Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (SoranĂ®)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Laissez -moi passer.
Laissez -moi passer.
Je veux parler à un de vos supérieurs, tout de suite. Bonjour, monsieur.
Je veux parler à un de vos supérieurs, tout de suite. Écoutez, je veux bien
aider, mais il va falloir vous calmer et m 'expliquer. C 'est pas compliqué, ça.
Je suis la capitaine Moriaque, je vous écoute. On vient d 'essayer de me tuer.
Calmez -vous et dites -moi exactement ce qui s 'est passé.
J 'ai été tranquillement dans mon jardin et on m 'a tiré dessus.
Putain ! Mais tu m 'as fait peur, là ! Comment t 'es rentrée ? La porte était
ouverte.
Dix fois que je t 'appelle, je suis morte d 'inquiétude, moi. C 'était
C 'est Thomas, hein. Il faut arrêter de s 'inquiéter.
Non, non, non, laisse -le.
Non, non, non, je le fais. Ça va, écoute.
ArrĂŞte ! Qu
'est -ce que tu
fais, lĂ ? Euh...
Je voulais te faire plaisir, j 'ai amené du croissant.
Je voulais juste savoir comment tu allais vraiment, voilĂ .
Putain, Léa, ça va. Je te l 'ai dit dix fois hier soir, je... J 'ai pas besoin d
'une infirmière.
Je sais.
Commandant, ça l 'air, j 'écoute.
Oui, capitaine.
Quoi ? Ok, très bien, j 'arrive.
Qu 'est -ce qu 'on a ?
Une tentative de meurtre. On m 'attend Ă la gendarmerie. Bon, ben, on y va.
Voilà , je jardinais tranquillement et là , j 'ai entendu deux détonations et un
sifflement à ça de ma tête.
Je me suis jeté au sol pour me mettre à l 'abri.
Est -ce que vous avez vu le tireur ? Pas besoin.
Je sais qui c 'est.
David Pratt.
C 'est mon ex -mari.
Depuis que je l 'ai quitté pour Georges, il est fou de jalousie.
Il noirce, elle, depuis des mois.
Bon, d 'accord, mais est -ce que vous l 'avez vue ? Non.
Et vous, madame ? Non, non, j 'étais à l 'intérieur dans le bureau, à l 'opposé
de la maison. Le temps de sortie... Ça fait deux ans qu 'il nous fait la
Est -ce qu 'on peut imaginer que ça aurait un rapport avec le fait que vous
séduit sa femme ? Quoi, l 'amour, ça se contrôle pas ? On était associés dans
une entreprise de sécurité, mais bon, on pouvait plus bosser ensemble.
J 'ai créé ma boîte, et David a perdu pas mal de contrats.
Ok, je vois.
Alors, est -ce qu 'il y avait d 'autres personnes dans la maison ? Des enfants,
par exemple ? J 'ai un fils, Alex, qui a 15 ans, que j 'ai eu avec David.
Mais aujourd 'hui, il est chez son père.
D 'après Sabine, on tient la recette idéale pour un meurtre.
Concurrence professionnelle, rivalité personnelle, la guerre pour la garde du
fils. Bon, faut -il encore avoir la preuve qu 'il y a bien eu des tirs, donc
vais envoyer une équipe sur place.
C 'est fait.
Ah ben, c 'est parfait.
Voilà , et de mon côté, je vais interroger David Pratt.
Très bien. Tu prends Sabine avec toi ? Non.
Eh ben si.
Ben non, en fait, je peux encore interroger un suspect tout seul. J 'ai
besoin de nounou. Mais oui, sauf que c 'est moi qui donne les ordres et jusqu
preuve du contraire, c 'est un homme. VoilĂ , donc, ouais.
Entrez.
Bonjour.
Bonjour. Vous vouliez me voir l 'air.
Oui, mais... C 'est pas le moment. Si, si, carrément, tu tombes habile. Non,
non, non, Paul !
Eh bien, merci d 'ĂŞtre venu si vite. Je vous en prie, attirez -vous.
Laissez -moi deux minutes.
Excusez -moi.
Je vous en prie.
Excusez -moi.
VoilĂ .
J 'ai trouvé ça hier soir dans ma boîte aux lettres.
C 'est pas tout, il y a encore quelque chose.
C 'est pas vrai.
Avant -hier, je suis allée aux archives pour récupérer le rapport d 'enquête sur
le meurtre de vos parents.
D 'oĂą cette menace ? J 'imagine que quelqu 'un nous observe et veut nous
empĂŞcher d 'enquĂŞter.
Et vous avez le dossier avec vous ? Eh ben non, justement, la boîte était vide.
Et vous ne savez pas s 'il y a une version numérisée ? Je ne sais pas, en
cas je n 'en ai pas trouvé.
Ok, Léa, peut -être qu 'on arrête tout tout de suite là .
Ça devient trop dangereux, surtout pour Paul.
Je sais, je n 'arrĂŞte pas d 'y penser.
J 'ai même demandé à une patrouille de passer devant chez lui régulièrement, en
toute discrétion.
Je ne peux pas laisser un individu dangereux dans la nature, Franck.
J 'étais juste ici quand j 'ai entendu les coups de feu.
Donc d 'après vous, le tireur se trouvait par là -bas ? Oui.
Ce qui veut dire que les balles sont parties se perdre dans cette direction,
pleine nature. Oui, donc vous n 'allez pas les retrouver, quoi.
Ben non, on ne saurait pas oĂą chercher, en fait.
Vous êtes sûr que le tireur a été posté de ce côté -là ? Putain, mais vous le
faites exprès ou quoi ? Pour la dixième fois, oui. C 'est là que les détonations
ont eu lieu.
David devait s 'être planqué derrière la maison.
Il n 'y a pas de douille au sol.
Quelqu 'un les aurait ramassés ? Mais qu 'est -ce que j 'en fais, moi ?
On est parti directement Ă la gendarmerie. C 'est pas possible, vous
vraiment des incapables ou quoi ? Bon, que les balles soient dans la nature,
Mais pas de traces, pas de douille, c 'est quand mĂŞme bizarre qu 'on ne
rien, non ? Ouais, c 'est bizarre.
Bon, il nous reste l 'enquête de voisinage. Tu prends la première maison,
prends la suivante. Ok.
Je ne reviens pas que Georges ait porté plainte pour tentative de meurtre.
Il est complètement sanglé.
Dites donc, c 'est un sacré arsenal que vous avez là , monsieur Pratt.
Je suis dans la sécurité, donc ça fait partie du métier.
Mais si j 'ai bien compris, vous aviez quand mĂŞme deux bonnes raisons d 'aller
en vouloir.
Ă€ mort.
J 'étais au tribunal ce matin.
Ah bon, pourquoi ? Je déposais des documents au greffe.
À quelle heure ? À 9h.
Mais vous perdez votre temps.
Georges et Clémence ont encore inventé un truc pour me pourrir la vie, c 'est
tout. Encore ? Depuis que j 'ai déposé un recours pour la garde de mon fils,
font tout ce qu 'ils peuvent pour me discréditer auprès du juge.
Ils mettent de lĂ Ă me traiter d 'assassin, alors lĂ ... Je ne serais pas
capable.
Vous êtes sûre de n 'avoir rien entendu ? Rien du tout.
Cela dit, je faisais du rangement Ă la cave.
Oh, je suis désolée pour vous.
Vous voulez une petite tasse de café ? J 'en ai du tout chaud. Non, non, merci
Madame Nolet, ça ira. Une autre fois peut -être ? Voilà , une autre fois.
Vous êtes célibataire, inspecteur ? Euh, lieutenant.
Et non, je ne suis pas seul, non.
Oh, dommage.
Ma fille cherche quelqu 'un.
Elle aurait bien besoin d 'un homme comme vous.
D 'accord.
Bon, sinon, avant et après le rangement, vous êtes bien sûr de n 'avoir rien vu
de spécial ?
A vu ? Si ! A 10h30, j 'ai vu le père du gamin arriver devant chez Clémence et
Georges. David Pratt, vous êtes sûr que c 'était lui ? Ah oui ! Il s 'est garé,
il a regardé un peu partout, puis il est reparti.
Donc en fait, pour toi, Georges et Clémence, qu 'est -ce qu 'on prend pour
amiciles ? Bah écoute, il n 'y a rien qui confirme leur histoire et celui qu
'ils accusent a un alibi en béton.
Ben justement, en parlant de David Pratt, comment il explique ta présence
chez eux ? Alors il a dit qu 'il était venu pour chercher des affaires pour son
fils. Comme il n 'y avait personne, il est reparti.
On va quand même déposer une fausse plainte. Vous pouvez aller, non ? Oui.
Ah.
Oui, entrez.
Bonjour. Madame la procureure ? Appelez -moi Esther, je ne vous dérange pas ?
Non.
J 'ai obtenu quelques informations intéressantes concernant votre enquête.
Eh bien, on vous écoute.
J 'ai parlé au juge des affaires familiales qui a prononcé le divorce
Clémence Gauthier et David Pratt.
AĂŻe. Laissez -moi deviner, c 'est un vrai jeu de massacre.
Ils se sont déchirés pendant toute la procédure.
Georges Nemours et David Pratt se sont mĂŞme battus en plein tribunal.
Magnifique. Mais enfin, apparemment, les torts sont partagés.
Les deux parties auraient menti pour obtenir la garde.
David a accusé Georges d 'avoir molesté son fils, qui, Georges de son côté, a
accusé David d 'avoir engagé des mafieux pour kidnapper le gosse. Des mafieux ?
Rien que ça.
Non, mais c 'est bidon, évidemment.
Évidemment, de A à Z.
Le juge les avait menacés d 'impliquer les affaires sociales s 'ils n
'arrĂŞtaient pas.
Donc, comme par hasard, Georges dépose plainte pile au moment où David fait
appel pour la garde.
Bon, ben voilà , je crois que notre affaire est classée, non ? Pierre, c
j 'écris, moi. Pierre, moi.
Oui, c 'est là , j 'écoute.
Quoi ? D 'accord, très bien, on arrive tout de suite.
Georges Nemours vient d 'être assassiné chez lui.
c 'est par lĂ , merci
Vous voulez bien essayer de nous expliquer ce qui s 'est passé ? J 'étais
dans ma chambre.
J 'ai entendu un coup de feu comme ce matin.
Je me suis précipitée.
Et quand je suis arrivée dans la cuisine, je l 'ai vue.
Allongée.
J 'ai pas su quoi faire et je suis partie voir François.
Ça a duré 1 minute 30 pile.
1 minute 30 pile, comment vous savez ça ?
J 'ai mis mon thé à chauffer au micro -ondes quand le coup de feu a eu lieu.
Et le minuteur a bipé juste quand Clémence a sonné.
Elle était complètement affolée.
Je dirais qu 'il a été tué par du 9 mm.
Et si on regarde la trajectoire de la balle...
Le tueur était poté à peu près ici ? Oui, avec une marge d 'erreur de
centimètres. Donc ça fait 4 mètres.
Pas dur de toucher sa cible.
Et la mort remonte à quand d 'après vous ? Pas plus d 'une demi -heure.
Ça correspond au témoignage de Clémence et de Madame Nollet.
J 'ai entendu dire qu 'on avait déjà tiré sur la victime ce matin.
Oui, il paraît, mais on avait cherché partout et on n 'avait rien trouvé. Donc
je ne comprends pas. On ne va pas refaire l 'histoire, lieutenant.
On a un meurtrier Ă trouver.
Célestin, tu viens avec moi, on va interroger David Pratt.
Ah ben, je crois que c 'est pas la peine d 'aller le chercher.
Tu l 'as tué.
Tu l 'as tué ! T 'es un monstre ! T 'as brisé ma vie ! C 'est ce que tu voulais
? C 'est ce que tu voulais ? Mais dis -le ! Venez avec moi à l 'intérieur,
madame.
C 'est une manie de vous pointer comme ça sur les scènes de crime ? Ce que vous
racontez... Clémence a appelé notre fils, Alex.
Elle lui a dit qu 'il venait de se passer quelque chose de grave, donc je
venu. Et vous étiez où il y a une demi -heure ? J 'étais chez moi, on préparait
l 'anniversaire d 'Alex.
Il est où ? Je lui ai demandé de m 'attendre là -bas.
Il faut qu 'on fouille tout le périmètre. Le meurtrier s 'est peut
débarrassé de l 'arme dans le coin.
Ok ?
On va faire deux groupes. Vous trois, vous occupez de cette zone -lĂ .
Vous deux, vous partez par lĂ .
D 'accord, c 'est chez moi, lĂ .
Vous êtes Alex, c 'est ça ? Oui, c 'est ça, mais il faut absolument que je voie
ma mère, s 'il vous plaît. Elle va bien, elle va bien.
D 'accord, mais elle m 'a appelé et elle m 'a dit que c 'était grave. Qu 'est
-ce qui s 'est passé ? Georges a été tué.
Je suis désolé.
Vous étiez où quand votre mère vous a appelé ? J 'étais chez mon père.
Avec lui ? Oui.
Il m 'a demandé de l 'attendre, mais je n 'ai pas pu.
J 'ai une question Ă vous poser, ce n 'est pas facile, mais est -ce que vous
savez si Georges avait des ennuis ?
Non, mais j 'entends bien ce que vous dites, capitaine. Moi, ce qui m
'intéresse, c 'est de savoir si l 'alibi de David Pratt est solide.
Son fils confirme sa version. Il préparait tous les deux l 'anniversaire
'Alex. Il pourrait mentir pour protéger son père ? Non, je pense pas. Son
témoignage est crédible et solide. Il a posté des stories tout l 'après -midi.
Il n 'a pas quitté son père. Posté quoi ? Des stories, mon colonel. Le pluriel
de stories.
Ce sont des messages, des photos ou des vidéos qu 'on poste sur les réseaux
sociaux. Ah.
Bref, Alex a mis ça sur Internet. Voilà . Des vidéos et à chaque fois, son père
était dessus.
Bon. Au sujet de la victime du nouveau, les problèmes financiers, les
conflits... Non, côté personnel, on n 'a rien de neuf.
Donc on attaque le côté pro. J 'espère qu 'on en saura davantage demain parce
'on n 'a pas le droit à l 'erreur. On est déjà dans le collimateur de la
Quelqu 'un qui vient porter plainte et qui se fait dédinguer dans la foulée,
quel journaliste ne se jetterait pas sur l 'histoire ? Oui.
Tu passes par les portes maintenant.
Ouais, pourquoi ? Tu préfères que je passe par là ? Non, non, non, ça va, c
pas mon truc, mais je t 'en prie, entre.
Merci.
Ouais, je me suis dit stop Ă l 'abstinence.
J 'en ai marre, ça fait trop longtemps et tu me connais.
Ça va, Paul ? Je suis pas sûre que ça passe
bon ménage avec les médicaments, les calmants, tout ça, tu vois ? Oui, je
tu n 'as pas besoin d 'infirmière, mais...
En même temps, je m 'inquiète. C 'est dans ma nature de m 'inquiéter.
Bon, Léa.
En fait, je viens pour m 'excuser pour ce matin.
Ce n 'est pas facile pour moi.
Que tu me vois comme ça.
Je n 'ai pas besoin d 'aide. Je n 'ai pas envie qu 'on ait pitié de moi. Tu me
connais.
Qu 'on ait pitié ?
Enfin, tous les grands mots, j 'ai pas pitié pour elle, enfin.
C 'est de l 'attention, de l 'affection, mais c 'est certainement pas de la
pitié. Je vois bien que t 'es pas comme d 'habitude.
Non, mais c 'est l 'enquĂŞte.
En fait, je comprends pas qu 'on se déchire autant après s 'être aimé.
Tout ça pour donner des billes à un juge, je sais pas, je trouve ça très
non.
Mais en mĂŞme temps, c 'est pas nouveau.
Les gens s 'aiment pendant des années, puis un jour, ils détestent.
Bah t 'as qu 'Ă regarder autour de nous.
Ouais.
Sauf nous.
C 'est vrai, nous on change pas.
Nous on est proches.
On est amis.
Non ? Hein ? On est amis. Mais oui, on est amis.
Allez, on l 'ouvre cette bouteille ? Ouais.
Tu l 'ouvres parce que je vais pas y arriver.
Tranquille à l 'amitié.
Ouais.
On n 'a rien trouvé sur Georges Nemours.
Dans le genre discret et sans histoire, il n 'y a pas mieux.
Donc personne n 'y en voulait ? Personne Ă part David Pratt.
Celui que Nemours a désigné dès le début.
Il est quand même bien placé pour savoir avec qui il avait des problèmes.
Quoi qu 'il en soit, il a de très bons alibis.
Pour la tentative comme pour le meurtre.
Justement, tu ne trouves pas que ces alibis sont un peu trop parfaits ? C
-à -dire ? Le tribunal aurait voulu tout mettre en scène, il n 'aurait pas fait
mieux. Et donc ? Donc, il n 'est peut -ĂŞtre pas tout seul.
Il faut creuser.
On va chercher du côté des employés de sa société de sécurité. Est -ce que tu
peux me trouver la liste ? J 'aimerais bien la creuser avec nos fichiers.
Maintenant, donc.
Oui, oui, oui.
Bon, d 'après la balistique, l 'arme qui a tué Nemours est une pétorale
ancienne, genre Luger de la seconde guerre mondiale.
Et dans tout son arsenal, il n 'y a rien qui correspond.
Je sais.
On fait quoi alors ? On ferme la piste David Pratt ? Vous savez, capitaine, il
'y a pas forcément besoin d 'être sur les lieux du crime pour tuer quelqu 'un.
Qu 'est -ce que tu veux dire ? Que David aurait engagé un homme de main ?
Pourquoi pas ? Pendant que le pro dégomme la cible, notre suspect se forge
alibis en béton armé.
Donc ? Le pro rate sa cible le matin et revient le soir pour finir le boulot.
Tout ça avec la pétoire de papy.
Il y a pas mal de types chelous, l 'insécurité.
Un gars pas très expérimenté, prêt à aller très loin pour une grosse somme d
'argent. Oui, Ă la limite. Mais tu vois, ce que je ne comprends pas, c 'est
pourquoi David est revenu sur place les deux fois.
Vous voulez peut -être vérifier que le tueur avait bien fait son taf.
C 'est pas très malin, quand même.
Non.
Ouais, Sabine.
Ben bon.
Ok.
Ok, ok, ça marche. Merci.
C 'est incroyable, ça. Vous êtes connectée avec Sabine, non ? Non, on a
suspect. Elle a trouvé un employé de David Pratt qui correspond exactement au
profil de l 'homme de main.
Ben voilĂ .
On va l 'arrĂŞter.
Non, non, c 'est pas la peine. Elle y est déjà .
Et d 'après elle, il n 'est pas prêt de nous chier entre les doigts.
Alors dites -moi, M.
Giordano, comment vous vous êtes retrouvé à l 'hôpital ? J 'ai fait une
chute. Ah, où ça ? Chez moi.
J 'ai voulu changer une ampoule, je suis tombé de l 'échelle.
Vous savez, les scénarios à la Claude François, ça ne fonctionne plus trop.
Est -ce que ce soir -là , vous n 'étiez pas plutôt chez M. Georges Nemours ?
qui ? L 'ancienne associée de David Pratt.
Non, je ne connais pas.
J 'aurais fait quoi chez lui ?
Vous avez un sacré pédigré, M. Giordano.
Cambriolage, vol avec violence.
Et alors, si je vais jusqu 'à votre profil psychologique, déséquilibré et
influençable. Ça, c 'était avant que M. Pratt m 'embauche.
Grâce à lui, j 'ai fait une thérapie. Ça va mieux maintenant.
Donc, vous lui devez beaucoup Ă votre patron ? Oui.
Il m 'a sauvé la vie.
Alors, du coup, est -ce qu 'on peut imaginer que par reconnaissance, vous
accepté de lui rendre 2 -3 petits services ?
Vous avez aussi acheté une très très belle voiture le mois dernier.
Et alors complètement en cash.
Bon, laissez -moi tranquille, j 'ai rien fait lĂ .
Ben y 'a pas de problème, on va juste mener une petite enquête pour savoir d
venait l 'argent.
Et ça te rappelait ? Putain, ça doit pas sortir d 'ici ou je suis mort moi.
Je vous écoute.
Je participe Ă des combats clandestins.
Ah.
Bon ben là , évidemment, je comprends mieux la chute.
On peut pas gagner Ă tous les coups.
Ça paye bien, voilà .
Non mais sérieusement, faut vraiment le dire à personne.
Si les organisateurs apprennent que j 'en ai parlé à un gendarme... Vous
inquiétez pas, vous y avez déjà laissé une oreille, ça va bien comme ça.
Commandante, oui ?
Alors, du côté de Giordano, il s 'est renseigné discrètement sur les combats,
a dit la vérité.
Et du côté de David Pratt, il n 'y a rien de suspect que j 'ai pu trouver, ni
dans ses comptes, ni dans les fadettes, pas de recherche internet qui aurait pu
être particulièrement louche.
D 'accord.
Donc on oublie la piste David Pratt, ce qu 'on tueur Ă gages ? Moi, je pense que
ce serait bien de chercher encore un peu.
Bon, ben, je vous laisse faire, vous me tenez au courant. Merci.
Mon colonel. Capitaine. Ah, papa.
Je t 'en prie, entre.
Tiens. Qu 'est -ce que t 'as fait ? Les conclusions de l 'enquĂŞte sur l
'agression de Paul.
Et ? Il confirme la thèse du cambriolage qui a mal tourné.
Ben voilà , ça c 'est fait ? Ah ouais ? Parce que moi j 'y crois pas une
Pourquoi ? Enfin Léa, t 'as l 'expérience. Tu sais aussi bien que moi
'y a rien de plus facile Ă simuler qu 'un cambriolage.
Enfin je vois pas la réponse.
Paul était au mauvais endroit au mauvais moment. Voilà , fin de l 'histoire.
Qu 'est -ce que t 'as ? Où ça ? Non, tu me caches quelque chose.
Je vois pas de quoi tu parles.
Et sinon, au sujet de l 'enquĂŞte... T 'as du nouveau ? Non, non, non. Mais
est allé interroger Alex, tu sais, le fils de Clémence Gauthier et David
Et là , je viens de réaliser que j 'ai oublié de dire un truc à Paul. Tu m
'excuses ? À plus tard.
Elle s 'obstine pas un peu, la capitaine, avec cette piste d 'un homme
engagée par David Pratt pour tuer Georges ? Alors, je te rappelle, c 'est
qui as eu cette idée, au départ.
J 'ai juste dit ce qui me passait par la tĂŞte.
OK. On a commencé, donc on termine, de toute façon.
Et puis, si David Pratt a payé un tueur, il a forcément sorti l 'argent de
quelque part.
Donc... Et si c 'était un coup de la mafia ? Tu te souviens ce que Georges a
au juge des affaires familiales ?
Que David avait contacté la mafia albanaise pour enlever le petit.
La mafia albanaise ? Ben oui, ou une autre, je sais pas.
Ouais.
D 'accord, en fait, c 'est vrai, tu balances les idées quand elles viennent,
vrac.
Ben oui.
Pas toi.
Pas vraiment, non.
C 'est mon père que vous cherchez, il est pas là . Tu vas courir ? Ouais.
Tu sais, je cours souvent avec mon fils.
Je le connais très bien, votre petit numéro, là .
Je vous aiderai pas à enfoncer mon père.
Oh, non, non, non, non. Mais moi, je veux enfoncer personne, tu sais.
Non. Moi, je veux juste savoir qui a tué Georges.
Bon, tu sais, je comprends, hein.
T 'es dans une situation qui est pas très confortable.
coincé entre tes parents, ton beau -père, mais... Voilà , moi, je suis
tout vérifier. Tu comprends ça ? Ouais.
D 'ailleurs...
Tu
t 'entendais comment avec Georges ? Pas super, non ? Si.
Ça dépendait des fois, mais...
Globalement, on s 'entendait plutĂ´t bien.
Et ta mère et lui, ça se passait comment à la maison ? Allez.
Je vais te dire en fait.
Tous les couples se disputent.
De temps en temps.
C 'est pas grave. C 'est normal.
J 'imagine, ouais.
Du coup, ça se passait comment les disputes entre eux ?
Des fois, il allait dormir sur le canapé. Ah oui, j 'ai connu ça aussi.
La dernière fois, c 'était quand ? C 'était il y a quelques semaines.
Tu sais pourquoi ? Je n 'ai pas tout entendu.
Mais ma mère a dit à Georges qu 'il voulait ruiner sa vie.
Et que si il faisait ça, elle ne lui pardonnerait jamais.
Ça, c 'était quoi, ça ? Je sais pas.
Encore, moi, je sais pas, mais... Après, Georges, il a rassuré ma mère en lui
disant que... qu 'il allait pas vraiment le faire.
C 'était plus pour faire peur à mon père.
VoilĂ .
Bon, donc, si on s 'en tient au fait, qui était sur place les deux fois ?
Clémence. Ouais, Clémence.
Mais enfin, pourquoi elle aurait tué Georges ? Elle a peut -être tué Georges
pour les mêmes raisons qu 'elle l 'a envoyé d 'abord dormir sur le canapé.
Le fameux ça.
Exactement, le fameux ça qui faisait peur à David Pratt. Et qui risquait de
ruiner la vie de Clément. Ce sont les mots d 'Alex.
Très bien, on va la réinterroger dans ce sens -là , alors.
Bien.
Au fait, ma chérie. Mais non, tu m 'appelles ma ma chérie devant tout le
Bon,
demain soir, ta mère vient dîner et je veux absolument que tu sois là . Ah mais
non, demain soir, non. Pas demain soir, elle n 'est pas dispo, Léa. Ah bon, et
pourquoi ?
Parce que Thomas nous invite à dîner chez moi. Il en a fait tout un pataquès.
mais non, Paul. Non, non, non. Ça tombe très mal. J 'ai besoin d 'elle. Eh ben,
remettons ça après -demain. Moi, je suis dispo après -demain. Allô, s 'il vous
plaît. Bonjour, Léa Solage. Je peux encore décider de ce que je fais, de ce
je ne fais pas ? Pourquoi il t 'invite, Thomas ? Je ne sais pas. Il a parlé d
'une surprise.
Ah mais du coup, on pourrait peut -être faire ça chez toi, tous ensemble.
On ne va rien faire du tout, en fait, parce que tu vas aller dîner seule, en
tĂŞte -Ă -tĂŞte, avec ton ex -future -femme. Je ne sais pas du tout oĂą vous
êtes. Et puis, alors moi, je vais aller dîner avec mon ex -mari et notre fils.
Et chacun sa histoire, voilĂ .
Ah d 'accord.
Ah d 'accord.
C 'est quoi ce dîner ? Moi je suis pas au courant.
C 'est une surprise donc.
C 'est pas grave.
Si c 'était quelque chose de grave, tu me le dirais.
Évidemment, je te le dirais si c 'était grand.
Il n 'y a jamais eu aucun problème entre Georges et moi.
Mais c 'est d 'ailleurs pour ça qu 'il dormait sur le canapé.
Vous en connaissez beaucoup de couples qui se disent que jamais ? Non, non,
bon.
C 'est parfois plus sérieux que d 'autres.
Avec David, j 'ai connu l 'enfer.
Georges.
Il était tendre et attentionné.
Un vrai conte de fées.
Et si on arrĂŞtait de se raconter des histoires ? Qu 'est -ce que Georges
menaçait de faire ?
Je cite.
Georges voulait faire peur Ă David.
Comment ? Il voulait dénoncer ses pratiques commerciales illégales.
Évidemment.
Il va falloir trouver un peu mieux Mme Gauthier.
Je n 'ai plus rien Ă vous dire.
Je veux un avocat.
C 'est parfait.
C 'est votre droit. Je ne crois pas vraiment que c 'est le bon moment.
On va se couper de ça.
La paperasse, c 'est bien, mais l 'action, c 'est mieux. Et puis comme je
toujours, la reconstitution fait sortir le loup du bois.
Et puis cette fois, vous allez pouvoir être en première loge.
Ah oh ? Pourquoi ? On vous a pas dit ? Non.
C 'est vous qui faites le mort.
Et d 'après la position du corps, Georges se trouvait exactement là où est
Célestin.
Je fais quoi, la cuisine, la vaisselle ? Non, vous faites rien, vous répétez
comme ça, tout va bien.
Et d 'après la balistique, le tireur se trouvait ici à 4 mètres, exactement à l
'extérieur.
Madame Gauthier, s 'il vous plaît.
Non, non, j 'étais pas là , moi, j 'étais dans ma chambre.
Je refuse, vous pouvez pas m 'obliger.
Oui, oui, c 'est vrai, c 'est votre droit, en effet.
Je fais le tireur, alors ? On va faire ça, ce sera plus simple. D 'accord, vous
voulez bien faire le chrono, s 'il vous plaît ? Bien sûr.
Donc voilà , la voisine affirme qu 'il s 'est passé 1 minute 30 entre le coup de
feu et l 'arrivée de Mme Gauthier chez elle.
PrĂŞte ? PrĂŞt ?
Une minute vingt -trois contre le préfet. Donc elle a eu le temps.
Ouais, sauf qu 'il y a un problème.
Si c 'est Clémence Gauthier la meurtrière, comment elle a fait pour
chez Madame Nollet avec une arme Ă la main ? J 'imagine que vous l 'auriez
remarqué. Évidemment que je l 'aurais vu. Je crois vraiment pas que la pauvre
petite ait pu faire une chose pareille. Si elle l 'avait dans une poche ? Mais
non, elle avait un petit short et un petit haut de rien du tout.
Est -ce qu 'elle aurait pu la planquer sur le chemin entre la scène de crime et
la maison ? Non, on a tout fouillé le soir même. La maison, les jardins, tout
périmètre, il n 'y avait pas d 'arme nulle part.
Et elle n 'a pas pu la déplacer avant l 'arrivée des renforts, puisqu 'elle
était avec vous, madame Nollet, vous confirmez ? Tout à fait, oui, oui. Et
ensuite, avec moi.
Bon, je vais remettre l 'arme Ă sa place.
Bon,
tenez, merci.
Merci. Vous me tenez au courant quand vous avez du nouveau ? Merci, madame
Nollet. Au revoir.
Au revoir. Voilà , on va faire comme ça.
Elle est bien, cette nouvelle proc.
Dynamique, impliquée.
Et en mĂŞme temps, je trouve qu 'elle se mĂŞle un peu de tout.
C 'est vrai.
Il y a un truc que je ne comprends pas. Si c 'est ni Clémence Gauthier ni David
Pratt... C 'est qu 'on ne sait pas qui c 'est.
Ce n 'est pas très compliqué à comprendre.
Excusez -moi, je peux revoir l 'arme, s 'il vous plaît ? C 'est quoi ? C 'est un
Luger P08.
David a une arme similaire.
On a vérifié toute sa collection.
Il n 'y a que des armes modernes. Vous êtes sûre ? Même celle qu 'il n 'a pas
déclarée ?
Vous voyez, la caravane est lĂ .
S 'il a touché à rien, c 'est dans le placard.
Et voilĂ .
On ne risque pas de la trouver, oui.
Mais ça va, ce que vous foutez là ? Pourquoi elle est là , elle ? Monsieur
qu 'est -ce que vous avez fait de votre Luger P08 ? C 'est encore très bon. Oh,
du calme, du calme.
ArrĂŞte, David.
C 'est fini.
Qu 'est -ce qui est fini ? Tu peux me dire... C 'est pas la gendarmerie,
monsieur Pratt. C 'est pas moi qu 'il faut arrĂŞter.
C 'est la meurtrière.
On a volé mon Luger la semaine dernière.
Non, mais voler mon Luger la semaine dernière... C 'est dans le classique.
L 'arme qui disparaît un peu avant le meurtre.
Clément, c 'est la seule qui connaissait la cachette. Y 'a rien qui vous choque
là ? Non, mais c 'est vous le propriétaire de l 'arme du crime, pas
Et en plus, vous aviez un très bon mobile pour tuer Georges.
Et elle, elle vous emmène à l 'endroit exact où on me l 'a volé. Non mais, vous
voyez pas qu 'elle essaie de me faire porter le chapeau, putain ? Vous voyez
ça ? Vous êtes du genre un peu violent, vous.
Il va falloir... Clémence, elle ment comme elle respire, d 'accord ? Par
exemple, elle raconte Ă tout le monde qu 'elle adorait Georges alors qu 'elle en
avait une truc bleue.
C 'est un truc de dingue, hein ? Il renvoie tout sur elle, elle renvoie tout
lui. J 'ai rarement vu ça.
Moi, j 'ai du nouveau, commandante.
Vous vous souvenez que Georges Nemont nous a dit qu 'entre lui et David Pratt,
'était une guerre commerciale ? Euh, oui.
Surtout Ă la fin de leur collaboration.
Ouais. Il y a deux mois, cette guerre commerciale s 'est arrêtée d 'un coup.
Pof, comme ça.
Pof, d 'un coup, comme ça.
Et non seulement David Pratt a laissé tomber, mais en plus, il a cédé une
de ses contrats Ă Nemours.
Pourquoi il a fait ça ? À mon avis, Georges Nemours a dû le menacer de faire
quelque chose qui lui a fichu la trouille. Le fameux sad en parle le
Donc, Georges le fait chanter, la pression monte.
David Pratt engage un tueur. Qu 'on n 'a toujours pas trouvé.
Pas encore, commandante.
Parce que j 'ai élargi les recherches et j 'ai découvert qu 'il y a 15 ans,
David Pratt avait travaillé au Luxembourg, à la maison des femmes.
Et donc ça veut dire quoi ? C 'est -Ă -dire qu 'il avait gardĂ© un compte lĂ
? Absolument.
Donc s 'il a dĂ» payer un tueur Ă gage, il l 'a peut -ĂŞtre fait Ă partir de ce
compte -là précisément, en toute discrétion.
Ok. Bon, vous voulez contacter ?
Il a dormi ? Alors, c 'est quoi les nouvelles ce matin ? Moriac et Marshall
partis au Luxembourg hier soir.
En vacances ? Non, je crois pas, non.
Qu 'est -ce qu 'ils sont partis faire alors ? La capitaine Moriac a appelé la
banquière, qui a refusé de lui donner des infos. Donc elle a demandé une
commission regatoire internationale.
Tu trouves pas ça bizarre que Marshall y aille aussi ? Non, il en profite pour
aller fureter du côté de la maison des femmes.
Attends, mais ça fait pas ça ! Tu lis les dossiers un peu parfois ? Oui, bien
sûr. Eh bien, la maison des femmes.
C 'est une institution d 'aide sociale au Luxembourg.
Oui, évidemment. Bien sûr, je connais, oui.
Bien sûr.
Et David y a bossé pendant dix ans. Il a assuré la sécurité.
Car il a engagé un de ses anciens collègues comme tueur à gage ? Voilà , c
ce que Marshall est allé vérifier.
En tout cas, c 'est là -bas qu 'il a rencontré Clémence parce qu 'elle y
infirmière. Et c 'est après la naissance d 'Alex qu 'ils sont revenus en France.
VoilĂ , c 'est tout.
Bon, bah, Ă tout Ă l 'heure, alors.
Oui.
J 'ai vérifié les relevés bancaires de David Pratt sur les six derniers mois.
Rien. Juste une jolie somme.
Apparemment, au Luxembourg, on est très doué pour l 'épargne.
Ce qui en soit ne constitue pas un délit.
Donc aucun mouvement récent, c 'est ça ? Non, rien. Pas de virement, pas de
retrait en liquide.
Bon, d 'accord.
Au moins, on aura vérifié.
VoilĂ , donc je rejoins Marshall Ă la maison des femmes et puis on rentre en
France. D 'accord. Merci, capitaine.
On accueille des femmes en grande difficulté, toxicomanie, violence
Parfois, il y a du crabuche. C 'est pour ça que nous avons un service de
sécurité. D 'accord.
Dites -moi, docteur, vous savez si David Pratt était proche d 'un collègue ou
quelqu 'un en particulier ? Non.
Il s 'entendait bien avec tout le monde.
Il a d 'ailleurs laissé un très bon souvenir ici.
Ce que personne n 'a compris, c 'est pourquoi David et Clémence sont partis
prévenir.
Du jour au lendemain.
Pas sûrement à cause de leur fils, non ?
Ils ont adopté un enfant ? Ben non, ils ont eu un bébé.
Un petit garçon, Alex.
Clémence et David ? Certainement pas, ils ne pouvaient pas avoir d 'enfant.
Vous êtes sûr ? Écoutez, ils ont tout essayé, mais le hasard fait parfois mal
les choses.
Ils étaient stériles, tous les deux.
Alex n 'est pas leur fils ?
Évidemment, Tom, je n 'ai pas oublié le dîner de ce soir.
En revanche, c 'est quoi cette surprise -là ? Parce que tu sais, ta mère, les
surprises... Oui, je sais que c 'est le principe de la surprise. Bon, écoute, je
suis au taf, donc je suis obligé de te laisser. On se revoit ce soir pour le
dîner. OK ? Bisous, Loulou.
Ça va, capitaine ? Vous faites bien votre petite escape -up ? On n 'a pas
de dossier d 'adoption concernant Alex au Luxembourg.
Donc il serait un enfant volé et Georges l 'aurait découvert ? Ce qui
expliquerait la grosse dispute entre lui et Clémence.
Georges menace de révéler le secret de la naissance d 'Alex.
Mais d 'abord il fait chanter David qui lui cède tous ses contrats.
Seulement dévoilant le secret du couple, Georges s 'en prenait autant à Clémence
qu 'Ă David.
Et il l 'a rassuré en disant que c 'était juste pour faire peur à David.
David a un mobile de plus et pas des moindres. Et Clémence aussi.
Il n 'a rien dit qu 'elle a fait confiance Ă Georges.
Alors ?
Quand elle habitait là -bas, Clémence Gauthier a noué une amitié très forte
cette toxicomane qui est tombée enceinte.
Sophie Schmitt.
Elle a accouché d 'un petit garçon et 15 jours après, comme par hasard, le bébé
disparaît en même temps que David et Clémence.
D 'accord.
Donc ils étaient complices.
Vous étiez au courant que trois jours avant sa mort, Georges avait fait des
recherches sur Internet ?
Au sujet d 'une certaine Sophie Schmitt.
La mère biologique d 'Alexandre.
J 'étais très attachée à Sophie.
Elle m 'aimait beaucoup.
Elle comprenait ma souffrance et ma douleur de ne pas pouvoir avoir d
Un soir,
Elle est arrivée à la maison.
Elle portait Alex dans ses bras.
Il était si petit.
Et fraîche.
Elle m 'a dit qu 'elle était incapable de s 'en occuper.
Elle savait qu 'on voulait un enfant plus que tout au monde.
Et qu 'on s 'en occuperait bien.
C 'est exactement ce qu 'on a fait.
Alex a toujours été notre priorité.
Vous ne l 'avez jamais revu.
Non.
Au début, on ne voulait pas y croire.
On avait peur qu 'elle revienne pour nous le reprendre un jour ou l 'autre.
C 'est pour ça que vous avez décidé de vous enfuir en France ? On était loin.
On a de la famille à Montpellier, puis on était devenus les vrais parents d
'Alex.
On a toujours eu peur qu 'elle réapparaisse.
Elle est morte, devine, il y a quelques années.
D 'une hépatite malsouillée.
Il y a deux mois, en rangeant des papiers, Georges est tombé sur le
acte de naissance d 'Alex avec une photo.
Georges a commencé à me poser des questions.
Beaucoup de questions.
Je ne pouvais pas continuer Ă lui mentir.
Il est venu me trouver, mais direct.
Il fallait le voir. Il en pavait de bonheur.
Qu 'est -ce qu 'il voulait ? Votre argent ? Votre business ?
Oui, il voulait tout, mais surtout il voulait m 'humilier.
Il avait tellement de haine.
Je savais qu 'il finirait par tout dire un jour ou l 'autre.
C 'est pour ça que vous avez parlé à Clémence ? Oui, elle aussi en était
persuadée. Elle avait commencé à faire des allusions devant Alex.
Clémence et moi, on s 'était détestés, mais alors là ... Georges a réalisé l
'enconcilement. Vous réconciliez avec votre ex ? Oui.
Vous saviez que vous seriez soupçonné tout de suite ?
Donc il fallait que ce soit Clémence qui tire.
Après avoir tué Georges, elle devait déposer l 'arme dans une planque du
avant de finir chez Madame Nollet.
Et vous vous arrivez après pour récupérer l 'arme et pour vous en
afin qu 'on ne la trouve pas. Ce qui disculpait totalement Clémence.
Et ça a raté la première fois.
Oui.
Je lui avais montré comment tirer, mais... Elle a eu peur.
Donc elle a été obligée d 'accompagner Georges.
Elle avait de quoi être bouleversée, oui.
Elle venait d 'essayer de le tuer.
Quand on est revenu de la gendarmerie, Georges était fou.
Alors avec votre ex -mari David, vous avez recommencé votre plan diabolique ?
Et cette fois, votre main n 'a pas tremblé ? Non.
T 'as besoin d 'aide ? Ah ouais, carrément, merci, c 'est gentil.
Tu m 'aides pas lĂ ? Bah non, pas lĂ .
Bah... Ah,
4 assiettes.
Oh, Nathan, Ali, t 'es là ? Oh oui, super, j 'adore l 'idée.
Et non, pas Alice.
Alice, elle est avec Julien ce soir.
Non, ce soir, c 'est Apolline qui vient.
Apolline, c 'était donc ça la surprise.
C 'est qui Apolline ? Apolline, c 'est sa copine de lycée depuis le temps que
dis que dans tout pour ĂŞtre ensemble, les deux.
Oui, enfin bon, tant mal pas maman.
Non mais c 'est qui Apolline ? Je vois pas.
Apolline, la blonde aux yeux bleus, lĂ , intelligente. Non ! Elle est oui.
Ah ouais ? Parfait, elle est parfaite, j 'adore. Oh non ! Elle est drĂ´le, elle
est intelligente, elle est vive.
Ah, bien évidemment.
Mais qu 'est -ce qui t 'arrive Apolline ? Bonjour.
Oh mon Dieu.
Bonjour, mais qu 'est -ce que... VoilĂ ,
c 'est arrivé un peu avant nous.
C 'était une soirée comme ça.
Moi, je ne m 'en étais pas rendu compte tout de suite, alors... Voilà , c 'est
une blague.
Bref, vous allez être grand -père et grand -mère.
Putain, c 'est une blague.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.