All language subtitles for [apreder]Tandem_s.7_ep.06(2023)DVB (1)

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Original subtitles

Oh, tu fais quoi ? Regarde.

Heureusement que tu m 'as aidé, tu ne serais jamais arrivé toute seule.

Tu pourrais m 'aider à monter aussi, parce que c 'est chiant. Oui, je t

'aiderai. C 'est bien que tu aies gardé ce lit.

Tu te rends compte que j 'ai dormi dedans ? Alice, Thomas, et puis

notre petit -fils, ou notre petite -fille, Pascal.

Oh non ! Qu 'est -ce qu 'il y a ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Regarde.

Oh, le doudou d 'Alice. Le doudou d 'Alice que tu m 'avais accusé d 'avoir

dans un parc où je ne sais plus où.

En attendant, c 'est pas moi qui l 'ai rangé dans ce matelas. Oui, mais en

attendant, il était rangé.

Je pense qu 'on a fait toutes les boutiques pour trouver le même.

C 'est encore le bébé.

On va le laver un peu quand même.

C 'est Erwan.

Il nous attend au massif de la gardière.

Ok. Allez, go.

Je mangerai tout ce soir.

Aucun papier sur lui. Et les tics ont ratité la zone et ils n 'ont rien

Je descends, là. Je vous entends pas.

Merci,

John.

On a aussi retrouvé ton téléphone.

Complètement HS.

Comme lui, j 'imagine.

Parce qu 'alors, s 'il est tombé de là -haut, ça fait une sacrée chute.

Il y a un problème, commandant ? Pardon ? Il y a un problème ? Non, non, non, c

'est les blessures, c 'est impressionnant.

Ok, alors, vu la rigidité, je dirais qu 'il est mort il y a plus de 12 heures,

soit hier en fin de journée.

Le sol est assez glissant en haut, donc ça pourrait être un accident, il aurait

dérapé et il serait tombé dans le ravage, ça arrive.

Oui, bon alors on l 'a poussé, ça arrive aussi.

Parce que je veux dire, c 'est qu 'à ce stade de l 'enquête, on ne peut négliger

aucune piste.

Un accident, un suicide, un meurtre.

Bien sûr.

Je vous laisse finir les constatations, j 'ai un truc à faire.

D 'accord. Vous venez au point ? Oui.

Commandant ? Oui ? C 'est par ici.

Ah, pardon.

Monsieur, voilà.

Ça ? Capitaine ?

Madame la procureure.

Alors, vous avez trouvé quelque chose ? Oui, la voiture de la victime et son

nom.

Marc Ziani.

Très bien.

Quoi d 'autre ? Derrière.

Son coffre est plein de flyers pour le Trail Estrella.

Trail, c 'est une course d 'endurance.

Oui, mais sur terrain accidenté. Et ça, c 'est vraiment le genre d 'épreuve qui

est réservée aux grands sportifs.

Et cet événement a lieu dans deux semaines, c 'est ça ? Oui.

Ici à la Gardiole.

Vous vous sentiez à l 'air prisé des randonneurs, non ? Oui, d 'ailleurs, je

vais aller lancer un appel à témoins.

Merci. S 'il vous plaît.

Commandant Solaire, bonjour. Laissez votre message, je vous rappelle.

Ah ! Mon colonel. Ce sont les

infos sur la victime ? Oui, vous allez voir, rien de croustillant.

Marc Zanni avait une vie bien rangée.

51 ans.

Cardiopédiatre à la clinique des Pins. Je viens d 'avoir son assistante. Elle

était effondrée.

Apparemment, c 'était un médecin très gentil, entièrement dévoué aux enfants.

Eh oui, capitaine. Malheureusement, les cimetières sont remplies de gens très

gentils et très dévoués.

Vous êtes renseigné sur ce trail ? Oui.

Figurez -vous qu 'il était le président du club organisateur.

Ah bon ? La Fanny ? Oui. Célestin est parti interroger sa femme.

Bon.

C 'est parfait. Merci, capitaine. Je vous en prie.

Franck, Max Dany est mort.

Pardon ? Comment ? D 'accord.

Donc, ça continue les cachotteries.

Tu crois que c 'est vraiment le moment pour la parano, là, Paul ? L 'important,

c 'est de comprendre comment notre suspect s 'est retrouvé au fond d 'un

quand même, non ? Un ravin ? Oui.

Où ça, exactement ? Massif de la Gardiole.

Ok.

Vous vous fraîchez pas, Léa ? Vous avez vu Gianni ? Oh, putain.

Pourquoi vous avez fait ça ? Je vous avais demandé de rien faire, de pas

Franck, je comprends pas. Tu lui as parlé où et quand ? Hier, vers 17h30.

Je l 'ai suivi au massif de la Gardiole.

Attends, donc ça veut dire que Marc Gianni est mort juste après que tu lui

parlé ? Tu lui as raconté quoi ? Rien. Il avait l 'air affolé que je lui pose

des questions sur mes parents.

Vous croyez que c 'est à cause de moi qu 'il a été tué ? Non, à ton avis,

Einstein, on remonte jusqu 'à lui et il meurt. Mais c 'est bon, là, on se calme.

Notre priorité, c 'est de comprendre maintenant comment et pourquoi Mark

est mort. Et en attendant, vous ne connaissez pas Ziani. Vous ne l 'avez

vu, c 'est clair, ça ? Pardon ? Je crois que c 'est une bonne idée.

Et t 'en as une meilleure, Paul ? Si on parle maintenant, Franck va être écarté

et nous, on va être détésis. Alors, je ne comprends pas le sens de ta question,

Paul.

Estrella est morte il y a deux ans.

Un accident de scooter.

Après ça, Marc n 'a plus jamais été le même.

Le trail Estrella, c 'était pour lui rendre hommage.

Marc lui avait transmis le virus du sport.

Leur rêve, c 'était de faire un rêve par vie.

On l 'a retrouvé au massif de la Gardiole.

Vous savez ce qu 'il faisait là -bas ?

Il avait encore un tas de choses à organiser.

Le parcours, le fléchage.

Et vous, ça vous a pas inquiété de pas le voir rentrer hier soir ? Il m 'avait

prévenu qu 'il filerait à la clinique après, qu 'il avait encore un tas de...

paperasses à casser.

Et vous savez si quelqu 'un devait le rejoindre à la gardiole ? Non.

Je peux garder la photo pour l 'enquête ? Oui.

On en est où de l 'appel à témoins ? C 'est la 5 en charge, mais il n 'y a rien

pour l 'instant.

Bon, moi je viens de finir d 'éplucher la liste des inscrits au trail et il n

a aucun Milou.

Ah, ça y est.

Le labo a extrait le contenu de la carte sim de la victime.

Et ? Le moins qu 'on puisse dire, c 'est que quelqu 'un lui mettait la pression.

C 'est -à -dire ? Il a reçu deux SMS avant -hier.

Le premier, vous en tirez pas comme ça.

Et le second...

Je veux la vérité, je vous lâcherai pas.

Ok, et qui lui a envoyé ces mots doux ? Le numéro de l 'expéditeur n 'est pas

dans le répertoire.

Je vais essayer de rentrer le numéro dans notre base de données pour voir.

Une main courante pour tapage nocturne.

On dirait qu 'on vient de le trouver, notre Milo.

C 'est un film ou quoi ? J 'ai rien à voir avec sa mort.

Mais vous l 'avez quand même menacé, non ? Mais pour récupérer mon petit frère,

pas pour le buter.

Bon, là, il va falloir m 'expliquer.

Oui, écoutez, je ne suis pas né en France, d 'accord ? Je suis né en

Tchétchénie. Je suis arrivé à l 'âge de 3 ans.

Et quand j 'ai su que j 'avais été adopté, ben... Quoi ? Vous avez voulu

connaître vos origines, c 'est ça ? Exactement.

On nous a placés à l 'orphelinat de Marseille.

Et quand j 'ai voulu consulter mon dossier, c 'est là que j 'ai appris que

'avais un petit frère.

D 'accord. Et comment il s 'appelait ? Il s 'appelait Bachir.

Il n 'y avait que quelques mois quand il est arrivé à l 'orphelinat.

Il y avait le nom du docteur Zianni aussi qui était dans le dossier.

Donc je me suis dit que peut -être, il savait ce qui lui est arrivé.

Et pourquoi vous ne lui avez pas posé la question ? Parce qu 'il m 'a envoyé

balader, voilà pourquoi.

Le docteur Zianni, c 'était mon seul salut pour retrouver mon petit frère.

Et ça s 'est mal passé avec lui aussi ? Il vous a dit quoi ? Il m 'a dit que

Bachir était mort.

Qu 'il avait attrapé une maladie et qu 'il était mort peu de temps après être

arrivé à l 'orphelinat.

Moi, ça ne me suffisait pas.

C 'est pour ça que je l 'ai un petit peu secoué.

Vous étiez où hier en fin de journée ? J 'étais à Narbonne.

Je devais récupérer une moto pour un client en fin de journée.

On va vérifier.

Ouais.

Donc, d 'après les multiples fractures, Marc Zieni a bien été tué par sa chute.

Sauf que... C 'est pas un accident.

Y a moyen de le prouver ?

Oui, j 'allais y venir.

Grâce au radio, j 'ai pu repérer une épitrocléite.

Une petite quoi ? Une lésion du ligament en latéral interne du coude. Qui peut

être due à une clé de bras, par exemple.

Voilà. Et le faible épanchement de sang prouve que le trauma a eu lieu juste

avant le décès. Donc, juste avant les chutes.

Ce qui voudrait dire que l 'agresseur de Vianney lui a fait une clé de bras

avant de le pousser dans le vide, c 'est ça ? Ah ouais, brouiller les pistes

pour faire croire à un accident. C 'est du travail de pro, ça.

Exactement comme pour le cambriolage chez mes parents.

Putain, si ça se trouve, c 'est le même type qui m 'a tiré dessus.

Il faut prévenir l 'équipe, là. Pas maintenant.

Pourquoi ? Il y a un problème ? T 'as peur qu 'on découvre que vous avez

en loose day tous les deux ? Non, pas du tout, j 'ai peur de rien, Paul.

On va aller au bout de cette enquête ensemble, tous les trois.

On n 'a besoin de personne d 'autre.

Alors ? Denis, je suis encore le témoin clé.

J 'avoue, t 'as eu du clair sur ce coup -là. Bravo.

Merci.

Amélie Bertin ? Oui.

Bonjour. Lieutenant Morel, lieutenant Lebelec. Bonjour et merci d 'être venue.

Pas de problème. On a une photo à vous montrer.

D 'accord.

Est -ce que ça pourrait être cet homme que vous avez vu hier ? Oui, c 'est lui,

j 'en suis sûre. Qu 'est -ce qui lui est arrivé ? On peut rien vous dire. Secret

de l 'instruction.

Il était quelle heure quand vous l 'avez croisé ? Environ 17h30.

J 'ai venu direct ici pour mon footing après mon cours de pilates.

J 'adore la pilates.

C 'est vrai ? Il était seul ? Ah non, il était accompagné d 'un gars.

Il s 'engueulait, il l 'a même attrapé par le col.

D 'accord, et vous pourriez nous le décrire peut -être ? Mieux que ça, j 'ai

photo.

Je faisais des selfies pour mes followers.

Un petit instant s 'il vous plaît, viens voir.

Excusez -moi de vous déranger.

Vous étiez au courant que Marc Ziani était bénévole dans un orphelinat il y a

ans ? Non.

Mais c 'est quoi le rapport avec notre affaire ? Eh bien, cette note qui

stipule que votre père était lui -même bénévole dans ce même orphelinat.

Je n 'étais pas au courant.

C 'est trop gros pour être un retard.

Ben oui, c 'est ce que je me suis dit aussi, donc je l 'ai cherché. Je voulais

savoir si vous étiez au courant.

Et au sujet de l 'autopsie, là, on en est où ? J 'aurai terminé d 'ici deux

heures.

Écartez -vous de ce corps, docteur Margot, immédiatement.

Vous avez oublié de nous dire deux choses, docteur.

La première, c 'est que vous connaissiez Marc Ziani.

La seconde, que vous vous étiez battus avec lui hier sur les lieux du crime.

Euh... C 'est moi.

C 'est moi qui lui ai demandé de ne rien dire.

Il y a quelques semaines, j 'ai pris la liberté de réouvrir l 'enquête sur la

mort des parents de Franck.

Le nom de Marc Vianney est apparu. Je comptais l 'interroger, mais vu les

circonstances, ça va être compliqué.

Et pourquoi je n 'apprends ça qu 'aujourd 'hui ? Pourquoi ? À cause de

J 'ai voulu protéger ma sœur.

Et vous, vous avez accepté ? Dans ce cas, je vais devoir mettre une autre

brigade sur cette affaire. Madame la procureure, une seconde.

Il y a peut -être une solution.

C 'est que je prenne en charge personnellement cette enquête.

D 'accord.

Mais à une condition.

Vous devez me remettre toutes les pièces du dossier.

Et quant à vous, je vous place en garde à vue.

Quoi ? Enfin n 'importe quoi, Franck est innocent. Il est innocent ? Ça fait l

'enquête qu 'il dira. En attendant, les passe -droits et tout ça, c 'est

terminé.

T 'as peut -être réussi à enfumer la proque avec tes bobards, mais avec moi,

ne marche pas.

Alors maintenant, tu vas m 'expliquer.

L 'agression de Paul n 'a aucun rapport avec un cambriolage qui a mal tourné.

Qu 'est -ce que tu me racontes, là ? La veille, j 'avais ramené chez moi le

rapport d 'enquête sur la mort des parents de Franck et j 'ai la certitude

celui qui a tiré sur Paul voulait justement récupérer ce dossier.

Voilà.

Et pourquoi tu ne m 'as rien dit ? Parce que je ne pouvais pas.

Paul était menacé, je pouvais rien te dire, papa.

Papa ? Oui, papa.

Je suis ton père.

Mais t 'es aussi colonel. Il aurait fallu suivre les procédures, là, tout

Et alors, qu 'est -ce qu 'il y a de mal à ça ? Celui que nous traquons a ses

entrées ici. Sinon, comment il aurait pu deviner que j 'avais réouvert l

'enquête et ramené ce dossier chez moi ? Franck est innocent, il faut le

libérer. On a besoin de lui pour l 'enquête. J 'ai besoin de lui. Tu lui as

apporté un coupable sur un plateau d 'argent, Léa.

Il t 'est pas venu à l 'idée qu 'il voulait venger ses parents ?

Franck n 'aurait jamais fait un truc pareil. Je le connais.

Ou pas.

Je ne vais pas pouvoir te garder sur cette enquête. C 'est une blague.

Commandant, vous pouvez rentrer chez vous. Vous êtes suspendu jusqu 'à nouvel

ordre.

Paul, il faut que tu me sortes de là.

Non, pas tout de suite. Il va falloir que tu tiennes le coup.

Et Léa ? Elle a été suspendue.

Oh putain.

Bon, écoute, on n 'a pas beaucoup de temps. J 'ai besoin de savoir si t 'as

repéré quelque chose pendant l 'autopsie.

J 'ai pas eu le temps de la faire.

Mais sur les radios, Marc Ziani avait une cicatrice à la jambe gauche et j 'ai

repéré des éclats métalliques.

Des éclats ? Ok. Elle daterait de quand cette blessure ? Il y a longtemps, 15,

20 ans.

C 'est l 'époque où tes parents ont été tués.

J 'ai pas bien compris la raison de votre présence, commandant.

Solaire.

J 'enquête sur la mort de deux médecins qui ont été bénévoles dans cette

orphelinat.

L 'un est mort il y a 18 ans et l 'autre a été tué il y a... C 'est affreux.

Dites -moi comment je peux vous aider.

Vous êtes bien le directeur de cet établissement depuis sa création ? Oui,

effectivement.

Est -ce qu 'un certain Christian Marveau vous dit quelque chose ?

Non, non, non.

Vous savez, je fais appel à beaucoup de bénévoles.

Tous les enfants qui arrivent ici viennent de zones de conflit.

Ils ont besoin de soins.

D 'accord, je comprends.

Alors peut -être que le docteur Marc Ziani ? Marc Ziani, oui.

Il a travaillé 6, 2, 3 mois en 2005 ou 2006.

Et tout s 'est bien passé ? Au début, oui.

Au début, oui.

Ça s 'est gâté par la suite.

C 'est -à -dire ? Mark Ziani volait dans les stocks de médicaments de l

'orphelinat. Et vous avez porté plainte à l 'époque ? Écoutez, moi, je ne sais

pas s 'il dilait, si c 'était pour sa consommation personnelle.

Oui, vous avez préféré le renvoyer et éviter un scandale.

Disons que je l 'ai poussé à la démission.

Mais bon, il l 'a bien pris, il a compris.

Il est parti sans faire d 'histoire.

Tu peux savoir où tu vas ? Vous faites fausse route en vous acharnant sur

Franck. Léa et lui étaient sur la bonne piste avec Marc Jamy. Et c 'est pour l

'empêcher de parler qu 'on l 'a éliminé.

Et tu comptes faire quoi ? Je vais enquêter, enquêter sur son passé, sur sa

il y a 18 ans, voilà.

Et si par le plus grand des hasards, ton enquête devait confirmer qu 'il a bien

tué les parents de Franck ? Hein ? D 'ailleurs, qu 'est -ce que tu feras à sa

place ? T 'imagines ? Voilà, j 'avoue, j 'ai tué vos parents.

Qu 'est -ce que tu ferais ?

Moi -même, je parierai pas sur ma réaction.

C 'est pas le profil de Ziani.

On a affaire à un vrai pro, pas un gentil pédiatre.

Et je le coincerai.

Tu en as mis du temps pour rentrer.

C 'est papa qui t 'a demandé de me surveiller ?

Non, il m 'a simplement dit que tu étais mise à pied.

Qu 'il m 'avait mise à pied.

Grosse nuance.

Il m 'a aussi parlé d 'une enquête illégale que vous menez, Franck et toi.

D 'accord.

Alors maintenant que vous avez remis le couvert, vous vous dites tout, on n 'a

plus de secret entre nous. Ça va être compliqué l 'histoire en fait.

On ne change pas de sujet, tu veux ? Il y a quelque chose entre toi et Franck.

Vous couchez ensemble.

Non mais t 'es dingue, ça ne va pas bien.

Je t 'en prie.

Prends pas ton air effarouché.

Ah, donc il est mignon.

Ça n 'a... Je ne vois pas le rapport, en fait.

Ah bon ? Alors, pourquoi tu risques ta carrière si tu ne couches pas avec lui ?

Bon, écoute, maintenant, ça suffit, maman. Je te dis qu 'il n 'y a rien

Franck et moi, d 'accord ? Je veux retrouver celui qui a tué ses parents et

sur Paul. Ça s 'arrête là, en fait.

Tu le dis.

Ça va être compliqué avec ta mise à pied.

Oh,

tu sais quoi ?

Rien de mieux qu 'un dîner entre filles pour se changer les idées.

Ah non, en fait, parce que j 'ai pas faim, là, je suis pas d 'humeur.

Attends, attends, tu vas pas te débarrasser de moi comme ça.

Allez, viens, on sort. Allez -y.

Je t 'attends.

Voilà.

Merci.

Dites -moi, votre mari était proche de Christian Marvaux ? Christian Marvaux ?

Ça fait une éternité que je n 'ai pas entendu ce nom.

Oui, c 'était le professeur de Marc à la fac.

Quand Marc est rentré du Kosovo, il l 'a embauché à la clinique.

Votre mari est allé au Kosovo ? Après ses études, il a fait son service, comme

tous les conscrits.

Il aurait pu rester ici, mais il a voulu s 'embarquer comme casque bleu.

Il faisait quoi là -bas ?

Comme il était médecin, l 'ONU l 'a envoyé s 'occuper des réfugiés.

Sa boîte de souvenirs.

Je peux ? Oui, bien sûr.

Notre légiste a découvert des éclats de métal dans la jambe de votre mari. C

'était quoi ? Une blessure de guerre ? Son convoi a été touché par un obus.

Il a gagné une médaille et trois opérations avant de pouvoir marcher.

Ça se dit, ça ne l 'a pas empêché de courir un marathon cinq ans plus tard.

Votre mari était formé au combat.

Il s 'est fait tirer ? Oui.

Pourquoi ça ? Ça change quelque chose ?

Bon,

donc Marc Vianney a fait son service militaire dans les forces spéciales.

C 'était pas qu 'un gentil médecin, il connaissait parfaitement les armes.

Et moi j 'ai vérifié les clubs de tir de la région, il avait une licence.

Il possède un manurin ? Non, mais l 'armerie du club de tir où il s

était cambriolée. La nuit du 15 au 16 mars.

Attends, ça c 'est juste avant que Marshall se fasse tirer dessus ? La

Et parmi les armes volées, il y avait deux glocks, un Browning et un Manurin.

Ok, mais pourquoi Marc Ziani aurait tiré sur Marshall ? Je sais pas, peut -être

qu 'il voulait récupérer le rapport d 'enquête.

Et empêcher qu 'on découvre qu 'il avait tué les parents de Franck ? Si c 'est

le cas, ça craint pour Franck.

Déjà que le colonel s 'acharne sur lui depuis hier soir.

Je vous l 'ai répété cent fois, je n 'ai pas tué Marc Ziani.

Franck. Ecoutez -moi.

Bon.

Vous et moi, on a eu des différences.

Mais ça veut pas dire que je suis votre ennemi.

Hein ? Si vous avez... Comment on dit ? Pété les plombs.

Non, mais... Moi, je peux très bien comprendre.

La proque aussi.

Mais c 'est vous qui allez me faire péter un plomb !

Si c 'était moi, je n 'aurais jamais prouvé que sa chute n 'était pas un

accident. Vous êtes quelqu 'un de très intelligent, Franck.

Vous avez peut -être tout fait pour écarter les soupçons.

Il n 'y a eu que deux numéros de téléphone qui ont borné dans la zone.

Celui de la joggeuse et le vôtre.

Alors ? Colonel, je comptais sur Mark Gianni pour retrouver l 'assassin de mes

parents. Pourquoi je l 'aurais tué ? Ben oui, pourquoi ?

C 'est le type qui m 'a tiré dessus. Tu sais ce que ça veut dire ? Que Marc

Zanier a très bien pu tuer les parents de Franck il y a 18 ans.

Oui, mais que ton père a peut -être raison.

Franck a vu rouge, il a pété les blonds et il l 'a balancé dans le ravin.

Franck n 'est pas un meurtrier et tu le sais aussi bien que moi.

T 'étais pas censé être mis à pied, toi ?

Tant que je n 'aurai pas trouvé celui qui t 'a tiré dessus, je ne lâcherai pas

'affaire. Quoi qu 'il en coûte.

Toutes ces notes -là... Tu as dû les passer... Quelques nuits.

Quand j 'ai... Quand je t 'ai découvert là...

Ce soir -là, j 'ai cru que t 'étais mort.

Que c 'était fini, mais... Mais vraiment fini.

Je sais.

Non, tu sais pas.

Je le connais, lui.

C 'est Xavier Gendre.

C 'est le directeur de l 'orphelinat.

Marc, Yanni et Xavier Gendre ont fait partie du même bataillon. C 'est pas un

hasard, ça ? Oui, Erwann, je t 'écoute.

Oui, capitaine, je sors de la clinique. C 'est pas Yanni qui vous a tiré dessus.

Au moment où l 'armurier était cambriolé, il était au bloc opératoire

heures pour une opération à cœur ouvert.

Ok.

Oui.

Erwann, est -ce que vous avez la liste ?

Des membres du club de tir.

Oui, Jérôme l 'a envoyé par mail.

Pourquoi ? Est -ce que vous pouvez vérifier qu 'un certain Xavier Gendre

inscrit ? Attendez, je vais vérifier tout de suite.

Oui, il y en a bien un. Mais il est licencié depuis plus de 10 ans.

Comme Yannick.

Ok, merci Erwan.

Ok.

Yannick et Gendre étaient complices.

Yannick est mort.

C 'est sa chambre qui m 'a tiré dessus.

Paul ! Paul, tu vas où ? Paul !

La

commandante m 'a demandé de vous prêter main -forte.

Au cas où.

La confiance règne.

C 'est quoi ça ? Je sens que c 'est de la fumée.

Capitaine, arrêtez.

Arrêtez, capitaine.

Arrêtez ! C 'est fini, c 'est bon.

Mettez votre arme, capitaine.

Dans ces cartons que vous brûliez, il y avait quoi exactement ? De la paperasse.

C 'est interdit de faire un nettoyage de printemps ? Oh non.

En revanche, agresser des gendarmes et cambrioler une armurerie, ça, ça l 'est.

Un manurin, ça vous parle ? Un manurin ? Non.

Ah.

Parce que c 'est l 'arme que vous avez utilisée pour tirer sur le capitaine

Marshall. Ah oui, oui, le collègue qui m 'a braqué.

N 'inversez pas les rôles.

Vous veniez de frapper son partenaire. J 'ai eu peur.

Au début, j 'ai pas vu que c 'était des gendarmes.

Bien sûr.

Les charges qui pèsent contre vous sont très lourdes, M. Gendre.

Trois homicides, une tentative de meurtre. Ça n 'a rien à voir avec ces

Vous n 'avez pas de preuves ? On va en trouver, ne vous inquiétez pas.

Donc vous pensez que Xavier Gendre est le complice de Marc Vianney, c 'est ça ?

Absolument, oui.

Et il l 'a supprimé pour l 'empêcher de parler à Franck Marbeau.

Et l 'arme, le manioc, vous l 'avez ?

Ça, malheureusement, je crains qu 'on ne le retrouve jamais.

Tout ça est très circonstancial, colonel.

Il va me falloir des aveux pour l 'inculper.

Oui, bien sûr.

Le problème, c 'est que Gendre a fait partie des forces spéciales et que ça va

être très compliqué de le faire craquer d 'ici la fin de ce garde à vue.

Qu 'est -ce que vous proposez ? La réintégration du commandant Soler et du

docteur Marvaux.

Bon, ils ont enfreint la procédure, c 'est indéniable, mais le fait est qu

avaient raison.

C 'est grâce à leur enquête qu 'on a pu remonter jusqu 'à lui.

Donc la fin justifie les moyens ? Parfois, oui.

À cause de Jean, le docteur Margot a perdu ses parents.

Le capitaine Marshall a failli mourir.

Vu la dangerosité de l 'affaire, je peux très bien concevoir qu 'ils y agissent

en toute discrétion.

Vous me forcez la main, colonel ? Si je m 'opposais que Xavier Gendre est

libéré, ce fiatreau serait de ma faute.

Bonjour.

Bon retour parmi nous, commandante.

Merci. Non, merci à toi d 'avoir envoyé Erwan.

Il m 'empêchait de faire une belle connerie, quand même.

Pas de rien.

Bon, sinon, voilà tout ce qu 'on a réussi à sauver du feu.

Jean aura dû paniquer après ma visite.

Mais visiblement, vous êtes arrivé à temps.

Pas tout à fait quand même, parce qu 'il a réussi à détruire une bonne partie de

l 'année 2005, année où Mark Ziani a bossé à l 'orphelinat.

Et t 'as découvert ce qu 'il voulait détruire absolument ? Oui.

Un certificat de décès.

Au nom de Bachir.

Bachir, Bachir, Bachir. Le frère de Milo Bielsa, le garagiste. Ouais.

Et le labo en a découvert cinq autres.

Cinq ?

Ouais, cinq, dont trois avec la signature de Ziani.

Bien les idées.

C 'est quoi cette histoire ? Quand j 'ai interrogé Gendre, il m 'a dit qu 'il

avait poussé Ziani à partir parce que celui -ci volait des médicaments dans la

pharmacie. Et si ce n 'était pas la raison ? Si c 'était pour autre chose ?

alors admettons que ces morts soient vraiment suspectes. Si le père de Franck

'avait compris, l 'orphelinat risque de fermer.

J 'ai peut -être en train de faire une connerie, là, mais... J 'ai besoin de

vous.

On a arrêté un suspect, Xavier Gendre. Vous connaissez ? J 'ai entendu parler.

On est encore en train d 'enquêter sur son mobile, mais... Si je veux l

'inculper, j 'ai besoin de preuves.

Preuves qu 'il a bien assassiné Vianney.

Oui.

Ma fille vous fait confiance.

J 'ai décidé d 'en faire autant.

Je me contenterai de ça comme excuse.

Mais avant, je veux voir la scène de crime.

Bon, on s 'éteint pas là -bas, là, mais on fait quoi ? Bon.

On est là pour tenter de comprendre comment Marc Vianney a pu finir au fond

ce ravin.

Erwan. Si tu veux bien, tu vas faire le rôle de Xavier Gendre.

Avec plaisir.

Tu lui fais une clé de bras.

Donc je fais la victime ? Pourquoi c 'est toujours moi qui fais la victime ?

vais le pousser vers le ravin. Toi, Célestin, tu te débats autant que tu

Allez -y.

Ça marche pas.

Peut -être qu 'il n 'a pas fait qu 'une clé de bras.

Il aurait frappé.

Attendez. Quand on l 'a arrêté, Xavier -Jean m 'a frappé à l 'arrière du crâne.

Putain, c 'est ça.

Vous souffrez d 'une fracture de la phalange.

Ça arrive parfois.

Quand on donne un coup de poing avec une bague.

Comme quand vous avez frappé le docteur Vianney.

J 'ai rien à voir avec tout ça.

Tant fois pour votre collègue que je me suis fait mal.

Photo du cuir chevelu de Marc Vianney.

J 'ai découvert cette empreinte en lui rasant l 'arrière du crâne.

La croix de votre bague est bien reconnaissable, non ?

Si c 'est pour cacher la mort de ses enfants, c 'est raté.

C 'est bon.

J 'ai gagné.

Mark Zany n 'osait pas que taper dans les stocks des médocs.

Il consommait aussi.

Sa guibole le faisait souffrir.

Tellement que... Il pouvait lui arriver de... De commettre des erreurs.

Je sais que pour vous, je suis qu 'un salaud.

Mais c 'est bon, ça a toujours été ma priorité.

Quand j 'étais soldat, j 'ai eu tellement d 'horreur.

J 'ai quitté l 'armée.

Cette orphelinat, c 'était ma façon de me rendre utile.

D 'offrir une vie meilleure à ces gamins.

Et mes parents.

C 'est par altruisme aussi que vous les avez tués ? Quand votre

père est venu à l 'orphelinat, il a tout de suite vu que Ziani était

shooté. Il s 'est mis à fouiner partout.

Je pouvais pas le laisser tout déballer.

Je vais mettre en danger mon orphelinat.

Comme le docteur Ziani ? Depuis la mort de sa fille, Ziani était rongé par le

remords.

Il voulait soulager sa conscience.

Je l 'ai juste aidé à aller un peu plus vite.

Bravo. Grâce à vous, Xavier Gendre devrait passer de longues années en

Et j 'espère que notre coopération ne sera pas entachée par ce qui s 'est

En effet, le respect de la procédure est une chose capitale à mes yeux, comme la

confiance. Ne vous inquiétez pas, madame la procureure.

La commandant Solaire a très bien compris et ce genre d 'incident ne se

reproduira plus.

Très bien.

Ah ! Excusez -moi.

Je déjeune tout seul ou je t 'attends maman ? Colonel, commandant, je vous

présente mon fils Lucas. Il est en première année de droit et fait un stage

tribunal en ce moment.

Un futur magistrat comme maman ? J 'hésite avec la police.

Venez faire un stage à la gendarmerie. L 'équipe sera ravie de vous accueillir.

On va quand même y réfléchir avant. L 'idée qu 'il porte une arme et risque sa

vie tout le temps, je ne suis pas sûre. On s 'y fait.

Vous verrez. On s 'y fait.

On y va ? Au revoir.

Au revoir.

Allez, debout ! C 'est l 'heure du rendez -vous chez le juge.

Je viens d 'avoir l 'hôpital.

Xavier Gendre est en soins intensifs. Pour lui, c 'est du 50 -50.

On est sûr que c 'est un subtil, papa. On est bien d 'accord.

Il n 'y a absolument aucun doute là -dessus.

Écoute, j 'ai vérifié toutes les vidéos. Personne n 'est allé le voir en

cellule.

Tu penses à quoi ? S 'il avait

voulu mourir pour s 'empêcher de dire quelque chose.

De révéler quelque chose.

Quoi ? Pour protéger un complice ? Celui qui a ses entrées ici ? J 'ai l

'impression que c 'est quelque chose de... de plus lourd, de... un secret

ou... ou un pacte.

Je connais bien ce regard -là. Vas -y.

Tout nous ramène à cet orphelinat et à la mort de ces enfants pendant que

Vianney exerçait là -bas.

Mais qu 'est -ce qu 'il y a encore à cacher après autant d 'années ?

Je sais pas, mais je vais le savoir.

Paul, Franck et moi, on ira au bout de cette enquête.

Et j 'ai besoin que tu me fasses confiance, papa.

Ah, Tevla.

J 'ai vérifié le registre des décès, t 'avais raison. En 2005, 5 enfants sont

morts à l 'orphelinat.

Ok. T 'as réussi à savoir de quoi ? Pas pour tous. J 'ai contacté le CHU, 2 d

'entre eux souffraient de pathologies graves.

D 'accord, et les 3 autres ? Rien. Ils ont vu aucun médecin à part Vianney. C

'est lui qui a signé les certificats de décès, mais impossible de connaître la

raison de leur mort. Mais toi, tu peux pas faire une autopsie en exhumant les

corps ? Il les a fait incinérer.

C 'est rien.

C 'est quoi ? Je suis allé au tribunal vérifier les procédures d 'adoption de

2005.

Parce que...

Tu crois que Xavier Gendre a autre chose à cacher ? En 2005, 12 gamins de l

'orphelinat ont été adoptés. Et regarde le nom de la juge qui a validé les

adoptions.

Non.

Esther Dulac, la procureure.

L 'accomplice de Xavier Gendre, c 'est elle.

Non, moi je crois que tu l 'as posé, Tim.

C 'est elle qui tire les fiches d 'elle.

C 'est Esther Dulac.

Depuis le début, elle ne nous manipule.

Après ton coup de fil, je suis allée me replonger dans l 'enquête et je ne sais

pas pourquoi, j 'ai voulu vérifier leur livret de famille.

A chacun.

Et regarde ce que j 'ai découvert.

Là.

Là.

Et là.

Les Yannis et Jean -André Dulac n 'ont eu qu 'un seul enfant et tous nés la

année en 2005.

Une fille et deux garçons.

Préla pour les Yannis, Lucas pour les Dulacs et Nicolas pour les Gendres.

Trois enfants, ça correspond aux trois morts suspectes que Franck a

Qui datent toutes de 2005.

Donc ça veut dire que ces gamins ne sont pas morts ? Non. Et que les Yannis,

Gendres et Dulacs ont fait tout ça pour les adopter ? Mais pourquoi ils ne sont

pas passés par une procédure normale ? Mais ils l 'ont fait.

Les trois couples ont fait une demande d 'adoption il y a 20 ans, mais aucune n

'a abouti.

C 'est ça le secret que je cherchais depuis le départ.

Le secret, c 'est l 'origine de leurs enfants.

Marc et moi, on a essayé pendant 7 ans d 'avoir un bébé.

Ses échecs, ça m 'a anéantie.

J 'ai fait deux tentatives de suicide.

Et notre dossier d 'adoption a été rejeté.

Et les familles Gendre et Dulac ? Xavier souffrait d 'un choc post -traumatique.

Et Esther, son mari avait un cancer.

Il est mort il y a 12 ans.

On n 'avait pas vraiment les bons profils.

Donc vous avez préféré voler des bébés ? C 'est l 'idée d 'Esther.

On s 'est rencontré un groupe de parole.

Ça nous faisait du bien d 'échanger sur ce qu 'on vivait.

Puis un soir, Esther nous a expliqué que ce serait tellement facile

de faire passer des orphelins pour nos enfants biologiques.

Il suffisait d 'avoir un acte de décès et un acte de naissance.

Des marques sont décubées.

Et vos familles ? Elles n 'ont rien vu ? Vous n 'imaginez pas ce qu 'on est

capable de faire pour avoir un enfant.

De toute façon, Marie, mes filles sont mortes.

Arrêtez -moi si vous voulez.

Je ne peux rien me perdre.

Mon père avait tout découvert.

Mais ils ont préféré les tuer, lui et ma mère, plutôt que de perdre leurs

enfants.

Et pendant 18 ans, la proc a gardé un regard sur le dossier.

Et quand votre fille l 'a ressortie, elle a envoyé Xavier Jornon pour la

récupérer. En blessant Paul, au passage.

Esther Dulek savait très bien que les choses n 'en resteraient pas là.

C 'est pour ça qu 'elle a demandé ces mutations, pour nous surveiller.

En attendant, si Jean reste dans le coma...

On n 'a rien pour l 'impliquer, elle a détruit toutes les preuves.

Non, colonel.

Les preuves les plus importantes sont encore en vie.

Écoutez -moi, monsieur Bielsa.

Pourquoi faire ? Vous respectez encore, c 'est ça ? Non.

Il se pourrait qu 'on ait retrouvé votre frère, voilà.

Bah chien.

Oui.

Mais c 'est pour ça que j 'ai besoin de votre accord pour un test ADN.

Madame les procureurs, vous auriez un instant, s 'il vous plaît ? Oui, bien

Nous avons de nouveaux éléments pour l 'affaire Jambon.

Qu 'est -ce que c 'est ? Un test ADN qui prouve que le frère de Milo Bielsa n

'est pas mort.

Contrairement à ce que Jambon et Ziani ont voulu faire croire.

À l 'époque, trois nourrissons ont disparu de l 'orphelinat.

Deux garçons et une fille.

La petite fille a été adoptée par Ziani et sa femme et l 'un des deux garçons

par la famille Jambon.

Votre troisième, vous le connaissez bien, n 'est -ce pas ? Le gars est au

courant ? Oui, bien sûr, sinon il n 'aurait jamais accepté de faire ce test.

Vous savez que vous êtes en train de détruire la vie de mon fils, là ? Léa ?

Vous êtes mère, vous savez ? Oui, je sais.

Et ça n 'excluse en rien ce que vous avez fait, Esther.

Je voulais protéger mon fils.

Vous voulez tous protéger nos enfants.

Quelqu 'un va devenir sans moi.

Son frère l 'attend.

Il a 18 ans.

Madame la procureure, je n 'aurais pas voulu rater ça.

Heureusement que je ne suis pas partie avant la fin de l 'enquête.

Partie, c 'est -à -dire ? J 'ai postulé pour être formatrice dans un programme

qui me tient à cœur. Ma candidature a été retenue.

Ah bon ? Et vous allez enseigner quoi ? La langue des signes.

Pendant 15 jours à l 'école de gendarmerie de Fontainebleau.

C 'est génial, ça.

Écoute, si tu le dis.

Capitaine, vous êtes une prof.

Formidable. Tout de suite, je ne suis pas aussi confiante que toi.

Attendez, moi je suis votre premier élève et aujourd 'hui... Non.

Tu vas demander Eva en mariage ? Oui.

C 'est génial.

À part la commandante et le colonel, tu es le seul au courant.

Oui, bien sûr. Je vous laisse prévenir tout le monde. Et vous partez quand ? À

la fin de la semaine prochaine.

OK.

Bonne soirée alors.

Bonne soirée, Juan. Au revoir. Au revoir.

Vous avez oublié quelqu 'un ? Camille ?

Vous

allez partir ? Oui.

Je voulais prendre de vos nouvelles, savoir comment vous vous sentiez après

ça.

Bien.

Je crois, oui.

C 'est vrai que c 'est assez étrange.

On savait comment ils étaient morts.

Mais on n 'avait jamais su pourquoi.

Après toutes ces années, ça y est.

On sait.

C 'est bien.

C 'est grâce à vous, Léa.

Non, c 'est grâce à nous. On a formé une belle équipe.

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