Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
C 'est pas faute de t 'avoir tendu la perche.
Pourquoi t 'as attendu si longtemps pour nous en parler de ce Julien,
franchement ? Bah, les tatouages, son job, ses travaux d 'intérêt général,
son projet artistique... C 'est pas vraiment le genre idéal, quoi. Attends,
tu me prends pour qui ? Avec ta mère, on est vachement modernes.
D 'accord.
Et si jamais ton Julien n 'est pas pris à l 'école d 'art à Montpellier, tu vas
le suivre, alors ?
Puis des écoles de droit, il y en a partout en France. Donc c 'est plus
que ce soit moi qui le suive. Ouais, ouais, bien sûr. Et puis abandonner ton
vieux père.
Alors je vous cite.
C 'est Nio 80.
Je suis invité pour vous acheter cet appartement à Tomé.
D 'accord.
Non, d 'accord, je plaisante. Alors je crois qu 'il est vraiment temps qu 'on
fasse connaissance avec ce jeune.
Ça me ferait plaisir.
On va bien trouver une occasion ? Ouais.
C 'est le boulot.
Tu veux abandonner ton bébé film ? Oui.
Oui.
Oui. Mais j 'ai rien.
Oui. Le temps d 'arriver à la voiture.
Oui, oui, oui.
Un spectateur, ça veut dire quoi ? C 'est une répétition à huis clos ? Oui,
elle n 'avait pas encore commencé, les musiciens étaient encore dans leur
logement. Il faut un pass pour rentrer dans l 'opéra. Ah bah super, ça va
limiter les pistes alors.
Oui, enfin bon, 60 musiciens dans l 'orchestre symphonique, plus les
techniciens, ça fait quand même près de 80 personnes qui ont un badge. C 'est
ça, c 'est ce que je dis, ça limite vachement en fait.
Ah, j 'y vais alors. Ah bah c 'est bon.
Je vous brûle sur la scène de crime ou on attend le commandant ? Non, on n
'attend pas le commandant parce qu 'elle est sur une scène de crime beaucoup
plus délicate, figure -toi.
Ah bon ?
Elle est avec Thomas au Bayou.
Une seule blessure qui lui a été fatale.
Et on a trouvé des traces de lutte dans sa loge.
Une lutte qui s 'est achevée ici, au foyer, visiblement.
L 'arme du PM, c 'est quoi ?
Un
canine de luthier.
Il était posé près du corps.
C 'est parti d 'une collection d 'objets anciens qui étaient exposés dans le
couloir des loges. Donc le meurtrier s 'en est emparé tout en poursuivant sa
victime. Il y a des empreintes dessus ? Non, le manche est trop pudé. On ne
trouvera rien sur un bois aussi en plus. Génial.
Bon, tu fais des présentations ? François Durieux, 28 ans, premier violon
'Orchestre Symphonique de Montpellier.
Il est domicilié au 29 Allée des Roses à Castelnau -le -Lez, où il habite avec
sa mère, Patricelle Durieux.
Une maman en deuil ? Bon, Aléa saura lui parler.
Il y a autre chose, hein ?
On a trouvé des textes accrochés sur un bouquet de fleurs.
Toutes mes félicitations au succès bien mérité signé Garence Corbier. C 'est qui
? La vice -présidente du conseil d 'administration de l 'opéra.
Elle offre des fleurs à ses musiciens, il n 'y a rien d 'étonnant.
Personne ne l 'a vue ce matin.
Alors on la cherche et on la convoque.
Merci.
Vous viviez seuls ici, tous les deux ? Le père de François nous a abandonnés
juste avant sa naissance.
François avait l 'air d 'être un grand violoniste.
Vous savez si ça a pu réveiller quelques jalousies ou rivalités ? Je ne connais
pas très bien les autres musiciens de l 'orchestre.
Mais François n 'était pas le genre à se faire des ennemis.
Et en dehors de la musique, est -ce qu 'il avait d 'autres activités ?
Des amis ? Une amoureuse ou même un amoureux ? Mais non. Vous savez, à part
musique, rien n 'intéressait vraiment.
Passer son temps à jouer du violon dans sa chambre, c 'est pas possible à la
voir.
C 'est pour les violons de Francois ? Oui.
Je peux ? Ne t 'inquiète pas, je vais attendre.
Pardon.
C 'est juste que c 'est son premier violon.
François avait 9 ans quand il a appris à jouer.
Il y avait quelque chose à l 'intérieur.
C 'est la signature du luthier.
Pascal Roy.
Vous me connaissez bien ? Oui, il donnait des cours au conservatoire à l
'époque.
Il a tout de suite cru au talent de François.
Il s 'en est occupé un peu comme un grand frère.
Ou comme un père.
Celui -ci, il l 'a même fait sur mesure pour François.
C 'était son instrument fétiche.
Ce matin, François devait répéter avec lequel ? Aucun de ceux -là.
Il avait un armanello à l 'opéra.
Un armanello ? Un violon du XVIIIe siècle.
Il lui a été confié il y a trois mois par la fondation Joseph Haydn de Vienne
récompense de son talent.
François était orange.
Et le luthier Pascal Roy ?
Il n 'a pas été vexé que François délaisse son violon sur mesure ? Je ne
pas.
Merci,
Anthony.
Bonjour. Oui, bonjour. Je suis Garance Corbier.
Ah oui ? Excusez -moi, j 'accompagnais mon mari à l 'aéroport. J 'ai fait au
plus vite. Pas de problème. Je vous en prie, asseyez -vous.
Excusez -moi.
Ça n 'arrête pas de sonner depuis... Vous étiez proche de François Durieux ?
Non, moi je suis rarement en contact avec les équipes artistiques. Mais vous
leur offrez des fleurs ? Bien sûr.
Pour les féliciter ou les encourager ? Comme tout le monde, j 'admirais le
talent de François. Sa carrière aurait vraiment décollé, le concert de demain
devait être retransmis à la télévision.
Ah oui ? Quelqu 'un a peut -être voulu l 'empêcher de jouer ? Pour quelle raison
? Je ne sais pas.
La jalousie, par exemple.
Qui peut prendre sa place au concert de demain ? Eh bien, à part Théo Bloquet,
le deuxième violon, personne.
OK, capitaine.
Je vais le chercher, je vous le ramène.
Un certain Théo Bloquet, ça te dit quelque chose ? Tu l 'as interrogé ?
pourquoi ? C 'est qui ? Le petit pet de vanille.
T 'en es où ? C 'est pas fini. Pour l 'instant, aucun témoin du meurtre. Tout
monde est analyste.
Il faut que je récupère le violon de la victime.
La chef d 'orchestre, Catherine Bajowski, pourrait peut -être nous
Excusez -moi, madame Bajowski.
Oui ? Vous pouvez nous dire s 'il y avait des tensions dans l 'orchestre
les violonistes ? Il y a toujours un peu de compétition entre musiciens. Il n 'y
a rien de méchant entre François Durieux et Théo... Théo Bloquet.
Peut -être un petit peu plus depuis que François a reçu Tino.
Tino. Pardon.
C 'est le surnom de son armadelle.
Son violon.
À l 'époque, les luthiers donnaient un prénom à leur plus belle pièce.
Théo.
Théo, un peu de respect quand même.
C 'est le violon de François.
Pascal Roy, comme je le fais dans mon soir.
Un luthier qui tue son petit protégé parce qu 'il joue sur un nouveau violon.
'est intéressant.
Oui, t 'as peut -être trouvé mieux.
Ouais, peut -être, je sais pas.
Figure -toi que François était en compétition pour le poste de premier
avec un serpentéo, j 'ai mis Camille sur le coup.
Un rival qui tue par jalousie, c 'est un peu facile.
En fait, je sais pas pourquoi je te parle, toi. Mais non, Paul, justement,
me parles plus.
Tu veux un exemple ? Voilà, le départ d 'Alice, tu comptais m 'en parler quand ?
D 'accord, j 'aurais pas gardé le secret 24h. Elle comptait t 'en parler elle
-même. Donc toi, tu laisses partir ta fille avec quelqu 'un qu 'on ne connaît
pas. C 'est comme pour Thomas. Avec les inscriptions post -bac, c 'est un
véritable bordel. Donc si on ne s 'y prend pas maintenant, forcément, ça va
compliqué pour l 'année prochaine.
Thomas... Chut.
Chut.
Chut. Chut.
Chut. Chut. Chut. Chut. Chut. Chut.
Chut.
En fait, je crois que je préférais quand tu t 'en foutais. Comme ça, j 'avais
une vraie bonne raison de me défouler sur toi. C 'est bien pratique.
C 'est un compliment, ça, où je ne m 'y connais pas.
Je n 'ai pas envie qu 'Alice s 'en aille.
Je ne me sens pas prête. Je sais, Léa, mais tout va bien se passer. On va
discuter avec Julia et avec Alice.
Barbecue, 20h, ce soir, à la maison.
Ah oui, carrément.
Et pour ma tenue, tu as prévu quelque chose où je peux m 'habiller encore
je veux ? Le petit surpondine, moi, je l 'aimais bien.
Le petit surpondine ? Oui, le court.
Je suis désolé, j 'ai pas pu résister. Je voulais juste l 'essayer.
Donnez -moi cet armonello, s 'il vous plaît.
C 'est une pièce à conviction.
Je comprends pas.
C 'est pourtant simple, hein ? Non mais c 'est pas ça.
Je reconnais pas du tout le timbre habituel de Tino.
Peut -être que c 'est vous qui n 'en jouez pas assez bien.
Je joue largement aussi bien que François Durieux.
Et pourtant, c 'est bien la signature de l 'armonello.
Écoutez, moi je vous assure, ce violon n 'a pas du tout le son exceptionnel de
Tino.
C 'est un faux.
Donc le meurtre...
Très lié au vol de l 'Armanello.
Sauf si François Durieux a vendu le violon.
Et oui, rien ne dit que ce n 'est pas lui qui a fait faire la copie. Non, c
impossible.
Cet instrument, c 'est le saint Graal pour lui.
Et ce qui nous oblige à découvrir qui a réalisé la copie de l 'Armanello.
Un excellent luthier.
Alors, attends, laisse -moi réfléchir.
Un des meilleurs de la région.
Ah, mais bien sûr.
Pascal Roy.
C 'est incroyable.
Et bim, le grand retour du luthier. En fait, t 'as rien d 'autre en stock.
Pascal Roy était en froid avec la victime.
Il était le mieux placé pour réaliser cette copie. Alors non, franchement, j
rien de mieux. Tu sais quoi ? Je vais m 'en occuper comme s 'il était coupable.
Mais c 'est juste pour te prouver que t 'as tort. Non, évidemment.
Et j 'aurais raison.
Ouais, non, je préférais la chemise.
Ouais, mais sans la cravate.
Ah ouais, perso, j 'éviterais de parler de politique.
Mais si ça arrive, tu parles pas de fonctionnaire. Bah oui, oui, c 'est sûr.
Et je bois de l 'alcool ou pas ? Aucun plaisir.
Bon, un verre d 'eau, je sais pas.
Mais qu 'un seul verre. Pour ce qui concerne mon historique avec la justice,
je... Alors là, crois -moi, ils connaissent déjà tout ton casier par
Ils ont dû se faire envoyer tes premiers bulletins de primaire.
Vous êtes sûr que c 'est une bonne idée quand même ? Vous m 'aidez si je dérape
? Ou alors, par contre, moi j 'ai piscine.
Tiens pas, c 'est au carnage.
T 'inquiète pas, ça va bien te passer.
On va peut -être juste...
C 'est pas si intéressant qu 'avec un des responsables de la fondation Joseph
Hayden. Ceux qui ont prêté l 'Armanello à François Durieux, c 'est ça ? Eh ben
non, justement.
Ils n 'ont jamais possédé un tel violon.
Et ils n 'ont jamais entendu parler de la victime.
Durieux a menti ? Il a menti à tout le monde, y compris à sa mère.
Comment est -ce qu 'il a fait pour obtenir un violon pareil ? Il risque pas
se le payer.
Je sais pas, il a peut -être obtenu de façon illégale et il s 'est mis en
danger.
Si on trouve comment il a récupéré l 'Armanello, on trouve le coupable.
Si comme ça, ça a l 'air presque facile, dis donc.
Bonjour Franck. Bonjour Léa. Alors, vos conclusions.
Un coup en plein cœur, avec perforation de l 'artère pulmonaire.
François Durieux est mort en quelques secondes.
La plaie et les lésions grossières autour nous indiquent que le coup a été
avec une grande violence.
Avec une lame courte, très affûtée sur la pointe, mais peu tranchante sur les
côtés.
Ce qui peut correspondre au canif de luthier qu 'on a retrouvé à côté du
Oui.
Et pour les traces de lutte ? Alors là, ça ne colle pas avec le rapport.
Il n 'y a pas eu de lutte, justement, entre la victime et son agresseur.
Alors comment vous expliquez les hématomes ? Je ne sais pas, mais s 'il y
eu un affrontement, j 'aurais retrouvé des résidus de peau sous les ongles, des
fibres textiles dans les plaies, et là, rien.
Donc les coups auraient pu être portés, je ne sais pas moi, par exemple, la
veille de sa mort ? Non, c 'est le même jour.
C 'est comme si il s 'était laissé frapper.
Non, non, ça n 'a pas de sens.
Personne ne s 'est frappé.
Non, pardon.
Merci, Franck. De rien.
Vous le connaissiez depuis longtemps ? Je connaissais François depuis qu 'il
était tout gamin.
Comme sa mère n 'avait pas les moyens, c 'est moi qui lui fournis son premier
violon. Et il vous est resté fidèle ? Jusqu 'à ce qu 'il préfère un instrument
ancien, l 'armanello ? Ça m 'a fait mal sur le coup.
Mais bon,
c 'était une bonne coupe pour lui.
Donc, je résume.
Vous lui offrez son premier violon.
Ce qui est déjà plutôt vachement bien.
Et vous fabriquez ensuite ces instruments sur mesure. Donc vous
temps, votre savoir -faire, sûrement un peu d 'argent, j 'imagine.
Et du jour au lendemain, pouf, ils vous quittent pour leur manélo.
Vous étiez en droit d 'espérer un retour sur investissement.
Nos relations étaient au -dessus de ça.
Je le considère un peu comme mon fils.
Il y a des enfants qui trahissent leurs parents, on voit ça tous les jours,
monsieur Roy.
Vous pensez que je me serais vengé ? Oui.
En faisant une copie de l 'Armanello.
Le hic, c 'est que François l 'a découvert et ça a dégénéré.
Je respecte bien trop mon métier pour m 'adonner à la contrefaçon.
Par contre, si vous cherchez des fois serre, je peux vous aider.
Montrez -la -moi votre copie.
Je vous dirai de revirer.
Rien d 'anormal dans les relais bancaires de la victime.
Durieux virait de l 'argent tous les mois à sa mère pour participer aux frais
la maison, j 'imagine. De toute façon, ce n 'est pas avec son salaire qu 'il
aurait pu s 'offrir l 'art manelon.
Parce qu 'en fait, c 'était la question.
Comment se l 'est -il procuré ? J 'allais faire un tour du côté des
identitaires, voir si je peux trouver quelque chose.
Lancez aussi un avis de recherche pour retrouver le propriétaire du véritable
art manelon. Ah, et je mets quoi dans le profil ? Individu en bois, précieux ? C
'est marrant ça, on dirait Marshall.
Non, vous mettez valeur 2 millions d 'euros, je pense que ça peut faire
Très bien.
Merci Erwann.
Je ferme la porte.
Non, non, ça va aller, il fait chaud.
Merci.
C 'est le plan de l
'opérateur ? C 'est un vrai labyrinthe.
J 'ai appelé les services de sécurité.
Il n 'y a que les passes accréditées qui ont pointé ce matin.
Ah bon ?
Ok.
Et tu leur as demandé pour la porte de service du sous -sol, celle -là ? Celle
qu 'ils donnent sur les coulisses ? Oui.
Alors, il n 'y a que les deux agents de sécurité qui ont accès à la clé.
Et ils ont un alibi.
D 'accord.
Bon.
Moi, je ne sais pas, alors.
Je ne sais pas, je vais finir par croire qu 'il y a un fantôme dans l 'opéra,
parce que là... Mais grave.
Un homme masqué qui vivrait dans les caves, genre là.
Entre le placard abalé, le compteur électrique.
Avec son bleu de travail. Avec son masque.
Capitaine Marshall.
Oui, capitaine.
Camille.
Coucou. Ça va ? Oui, ça va et toi ?
Oui.
Tu fais quoi, là ? Tu fais quoi ? Je ne fais rien.
Et toi, tu fais quoi ? Je ne fais rien non plus.
Rien d 'illégal, en tout cas.
Tu sais que c 'est une pièce à ta conviction que tu es en train de sortir
cette télé ? C 'est Marshall qui m 'a demandé de la prendre.
Pour une fois, ce n 'est pas moi qui demande.
Je vais me faire choper par solaire.
Évidemment, ça finit toujours comme ça. Mais Marshall aussi, c 'est mon
supérieur. Je ne vais pas le balancer, si ? Non, je comprends.
Bienvenue dans mon monde.
En tout cas, moi, je n 'ai rien vu, rien entendu.
Vous êtes sûr que c 'est une bonne idée ? De toute façon, le labo ferait une
contre -expertise.
Nous, ce qu 'on fait, c 'est juste gagner du temps.
C 'est de l 'érable canadien.
On reconnaît le bois à la régularité d 'externe.
Le choix de l 'essence est aussi crucial que le savoir -faire de l 'artisan.
Je n 'utilise que du merisier, au cas où je serai encore soupçonné.
Et là,
vous faites quoi ? J 'essaie d 'identifier le vernis utilisé.
Vernis synthétique avec une résine cellulosique.
Pour les bas de gamme, fabriqués dans les pays de l 'Est.
République tchèque. 8 -M.
Ah, on va rentrer traîner ? Oui, commandant Solaire. Qu 'est -ce que tu
encore avec une pièce à conviction en dehors des scellés ? Le labo attend le
foire Manello pour l 'analyser.
Eh ben ouais, mais moi je traîne pas, je farfouille et je trouve. Figure -toi
que la copie a pas été fabriquée en France.
Paul, tu n 'y es pas du tout. Pascal Roy cherche à revendre l 'Armanello.
C 'est sûr de toi, là ? Il a fait le tour des antiquaires hier.
Ok, je vois. Merci, Léa.
Mais dites donc, vous êtes connus, vous, chez les antiquaires du quartier ? Non.
Monsieur Roy aurait tenté de revendre un Armanello.
Hier, apparemment, ouais.
Dis donc, ça doit pas être évident de refourguer un violon de ce prix -là sans
facture en plus.
C 'est lui qui a fabriqué la copie.
J 'ai pas tué François.
Bon, allez, monsieur, il est où ce genre ? J 'appelle mon avocat.
Eh ben, on va fouiller, non ? Il est forcément ici.
Bingo.
Pour une fois, ça a été rapide.
Et un Armanello, hein.
François aurait pas entendu la différence avec cette copie.
Il faut bien mieux sur mes instruments, mais... Il s 'en rendait même pas
compte.
Donc, ce matin, vous vous introduisez dans l 'opéra pour échanger les violons.
Non.
Je n 'ai que lu avant -hier, mais il n 'y avait personne.
Jamais je n 'aurais fait de mal.
Pourquoi vous avez essayé de le revendre, ce violon ? C 'est idiot.
Tant ou tard, on l 'aura su.
Je me suis retrouvé avec ce bijou sur l 'évrage.
Je n 'avais pas quoi en faire.
J 'ai paniqué.
Vous auriez pu le brûler.
Un Arminello.
Détruire un Arminello.
Détruire François, ça vous a pas gêné ? Je voulais juste lui donner une leçon.
La gratitude.
C 'était pas ça qu 'elle était première à François.
Vous étiez où ce matin au moment du meurtre ?
Léa, Léa, Léa.
Oui ? Tu vas où ? Je vais chez le troc. Ah bien, un interrogateur de Pascal Roy,
on a tout ce qu 'il faut, c 'est parfait.
Oui, c 'est vrai que seul dans son petit atelier, c 'est pas béton, béton comme
elle dit, mais en même temps, il n 'est pas passé aux aveux.
C 'est une question de temps.
Non, mais il faut qu 'on trouve comment il a pu rentrer dans l 'opéra.
Et franchement, le mobile ne tient pas.
Tu l 'as dit toi -même, la trahison. D 'ailleurs, plus sentimentale que
financière. Oui, mais en fait, sauf si le meurtre et le vol ne sont pas liés.
On n 'a pas l 'habitude d 'être versatile comme ça, Paul.
Ok, alors pour l 'instant, je vais l 'inculper seulement de vol et de recel.
Comme ça, ça te laisse un petit peu de temps. Merci.
T 'es content ? Je suis content.
Merci.
Paul ? Ouais ? Le barbecue, c 'est pas une bonne idée ? T 'es stressé, là.
Non, mais je crois pas, Paul. Un petit peu.
C 'est Julien qui passe son grand oral.
Tu sais, les présentations officielles à son jambe, enfin non, à son futur
jambe, Je sais pas comment on dit, d 'ailleurs, mais c 'est jamais anodin.
Lui aussi, il va nous juger.
Et de quoi on a l 'air, là, tous les deux ? Deux vieux gendarmes, presque à
retraite, c 'est pathétique.
Vieux ? Mais d 'où tu sors qu 'on est ? On est en pleine fleur de l 'âge.
Regarde -toi, t 'es super jolie.
Bon. Alors, à ce soir.
Ouais.
Tu es très jolie.
À la fois...
Cru et candide. Ah oui.
Chouette cadrage, jolie lumière.
Ça fait un peu penser au travail de Diana Angus.
Oui. Enfin, la version couleur, quand même. Oui.
Vous savez pas qui c 'est qui connaissait en photo, maman ? C 'était
ma chérie. Je voulais même faire une école de photo. Mais les grands -parents
ont décrété que c 'était pas sérieux, que c 'était pas un métier. Donc, du
je suis devenue gendarme. Et c 'est grâce à la photo que j 'ai rencontré ton
père, d 'ailleurs.
Bon, c 'est du passé, tout ça. C 'est le 20 août 1993, à 8h20, exactement.
Elle était en train de shooter.
la très jolie façade d 'une petite crèche. Et moi, j 'étais sur le trottoir
'en face.
J 'avais mon appareil aussi. Je me suis dit, il faut que la prenne en photo. Il
faut que la prenne. Il faut que la prenne. Oui, voilà.
Et voilà.
Parfait, Paul.
Bien. Voilà.
Voilà.
Bon, Julien, qu 'est -ce qu 'on peut faire pour traiter un entrée aux arts
répliqués de Montpellier ? Je ne sais pas.
Vous pourriez sous -doyer le jury d 'admission.
Je n 'ai pas compris.
Vous pourriez sous -doyer le jury d 'admission.
Oui. Ah oui, mais non, non, non, ça c 'est pas du tout le genre dans la
ça c 'est... Très amoureux. Très amoureux.
Bon, c 'est le moment où moi je vais faire les cafés. Oui, c 'est le moment
'ai dessus.
Tu sais où c 'est ? Oui. Tu puisses.
J 'aime bien le soleil noir, moi.
Moi, il y a moi.
Merci d 'être venu me chercher, c 'est cool.
De rien.
Tu sais qu 'il va peut -être falloir songer à changer de voiture à un moment
donné. Elle est un peu capricieuse, ma caisse, mais tu comprends, c 'est une
valeur sentimentale.
Et oui.
Bon, t 'as du nouveau sur la vie de recherche de l 'Armanello ? Non, rien.
Aucun appel.
Personne n 'a jamais entendu parler de ce violon.
A croire qu 'il sort de nulle part.
Bon.
Et moi, rien non plus.
Durieux avait une vie plutôt ennuyeuse.
Sa mère, elle lui a acheté ses vêtements, elle lui a préparé à manger.
il joue du violon.
C 'est quand même 28 ans, non ? Oui.
Je ne sais pas, c 'était un artiste. Il avait la tête dans sa musique et le
reste... Je connais plein de musiciens.
Il y a autre chose.
Tu en connais plein, des musiciens, toi ? François a menti à sa mère pour cette
année. Il était un peu comme un enfant, en fait, non ? Oui.
Ça montre pourquoi un gamin, en général.
Pour ne pas se faire engueuler ou par peur de décevoir.
A mon avis, c 'était pas son seul mensonge.
Tu lui démarres ? Elle, oui.
Tu lui mets ta ceinture ? Je n 'ai jamais eu aucun problème avec mon fils.
Je ne comprends pas pourquoi il m 'a menti au sujet de cet armadé de vous.
C 'est ce qu 'on essaie de comprendre, madame Juria.
La passion de François pour la musique a toujours été présente.
Je pense que c 'était sa manière de gérer l 'absence de son père.
On n 'avait jamais pensé à refaire votre vie ? Vous étiez jeune à sa naissance.
Il suffisait à remplir ma vie.
Même j 'ai remplissé la sienne.
Chacun y trouvait son compte.
J 'aimais quand François me racontait ses concerts, ses collègues.
La soirée du jeudi avec Pascal.
Cette soirée du jeudi ?
Mathieu,
s 'il te plaît.
Monsieur Roy.
Parlez -moi des soirées du jeudi avec François Durieux.
J 'organisais des concerts de démonstration à l 'atelier.
Et lui, c 'était mon meilleur atout pour promouvoir mes violons.
Il venait toujours vous voir depuis qu 'il avait l 'hormonello ? Non.
On se parlait plus depuis trois mois.
Ah, alors on a un problème.
Parce que François racontait à sa mère qu 'il venait vous voir tous les jeudis.
Pourquoi il vous dit ça ? Ah, je sais pas.
Je vous avoue que je comptais un peu sur vous pour m 'éclairer.
Mais j 'y comprends rien.
Je t 'aimais vraiment, moi, Scott.
Eh oui, vous.
Sa mère, sa chef d 'orchestre.
Dites -moi si j 'en oublie.
C 'est parce qu 'on croyait tous en lui.
Trop, sûrement.
François, il avait peut -être envie d 'autre chose.
De respirer.
Pas de cas à la voix, qu 'est -ce qu 'il dit ? Ben, comme tout le monde.
Personne comprend pourquoi François mentait autant.
Un virtuose qui vivait tellement pour sa musique qu 'il menait en bateau sous
son entourage.
Et qui gardait secret ses renouveaux du jeudi. Bon, qu 'est -ce que ça fait ?
Vous crevez ? Oui, j 'ai déjà mis Erwan et Camille sur le coup.
Comment donc ? Je me demandais, vous avez eu des nouveaux échos du dossier
le colonel montre contre vous ? Euh, non.
Non, non.
Vous avez l 'air de suivre de très près cette histoire, non ? Je peux être utile
? C 'est bien le colonel qui vous a nommé ici.
J 'imagine que vous lui devez beaucoup.
C 'est de vous que j 'apprends.
Non, mais le colonel m 'évite en ce moment. Il doit lui manquer des
Mais... Selon les règles de rang et d 'ancienneté, c 'est...
C 'est à Marshall que reviendrait l 'intérim.
Il y a un souffle entendu.
Ah non, pas du tout.
Non, non, c 'est juste pour avoir tous les paramètres.
Je ne sais pas, c 'est normal. Quand on ne sait pas, on ne dit rien, capitaine.
Fermez la porte en le faisant, s 'il vous plaît.
Bien, commandant.
Je vous remercie.
Qu 'on cherche dans ce quartier, au juste ? Je ne sais pas, mais je t 'ai
'est là que le portable de Durieux a borné.
Oui, tu l 'as vu l 'histoire depuis trop longtemps. Je ne comprends rien. Je
croyais que la victime n 'allait plus dans la boutique de Pascal Roy. Non,
n 'y allait plus.
Pourquoi elle a dit le contraire ? Je ne sais pas.
Il y a une phrase que j 'aime bien à ce sujet. Elle dit, mettre un peu de vrai
dans un mensonge, ça permet de moins se tromper.
Et puis, ce que dit Capitaine Faucon, c 'est parole de vigile.
Parole d 'évangile, tu veux dire ? Non, de vigile.
Non, mais l 'expression, c 'est parole d 'évangile. Non, mais il y en a
plusieurs, des vigiles, Arouane.
Commandant ? Oui, Sophie ? On a du nouveau sur... Non, attendez.
Je suis désolée.
Vraiment, je m 'en veux de cette histoire de Marsal qui prend... Oui, c
bon, c 'est bon. Ça n 'a aucune importance, Sophie. Je vous écoute. D
On a retrouvé le propriétaire du véritable Armanello.
Il s 'agit de... Merci, Sophie.
Oui, entrez.
Ça y est, commandant. On a trouvé ce que faisait du rieux tous les jeudis soirs
depuis trois mois. Vous voyez sa maîtresse dans un petit hôtel discret du
-ville. Moi aussi, j 'ai du nouveau.
Grâce au coup de fulgue qu 'a reçu le capitaine Vanier d 'une certaine Madame
Constantin. Madame de Constantin ? C 'est qui, ça ? La sœur de Monsieur de
Constantin.
Hervé de son prénom.
D 'accord, mais c 'est qui, Hervé de Constantin ? Le propriétaire de l
'Armagnon. C 'est l 'avis de recherche qui a porté ses fruits. C 'est super,
parce que regardez.
Et non content d 'être le propriétaire du violon, il se trouve être aussi le
mari de... Garance Corbier.
La maîtresse de François Durieux.
C 'est jamais de votre faute. Mais non, c 'est l 'inondation. Mais c 'est pas
ça, c 'est autre chose.
Mais j 'y peux rien, moi.
Je gère au fur et à mesure.
Vas -y, viens avec moi.
Moi, je vais passer mon temps à vous courir après.
Vous comprenez que vos travaux gênent les musiciens ? Madame Corbier ? Euh,
attendez, je suis très occupée pour le moment.
Euh, oui, tout pareil.
Veuillez me suivre à la gendarmerie, s 'il vous plaît.
Et pour quel motif, s 'il vous plaît ? Un petit hôtel en centre -ville, les
d 'Histoire.
Ça vous dit quelque chose ? J 'imagine que vous avez une bonne raison pour nous
avoir caché votre relation avec la victime.
Je suis connue à l 'opéra et mariée à l 'homme que j 'aime. Si je ne voyais pas
en quoi c 'était pertinent.
Oui, enfin, sauf que ça, c 'était un danger.
Comment définiriez -vous votre relation avec François Durieux ? Un coup de cœur
? Pour l 'homme ? Pour le musicien ? Les deux.
Si vous aviez entendu François jouer, vous comprendriez.
C 'était sérieux entre vous ? Non.
Non, non, c 'était... une escapade.
Oui. Donc évidemment, aucune raison d 'étaler votre histoire au grand jour.
Je comprends.
Écoute -moi, Mme Corbier.
Alors vous, pour une escapade, vous offrez un violon à 2 millions d 'euros à
votre amant.
Je suis curieuse de savoir ce que vous offrez lorsque vous êtes réellement
amoureuse.
Et blanc.
Première attaque surprise.
Pas remarqué.
Mme Corbier se touche les cheveux quand elle lui présente François.
Et puis alors...
Du papier à la magique, oui, excusez le jeu de mots, c 'est un peu facile.
Tous les jeudis soirs, dans le même hôtel.
Je ne suis pas sûre que vous connaissez la définition exacte du mot escapade.
Là, tu vois ? Regarde, elle cache instinctivement son alliance.
Ça, ce n 'est pas une escapade.
Non, ça, c 'est le grand amour.
Soit votre mari a tout découvert et il a tué François Durieux, soit ça s 'est
mal passé entre vous et vous avez tué votre amant.
L 'Armanello est dans la famille de votre mari depuis quatre générations, c
bien ça ? Sans doute.
Il a dû apprécier de voir que vous l 'offriez à votre amant.
Mais il t 'en moque de cet instrument ? Et sinon, il était quand même bien mieux
dans les mains de François que dans un grenier poussièreux. Mais oui, François
qui ne vivait que pour la musique.
Il lui manquait juste un petit quelque chose pour devenir un grand interprète.
Et ce petit quelque chose, c 'était vous et votre amour ? Non.
C 'était Lerman et Lou.
Mais le talent de François allait enfin être reconnu.
Oui, Erwan ?
Attends, moi aussi.
Le mari de Garance Corbière était bien à bord d 'un avion pour Berlin au moment
du meurtre. Donc on peut l 'enlever de l 'équation.
Justement, j 'en reviens.
De Berlin ? Non, de l 'aéroport.
J 'ai vérifié les bandes vidéo des parkings.
Le mari a pris l 'avion de 10 heures alors que Garance l 'a déposé à 8.
Et de l 'aéroport à Montpellier -Centre, ça prend plus ou moins 20 minutes en
voiture.
Autrement dit, Garance Corbière a largement mis le temps de passer à l
avant de venir ici vers 10h30.
Oui, c 'est ce que je pense aussi.
En revanche, pour le mobile, je sèche.
Oui, mais moi, j 'ai peut -être une idée.
Sophie, revoyez le profil de la victime. On est peut -être passé à côté de
quelque chose.
Merci, Juan.
Mais on est d 'accord que Garance Corbier et François Durieux s 'aimaient
passion folle. Oui, je pense aussi, oui.
Qu 'est -ce qui te fait dire ça ? Ah non, j 'ai vu la vidéo.
Son langage corporel l 'a trahi complètement. Elle était raide d 'un
Ah ouais ? Vas -y, développe.
Et sa main dans ses cheveux ?
Elle exprime tout le désir carnel qu 'elle a pour François. Et quand elle
de son mari, elle retire son alliance. Non, non, non, elle ne la retire pas,
elle la tripote. Oui, c 'est pareil, en fait, tripote.
Et quand elle se mordille la lèvre comme ça, quand elle parle de leur rencontre,
c 'est hyper clair.
Waouh ! En fait, les femmes n 'ont plus aucun secret pour toi. Oui, enfin, j
'irais pas jusque -là, il y a deux, trois trucs.
Ah, merci Aline.
C 'est quoi ? Ah oui, ce sont les extraits choisis par Sophie du PV d
de Pascal Roy.
Ce où il explique comment la victime était devenue ingrate, égoïste, comment
succès lui était monté à la tête, comment seule sa mère pouvait le
Et si François Durieux agissait de la même façon avec sa maîtresse alors qu
'elle, elle attendait de l 'amour, de l 'affection ? Elle en aurait eu marre d
'une relation à sens unique ? On perd notre
temps ici, François.
La joie de vivre, c 'est en option ?
Non, mais c 'est vrai, on a déjà raté l 'opéra en long, en large, en travers. T
'en as pas marre de tourner en rond, là ? Laisse -moi te citer les conseils
avisés d 'un grand détective.
Parfois, c 'est en marchant sur les pas qu 'il a déjà foulé que l 'enquêteur
trouve la clé du meurtre.
C 'est qui, ça ? C 'est Sherlock Holmes, c 'est ça ? Non.
Hercule Poirot ? Non.
Maigret ? Non.
Bon, ben, c 'est qui ? Paul Marshall.
Tu pourrais la mettre dans ton carnet de citations des capitaines.
Non, merci beaucoup.
C 'est Arnaud, lui, tu l 'as déjà vu ? Oui, c 'est un des ouvriers de guerre en
Corbie.
Tiens, je vais lui demander un truc.
Excusez -moi, vous vous souvenez de moi ? C 'est inoubliable, hein, mademoiselle
? On va s 'entonner à la lieutenant, si vous voulez bien.
Vous travaillez sur quoi, là ? Je rénove ce mur pour la quatrième fois depuis l
'inondation de l 'année dernière.
Et vous avez un passe magnétique pour entrer ? J 'ai une clé de la porte de
service. C 'est Mme Corbier qui me l 'a donnée.
Mme Corbier, souhaitez -vous appeler votre avocat ? Mais... J 'ai pas d
'avocat. Pardon ?
Vous êtes sûre ? Et pourtant, vous avez appelé un certain
Maître Galsion.
Quatre fois en moins de quinze jours.
Oui, oui, évidemment, excusez la méprise.
Maître Galsion n 'est pas un pénaliste, non, c 'est un avocat spécialisé dans le
droit de la famille et du divorce.
C 'est ça, c 'est magie privée, ça vous regarde pas.
Ah, mais détrompez -vous.
Ah, c 'était ça mon gars, je vous promets.
Alors voilà ce qui s 'est passé.
Vous n 'étiez plus heureuse en couple.
Pour vous c 'était déjà terminé.
Et quand une femme prend une décision... Alors hier matin, après avoir déposé
votre mari à l 'aéroport, vous foncez à l 'opéra impatiente d 'apprendre votre
divorce à François.
Sauf que lui ne voit pas les choses de la même manière.
Il s 'en fout de votre amour, de votre relation.
Tout ce qui l 'intéresse, lui, c 'est la musique.
Seulement la musique.
Alors vous vous disputez.
Lui, il reste stoïque face à votre rage, votre colère.
Il ne comprend pas, il se laisse frapper.
Il est tellement déçu.
Après tout ce que vous avez fait pour lui.
L 'errance.
L 'arme à Nélo, ce n 'était pas pour aider François.
C 'était juste un moyen d 'essayer d 'atteindre son cœur.
Ça va ? Qu 'est -ce que tu veux ? Le cours de yoga qui va commencer.
Tu m 'aides ? Ouais.
On va par là.
Allez, go ! Tu fais du yoga dans cette tenue, toi ? Bah non, je vais me
Ouais, mais t 'allais recevoir ton prof de yoga avec ce short.
Qu 'est -ce qu 'il a ce short ? Toine, tu m 'as dit qu 'il m 'allait très bien.
Arrête.
En fait,
je venais de débriefer du dîner d 'hier soir.
Eh bien...
Julia a l 'air très sympa, Alice très amoureuse.
J 'espère juste qu 'elle ne va pas se retrouver sur le carreau. Non.
Et nous ? Et nous quoi ? Tu n 'es pas jeune, mais je ne t 'ai pas dit qu 'on
débrouillerait sur nous.
Je nous avais trouvé bien, moi.
Oui, c 'était chouette.
Bon, Paul, Greg va arriver.
Chouette, c 'est tout ce que tu as.
Oui, Paul, chacun a joué son rôle.
Le père, la mère, soit -il, la mère.
Qu 'est -ce qu 'il y a ? Pourquoi tu te fermes ? Je ne me ferme pas, Paul.
Excuse -moi, c 'est le boulot.
Il y a un problème au boulot ? Non, non, non, c 'est avec le colonel.
Quoi ? Il y a un problème avec le colonel ? Non, Paul, il n 'y a pas de
problème. Léa, tu sais que tu peux me parler.
On est une équipe.
Eh bien, justement, non, on n 'est pas une équipe.
Parfois, tu as tendance à oublier que je suis ta chef et je ne suis plus ta
femme.
Donc c 'est difficile de garder ta place au sein de la brigade quand tu bouges
tout le temps les frontières comme ça.
Mais si, puis on en a déjà parlé en plus.
On doit respecter cette putain de distance. D 'accord, ok. J 'avais pas
En fait, toi, tu privilégies ta carrière. D 'accord, très bien.
Putain, tu ressembles de plus en plus à ton père.
C 'est tellement facile.
Ce n 'est pas ce que je voulais dire par là.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.