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Original subtitles

...

- Il faut que j'y aille. - Non.

- Je dois y aller.

- Je n'ai pas eu ma dose de cĂąlins. Tu as envie de rester.

- Arnaud. Il faut que j'y aille. Bisous.

- Attends.

- Quoi ? - Mélissa.

- Oui ? - Prends des forces.

- J'ai mangé.

- Juste une petite douceur symbolique de mon amour

pour toi.

- Hm. Hou lĂ  lĂ . - Ca va ?

- Je me suis cassé...

Qu'est-ce que c'est ?

Une tĂȘte de mort ?

- C'est moche, mais c'est provisoire.

Mélissa... - Qu'est..

- Sainte-Rose.

Veux-tu m'épouser ?

- Oh ! Le téléphone vibre.

...

Oui ? Je suis en retard. J'arrive tout de suite.

J'ai un homicide. Je dois y aller.

J'y vais.

A tout... A tout Ă  l'heure.

- Mais le "oui", c'était pour quoi, le "oui" ? Mélissa ?

...

- Elle rentre quand, ThaĂŻs, qu'on puisse lui dire, pour nous ?

- Depuis le temps qu'elle attend ça.

- Elle va ĂȘtre trop contente. - Tu m'Ă©tonnes.

- J'ai trop hĂąte de voir sa tĂȘte. - Elle ne va pas nous lĂącher.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Tu peux me déposer...

Pose-moi derriĂšre la camionnette. - Pour quoi faire ?

- J'ai envie de prendre l'air.

- Attends. C'est quoi, le délire, là ?

Non !

Tu ne veux pas qu'on nous voie ? - Ce n'est pas ça.

Je veux qu'on soit discrets devant les collĂšgues.

- Tu as peur que si je te regarde comme ça, ils devinent ?

Il parle créole.

J'ai juste envie qu'on soit sérieux au taf.

- Oh...

Pour une fois qu'on pouvait se marrer au boulot !

- Ben, non.

Je peux compter sur toi ? - Je n'ai pas le choix.

- Merci. - C'est ça. Touche-moi l'épaule.

Coups de klaxon. Allez. Va faire ton jogging.

Elle soupire.

- Oh !

Tu fais quoi ? - Quoi ! Je vais me le faire.

C'est interdit de klaxonner sur la voie publique.

Papiers du véhicule.

Et l'assurance. Qui d'autre veut que je vienne le voir ?

...

- Bonjour. Vous vous ĂȘtes levĂ©e du pied gauche ?

- On peut dire ça. - Qu'est-ce qu'on a ?

- Le corps d'Erica Jones. Elle dirigeait une école de danse.

- Qui a découvert le corps ?

- Ses élÚves. Elle habitait un logement attenant au studio.

Il y a aussi ça. Dan, s'il te plaßt. Merci.

- Qu'est-ce que c'est ? - Des lettres de menaces.

MĂȘme papier, mĂȘme typo, mĂȘmes enveloppes.

C'est la mĂȘme personne.

- "Dehors les dépravés. Pas de ça dans le quartier." Expliquez-moi.

- C'est un studio de pole dance.

Les riverains confondent avec le strip-tease.

- J'en ai fait il y a une dizaine d'années. De la pole dance.

- Ah. - Quoi ?

- Vraiment ? Vous ?

En mode...

- Vous mélangez tout.

C'est reconnu par la Fédération de danse.

- Ah ouais ? - Hm hm.

Il est en retard.

- Commandante, Gaëlle.

- Panne de réveil ? - Désolé.

- La nuit a été courte ? - Non.

- Avec qui tu Ă©tais ? - ArrĂȘte.

- Pour préserver son intimité,

il faut se lever tĂŽt. - Et aimer marcher.

- ArrĂȘte !

- C'est bon, les prélÚvements ? - Bonjour, Phil.

- Bonjour. - Alors ?

- On a des hématomes, mais ils sont dus à des "pole kisses".

- Des quoi ?

- Des bleus causés par la barre de pole.

- Oui.

- D'oĂč tu connais ce terme ? - Parce que j'en ai fait.

Excellent pour la sangle abdominale.

Je n'étais pas le meilleur

aux "splits". Mais vous m'auriez vu enchaĂźner les spins...

- Et pour le meurtre ?

- Classique. La victime a été poussée en arriÚre

et est passée par-dessus la rambarde.

Sa tĂȘte a tapĂ© lĂ -bas. - Ca peut ĂȘtre un suicide.

- Vu les marques de lutte, j'en doute.

- Une idée de l'heure ? - Entre minuit et 1h.

- Elle était avec un agresseur qu'elle a laissé entrer ?

Elle le connaissait. - J'ai trouvé ça.

Hop. - Oh !

- Excusez-moi. Regardez.

- C'est une pétition

qui demande Ă  fermer le studio. - Ca va bien avec les lettres.

- Il y a déjà 350 signatures. - Delphine Gentil, c'est qui ?

- La codirectrice du studio et la compagne de la victime.

Elle vous attend.

- OK. Faites une enquĂȘte de voisinage. On y va. Merci, Phil.

- Je vous en prie. J'en ai fait pendant 10 ans.

Ca me manque, d'ailleurs.

- Bonjour. Commandante Sainte-Rose.

Je vais vous demander de nous laisser, s'il vous plaĂźt.

On pense qu'Erica Jones connaissait son agresseur. Vous avez une idée

de qui ça peut ĂȘtre ? - Non.

- "GrĂące Ă  toi,

"je défie la gravité et mes peurs." "Je me sens invincible."

"Tu as changé nos vies." Ca vient des élÚves ?

- Elle savait booster leur ego.

- Une façon de leur donner confiance.

- Aimer son corps tel qu'il est.

Sans le faire souffrir. C'était le credo d'Erica.

- Cette pĂ©tition, ces lettres de menaces, vous savez d'oĂč ça vient ?

- Je ne suis pas vraiment sûre qu'il y ait un lien,

mais... - Dites toujours.

- Le mari d'une élÚve a agressé Erica la semaine derniÚre

devant le studio. Il lui reprochait le départ de sa femme.

- Son nom ?

- Armand Touzet. Il tient une agence de location de bateaux.

Vous pensez que c'est lui ? Il peut s'en prendre Ă  moi.

- Au moindre doute, on vous mettra sous protection. D'accord ? Merci.

- Au fait, pourquoi ce n'est pas vous qui avez trouvé le corps ?

Vous Ă©tiez oĂč, cette nuit ?

- Chez moi. - Vous ne viviez pas ensemble ?

- Non. On avait une certaine liberté.

On ne partageait pas le mĂȘme toit.

C'était chacune chez soi.

- D'accord. Merci.

Elle sanglote.

...

- On n'a aucun témoin.

- Vérifiez le casier des signataires.

- On met D. Gentil sous protection ?

- Je ne pense pas. Elle vivait dans l'ombre d'Erica Jones.

... - Qu'est-ce qu'il y a ?

- Aurélien n'ose pas vous dire que vous avez un truc dans les dents.

- Merci de me prévenir.

Vous alliez me laisser toute la journée comme ça ? On y va ?

- Vous ramĂšnerez ma voiture, lieutenant ?

- C'est bon ? C'est parti ? - Il n'y a plus rien. C'est bon.

Ca me plairait, le cÎté en couple, mais chacun chez soi.

Le téléphone sonne.

- Oui, Aurélien ?

*-Géraldine Touzet, la femme du suspect, a demandé le divorce.

*C'est trĂšs conflictuel. - OK. Merci.

- Pour ne pas divorcer, il faut commencer par ne pas se marier.

Non ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Arnaud m'a demandée

en mariage.

- Oh ! C'est ça, la bague ? Oh putain.

- Quoi ? - Le bon goût.

TrÚs élégant. TrÚs féminin.

- C'est provisoire. - Oui, oui.

Vous n'avez pas dit oui ? - Non,

mais... Je ne sais pas.

- Ca se réfléchit.

Essayez de gagner du temps. - Comment ?

- Vous n'avez qu'Ă  lui demander

une preuve d'amour impossible. Un challenge.

Un truc de ouf, quoi.

- J'aurais dû me taire. Le couple, ce n'est pas votre spécialité.

- C'est l'hÎpital qui se fout de la charité.

- Armand Touzet ?

Commandante Sainte-Rose.

- C'est bon. Vous ĂȘtes passĂ©s la semaine derniĂšre.

Mes licences sont Ă  jour.

- On a des questions sur le meurtre d'E. Jones.

- Quoi ? Elle est morte ?

- Vous l'avez agressée.

- Non. Je l'ai un peu bousculée.

C'est tout. - Et un peu tuée.

Il soupire.

- C'était pour lui faire peur.

- Pourquoi vous lui en vouliez pour votre divorce ?

- Elle a influencé Géraldine. Elle lui disait

que les femmes étaient fortes. - Vous avez bien fait de l'éliminer.

- Ce n'est pas moi. - Votre femme vous a quitté. Et... ?

- J'avais les boules.

En plus, je lui ai payé ses cours.

- Vous attendiez qu'elle vous fasse des "lap dance" dans la chambre ?

- Oui. Je voulais qu'elle me fasse

des danses sensuelles. - Vous avez dĂ» ĂȘtre sacrĂ©ment déçu.

- Racontez-nous votre soirée d'hier. Dans le détail.

- Des amis sont passés me chercher, ils m'ont traßné

dans un bar,

on a picolé,

je suis rentré à 2h.

- On va vérifier. Suivez-nous. Il n'y a pas de danseuses.

- Non. - Toutes les mĂȘmes, hein ?

- Oui. - Avec vos grands discours.

- Avancez.

- Cette salope d'Erica, c'était une faux-cul.

- On peut savoir pourquoi ?

- Elle travaillait dans un club de strip-tease. Le Lady's.

Elle a dĂ» chauffer le mauvais client. Elle a pris une rouste.

C'est lĂ  qu'il est, le coupable.

- D'accord. On rentre dans la voiture.

Le cucul d'abord et la "tĂȘtĂȘte" ensuite.

Il y a votre challenger. - Je sais.

- (N'oubliez pas de lui demander un truc impossible.)

Salut, Arnaud.

- Salut. - Pourquoi tu es lĂ  ?

- J'ai besoin

d'avoir ta réponse. - Heu... Je suis désolée, mais...

- S'il te plaĂźt. Donne-moi une chance. Tiens.

- Alors, voilĂ .

En fait...

Je veux bien te répondre, mais je voudrais savoir

si tu es capable de...

De réaliser

un de mes fantasmes. - Carrément. Vas-y, dis-moi.

- Ah. Heu...

J'ai toujours rĂȘvĂ© de...

De prendre un bain...

- Hm. - Dans un verre de champagne géant.

- Tu te fous de moi. - Non.

- Tu es sérieuse.

- Oui. - Maintenant, j'ai la pression.

Si je trouve ça, tu dis oui ?

- Oui. - Tu dis oui.

A ce soir. - Ouais.

- Facile.

- Il est au frais.

Le Lady's, c'est un strip club chic.

- Et la clientĂšle ?

- Des couples en mode "caliente",

des patrons qui matent les meufs Ă  poil, ou sans.

Poils. - Concentrez-vous sur l'enquĂȘte.

- Oui. - Bizarre qu'Erica fasse

du strip-tease.

- Oui. D'autant qu'elle n'aimait pas l'amalgame avec la pole dance.

J'ai une idée. - Laquelle ?

- Sam Garabe, le patron du club, prĂȘtait de l'argent Ă  des clients.

- Erica avait une dette et faisait du strip-tease pour le rembourser ?

- Ca paie mieux que la plonge. - Oui.

- Rien chez les signataires. L'alibi d'Armand Touzet est confirmé.

- On le relĂąche. Regardez si le Diva Studio a des problĂšmes financiers.

- OK. - Bon. On y va ?

- Ah. Il paraĂźt que vous avez une piste sur le Lady's.

- Oui. - Je connais bien.

- Pourquoi je ne suis pas surprise ? - Oh. Suivez-moi dans mon bureau.

Ca fait des mois que la financiĂšre est sur le dos de Sam Garabe.

Il n'arrĂȘte pas de nous Ă©chapper, avec son armĂ©e d'avocats.

On doit rester incognito.

- Les comptes du Diva Studio sont dans le rouge.

- Si Sam est impliqué dans la mort d'Erica Jones à cause d'un emprunt,

ça va aider la financiÚre. - Non. Il nous faut du solide.

- Il faudrait ĂȘtre sur place.

- Je peux me faire embaucher comme serveuse.

- Non. Non.

Ils vont vous griller. - Eh ben,

vous n'avez qu'Ă  y aller.

- Non. Je ne suis pas d'accord.

- Vous avez fait de la pole dance. - ArrĂȘtez.

- C'est bien, ça. - Oui.

- C'est trĂšs bien.

- Je n'en ai pas fait depuis 10 ans. - Vous vous sous-estimez, lĂ .

- Mais oui. Sam Garabe ne se méfiera jamais d'une danseuse.

Ca, c'est la meilleure idée qu'on ait eue.

- C'est la mienne.

- Un peu. - Oui.

- Allez. C'est décidé.

On y va. Sainte-Rose,

enlevez cette chevaliĂšre. Ce n'est pas trop l'ambiance

du Lady's. - Sympa, Crivelli.

- Vous connaissez bien, bien

le Lady's. - Oh, ça va.

- Du strip-tease ? Pourquoi elle aurait fait ça ?

- Vos comptes sont déficitaires.

- On prĂ©voyait d'ĂȘtre bĂ©nĂ©ficiaires l'annĂ©e prochaine.

- Erica n'est pas allée travailler en cachette au Lady's pour rien.

- Ce n'était pas pour l'argent.

Trouvez celui qui a fait ça.

Il a détruit ma vie.

- Oh ! - Oh lĂ  ! Ca va ?

- TrĂšs bien.

- Attendez. Je vais vous montrer. Vous vous y prenez mal.

Vous attrapez la barre ici et vous tendez bien le bras.

- Ca n'a pas l'air compliqué.

Hop lĂ  !

Il faut faire comme ça.

- BONJOUR. - Je cherche Sam.

- Il est juste lĂ . - C'est moi.

- Il paraĂźt que vous recrutez des danseuses.

- Ca se peut.

- VoilĂ .

- Tu as une spécialité ?

- Oui. J'ai performé sur la CÎte d'Azur.

J'ai fait quelques bateaux de croisiĂšre.

Ma spécialité, c'est la pole dance.

- Tu as de la chance.

- Hm ? - Une danseuse

nous a lùchés. - Non !

- Si. - "Lùchés" ?

- Oui. - Comment ça ?

- Elle a quitté le club. - Ah bon ?

- Tu peux faire un essai ? - Oui.

- Lola ! Va voir les loges.

Installe-toi.

- Merci.

- Tu t'en occupes, Lola ?

- Merci. C'est cool.

Au fait, je m'appelle Tamara.

- Lola. Mais mon nom de scĂšne, c'est Pomme d'amour. Et toi ?

- Magic Zelda.

- Hm.

- C'est comment, ici ? C'est quel type de clientĂšle ?

- Tant que tu ne cherches pas d'emmerdes, ça ira.

- Comment ça ? - N'énerve pas Sam.

- Mais il a l'air cool.

- Il l'est tant que tu restes Ă  ta place.

Mais il a viré une danseuse hier.

- Non ! Il est violent ? - C'était juste un effet boomerang.

Le mois dernier, elle a fait virer Noémie.

- A la place de Noémie, j'aurais eu le seum.

- C'était une ancienne élÚve.

- Ah.

"Cherchez Noémie, élÚve d'Erica !"

- OK. Merci beaucoup, Delphine. Bon courage.

Noémie Chauvel. Elle a suivi les cours d'Erica niveau avancé.

- Ouais. Je l'ai.

D'aprÚs les réseaux sociaux, elle travaille au Ti-punch.

- C'est aux Trois-Ilets ? - Oui.

- OK. - On y va ?

- Tous aux Trois-Ilets.

C'est parti. - Pas ici.

- Il n'y a personne. - Non. Non. Oh.

ArrĂȘte. - Les Trois-Ilets.

Ah ! - La ceinture,

c'est mal mis.

- Tu as carrément honte, quoi.

- Moi, je n'ai pas honte.

Ce n'est pas ça. - N'essaie mĂȘme pas.

On a du boulot. - Tu passes outre mes conditions.

- On peut vous interroger ? - Oui.

Erica m'a toujours prise pour sa petite soeur.

MĂȘme quand j'avais arrĂȘtĂ© ses cours, on s'appelait souvent.

- Pourquoi elle vous a fait virer ? - Elle voulait que j'arrĂȘte.

- Pour... - Pour...

- Vas-y.

Pour prendre votre place ?

- Non. Pour elle, je n'avais rien à faire au club. Je méritais mieux.

- Qu'est-ce que vous avez répondu ? - De me foutre la paix.

Qu'elle n'était pas ma mÚre.

- Mais elle n'a pas laissé tomber. - Elle a débarqué pour danser.

Et le surlendemain, elle me faisait virer.

- Comment elle s'y est prise ? - Elle a mis de la crĂšme hydratante

dans mon tube de gel antiglisse.

- Elle a saboté votre numéro. Ca a dû vous énerver.

- Sur le coup, oui. Et puis, Sam m'a virée.

LĂ , j'ai compris.

- Compris quoi ? - Sam est violent.

Quand je me suis vautrée sur scÚne, il m'a brutalement sortie.

Il peut péter un cùble en 3 s.

- AprÚs votre départ, Erica a continué à danser au Lady's.

Vous savez pourquoi ? - Non. Désolée.

Je dois y aller. - Bien sûr.

- Merci.

Erica Jones a pu vouloir dénoncer les mauvaises pratiques de Sam.

Elle en savait trop.

- Belle déduction, lieutenant.

- Mais non. Tu fais la gueule ? ...

- Vous pensez qu'Erica Jones

a été tuée par Sam Garabe ? - C'est possible, oui.

- J'espĂšre qu'on n'a pas mis Sainte-Rose en danger.

- Elle a besoin de renfort. Laissez-nous y aller.

- OK, mais soyez discrets. - Oui.

- N'intervenez que si c'est nécessaire.

- Promis. - Faites un effort

pour ressembler Ă  un couple.

Franchement,

on ne vous imagine pas du tout ensemble.

- A qui la faute ? - HĂ©.

Heu... - Ouais.

On va faire un effort.

- Quand mĂȘme.

Pfff.

*Tonalité.

*...

*-Je ne peux pas te parler. - J'avais envie d'entendre ta voix.

*-Je suis au boulot. - Tu me donnes des idées.

*-Je dois raccrocher. - Tu rentres Ă  quelle heure ?

- Bisous.

*... - AllĂŽ ?

"Flashin' Lights", de MNWLKR.

...

- C'est privé. - J'avais envie de faire des photos.

J'ai le droit ?

Si je me mets là, ça va ? Merci beaucoup. C'est hyper gentil.

Wouah ! C'est trop beau. - Vous allez me griller.

- Le Sam Garabe,

c'est un dangereux.

Faites gaffe

Ă  votre cul.

Nan mais les couleurs !

Trop beau. - Les téléphones sont interdits.

- Un dernier selfie.

Voilà. Merci beaucoup. J'ai terminé.

...

- Une coupe de champagne géante.

C'est quoi, ce truc ?

Le BaraBulle. Je n'y crois pas.

Mais... Mais non.

J'ai trouvé ! J'ai trouvé.

- Mesdames et messieurs,

pour la 1re fois ce soir au Lady's,

celle qui a illuminé la CÎte d'Azur,

la sublime Magic Zelda. Applaudissements.

...

"I'll Be Your Slave", de Bob Bradley.

...

- Ils se font chier.

Gaëlle soupire.

...

(Vire ce trench !

(Vire-le !)

- AH !

- Bravo !

- Oh.

...

- VoilĂ . C'est bien.

...

- Tu fais quoi ? - De quoi ?

Si on ne s'embrasse pas un minimum, on va se faire griller.

RamĂšne ta petite bouche par ici, toi.

...

Regarde par lĂ -bas.

- Il lui dit quoi ?

- Je ne sais pas, mais ils n'ont pas l'air de parler du numéro.

...

- Il l'emmĂšne oĂč, lĂ  ?

Bon. Vas-y.

On intervient. Tant pis pour l'infiltration.

- Vous me faites mal, lĂ .

- Mais ils sont oĂč, lĂ  ?

- LĂąchez-moi ! - Un ami avocat vous a reconnue.

- Ne tentez rien contre moi.

- Qu'est-ce que vous faites ici ? - Il s'est passé quoi, avec Erica ?

- Bonsoir. - C'est privé.

- Police.

- Elle vous a amenée ici ? - Lùchez-la !

- LĂąche-la. - Vous ĂȘtes soupçonnĂ© de meurtre.

- Vous plaisantez ?

- On met cet endroit sous scellés. Demain, on perquisitionne.

Sortez-le. - Suivez-moi.

Elle soupire.

- Vous pourriez vous reconvertir. Il était trÚs bien, votre numéro.

...

- Hm.

Il ronfle légÚrement.

- Hep hep hep !

Qu'est-ce que tu fais, lĂ  ?

C'est quoi, ce manteau ? Il fait 40 degrés.

- Ben, justement. J'avais envie de te faire une surprise.

- Une surprise ?

- Oui. Une surprise... de taille.

...

- Oh oui.

Oh.

...

Trop petit, ça.

VoilĂ .

Ca pour les boulons.

Qu'est-ce que c'est ?

- Ce sont les procĂšs-verbaux. - OK.

- Merci. - Ca marche.

- Ces fichiers vont intéresser la brigade financiÚre.

- Ah oui ?

- Et on a trouvé une piÚce secrÚte avec une caméra cachée.

- On a interrogé votre copine Lola.

Sam invite les hommes influents de l'Ăźle

et Lola les attire dans sa chambre.

- OĂč ils sont filmĂ©s.

- Il les fait chanter ? - Oui.

- Il doit bien arrondir ses fins de mois.

- Oui. - Erica a pu vouloir le dénoncer.

- Et lui, il a envoyé ses gars pour la faire taire.

- OK.

Elle avait découvert votre chantage.

Vous l'avez fait tuer.

- Vous me prĂȘtez de bien mauvaises intentions.

Ce sont des films d'amis. - Filmés à leur insu ?

- Je n'ai aucun lien avec la mort d'Erica.

Ce soir-là, j'étais au club.

- On va vérifier votre planning

et celui de vos sbires. Allez.

- Commandante ? - Oui ?

- C'est bien la chute qui a causé la mort. Mais il y a autre chose.

- Quoi ?

- Ils ont couché ensemble.

- Hein ? Quoi ? Qui ? Je...

- Erica Jones et je ne sais pas qui. Un homme. 2 heures avant sa mort.

Un rapport consenti, non protégé.

- Erica Ă©tait en couple avec Delphine. Vous ĂȘtes sĂ»r ?

- Certain. A 100 %.

- On sait que c'est Sam ? - Sur les vidéos de surveillance

du club, 2 heures avant sa mort, on voit Erica sortir du Lady's

avec un type.

- C'est qui, ce mec ?

- Je ne sais pas. Aucune correspondance avec nos fichiers.

- Qu'est-ce que tu fais ? - Pardon.

Je connais ce parfum. - Oui.

Je retourne bosser.

- Hm.

- Je... - Ouais.

- Ouais ? - Ouais.

- Vous vous occupez de Sam Garabe. Ce mec-lĂ  me met trĂšs mal Ă  l'aise.

- Ca marche. - OK.

- Bien.

- Mais non... Cette odeur...

Oh ! ...

- Vous m'avez pris pour une balance. Je ne vous dirai jamais le nom

d'un client.

- Vous ĂȘtes tenu par le secret professionnel, dans le monde

du strip-tease ? - Mes clients me font confiance.

- Pour un homicide, vous pouvez prendre pour 30 ans.

- Un homicide ?

J'ai un alibi. J'en ai parlé à votre collÚgue.

- Il ne tient pas super debout,

parce que vos employés ont pu faire un faux témoignage.

Plus vite ça sera réglé,

mieux je me porte. J'ai envoyé d'autres innocents en prison.

- Mais pourquoi vous vous acharnez sur moi ?

- Parce que je veux un nom.

Ce n'est pas compliqué. Je vous propose un marché.

Vous me dites qui est sur la photo

avec Erica, et moi, je vous oublie.

Allez. Un petit effort.

C'est peut-ĂȘtre lui, le meurtrier.

Si on le chope, on ne dira pas que c'est vous qui avez donné le nom.

- C'est Fred Verne. Un de mes meilleurs clients.

Il flirtait avec Erica depuis le début.

- Fred Verne, 40 ans. Il est marié.

4 enfants.

- Il n'avait pas intĂ©rĂȘt Ă  ce que sa liaison soit rĂ©vĂ©lĂ©e.

- Son téléphone a borné aux abords du Diva Studio le jour du meurtre.

Le matin et le soir. - Il a d'abord fait son repérage.

- On l'interroge.

- Yes. - Commandante.

- Ouais ? - Vous devriez aller en cellule.

Arnaud a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ©. - Qu'est-ce qui s'est passĂ© ?

- Il a dévissé l'enseigne d'un bar

en forme de coupe de champagne géante.

- C'était ça, votre challenge ? Une coupe XXL ? Pas mal.

- Bon. Allez-y. Je vous rejoins.

- Je vais me faire un golfeur. - Ah oui ?

- Oui. J'aime bien quand tu es jaloux. Ca me plaßt, ça.

- Aurélien ! Tu as une minute ? - Tu as besoin de moi ?

- Oui. - Quoi ?

- Ne bouge pas. - Tu fais quoi ?

- Vétiver lavande. Vous avez remis le couvert, avec Gaëlle.

- N'importe quoi.

- Elle a ton parfum. - Ben...

- Je ne dirai rien.

- Tu n'y es pas. Je lui ai prĂȘtĂ© un tee-shirt.

- Pourquoi ? - Le sien était mouillé.

- Un tee-shirt

trop petit pour toi. - Oui.

- Pourquoi il était mouillé ?

- Elle avait renversé du café. - OK. D'accord. J'ai cru que...

N'empĂȘche, tu as vu ? - Quoi ?

- Le flair. - Ah oui.

- Oui. - Tu es balĂšze.

- De... ? - Tu es balÚze. Mais c'est du café.

- Oui. Ca arrive à tout le monde. Enfin, moi, je ne bois pas de café.

Il soupire. - (La galĂšre !)

- Mélissa.

Je suis désolé.

Je ne sais pas ce qui m'a pris. Tu ne vas pas avoir d'emmerdes ?

- Moi, non. Mais toi... Dévissage sur la voie publique...

Tu risques 5 ans de prison.

- 5 ans pour ça ?

- Et puis... T'attaquer à un bar de mafieux... Tu as forcément

un contrat sur la tĂȘte. - Mais non.

- Si. - Putain. Putain.

Qu'est-ce qu'on va devenir ? J'ai une idée.

- Quoi ? - Partons.

J'ai un contact en Bolivie.

(Fais-moi passer un téléphone.)

Elle rit. Quoi ?

Tu me fais marcher ? - Oui.

- Oh putain.

Il soupire.

J'ai dĂ» perdre toutes mes chances d'avoir un oui de ta part.

- Je vais enquĂȘter sur ce dĂ©vissage de coupe de champagne.

On aura le verdict ce soir.

- Oh.

Libre, enfin. J'ai cru que j'allais rester dans ta prison.

- C'est une garde Ă  vue. - Pareil.

- D'ailleurs, ne démonte pas tous les panneaux de la ville.

- Je vais en laisser quelques-uns. - Arnaud ?

- Ingrid ? - Incroyable.

- Tu es rentrée

en Martinique ? - Je ne pensais pas te voir.

Mickaël, mon compagnon. - Bonjour.

- Arnaud. - Bonjour.

- Mélissa.

- Bonjour. - Enchantée.

- Heu...

Avec Ingrid, on s'est rencontrés il y a 20 ans.

Ca fait plaisir de te voir.

- Ca serait bien de boire un verre ensemble.

- Oui. - Je prends ton numéro.

- Vas-y.

Carrément.

- Je vais travailler.

- A toute.

- Dis donc... Une copine flic ? - Commandante de son unité.

- Incroyable. - Attends. Tiens.

- Merci. - Appelle-moi.

- C'est noté. - A bientÎt.

- Comment vous l'avez rencontrée, Erica ?

- Il y a un mois, je suis venu fĂȘter un contrat au Lady's.

Je suis tombé sous le charme.

- Un vrai conte de fées. Et ensuite ?

- Je suis revenu tous les soirs, seul, juste pour la voir. Et...

On est tombés amoureux.

- Votre femme était au courant ?

- Non. Mais pour Erica, j'Ă©tais prĂȘt Ă  la quitter.

- Ah oui ? - Oui.

- C'est ce que vous alliez annoncer Ă  Erica le matin du meurtre ?

- Je suis passé chercher des croissants.

Quand je suis arrivé, elle embrassait une femme.

- Ah.

- Erica m'a expliqué qu'elle assumait sa bisexualité.

Qu'elle avait des aventures parfois et que c'était sa liberté.

- La femme qu'elle embrassait, c'était sa compagne.

Il n'y avait pas de place pour vous.

- Mais pas du tout.

On a mĂȘme fait l'amour aprĂšs ça.

C'était beau.

C'était tendre.

On s'aimait vraiment.

Il sanglote.

- Je réquisitionne votre véhicule. J'en ai pour une minute.

Vous m'attendez ?

Vous montez ? - Vous ĂȘtes sur messagerie.

- Il n'y a pas de réseau. Je vous fais le topo en roulant.

- C'est ça, oui. - Accrochez-vous.

Notre suspect était trÚs amoureux de la victime. Ca ne colle pas

avec la dispute.

- Aurélien a trouvé ça. - C'est quoi ?

- Une demande d'adoption d'Erica et de Delphine. Ca leur a été refusé.

- Erica n'avait plus qu'une solution.

- Tomber enceinte. Il lui fallait un mĂąle reproducteur.

S'il était si amoureux d'elle et qu'elle lui a menti...

- Ca lui fait un bon mobile. - Oui.

Bonjour. Commandante Sainte-Rose.

- Et cette histoire d'enfant ?

- Quel enfant ? - Erica voulait un enfant.

Elle s'est servie de vous. - Ca vous a rendu dingue.

- De quoi vous parlez ?

- Ne nous la faites pas Ă  l'envers.

Elle voulait un enfant sans vous, et vous l'avez mal pris.

- Non. Elle était sincÚre avec moi.

Je l'ai quittée vivante.

- Qu'est-ce que vous avez fait, aprĂšs ?

- Je suis allé à l'hÎpital.

Un chauffard a perdu le contrÎle de sa voiture et je suis tombé.

- TrĂšs bien. Merci.

Elle soupire.

L'hÎpital a confirmé l'alibi de Fred Verne.

- Il a porté plainte.

- Il manque de se faire tuer le soir oĂč Erica est assassinĂ©e.

- Je suis sur le coup. Il a réussi à choper deux lettres de la plaque

d'immatriculation.

- Si on est sur la bonne piste,

le mobile pourrait ĂȘtre en lien

avec la liaison entre Fred et Erica.

Ca pourrait ĂȘtre la femme

de Fred.

- Non. Elle est partie en Hexagone pour rendre visite Ă  la famille.

Alors. Ah.

Ca y est. Hein ?

- Quoi ?

- La voiture de l'accident, elle appartient Ă  Delphine Gentil.

- On a interrogé Fred Verne.

Vous avez voulu l'écraser avant

ou aprÚs avoir tué Erica ?

- Je les ai surpris ensemble. Ils ne m'ont pas vue.

J'ai fait peur à Fred et... Et j'ai confronté Erica.

Et lĂ , elle m'a dit que...

- Qu'elle voulait un enfant ?

- AprÚs le refus pour l'adoption, j'étais anéantie.

On avait tellement attendu.

Je voulais juste qu'on se retrouve, elle et moi.

- Pas elle, visiblement.

- Elle m'a dit qu'elle me quittait.

Et qu'elle faisait un enfant toute seule.

Je me suis sentie mourir de l'intérieur.

- Il est 14h05. Je vous arrĂȘte

pour le meurtre d'Erica Jones.

Gémissements.

...

- Tu ne bouges pas !

...

Elles soupirent.

Elle gémit.

Elles halĂštent.

- HĂ©, je saigne, lĂ . Non ?

- Un tout petit peu.

...

- Ah. Tu es lĂ .

Je rentre. Je te récupÚre dans 1 kilomÚtre ? 2 km ? 3 ?

- Tu le prends mal ? - Non.

- Je n'ai pas envie qu'on se foire.

Gaëlle.

Je t'ai déjà perdue une fois. Je sais ce que ça fait.

- LĂ , je n'ai pas le droit de t'embrasser ?

C'est de la torture, ton machin.

- Ces histoires qui tournent mal me...

- Certaines finissent bien. - Quoi ?

- Les histoires d'amour. - Hein ?

- Vous allez le cacher longtemps ? - Cacher quoi ?

- Je vous ai vus vous embrasser au club.

Ce n'Ă©tait pas de l'infiltration. - C'est pour ça que tu lui as prĂȘtĂ©

ton tee-shirt. Je le savais.

C'est le... Il renifle.

Hm ?

Acclamations.

...

- Allez. Venez, Phil.

...

Wouah !

Eh ben.

- Hé. - Tu ne lésines pas, toi.

- Qu'est-ce que tu t'es fait ? - Ce n'est rien.

Les risques du métier.

(C'est quoi ?)

- Je t'ai préparé

une petite fricassée de chatrou.

- Hm. - Goûte.

- Hm. - C'est bon, hein ?

- C'est chaud.

- Tu veux de l'eau ? - Non. Ca va. Viens.

J'ai un truc Ă  te dire. - Ah.

- Bon... Arnaud. Je t'aime comme je n'ai jamais aimé personne.

Pas besoin de me marier pour le savoir.

- OK. Wouah. C'est... - Mais...

Comme tu es un homme formidable, drĂŽle...

- C'est vrai. - Surprenant.

- Parfois.

- Pas mal. - Que "pas mal" ?

- TrĂšs beau.

- VoilĂ .

- J'accepte d'ĂȘtre ton Ă©pouse.

- Tu es sérieuse ? - Hm.

- Tu ne me fais pas marcher ? - Non.

- Tu veux m'épouser ? J'attends ça depuis longtemps.

- En revanche, ça, tu me la changes. - On oublie. C'est provisoire.

Oh là là. Mais toi, c'est pour l'éternité. Je t'aime.

- Tu as du champagne ?

- Je vais checker.

Attends.

J'ai trouvé une bouteille de jus d'orange millésimé 2024.

On se fait deux coupes ?

- Le temps que ça refroidisse, je vais me faire belle.

- Tu es déjà trÚs belle.

Elle rit.

Ca, c'est bon.

Le téléphone vibre.

...

*-Arnaud. - Ingrid ?

- J'ai besoin de toi demain.

Question de vie ou de mort. Pas un mot Ă  ta copine.

*Je compte sur toi ?

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