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Le film que vous allez voir est né sous une bonne étoile.
Elle est nerveuse, cette cigale.
Oui, toutes les cigales sont nerveuses.
Qu'est-ce que vous faites, lĂ ?
Je me dĂ©pĂȘche de rendre le pĂ©dalo parce que c'est la fin de la journĂ©e de location.
Vous vous foutez de moi ?
Vous croyez que je vous reconnais pas ?
Je vous ai vu l'autre jour vous enfuir dans la base de loisirs avec un toboggan.
Qu'est-ce qu'Elle vous a fait, cette base ?
Pour que vous la démontiez comme ça, piÚce par piÚce ?
Et ce pédalo, là , vous allez le revendre à qui ?
Personne, je voudrais créer ma propre base de loisirs.
Ah oui ?
Et vous avez un terrain ?
Non, non, je la voudrais ambulante.
Une base, c'est une base, ça bouge pas.
Pour naviguer, vous avez un bateau ?
Pas encore, non.
Mais vous avez le permis de plaisance ?
Ah oui, oui, je l'ai, oui, oui.
Ah oui ?
C'est quoi ce Signe lĂ -bas ?
Obligation d'un signal sonore.
Klaxonner, oui.
Et ça ?
Obligation de vigilance.
Vous voulez vous faire un peu de fraĂźche ?
Un peu ou beaucoup ?
Un peu.
Je vous confie ce bateau et vous me le conduisez jusqu'Ă l'Oruvel.
Il me le faut le 23.
Oui, mais les canaux sont pas ouverts.
C'est pour ça que je vous le demande à vous.
Vous pouvez vous débrouiller, non ?
C'est payé combien ?
Mille.
On partirait plutĂŽt sur 1500.
950.
1200.
900.
Non, non.
1000.
Ok pour 1000.
Nous avons donc dit 900.
On ne discute pas avec moi.
Qu'est-ce que je vous ai dit tout Ă l 'heure ?
Pas de flash !
C'est pourtant simple.
Pardon.
Vous savez la gueule qu'on rasse la bleue dans 5 ans ?
C'est tout le monde de flash comme vous.
C'est complÚtement lavasse, pisseux, lessivé.
Excusez-moi.
Sale gueule.
Salut Caramel.
J'ai pas passé chercher la tondeuse l 'autre jour ?
Ah bah j'ai pas eu le temps.
Je l'attendais aussi que tu me rendes mes 150 Euros.
Ah bah oui, mais t'es mignon, je les ai pas moi.
Sandra m'en doit le double alors.
Ouais mais c'est pas mon problĂšme si Sandra doit du fric.
C'est pas vrai !
Madame vous sortez maintenant !
Combien de fois il faut vous dire les choses pour que vous compreniez ?
Ăa va ?
Oui.
Bon allez, on ferme.
Alors toi tu piques un tableau ?
Non, c'est moi qui l'ai fait celui-lĂ .
D'ailleurs.
Je l'expose pour la journée, c'est tout.
Ah ouais.
Tu fais ça toi ?
Bah ouais.
Ăa le valorise.
Puis j'écoute les commentaires.
Ah ouais.
Et ils disent quoi ?
Bah ils prennent mes signes pour des canards.
Les 150, la 10 en faute ?
Oh t'es dur.
Du café et un piquonbiÚre, c'est parti !
Du café et un piquonbiÚre !
Oui j'avais compris !
Et voici les deux amis pour vous, les deux demi !
Et le café chanté !
Je suis lĂ !
Ici à tout terre, le service est chanté !
Ah t'es lĂ ?
Ils sont lĂ !
Quel beau vent t'amĂšne !
Ah par contre !
Ah tu es lĂ !
Quel beau vent t'amĂšne !
Oui bah tu vas m'enchanté quand tu vas savoir que je viens pour mes 500 Euros !
450 ?
J'ai déjà rendu 50 !
Mais si je t'ai rendu 50 avant !
On peut avoir l'addition lĂ s'il vous plaĂźt ?
Tout de suite !
Monsieur !
Ce sera par carte !
Vire lĂ !
Mais t'as toujours ton Job de cuisiniĂšre au chac et fouette !
Non !
J'ai été rendu sur une moule frites, ils m'ont viré !
T'as pas sûr de chauver une caisse de champ ?
Comme le foie !
Bon !
Mais yes we in the movies !
Je te dois 450 !
T'as pas 500 !
T'es vraiment tĂȘtu toi !
700 Euros c'est une grosse somme !
Tu t'en rends compte ?
T'as voulu éblouir ton fils avec ton week-end gourmand au Touquet, d'accord ?
Mais c'est moi qui t'ai avancé l'argent !
C'est toi je suis en ligne avec un client !
Oui j'ai bien compris Dominique !
Continuez !
J'ai une sorte de besoin énorme d 'agressivité !
Tout ce que je dis à haute voix paraßt grossier, énorme, alors
que ma pensée est en fait plus tolérante, plus complexe !
Je te pose un ultimatum !
Tu entends ?
Pardon ?
Alors pour vous détendre, vous allez fermer les
yeux, respirer doucement et penser Ă votre nombril.
C'est le centre du monde.
Tout commence par lĂ .
Voilà , les cinq minutes sont écoulées.
Merci d'avoir choisi PsyFlash.
Cinq minutes la consultation ?
Bah oui mais enfin c'est 5 Euros.
Ah !
J'ai un client sur Hypnoclic.
10 Euros.
Tu veux une biĂšre ?
Merci, non.
Hypnoclic c'est quoi encore ?
C'est pour les insomniacs que je les endors.
Ăa marche ?
Bon... Pfff... J'ai... J'ai deux habitués.
Chut.
Oui.
Bonjour Gabrielle.
Bienvenue.
Fixe-moi bien.
On commence.
Fixe-moi bien.
Et converge.
Converge bien.
Converge complĂštement.
Jocelyn, il est toujours sur sa base de loisirs.
On descend vers son nombril.
Jocelyn, il est toujours sur la base de loisirs.
Ah Jocelyn, il faut que je le chauffe celui-lĂ .
Il donne 1200 bols.
1200.
Et je vais réparer sa housse de trampoline.
Il ne m'a jamais payé.
Oui, Gabrielle.
TrĂšs bien.
Jocelyn !
Jocelyn !
Une qualité de vie retrouvée.
Avec les technologies pour relever les défis de demain.
Relever les défis dans différents secteurs d'activité.
Pour participer justement aussi Ă cette
transversalité dont je parlais tout à l 'heure.
Des études réologiques appliquées.
Réologiques, ça va pour tout le monde.
Pour justement participer Ă cette bioreconstruction.
Et des courbes.
Une qui va plutĂŽt vers le haut.
Et puis l'autre qui va dans l'autre sens.
On continue avec... Alors.
Un marché global.
Qu'est-ce que ça veut...
Je vous le montre ici.
Ăa va pour tout le monde ?
Concluer mon vieux.
Oui.
Bien sûr.
La région à la fois pÎle technique et vivier de compétences saura faire face au...
Au défi de l'avenir immédiat.
Immédiat.
TrĂšs bien.
C'est formidable.
A trĂšs vite les enfants et encore merci.
Justine.
Justine.
Bravo.
Bravo pour votre organisation exceptionnelle.
Eh bien, un cocktail vous attend sur la terrasse.
Justine.
J'ai une petite requĂȘte Ă vous faire.
Oui, monsieur Poyac.
Il se trouve que je suis trÚs épris d'une
femme assez extraordinaire sur bien les points.
Quelle chance.
Oui.
Enfin non, parce que c'est pas complĂštement...
Il faut que je fasse preuve de...
Il faut bien admettre qu'Elle est brillante, espiÚgle, stylée...
Enfin bref.
Je voudrais la fĂȘter.
Marquez le coup.
Bien sûr.
L'idée que...
L'idée que j'ai eue, je...
VoilĂ .
Je voudrais passer un petit week-end en amoureux.
En amoureux.
Oui.
Mais comme Elle est...
Elle est assez artiste, il me faudrait de l'original.
C'est pour ça que j'ai pensé à vous.
Pour ?
Je vous confie une petite somme d'argent et vous m'arrangez ça.
Enfin, monsieur Pauillac, je suis pas du tout...
Oh, j'ai remarqué vos talents d 'organisation.
Je sais trĂšs bien que vous pourriez m 'arranger
ça pour quand je reviens dans 10 jours.
Pas ce week-end, mais l'autre.
Mais écoutez, ça sort complÚtement de ce que... C'est un service que je vous demande.
Je saurais m'en souvenir.
En fait, vous voulez que je vous réserve un petit
séjour dans un endroit trÚs sympathique, c'est ça ?
Oui.
Mais original, s'il vous plaĂźt, vous voyez,
qui dénote, qui me distingue des autres types.
Vous voyez, un endroit insolite.
Je sais pas, moi, une cabane perchée.
Imaginez quelque chose qui vous ferait plaisir Ă vous, voilĂ .
D'accord.
Franck, votre avion ?
Oui, oui, j'arrive, oui.
Et alors quel serait votre budget ?
Ben le... Et voilĂ mon Dieu.
Vous garderez dans tout ça une petite Marge pour vous.
Et lĂ , il y a 14 000 boules.
Mais je sais pas pourquoi j'ai pris cette
enveloppe-lĂ , si je crois qu'il peut tout acheter.
14 000 boules !
Mais arrĂȘte avec tes boules !
Ben moi j'ai jamais tripoté autant d 'argent.
Et d'ailleurs tu vas en faire quoi concrĂštement ?
Mais je t'ai dit, il faut que je lui organise un week-end de rĂȘve.
Il te paye combien pour ça ?
Attends.
Ben il m'a dit de prendre une petite Marge.
Sans plus de précisions ?
Ben non.
Tu crois que...
Tu crois que tu pourrais marger un peu plus que la normale ?
Ben voilĂ .
Ăa c'est toi tout de suite.
Ben non.
Vu que c'est en liquide, c'est plus facile.
D'ailleurs pourquoi c'est en liquide ?
Ah Ben ça, ça doit ĂȘtre de la combine.
Vaut mieux pas savoir.
Tu vois ?
Je me tape une petite minette vite fait.
Et puis tout ça sans relever bancaire.
14 000 boules pour un week-end.
De toute façon, il compte pas le revoir cet argent.
Ben attends, encore faut-il que la prestation soit réussie.
Moi je tiens pas à l'arrivée à perdre mon boulot.
Je te signale que je suis la seule Ă ramener de l'argent lĂ en ce moment.
Faut trouver un plan oĂč il puisse pas calculer le coĂ»t total de l'opĂ©ration.
Mais original.
Je sais.
Un phare.
Un beau phare.
Un phare trĂšs trĂšs haut.
Tu sais Sandra l'avait loué comme ça pour une nuit un phare.
Il est pas plus romantique et décalé.
Non mais un phare de toute façon c'est...
C'est tout un programme pour le mec.
Faut assurer question symbole.
Oui oui.
Un phare Ă demi mou.
Non mais lui il est en super forme.
Ah bon ?
Ah ouais.
Ah ouais il a une super pĂȘche.
Il est beau ?
On commence pas.
Oui il est pas mal mais c'est pas la question.
Bah la derniÚre fois que tu m'as dit qu'un maguet était pas mal.
Je t'ai pas vu pendant cinq mois.
ArrĂȘte avec ça, ça fait vingt ans.
Vingt ans.
T'as été à la salle de bain ?
Oui.
Oh la la.
Bah...
On attend une piĂšce quand on la quitte.
Ah tu m'agaces, l'écologie Elle a bon ton.
Tu devrais rappeler ton boss et lui poser des questions sur ses goûts.
Est-ce qu'il préfÚre un truc culturel ?
Ou alors sportif ?
Ou...
Ou au contraire trĂšs nature.
Isolé et avec du monde il m'a dit.
Comme ce qui vous ferait plaisir.
Ah ouais ?
Non ?
Il draguillera un petit peu lui ?
Mais pas du tout.
Il n'y a pas besoin.
Tout lui réussit, il ne connaßt pas.
C'est Juste une relation de boulot, il prend Juste pour sa larbine.
Oui.
Qu'est-ce que tu aimerais toi dans l 'absolu ?
Et qui ne coûterait quasiment rien ?
Alors là dans l'absolu qui ne coûterait quasiment rien je vois pas.
Toi non plus t'as jamais eu d'idée pour m 'emmener en week-end en amoureux ?
T 'as jamais eu d'initiative de ce genre ?
Bon si quand mĂȘme j'ai du... Ah bah d'ailleurs lĂ tu ne me proposes rien maintenant.
On n'a pas les moyens.
Voilà la réponse facile.
Je te signale qu'il faut qu'on refasse des choses ensemble parce que sinon...
14 000, le Principe c'est de s'en garder au moins la moitié.
La moitié ?
Ponte deux ?
Ăa veut dire 7 000 ?
C'est énorme.
Ăa reste un week-end Ă 7 000 balles.
C'est honorable.
Alors qu'est-ce qui te ferait plaisir toi ?
Creuse bien.
RĂȘve un peu.
Bah alors j'ai un vieux rĂȘve idiot.
C'est d'avoir un orchestre qui me suit toujours.
Et quand je me retourne vers eux, paf ils jouent ce que je veux.
Ah mais tu nous aides pas du tout lĂ .
Mais tu sais ce qu'on devrait faire ?
On devrait trouver une chanson qui le relie Ă Elle.
Un truc Ă eux deux tu vois.
Et ça ça les toucherait direct.
Tu la connais ?
Bah non.
Non mais le coup de la chanson fétiche la bof bof.
Quoi bof bof ?
Tu te souviens pas de notre chanson fétiche toi ?
Euh... Voyage en Italie ?
Pas décadence ?
Mais non quand on était dans la voiture à Brive.
Ouais, je te vois pas.
Mais on attendait qu'il arrĂȘte de pleuvoir.
Ah !
Elle était si jolie... que je n'osais l 'aimer.
Elle était si jolie... Ah la barriÚre.
Oui bon... C'est quand mĂȘme un peu d'une nuche avec le recul, non ?
Ben non, moi je l'adore cette chanson.
En tout cas, on construit pas un week-end sur une chanson.
Surtout si on la connaĂźt pas.
Mais je connais cet air.
Ben oui, c'est hyper connu.
C'est Souchon.
Oh non, c'est pas Souchon.
Impossible.
Impossible jamais.
C'est son chanot du beau frais.
Ah Ben voilĂ .
Merci beaucoup.
Mais de quoi je me mĂȘle.
Alors excusez-moi, c'est pas tiens bon lĂ -bas, c'est tiens bon lĂ -bas.
La vague.
Ah non, c'est tiens bon lĂ -bas.
La vague.
La bar.
La vague.
La bar.
La vague.
Monsieur, vos cours, elles vont pas se faire toutes seules.
Non mais Alain tu deviens insupportable lĂ .
Coutil était trÚs Aimable, ce jeune homme.
C'est la vague.
La vague.
Ben tu vois ?
Mais tu vois cette chanson ?
Mais quoi ?
Cette chanson.
Mais voilĂ !
C'est le bateau, c'est une sortie de bateau.
Mais oui, mais bien.
Mais oui, mais c'est ça.
Et en plus, c'est inchiffrable.
Magnifique.
Et puis t'as ta ginette, Elle a son voilier.
Mais t 'as ta ginette, Elle a son... Le voilier, attendez.
Le voilier, il fait Ă peine 5 mĂštres.
Ton boss va jamais passer un week-end Ă 14 000 boules lĂ -dessus.
ArrĂȘte avec boules.
J'aime pas.
Pardon.
Si t'es pas... On peut rien faire sans toi, en fait.
VoilĂ .
OĂč est-ce que tu le mĂšnes, ce bateau ?
Ă la Rouvel.
Tu pars de bagnole ?
Oui.
Et pour combien de temps ?
Allez !
Ah, pour 15 jours.
Ben voilĂ , on va naviguer avec toi Juste un petit week-end.
Tu sais que tu peux te faire 1 200 Euros en 2 jours.
C'est-Ă -dire plus que tout ce que tu dois Ă Sandra.
1 200... 1 200.
Oui.
Pour 2 jours.
Oui.
Bon, admettons.
Que les choses soient bien Claires.
Oui.
Je suis votre capitaine.
J'ai en charge le bateau et l'équipage.
Je préside à toutes les décisions importantes quant à la bonne marche de ce navire.
Oui.
Et vous, vous prenez en charge la logistique de votre bonhomme.
Le cÎté touristique de l'affaire, etc.
Et toutes les dépenses afférentes.
Mais toutes les dépenses.
C'est tout à notre charge, ça.
Et vous dites ?
Mon capitaine.
Et on dit mon capitaine.
Et on le dira.
Mon capitaine.
On le dit maintenant mĂȘme.
Mon capitaine.
Mon capitaine.
Oui, ça va.
La table.
Eh bien, Ă nous.
C'est inespéré, non ?
On va tous se refaire.
Se remettre Ă flot.
GrĂące Ă Justine.
Ă Justine.
Ă Justine.
Ă nous, Ă notre projet commun.
Un Mille.
On est sur un gros coup, les gars.
Pour une fois.
Non mais quand mĂȘme, le type qui dĂ©pende 7000 balles pour deux jours, c'est dingue.
Tout ça pour baiser une minette.
Ah non, croyez pas ça.
Il est trĂšs romantique.
Lui, il veut du charmant, de l'inédit, du raffiné.
Non, je veux pas de mauvais esprit facile comme ça, ironique.
Je veux qu'on parte battant.
Tu peux arrĂȘter ça, Caramel, lĂ ?
C'est vrai, c'est que quand on voit un type ùgé
prendre une guitare, on se dit, il va bien jouer.
Bah toi, non ?
J'ai ùgé, merci.
En plus, j'ai un jeu trÚs délié.
Bon, il faut qu'on assure Ă mort question accueil.
Moi, j'ai mon poste en jeu, donc il faut que
tout soit de trÚs, trÚs, trÚs grande qualité.
Et en dépensant le moins possible.
Alors, j'ai habilement fait parler notre client sur ses goûts.
Donc ça a duré une heure en visio.
Alors, il aime la bonne chair, les bons vins, l'humour.
Il aime les arbres, il aime l'art contemporain, il aime...
Il aime Jack Lemmon, il aime le bac Gammon, il aime les lapins nains,
il aime le scoutisme.
Le scoutisme ?
Oui, il a des grands souvenirs de scout.
Il a toujours adoré chanter Grimaule Wright, Hugo Frey.
Bah, c'est un endroit Ă chante plutĂŽt bien.
Oui, ça c'est vrai.
Ah pas, ils sont sans scout.
Ah si !
Et les goûts de sa dulcinée, c'est quoi ?
Je lui ai demandé, mais alors là il ne la connaßt pas assez.
C'est vrai qu'il veut l'épater, ça c'est sûr.
Oui, mais si on trouve des activités qui le valorisent lui, c'est bien.
Oui, et puis qui la valorisent Elle aussi.
Oui, mais c'est lui qui crache.
Non, dis pas crache, ça j'aime pas.
Il n'est pas question qu'il conduise le bateau.
Non, non, bien sûr.
Non mais de toute façon, il est plutÎt du genre un peu pépÚre.
Lui, ce qu'il veut, c'est du tranquillou, tu vois.
Oui, oui, oui, on dit ça.
Et puis aprĂšs, quand il s'agit de faire le beau devant
une jeune Nana, on marche sur les mains, messieurs.
Bon, attendez, je récapitule, je récapitule.
Jocelyn, capitaine.
Albin, commercial.
Tu es un peu l'agent touristique.
Tu es un peu l'animateur du week-end.
VoilĂ .
Tu resteras Ă bord ou pas ?
Ah non, je ne pense pas.
Je vais faire des petits sauts, venir un peu comme ça.
Ah oui, ça te donnera une petite importance.
C 'est bien ça, c'est sympa.
Donc Sandra, la cuisine, les petits plats dans les grands,
tu vois, le genre contact local, tout ça, convivial, tu vois.
Ok.
Caramel, la logistique extérieure.
On t'expliquera.
Oui.
C'est mieux, oui, au fur et Ă mesure.
Et toi, Rosine, le service comme à tes débuts au Bristol.
Oui.
Et puis on verra, tiens, si on n'engage pas des extras actuellement.
Ăa, c'est avoir, c'est avoir.
Avoir, c'est avoir.
Avoir, parce que moins on est, mieux on... Oui.
C'est vrai.
Et vous oubliez Iffus, mon mousse.
Qui est Iffus, mon mousse ?
Bah, ne croyez pas que je vais conduire le bateau tout seul, moi.
Il me faut mon gars, moi.
150 pour lui, ça va ?
Non, 250.
200.
200.
D'accord.
Et on te connaisse, Iffus ?
On peut lui faire confiance ?
Oui, oui.
Il n'a pas inventé la bouée, mais ça ira bien.
J'ai le connu quand il était tout petit.
Il mesurait combien ?
C'est important.
C'est important.
Ăcoutez-moi tous les uns les autres.
Alors, Ă part Jocelyn et son mousse qui se connaissent, personne ne se connaĂźt.
Vous ĂȘtes tous des pros rĂ©unis par une agence.
Bien sûr.
Roselyne, t'as compris le sens de personne ne se connaĂźt.
Que quoi ?
On ne se connaĂźt pas.
C'est du pipeau.
C'est-Ă -dire que tu ne connais pas Caramel en fait.
Quoi ?
Tu ne connais pas.
Ou alors j'ai une idée.
Ce qu'on se dit, c'est que par exemple, on ne se connaĂźt pas.
C'est ce qu'on te dit.
C'est ça qu'il a dit.
C'est ça l'idée.
Oui, oui, oui.
Oui, j'ai compris, j'ai compris.
Sandra, Sandra, est-ce que tu me reçois ?
Non !
Est-ce que tu me reçois ?
Oui, je te reçois, mais c'est trop fort.
Alors, pour le soir, le bateau accoste ici Ă 17h.
Toi, Sandra, tu arrives avec le food truck Ă 19h30 pour le dĂźner avec Juste des
petits plats comme ça à chauffer sur le bateau.
Et puis les musiciens entrent en pisse Ă 20h30.
Ăa va Ă Justine Calmos avec les horaires.
Je dirais qu'on prépare un hold-up.
Mais oui, mais c'est ça.
C'est exactement ça.
Oui, mais dans les films, quand on voit précisément ce que
les braqueurs ont prévu, ça veut dire que ça va foirer.
Oui, mais moi, je veux de l'adhésion.
Moi, je veux de l'optimisme.
Voilà , c'est mon patron, ça ne peut pas foirer.
Alors dites-vous que cet argent va vous délivrer.
Alors tiens, on pourrait caser ici la coupe de champagne rosée à contre-jour.
Oui.
Ah oui, mais s'il en réclame.
Il en aura.
Alors une demi-bouteille.
On rajoute des faux sponsors.
Un peu classe, ruinard, verbesque...
Chez les riches, il n'y a pas de sponsors.
Il n'y a pas de pub.
Il faut rester élégant, raffiné.
Non, ce n'est pas du bling-bling, tu vois.
Il faut rajouter peut-ĂȘtre un petit plus.
Je me dis sur le cÎté humain, tu vois.
Je pique cette phrase dans la plaquette du Loire.
Alors, n'hésitez pas à engager la conversation avec l'éclusier.
C'est trÚs trÚs bon, ça.
Carmel fera l'éclusier.
Avec péage.
Mais je ne vais pas faire le mĂȘme mec Ă chaque Ă©cluse, quand mĂȘme.
Tu te déguiseras.
Tu vas voir.
Mais non, les riches ne regardent pas les pauvres.
Il ajoute cette phrase-lĂ .
OK.
Votre chemin a-t-il dĂ©jĂ croisĂ© une mĂ©sange noire, un Martin pĂȘcheur ?
C'est lui.
Bonjour Franck.
On avait dit dix heures ?
Oui, mais chez moi, à la ponctualité, c'est un quart d'heure avant.
Le bateau n'est pas lĂ ?
Non, ils ont fait le plein de carburant et d'eau et ils sont en route.
Alors Franck, je vous présente Monsieur Gazil qui organisera votre croisiÚre.
Gazil...
En ajoutant le haut, ça fait gasoil.
Vous ĂȘtes en forme Franck.
Voilà , Monsieur Gazil supervisera le séjour et puis pourvoira tous vos souhaits.
Mais je ne reste pas Ă bord.
Alors, trĂšs heureux.
Vous pouvez m'appeler Alba.
Vous ĂȘtes une sociĂ©tĂ© ?
Du tout.
Je suis Crous Promoteur Indépendant.
Je ne travaille que sur un certain niveau de prestation.
Eh bien.
Toujours pas de bateau ?
Eh non.
Mais il va...
Il va bientĂŽt... Ăa va arriver.
Et votre invitée alors, Elle nous rejoint bientÎt ?
Mais...
Elle est arrivée.
C'est vous !
Non, je ne blague pas.
C'est ma surprise.
Et je sais que vous avez fait au mieux pour vous faire plaisir.
Mais Franck, vous ĂȘtes sĂ©rieux lĂ ?
En plus que ça, je suis grave.
C'est pour vous.
Oh, c'est surprise !
Soyez gentil.
Vous pouvez nous laisser cinq minutes, s'il vous plaĂźt ?
Je n'ai pas le temps.
Je ne peux pas... J'ai des rendez-vous.
Non !
Non mais je n'ai pas... Je ne peux pas comme ça vous suivre sur... Justez.
Justez.
Justez.
Mais alors qu'est-ce que vous foutez ?
Vous avez vu l'heure ?
On est lĂ avec le client, nous ?
Non.
Oui, il fiche le mousse.
Il s'électrocuter avec quoi ?
Non, on ne peut pas se dérouler comme ça.
Bon, mais ça va.
Alors, fais ça.
Mais je n'ai pas le temps de respirer.
J'ai toujours l'esprit.
Mais je n'ai pas le temps de respirer.
Je n'ai pas le temps de respirer.
Je n'ai pas le temps de respirer.
C 'est pas possible de... VoilĂ .
Je me permets de...
Tu refuses d'embarquer, évidemment.
On aime tout.
Enfin, tu plaisantes.
C'est mon opération.
Et tous les autres qui ont bossé sur le coup, ils comptent sur nous.
Tout le monde a besoin de ce fric.
Pas ce fric.
Ecoute, Albin.
Si je ne joue pas le jeu, je peux perdre mon boulot et les potes.
Mais je ne vais pas laisser ce type horrible,
pététune vulgaire, partir au croisiÚre avec ma femme.
Tu me prends pour une cruche, quoi.
Je l'embrouille deux jours.
Je ne lui lĂąche rien.
Je suis entourée.
Et puis demain soir, il ne peut plus nous réclamer l'argent.
Tu prends sur toi, Albin.
Dites, mon ami.
Excusez-moi.
Non.
Le... Le... Le birding, lĂ .
Le...
Le cÎté... Votre chemin a-t-il déjà croisé une mésange noire ?
Martin PĂȘcheur, je m'en fous.
Le cĂŽtĂ©... On s'arrĂȘte Ă chaque fois qu'on croise un Ă©cureuil.
Non.
C'est d'accord.
Moi, je suis lĂ pour autre chose.
On se comprend.
On prépare son goutte.
On va se prendre par l'Amour, hein ?
VoilĂ .
VoilĂ .
TrĂšs bien.
TrĂšs bien.
Tu... Tu passes le...
Va prendre sur le bollard avant.
Non, mais avec le boutte... Reprends ton boutte.
Qu'est-ce qu'il fait exactement ?
Tu sautes ?
Un tour mort autour du bollard et tu reviens.
TrĂšs bien.
Tu passes Ă l'arriĂšre, je t'envoie le boutte.
C'est ici, hein ?
Ouais.
Attention.
Vous m'avez prise au dépourvu.
J'accepterais volontiers votre invitation.
Mais j'ai... J'ai rien avec moi.
J'ai pas de change.
J'ai pas de brosse Ă dents.
Celle-ci est pour vous.
Nécessaire de toilette, tout de nuit d 'hiver.
Une robe du soir.
Un peignoir.
Un maillot de bain.
Et un parfum qui devrait vous plaire.
Mandarine noire de chez Ăcoate.
Ah bah... Bon, c'est Ă tout.
Mais on est bien d'accord qu'on se connaĂźt pas.
Enfin, on se connaĂźt pas bien, donc...
Je sais pas, ça va ĂȘtre Juste comme ça.
Juste une petite croisiĂšre en tout-bien-tout-honneur.
En tout-bien-tout-honneur.
Vous faites ma joie.
Oui, voilĂ .
ManĆuvre terminĂ©e.
Finalement, vous embarquez avec nous ?
Oui, oui, oui, c'est dans mes prérogatives.
Je me dois de veiller Ă ce que tout se passe au mieux.
Enfin, faudra pas rester dans nos pattes, hein.
Mon mĂ©tier exige la plus extrĂȘme discrĂ©tion.
Oh, une petite coupe.
C'était sympathique.
Franck...
Si vous permettez que je vous appelle Franck.
Mais si vous voulez, M.
Gazile.
Rappelez-moi Albin.
Je vous présente notre capitaine qui va présider à bord à toutes nos destinées.
Bon capitaine.
Et respect.
Bonjour.
Et vous ĂȘtes ?
Justine, mon invité.
Vous ĂȘtes la princesse de cette croisiĂšre.
J'y compte bien.
Bonjour, mon capitaine.
Bonjour, bonjour.
Bienvenue à bord de la Pénichette.
Je vous présente mon équipage, Rosine, notre hÎtesse
diplÎmée qui saura répondre à tous vos souhaits.
Vous servir sera un plaisir, monsieur.
Et madame ?
Il m'attend pas mal.
Il m 'attend pas mal.
Et Ifus, notre petit mousse.
Ifus ?
Enfin, Ifus.
Il a raison, le bougre.
Mademoiselle, allez donc nous chercher la bouteille.
Nous allons traquer tous ensemble Ă ce petit voyage.
Si vous souhaitez, vous permettez.
Je reviens.
Qu'est-ce que tu fais ?
J'en viens avec la de mes bouteilles.
Mais non, Andouille.
Tu verses ton verre avant de venir et tu dilues.
Je suis Ravi.
Je réalise pas.
Bon, capitaine, vous nous montrez nos quartiers ?
Eh bien, volontiers.
Waouh.
Magnifique, hein ?
Eh, Justine ?
Je vais vous montrer votre cabine.
Oui, oui.
Pas de précipitation, monsieur Gazile.
Et Ifus, puisque tu es la montre, Franck, le Principe des toilettes.
Ah, le Principe des toilettes.
Intrigant, hein ?
Il faut y aller longtemps et fort pour que tu partes.
C'est trĂšs bien entendu.
Merci.
Ah, Ben, je vois que mes bagages sont toujours Ă quai.
Chacun respecte son engagement.
Mais moi, j'ai besoin d'une cabine Ă part.
Oui, moi, je vais dans le miroir, alors.
Bien.
Ben, la météo est bonne.
On va pouvoir appareiller.
Je demanderai Ă chacun de regagner son poste.
Et votre cabine, Justine, Elle vous va ?
Elle est charmante.
Bon, on monte sur le pont pour assister au départ.
Ah, mais oui, tout Ă fait, tout Ă fait.
Vaille plus chérie, tu ne largues pas les amas tant que j'ai pas démarré le moteur.
Tiens, tiens le bout lĂ -bas, tiens le bout.
Ton mousse, c'est une catastrophe, permets-moi de le dire.
Garde.
Détache.
Oh, ça y est.
On est Travers.
Santé.
Alors, monsieur Gazzine, c'est quoi la suite du programme ?
Eh bien, nous allons naviguer jusqu'Ă Goulayon,
que nous devrons atteindre pour le déjeuner.
Nous avons d'ici là quatre écluses à franchir.
C'est long, les écluses ?
Non, non, non.
L'équipage est bien rodé.
Et ça y est, on est parti.
C'est pas... C'est pas hyper rapide, hein ?
On profite du paysage.
On est Ă fond, lĂ .
Allons le voir.
T'es quoi, ça ?
Y a pas de verrou dans les cabines.
Mais enfin, je sais me défendre.
Une boussole ?
Mais pourquoi ?
Puisqu'il suffit de suivre le canal, non ?
Faut croiser plusieurs paramĂštres.
Vous pouvez pas appuyer un peu sur le champignon, lĂ ?
La lĂ©gislation fluviale nous interdit de dĂ©passer la vitesse de cinq nĆuds.
Cinq nĆuds ?
Ăa fait combien ?
Neuf kilomĂštres Ă jour.
Oh lĂ lĂ !
Autant aller Ă pied.
Il s'agit de protéger les rives de l 'érosion dues à la vague des Traves.
Ah, trĂšs bien.
Moi, j'apprécie cette lenteur.
Oui.
Et voilĂ , on est parti !
C'est tellement lent qu'on arrĂȘte pas de dire on est parti !
Eh Ben voilà une écluse.
Déjà ?
Ah oui.
Ăcluse en approche.
Personnel Ă vos postes.
Merci derriĂšre toute.
Mais pourquoi vous gueulez ça ?
Puisque c'est vous qui manoeuvrez le moteur.
Mobilisation du bateau.
ManĆuvre terminĂ©e.
L'écluse, j'y veux, c'est sous maintenant.
Combien ?
Cinquante.
Cinquante.
Quoi cinquante ?
Bah c'est le forfait de passage.
Quoi ?
A chaque écluse, il faudra payer 50 Euros ?
Non, non, le tarif change suivant l 'écluse.
Vous avez pas annoncé ça, Justine ?
Si, enfin, je sais bien que forcément, les pourboires sont pas inclus.
Mais comment ça, les pourboires, les pourboires ?
Mais il est oĂč le cruiseur-promoteur, lĂ ?
Monsieur Gazil est attendu Ă la timonerine.
Monsieur, je me dois de vous dire, avec tout mon souhait de vous faire
plaisir, que tout ce qui est pourboire est droit de passage est hors formule.
Bon, bien écoutez, à chaque écluse, on jouera au Monopoly.
Faut reconnaßtre que c'est... c'est ramissant, ces petites écluses.
Non ?
Je suis contente que ça vous plaise.
Ăcluse en vue.
Déjà , on a fait à peine 100 mÚtres.
Personnel Ă vos postes ?
Un bief peut ĂȘtre trĂšs court.
C'est quoi un bief, mon capitaine ?
C'est la partie du canal comprise entre deux écluses.
Ah, ma chĂšre amie, je m'engage avant que chaque bief va vous faire un baise-main.
Et voici pour celui que nous venons de passer.
ParĂ© Ă la manĆuvre ?
Quand il dit parĂ© Ă la manĆuvre, c'est pas Ă vous que ça s'adresse ?
Je parle d'un mousse.
Il n'habitait pas dans l'écluses ?
Ah, mais c'est tout Ă fait normal qu'un mĂȘme Ă©clusier
s'occupe de plusieurs écluses quand elles sont proches.
Mais il va pas nous redemander le pourboire, lĂ .
J'en ai bien peur.
Un bief, un billet...
Bonjour M.Dame !
Petits produits locaux !
Ah... Eh oui.
Vous allez avoir droit à une dégustation de produits locaux.
Ah bah, ça tombe bien parce que je commence à avoir un sacré petit creux.
Pas vous, Justine ?
Ah si, si, si, si, je vous l'ai dit.
Oh lĂ lĂ !
Que de jolis chauds !
Vous avez des boutons de culottes sur mon persilier, rillettes, saucissons cuits.
Et puis les gratants, évidemment.
Les rillettes, elles sont fameuses.
Ă tomber.
C'est simple.
Alors je pĂšse mes mots, c'est les meilleurs de ma vie.
At the end of my life.
Vous plaisantez ?
Ah non, pas du tout.
Alors, on va prendre tout le palier.
C'est combien ?
Oh bah, dis-donc, c'est 20 Euros !
C'est spectaculaire ça !
Alors faut que je calcule 400... Non.
Alors 12, 17, 27, 28, 140, 140, 140... Non mais en gros, vous arrondissez.
Alors, et bien ça vous fait 412 Euros et 60 centimes.
Ah oui, mais quand mĂȘme.
Et je vous offre la moutarde.
Oh, c'est gentil.
Je peux vous faire une carte ?
Bien sûr, monsieur, regardez.
Vous appuyez cascadenés là , paf.
Ah oui.
Avec votre smartphone, puis ça va aller tout seul.
Oui, trĂšs bien, trĂšs bien.
VoilĂ .
Et puis on vous remercie ?
Nous commençons notre décision.
Merci beaucoup.
Au revoir, hein ?
Au revoir.
Au revoir.
Au revoir.
Dites, monsieur Gagil, allez donc voir Ă la poupe, Ă la pipe, Ă la croupe,
Ă la proue, si j'y suis.
Merci beaucoup.
Tu n'es donc vu ?
Oh, mais t'inquiĂšte pas mon petit chat.
C'est pas long.
J'ai senti quelque chose qui me frĂŽle.
Ah, c'est pas moi.
Ăa doit ĂȘtre une chauve-souris.
Oh, quelle horreur.
Vous ĂȘtes contente, Justine ?
Je suis surprise.
Je suis un petit peu déboussolée.
Ah, n'est-ce pas que nous vivons un instant délicieux ?
Presque.
Comment ça, presque ?
Qu'est-ce qui vous manque ?
Mais vous croyez que les gens sont Ă votre disposition ?
Vous claquez dans les doigts et je reste avec vous tout week-end.
Moi aussi, j'ai ma vie.
Pourquoi vous ĂȘtes montĂ© Ă bord alors, si je vous embĂȘte tant que ça ?
Parce que je suis votre patron ou Ă cause de ce que les autres vont dire ?
Non, j'ai eu l'impression de ne pas avoir le choix.
Mais si vous voulez, on arrĂȘte tout.
Moi, je vous force pas.
On arrĂȘte tout.
Non, non.
Mais pas lĂ , tout de suite.
C 'est euh... Non, non.
Non.
Encore quelques biefs.
Oui.
Ils ont tous un air de famille, non ?
Euh... Ah Ben, euh... Oui, lui, c'est le cousin de l'autre.
C'est une vraie mafia.
Il y a beaucoup, beaucoup de clans qui se disputent
la mainmise sur les cadeaux avec une grande violence.
Oui.
Un peu de peinture pour mettre le piment dans la vie.
Tu aimes ?
Oh, les croûtes.
Moi, je le trouve trÚs réussi, la petite vache.
Je l'adore.
C'est un chevrouille.
Ah.
Combien ?
Euh... Trois Mille.
Trois Mille ?
Non, mais cherche les mules lĂ , Sandra, faut faire gaffe.
Non, Elle a raison, faut faire cracher.
Ah mais je l'adore, je l'adore.
Je le trouve tellement mignon.
Ah oui ?
Il est gracieux.
Ah oui ?
Un peu naĂŻf.
Il y a quelque chose, oui.
LĂ .
Oh, j'adore.
Tiens, celle-lĂ ?
Celle-lĂ ?
Oui.
Alors...
Transaction terminée.
Ouais.
Et ça fume.
Ăa se croche.
Ăa glande.
Et d'oĂč ils sortent ceux-lĂ ?
Les cadeaux sont fermés.
Ils respectent mĂȘme pas la vitesse limite.
Et avec leur kick et leur tirando, c'est pas moi qui viendrai les décoincer.
Hop.
Oui.
Euh... Ici, Popiette pour la Pénichette.
Ici, Popiette pour la Pénichette.
Je suis sur zone.
Je répÚte.
Je suis sur zone.
Ok, Popiette.
Et c'est qui, Popiette, déjà ?
C'est Sandra.
Ah.
C'est vraiment utile.
C 'est pseudo, lĂ .
Euh... Ok, Popiette.
On arrive.
Arrivée sur zone.
Oh, oh, oh.
Une petite auberge dans le coin ?
Non, mieux que ça.
Un pique-nique.
Je vous attends lĂ -bas Ă l'ombre.
Une nappe est dressée et tendue avec que des bonnes choses.
Un pique-nique ?
Un pique-nique ?
Quelle merveilleuse idée.
C 'est... Oh, ça vous plaßt, Justine.
Ah oui, beaucoup.
Bon, bon.
Et du jaja ?
Alors, un petit vin blanc est au frais.
Ici mĂȘme, on parle d'un pouillis.
Et voilĂ , pĂȘche miraculeuse.
Alors, l'étiquette est décollée, mais on est sur un pouillis assez minéral,
avec une montée de saveurs boisées et une pointe de cassis en finale.
Bien, trĂšs bien.
Moi, je suis de plus en plus vin blanc et mĂȘme avec le fromage.
Ah, c'est incroyable.
Alors, on est partis ?
Alors, on est partis encore.
Ah oui.
Ah oui.
Merci.
Qu'est-ce que c'est ?
Ah Ben ça, c'est une glaviole.
Attendez-moi.
Tiens, vas-y, gonfle-le.
Moi, j'y arrive pas.
Mon pied.
Je vous présente Sandra, notre cuisiniÚre.
Bonjour, Monsieur.
Bonjour.
Madame.
Je suis ravie de vous accueillir dans ce modeste prĂȘt.
VoilĂ , Sandra va nous suivre avec son camion pour vous concocter vos repas.
Parfait.
Et vous déjeunez avec nous ?
Eh Ben... Non, que nenni.
Que nenni.
Je vais vous laisser en toute tranquillité.
Rosine et Sandra vont rester pour le service.
Et moi, je rejoins le bateau.
Eh bien, merci beaucoup.
VoilĂ .
Ă tout Ă l'heure.
Par lĂ .
Par lĂ .
Tu et moi.
Ce serait bien qu'il pleuve, tiens.
Tu veux pas le conflit ?
S'il te plaĂźt, parce que j'arrive pas.
Non, mais c'est pas dans mes prérogatives, ça.
Des... Des...
On pourrait peut-ĂȘtre s'asseoir sur l 'herbe.
De façon nature.
Oui, c'est une bonne idée, oui.
TrĂšs bien.
L'oiseau est fixé.
J'espĂšre qu'il va pas lui sauter dessus entre le fromage et le dessert.
Mais non.
Sandra et Rosine veille au grain.
Il fousse mon quichat.
Viens manger.
Il est agréable, ce petit blanc.
Il coule comme un ruisseau au fond de ma gorge.
Ouais.
C'est dommage que l'étiquette soit décollée.
J 'aurais bien Aimé...
Vous nous rhabillez, les gamins, lĂ , s'il vous plaĂźt.
Merci.
Merci beaucoup.
On est bien lĂ , hein ?
J'ai faim.
Moi aussi.
Souhaitez-vous goûter les rillettes ?
Ah oui, les rillettes.
Alors, je vais prendre celle-lĂ .
Vous en avez entre les dents, lĂ , c'est moche.
C'est moche.
Mon Dieu, mon Dieu, mon Dieu, Justine.
Justine, Justine.
Il la frappe ?
C'est qui, ce type ?
On frappe pas.
Mais il est gentil, ça va.
Bon, bon.
Une dinde et ses pommes de terre Ă la volette.
Une dinde.
Une dinde.
Oui.
Un petit paupette.
Ăa mange et ça rigole.
Ăa rigole.
Toi, t'as déjà mangé des trois sandwiches ?
Un petit mousse.
Alors, mais détends-toi.
Mais vous vous rendez pas compte ?
Ce type, c'est un prédateur.
Il est Ă fond sur Elle, lĂ .
Il a une force de frappe colossale.
Il va en faire qu'une bouchée.
Il va me la... Mais non, ta femme gĂšre.
OK ?
Elle est souveraine.
C'est la classe.
Et vous l'allumez pas ?
Non, non, non.
Je vous contente de l'apprécier accrue.
Ah, vous avez arrĂȘtĂ© de fumer ?
La cigarette, oui.
Mais en ce qui concerne le cigare, c'est autre chose.
C'est... C'est un serment.
Un serment ?
Ă moi-mĂȘme.
Ma fille était trÚs balade.
La situation était désespérée.
Elle avait quoi ?
Elle avait une maladie auto-immune s 'attaquant aux muscles.
Elle était dans un fauteuil roulant.
J'admirais sa volonté de s'en sortir seule.
Elle ne voulait jamais qu'on la pousse.
Elle était là .
Tirée.
Tirée.
Oh !
Mille !
Toi.
Et j'ai juré que si Elle s'en sortait, je ne fumerais plus jamais le cigare.
Et voilĂ .
Je m'y tiens.
Mais ça veut dire que votre fille va bien ?
Elle ne m'appelle jamais.
Mais oui, oui.
Elle est sauvée.
Et voilĂ .
Ăa fait trois ans que je t'ai accru cet excellent Havane.
C'est un peu con.
C'est un peu con.
Mais bon, je sais.
J'essaie de...
de me tenir parole.
Vous nous servez, et vous allez rejoindre votre collĂšgue aprĂšs, s'il vous plaĂźt.
Vous n'aurez plus besoin de rien.
De rien.
Merci.
C 'est parfait.
Oh !
Eh bien, on...
On va gentiment se mettre sur le départ.
Eh bien, on repartira quand on le décidera.
Je vous ferai Signe, Gazzine.
Ăa va, Justine ?
Ah oui, oui, oui, ça va.
Oui, non, non, c'est parce que je crois que...
Albin a tout un programme pour vous.
Pour... Pour... Pour nous, pour nous, vous voulez dire.
Et entre nous, on s'en fout, non ?
On s'en fout un peu de son programme.
Moi, comment on ne sait pas.
Justine, on s'en fout, non ?
Non ?
Oui.
Il n'a pas l'air d'ĂȘtre un prix Nobel, hein ?
Si, il est trÚs... Il est trÚs compétent.
Il est consciencieux.
Il est dévoué.
Dévoué ?
Eh bien, j'aimerais pas qu'on dise que je suis dévoué.
Mais ça risque pas.
Allez, en piste, on nous attend.
Allez, Franck !
Ăa tourne un peu, c'est... Je vais au Californ.
Vous ĂȘtes un grand diffĂ©rent.
Oh lĂ !
Ah, bonjour.
Merci.
Merci.
Merci beaucoup.
Bien.
Nous allons partir peu au groupe au Gouleyo, oĂč nous vous proposons une visite
de son musée de la rùpe à fromage qui sera suivie d'une dégustation.
Bon, je vais aller faire la sieste.
Vous faites quoi, Justine ?
Moi, j'ai plein de coups de fil Ă passer pour le bureau.
Alors, si vous voulez qu'ils vous lĂąchent la grappe,
je peux moi aussi leur passer quelques coups de fil.
Ah non, ça, il n'en est pas question.
Bon, trĂšs bien.
Ben Ă toutes alors, les gars !
Ă toutes !
T'es pas obligé d'en faire mon temps, hein ?
Quoi ?
Non mais ça va, hein.
Je te souviens que c'est moi qui sauve les coups, hein.
Je me demande de croire encore Ă cette histoire avec
ce capitaine qui est pas foutu d'accoster en douceur.
Et ce week-end à 14 000 balles avec ce vin à midi qui était de la super piquette.
Non mais il faut faire gaffe quand mĂȘme.
Ces gens-là , ils sont habitués à déguster et à boire de trÚs bonnes choses.
Et je vous l'ai dit, il faut un minimum de subtilité et d'attention délicate.
L'attention délicate, hein, c'était pas d 'aller jusqu'à faire la sieste avec lui.
Mais je lui ai dit non !
En fait, tu commences Ă m'emmerder, lĂ , avec ta jalousie Ă la con.
Puis au bout de 30 ans, là , c'est pathétique.
Je te signale que c'est moi qui me démÚne depuis le début.
Ah Ben oui, et puis tout le monde en profite.
Et toi, le premier !
Donc j'ai revenu avec un minimum de confiance, quoi.
On pourrait tous ĂȘtre solidaires dans cette affaire.
Et toi, lĂ , avec ton ton de con, lĂ , t'as fait tout foirer.
Ăcoute, c'est simple, hein.
Soit je me casse, soit tu te casses.
Je peux pas te laisser seul avec ce monstre.
Ce monstre ?
Non mais t'exagĂšres pas un peu, lĂ .
Mais je suis pas seule, hein.
Il y a toute l'équipe.
Parce que l'équipe aussi, tu leur fais plus confiance.
Ouais, pas du tout.
Ils sautent tous aux abois et ils pensent qu'Ă se sucrer sur le dos de la bĂȘte.
Oh lĂ !
MĂȘme tes potes, tu les renies.
Mais cette idée, là , de garder la moitié des 14...
Mais ça, franchement, ça, ça me dégoûte, maintenant.
Tu sais quoi ?
Je vais aller leur dire.
Mais si tu leur dis... Eh Ben quoi ?
Tu fais ça !
J'ai jamais dit ça !
Mais t'es une morture !
Mais t 'es une morture !
Mais t'es... Mais t'es...
Merde !
Ma chĂ©rie... ArrĂȘte !
Plus t'es gentil, plus tu m'énerves !
Ăa va !
LĂ !
Tu vois ?
Et plus envie, tout le monde a son poste.
Reviens !
Qu'est-ce qu'il y a, Justine ?
Hola, compañeros !
PoupiĂšte !
Tu laisses tomber !
Et on visite plus le musĂ©e de la rĂȘpe Ă fromage !
Il se passe quoi avec Justine, lĂ ?
Je sais pas.
En tout cas, tu restes dans le coin.
Et toi, Carabelle, tu laisses tomber le péage.
Ok ?
Comment ça ?
J'arrĂȘte avec le pĂ©age ?
Ăa dort en cabine !
Alors, tu t'occupes de l'écluse en silence, c'est tout !
Euh... Il y a un petit manque Ă gagner, lĂ , quand mĂȘme !
Justine, reviens, quoi !
Justine, reviens !
Allez !
Tu vas tout faire foirer, lĂ !
Justine, reviens !
Je sais plus quoi faire, lĂ !
Il dort !
On a encore un tout petit peu de temps, tu peux remonter !
Ăa recommence !
Tant pis !
Je m'assois sur ma jalousie !
J'oublie tout ça !
J'oublie que c'est un connard que j'ai envie de... Tu vois ?
Alors, je m'excuse, je m'excuse, pardonne-moi, je t'en supplie, je t'aime !
Je t'aime toujours, ça continue, plus fort que jamais !
VoilĂ , je suis jaloux !
Et oui !
Et oui !
Le boude !
Pourquoi ?
Mais de quoi je me mĂȘle ?
Qui ?
Il est prank !
Il est déjà réveillé ?
Il a pas dormi !
Reste Ă faire !
Il faut sacrément pomper !
Avec le moulin, lĂ , j'arrive pas Ă dormir, hein !
Il faut faire une... une vraie bonne sieste, hein !
Vous savez ?
Tenez !
Rallongez-vous !
Il faut faire des... des siestes complĂštes !
Parce que, à bord, c'est... avec le programme qu'on a prévu !
Asseyez !
Asseyez-vous !
J'ai une idée !
On converge...
Converge...
Vers le nombril...
Le centre du monde...
On converge...
On converge...
On converge... On converge encore...
Vers l'inaccessible...
Au-dedans de soi... Elle fait quoi, Justine ?
Pardon ?
Elle fait quoi, pardon ?
Elle est oĂč, Justine ?
Elle est en train de dormir dans sa cabine, lĂ .
Elle est un petit peu pompette.
Mais... Faites pareil.
On va réessayer.
Rosine ?
Oui, Caramel !
Oui, je te reçois !
Je ne la vois pas !
Je ne la vois pas !
De son noir...
De ses vibrations...
De ses séquences... Excusez-moi, mais c'est n'importe quoi, votre truc, là .
Encore une écluse ?
Et vous payez l'Ă©clusier mĂȘme quand je dors ?
Nous avons dĂ» lui avancer son dĂ».
Vous n'auriez pas un petit truc Ă boire ?
Je vous en prie.
Tout Ă fait.
Et... Rosine ?
Rosine ?
Qu'est-ce que vous souhaitez ?
Une menthe Ă l'eau.
Une menthe Ă l'eau ?
S'il vous plaĂźt.
Oui, Justine.
Euh... On te cherche partout.
Donc je ne sais pas ce que tu branlicotes.
Mais excuse-moi.
Mais nous, on est dans une panade inouĂŻe.
Je vais...
Je vais voir si Justine est réveillée.
Ah Ben... Ne pas la... la déranger.
Hum...
Oh, pas à l'écrasse, moi, là .
Un petit peu, ça.
Qu'est-ce que tu fous, Justine ?
Je craque.
Et nous, alors ?
Eh Ben, ma claque !
C'est Ă cause d'Albin ?
J'en peux plus d'Albin et du reste !
Alors c'est simple.
Ou tu places ton couple au-dessus de tout et tu continues ta petite salle de ménage.
Ou tu places d'abord l'équipe, le collectif et ton boulot.
T'es en train de faire flancher toute l 'opération, là !
Y'a 7000 balles qui vont nous passer sous le Nez !
Vous devriez vous inquiéter pour Justine, hein ?
La bu, mais pas tant que ça, quand mĂȘme.
Moi, je respecte son sommeil.
Toujours.
Quoi, toujours ?
Eh Ben, je...
On respecte toujours le sommeil des autres.
Oui, oui, c'est vrai.
Moi, une femme m'a quittée parce que je l 'ai
réveillée quand Elle s'endormait au cinéma.
Attention Ă vos tĂȘtes.
Oh, une revenante.
Vous ĂȘtes un cĆur sensible.
Nous poursuivons notre croisiĂšre.
Nous nous achepillons vers l'écluse 19.
La température extérieure est de 24 degrés 5.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Bonjour.
Euh, mon capitaine, stop.
Attention.
On s'écarte du passage, merci.
Mais... Stop !
Non ?
Mais si, stop !
On n'entrave pas la bonne marque du navire.
Bah oui, mais faut s'arrĂȘter lĂ pour, on va leur attatiner, hein ?
Ăa va trĂšs bien se passer.
Euh... Mon capitaine... On s'écarte du passage, merci.
Comment Elle peut s'écarter ?
Tout simplement.
Vous pouvez pas pousser un peu la machine,
vous, qu'on se pose vite quelque part, hein ?
Non, mais notre prochaine étape est fixée, tout va bien.
Bon, bah allons-y vite, hein.
Euh... Tenez, capitaine...
Vous pouvez pas me passer les commandes, lĂ ?
Ah non, c'est une responsabilité que je ne peux pas prendre.
Bah, ça doit pas ĂȘtre trĂšs compliquĂ© Ă conduire
cet engin, surtout Ă cette allure, hein ?
Allez, poussez-vous.
Alors...
Euh...
HĂ©...
Houla, houla, houla, houla, houla, houla, houla.
Doucement, doucement.
VoilĂ , fini le mal de mer.
On prend les choses en main, hein ?
Ăa... ça tire bien, hein ?
Bon, on pouvait pas faire du ski d 'autique, mais quand mĂȘme !
Franck, Franck, on ne peut pas dépasser le 9 km heure !
Ah !
C'est un coup de fil que je peux pas refuser.
Comment... comment on arrĂȘte cette tension-lĂ ?
ArrĂȘtez le moteur, s'il vous plaĂźt !
Taisez-vous !
Silence !
Oui, Alex, oui !
Il va falloir rester avec vous, c'est encore des vestibules de confort.
Bah bon, bah, il faut investir... Il faut investir dans le segment...
Qu'est-ce qu'il se passe ?
Machine arriĂšre toute pleine puissance.
Mais en lisée, là !
Mais en lisée !
Ah, quelqu'un a une idée ?
Je sais pas, on a qu'Ă demander Ă un autre bateau de nous tirer !
Non, c'est pas sûr qu'il puisse, mais de toute façon, il y en a pas, alors.
..
Il va arrĂȘter avec son parleur, lui-lĂ ... On descend Ă l'eau, et on le pousse !
On sait pas que j'y tienne !
Il y a trop de vase, on va s'enbomber !
Il fait quoi, lĂ ?
Oui, oui !
Oh, il est brillant, ce petit !
J'aurai eu une caboutaine !
Ă mon commandement !
Six...
Cinq...
Quatre...
Trois... Deux...
Un... Zéron !
Allez, support !
Non, excusez-moi, mon capitaine, pas comme ça, je peux pas.
J'y arrive pas, lĂ .
Il faut qu'on soit synchrone, sinon c'est inutile.
Capitaine, soyez relax, vous commandez pas Ă destroyer... Allez, on y va, on y va !
Allez, trois... Deux...
Un... Allez !
Oh, putain !
Allez !
On tire !
Allez !
Allez !
Attends, regarde !
Il y a un bateau !
Ouh !
Oyez !
Vous avez fait un coup de main ?
Oui, avec plaisir !
On tire, les jeunes !
Allez !
Ăa va ?
Ăa va ?
Ăa va bien ?
Non mais restez pas tous dessus, lĂ , faut aller chez votre bateau, hein !
Absolument !
Tous salauds !
Non mais ça va pas, non, eux aussi !
En soi, il suffirait que vous passez sur notre
bateau jusqu'Ă la rive, le temps qu 'on le tire !
Ah bah oui, c'est...
Je sais pas pourquoi... Fais essayer des jeunes ?
TrÚs bonne idée !
Allez !
C 'est pas vrai !
Allez !
Oh !
Là ça... ça vient là !
Non !
Oui !
Ah !
Allez !
Allez !
Tirez, tirez !
Allez !
Regarde !
Chanté, déchanté, déchanté, tous les jours jouer, tant désappointements, pas.
décourages, danser sous la pluie, avec ses amis, toute la nuit.
Je sais pas pourquoi vous avez accéléré mon capitaine ?
Euh, parce que...
En mĂȘme temps, c'est vrai que ça sert Ă rien, parce que les Ă©cluses ferment.
On va devoir passer tous la nuit dans le mĂȘme bief.
Et ils vont oĂč, Ă votre avis ?
Ah, c'est un voilier alors !
Ils vont certainement passer le sas vers la mer.
Et puis nous, on va continuer le canal, en remontant.
C'est bien.
Tranquillement.
Oui, c'est la petite touche du capitaine, non ?
Alors, Gazile, ça gaze ?
Bon, laissez-nous, s'il vous plaĂźt.
En vous souhaitant une excellente soirée.
C'est maintenant que je dois conclure.
Alors...
Oh !
Oh, Justine, vous l'avez mise !
Oh lĂ lĂ lĂ lĂ !
Oh mon Dieu !
On vous va Ă merveille !
Comment avez-vous eu mes mensurations ?
Le comité d'entreprise conserve bon nombre d'informations.
Confidentielles ?
Normalement.
Monsieur... Monsieur Gazile, allez donc voir Ă la cuisine si j'y suis.
Oui.
Je vous en prie Ă ... Asseyez-vous.
Merci.
Cher Justine, puis-je veux vous servir de cet excellent vin ?
Il est oĂč.
il fuse ?
Hum !
Ăa sent bon lĂ !
La merguez !
Oh !
Oh !
Alors nous sommes sur un filet mignon... De bĆuf...
Saisi dans son jus de peintronnelle...
Moutarde 5 grains...
Peluche d'étain !
Savoureux !
Oh, c'est... c'est... Cette fougue !
C 'est... Ah lĂ lĂ lĂ lĂ !
Moi aussi, je brûle la vie par les deux bouts !
Sauf votre cigare !
Sauf mon cigare !
Mais pour vous, je peux le rallumer !
Et votre serment alors ?
Un serment...
En chasse un autre !
Et ce serait quoi le nouveau ?
Oh, je vous promets Justine...
De vous rendre heureuse... D'ĂȘtre attentif Ă vous...
De veiller sur vous...
De prendre soin... De vos mains... Et de les baiser Ă chaque biaque de la vie...
Un petit peu vieillot... Ouais... Je vous promets Justine...
De rire de vous...
De vous écouter toujours... De vous contredire... De vous contrarier...
D'ĂȘtre en retard Ă nos rendez-vous... Parce que...
Je vous aurais regardé...
Observé...
Avant de me prĂ©senter... Enfin... Ă vous... ĂlĂ©guant...
Fier...
Alors... Au diable... Les serments...
Oui... Là , ça doit dire que...
Alors cette branche qui flotte lĂ -bas... Elle arrive...
Elle va passer devant nous au présent...
Et aprĂšs on la verra plus loin devant nous...
Elle sera passée...
On verra Ă l'heure de passer...
Donc si tu nages lĂ -bas...
Tu seras mon futur...
Le temps est loin...
De nos vingt ans... Des coups de poids...
Des coups de sang...
Mais qu'Ă cela ne tienne...
C'est pas fini... On peut chanter...
Quand le bain est bien rempli...
Buvons encore... Une derniĂšre fois...
Vous ne voyez pas une chanson plus gaie ?
Bon...
Bon...
Euh... Euh...
Ah oui... Ah oui...
...
... ...
18 nĆuds, 400 tonneaux... Je suis fiĂšre d'y ĂȘtre ma pelot...
Tiens mon la vague... Et tiens mon le vent... Et c'est... Et c'est... Et c'est...
Santillano... Si Dieu... Merci...
C'est adorable...
Mais peut-ĂȘtre c'est mieux de rester dans le calme...
Et vous n'aimez pas ces chansons ?
Non... Pas trop...
Non...
Ah bon... Parce que j'avais cru comprendre... Que vous aimiez le scoutisme... Non...
Non... Non...
Non... Pas tellement...
Le feu de joie... Oui... La camaraderie... Oui... Mais ce genre de chansons...
Non... En fait... Ce que je préférerais ce soir...
C'est jouer avec vous...
Du cash... Une arme...
Bagamon !
Ah génial !
Ah !
Vous pouvez continuer Ă gratter hein !
J'adore ce jeu !
Tu sais !
Par le comité ?
Non, non, non... Vous jouez en ligne sur héros sous le pseudonyme de Libellule !
Mais comment vous savez ça ?
Parce que j'ai joué contre vous sous le nom de Monte Cristo !
Ah !
C'est fou !
Monte Cristo !
Oui !
C'est moi !
L'heureux gagnant !
Comme en Amour !
Ah !
Oui !
Parce qu'on gagne en Amour !
C'est un jeu l'Amour !
Oui !
Oui !
C'est un jeu !
Et...
On gagne quand on devient amis !
Vous avez déjà réussi à devenir amis ?
Oui !
Oui !
Avec quelques-unes !
Moi passer l'orage...
Il ne me reste plus rien !
L'orage...
L'orage... L 'orage...
Justine, si on couchait ensemble seulement une fois aprĂšs...
On pourrait se prétendre des ex et devenir des amis !
Avec tout ce que ça comporte de complicité, de connivence et des problÚmes réglés !
Ah oui !
Tout simplement !
Mais ce qui se passe à l'écluse numéro 6 reste à l'écluse numéro 6 !
Ici, maintenant, en bas, lĂ !
Dans la cabine !
Et il se passera quoi alors à l'écluse numéro 7 ?
Euh...
Dans la cabine numéro 7, euh... Nous serons des ex !
Relation apaisée !
Parce qu'Elle ne l'est pas, lĂ ?
Ah non !
Ah non !
Pas du tout, non !
Non, non, non !
MĂȘme le hasard est Ă vos pieds !
La chance est un de mes ex !
C'est quoi le masculin de chance ?
Le cul !
Ah bah oui !
On a du... Bah oui !
On peut le dire ça comme ça !
Vous avez cassé votre prime trop tÎt !
Ouais, j'avais un bon timing pourtant !
On va marcher un peu ?
Non, on a une belle journée demain !
Il faut qu'on en profite !
Au dodo !
Bah, vous avez pas assez dormi ?
Allons voir les jeunes !
Ils ont fait un feu et...
Ils ont l'air d'avoir de la bonne musique !
J'ai passé une trÚs jolie soirée !
Bonne nuit Franck !
Juste un baiser...
Et aprĂšs on sera des ex ?
Non, non Franck !
Alors euh...
Juste une danse... Et aprĂšs on sera des ex ?
Quelle danse ?
Vous pouvez nous jouer une petite valse ?
D'accord !
Alors ?
Désolé !
J'ai posé ma tisane sur le bouton !
Oh... Quel couillon celui-lĂ !
Bonne nuit Franck !
Bon, vous deux lĂ on arrĂȘte les frais !
Euh... La tradition veut qu'on passe le chapeau !
Pour les musiciens !
Le chapeau !
T'as noté la derniÚre ?
On a hérité de la dette !
De la crise !
11 septembre... Des attentats !
Bonsoir !
Bonsoir Franck !
Bonsoir Franck !
Du Covid !
De la guerre en Europe !
Quelqu'un veut un cigare ?
Quelque chose ?
Non ?
Non, si c'est bon !
Merci !
Et à cÎté de ça...
Toutes les utopies ont été ridiculisées !
MĂȘme un truc simple comme la poĂ©sie !
On a l'impression d'arriver en retard...
Comme si tout avait déjà été joué avant nous...
Y compris le pire !
On se réapproprier notre temps... Nos heures...
Notre mouvement s'appelle Epilogue...
Parce que si tout est fini...
Alors tout est permis !
On n'attend rien...
On agit en douceur !
Je clique !
Continuez sans s'accepter !
Et vous faites quoi sur ce bateau alors ?
Nous sommes des couleurs !
Ăa c'est bien ça !
Mais vous militez ?
C'est quoi votre lutte ?
On n'est pas des guerriers...
Ăa c'est pour les faibles !
Notre arme c'est la fuite !
On fuit comme l'eau entre les mains du pouvoir !
Continuez sans s'accepter !
En tout cas... C'est vraiment bien cette fougue...
Ce... Ce feu lĂ ... Vraiment !
Merci !
Continuez !
Continuez sans s'accepter !
Bien sûr !
Bonsoir !
Bonsoir !
Continuez sans s'accepter !
Je sens que vous avez essayé mandarine noire, c'est ça ?
Est-ce que...
Vous succombez un tout petit peu ?
Non, non, non, non !
Ne me dites rien !
Laissez-moi...
Laissez-moi une toute petite raison d 'espérer !
Merci !
Bonne nuit, Justine !
Tu m'as fait peur !
Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
Je prenais l'air...
Un peu dans un cul...
Tu voulais surtout t'assurer que j'étais seule, c'est ça ?
C'est ça !
Et lĂ , t'as pas peur d'ĂȘtre vue !
Andouille !
Si tout est fini, alors tout est permis !
Elle était si jolie...
Que je n'osais l'aimer...
Elle était si jolie...
Je ne peux l'oublier...
Elle était trop jolie...
Quand le vent l'emmenait... Elle fuyait ravie... Tu fais quoi, Albin ?
Et le vent me disait...
Ah, mais c'est pas la sonore !
C'est Gazil lui-mĂȘme !
Oh, oh, oh !
Oh, mon bon Gazil !
Quel joli réveil !
J'adore cette chanson !
Ah, ah, ah, ah, ah !
TrĂšs fort !
De la concurrence !
Elle est bien trop jolie...
Et toi, je te connais !
L'aimer toute une vie...
Tu ne pourras jamais... Oui, mais Elle est partie...
C'est bĂȘte, mais c'est vrai...
Elle était si jolie...
Je n'oublierai jamais...
Aujourd'hui, c'est l'Automne...
Et je pleure souvent...
Aujourd'hui, c'est l'Automne...
Qu'il est loin le printemps...
J'ai l'impression qu'il n'a pas compris...
Dans le parc oĂč frissonne... Ou alors, il fait semblant ?
Il joue le naĂŻf ?
Pourquoi ?
Bah, pour que ça continue, tiens !
Euh... C'était dans le vent... Sa robe tourbillonne...
Puis Elle disparaĂźt...
Elle Ă©tait si jolie... ArrĂȘte, arrĂȘte !
Non, capitaine !
Laissez-le chanter !
Il chante mal, mais il chante bien !
Il chante faux, mais il chante vrai !
Mon bon Gazile !
Tu es magnifique...
Tel que tu es !
Tu es courageux !
Tu te jettes Ă l'eau !
Tu nages du mieux que tu peux !
Ok !
Tu aimes Justine ?
Oui !
Et moi aussi !
Et c'est trĂšs beau !
VoilĂ !
On est arrivés à un joli moment !
On continue Ă trois !
Comment c'est Ă trois ?
Mais si camarade !
Puisque toi aussi je t'aime !
Désormais nous serons tous les trois !
On est bien lĂ !
Tous ensemble !
Vous ĂȘtes...
Vous ĂȘtes une trĂšs belle Ă©quipe !
Un peu...
Un peu étrange hein !
Mais vraiment... Vraiment trĂšs sympathique !
GrĂące Ă vous j'ai...
J'ai retrouvé un...
Un petit frisson !
Vous avez remis un peu de sel dans ma vie !
Un peu de...
L'huile d'Olive extra vierge !
Oh !
Tiens !
Vous ĂȘtes si Aimable Justine !
Que j'ose vous aimer !
Mais c'est trĂšs joliment dit !
Oui mais alors ça va pas ĂȘtre possible !
Mais si puisqu'on s'aime !
N'ayons pas peur de l'Amour !
Il nous reste une journée merveilleuse à vivre ensemble !
Toujours plus loin !
Toujours plus avant !
14 000 !
Mais c'est quoi ?
Mais c'est rien pour un peu de bonheur !
Hein ?
14 000 !
Comment c'est 14 000 ?
14 000 je comprends pas !
Il y a une surprise !
Oui !
Il y a un bonus !
Un bonus !
Un bonus !
Un bonus !
Et quel bonus ?
Non mais on reste sur la base du mĂȘme pourcentage !
Mais enfin évidemment !
Evidemment !
Alors... Le voyage continue !
Tout le monde a son poste !
On continue... Sans accepter !
On accepte !
Oh !
Bien !
Et bien je vous propose de vous changer !
Et puis ensuite une petite collation vous sera servie Ă l'avant du bateau !
Si jolie !
Que je n'ose Elle aimer !
Elle était si jolie !
Que je n'ose Elle aimer !
Elle était si jolie !
Eh Yfus !
Je ne peux l'oublier !
Tu reviens tout de suite !
Elle était trop jolie !
Yfus !
Tu reviens immédiatement !
Yfus !
Et ralentis lĂ !
Et toi !
Je te... L'Aimé toute une vie !
Il fût !
Mais ne pars pas !
Enfin !
Il est si petit !
C'était pour toi la base de loisirs !
C 'est belle !
Et allez, Amiral !
Laisse-le partir !
Tu n'y peux rien !
C'est un coup de foudre !
C'est beau !
Un coup de foudre !
Mais oui, c'est beau !
Et puis c'est sa liberté !
Ăa va aller Juste lĂ !
Ăa va aller !
Et puis ils ont vu tout le monde Ă son poste !
Oh !
Auvergure des portes !
Par le blanc, le feu de Saint-Le-Vent, nous irons jusqu'Ă San Francisco.
Pour.
des ruisseaux, j'en ramĂšnerai plusieurs mots.
San.
Francisco, un tour reviendrai, car c'est le cadeau.
Nous.
irons jusqu'Ă San Francisco.
Au revoir.
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