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Merci.
Vous allez faire quoi là ?
Mise en place des barrages routiers dans tout le périmètre.
Signalement de son véhicule.
On lance un avis de recherche sur l 'A3.
Antoine Crone, suspect très dangereux.
Maxime Rouvier, peut -être otage.
Et Paul Marshall, officier de gendarmerie.
Peut -être otage aussi.
Oui, on met en place aussi la cellule de crise à la brigade.
On fait un point de la situation heure par heure.
Merci beaucoup.
Comment ça ? Ils ont trouvé ça dans le champ, là -bas.
C 'est l 'arme de service de Paul ? Oui.
Tenez, excusez -moi.
Oui, Camille ? D 'accord.
Paul était avec lui ?
Ok, vous le transférez à la gendarmerie, vous l 'interrogez, et vous reconvoquez
Mme Krone en urgence. J 'arrive.
La gendarmerie mobile a retrouvé Maxime Rouvier sur les bords de la route, de l
'autre côté du bois.
Il est déjà là.
Je suis sûre que Paul est avec Krone.
Krone doit protéger sa fuite avec un otage.
Cet homme n 'est pas dans son état normal, il est capable de faire n
quoi.
Il est l 'enfant.
Mes enfants sont à la maison.
Envoyez une équipe pour les sécuriser.
On leur dit quoi ? Ce que vous voulez, surtout pas la vérité.
Aujourd 'hui, tu vas payer pour Ludivine, il m 'a dit ça.
On était dans la campagne, sur un petit chemin désert.
J 'ai bien cru qu 'il allait me flinguer direct, comme ça, à l 'air de rien.
Et un mec a débarqué de nulle part.
Lui ? Je sais pas, on était loin.
Mais ouais, je crois bien que c 'est lui.
Il venait vers nous en courant, il lui a crié d 'arrêter.
La crone s 'est retournée et s 'est mise à lui tirer dessus.
Lui, il a riposté.
J 'avais tellement la trouille.
Il courut comme un malade sans regarder derrière moi. Et après, qu 'est -ce qui
s 'est passé ? Vous avez entendu quelque chose ? Non.
Je courais aussi vite que je pouvais. Je sais pas combien de temps.
J 'en pouvais plus.
Et après, j 'ai vu vos collègues sur le bord de la route, alors je suis allé les
voir direct.
Pourquoi Crohn pense que c 'est vous le coupable ? J 'en sais rien, moi.
On a été ensemble à l 'époque avec Ludivine.
Elle a été assassinée. Putain, j 'ai mis des années à m 'en remettre.
C 'est pas ma question.
Antoine Crone pense que Thébaud qui avait tué ta fille.
Vous ne savez pas pourquoi ? Écoutez, à l 'époque, les enquêteurs m 'ont
interrogé. Déjà, j 'ai été mis hors de cause. D 'accord ? Crone a juste pété un
câble. Voilà, je ne sais pas, moi.
Qu 'est -ce qu 'on est là ?
Crone !
Mais putain, mais répondez -moi, merde !
commandant Solaire. Bonjour.
Écoutez, j 'étais au courant de rien, je vous le jure. Je vous crois, madame.
On doit absolument retrouver Antoine.
Vous avez une idée du lieu où il a pu aller se cacher ? Non, je comprends pas.
En fait, je me rends compte qu 'il me montre depuis des mois.
Écoutez, il a agi dans l 'urgence.
Donc, il est allé forcément trouver refuge dans un lieu qu 'il connaît bien,
lieu qui lui est familier.
Ça peut être n 'importe où dans la montagne. Il connaît la région comme sa
poche. Il y a bien un lieu qui lui est particulier.
Un endroit où il aime se rendre quand il part en randonnée, par exemple.
Je suis désolée, je ne connais pas ses itinéraires.
Peut -être que si on regardait dans son bureau, il y a sa documentation, toutes
ses cartes, ça aiderait.
Si on envoie le lieutenant Lebelac avec vous, vous lui montrerez tout ça ? Bien
sûr. Oui, bien sûr, je ferai ce que je peux pour vous aider.
C 'est parfait.
Crohn, arrêtez tout avant qu 'il soit trop tard.
Vous n 'êtes pas un tueur en sérine et un sadique.
Vous êtes juste un père de famille désespéré qui a pété les plombs, et ça,
le monde peut le comprendre.
En tout cas, moi, je vous comprends.
Je suis de votre côté.
Moi aussi, je veux que justice soit rendue à votre fille, mais pas comme ça.
Alors laissez -moi vous aider.
Je ne vous demande pas de me libérer.
Dites -moi juste, pourquoi vous pensez que Maxime Rouvier et Étienne Meunier
sont les coupables ?
Oui, mon colonel.
Une cellule de crise a été mise en place à la brigade et une équipe de GIGN est
prête à intervenir dès qu 'on l 'aura localisée.
Je vous remercie.
J 'espère une issue favorable dans les heures qui viennent.
Je vous tiens au courant.
C 'est là qu 'il prépare cette excursion.
Il a aussi du matériel stocké dans le garage et quelques documents personnels
dans notre chambre.
Et ça, qu 'est -ce que c 'est ? Le journal de bord de son enquête sur
Les gendarmes ont privilégié la piste du crime trapuleux parce que son téléphone
et son sac ont été volés.
Je sais pas pourquoi, Antoine n 'y a jamais cru.
Alors du coup, il s 'est mis à faire son enquête de son côté.
Puis c 'est vite devenu une obsession.
Il notait tout l 'état.
Je peux les prendre ? Parce qu 'on va en avoir besoin.
Ça a été très difficile pour nous.
Puis je me suis dit qu 'il fallait attendre, qu 'il aurait besoin de moi à
côtés pour soutenir.
Et vous savez qu 'il avait consulté un médium ?
Un médium.
Mais Antoine, il n 'a jamais cru à tous ces trucs -là.
Mais je comprends.
Tout ce temps à vivre avec un étranger.
J 'ai repris les conclusions de l 'enquête sur le meurtre de Ludivine.
Les enquêteurs ont noté qu 'à l 'époque, il n 'y avait aucun élément matériel
qui vous accusait.
Oui, la différence c 'est quoi ? La différence c 'est que seuls vos parents
peuvent confirmer que vous étiez chez vous au moment du meurtre. S 'ils ont
que c 'était vrai.
Et l 'ADN dans la voiture de Ludivine ? J 'avais pas de voiture à l 'époque.
On se déplaçait tout le temps avec la tienne.
Si vous voulez tout savoir, on a même fait l 'amour plusieurs fois à l
'intérieur. Oui, monsieur Rouvier, moi ce qui m 'intéresse, c 'est ce que vous
'avez dit ni aux enquêteurs à l 'époque, ni au lieutenant Barbier tout à l
'heure. Mais merde, mais vous voulez quoi à la fin ? Au lieu de vous acharner
contre moi, vous feriez bien d 'aller chercher votre collègue avant que Crohn
flingue, si c 'est pas déjà fait.
Mon collègue, comme vous dites, est le père de mes enfants et je peux vous
assurer que je vais le retrouver.
Alors écoutez -moi bien.
Je suis convaincue que Crohn...
se trompe. Vous, émonié, n 'êtes pas coupable. Mais si vous ne me dites pas
tout, je ne pourrai pas lui prouver qu 'il a tort.
Alors on va reprendre cette soirée du 17 au 18 novembre 2012.
Vous étiez avec Ludivine, votre petite amie, aux Eclubs, la
discothèque située au bord de la Nationale 9.
Qu 'est -ce qu 'il s 'est passé ? Oh non.
Viens venir avec moi, s 'il vous plaît.
Ça a l 'air, j 'écoute. C 'est Antoine Grône.
Si vous ne m 'avez pas livré Rouvier dans les 24 heures, je tue votre
Voilà. Il faut nous laisser...
Il n 'y a plus de cornichons aigre -doux ? Ah non, je les ai oubliés.
Du coup, les hamburgers, c 'est mort.
Pourquoi c 'est mort ? On ne peut pas les faire avec des cornichons normaux ?
Des cornichons normaux ? Un hamburger sans cornichons aigre -doux, c 'est
si t 'allais au Havre sans voir la mer.
Ah bon ? T 'es poète maintenant ? Et tu slames ? Très drôle. En attendant, il n
'y a rien à bouffer, rien de prêt. Et puis maman, on va te ramener. Super
surprise. On a du jambon, on ne peut pas faire des croques, monsieur ? Des
croques avec du pain pour hamburger ?
Il y a un problème ? Le commandant Solaire et le capitaine Marshall sont
mobilisés par une situation de crise et nous sommes chargés de votre sécurité
jusqu 'à la fin de l 'opération.
C 'est quoi ce point ? C 'est quoi cette opération ? On ne peut rien vous
communiquer pour l 'instant.
Elle est là l 'explication ? Regardez le pendentif de l 'Egypte.
On dirait des alliances.
Ce sont des alliances.
Revoyez les PV de l 'enquête, moi je m 'occupe du rapport d 'autopsie.
Le point lentille fait partie des objets volés à la victime.
Mais on l 'a jamais retrouvé.
L 'autopsie note une marque sur la nuque qui pourrait être la trace d 'une
chaînette arrachée.
C 'est ça le lien avec le meurtre de Monnier, retrouvé étranglé avec une
alliance dans la gorge.
Le symbole de la vengeance d 'un père pour ses filles.
Ils en sont où, la trajectoire du portable ? On va le savoir tout de
Valérie, vous en êtes où ? Ils se déplacent vers le sud, mais la vitesse
lente. Et regardez, la trajectoire ne suit aucun axe routier.
Je comprends pas.
C 'est un leurre.
Il essaye de nous enfumer.
Il sait très bien qu 'il faut enlever les batteries de son portable pour ne
être localisé.
La preuve en est, il a disparu des radars jusqu 'à son appel de tout à l
Regardez, on dirait que ça suit la rivière.
Il l 'a jeté à l 'eau.
Vous avez raison.
Donc c 'est le point de départ qui va nous aider.
Ce triangle ici.
Là où son téléphone s 'est remis à bourner.
C 'est dans cette zone -là qu 'elle retient le capitaine Marshall.
C 'est trop vaste pour envoyer des hommes sur place.
Il doit être dans un bâtiment. C 'est une zone montagneuse. J 'imagine qu 'il
'y en a pas 500 000.
Vérifiez sur les prises de vue satellite.
OK ? D 'accord, madame.
Penseuse ! Rentre !
Rentre, je te dis.
Putain.
Putain. Eh, on va pas.
Non,
colonel.
J 'ai réfléchi.
Je vais pas tourner autour du pot, je compte vous dessaisir.
Votre proximité avec le capitaine Marshall pourrait nuire à la bonne
des investigations.
C 'est évidemment pas un jugement sur vos compétences ou votre
professionnalisme, mais soyons réalistes. Dans ce cas précis, vous n
la mieux placée pour garder la distance nécessaire.
Vous pouvez pas faire ça.
J 'ai épluché le dossier de Krone, je le connais par cœur.
C 'est avec moi que Krone veut parler.
Si quelqu 'un peut instaurer un climat de confiance et négocier quand on aura
localisé ces mois, je suis la seule à pouvoir sauver Marshall.
Ce qui veut dire que vous refusez d 'exécuter un de mes ordres, commandant.
Ce qui veut dire qu 'il faudra me révoquer sur le champ, mon colonel.
Si vous vous plantez, je ne vous couvrirai pas, Soler.
Ce sera la mise à pied, immédiate et définitive.
Je veux un point heure par heure.
Bien, colonel.
Alors ? Y 'a que dalle.
Pas de trace d 'une opération de police en cours.
Rien sur les réseaux sociaux, ni même sur les sites alternatifs.
Rien sur le fil d 'info du journal local.
Alors c 'est une opération ultra secrète ? Oh cool, elle dit c 'est bon.
Ce serait sur Twitter.
Mais comment ça, cool ? Papa ne répond pas au téléphone depuis trois heures,
maman nous évite, on nous cache clairement quelque chose, et tu voudrais
reste calme ? Votre frère a raison mademoiselle.
Inutile de vous inquiéter.
Ok, alors répondez au moins à cette question.
C 'est grave ou pas ? Encore une fois, je ne peux rien vous dire pour l
'instant, mais ce qui est sûr, c 'est que ça ne sert à rien de vous inquiéter.
Jurez -le.
Mademoiselle, s 'il vous plaît, laisse tomber Ali.
Pas tant que je ne pleurais pas, c 'est grave ou pas ? Mets -en là notre
réponse.
Ce n 'est pas grave.
C 'est sans doute pire que ça.
Monsieur Chardonnay, vous qui êtes médium, vous connaissez déjà ma question
Alors répondez.
Monsieur Gros n 'est venu me consulter pour élucider le meurtre de sa fille
Ludigine.
Et ça vous arrive souvent d 'élucider des enquêtes criminelles ? Enfin je veux
dire quand même la police n 'y arrive pas.
Non mais ça m 'intéresse, c 'est quoi votre taux de réussite ? Non, ça ne m
jamais arrivé.
Le cas de Ludivine Crohn était le premier de ce genre.
En général je travaille plutôt sur des séparations douloureuses, des
disparitions, des suicides, des proches recherches des réponses, des
explications. Alors nous on s 'est renseigné un peu sur vous.
On a vu que votre business marchait bien. Vous avez un site internet, un
vocal, un cabinet dans les beaux quartiers.
C 'est un bon créneau, la détresse humaine.
Je ne veux pas être désobligeant, mais m 'auriez -vous posé la même question si
j 'avais été détective privée, psychanalyste, ou même prêtre ? On
va revenir à Antoine Crone, si vous voulez bien.
Qu 'est -ce que vous lui avez dit au sujet de sa fille Ludivine ? Je suis
désolé, mais tout ceci relève de la plus stricte confidentialité.
Alors, M.
Chardonneray, je ne sais pas si vous saisissez la situation là, actuellement.
Antoine Crone a assassiné un homme, il a tenté d 'en tuer un deuxième, et là, au
moment où je vous parle, il détient un otage qu 'il menace d 'abattre. C 'est
quoi que vous n 'avez pas compris ? Alors, je vais reformuler ma question
clairement.
Qu 'est -ce que vous avez dit à Antoine Crone au sujet de sa fille Ludivine ?
Est -ce que vous lui avez donné des noms ? Pas de nom.
Ça ne marche pas comme ça.
Comment ça marche, épargne -le -moi, je veux juste savoir ce que vous lui avez
dit. Quand M.
Crone m 'a parlé de sa fille disparue...
J 'ai vu un premier flash.
Deux anneaux d 'or.
Bravo.
Et vous avez montré une photo d 'elle, non ? Parce que nous aussi, on a eu le
même flash en voyant ton présentif.
Elle le portait quand elle est morte.
Non, je ne travaille pas avec des photos.
Et sur le meurtrier ? Vous avez eu des flashs sur le meurtrier ? Oui.
J 'ai accédé aux derniers instants de la jeune fille.
Nous a permis d 'y assister, son père et moi.
Ludivine connaissait très bien la personne qui l 'a tuée.
Elle a parlé longuement avec elle avant de mourir.
Cette personne, quelqu 'un la protège.
Vous avez dit ça à Antoine Crohn ?
Et
le portable aborné entre Saint -Jean -de -Fosse et Gignac ? Ok, merci.
Est -ce que votre mari connaîtrait dans cette zone une maison ou une bâtisse qui
pourrait lui servir d 'abri ? À part cette vieille bergerie, je vois pas.
C 'est un endroit où il allait très souvent avec son grand -père et son
de moutons.
Mais il a abandonné maintenant.
Et vous savez où aller exactement ? Aucune idée, je suis jamais allée.
Vous avez du bol, c 'est passé juste à côté de la clavicule.
Ah ! Tiens.
Vous savez, moi, je voulais pas vous tuer. Merci pour vos soins.
C 'est d 'autant plus classe que dans quelques heures, vous m 'aurez flingué.
Vous en avez, vous ? Pas comme ce con de Maxime. J 'ai jamais compris ce que ma
fille lui a trouvé.
Pourquoi vous pensez que c 'est Maxime Ouvier qui a tué votre fille ? J 'ai
toujours soupçonné Maxime.
Il était faux quand on parlait d 'elle.
Malheureusement, les gendarmes ont orienté l 'affaire vers un crime de
Son téléphone, son sac avaient disparu, et le pendentif aussi.
Alors ils m 'ont dit qu 'on l 'avait tué pour lui voler ses affaires, mais moi j
'y ai jamais cru.
Et vous en avez parlé aux enquêteurs ? Bien sûr.
Mais il avait un alibi.
Soi -disant.
Alors j 'ai mené mon enquête tout seul dans mon coin.
Et c 'est comme ça que j 'ai découvert qu 'ils fréquentaient cet Étienne
Meunier.
Et qu 'ils étaient ensemble, le soir, le fameux soir.
Le puzzle se mettait en place.
Et un jour, des années plus tard, quelqu 'un a confirmé tous mes soupçons, tous.
Qui ça ? Mon gars.
Elle est située dans une cuvette. Ça devrait nous aider à la localiser.
La zone est bien montagneuse, là.
Crohn a rallumé son portable et s 'en est débarrassé dans cette zone -là.
Laurence situe la bergerie un peu plus au nord -est.
Il a dû se déplacer à pied pour passer ce coup de fil.
Et là, regardez, là, il y a une cuvette.
C 'est une cuvette, ça, non ? Et là, c 'est par un bâtiment ? Ah, si.
C 'est la bergerie, ça ? Oui.
J 'appelle Eugène.
Oui, ça l 'air.
On a localisé la bergerie.
Maxime, ce petit con.
Il était là tous les dimanches, larmoyant avec ses fleurs.
Il a joué copain -copain avec moi.
Comme si on pouvait partager notre malheur.
On passe du petit temps foiré.
Dès qu 'il me l 'amène, je vais l 'étrangler.
Comme l 'autre.
Pourquoi Étienne ? C 'est juste témoin, il connaissait même pas votre fille.
C 'était un marginal, dangereux.
Maxime, il traîne avec lui pour rouler des mécaniques.
Ma fille... Elle était belle, ma fille, vous savez.
L 'autre, il la voulait pour lui.
Il a manipulé Maxime.
Il est tombé sur un démon, il lui a donné la main.
Tout ça, vous l 'avez imaginé, vous n 'avez aucune preuve.
J 'ai interrogé des centaines de personnes.
Ça m 'a pris des années.
Je sais.
Qu 'est -ce qui vous
a poussé à agir ? Il fallait que je sois sûr avant de le tuer.
Et puis voilà, je remettais toujours ça au lendemain.
J 'arrivais pas à passer à l 'acte.
Et qu 'est -ce qui vous a décidé ? Un jour, il se plante.
Il avait l 'air aux anges. Il me dit, je vais me marier.
Se marier, être heureux.
Tout ce que ma fille n 'aura jamais.
Jamais.
Elle me narguait.
J 'ai su que c 'était le moment.
Il y avait les deux anneaux quand je l 'ai tué.
Je les avais volés à Ludivine.
Je les ai repris.
Tu vois celui -là ? Il est pour cette enfoirée de Maxime.
Antoine Crohn, c 'est le commandant du GIGN qui vous parle.
Nos hommes sont déployés autour de la bergerie.
Déposez votre arme et libérez l 'otage.
Il ne vous sera fait aucun mal.
On peut lancer l 'assaut immédiatement et protéger l 'otage à 100%.
Effectivement, ça pose aucun problème.
Si les choses sont de mal, vous perdez un otage et moi, le père de mes enfants.
Je peux pas aller voir mes enfants et leur dire que leur père est mort parce
'on pensait prendre la meilleure option et qu 'on s 'est plantés.
Vous proposez quoi ? Je veux voir notre monde au soleil ! Mais personne d 'autre
!
Par là, hein ? Par là.
Ça va, les Algériens ? Ça va, Algériens ? La ligne de conduite dans une
situation comme celle -là, c 'est de lancer l 'assaut au plus vite.
Laissez -moi jusqu 'à midi.
Il respectera le délai qui s 'est fixé lui -même.
À midi, vous reprenez la main.
Le gamin est innocent.
Krone se plante.
C 'est le commandant Pavard qui l 'a interrogé à l 'époque des faits.
Le gamin avait 21 ans. Il l 'a gardé 48 ans en garde à vue. S 'il avait été
coupable, Pavard l 'aurait fait craquer.
On doit retrouver le vrai coupable, Camille. C 'est la seule confiance d
'arrêter pour nous.
Mais on a repris l 'enquête point par point et on n 'a toujours rien.
Si Crohn s 'est convaincu que c 'était Rouvier le coupable, c 'est qu 'il a
senti qu 'il n 'était pas clair.
Et il y a le médium aussi qui lui a dit que quelqu 'un protégeait le coupable.
Crohn était capable de se raccrocher à n 'importe quoi.
C 'est la même chose, Camille.
Si les paroles du médium ont tous ses crônes, c 'est qu 'elles faisaient écho
ce qu 'ils pensaient déjà.
Monnier a couvert Rouvier.
Mais Rouvier est innocent.
En revanche, il me cache quelque chose.
C 'est ça la clé qui nous manque.
Faut le faire craquer.
Hein Camille ? Ok.
Imaginons que les choses soient pas passées exactement comme vous le dites.
Imaginons par exemple qu 'après la soirée en boîte, vous soyez rentré avec
Ludivine dans sa voiture.
Mes parents ont confirmé qu 'ils sont venus me chercher et qu 'ils m 'ont
à la maison.
Mais c 'est vos parents.
Étienne, Étienne a confirmé que Ludivine était rentrée toute seule avec sa
voiture. C 'était votre ami, Étienne Meunier.
En plus, ils connaissaient bien, non, vos parents, votre ami ? Ils auraient
bien pu se mettre d 'accord pour vous protéger et vous fournir la Libye qui
manquait.
S 'il vous plaît, je crois qu 'il y a ma soeur qui fait un malaise dans sa
chambre.
Oui, c 'est vrai, elle le portait en permanence.
J 'imagine que ça devait avoir une importance particulière pour elle.
Aucune idée.
Les deux anneaux, vous ne savez pas ce que ça pourrait représenter ? Il venait
'où ce collier ? C 'est son père qui lui l 'avait offert ? Écoutez, je ne sais
rien.
Franchement, je ne vous appellerai pas. Vous cherchez quoi exactement ? Est -ce
que votre mari ne passe pas une victime de plus, Mme Krone ? Je ne suis pas Mme
Krone.
On n 'est pas mariés, je m 'appelle Laurent Zurka.
Ce n 'est pas de ma faute si Antoine a pété les plombs.
On se calme, là vous êtes très fatiguée. Non, je... Est -ce que je...
Est -ce que je peux rentrer chez moi, s 'il vous plaît ? Non, ça, c 'est pas
possible.
Allô ? Erwann, c 'est Tolère. Je vous attends dehors. J 'arrive.
Je reviens dans deux petites minutes.
Oui, commandant ? Erwann, on doit convoquer la première femme de Krone, la
de Ludivine.
Laurent, c 'est pas clair.
Très bien.
Maman, qu 'est -ce qui te passe ? Oh, merde.
Qu 'est -ce que vous faites là, les enfants ? On ne pouvait plus l
fallait qu 'on sache.
Il est où, papa ? On était sur une grosse affaire. Ça ne s 'est pas très
passé.
Et papa est en danger.
En danger ? Mais il est où ? Je vais le faire perdre, là.
Tu veux dire qu 'il peut mourir ? Vous me faites confiance.
Ok.
On faisait le café avec Erwann.
Erwann, je vous laisse.
Maman ! Je m
'en
fous de mourir, vous savez.
Ce qui compte, c 'est que l 'autre salopard passe avant moi.
Après, ils pourront bien me flinguer, peu importe.
Peut -être que je le ferai moi -même, d 'ailleurs.
Pourquoi vous voulez mourir, Antoine ? Vous détestez tant que ça.
Peut -être qu 'au fond, j 'ai pas mieux que ce qu 'on fait, ça.
Qu 'est -ce que vous voulez dire ? Le divine m 'a appelé juste avant de
Et moi, j 'ai eu son message que le lendemain.
C 'est pour ça que vous vous sentez responsable.
Pas seulement pour ça.
La veille, on s 'était disputé.
La pire engueulade qu 'on ait jamais eue.
Je me dis que je voulais plus d 'elle à la maison.
Je l 'ai foutue dehors.
Je l 'ai foutue dehors. Et tout ça pour quoi ? Pour un putain de pendentif.
La mort de Ludivine nous a dévastés.
Tous les deux.
Mais au bout du compte, je m 'en suis mieux sortie qu 'Antoine.
Adela, imaginez qu 'il irait jusque -là.
C 'est terrible.
Vous connaissez Maxime Rouvier ? Oui.
Oui, c 'était le petit ami de Ludivine à l 'époque.
C 'était très dur pour lui, je crois. Je l 'ai pas revu depuis longtemps.
Il avait besoin de tourner la page, j 'imagine.
Et vous entendez quoi ?
Pas beaucoup de caractère, mais pas méchant.
Je ne pense pas que Ludivine était très amoureuse de lui.
Elle formait un vrai petit couple.
Elle adorait ça.
Pourquoi ? Je crois que c 'est notre divorce.
Elle ne s 'en est jamais remise.
Et elle n 'a jamais accepté que son père se remette avec quelqu 'un.
Avec Laurence ? Ludivine a toujours considéré que sa belle -mère avait brisé
notre famille.
Les relations étaient...
Très tendue entre elles.
Et vous reconnaissez ce pendentif -là sur la photo ? Oui.
Qui le lui a offert ? Personne.
C 'est Ludivine qui a demandé à Antoine et à moi de lui donner nos alliances.
C 'était pas une bonne idée.
Je m 'en veux de lui avoir donné.
Parce qu 'évidemment, ça n 'a rien arrangé avec la belle -mère.
Laurence était au courant de la symbolique de ce pendentif ? Evidemment.
Il supportait pas de le voir à son cou.
Antoine n 'arrivait plus à gérer la situation et il a fini par interdire à
Ludivine de le porter lorsqu 'elle était chez lui.
D 'accord.
Je vous remercie, Stéphanie.
Qu 'est -ce que vous devez lui dire ? Lui dire pardon.
À cause de sa mutation, on a été super durs avec lui.
Alors que c 'est pas de sa faute, en plus.
Non.
Ça nous faisait juste chier qu 'il parte.
Notre père, ça fait dix ans qu 'on le voit presque pas.
Et maintenant qu 'on est dans sa ville, il demande sa mutation à perpète.
Alors forcément, c 'est pas cool.
Mais bon, avec ce qui lui arrive en ce moment, on s 'en fout un peu de sa
mutation.
Bon, allez, on va se prendre un petit déj, d 'accord ? Ouais.
Elle n 'était pas amoureuse, mais elle restait quand même avec vous.
Parce que vous formiez un joli petit couple.
Elle ne s 'était pas remise du divorce de ses parents.
Elle ne voulait pas faire comme eux.
Alors elle restait avec vous.
En fait, vous étiez juste un pion.
Alors que vous, vous l 'aimiez vraiment.
Dites -moi ce qui s 'est passé ce soir -là, Maxime.
Vous l 'avez tuée parce que vous savez que tôt ou tard, vous allez la perdre ?
On s 'est engueulés dans la boîte.
Ludivine voulait partir.
Je suis sorti avec elle, on est montés dans sa voiture.
Là, elle m 'a dit que ça pouvait plus durer comme ça, qu 'elle allait me
quitter.
Je l 'ai supplié de pas le faire.
Je lui ai dit que les choses allaient s 'arranger, mais elle voulait rien
entendre.
Et ça, ça vous a mis en colère ? J 'ai essayé de l 'embrasser, mais elle m 'a
repoussé.
La voiture a dévié, on s 'est retrouvés dans le fossé.
La voiture pouvait plus rouler.
Ludivine m 'a dit de rentrer chez moi.
Elle m 'a dit qu 'elle allait se débrouiller toute seule, qu 'elle
me voir.
Et là, vous l 'avez étranglée ?
Non, je ne l 'ai pas tué.
J 'ai fait ce qu 'elle m 'a dit.
Je suis rentré chez moi tout seul, comme un pauvre con.
Vous êtes rentré chez vous ? Je n 'avais pas le choix.
Elle m 'a crié, dégage.
Elle ne pouvait plus me voir.
Vous l 'avez laissé seule ? Sur la route, au milieu de la nuit ? C 'est
ce qu 'il dit.
Elle appelle sur le portable de son père, pas de réponse.
Du coup, elle appelle sur le fixe de la maison.
Le dernier appel de Ludivine était sur le fixe de la maison des Crohn ? Oui.
Combien de temps a duré la communication ? Moins d 'une minute.
Elle est tombée sur répondeur.
Le PV d 'audition de Laurence Durca dit que le fixe était sur silencieux et qu
'elle dormait. Donc elle aurait pris connaissance du message le lendemain
seulement, après les faits.
Et si Laurence Durca nous mentait ?
Elle nous a dit qu 'elle ne connaissait pas la signification du pendentif de
Ludivine alors qu 'elle savait pertinemment que c 'était les alliances
premier mariage de Krone.
Elle nous a caché qu 'elle ne s 'entendait pas avec sa belle -fille, qu
'engueulait tout le temps. Ça fait beaucoup quand même, non ? Mais ça ne
pas dans le dossier, tout ça.
Mais je suis sûre qu 'ils ne lui ont même pas posé la question.
À l 'époque, les enquêteurs cherchaient un tueur isolé. La famille Krone n
'avait absolument aucun problème. Enfin, en tout cas, a priori.
Laurence a entendu le message de Ludivine le soir même.
Donc elle se rend sur place, ça se passe mal avec Ludivine, ça dégénère, elle l
'étrangle, et elle vole ses affaires pour faire croire à un crime crapuleux.
tient.
Mais comment on va faire pour le prouver qu 'à trois ans après, on n 'a plus
aucun élément matériel ? Le pendentif.
Le pendentif.
Si Laurence a pris la peine de l 'arracher, c 'est qu 'elle l 'a
conservé quelque part avec elle.
Je vais sur place.
Tu peux venir avec nous ? Non, on n 'a pas de commissaire au bientôt.
Laurence Durca est toujours dans le loco ? Oui.
Regardez -vous ça.
Camille, c 'est Léa.
Y a rien ici. J 'ai retourné toute la maison, y a rien, c 'est fini.
Le divin n 'est jamais dans nos cœurs.
Le divin lance du regard.
Cette nuit -là, vous avez entendu le message de Ludivine.
Vous vous êtes rendue sur place.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Je venais la chercher, mais pour la dépanner.
Parce qu 'Antoine ne répondait pas.
Qu 'est -ce qui s 'est passé après, Laurence ? Elle ne m 'a même pas
'être venue.
Elle s 'en est prise à Antoine, parce qu 'il ne lui avait pas répondu.
Et surtout parce qu 'elle ne voulait pas que je vienne la chercher, moi.
Je ne sais pas ce qui s 'est passé.
Tout est sorti d 'un coup.
De toute façon, qu 'elle avait de vouloir boudiller ma relation avec son
'est à cause d 'elle qu 'il ne m 'a pas épousée, vous savez.
Je me suis jetée sur elle. C 'était plus fort que moi.
Arrête ! Allô, Vernet ? Commandant, ça bouge ici.
On entend des cris à l 'intérieur.
Dites à Krone que j 'arrive.
On a trouvé l 'assassin du délégué.
Putain, Marcel.
Vous me dites que je peux vous faire confiance ? À moindre occasion, vous
essayez de m 'enfler, merde.
Allez -y, tirez.
Flaggez -moi.
Vous aurez gagné quoi ?
Dans trois secondes, vous serez ciblés de balles et vous ne saurez même pas ce
qui est arrivé à votre fille.
Le commandant Solaire vous a donné sa parole et je la connais.
Je la connais très très bien, même.
Vous n 'avez pas du style à la reprendre. Je suis profond.
Monsieur Croce ? Monsieur Croce, c 'est l 'étonnant Vernet.
Le commandant Solaire a trouvé ce que vous cherchiez.
L 'arrêt ! C 'est quoi ce plan, moi ? C 'est quoi, ça ?
Vous l 'avez entendu.
Là, vous l 'amenez.
Ferme ta gueule.
On va donner l 'assaut. Je voulais parler avant.
Il est épuisé. Il est au bout du rouleau.
Tu peux le neutraliser avant que ça dérape. Je lui ai apporté ce qu 'il
je veux lui parler, c 'est clair, t 'as ou pas ? Je crois pas que ce soit une
bonne idée.
Commandant, s 'il n 'y a pas eu de carlin jusqu 'à présent, c 'est parce qu
a fait confiance au commandant Solaire.
Je veux juste lui parler.
Laissez une dernière chance, Ferdinand Négour. C 'est non ! Je vous emmerde !
Trône, c 'est Solaire !
Trône ! Vous avez oublié ! Il est où ?
Je m 'en fous, je vais à Rouvier.
Rouvier n 'est pas l 'assassin de votre fille, Antoine.
Arrêtez vos caleries de blabla.
J 'allais voir Rouvier ou je me flingue.
Antoine, j 'ai retrouvé le pendentif de Ludivine.
Le meurtrier l 'a gardé pendant toutes les années.
Je l 'ai avec moi.
C 'est une chaîne en or avec deux alliances.
La vôtre et celle de Stéphanie.
C 'est quoi cette connerie ? Vous l 'aurez voulu ?
Je vais vous expliquer pourquoi il est mort à ses gosses.
Merde ! Calmez -vous, Antoine, s 'il vous plaît. Écoutez -moi.
L 'assassin de Ludivine est avec moi.
Vous vous foutez de moi ? Non.
On y va.
Vous restez bien derrière moi.
L 'ange ! Qu 'est -ce que tu fais ? C 'est moi qui l 'ai tué, Antoine !
Antoine, c 'est moi !
C 'est bon, c 'est bon
Sous -titres par Jérémy Diaz
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