérités, je peux te dire qu'elle était...
Si on se retire maintenant, on va ĂŞtre probablement en faillite personnelle.
Elle a dit que c'était sûr.
J'ai rajouté "probablement" parce que tu as l'air énervée.
Et ça...
T'avais pas lu les contrats ?
Si, si.
- Non, j'avoue. - Putain, je pourrais te tuer !
La bonne idée ! Mais pas ici, sinon il restera bloqué.
Ce qui n'arrange pas notre situation.
- OK. - OK.
- Très bien. - Ça, c'est bien.
Bon. J'ai pas 10 000 solutions.
- C'est-Ă -dire ? - C'est-Ă -dire ?
[elle claque la portière]
Très bien. OK.
Je peux vous voir, OK ?
Je te vois, la vieille momie plâtrée.
Toi aussi, je te vois, le militaire qui chante mal.
Je te vois, le Baudelaire de Festi-fĂŞte.
Et moi ?
Oui, je te vois aussi.
- Coucou. - C'est ça, coucou.
Vous avez gagné, OK ?
J'admets votre existence.
- Qu'attendez-vous de moi ? - Votre départ.
C'est mon château, pas le vôtre.
J'ai le regret de vous informer que grâce à mon courtier ici présent,
nous sommes bloqués ici.
- Pourquoi vous partez pas ? - Nous ne pouvons pas.
- Je confirme. - On reste lĂ oĂą qu'on est mort.
- Vous avez une maison hantée. - J'appelle quelqu'un ?
Chut ! On est bloqués, vous êtes bloqués.
Que faire pour que vous me foutiez la paix ?
Que voulez-vous de moi ?
Dites-le-moi précisément.
- Toi ? - Très bien.
Une heure par semaine de boîte pour voir des images de tanks,
d'armes de guerre ou de jeunes militaires.
Accordé.
- Toi ! - J'appelle quelqu'un ?
Qui ? SOS fantĂ´mes ?
Je pensais plus à SOS médecin.
Toi, la vieille.
Je veux rester la seule et unique comtesse du château.
Votre Altesse !
Et en plus, je veux qu'on rebouche le trou de ma chambre.
Ce sera fait. Toi ?
Divorcez, suicidez-moi, épousez-vous. Non, l'inverse !
C'est non.
- Non Ă quoi ? - Tout.
- Elle m'ébranle. - Toi !
- Je vous souhaite la bienvenue. - Merci.
Au nom de mes camarades...
J'exige que la prochaine édition de Gogle soit amendée
pour que mon legs d'homme d'État y figure.
Désolée, c'est Internet.
C'est dans toutes les maisons, partout. J'y peux rien.
Attendez.
Pardon, c'est-Ă -dire que...
Ce que les gens retiennent de moi, c'est un politique magouilleur
décédé dans une partouze ?
- C'était vous ? - Non, ce n'était pas moi.
Ă€ qui le tour ? Au suivant.
Je voudrais qu'on partage des secrets. Ou des histoires. J'en ai plein.
- Comme quand... - Comme vous voulez.
Tarzan, il veut quoi ?
Il pisse.
D'accord.
Si j'ai bien compris, vous me traquez dans tous les recoins de cette baraque
depuis je sais pas quand.
Vous surgissez, vous faites hyper peur. Tout ça pour absolument rien.
Y a pas de désiderata, y a rien.
Mon cœur, je parle au docteur. Il dit que tu fais une crise psychotique.
Je l'ai bien dit ? Oui.
- Suis-moi. - D'accord.
Et vous aussi.
Suivez-moi tous.
Et taisez-vous.
- Il voudrait... - La ferme.
Je dois raccrocher.
Moi, on me demande rien ?
Sympa, l'ambiance...
♪ Ta ti ta ti ta ta ta ♪
Lumière.
- Oui, lumière. - Ah !
- Je remets. - Mets... Ah !
♪ Heu heu heu heu... ♪
[Tayac] Merde.
- Ça quand qu'on se dit nos secrets ? - Le 2 juillet.
Ça quoi aujourd'hui ?
Le 9 septembre.
Oh lĂ lĂ !
- J'ai hâte. - Moi aussi.
[Tayac] Pile !
Vous êtes le solstice d'été
- qui a éclairé mon cœur. - Un peu moins fort.
- [murmurant] Vous ĂŞtes le solstice... - [chuchotant] Un poil plus bas.
- C'est super joli comme ça... - Merci.
Merci beaucoup.
- On remet ? Allez. - Eh oui !
[télévision] Dès que les portes s'ouvrent...
C'est bientôt fini ? Je dois contacter cette Vikipédia.
Roland !
[Tayac] Mamie !
Ils avaient plus d'une bombe dans leur arsenal.
Oh lĂ lĂ ! [il soupire]
On refait ? Allez, on refait.
♪ Ti ti ti ti ti Ti ti ti ♪
- Ça va, mon cœur ? - Oui.
- Tu joues ? - Oui.
Sublime. Détends-toi.
Au fait, je me suis occupé du trou.
Génial. Merci, mon amour.
[hurlement de la comtesse]
[il renifle]
- Vieille. - Marie-Catherine ?
Nabil ! Tu as fait quoi avec le trou ?
[elle hyperventile]
Partage de chambrée. Comme des sœurettes.
Fais dodo.
Bonne nuit, petit oiseau.
Donc, la molette...
Celle-lĂ . Vers la droite.
Et le bouton d'allumage, maintenant.
Oui.
- Ça marche. - Merci.
Ça veut dire que... Je te crois.
Merci beaucoup.
- Ils te disent de rien. - OK.
Ils me disent ? Ils sont plusieurs ?
- Ah non ! - Non ?
Non, ils...
Juste deux.
Merci Ă vous deux.
- Viens, on taille. - Au revoir.
- Salut. - Au revoir.
- On joue ? - Ouais !
Non, on a beaucoup joué.
Temps calme.
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