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les enfants ? Oui, ça va.
Ça va, c 'est bon, tranquille, on arrive.
Je suis comme jusqu 'à 10h en plus.
Oui, et moi, tu crois que je peux arriver à 10h à la brigade avec ma
commandante ? Attends, parce que tu appelles commandante en plus au boulot ?
évidemment, comment tu veux que je l 'appelle ? Ouais, sinon, comment ça se
passe avec maman ? Euh, ça va, on s 'adapte.
Ça doit être chaud, hein ? T 'imagines si maman était ma prof, l 'angoisse ?
Horrible. Non, mais c 'est pas ma prof non plus, on travaille en équipe. Ouais,
mais tu dois lui obéir, non ?
Hein ? Ouais, bah ouais. C 'est chaud, c 'est bien ce que je dis.
Mais tu sais, maman, elle est super contente de bosser avec toi.
Oh ça, première nouvelle.
C 'est elle qui nous l 'a dit.
Puis c 'est pas un secret, si elle est venue sur Montpellier, c 'est forcément
pour te retrouver.
Euh... J 'ai oublié les clés, attendez -moi.
Quoi ? Quoi ?
Rien, tout va bien.
Mais arrête.
Tu joues à quoi, sérieux ? T 'inquiète, j 'ai un plan diabolique.
Oh, merde.
Qu 'est -ce qu 'il fout ? Marshall n 'est
pas là. Bonjour.
Bonjour.
Erwan, je vous présente le lieutenant Eric Vernet. Il intègre l 'équipe des
Aujourd 'hui. Bonjour. Le Bélec.
On s 'est pas déjà croisés ? T 'étais où avant toi ? Au départ, j 'étais chez
les paras.
Ensuite, j 'ai fait deux ans au stup et là, je sors de cinq ans de GIGN.
Quoi, ça pose un problème ? Pas du tout.
Mais ça va te faire drôle ici.
Ça fait trop longtemps que je fais marcher mes muscles.
J 'ai envie de faire marcher mon cerveau.
Bien, c 'est parfait.
On va commencer par s 'installer.
Et, Roël, vous nous faites un petit point rapide ? Oui.
Tout à l 'heure, vers 8h, un noyer a été retrouvé sur la côte près du Gros -du
-Roi. Ça pourrait correspondre à un avis de recherche qui est tombé hier soir.
Un homme disparu en mer pendant une sortie de plaisance.
Camille est allée directement sur place. Mais Marshall, il est où ? Vous avez
des nouvelles ? Ben non, comme d 'habitude.
Eh ben on est parti.
C 'est qui Marshall ? Non t 'inquiète, tu le sauras même assez tôt.
Oui, c 'est la gendarmerie, le lieutenant Barbier.
Vous pouvez arrêter la recherche, on va trouver, c 'est bien lui.
Merci.
Salut. Salut, ça va ? Oui, ça va.
Bonjour, lieutenant Vernet.
Barbier, t 'es venu dans l 'équipe ? Alors, c 'est quoi le topo ?
Nicolas Maubert, le propriétaire des bungalows qui bordent la plage là -bas.
Il accompagnait une sortie en mer hier soir.
Le bateau était sur le retour de nuit et soudain, il a disparu.
Donc on a trois possibilités.
Il tombe par accident.
Le suicide, vous le faites volontairement à l 'eau. Ou meurtre.
Tire ses gagnants.
Toujours dans le désordre.
La peau n 'est pas cyanosée. Elle aurait une teinte bleutée, non ? Exact.
Elle est pâle et un peu sireuse.
Il devait être inconscient quand il est tombé à l 'eau. Sa tête a heurté la
baume du bateau.
C 'est à cause de ça qu 'il est passé par -dessus bord. Il n 'y a pas de baume
sur un bateau à moteur.
Ou alors c 'est post -mortem.
Il heurte un de ses rochers, là, par exemple.
Il faudra attendre l 'autopsie. Le salé a déjà fait son job.
Et Marshall, t 'as des nouvelles ? Il est reparti sur la vraie scène du crime,
le bateau. C 'est marrant, Solaire a eu la même idée. Ah bah tiens, c 'est grand
d 'être ce fringant.
Thierry Arnaud, vous êtes bien le speaker ? Oui, ça.
Racontez -moi ce qui s 'est passé hier soir.
On est partis vers 16h avec Nicolas et trois clients des bungalows.
Sophia Guérin, Clovis Beauchamp et Pierre Labovit.
Mes collègues vont nous interroger.
Donc vous étiez cinq sur le bateau.
Et à quel moment Nicolas Maubert a disparu ? Il devait être à peu près 20h.
était en train de rentrer, la nuit était tombée.
On était tous sur le pont supérieur, sauf Nicolas.
On l 'a cherché partout.
Il n 'était plus à bord.
On n 'y voyait rien.
J 'ai tout de suite fait un appel à la radio.
On l 'a cherché toute la nuit avec les gardes -côtes.
Il avait bu ?
On avait tous pris un petit verre, mais on n 'était pas bourrés. Les gilets de
sauvetage, ils étaient où ? Les gilets, c 'est Nicolas qui voulait pas qu 'on
les mette.
Il trouvait que ça cassait l 'ambiance.
C 'était lui le patron du bateau, après tout.
Et le bateau, il était à lui.
Capitaine Marshall, venez voir.
Ok, merci.
De rien.
Salut, mon capitaine.
Je vais presque descendre.
Capitaine Marshall, quelle surprise. Je m 'attendais. On va finir par vous poser
une balise à Argot.
Vous savez votre réplonge solo ? Je ne sais pas.
Camille est prévenue.
Camille est prévenue. Tu as vu que le ménage a été fait ? Oui, je vois ça.
Il y avait eu bagarre ? En même temps, la victime était blessée à l 'arcade.
Alors oui, peut -être.
Ils étaient combien à bord ? Cinq ? Cinq, oui. Et personne n 'a rien vu ni
entendu ? Bah non, les autres étaient sur le pont supérieur.
Donc notre victime s 'ouvre l 'arcade tout seul comme un grand et va jeter
discrètement à la mer. T 'es pas sérieux, Paul ? Bah si, Léa.
Il faisait nuit, le bruit du moteur, ils étaient en train de prendre l 'apéro,
il y avait de la musique, si, c 'est logique. Tu crois vraiment ce que tu dis
C 'est toujours un plaisir de te faire marcher.
Je te supporte plus.
Je sais.
Ok, alors admettons que tu aies raison.
On aurait sorti le corps par ici et on l 'aurait jeté par là. Ouais, ça se
tient.
Ça va pas ? Je vais te laisser.
Ouais, bien sûr.
Monsieur Beauchamp ? Oui ? Lieutenant Lebellec de la gendarmerie.
Nous inquiétons sur le décès de Nicolas Maubert. Vous étiez bien sur le bateau
hier, non ? Oui.
On n 'a pas compris.
Il était là et puis d 'un coup...
Je me demandais où tu étais passé, mais plus personne.
T 'as un ami en plus.
Point coup.
Les filles sont prêtes.
On y va ? Ok.
J 'arrive.
Votre femme n 'était pas avec vous hier ? Non, elle gardait les petites. Elle a
le mal de mer. Comment vous décririez Nicolas Maubert ? Super généreux, avec
tout le monde, vos petits soins.
Vous avez ouvert ce lieu pour en faire un vrai petit paradis.
Vous voulez rendre les gens heureux.
C 'est vraiment un mec d 'enfer. Et vous avez remarqué des choses particulières
entre les participants ? Ou avec M. Maubert ? Bah... Ouais.
Et... Il avait une aventure avec Sophia, la nana qui était avec nous sur le
bateau. Et dans l 'après -midi, ils ont eu une explication.
Et c 'était à quel sujet ? Je sais pas.
Sauf que quand elle est remontée avec nous, elle a dit qu 'ils se reposaient
dans sa cabine.
Sauf que nous, après, on l 'a plus jamais revue, Nicolas.
Dis -moi, c 'est quel genre la commandante ?
Ah bah le genre hyper pro, on ne la lui fait pas.
Faut pas se planter.
Sophia Guérin ? Madame Guérin, vous êtes là ?
Madame Guérin ?
Viens voir.
C 'est parti, on ? Oui, commandant, c 'est Barbier.
On est dans le bungalow de Sophia Guérin, là. Il y a un sac de voyage
'affaires. Mais elle est nulle part.
Bon, donc, on a eu de recherche.
On doit absolument la retrouver.
Merci, Camille.
Excusez -moi, Franck. Je vous en prie, Léa.
Bon, votre client n 'avait pas un centilitre d 'eau dans les poumons.
Il n 'est pas mort d 'une noyade, il est mort d 'hystémie cérébrale.
Asphyxie pour les intimes.
Par strangulation, pour faire simple. Voilà.
Avec fracture de l 'osioïde, juste au -dessus du larynx.
L 'eau a détendu les chairs, donc peu de marque.
Et l 'agresseur a serré à même le foulard, donc pas d 'empreinte. Le
implacable. Il y a quand même une particularité sur cet individu.
Il a de nombreuses cicatrices et il a subi plusieurs grèves de peau.
Avant de s 'y merdouiller, ce monsieur a été un grand brûlé.
D 'accord.
Et pour la blessure à l 'arcade ? J 'ai relevé des fines particules de bois.
Ça confirme les relevés de la scientifique. Il y aurait eu une lutte
bateau. La victime serait tombée sur un rebord de table.
Merci, Franck. De rien, Léa.
Au fait, Léa, je voulais vous...
Je voulais vous inviter à dîner, quoi.
C 'est pas grave.
Pose une fois.
Erwan, va voir dans le bureau, là -bas.
Arrêtez !
Fin de la cour.
Alors, vous vous êtes trompé de bungalow ? Ça va Erwan ? Très bien.
Allez hop.
Allez.
Les Bovitz, Pierre ? Mais dites, vous étiez sur le bateau vous hier, non ? Qu
'est -ce que vous faisiez ici, monsieur Les Bovitz ? En tout cas, je ferais pas
appel à vous pour le ménage. C 'est vous qui avez foutu ce merdier, là ? Hier,
Nicolas Maubert disparaît en mer, et vous, aujourd 'hui, vous cambriolez sur
bungalow ? Vous avez trouvé quelque chose d 'intéressant, au moins ? Non,
m 'étonnerait.
Parce que monsieur ne sait pas chercher. C 'est un métier.
Vous n 'avez pas fouillé, là ? Non.
Là non plus ? Non.
Ah ben... La prochaine fois, ce sera de la mort au rat.
Ton hôtel, ça va être un cimetière.
Monsieur Lebovitz, c 'est ça que vous cherchiez à lui ? J 'ai droit à un
Je suis défendu par Maître Frémaux.
Ça, t 'es sûr, vous en avez l 'habitude.
On connaît votre pedigree.
Extorsion, peau et blessure.
C 'est un cas tellement d 'organisé. On peut pas nier. Vous avez des références.
Vous avez le numéro de téléphone de Maître Frémont.
Vous le trouverez dans le mien.
La prochaine fois, ce sera de la mort au rein.
Ton hôtel, ça va être un cimetière.
Sympathique comme lettre d 'amour.
Ouais. C 'est quand même pour oublier que plusieurs résidents du lodge ont été
victimes d 'intoxication dans les dernières 48 heures.
On a prélevé des échantillons dans la citerne d 'eau potable et sur les
Les analyses sont en cours.
Ok. Notre fille de l 'air ? Alors, Sophia Guérin, elle a 37 ans, divorcée.
Elle est cadre dans une société de BTP, mais on n 'a toujours pas de nouvelles,
donc on la recherche.
Et les deux derniers passagers ? Gabriel Renaud, 29 ans, c 'est lui qui pilotait
le bateau.
Il s 'occupait des sorties en mer pour Maubert. Et Clovis Beauchaud, un père de
famille en vacances, un habitué du lodge.
Il est comptable en région parisienne, proche de la victime, et d 'après lui,
Maubert avait une liaison rageuse avec Sophia Guérin.
Notre vie se paraît.
Ok, merci Camille.
Quoi ? Je me disais, on n 'a pas d 'empreinte sur la lettre. Alors ton
chanteur peut continuer de nier. Dans moins de 24 heures, il est dehors. Un
léger, non ? Oui, Vernet ? Ok, très bien, j 'arrive.
Le téléphone de Sofya Guérin continue de borner au lodge. J 'y vais.
D 'accord. Les Bovis, j 'en fais quoi ? Je ne sais rien, moi. Ah bah si, tiens.
Je vais lui avouer.
On a fait analyser le sein des vacanciers intoxiqués.
Ils sont tous...
Positif au tipion. Vous savez ce que c 'est le tipion, maître ? C 'est un
laxatif très puissant.
On en a retrouvé aussi dans la citerne d 'eau potable de Mangalo.
Ça, c 'est votre portable.
Avec la SMS échangée avec votre commanditaire.
Celui qui vous payait pour persécuter Maubert.
Et pourquoi d 'ailleurs ? Pour le raqueter ? Pour faire main de base sur
terrain ? Moi qui je peux comprendre, un terrain comme ça sur la plage, c 'est
vrai que ça donne envie.
Dix ans vous enchaînez.
Escroquerie, extorsion, raquettes, dans toute la région.
Chaque fois, vous vous en tirez avec du sursis.
Bravo, maître.
Non, c 'est vrai, vous avez un très bon avocat.
Mais un homicide, ça sent pas un peu la fin du bal, ça ? Avec votre palmarès,
les bovites, le juge va vous aligner pour de bon.
L 'édition va être salée.
25 ans, à regarder des redifs de télé -réalité à 4 dans 10 mètres carrés.
Vous allez vous régaler.
Belle soirée en perspective.
Tous les bungalows sont occupés ? Non, non, c 'est la fin de saison. Le lodge
est au trois -quarts vide.
Sa valise est là, mais elle n 'est pas repassée la journée.
Elle est quelque part.
Elle n 'est pas loin, elle est quelque part. Elle est là puisque son téléphone
est là. On doit la trouver.
Vous avez été à côté aussi ?
Amen. Non.
Bonjour, Madame.
Gendarmerie nationale.
Commandant Solaire.
Qu 'est -ce qui se passe ? J 'ai peur.
Tout va bien. Vous êtes en sécurité, maintenant.
Vous êtes bien, Sophia Guérin ? Vous allez sortir, on va pouvoir discuter.
N 'ayez plus peur, vous êtes en sécurité.
S 'il vous plaît, Madame Guérin, allez -y.
Allez -y.
Doucement.
Je vous présente le lieutenant Vernet.
Ça va ? Vous avez retrouvé Nicolas ? Vous allez venir avec nous à la
gendarmerie. On sera plus tranquilles.
On y va.
Vous avez discuté avec Nicolas sur le bateau.
Je voulais juste qu 'il m 'explique.
On avait eu un vrai coup de cœur l 'un pour l 'autre. Pourquoi tout à coup il
avait changé d 'avis ? Et ? Il voulait s 'en tirer avec le beau rôle alors qu
'il m 'avait jeté comme une merde.
À ce moment -là, j 'ai compris qu 'il était comme les autres.
Ok, comme les autres. Vous voulez dire les hommes qui vous sortent les violons
pour vous... Puis qui vous placent juste après ? Exactement.
Mais je voulais pas qu 'il meure.
Je vous assure, c 'est pas de ma faute.
Racontez -moi ce qui s 'est passé.
Il a voulu me consoler.
Et je l 'ai repoussé en arrière.
Il a trébuché.
Il est tombé sur le bord de la table.
Il bougeait plus.
Je ne savais plus quoi faire.
Je suis remontée.
Je me suis mise dans la cabine de pilotage.
Et ensuite ? Gabriel a demandé où était passé Nicolas.
Il est descendu.
Et là... Il n 'y avait plus rien.
Pas de sang, pas de corps.
On a cherché partout et il n 'était plus là.
Pierre. Pierre Lebovitz.
Nicolas s 'en méfiait.
Il avait reçu des lettres de menace, on voulait le forcer à vendre son terrain.
Il doutait que c 'était lui le maître chanteur.
J 'ai sûr que c 'est lui qui l 'a foutu à l 'eau.
J 'ai voulu faire mes affaires très très vite.
Et en partant dans l 'allée, là, je l 'ai vu.
J 'ai eu très peur qu 'il s 'en prenne à moi, donc je me suis cassée.
Moi je pense qu 'on devrait se concentrer sur Lebovitz. Il ment, il
Je suis sûr qu 'il voulait planter l 'affaire de Maubert et travailler pour
quelqu 'un. On a le numéro du commanditaire via les SMS qu 'il
Bovis. On pourrait les coller dos à dos. Mais non, le numéro vient d 'une carte
prépayée, Paul.
Ça va prendre un temps fou de remonter jusqu 'à lui.
Mais Léa, il communique par SMS. Avec un peu de chance, le commanditaire sait
pas que les Bovis étaient en garde à vue.
On n 'a qu 'à lui donner rendez -vous.
Qu 'est -ce que tu fais ?
Pour être purement, t 'es plus crédible si on est en couple.
Ah oui ? Bah oui.
Ah, t 'aurais préféré faire ça avec le nouveau, alors ? Quoi ? Quoi avec le
nouveau ? Mais quoi ? C 'est pas vrai ? Mais attends, tu me fais une crue de
jalousie, là. Non. Mais si. Mais non.
Mais si. Mais non.
Mais si, grave. Non, écoute, c 'est juste que j 'ai bien vu.
Tu l 'avais regardé. Allez, donne -moi un petit bisou, là.
Arrête, Camille.
Bah, ce mec, là.
Il est en train de se rouler un pétard, là.
Il cherche l 'agent Leibovitz. Allez, laisse -moi un petit message.
C 'est lui, non ? Oui, c 'est lui.
Bon, flic.
Tu pars à gauche ? Oui.
On va te revoir, monsieur.
Je t 'en garde à but à compter de ce jour.
17h17.
On va pas faire quelques minutes, toi.
Quelqu 'un peut m 'expliquer pourquoi c 'est toujours moi qui cours ? Je vois
pas du tout de quoi tu parles.
Sam Fleureau, promoteur immobilier, c 'est ça ? Faites très attention à ce que
vous faites.
Oui, on sait.
Vous avez des amis, vous avez le bras long, tout ça, tout ça.
J 'ai une société, tout est parfaitement légal, tout est en ordre. Oui, mais c
'est vrai que...
Vous n 'avez pas le même CV que les voyeux que vous embauchez pour faire le
boulot. Enfin, là, pour meurtre, en l 'occurrence, le commanditaire risque
gros que l 'exécutant, vous le savez.
Ça va vous faire drôle en prison.
Après, nous, on peut essayer d 'être compréhensifs.
Mais ça, c 'est à vous de voir.
Je vous écoute, M. Floreau.
D 'accord.
Le terrain de Maubert, il vaut une fortune.
Moi, j 'avais le permis de construire.
Les banques m 'y cuivaient.
Une résidence top niveau, directement sur la plage, vue sur la mer, pas
J 'ai fait une proposition très honnête à Maubert.
Il n 'était pas vendeur ? Non, il a refusé toutes mes offres.
Mon chef de chantier m 'a conseillé de faire pression sur lui. Il connaissait
quelqu 'un, il m 'a mis en contact avec ce type.
Pierre -Louis, oui ? Il devait juste faire un peu de pression, quoi. Enfin,
intimidation, rien de méchant.
Attendez, rien de méchant ? Il a envoyé dix personnes à l 'hôpital, quand même.
Écoutez... Vous comprenez bien que l 'idée, c 'était pas de le tuer.
Maintenant qu 'il est mort, à qui il achète, moi, le terrain ?
Au
vu des éléments, j 'ai fait une démarche auprès du procureur pour que la garde à
vue de mon client soit écourtée.
Ah oui, mais non. Non, non, vous ne fatiguez pas.
Son commanditaire l 'a balancé.
Intimidation, menace, atteinte à la santé publique, vous pouvez considérer
'il est mis en éclatement.
Ah d 'accord, vous ne comprenez pas.
Je vais vous expliquer, moi, ce qui s 'est passé. Nicolas Maubert, il en a eu
marre d 'avoir sur le dos un petit racketteur de bas étage qui filait la
touriste à ses clients et qui glissait des petits mots doux sous sa porte. S
vous plaît, capitaine. Attendez, je n 'ai pas fini. Donc Maubert, ce soir -là,
sur le bateau, il a compris que c 'était vous qui essayiez de le plomber.
Alors vous vous êtes battu.
Vous l 'avez étranglé, pour qu 'il ne vous dénonce pas, et vous l 'avez
à la flotte.
Ne répondez pas.
Mais non, mais c 'est fini, la maître.
Ah oui, les bovites, on a tout.
La lettre anonyme, le flac dans le bungalow.
Vous le faisiez chanter, il s 'est rebellé, vous avez dérapé et vous l
tué. Vous vous plantez, il ne savait pas que c 'était moi.
C 'est vrai, je suis venu sur le bateau pour le faire flipper, mais je n 'ai pas
eu le temps.
Juste après que la fille soit remontée, je suis descendu pour mettre une autre
lettre dans sa cabine, mais il était par terre, il y avait du temps.
Je ne voulais pas qu 'on me colle ça sur le dos, alors je suis remonté direct,
je n 'ai rien dit à personne.
Qui a descendu après vous ? Je ne sais pas.
Je me suis mis dans la cabine de pilotage, le skipper m 'a laissé là
Il y avait la fille assise dans un coin.
Elle a resté là jusqu 'à ce qu 'on arrive.
Commandant, je peux vous parler ? Monsieur Erwann, je vous écoute.
J 'ai fouillé la vie privée de Maubert. D 'un point de vue administratif, tout s
'arrête il y a cinq ans.
Sécu, loyer, banque, etc.
Avant, Nicolas Maubert n 'existait pas.
Qu 'est -ce que je vais vous raconter là ? C 'est une fausse identité ? Non, c
'est une nouvelle identité, mais tout à fait légale.
Avant, il s 'appelait Mathias Laurier.
Tenez, ça c 'est le véritable acte de mon pince.
Beau travail, Erwan. Bravo.
Merci. Bravo.
Quand j 'ai enregistré l 'avis de disparition à ton nom, tout était
'ai suivi la procédure.
Comment j 'ai pu passer à côté ? Vous ne pouviez pas deviner.
Le chargement s 'est fait légalement, il n 'y a aucune trace sauf à l 'état
civil. Erwan a dû remonter jusque -là. Comment t 'as trouvé ça, toi ? Maubert a
subi des grèves de peau, c 'est dans le rapport du légiste.
Donc je me suis dit qu 'il a forcément été hospitalisé dans un service de
brûlés et qu 'il devait y avoir une trace quelque part. Mais je n 'ai rien
trouvé au nom de Nicolas Maubert.
Parce qu 'à l 'époque, il s 'appelait Mathias Leroy.
C 'est bizarre, ça.
On vous apprend pas tout au GIGN.
Bon, on doit trouver dans quelles circonstances il a été grèvement brûlé.
J 'ai rendez -vous avec Maître Michaud Larivière, l 'avocat qui a plaidé ton
changement d 'identité.
Très bien.
C 'est moi qui vais y aller.
Euh, Vernet, Vernet, on se calme.
De toute façon, il ne vous dira rien sans ordonnance de juge. Si, commandant.
À moi, il va me parler.
Faites -moi confiance.
Il doute de rien, lui, hein ? Faut pas qu 'il en fasse trop, non plus.
Hein ? De Marshall dans l 'équipe ? Je ne veux pas y arriver.
Maître Michaud -Larivière ? Lieutenant Vernet.
Vous vous rappelez de moi ? Je suis gendarme.
Ah non, pas du tout.
J 'étais au stup.
Ça ne vous dit toujours rien ? Vous auriez pu vous retrouver devant le
de l 'ordre, si on ne vous avait pas aidé sur l 'affaire Vladimir.
Ah, Lieutenant Vernet.
Vous allez bien ? Oui, très bien, merci. J 'ai quelques questions à vous poser
sur un dossier que vous avez plaidé il y a cinq ans.
Le changement d 'identité de Mathias Laurier.
Oui, je me souviens très bien de M. Laurier.
C 'était un grand brûlé, il était en pleine convalescence.
Il souffrait beaucoup quand j 'ai appris le dossier.
Pourquoi il voulait changer de nom ? Il dirigeait une usine de produits
plastiques du côté de Royan.
Un jour, avec sa secrétaire, ils ont été pris dans un incendie.
Il s 'en est sorti, il a eu grave brûlure, mais la secrétaire a marqué
flammes. Il était responsable de l 'incendie ? Non, pas du tout.
C 'était un accident, il a obtenu un engueu.
Son sentiment de culpabilité était très fort.
Il a voulu tout recommencer à zéro en s 'installant ici.
Il était innocent, il avait droit à un nouveau départ.
C 'est tout ce que j 'ai plaidé.
Merci, maître.
Monde en solaire ? Oui.
Très intéressant, taverner. Peut -être que le meurtrier est en lien avec cette
histoire.
Il nous reste deux meurtriers à interroger demain matin, on s 'en
Allez,
bonne soirée, merci.
Bonsoir. Good evening.
Bonas noches.
Oh,
t 'as préparé à manger à maman ? Mais t 'es trop beau, toi. Parce que maman,
elle a vécu une journée de dingue. Elle est fatiguée, elle a eu froid. Et puis,
elle est tellement contente de retrouver ses enfants. C 'est vrai que c 'est un
bonheur. Ça va, maman ? Oui, oui, ça va. Papa, il nous a fait des tomates
parties. C 'était trop bon.
Ah, génial. Ça me fait une belle jambe, ça.
Et il a parlé de toi pendant tout le repas. Ah bon ? Oui, c 'est vrai, maman.
De toute façon, il ne nous parle tout le temps que de toi.
Ah bon ?
D 'accord.
D 'ailleurs, la dernière fois, quand il y avait ses potes à la maison, ils lui
ont dit qu 'il était encore amoureux de toi.
Et il a pagné.
Deux baskets.
Ah, je vais prendre une douche.
C 'est ça ton plan là ? Bah quoi
? C 'est vraiment n 'importe quoi, t 'es totalement taré.
Bah non, tu vas voir, ça va marcher. Ah non, mais je te préviens, si papa et
maman se remettent ensemble, moi j 'arrête tout.
Ça va être compliqué, c 'est ça.
C 'est compliqué.
Pourquoi vous venez si tôt ? Eh bien, vous craignez pas, on aurait pu
votre femme.
Vous entendiez comment avec Nicolas Maubert ? Je le connais à peine.
J 'étais en Martinique pendant 4 ans, je suis rentré il y a 3 mois.
J 'ai juste répondu à une annonce sur internet pour me faire un peu d 'argent.
Ok, admettons.
Pendant la navigation de retour, il y a un moment où vous êtes descendu dans le
salon du bateau ? Ouais, pour chercher une bouteille de rosée pour l 'apéro.
Monsieur Lebovitz était à la barre.
Je suis même pas descendu 5 minutes.
J 'ai vu personne.
Vous saviez que Maubert avait changé d 'identité ? Non, pas du tout.
Monsieur Grosjean, vous louez un bagalo de luxe avec votre femme et vos deux
filles pendant 15 jours.
Vous êtes privé à toutes les extorsions payantes, comme la sortie en mer. Et
alors ? Et alors ? Vous ne payez jamais.
Même pas les arts pour la réservation.
Nicolas me faisait tout gratuit.
En échange, je le faisais faire comptable.
C 'est mon métier.
C 'était un ami, on fait un rendu.
Comptable, c 'était votre métier, oui.
Mais avant.
Ça fait trois ans que vous avez été licencié.
Vous êtes au chômage, M. Beauchamp. Je travaille en freelance, maintenant.
C 'est mieux pour les enfants.
Ça c 'est bon pour raconter à votre femme, moi je sais que c 'est bidon.
Vous n 'avez pas décroché grand chose comme contrat, vous en avez perdu aussi.
Mais pendant ce temps -là, vous continuez sur le même train de vie et c
comme ça qu 'on finit dans le mur.
Nicolas Maubert n 'était pas son vrai nom, vous le saviez ça ? Non, non, bien
sûr que non.
En fait, il s 'appelait Mathias Laurier.
Vous étiez amis avec lui pourtant.
Oui, mais je vous jure que j 'en savais rien.
Ouais, ma puce, coucou. Est -ce que tu pourrais m 'aider pour ce soir ? J 'ai
exposé d 'histoire et je suis à l 'air de fou.
Mais t 'es chez maman ce soir. Mais elle sort et Thomas est chez un copain. Du
coup, je me retrouve toute seule.
Bon, ouais, d 'accord, j 'aimerais. Cool, merci papa.
Bisous, à ce soir.
Bisous, ma puce.
Voilà, c 'était le 10 juin 2012, près de Royan, l 'usine de plastique Laurier
prend feu. Fanny Champier, 26 ans, secrétaire de direction, décède dans l
'incendie. Vous avez fait des recherches ? Dans ta famille ? Oui, ses parents
sont séparés, sa mère est à l 'étranger, et son père est toujours à Royan, mais
je l 'ai eu en ligne, il a 70 ans et un cancer.
Vous avez trouvé un lien entre elle et le mot suspect ? Alors, Clovis Boso a
vécu toute sa vie vers Angers, puis en région parisienne, et je n 'ai trouvé
aucune connexion avec lui. Et l 'autre ? Et Gabriel Renaud est né à Lille, il
est devenu skipper sur des voiliers de plaisance, il est parti aux Antilles, en
Polynésie, ça fait 10 ans qu 'il est loin, et le point commun, c 'est qu 'il
passé son bac à Royan.
Il a de la famille là -bas ? Non, c 'est un enfant de la date. Il a été dans
plusieurs familles. Je vérifie les infos qu 'il nous a données, mais ça prend du
temps. Erwann, on n 'a pas de temps. On doit les libérer demain matin.
Qu 'est -ce que tu fais là ? Je dois aider Alice pour un exposé, mais je ne
pas. Je ne sais pas où elle est.
Quel exposé ? Un exposé d 'histoire.
Tu ne devais pas sortir ce soir ? Sortir, moi ? Ah non, non, non. Je dois
rejoindre Vernet.
On doit passer l 'appartement de Maubert. On fait une fin.
Entre deux secondes, je passe un minute près.
Tu l 'as gardé ?
Tu as gardé la table ? Bah évidemment que je l 'ai gardée.
C 'est moi qui l 'ai choisie, on a acheté ensemble.
Bon Paul, il faut absolument que tu lui parles.
Oui, je vais lui parler.
Je dois lui dire quoi exactement ? Mais je sais pas.
Qu 'elle ne doit pas se faire des illusions, qu 'elle aurait une espérée,
'elle en serait malheureuse.
Espérer quoi ? Allez Paul, s 'il te plaît.
Tu sais très bien ce que je veux dire.
Et sinon, Chloé, t 'as pu en tirer quelque chose ? Non.
On est obligé de le relâcher demain matin ? Non, j 'ai eu le procureur, j
obtenu une prolongation de sa garde à vue.
Comment t 'as fait ça ? J 'ai relâché Sophia Guérin, les bovides s 'est mis en
examen pour l 'intoxication, le chantage, et je lui ai expliqué que le
était forcément l 'un des deux derniers. Bien, bravo. Mais j 'ai pas le droit de
me planter.
24 heures, pas une heure de plus.
Qu 'est -ce que tu fais là, ma puce ? Fais ce que tu t 'imagines, ma chérie.
crois vraiment que ton père et moi... Ok, laissez tomber.
Bon, c 'est bon, je t 'en occupe.
Bon, tu restes avec elle jusqu 'à ce que je rentre, hein ? C 'est bon.
T 'arrêtes jamais, toi.
J 'ai pas vraiment le choix, en fait.
Allez, fais pas la tête, viens.
Ma puce.
Tu sais, tous les enfants de divorcés rêvent que leurs parents se remettent
ensemble.
Mais c 'est pas un rêve.
Ça se voit, vous en crevez d 'envie tous les deux.
Qu 'est -ce que tu dis là ? Quand on arrive déjà à peu près à travailler
ensemble, c 'est pas si mal.
C 'est parce que tout le monde fait semblant.
Y 'a que moi qui vois la vérité.
En plus, je passe pour une conne. Non, tu passes pas pour une conne, Alice.
C 'est juste que... Bon, on arrête d 'en parler, d 'accord ?
On s 'est séparés il y a dix ans avec ta mère, on va pas se remettre ensemble
maintenant. Et pourquoi pas ? Parce que ça arrivera pas.
Comment tu peux en être aussi sûre ? Comment tu peux être aussi têtue, Alice
Tu vois vraiment pas d 'où ça vient ?
Il a quitté Royan pour s 'installer ici sans rien emporter avec lui.
Ni souvenirs, ni photos.
Rien du passé.
C 'est bizarre, ça. Il a de la famille, là -bas ? Non, non, il faisait que
bosser.
Avant l 'incendie, son usine marchait très bien, mais il avait une sale
réputation. Plusieurs de ses employés l 'ont collé au prud 'homme.
Qu 'est -ce qu 'on lui reprochait ? Orsup à gogo, jamais de pause.
Le Royan, c 'était tout pour la rentabilité.
Et pourtant, ce bungalow lui rapportait rien. Il faisait crédit à tout le monde.
C 'est comme s 'il avait changé du tout au tout.
Vous savez pourquoi ?
Un sandwich de l 'usine, ça s 'est passé un dimanche. Annie, sa secrétaire, elle
n 'aurait jamais dû être là. Donc il y a forcément un lien entre le passé et le
présent. C 'est ça qu 'on doit trouver.
Attendez, j 'ai peut -être trouvé autre chose, là.
Qu 'est -ce que c 'est ? La comptabilité du lodge.
Regardez, il y a des annotations, des chiffres entourés.
Il épluchait sa propre compta.
Compta faite par ton ami Clovis.
Ce ne serait qu 'une histoire de gros tout.
Monsieur Renaud.
La garde à vue est prolongée de 24 heures, sous l 'autorisation du
la République.
Vous avez le droit de faire prévenir votre entourage, d 'être assisté d 'un
avocat et de consulter un médecin.
On
reprend
tout depuis le début.
Encore ? Ah oui, encore, oui, monsieur Relot.
Un homme a été tué à bord et vous étiez le capitaine du bateau.
Qu 'est -ce que vous voulez que j 'y fasse ? Si j 'étais à l 'eau, ce n 'est
ma faute.
Si quelqu 'un l 'a poussé, encore moins.
Alors, selon vos déclarations, vous avez laissé la barre à M.
Lebovitz autour de 19h et vous vous êtes resté sur le pont supérieur à boire l
'apéro. Vous êtes redescendu ensuite pour chercher une bouteille de vin.
D 'après les déclarations de M.
Clovis Bochot, ça vous a pris quand même un certain temps pour trouver un petit
rebouchon. Et lui, il vous a dit qu 'il était descendu pendant super longtemps
aussi ? Qu 'après ça, on n 'a jamais revenu, Colin ? Non.
Ouais, mais je vais vous dire un truc.
Nicolas m 'avait parlé à propos de Clovis.
Il en avait marre de lui faire crédit.
Oui, c 'était supposé faire la compta de l 'hôtel et il fait de grosses
conneries. Oui, c 'est bon, c 'est bon.
Nicolas a décidé la semaine dernière de reprendre toute la compta lui -même.
Il était très énervé, il me l 'a dit.
Je crois qu 'il s 'est rendu compte que l 'autre lui piquait du blé.
Ils ont gueulé.
Ça a tuté le généreux.
Nicolas en a eu marre de votre compta foireuse, alors il a décidé de tout
reprendre à zéro et là... Bingo, il se rend compte que vous lui piquez du
pognon. Ça a dû le rendre furieux, ça. Ok, il m 'a reproché mes conneries,
voilà.
Il avait raison.
Je n 'allais pas le tuer pour ça.
Sauf s 'il vous a menacé d 'en parler à votre femme.
Là, ça vous aurait fait péter les plombs.
Vous ne lui dites pas grand -chose à votre femme, hein ? Vous lui en parlez
quand, de la mise en vente de la maison ? Jamais je ne refais de mal à Nicolas.
C 'est le seul mec qui m 'a tendu la main depuis que je suis dans la merde.
Ma femme n 'a rien à voir.
Sinon, elle va partir avec mes filles. Je ne pourrais pas le supporter.
Je ne pourrais pas.
Je ne veux pas perdre ma famille.
C 'est le skipper.
Le skipper, c 'est lui.
Quand il est descendu chercher le rosé, il est resté beaucoup trop longtemps. Je
vous l 'ai dit.
L 'ébovite est à la barre.
Vas -y.
Voilà. Cap sur la côte.
Sophia arrive.
Elle dit que Maubert se repose dans sa cabine.
Et elle va se mettre là -bas.
Dans le coin là -bas.
Ah, je fais les deux ? Eh ben oui.
Elle va rester prostrée jusqu 'à la fin.
Non mais prostrée.
Non, mais plus.
Voilà. Pendant ce temps -là, Clovis Beauchaud est sur le pont avec Gabriel.
Capitaine ?
Donc,
Gabriel déteint chercher une bouteille de rosée.
Il prétend te rester 5 minutes, mais Clovis, lui, dit que ça durerait un bon
quart d 'heure.
Gabriel remonte. Peu de temps après, Clovis déteint.
Il prétend qu 'il est allé aux toilettes et que ça a duré que 5 minutes.
Mais Gabriel, lui, il dit que ça a duré au moins un quart d 'heure.
Alors, lequel des deux morts, selon toi ? Eh ben... Le fléchier ?
Mais c 'est clair.
C 'est clair.
Mais c 'est pas possible que ça soit Clovis, pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu
est descendu en dernier.
Ouais.
En fait, je suis largué, là. Bon, imagine.
Je suis Clovis, tu es Gabriel, d 'accord ? Ouais. On prend l 'apéro.
Pendant qu 'on parle...
Maubert est en bas, à sommet. Il a l 'arcade qui pique le centre, c 'est d
'accord ? Oui. Bon.
Si à partir de là, moi, je descends chercher une bouteille de rosé... Ouais.
Eh ben, je vais tomber sur Maubert, en bas.
Même s 'il est revenu à lui, il y a forcément du sang sur son visage et en
interterre. Il aura forcément raconté qu 'il s 'est battu avec Claudia. Alors,
si Clovis n 'a rien vu, c 'est parce que Gabriel avait fait le ménage avant.
Voilà. Ah ben, vivant. Allez, va.
Il a raison.
Il m 'énerve quand il a raison, mais ça m 'énerve.
Bon, t 'as raison.
C 'est Beauchamp qui dit la vérité, c 'est le skipper qui ment. Le problème, c
'est que je pense que le procs n 'a pas adoré.
Ah non, mais alors ça, je te le confirme.
Il va même me rire au nez et faire valoir à juste titre que tout ça est
construit sur des témoignages de gens qui sont toujours suspects.
C 'est le serpent qui se mord la cure.
Il nous reste 12 heures. Demain matin à 10 heures, je suis obligée de le
relâcher. Les demandes d 'infos sur lui n 'auront jamais abouti. Non, non, non,
Léa, il va nous filer entre les doigts.
Le seul moyen de le faire avouer, c 'est de trouver son lien avec le passé de
Maubert. Alors je fonce à Royan pour voir la famille de Fanny Champier.
La jeune femme qui est morte dans l 'incendie. Ok. C 'est la dernière carte.
Prends Camille avec toi.
C 'est bon.
Oui, Béa, c 'était Franck.
Voilà, je... On n 'a pas eu l 'occasion de se voir beaucoup ces derniers temps
et du coup, je me demandais si vous aviez réfléchi à ma proposition.
Ah bah, vous savez, pour ce verre qu 'on pourrait aller boire ensemble.
Franck, je crois pas que ce soit une bonne idée.
Eh ben voilà, on va faire comme ça.
Allez, bonne soirée, Franck.
Pourquoi tu refuses ? Pardon ? Tu pourrais aller boire un verre avec lui.
'engage à rien et ça peut être plutôt cool.
Oui, enfin non.
Non, tu sais, Thomas, mélangez -le.
Le boulot, la vie privée, c 'est toujours compliqué.
C 'est sûr que bosser avec son ex, c 'est quand même plus simple.
Qu 'est -ce qui vous arrive à toi et ta sœur ? Vous avez pété une durite ou quoi
? Entre elle qui organise un dîner au chandail avec ton père, toi qui veux que
je sorte avec le légiste, c 'est quoi le problème ? Quand un parent d 'élève te
draguait, tu disais que tu pouvais pas tout mélanger.
Quand un voisin craque sur toi, tu dis que ça va être problématique parce que
justement, c 'est un voisin.
Mais alors par contre, quand on te propose d 'aller bosser avec ton ex,
là, tu fous. Oui, maintenant, ça suffit, Thomas. On arrête cette conversation.
Maman, tu vois pas que t 'as un problème ?
Ça fait 10 ans que t 'es plus avec papa et tu ne nous as jamais présenté
personne. Non, il n 'y en avait aucun qui méritait que je vous le présente.
Voilà, c 'est tout. En fait, Ali, t 'as raison.
La vérité, c 'est que t 'as jamais pu oublier papa.
Pas du tout.
Mais alors, pas du tout.
Nerveux tous !
Bonjour, monsieur Chantier, gendarmerie nationale.
On souhaiterait vous parler de votre fille, Fanny.
Qu 'est -ce que vous voulez savoir ? On a juste deux, trois questions à vous
poser, monsieur.
Si vous voulez boire quelque chose, c 'est là -bas.
Non, non, merci.
En fait, on est venu vous parler du procès de Laurier.
Il aurait jamais dû être acquitté.
Ma petite fille.
Ce salaud la faisait bosser jusqu 'à pas d 'heure.
Même les week -ends, pour pas un an.
Elle n 'a même pas été capable de la souper des flammes.
J 'aurais pu le tuer moi -même, j 'aurais dû le faire sans doute.
Aujourd 'hui, c 'est trop tard.
Mathias Laurier vient d 'être assassiné.
Elle a eu ce qu 'il méritait.
Je peux m 'en aller tranquillement maintenant.
Je comprends, monsieur Champier, mais Laurier avait pas mal changé après l
'incendie. Je suis désolée, mais je suis obligée de vous poser la question.
Où étiez -vous lundi soir ? J 'étais à la maison, comme tous les jours.
Je fais ma signaux ici.
Je peux à peine bouger.
Il fait six mois que j 'ai chopé cette saloperie.
On aurait besoin des noms de tous les gens qui, à votre connaissance, ont
fréquenté Fanny.
Camille, tiens -moi.
Ce champier, c 'est qui, là, à côté de Fanny ? Gabriel, mon fils.
Je croyais que Fanny était philoïque. Avec ma femme, on n 'a pas réussi à
de deuxième enfant.
Alors on a décidé de faire famille d 'accueil.
Gabriel a resté avec nous pendant 10 ans, du 17 au 18.
Il était devenu presque comme mon fils.
Bonjour, Léa Toller, laissez -moi votre message.
Gabriel Renaud, c 'est la fin de votre garde à vue.
Vous êtes libre.
Commandant, Marshall cherche à vous joindre. Je vous remercie.
Vous voyez le bol ? Ouais, Léa, c 'est le skipper.
Monsieur Renaud, s 'il vous plaît ! Arrêtez -le !
Il faut m 'en sortir ou je fais une connerie ! Ne faites pas ça, Gabriel.
Bougez pas.
J 'ai rien à perdre.
Ne m 'obligez pas à tirer, Gabriel.
Bougez pas ! Lâchez votre arme.
Votre arme !
Ouais,
Valérie, c 'est encore moi.
Gabriel Renaud a pris un brigadier en otage.
Mets -le au parleur, maximum.
Gabriel, c 'est papa.
Fais pas de conneries, mon grand.
On a déjà perdu ta soeur, ça suffit.
Mais foutez -lui la paix ! Foutez -lui la paix ! Laissez votre arme, Gabriel.
Ne m 'obligez pas à tirer.
Allez.
C 'est fini.
Doucement.
Voilà, c 'est bien.
Rembarquez -le.
Ça
va
? Non, comment ?
J 'étais tout le temps par monts et par veaux, mais avec Fanny, on s 'appelait
tous les jours.
Par téléphone ou par Internet.
Elle connaissait toute ma vie.
Elle me racontait tout.
Quand elle est morte, je suis rentré à Royan pour les obsèques.
Puis je suis reparti tout de suite, le plus impossible.
J 'ai essayé d 'oublier.
J 'appelais souvent mes parents adoptifs.
J 'étais tellement heureux avec eux.
C 'est la maladie de votre père qui vous a poussé à passer à l 'acte ? Non.
Ça m 'a poussé à revenir en métropole plus souvent.
Pour le voir.
Et comment vous êtes remonté à M. Maubert ? Le hasard.
Je cherchais du boulot dans la navigation de plaisance.
Je suis tombé sur son annonce.
Sur le site de Lodge, il y avait une photo de lui.
Il avait peut -être changé de nom.
Je l 'ai tout de suite reconnu.
Il était là à tout sourire.
Comme si de rien n 'était au soleil.
Ça m 'a rendu fou.
J 'étais embauché.
Je pouvais pas s 'en tirer comme ça.
Pourquoi vous avez attendu ce point -là ? Je sais pas.
Peut -être que j 'ai pas eu le cran de lui dire avant.
Vous vous êtes retrouvés tous les deux dans cette rébine ? Et que s 'est passé
Il était blessé à l 'arcade.
Il était tombé à cause de cette fille.
Il y avait du sang partout.
Je l 'ai aidé à nettoyer.
Puis je me suis dit que c 'était le bon moment.
Alors j 'ai commencé à lui parler de Fanny.
Il a tout de suite compris.
Mais je jurais qu 'il ne s 'était jamais remis de sa mort.
Je crois qu 'il était sincère, Gabriel.
Non.
Vous savez ce qu 'il a osé me dire ? Que c 'était de sa faute.
À ma soeur.
qu 'elle avait absolument voulu récupérer son tête dans son bureau.
Sinon elle serait pas morte.
Vous vous rendez compte ? Alors je l 'ai attrapée.
Sous -titrage ST'
501
Sous -titrage ST' 501
Sous -titres par Jérémy
Diaz
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