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Je suis fatigué, putain.
Je t 'attends, moi.
Je t 'attends.
Ăa me fait mal.
Mais lĂ , j 'arrĂȘte. J 'arrĂȘte. Je ne vais pas passer ma vie Ă te couvrir
J 'arrĂȘte.
Alors, tu ne vas pas rester folle ? Je sais
que ce n 'est pas toujours facile de me comprendre et de me tuer.
Mais c 'est toi que je veux.
Je veux me lever tous les matins en sentant ton odeur. Je veux... Je veux...
veux pouvoir faire le clown pour amuser notre petite fille tous les jours.
Je veux t 'entendre rùler parce que j 'ai encore perdu mes clés et mes
dans la maison et qu 'on retourne la maison pour les trouver. Je veux qu 'on
parte en week -end tous les deux Ă Motu.
Je vais manger tous les soirs des pizzas avec toi et regarder des comédies
débiles.
Je vais te voir rire, je vais te voir pleurer.
Je vais m 'endormir tous les soirs dans tes bras.
Coller mes pieds froids sur les tiens.
Je ne veux plus jamais ĂȘtre sĂ©parĂ©e de toi.
Jusqu 'à ce que l 'amour nous sépare, Paul.
Et maintenant, il faut dire quelque chose.
Pardonnez -moi, c 'est le chompi.
On n 'aurait jamais dû faire ça.
Salut Orwen, ça va ? Oui, ça va. C 'est marrant de voir arriver ensemble sur une
scĂšne de crime. Je crois que c 'est la premiĂšre fois.
C 'est le hasard.
Hein, c 'est le hasard ? Oui, c 'est le hasard complet. Parce que moi, j
'arrivais de par lĂ .
De là ? Non, de là . Et du coup, à un moment donné, ça s 'est rejoint. On s
retrouvés ensemble.
Pouf.
C 'est pas fait exprĂšs, c 'est vraiment le hasard.
Et le capitaine va furter maintenant, comme d 'habitude.
Oui, voilĂ , moi je vais furter.
C 'est mon grand truc.
Par lĂ , je vais chanter.
Et donc, qu 'est -ce qu 'on a, Erwan ? Qu 'est -ce qu 'on a ? Alors oui, Erin
Bosco, 29 ans, elle était archéologue et a organisé l 'expo Inca qui commence
dans 15 jours.
Avec Eva, on a déjà pris nos billets.
Vous avez bien fait, c 'est magnifique.
Ah bon, vous l 'avez déjà vue ? Non, non, en revanche, je suis allée voir
celle... Sur les Mayas, il y a 4 ou 5 ans.
Mais c 'est pas du tout les mĂȘmes civilisations, commandant.
Bah, tu vas mĂȘme pas se ressembler beaucoup, vous. Ah non, je ne crois pas
les Mayas aient momifié leur mort, par exemple.
Sinon, qui a trouvé le corps ? Le gardien. Camille est en train de l
'interroger.
Vous avez vu son bras ? A mon avis, c 'est une blessure de défense.
La mort remontait à plus de 10 heures, d 'aprÚs la rigidité du corps.
Oui, je confirme.
Bon. En tout cas, celui ou celle qui l 'a frappé n 'y est pas les deux mains
mortes.
Erin m 'a demandé de couper les alarmes hier soir.
Elle voulait vérifier quelque chose.
Vous l 'appelez par son prénom ? Ah oui.
Il lui est arrivé de passer un malheur de temps en temps.
On bavardait comme ça.
On peut rater.
On aurait besoin des images de vidéosurveillance pour comprendre
qui s 'est passé.
Je voudrais bien, mais...
Quelqu 'un a éteint les caméras cette nuit.
Comme par hasard.
Vous aurez une idĂ©e de qui ça pourrait ĂȘtre ? Le problĂšme, je n 'en sais rien.
Je ne comprends pas.
J 'ai un peu honte. Je me suis endormi.
Ăa ne m 'Ă©tait jamais arrivĂ©, mais hier, j 'ai eu comme un coup de barre.
Excusez -moi.
Non, laissez -moi passer.
Laissez -moi passer.
Doucement, doucement, doucement.
Vous ĂȘtes ? Professeur Maxime Fortier. Je suis l 'archĂ©ologue qui a rapportĂ©
toutes ces merveilles du Pérou.
Du Mercier est toujours lĂ .
Et vous ĂȘtes ? Je suis ClĂ©o DuprĂ©. Je suis l 'assistant du professeur Fortier.
Vous connaissez Irine Bosco ? C 'était mon amie.
On a passé quatre mois dans les ans d 'affaires des fouilles.
Elle m 'avait demandé de l 'aider pour son exposition.
Rien Ă voir, mais j 'ai l 'impression qu 'il y a des espaces vides dans les
vitrines. C 'est normal, ça ? Ah non ? Vous ĂȘtes sĂ»r ? Oui.
Venez voir.
C 'est terrible.
Pauvre Erin.
Vous la rassurez, parce qu 'à un moment donné, j 'ai cru que vous étiez plus
inquiet pour la momie que pour Erin.
Cette momie a 500 ans.
C 'est une princesse tchatchapoyasse. Vous n 'avez aucune idée de sa valeur.
Professeur, venez voir.
OĂč est ma canard ? Ben voilĂ , c 'est bien ce que je pensais, le musĂ©e Ă©tait
cambriolé.
C 'est sans surprise, votre victime a eu le crùne fracassé.
Et les hĂ©matomes, lĂ , sur le bras ? Ăa pourrait ĂȘtre un geste de dĂ©fense ?
ComplĂštement.
ComplÚtement, on est plus que sur de l 'hématome, il y a carrément une
Donc elle a été gauchÚre ? Oui.
Autre chose ? La mort a été instantanée, mais elle se situe aux alentours de
22h30. Pile 30 minutes aprÚs qu 'on ait coupé les caméras.
Et j 'ai retrouvé ça au fond de la plaie.
C 'est marrant, on dirait de la pierre.
Exactement. Ce sont des éclats de roche volcanique. De l 'obsidienne, utilisée
par les Incas pour fabriquer des statues et des armes. Ah, alors attendez, ça
pourrait correspondre à un des objets qui a été volé au musée. Paul m 'a
la liste et des photos.
Je vois.
Tenez.
Ah ben voilĂ , une macana.
Une quoi ? Une macana, une sorte d 'épée précolombienne.
En obsidienne, justement.
Donc en fait, ce serait tout simplement un cambriolage qui a mal tourné, alors ?
D 'ailleurs, ça expliquerait les analyses de sang du gardien qui compte
traiter le coca.
Du coca ? Non, non, pardon, pas la boisson, la plante, la coca. Les incas
utilisaient leurs feuilles comme psychotropes.
Ok, donc on aurait drogué le gardien pour pouvoir cambrioler le musée.
TrĂšs bien.
C 'est tout ? On a fini.
Ă plus tard, prof. Au revoir.
Bah tu vois, d 'aprÚs son dépÎt de plainte, Erin Boscois a été cambriolée
huit jours.
De cambriolage dans si peu de temps, c 'est vraiment pas de bol.
Ă ma vie, c 'est pas une coĂŻncidence.
Capitaine, je vous laisse l 'intĂ©rieur, je m 'occupe du jardin. Ăa marche.
Je te manque dĂ©jĂ ? Ben, moins qu 'Ă toi, dis donc. Ăa n 'a pas sonnĂ©, tu
décroches. Bon, c 'est n 'importe quoi.
C 'est mon cÎté trÚs professionnel, ça, capitaine.
J 'ai trouvé un pot de feuilles de coca.
D 'accord.
Ăa veut dire que c 'est le frĂšre Erin qui aurait droguĂ© le gardien du musĂ©e ?
Ben, ouais, peut -ĂȘtre.
Peut -ĂȘtre qu 'elle a participĂ© au cambriolage aussi.
Capitaine ! Capitaine ! Attends, je te laisse.
AllĂŽ ?
Qu 'est -ce qui m 'Ă©nerve ? Capitaine ! Ăa va pas de brailler comme ça ? Qu 'est
-ce qu 'il y a ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Il y a un autre mort.
Merde, c 'est un chien, ça.
Dis -moi, ce chien -lĂ , c 'est celui d 'Erin Bosco ? Ben, d 'aprĂšs son collier,
ouais. Il est mort de quoi ? Ben, on sait pas.
Tu sais que c 'est illégal d 'enterrer son chien dans son jardin ? Oui, enfin,
en mĂȘme temps, tout le monde l 'a fait, donc... Qu 'est -ce qui lui a pris de
cambrioler elle -mĂȘme sa propre exposition ? Tu penses qu 'elle avait un
complice ? J 'imagine, puisque les objets ont été volés au musée.
Dis donc, t 'as changé de parfum, toi ? N 'importe quoi, ça fait 25 ans que je
mets le mĂȘme.
Non, on dirait celui de Paul.
De qui ? Paul.
Paul ? Paul Marshall.
Ah oui, Paul Marshall !
N 'importe quoi, Paul Marshall.
Non, non, non, non, non, non, non, pas du tout. En fait, j 'ai changé de
parce que Lucie, elle a des problĂšmes de peau, tu vois, et donc il me fallait
une lessive un peu plus écologique, un peu plus bio et elle est un peu plus
musclée, effectivement.
Euh, musquée.
D 'accord.
Vous avez trouvé quelque chose, Capitaine ? Non.
Enfin... Non, rien qui puisse identifier le complice d 'Erin, en tout cas. Si c
'est celui qui a tué Noël, il doit passer un seul quart d 'heure.
Noël ? Noël, c 'est le nom du chien.
Léon ? Oui, Léon.
Regardez, capitaine.
On dirait la liste des objets que Erin voulait voler.
Non. Non, non.
Ăa ne correspond pas Ă la liste que nous a laissĂ© Fortier.
Il y a aussi des bons d 'expédition.
Direction un bateau, le Pachacamac.
C 'est comme dans Tintin, ça, non ? C 'est un cas ? Oui, voyons.
C 'est quoi ce vieux bout de corde ? Ah, un kippou ! Un quoi ? Un kippou, tu ne
sais pas ce que c 'est, ça ? Non.
Et alors ça, c 'est un vieux systÚme d 'écriture utilisé par les Incas.
Tu vois, chaque nĆud correspond Ă une lettre ou Ă un chiffre.
Ah oui ? Oui.
Inquiets le chumpi, ceux qui violeront le repos de la princesse seront maudits
jamais. Inquiets le chumpi, ceux qui violeront le repos de la princesse
maudits Ă jamais. C 'est quoi ce charabia lĂ ? Je sais pas, il y en a six
C 'est comme une malédiction en fait.
Merde.
Irine était maudite.
Bon, c 'est ce qui pue et tu le relis. Ben pourquoi ?
Ăa s 'Ă©crit avec un U ? Oui, ça s 'Ă©crit avec un U, mais quand il y a un accent
dessus, ça se prononce OU.
Kipou, donc.
Ok, alors, pourquoi Erin a gardé cette relique chez elle au lieu de l 'exposer
au musée ? Tu vois ? Non, non, non, non, ne l 'ouvre
pas, Manon ! Tiens, tiens, tiens.
Erin a bien écrit dans son carnet que tous ceux qui le touchaient étaient
maudits. Regarde.
Ceux qui violeront le repos de la princesse seront maudits Ă jamais.
Incroyable, ça.
Quoi ? Un kippou, une malédiction, et c 'est le retour d 'Indiana Jones.
Ah.
En mĂȘme temps, c 'est... C 'est comme ça que tu m 'aimes.
Qu 'est -ce que tu fais ? ArrĂȘte. Quoi ? ArrĂȘte.
Oh, elle assume.
C 'est pas la question.
Ăvidemment que j 'assume, mais pas lĂ , pas au bureau.
Non, non, non. Comment on fait, madame la commandante ? Parce que du coup, on
ĂȘtre amenĂ©s Ă se croiser pas mal. On s 'Ă©vite.
On croise des tunnels, je me fais muter.
Ăa peut ĂȘtre trĂšs, trĂšs excitant.
Tu veux jouer à ça ? Tu ne tiens pas deux minutes.
Ah ouais ? Tu vas me regarder qui craque le premier.
D 'accord.
Ok,
trĂšs bien.
Paul ! Oui ? La porte.
Ok.
Oh mais non, tu sais que tu as un vrai souci avec les portes, il faut aller
un petit.
Non mais là , c 'est la malédiction. Mais non, ne dis pas n 'importe quoi à Paul.
Non, elle était fragile. Allez, parle.
Quoi ?
Ouvre -moi.
Non. Vas -y.
Non. Non, comme ça, on garde nos distances, tu vois, il n 'y a plus de
tentations. Non. Non, mais c 'est pas drÎle, ça, Paul ! Ben, bisous, bonne...
Mais non, Paul ! Bonne journée !
ArrĂȘtez, c 'est ridicule, toutes ces histoires
de malédiction.
Ce sont de vieilles superstitions AK, c 'est tout.
Et il y a... Il y a un Kill Choupi, c 'est qui ? Une Kill Choupi.
C 'était une princesse inca.
La légende dit qu 'elle a été transformée en statue pour avoir offensé
dieux. Que son fiancé aurait juré de rester auprÚs d 'elle et de tuer
s 'en approcherait. Wow.
Et alors, le lien entre la légende et la momie, c 'est quoi ? Eh bien,
Inkylchumpi était souvent invoqué par les familles des défeintes et ont glissé
un kippou dans leur tombe pour éloigner les profanateurs.
D 'accord.
Ah ouais.
Ok.
Quand on a découvert le clip fou, les sherpas qui nous accompagnaient sont
enfuis.
Ils étaient terrifiés.
Et vous ? Vous avez réagi comment ? On est archéologues, donc on ne croit pas
trop Ă ce genre de trucs.
Mais depuis quelque temps, Irine était stressée.
Elle s 'est fait cambrioler.
Son chien est mort.
Ăa l 'a... Ăa l 'a beaucoup chamboulĂ©.
C 'est Ă partir de lĂ qu 'elle a dit qu 'on n 'aurait jamais dĂ» profaner la
tombe de la momie.
Elle cherchait à rompre la malédiction.
Ăa l 'obsĂšde.
Elle était hyper tendue. Elle... Elle dormait plus.
Maintenant, je me dis... Peut -ĂȘtre qu 'elle avait raison.
On est peut -ĂȘtre tous les matins.
Moi, ce que je pense, c 'est qu 'Erin s 'est dit que pour briser la malédiction,
il fallait que la momie regagne son tombeau. Non, non, mais s 'il vous
soyons sérieux.
Aucun archéologue ne renoncerait à cette momie.
Ah.
Je fais vous, je dirais pas ça.
Parce que chez Erin, on a retrouvé ce bond d 'expédition.
Le Pachacamac, ça vous dit quelque chose ? Ouais, ouais.
C 'est le nom du cargo qui a été affrété par Louis Skipes.
Louis Skipes ? C 'est qui ?
C 'est un fanatique qui est prĂȘt Ă tout pour obtenir ce qu 'il veut.
Ah.
Et qu 'est -ce qu 'il veut exactement ? La momie, bien sûr.
Maxime Fortier et Louis Skipet se battent pour garder la momie.
Du coup, le Péruvien lui débarque en France pour la récupérer.
Seulement, Maxime Fortier bloque son rapatriement. D 'accord. Et Irine, dans
tout ça ?
Erin, non, elle était missionnée pour rendre à Kipess des objets qui seraient
pas dans l 'expo.
D 'oĂč la lutte que t 'as retrouvĂ©e chez elle ? Ouais, exactement.
Et dis -moi, attends, si Louis c 'est Kipess, il s 'en a voulu davantage.
Quoi ? Tu crois que c 'est lui le militaire du complice ? Ouais, parce que
Erin a voulu se libérer de la malédiction, il était le mieux placé
'aider. C 'est bruyant.
Bravo, capitaine.
De rien, commandant.
Du coup, tu me paieras en nature.
Je sais pas, je vais réfléchir et puis je...
Je vous tiens au courant.
En nature ? Non, en nature. D 'accord.
C 'est des végétaux, en fait. En végétaux ? Oui, parce que Léa me doit
plante. Oh, oui.
Ăa va, capitaine ?
Capitaine,
enfin de retour.
Mon colonel. Ah, ben oui.
J 'aurais loupé le mariage d 'Erwann pour rien au monde.
Bon. Alors, Franck a pratiqué la nécropsie du canidé.
Ah oui, le chien d 'Erin, oui.
Et bien, figurez -vous que l 'animal a été empoisonné.
Ah bon ? Ah ben ça, plus le cambriolage.
Il y a quelqu 'un qui s 'est donné vraiment beaucoup de mal pour faire
Erin qu 'elle était maudite.
Quelqu 'un qui voulait absolument récupérer la momie.
Marshall a raison.
Louis Skipes ferait un parfait suspect.
Et quoi ? Il l 'aurait manipulé pour qu 'elle cambriole le musée.
La peur, c 'est le meilleur des arguments, non ?
Et on trouve oĂč ceux qui pĂšsent ? Le Pachacamac a quittĂ© le port de SĂšte ce
matin. Les gardes -cĂŽtes l 'ont arrĂȘtĂ© au large, mais l 'archĂ©ologue n 'Ă©tait
pas dedans.
Et les antiquités ? Les seules qu 'on a retrouvées dans le cargo, c 'est celles
que Maxime Fortier avait acceptées de restituer au Pérou.
Bon. S 'ils n 'ont pas chargĂ© les objets volĂ©s, ils sont donc peut -ĂȘtre
toujours en France.
Je vais contacter le transporteur qui s 'est chargé les caisses au musée.
Excellente idée, capitaine.
T 'as des nouvelles, le marshal ?
Oui, il a vu 38 chandelles, mais rien de cassé.
Quoi là ? Le transporteur a livré une partie des caisses au port et une autre
dans un entrepÎt de l 'aérodrome.
Le clipette a récupéré la caisse, mais il faut qu 'on l 'intercÚde avant qu 'il
s 'envoie la paix.
La caisse est encore lĂ , on arrive juste Ă temps.
Qu 'est -ce que vous faites là ? Gendarmerie nationale, lùchez ça ! Je
pris pour des voleurs.
C 'est ironique, venant de la part d 'un voleur. Et tueur de chiens avec ça ? Je
n 'ai pas robé rien, tous les papiers sont en rÚgle, ils sont là .
C 'est ce qu 'on va vérifier.
C 'est la Makana.
D 'aprĂšs l 'inventaire, cette piĂšce devrait ĂȘtre au musĂ©e pendant cette
T 'as vu le sang, là ? Je crois qu 'on a retrouvé l 'arme du crime.
Tuer son chien et cambrioler sa maison, c 'est une drÎle de preuve d 'amitié,
monsieur Kipess.
Mais j 'ai rien à voir avec ça.
C 'est l 'or d 'Inkilchumpi.
Bon, Ă©coutez, arrĂȘtez votre numĂ©ro. Vous n 'allez pas me faire croire que cette
malédiction existe vraiment.
Les forces de l 'occulte sont plus puissantes que vous l 'imaginez.
Vous connaissez la malédiction du pharaon Tutankhamon ? Oui, tout le monde
connaßt cette histoire. Une partie des archéologues est morte aprÚs la
profanation du sarcophage.
La mĂȘme chose est arrivĂ©e Ă cause de la momie.
Tous les sherpas se sont enfouis, tous.
MĂȘme un archĂ©ologue est tombĂ© malade et aprĂšs, il a disparu. C 'est pour cela qu
'Erin voulait rapporter la momie au Pérou. Elle savait que c 'était l
maniĂšre d 'arrĂȘter la maldition de la princesse Nkichumpi.
Donc ce cambriolage, c 'était son idée pour vous rendre la momie, c 'est ça ?
Elle devait la mettre dans les caisses que les transporteurs ont récupérées ce
matin.
Sauf que la momie, elle n 'y était pas dans ces caisses.
Elle n 'a jamais quitté le musée.
Ăvidemment que c 'est pas lui.
S 'il avait tué Erin, il aurait récupéré la momie.
Oui.
Enfin, il Ă©tait quand mĂȘme en possession de l 'arme du crime.
Oui, mais c 'est le tueur qui a glissé l 'arme dans une des caisses en partance
pour le Pérou pour s 'en débarrasser une bonne fois pour toutes.
Et pas n 'importe quelle caisse.
Celle -lĂ mĂȘme, justement, dans laquelle Erin voulait mettre la momie avant de
se faire tuer.
Et qui aurait trÚs mal vécu de se faire trahir pour son pire ennemi ?
D 'abord, je m 'en occupe.
J 'adore. J 'adore votre sens de l 'initiative, mon capitaine. C 'est vrai
y a d 'autres choses que vous adorez ? Je ne sais pas. Là , comme ça, ça ne me
vient pas.
Je vais vous aider.
Oh, pardon. J 'avais oubliĂ©. Ăa va ? Ăa va. Je serais un peu mal, mais ça va.
Fais attention aux portes.
Donc Erin, aprĂšs tout ce qu 'elle a fait pour l 'expo, nous aurait trahi, moi,
le musée, tout le monde.
Et si vous l 'aviez su, vous auriez réagi comment ? Je l 'aurais viré sur le
champ.
Et je me serais assuré qu 'aucun musée ni aucune université ne l 'embauche.
Attendez -vous.
Vous ne croyez quand mĂȘme pas que c 'est moi qui l 'ai tuĂ© ? Ăa n 'a
aucun sens.
J 'aurais tué Erin pour une momie. Ah, pardon, pas n 'importe quelle momie. C
'est la piĂšce centrale de l 'expo.
Sans elle, tout tombe Ă l 'eau.
Mais hier soir, j 'étais à un gala de charité.
Cléo était là , elle pourra en témoigner, comme la centaine de convives également
présentes.
Excusez -moi, Franck, j 'ai fait le plus vite possible. Qu 'est -ce qu 'il y a
de urgent ? Ah oui, j 'ai reçu les résultats d 'analyse de sang.
Celui d 'Erin Bosco est venu sur la Macana.
D 'accord.
Donc vous aviez raison, on a trouvé l 'arme du crime.
Oui, à un détail prÚs.
Il n 'y a pas que son sang sur cette arme.
Le labo isolait d 'autres traces de sang plus anciennes qui étaient incrustées
dans le bois.
Mais c 'est tout à fait possible, puisque c 'était une arme rituelle, donc
peut imaginer que les Incas ont fait des sacrifices avec à l 'époque.
Oui, sauf que lĂ je vous parle d 'un temps qui est datĂ© d 'hier, vous ĂȘtes
Attendez, vous ĂȘtes en train de me dire qu 'on a une autre victime avant Erin ?
Bon, donc on a un nouveau meurtre à élucider.
Sauf qu 'on sait pas qui est la victime, ni oĂč, ni quand elle a Ă©tĂ© tuĂ©e. Super.
Je te paye un café ? Oui, je veux bien, ouais. Et d 'aprÚs Franck, le sang date
d 'il y a 6 ou 7 mois.
Ah, merde.
J 'ai laissé mes... Tu me l 'as pas fait pour toi, celle -ci.
C 'est pas grave.
6 ou 7 mois, tu dis ? C 'est pile le moment oĂč la momie a Ă©tĂ© exhumĂ©e, ça.
Donc ça veut dire quoi ? Que le meurtre a eu lieu au Pérou ? Dans les Andes ?
Probablement. Ouais.
Ok. Ah ! Non, de... Pardon.
Je suis désolé, pardon.
C 'est la malédiction. Mais non, c 'est pas ça. C 'est que t 'es maladroit, c
'est tout. Comme d 'habitude, mon pull est tout neuf.
Jamais, je suis désolé. Bah, essuie -moi. Pardon, ouais, ouais. Excuse -moi.
Putain, j 'aurais jamais dĂ» toucher ce type.
T 'es oĂč ? Oui, oui.
Je me disais que si Erin se pensait maudite, c 'est peut -ĂȘtre parce qu
avait quelque chose sur la conscience.
Quelque chose, une sorte de punition divine ou un truc comme ça.
C 'est du col.
Louis Skippes nous a dit qu 'il y avait vécu un archéologue péruvien qui était
tombé malade et qui avait disparu le jour au lendemain.
Tu penses qu 'on l 'a aidé à disparaßtre ? Je suis désolé, vraiment.
Mais pardon.
Ăa ne m 'arrive jamais. Je suis Ă droit d 'habitude.
L 'archéologue péruvien qui a disparu, il s 'appelait Miguel Calvo.
Miguel Calvo. Il avait 30 ans.
30 ans.
Ă l 'Ă©poque, des recherches ont Ă©tĂ© menĂ©es, mais elles ont Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©es par
neige. Parce que c 'était l 'hiver là -bas à l 'époque.
Et oui, l 'hiver, bien sûr.
Et depuis, plus rien, plus de nouvelles ? Non, mais en revanche, je pense que j
'ai peut -ĂȘtre dĂ©couvert ce qui lui Ă©tait arrivĂ©.
Tenez.
Avec le dégel, la zone est redevenue accessible.
Et des bergers ont découvert un dinosaure. Un dinosaure ? Un dinosaure.
Un corps, commandante ? Vous ĂȘtes avec moi, lĂ ? Oui, oui, oui, un corps, bien
sĂ»r, bien sĂ»r. Et ça pourrait ĂȘtre le corps de Miguel Calvo, justement ?
l 'autopsie n 'a pas encore eu lieu, mais le corps est trÚs bien conservé.
Et la description physique a l 'air de correspondre, oui.
Et, pardon, excusez -moi, ça n 'arrĂȘte pas, lĂ , mais il y a deux semaines, vous
dites, il y a deux semaines.
Deux semaines, ça pourrait correspondre au moment oĂč les crises d 'angoisse d
'Erin Bosco sont aggravées, non ? Oui, c 'est ça.
Bien, on a fini ? Oui.
Et sinon, ça va, vous ? Moi, ça va trÚs bien.
Et vous, je ne vous ai jamais vue aussi radieuse.
Merci beaucoup. On dirait mĂȘme que vous ĂȘtes une femme amoureuse.
Ah oui, comme vous allez, capitaine. Vous avez rencontré quelqu 'un ? Non.
Mais lĂ , il faut que j 'y aille parce que j 'ai rendez -vous avec le... Pas
rendez -vous, d 'ailleurs, avec... Enfin, je... Je vais retrouver le
Marshall au musĂ©e pour cette enquĂȘte un peu compliquĂ©e. D 'ailleurs, je vous
laisse. C 'était de la boutique, Sabine.
TrĂšs bien.
Donc, bon rendez -vous avec le capitaine Marshall pour l 'enquĂȘte.
C 'est ça.
Vous fermez la porte en sortant.
Vous avez changé, Marshall.
à l 'époque, moi, quand je vous ai rencontrés, votre terrain de chasse, c
plutÎt les salons de la moto, pas les musées.
N 'importe quoi.
Je me suis dit qu 'une petite reconstitution, ça nous permettrait de
mieux ce qui s 'était passé.
Mais vous avez bien fait.
Je vous écoute.
Alors, d 'aprÚs ce qui est écrit là , le site de fouille est à 5 417 mÚtres.
Et pourtant, on a retrouvé la victime à 6 000 mÚtres.
Oui, alors moi je ne suis pas alpiniste, mais 600 mÚtres de dénivelé à cette
altitude -là , c 'est pas rien. Parce que l 'oxygÚne sera réduit, du coup tu as
vachement de mal Ă marcher.
Alors pourquoi ils se sont imposé ça ? Il aurait été plus simple de
Attends, mon téléphone.
Oh non, non, non, non, non.
Ăteins, Ă©teins.
Ah non, t 'es franque.
Ah, tiens.
ArrĂȘte.
Oui LĂ©a, j 'ai contactĂ© l 'IML de Cusco. Le son sur la bac Ă la... correspond Ă
l 'ADN du corps retrouvé dans le ravin. Et d 'aprÚs son fichier dentaire, c 'est
bien Miguel Calvo.
L 'autopsie nous en dira plus, mais je peux déjà vous dire que la mort n 'a
d 'accidentel.
Certaines blessures ont été causées dans la macala.
Ben voilĂ , on n 'a plus de doute maintenant, c 'est bien Miguel Calvo, la
deuxiĂšme victime.
Il n 'y a rien qui te choque sur ces photos ? C 'est quoi, un reportage photo
sur l 'expĂ©dition ? Ouais, il y a Fortier, Erin, ClĂ©o DuprĂ©, il y a mĂȘme
Sherpas, il y a Louise Kipes.
Mais pas de Miguel Calvo.
Et non. Et pourtant, il s 'est parti de l 'expédition.
C 'est bizarre, ça, non ? Ouais.
Bon, je vais voir ça avec Erwan.
Ă plus.
C 'est tel. Moi aussi.
J 'Ă©tais plus au campement le jour oĂč Miguel a disparu.
Ah bon ? Et vous Ă©tiez oĂč alors ? On est redescendus Ă pied jusqu 'Ă Cusco avec
Louis. Ăa nous a pris deux jours.
La météo annonçait des chutes de neige.
Il fallait faire vite pour rapatrier la momie.
Louis Skipest nous a dit que Miguel Calvo était malade ce soir -là .
Il souffrait de quoi au juste ? Je ne sais pas vraiment.
AprĂšs l 'ouverture du tombeau, il s 'est mis Ă avoir des maux de tĂȘte et de la
fiĂšvre.
Donc vous ĂȘtes restĂ© avec Erin pour vous occuper de lui ? Et aprĂšs le dĂ©part de
Cléo et Louis, il s 'est passé quoi ? Rien.
La nuit, on s 'est installés tous les trois autour du feu et... C 'est là que
Miguel a commencé à tenir des propos bizarres.
Il arrĂȘtait pas de parler de la malĂ©diction.
Il a fini par s 'endormir et nous aussi.
Rien d 'autre ? Non.
Le lendemain matin, il était plus là .
Avec Karine, on s 'est dit qu 'il avait pris peur comme les Sherpas et qu 'il s
'était enfui pendant qu 'on dormait.
C 'est bizarre, vous venez de me dire qu 'il était malade, qu 'il avait de la
fiĂšvre.
Comment il aurait pu s 'enfuir dans cet état -là ? Qu 'est -ce que j 'en sais,
moi ? Je ne sais pas.
Il était un peu plus en forme au réveil.
Sauf qu 'on a retrouvé son sang sur la macana.
C 'est la meilleure, celle -lĂ .
Donc aprÚs m 'avoir accusé du meurtre d 'Erin, vous voulez me coller sur le dos
celui de Miguel.
Vous ne manquez pas de clous, vous.
Ăcoutez, vous Ă©tiez seul sur le camp avec Erin Ă plus de 5000 mĂštres d
'altitude.
Donc c 'est forcément l 'un de vous qui l 'a tué.
Tout à l 'heure, quand votre collÚgue m 'a interrogé, j 'ai un petit peu menti.
C 'est -Ă -dire ? Le soir du gala, le professeur Fortier a projetĂ© un film Ă
invités.
L 'idée, c 'était de présenter notre travail au futur mécÚne, mais... Je l
vu sortir pendant la projection.
Et pourquoi vous n 'avez rien dit ? C 'est le professeur qui vous l 'a demandé
Non, non, c 'est moi.
Le professeur, c 'est un petit peu mon mentor.
Alors j 'avais du mal Ă imaginer qu 'il ait pu tuer Erin, mais... Maintenant...
Maintenant quoi ? Erin
est morte, il a mĂȘme pas l 'air triste.
Vraiment que ça m 'ennuie.
Vous vous souvenez combien de temps il s 'est absenté ? Non.
Enfin, le film durait Ă peu prĂšs 45 minutes.
Bon, je reviens de l 'hĂŽtel de ville oĂč le gala de charitĂ© avait lieu.
Ăa met combien de temps ? Eh ben, moins de 20 minutes pour faire l 'aller
-retour. Donc, Fortier a eu tout le temps d 'aller au musée, tuer Hérine et
revenir au gala avant la fin de la projection.
Ouais, et de placer la macana dans une des boĂźtes pour faire accuser qu 'il
pĂšse.
Bon, qu 'il veuille empĂȘcher HĂ©rine de rendre la momie, je comprends, mais
pourquoi tuer Miguel Calvo ? Il s 'est passé quelque chose dans les ondes.
Enfin, je veux dire, la nuit oĂč Fortier et HĂ©rine Ă©taient seules avec Miguel, il
s 'est passé quelque chose.
Quelque chose dont...
Elle aurait été le témoin, c 'est ça ? Ouais.
Ou complice.
Ouais, Léa avait raison.
Elle était pas seulement hantée par la malédiction, mais par sa culpabilité
aussi.
Hé, hé, hé, hé, hé ! T 'as rien à me dire ?
Non.
Ton parfum, lĂ , il sent bon, hein ?
Il est trÚs musclé.
Ouais, ok, merci.
Non, mais il s 'accroche.
Il s 'imprÚgne, ça et là , sur certaines personnes.
T 'es sĂ»r que t 'as vraiment rien Ă m 'annoncer ? Mais Ă propos de... Non, Ă
propos de quoi ? D 'accord.
D 'accord.
Mais ça me fait plaisir.
Ah.
Mais je suis tellement fiĂšre de toi, mon fils, si tu savais.
Bravo, hein.
Et puis, on fait ça en famille trÚs vite, d 'accord ? T 'embrasses à Pauline
Lucille. Je t 'aime, je t 'aime.
T 'as eu Thomas ? Ouais.
Mais ouais, il vient de m 'envoyer un texto.
Le concours du premier coup, comme son pĂšre, comme son pĂšre. Et major, comme sa
mĂšre. Ah oui, c 'est vrai.
Je t 'aime. Je t 'aime. Je t 'aime. Je t 'aime. Je t 'aime. Je t 'aime. Je t
'aime. Je t 'aime.
Je t 'aime.
Je t 'aime.
Je t 'aime.
Paul, je crois qu 'on a un problĂšme. Oui, je sens que tu es aussi.
Attends.
Ah oui, je vois ce que c 'est. C 'est ça.
C 'est la malĂ©diction, ça. Ăa a du bon, Romain. Moi, j 'aime.
Ah, non, attends.
Ok.
Ă droite.
Ă droite, alors. Je ne sais pas.
Attends. Oh, putain. Oh, non.
Pardon, je vous dérange.
Vous ne vous dérangez absolument pas.
Erwann, je ne vois pas ce qui vous fait dire ça.
C 'est bon ? Non, non, débriefé.
Ouais.
Alors, c 'est pour dire que j 'avais pris ma journée de demain pour les
préparatifs du mariage. Ah bah oui, vous avez raison. C 'est bien de prendre ta
journée comme ça.
Ok. Bon, bah, on se voit demain, alors ? à demain, à la cérémonie.
Bonne soirée à vous deux, surtout.
Bye. Ă demain. Ă vous deux, oui.
Oh la vache, comment on a failli se faire gauler.
C 'est sérieux ? Hum.
D 'accord.
Je t 'aime.
Je vous cherchais. C 'est bien matinale, docteur. Oui, c 'est parce que j 'ai
passé la nuit... Café.
Oui, j 'ai passé la nuit sur l 'autopsie de Miguel Calvo. Enfin, pas moi
directement, parce que moi, j 'étais ici en visio dans ces légistes péruviens
qui lui... Franck, Franck, Franck.
L 'essentiel, hein ? L 'essentiel. Oui, oui.
Alors, la commandante m 'avait prĂ©venu que Miguel avait des maux de tĂȘte et de
la fiĂšvre avant de mourir, ce qui est complĂštement logique puisqu 'il
d 'encéphalite.
Encéphalite, encéphalite. C 'est une inflammation du cerveau, ça, non ? Oui,
oui, due à un virus ou une bactérie. Comme son corps était dans la neige, on
pu extraire du liquide céphalorachidien qui contenait bien les traces d 'un
virus local, la fiĂšvre d 'Oropuche.
Et à part le céphalé, d 'autres symptÎmes ? Ah oui, délirium,
Avec l 'altitude et le manque d 'oxygĂšne, il a dĂ» devenir complĂštement
Ouais.
Jusqu 'à penser que son état était dû à la profanation de la tombe de la momie.
Bon, à part ça, allez, allez, allez.
Je crois savoir qui a tué Miguel Calvo.
Monsieur Fortier, j 'aimerais qu 'on revienne sur la fameuse nuit oĂč Miguel a
été tué.
Qu 'est -ce qui s 'est passé aprÚs que vous soyez endormis autour du feu tous
les trois ? Miguel nous a
réveillés en pleine nuit.
Erin et moi.
Vous les ramenez Ă la momie dans son tombeau.
C 'était surréaliste.
Vous pensez certainement que son état était dû à la malédiction, c 'est ça ?
Enfin, on a voulu le raisonner.
Mais lui, il criait qu 'on allait tous mourir.
J 'ai voulu lui barrer le passage et là , il s 'est jeté sur moi.
Et il a commencé à m 'étrangler.
Et Irine, qu 'est -ce qu 'elle a fait ? Elle a paniqué.
Alors, elle a pris la macana et elle l 'a frappée.
Il a frappé encore.
J 'ai entendu un craquement.
Et il m 'a lùché.
C 'était de la légitime défense.
Oui.
La légitime défense, oui.
Pourquoi vous avez caché le corps ? Et vous n 'avez parlé à personne de cette
histoire.
Légitime défense.
Miguel était mort.
Il n 'y a plus rien Ă faire ? Ben non.
Puis c 'est vrai qu 'avec une enquĂȘte de police locale, c 'Ă©tait compliquĂ© de
rapatrier la momie.
N 'est -ce pas ? Qui a eu l 'idée de cacher le corps ?
Ben c 'est moi.
Pour protéger Erin.
Ăvitez qu 'elle aille en prison.
Et quand elle est rentrée en France, elle a été prise de remords.
Elle a pensé que ce qui s 'était passé avec Miguel, c 'était le début de la
malédiction.
Elle a paniqué.
Elle vous a menacé.
Et vous l 'avez tué.
Je vous répÚte, je n 'ai pas tué Erina.
Et je vois pas pourquoi elle m 'aurait menacé, puisque c 'est elle qui a tué
Miguel.
Moi, j 'ai juste eu l 'idée de cacher le corps.
Sauf que tout ça est faux, M. Fortier.
Tout.
J 'ai ici les radios du crĂąne de Miguel.
On voit nettement que l 'angle de la fracture a été donné par un droitier.
Ils renégociÚrent.
Ben écoute, on est absolument
ravissantes. Vous trouvez pas que j 'ai mis un peu trop de... Oh bah non, non,
non, c 'est parfait, t 'es trĂšs jolie.
Merci.
Vous n 'aurez pas que je... A ce stade, je pense qu 'on peut se tutoyer.
Ok.
Vous préparez une infiltration ? Enfin,
c 'est le mariage d 'Erwann, qu 'est -ce que vous faites dans cette tenue ? Et
oĂč est -ce que vous y Ă©tiez passĂ© ? Je suis sur une enquĂȘte criminelle.
Une enquĂȘte criminelle ? Oui, le meurtre de LĂ©on.
Le chien d 'Erin.
Ah ouais, donc tout le monde s 'en fiche de ce Basenji.
De ce quoi ? Un Basenji, c 'est un chien congolais, hyper rare.
Ah.
Non, non, mais attends, Célestin, on se... On s 'en fout pas du tout de ce
Basenji.
T 'as trouvé quoi ? C 'est pas l 'os qui pÚse qui l 'a empoisonné.
Franck a demandé au labo d 'analyser le poison, et d 'aprÚs les derniers
résultats, il l 'aurait ingéré trois heures avant de mourir.
Donc la veille du cambriolage du musée.
Or, ce jour -là ... Louis Skipes n 'était pas à Montpellier. J 'ai vérifié son
emploi du temps. Il était à l 'ambassade du Pérou à Paris.
Et il est rentré qu 'en fin de journée.
C 'est ce que je dis. C 'est pas Louis Skipes qui l 'a empoisonné.
Donc ça veut dire que Louis Skipes n 'aurait peut -ĂȘtre rien Ă voir avec les
mésaventures d 'Eline.
Attendez. Si c 'est pas lui qui a pourri la vie d 'Eline, c 'est qui alors ?
Ăa peut pas ĂȘtre
Fortier. Il n 'avait aucun intĂ©rĂȘt Ă ce qu 'Erin s 'inquiĂšte, sinon elle aurait
tout fait pour renvoyer la momie.
Ou pire, raconter ce qui s 'était passé au Pérou avec Miguel.
Et si tout ça n 'avait en fait aucun rapport avec la momie ? Quoi, tu veux
que celui qui a pourri la vie d 'Erin aurait pu avoir un autre mobile pour le
faire ? Ben ouais.
Des raisons plus personnelles, par exemple.
En tout cas, c 'est quelqu 'un qui connaßt la malédiction d 'Inkin Chumpi.
Et qui connaßt aussi Miguel, puisque les malheurs d 'Erin ont commencé aprÚs la
découverte du corps de celui -ci.
Il aurait voulu venger la mort de Miguel.
Ăa alors.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? C 'est pas Erin qui a supprimé Miguel du reportage
photo au musée. Erwan a vérifié.
La manipulation a été faite aprÚs sa mort.
Donc c 'est le meurtrier qui l 'a fait.
Quand on est venu la derniĂšre fois, Il y avait un album photo qui m 'avait
interpellé. Voilà .
Bingo.
Des photos de l 'expédition Andine ? Il n 'y a rien qui te saute aux yeux, non ?
Cléo et Miguel sortaient ensemble ? Ouais.
C 'est elle qui a tué Erin.
Le souci, c 'est qu 'on n 'a aucune preuve pour la coffrer. Pour la coffrer,
non, mais pour la faire avouer, oui.
Rendez -vous au musée.
Qui est lĂ ? C 'est pas drĂŽle !
Et vous partiez oĂč comme ça ? Qu 'est -ce qui vous arrive ? On dirait que vous
avez vu un fantĂŽme.
Laissez -moi passer, je voudrais sortir.
Cette peur dans vos yeux, ce n 'est rien à cÎté de celle d 'Erin.
Elle s 'est crue maudite Ă cause de vous.
Pendant des mois, elle savait que Miguel était mort, elle ne m 'a rien dit.
Elle m 'a laissé croire qu 'il m 'avait abandonné.
Comment vous avez découvert que Fortier et Erin vous avaient menti ? Je les ai
entendues discuter il y a deux semaines.
Le corps de Miguel venait d 'ĂȘtre retrouvĂ© Ă Erin.
Elle avait peur.
Pourquoi elle plutÎt que lui ? Parce qu 'elle était la plus fragile.
Je voulais qu 'elle avoue.
Alors ce soir -là , vous l 'avez confrontée à ses mensonges ici ? Elle
n 'importe quoi.
On m 'a dit que Miguel était mort à cause de la malédiction.
Qu 'il fallait rendre la momie.
Tous les juges qu 'elle arrĂȘte de mentir.
Tu pris la macana, je l 'ai frappée.
D 'accord.
Alors aprÚs, bon... Vous l 'avez cachée dans une des caisses en partance pour le
Pérou.
Mais... On a retrouvé la macana.
Alors vous vous ĂȘtes dit, pourquoi pas faire accuser Force Fine, Pierre de Coup
?
Forti a tué Miguel pour protéger une momie.
Il mérite de payer.
On est super Ă la bourre, je te promets.
Pas d 'autres gens.
De quoi ? Mais qu 'est -ce que t 'es belle, sérieux.
C 'est toi qui te maries ou quoi ? Allez, dĂ©pĂȘche -toi.
Allez, on est Ă la bourre.
Attends, attends, attends.
Merde, merde, merde.
Quoi, qu 'est -ce qu 'il y a ? Non, rien, tu vas bien.
Ah non, je suis pas sûre de rien, non. T 'as oublié les alliances, Paul ? Non,
non, je les ai pas oubliées.
Paul, t 'as pas perdu les alliances ? Mais non, je les ai pas perdues, c 'est
juste que je les ai mises lĂ et... C 'est une blague ?
Enfin, Paul a un mariage sans alliance.
C 'est vraiment important, les alliances, en fait.
Je ne changerai jamais, en fait. Mais je rigole.
Putain, qu 'est -ce qu 'on fait ? On n 'y va pas.
Merde.
Tiens.
Tu as remis ton alliance ? Pourquoi il ne fallait pas ?
Je n 'y
crois pas. Tout le monde est lĂ .
La commandante et le capitaine sont ensemble.
CĂ©lestin, je pense que vous ĂȘtes le seul Ă avoir rien remarquĂ©.
Mademoiselle Eva Poncey, consentez -vous à prendre pour époux M.
Erwan Le Belek ? M.
Erwan Le Belek, consentez -vous à prendre pour épouse Mademoiselle Eva
Oui, nous allons pouvoir procéder à l 'échange des alliances.
Au nom de la loi, je vous déclare unis par les liens du mariage. Vous pouvez
embrasser la mariée.
Tu vas bien la bague Ă Erwan, la bague Ă tĂȘte de mort ? Bah oui, la Bretagne, il
est marin, donc il est pirate.
Mais quelle mauvaise foi. Un jour, il va t 'étouffer.
Je te promets.
Tu verras.
En attendant, moi, je l 'aimais bien, mon alliance. C
'est de prendre un mariage.
Je dis oui.
Bien sûr.
Je l 'aime bien, mais tant que mĂȘme.
C 'est vrai.
Je vais me prendre Ă voir.
Tu vois, moi, ça ne me serait jamais arrivé de perdre les alliances.
Je suis plutĂŽt un gars de confiance.
Et on m 'a dit... J 'ai été admis à l 'école d 'officier.
Et haut la main, je vous le garantis.
D 'ailleurs, dans deux ans, il rejoint la gendarmerie.
Parce que tout à l 'heure, c 'était le papa.
Et maintenant, c 'est mon fils.
Non seulement Franck est plutÎt joli garçon, mais il est aussi boite. Il peut
mĂȘme vous rĂ©citer durant ça.
C 'est quand mĂȘme une belle famille.
Non, non.
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