All language subtitles for [apreder]Tandem_s.3_ep.04(2018)DVB

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Original subtitles

Ça, doucement, tu refais rentrer de l 'eau. Ça rentre d 'un côté, ça sort de l

'autre. Allez, continue.

Allez, faut pas avoir peur de secouer, là ! L 'or, c 'est un métal qui est

vachement lourd, donc il va rester sur le fond de la bâtée ! Voilà, continue.

Petit à petit, tout ce qui est léger, ça dégage.

Doucement, ça va laisser place au plus... Tiens, regarde ! Tu les vois,

paillettes ? Ah ouais,

c 'est de l 'or, ça ! Allez, tu continues à faner, doucement.

On enlève la matière.

Allez, refais rentrer de l 'eau.

On garde le dos bien droit.

Voilà.

Très bien. Maintenant, on relâche les bras.

On respire calmement.

Et maintenant, chien tête en haut.

Les pieds bien joints. Voilà, c 'est ça. On respire.

Et on revient.

Tout doucement. Bien.

Et on va terminer par un haut métro à chantier.

Non, toujours pas. Moi, j 'ai encore un petit peu de mal avec le côté plus

spirituel du yoga. On va terminer juste par une pensée positive alors. Tenez,

vous vous souhaiteriez quoi en ce moment ? Ça fait longtemps que je ne me suis

pas penchée sur la question.

Est -ce que je souhaiterais un peu de calme ? De paix ? De sérénité ? De

tranquillité ? De stabilité ? Oui, un peu tout ça.

C 'est bizarre d 'ailleurs.

Qu 'est -ce qui est bizarre ? Avant, je trouvais la stabilité très...

Très anxiogène. Vous voyez, la première étape, c 'est d 'accepter le changement.

Et la deuxième étape ? Pardon ? Si la première étape, c 'est accepter le

changement, la deuxième étape, c 'est quoi ? Trouver les bonnes personnes pour

vous accompagner ? Ou juste la bonne personne ? On dit toujours qu 'elle est

plus près qu 'on ne le croit.

Même heure la semaine prochaine ? Oui, Greg.

Merci.

Bonjour. Bonjour Camille. Bonjour commandant.

Sylvain Théron, 35 ans.

Divorcé, un enfant et il faisait un stage de repaillage. On a trouvé son

portefeuille et apparemment on lui a rien volé.

La rigidité commence à peine.

La montre s 'est cassée à 7h15.

On l 'a frappé sur la tente gauche donc le meurtrier est... Droitier ? C 'est

ça.

On a retrouvé le corps où exactement ? Là, ici, dans les arbres.

Le camp d 'Orpahier est plus haut.

On aurait pu le tuer par là.

Et avec le courant, le corps aurait dérivé jusqu 'ici.

Vous vous occupez des stagiaires ? Ok.

Qu 'est -ce que c 'est beau ! Et vous habitez là toute l 'année ? Ouais, c

important le cadre de vie. Ah ouais, ça c 'est sûr.

Bon, et Sylvain Théron, qu 'est -ce que vous pouvez me dire sur lui ? Un bref

type, Sylvain.

Commencez à maîtriser.

Par ça, moi, je connaissais pas sa vie.

On parlait jamais de rien.

C 'est un mec plutôt... solitaire ? Euh non, merci, j 'en sais.

Il avait déjà trouvé de l 'or ? Tout le monde.

Fayette, par -ci, par -là.

En fait, il faut savoir qu 'en France, on trouve très peu d 'or.

Ça, tout le monde vous le dira.

Sauf cas exceptionnels, bien sûr.

Comme pour moi.

Mais ça, ça reste une fois par siècle.

3 ,8 grammes.

Avant ça, le village n 'était même pas sur la carte.

Et maintenant, il y a des gens qui viennent de toute la région.

Mon Léky, c 'est une star.

Moi, j 'ai toujours cru en ma chance.

Mais il faut être lucide.

Ce métier en France, on n 'est pas plus de 10 à en vivre.

Et c 'est pas l 'or qui nous fait bouffer.

Les stages.

La pub, la réputation, ça fait tout.

3 ,8 grammes. Ah ouais ? C 'est pour ça qu 'on m 'appelle Lucky.

Ça va mieux corriger le phare, non ? Ouais, ça c 'est sûr.

Pour en revenir à Sylvain Théron, il avait quel rapport ici avec les gens ?

Bonjour, bonsoir.

Ouais. Bonjour, c 'est le matin.

Bonsoir, c 'est en fin de journée.

Et entre les deux, personne ne se parle ici. Ah, ici, vous savez, la seule chose

qui nous intéresse, c 'est l 'or.

Sans casque d 'eau sur la rivière. C 'est pour le mythe.

J 'espère juste qu 'il n 'y aura pas d 'autres meurtres.

Merci.

Alors ces gens vivent ensemble H24, mais personne n 'a rien vu et rien entendu.

Et ils protègent leur image de carte postale. Ils disent tous pareil, Sylvain

Théron était un type sympa. Sympa mais mort.

Les allégries ? Toujours la même, pour tous.

On était à la rivière.

7h30, 14h, 19h, c 'est pire que le business. Et tout ça pourquoi ? Pour

maximum 20 euros d 'or. Et ça c 'est les meilleurs jours. Et à partager entre

les stagiaires, ça c 'est la règle. Bon, qui annonce le décès à la famille ?

Pinchal ?

Pardon. Camille, je vais m 'en occuper alors. Je vous remercie pour votre aide.

Excusez -moi encore de vous poser toutes ces questions dans ces moments

difficiles, mais c 'est important pour nous, pour l 'enquête.

J 'imagine que votre ex -mari gagnait très bien sa vie, non ? Non, pas

Il enchaînait souvent les orsues pour boucler les fins de mois. Il devait en

faire beaucoup, alors.

Pas spécialement.

Il gagnait à peine plus que le SMIC.

Pourquoi ? Un stage de repaillage coûte relativement cher. En plus, le

quotidien, les factures, le loyer, ça fait beaucoup d 'argent tout ça.

J 'imagine qu 'il vous aidait aussi pour votre fils, non ? Oui.

Sylvain m 'était un point d 'honneur à me verser la pension alimentaire tous

mois. Notre fils est très malade.

Son père avait à cœur d 'assurer pour lui.

Eliott, c 'était toute sa vie.

Il a 15 ans, c 'est ça ? Je vais devoir lui parler à lui aussi. Il passe

beaucoup de temps à l 'hôpital.

Mais je vais le chercher demain.

Je suis ambulantier, j 'en profite pour m 'occuper de mon beau -fils.

Question très personnelle, mais... Pourquoi vous êtes -vous séparés avec le

d 'Eliott ? La maladie de notre fils.

Il va en refuser l 'idée qu 'il puisse mourir avant nous.

Ce genre d 'épreuve, ça, sous un couple, ça le fait exploser. T 'imagines ?

Une vinterron a reçu un coup sur la région du lobe temporal gauche.

Mort instantanée ? Oui. J 'ai relevé des éclats de quartz et de calcaire dans la

plaie qui correspondent exactement au galet qu 'on retrouve sur la rive.

L 'assassin a dû ramasser ce qui lui tombait sous la main. Un seul coup

ça sent la colère, ça, non ? Compassionnel ? Ça, c 'est à vous de me

Mais circonstanciel, en tout cas, ça, c 'est sûr.

Ouais, enfin, même si on retrouvait ce caillou dans la rivière, l 'eau a dû

effacer toutes les empreintes. Oui.

J 'ai quelque chose qui peut peut -être quand même vous intéresser.

Voilà, regardez tous ces hématomes. Ici, là, et là surtout.

Des hématomes consécutifs à des coups. On dirait qu 'ils ont une quinzaine de

jours. Ils se sont tous battus.

Merci, Franck.

Je vous en prie. Je comprends pourquoi le commandant Solaire parle toujours de

vous avec autant d 'admiration dans la voix.

Léa Solaire ? Oui, bien sûr.

D 'accord.

Au revoir.

Au revoir, Franck.

Bonjour, madame.

Gendarmerie nationale.

Ah oui ? C 'est marqué dessus.

Au cas où on reconnaîtrait pas les voitures avec un gyrophare.

Vous êtes au courant que c 'était passé à la rivière ? J 'habite au campement. C

'est mon frangin qui s 'occupe des stages.

Lucky. Vous connaissez la victime ? Il va ? Évidemment, il venait tous les

jours. Et vous pouvez me parler de lui ? Ah, bien sûr.

Il aimait ses frites croustillantes et son steak saignant.

Et il ne prenait pas de dessert, juste un café.

Et sinon, à part le menu du jour, vous aviez d 'autres sujets de conversation ?

Par rapport à Thomas, je me suis dit que ça serait pas mal qu 'on lui prenne

rendez -vous et d 'être le conseiller d 'orientation.

Il est toujours aussi inquiet pour son avenir ? Non, ça vient de le dire. De

plus en plus.

Moi, si j 'avais écouté les mères, je serais devenue hôtesse de l 'air.

C 'est drôle.

Non, c 'est parce que je ne me voyais pas travailler toujours dans mon

D 'accord. Et Tom, en fait, il se fait tout seul.

Il a l 'impression que tout le monde sait déjà ce qu 'il va faire dans sa

Oui. D 'accord.

Écoute, je ne sais pas.

On pourrait déjà commencer par lui expliquer que c 'est pas le cas. Non,

'est ce que je veux dire.

C 'est marrant quand même.

Il a appris beaucoup de moi cet enfant. Le côté stressé, angoissé, bon, c 'est

pas le meilleur côté.

Tu te poses des questions sur ta vie ? Tu te poses des questions, toi ? Non.

Non. C 'est parfait alors.

Et bon, et la perquise, ça a donné quoi ? La perquise. La perquise.

R .A .S. Et toi, l 'experiment ?

J 'ai l 'impression qu 'elle s 'entend très bien avec son nouveau compagnon.

contre, la maison est truffée de photos de son ex -mari. Donc on a une victime

qui n 'avait aucune raison de se faire tuer ? Rien côté privé, il faut chercher

au camp d 'orpailleurs.

M.

Paul, laisse -moi finir.

Comment on peut s 'offrir un stage à 2000 euros en gagnant le SMIC ? Il nous

cachait quelque chose. Il nous cachait un truc, mais c 'est pas dans la rivière

qu 'on va le trouver. C 'est dans sa vie, dans son quotidien. En fait, c 'est

ton moteur. De quoi ? De jamais être d 'accord avec moi.

Non, pourquoi ? Merci,

capitaine. Merci, voilà.

Solaire, j 'écoute.

Oui, commandant.

Je sors d 'un bureau de change dont l 'adresse était dans le GPS de Sylvain

Théron. Avant -hier, il est venu pour échanger 9000 euros en dollars

australiens.

9000 euros ? Mais d 'où il sort tout cet argent ? C 'est pas possible, il était

déjà obligé de faire des heures sues pour pouvoir payer la pension

la mère de son fils.

Quelle pension ? Il n 'y a aucune phrase dont il s 'est relevé de compte.

Il n 'a jamais versé un seul centime à son ex depuis le divorce.

Vous êtes sûr ? Ah oui.

Ok, très bien. Merci Erwan.

J 'ai jamais pu compter sur Sylvain.

Quand on a diagnostiqué la maladie d 'Eliott, c 'est devenu pire.

Il voulait se battre contre la terre entière.

Je pouvais pas gérer ça, oui.

On a divorcé.

Contrairement à ce que vous m 'avez dit, il n 'y a aucune trace de virement

bancaire pour une quelconque pension alimentaire sur les comptes de Sylvain.

Vous pouvez m 'expliquer ? Oui, je suis désolée, mais je voulais pas que Marc le

sache. Lui, c 'est tout le contraire de mon ex -mari. Il est pragmatique.

efficace, ancrée.

Tu veux dire quoi ça ? Qu 'il n 'aurait pas supporté que Sylvain se dérobe à ses

obligations ? Oui.

C 'était prétendu entre marqués. Sylvain, je voulais pas en rajouter.

Mais il y a deux semaines, Sylvain est venu me voir et m 'a donné une grosse

somme d 'argent en liquide. Il avait même prévu d 'offrir des vacances en

Australie à Elliot.

D 'où les dollars.

Mon fils voyait son père comme un héros.

Vous avez une idée d 'où Sylvain pouvait sortir tout cet argent ? Il avait

trouvé un filon.

Un filon.

Dans la rivière.

Il y a de l 'or.

Donc, Théron vendait son or et donnait son cash à sa femme. En fait, tout l

'argent qu 'il gagnait était pour son fils.

N 'importe quoi.

Il n 'y a pas d 'or en métropole. Ah bon ? En Guyanois, si tu veux, mais pas

ici.

Je sais pas, la veuve a vu une pépite.

Non, je ne crois pas. Et en vendant son or, notre victime aurait dû le déclarer.

Or, on n 'a pas de trace.

Je ne sais pas. Je n 'ai pas encore toutes les réponses. C 'est normal,

'il n 'y a pas d 'or dans cette rivière.

Et un chercheur qui trouve un filon et qui ne s 'en vante pas, ça n 'existe

Bon, d 'accord. Ok, alors imaginons que cet or soit un mirage. On n 'a pas tué

Sylvain Théron par hasard au bord de cette rivière. Bon courage avec ça. Je

laisse avec ton mirage. Et moi, je vais me concentrer sur le nouveau mari et sur

le voisinage de la victime. La vraie réalité. Ok, c 'est bon. On arrête là.

On arrête cette conversation.

On verra ça demain.

OK.

Au revoir.

Commandant.

J 'ai fait ma petite enquête à la DG et les nouvelles sont pas bonnes. Le

colonel a pas l 'air de bluffer.

D 'accord. Et qu 'est -ce qu 'on vous a dit ?

Qui m 'entend aussi, qui veut vous faire payer les dysfonctionnements récents.

De quoi on parle ? Mutation.

Ah, mais quand même.

Merci, Capitaine. Enfin, Sophie.

Euh... Oui ? Ça reste entre nous, hein ? Évidemment.

T 'as parlé avec papa et du coup tu commences à flipper par rapport à l

prochaine. Thomas, je veux juste... Du coup tu vas me poser 4000 questions

si j 'avais 4 ans. Non, je veux juste... Des infos sur Alice. Mais pas du tout

Thomas.

Je veux juste que tu me prennes dans tes bras. Regarde comme ça.

Voilà, juste comme ça un petit peu. Merci.

Ça va maman ? C 'est ça.

C 'est moi qui ai besoin d 'être rassurée.

Qu 'est -ce qu 'il te passe ? Je suis fatiguée.

Je suis fatiguée.

Tout est compliqué en ce moment.

Ma vie, le boulot, ta soeur, tes angoisses, ton père, je... Je crois que

arrive plus, en fait.

J 'aimerais que quelqu 'un s 'occupe de moi cinq minutes de temps en temps.

Mais en vrai, ça va ? En vrai, dans la vraie vie, tu veux dire

? Le colonel va me faire muter.

Comme ça, au moins, on sera deux.

Comment ça ? On va pas savoir ce qu 'on deviendra l 'année prochaine.

Tu es triste encore ? Ça va aller, Thomas.

Faut pas avoir peur.

Moi, j 'ai pas peur.

Et tu sais pourquoi j 'ai pas peur ? Parce que je vous ai tous les deux, toi

ta sœur, et qu 'on t 'aime.

Et ça, c 'est le plus important.

On est une famille, Thomas.

Ton père, ta sœur, moi, on est avec toi et on croit en toi.

Faut que t 'aies confiance en toi, chérie.

Ok, donc le but, là, c 'est de me faire pleurer, quoi.

Moi, je t 'aime tellement, c 'est ça.

Hé,

tu dis rien à ton père.

Non. Promis ? Ouais.

30 secondes.

Quoi ? 30 secondes.

30 secondes, Colette.

C 'est comme si je n 'étais pas là.

Continue de travailler.

Ça ne te dérange pas ? Non.

30 secondes.

Il a fait du bien.

Bonjour tout le monde ! Vous

comptez réveiller une vocation chez votre fille, Erwann ?

C 'est pas très réglementaire, tout ça.

Je sais, je suis désolé, commandant. J 'attends sa mère qui doit venir la

récupérer. Elle s 'est pas réveillée. Après une bonne nuit de sommeil,

j 'imagine.

Microchette, vitamine C, c 'est le duo gagnant du jeune père pourtenir.

Ah bon ? C 'était la reflète de la vie du capitaine Marshall, ça ? Ah non, non,

non. Lui, son truc, c 'était plutôt de me laisser tout gérer. Et d 'ailleurs,

fonctionnait plutôt pas mal. Il était jamais fatigué.

Vous avez avancé sur le ferteron ? Oui. Alors, du coup, j 'ai passé des heures

sur les formes d 'orpailleurs.

En fait, c 'est une communauté qui vit en vase clos. Et le qui était un de

dieux.

Le silence et d 'or semblent avoir été inventés pour eux.

Moi j 'ai une petite idée pour contourner l 'Omerta et récupérer des

oui ? Et c 'est quoi ? L 'infiltration.

Carrément une infiltration, commandant ? C 'est une bonne idée ça.

Mais du coup il faut un gendarme qui inspire confiance.

C 'est ça.

Plutôt quelqu 'un de discret, passe -partout.

Vous êtes parfait.

Moi ? Vous retournez sur le forum, vous piratez une identité, vous vous

inscrivez au stage.

La mort de Téron a forcément libéré une place.

Le pire, c 'est que ça peut marcher.

Prenez ça comme les vacances.

Le grand air.

La rivière.

Le camping.

Ça va vous faire du bien.

Vous allez pouvoir souffler, respirer. Faites -moi confiance.

Les vacances.

J 'ai jamais campé, moi.

Je sais pas.

On prend quoi, capitaine, pour une infiltration ? Tu parles d 'infiltration

Ben oui.

Eh ben, rien qu 'il y a de la gendarmerie. Tu laisses des affaires ici

tu fais ton sac chez toi comme le civil que tu redeviens.

D 'accord.

T 'es au courant, toi, des tensions entre le colonel et le commandant ?

Pourquoi, vous êtes au courant de quelque chose ? Il paraît qu 'il est

sur les couacs qu 'on a eus dernièrement. Les erreurs de procédure,

Ben oui, justement, je me disais qu 'il y avait sans doute autre chose.

Ce n 'est pas le colonel qui a choisi Solaire. Ah bon ? Comment ça ? Elle lui

été imposée après une sanction.

Moi, tout ce que je sais, c 'est qu 'elle aurait menacé un homme qui battait

femme et la femme n 'a pas voulu témoigner contre son mari et ça s 'est

contre le commandant. Le colonel n 'a pas digéré qu 'on lui a imposé un

avec une mauvaise réputation ? Exactement.

Il va falloir se serrer les coudes.

Mais vous êtes au courant de quoi, vous ? Qu 'elle n 'a plus le droit à l

'erreur.

Monsieur Bory, bonjour.

Capitaine Marshall.

Ma femme m 'attend à l 'hôpital pour qu 'on ramène les yachts.

Vous voulez quoi ? Parlez de Sylvain Théron.

Votre voisine vous a vu vous battre avec lui. Vous faites de la boxe, hein ? Il

a dû le sentir passer.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Vous pensiez qu 'on serait pas au courant ? C 'est un

peu notre métier d 'enquêter, quand même. Du coup, j 'ai le profil parfait

toit.

Le mari jaloux qui tue l 'ex.

Exactement. Vous avouez ? Je vous cache pas que ça va égayer ma journée.

Sérieusement, vous croyez que je ferais ma vie en l 'air pour un type comme lui

? Je n 'en sais rien.

Ça dépend de ce que vous avez à lui reprocher.

Ah oui, on ne m 'avait pas menti. Il n 'y a que des photos de l 'ex -mari.

Tu es à se demander de qui Nathalie est amoureuse.

Foiré.

Bienvenue.

Merdeux et tendu, j 'en étais sûr.

Il faut vous calmer.

Allez, au poste.

Pas bien, hein ?

Bonjour.

Bonjour. Je viens pour le stage Gold Digger 31.

Mon vrai nom c 'est Erwan.

C 'est vous que j 'ai eu au téléphone ? Oula, attends, tout le monde se tutoie

ici.

Carole, bienvenue.

Enchanté. Alors, comment t 'as chopé la fièvre de l 'or ? J 'ai entendu parler

de Lucky sur le forum, il paraît que c 'est le meilleur.

Ah, c 'est sûr.

Bon, tu vois la tente là -bas ? C 'est pour toi, je t 'ai tout préparé.

Mais t 'as rien amené, t 'as pas de bottes, rien ?

Non, si j 'avais su, j 'aurais pris mon lit déjà, mais... C 'est marrant, ça.

T 'inquiète, on va tout te prêter. Ça va te coûter plus cher.

L 'argent n 'est pas un problème.

Quand on aime, on compte pas.

Bon, je m 'installe, alors. Non, tu laisses tout ça là, puis tu files à la

rivière parce qu 'il y a Lucky qui t 'attend.

Tiens.

Voilà. D 'accord.

Eh bien, merci.

Salut. Bonjour.

Marité. Erwan.

Alors, le déjeuner, c 'est chez moi. C 'est juste là -haut.

En haut du village.

Donc c 'est pas gratuit, mais c 'est bon.

Je t 'inscris pour ce midi ? Et le soir c 'est moi qui fais la popote ici. On

est une belle et grande famille.

Bon bah bonne chance.

C 'est dingue cette histoire, cette tante là -bas.

J 'ai vu ça dans le journal, on se croirait en plein Far West.

Il avait trouvé de l 'or le gars ? Occupe -toi plutôt de la rivière. C 'est

moins dangereux que le Far West.

Merci Mathieu, je m 'en occupe.

C 'est possible de manger ça ?

C 'est une vraie question.

Alors, agression sur un dépositaire de l 'autorité de l 'État, comment vous dire

que... Non, en fait non, je ne vais pas vous engueuler. C 'est un peu dangereux.

Je suis à Crans, vous m 'avez cherché, c 'est parti tout seul. Ouais, comme avec

Sylvain Théron, à la rivière.

Mais je ne suis jamais allé là -bas.

Allez, on reprend l 'histoire à zéro.

Qu 'est -ce qui allait mal avec l 'ex -mari de votre femme ? Ben, il est parti

en laissant un gosse malade.

Ça m 'en pleure.

Et puis, un matin, il arrive, la gueule enfarinée, pour offrir un voyage à

Elliot.

Et puis du coup, je n 'y visitais plus.

Vous savez comment il l 'a financé, ce séjour en Australie ? Non.

Il avait refait sa vie ? Peut -être.

Je l 'ai croisé en ville, il y a deux semaines, avec une femme.

C 'était bizarre.

Bizarre, pourquoi ? Quand je suis venu lui dire bonjour, il avait l 'air super

embêté.

Puis elle est partie sans me calculer.

Elle ressemblait à quoi, elle ? Entre 40 et 50, une blonde.

Un tatouage pour le bras avec une tête de mort genre pirate, là. D 'accord.

Pirate, maintenant on veut la autre chose. Bon, d 'accord.

Une petite dernière, vous étiez où ce matin à 7h17 ? À l 'hôpital.

Il a déjà fait une crise dans la nuit.

Bon, écoutez, on va s 'allumer à tort avec lui, vous vous demandez ce qu 'il

passe ? Ouais, je vais envoyer quelqu 'un de confiance pour s 'en occuper.

ça, il pourra vérifier votre alibi par la même occasion.

Merci, Mathieu !

Allez, c 'est ça, les filles, on continue.

Gardez votre mouvement.

Allez, vas -y.

Voilà, toujours, c 'est ça.

Bien, voilà, régulier. Très bien, très bien.

Allez, on continue, on lâche pas.

C 'est bien.

Ah ! Tu vois, regarde, une fois que l 'eau est à l 'intérieur, t 'entames un

mouvement circulaire, régulier.

Ouais. Hé, vas -y, Arwen, n 'aie pas peur.

Mais tout va ressortir, là. Mais non, t 'inquiète pas.

L 'oreiller est plus malin que toi.

Ça vous a fait quoi quand vous l 'avez trouvé, votre pépite ?

Parce que moi, j 'en ai vu qu 'en photo, en fait.

T 'es pas au courant que tout le monde se tutoie ici ? Euh, ça t 'a fait quoi,

alors ? L 'émotion, je peux pas te la décrire.

Mais je peux te la faire toucher du doigt.

Mais regarde, c 'est pour ça qu 'on est là.

Ah ouais ? C 'est beau, hein ? Quand on pense à tout le chemin qu 'a dû faire ce

petit caillou pour arriver jusqu 'à nous, là, c 'est... Mais crois -moi, c

ce que tu trouveras le plus gros dans le coin.

En fait, j 'ai eu de la chance.

J 'aurais pu tomber sur l 'or des fous, la pyrite.

Il y en a partout dans la région. En tout cas, il faut une sacrée dose de foi

pour continuer à chercher avec cette histoire de meurtre, là.

La foi soulève des montagnes.

Sans elle, je m 'appellerais toujours Roger Lefort.

Et vous le... Pardon, tu le connaissais, toi, le gars qui est mort ? Ouais.

Il était comme toi.

Vous voulez juste trouver de l 'or.

Ça lui en a mis un coup ?

Filouin, il l 'aimait bien.

Et tu crois qu 'il est mort parce qu 'il avait trouvé un bon filon ? Hé ! On tue

pas pour ça, hein.

Surtout ici.

Nous, on est un groupe soudé, on partage tout.

C 'est de l 'or, ça ? Hé ! Pas mal pour un débutant.

Ouais, c 'est une dépaillette, hein. Attends, tu pensais trouver une pépite

ta première bâtée ? Franchement, c 'est pas mal, non ? T 'as un sacré bénard,

toi.

Bouge pas, Erwann.

J 'immortalise.

Allez, une photo pour le groupe, on l 'afficherait au bar.

Ok. On dit selfie ! Selfie ! Bon, Léa vient de m 'appeler, elle est avec l

'ex -femme de la victime et son fils. Son compagnon n 'a pas menti, son

a été confirmé.

Retour de perquise ? Oui, j 'ai tout checké sur tes ronds, pas d 'activité

illicite, pas de deuxième emploi.

Ah, le commandant a peut -être raison, l 'hypothèse de l 'or est la plus

probable pour justifier les revenus. D 'accord, alors toi t 'as choisi ton

t 'es du côté de Léa.

Super. Déjà qu 'elle a piqué Erwann. Non, j 'ai pas le temps de compter les

points ni d 'arbitrer, je suis neutre.

Bon, dis -moi, Camille, t 'as quelque chose sur une femme du style pirate ?

Pirate ? Ouais.

Euh, non, j 'ai rien trouvé. Bon, et les fadettes, on a quelque chose ? Oui, ça

va pas tarder.

Et si vous acceptiez plutôt l 'idée, vous vous trompez.

Mais capitaine, quand vous dites que vous êtes neutre, vous voulez dire

-neutre ou neutre un peu contre nous ? Ouais, quand même.

Elliot, j 'aimerais que tu me parles de ton père.

Pour m 'aider à trouver celui qui l 'a tué.

Mon père, c 'était le meilleur.

Tout le monde me répète que j 'ai les meilleurs docteurs.

En vrai, c 'était lui mon docteur.

C 'était aussi un grand rêveur, non ? Mais t 'as supporté le quotidien.

Le retour en Précie et l 'hôpital.

La douleur.

Il t 'avait parlé d 'un voyage en Australie ?

On regardait ensemble des reportages sur les orpailleurs australiens.

Mon père connaissait toutes les techniques. C 'était le meilleur.

Tu crois qu 'il aurait pu t 'offrir ce voyage grâce à l 'or qu 'il aurait

dans la rivière ? Il te l 'a montré cet or ?

Ça peut être bien.

Désolément, t 'as pas même fait promettre de rien dire.

Je peux ?

Alors

? Je t 'écoute.

Quoi ? Qu 'est -ce que t 'as dit là ? Ah oui, je comprends, t 'es bloqué là.

Je vais t 'aider alors.

Tu sais qui avait raison ? C 'est moi. La rivière, l 'or, excellent mobile.

C 'est bon, je m 'incline. Tu avais raison.

En revanche, j 'ai trouvé un truc intéressant.

Théron recevait les appels d 'un autre stagiaire du camp, Vincent Planel.

Pourquoi ils s 'appelaient alors qu 'ils battaient leur journée ensemble ? Jusqu

'à 10 appels d 'affilée de moins d 'une seconde.

C 'est sans le harcèlement, ça. Bon, on doit en savoir plus sur ce Vincent

Planel. On s 'en occupe. Merci, Sophie.

Ça va être bien de l 'interroger, là.

Allez,

nouveau, un petit dernier ? Ah non, non, ça va aller là.

Plutôt m 'allonger et...

T 'es plus bougé, moi. C 'est le métier qui rentre.

Allez, tu sais que ça te fera oublier ton mal de dos.

Allez, les orpailleurs ! Solidaires ! Avec le nouveau ! Bravo, Lucky.

C 'est une belle recrue que t 'as fait, là.

Impressionnant, hein ? Champion régional.

Vice -champion de France de pâté.

On m 'invite même à l 'étranger.

Notre Lucky, tout le monde nous l 'envie.

Il reste à lui d 'arriver à les propres et les promoteurs.

Ils se tiennent à l 'écart.

Allez, qui ? Tu

comprends mieux maintenant ? Avant, j 'étais Roger

Lefort.

Personne ne savait qui j 'étais.

Regarde -moi maintenant.

Le qui ? Le roi de l 'or.

La tienne.

T 'emballes pas, Erwan. T 'as vu la taille de sa pépite ? Faut une sacrée

de chance pour trouver la même.

Pas facile de leur parler, hein ? Ils t 'arrêtent jamais ? Je sais où tu veux en

venir avec tes questions.

Tes journalistes étaient là pour le meurtre, c 'est ça ? Si tu peux m 'aider

tenir ta langue, je te promets de mettre ton nom dans le journal.

Vincent Planel, il n 'avait qu 'un genre de rapport avec Sylvain Théron.

C 'est... Celle -là.

Je m 'en reconnais pas.

T 'es incroyable sur cette photo.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? T 'es la première personne qui me voit vraiment

que je suis.

On m 'envoie ? Le père de ta copine, il est toujours OK pour les tirer

gratuitement ? Oui, oui, t 'inquiète pas. Alors, c 'est parti.

Plus qu 'à attendre une semaine.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Le père de ta copine, il s 'appelle Papa ? Non, ouais,

il s 'appelle Pat.

Non, non, non, non, non, non, non.

Non.

Stop ! Arrête -toi.

Oh, merde.

Tu viens vraiment de tout envoyer à ton père, là.

Marcel vous rejoint le plus rapidement possible, ok ? On se fait en courant,

Erwan.

Ça va, Paul ? Paul ? Hein ? Ça va ? Ben ouais, super.

Ça va ? Tu peux dire à Camille de me rejoindre au camp, s 'il te plaît ? J

'ai un truc à vérifier d 'abord.

Bien sûr.

Ça va ? Ouais, super.

Alice,

c 'est ton père. C 'est quoi cette blague ? Tu me rappelles tout de suite.

Comment t 'as su que j 'étais ici ? T 'as su gendarme, Alice.

Je te trouve où je veux, quand je veux.

Ta petite histoire avec Julien, on est au courant depuis le début avec ta mère,

mais c 'est pas ça la question. Ah bon, et c 'est quoi la question ? T 'es venu

m 'engueuler parce que je t 'ai envoyé des photos par erreur ? Non, non, non, c

'est pas une erreur, c 'est un acte manqué.

C 'est un appel à l 'aide.

Un appel à l 'aide, carrément. C 'est quoi ça, ces photos -là ? C 'est quoi

Alice ? Tu te rends compte de ce que tu fais subir à ton corps, là ? Ah, parce

que mon corps, il t 'appartient maintenant ? Ok.

Qu 'est -ce que tu fais ? Allez, arrête, arrête. T 'es venu pour l 'état des

lieux, non ?

C 'est du maquillage, papa.

Bon, d 'accord. Je crois que j 'ai un peu surréagi.

Un peu, oui.

Surtout tes tatouages, toi, non ? Tu ne nous dis plus rien, aussi.

On était parents.

Oui, mais vous êtes tout le temps en train de me fliquer, papa.

On est programmés pour penser au pire.

Je suis amoureuse, papa.

Il paraît que tu veux un ménage avec lui. C 'est les services secrets qui t

tenu au courant ? Mais non, mais moi je déménage en ville, exprès pour toi, tes

études, et toi tu m 'abandonnes.

Tu sais, j 'ai aucune envie d 'être en ville, moi. C 'est pour Tom et toi que

fais ça.

On en dit ce que ce soit.

Et tu dis rien à maman ?

Tu fais jamais de pause, toi ? L 'ordre n 'attend pas.

On prend pour un fou, c 'est ça ? Arrêtez pas tous un peu, rentrez pas là,

crois.

Tu vois cette ligne d 'eau, là ? C 'est la God Line.

Le courant, il suit la diagonale. Du coup, quand la rivière s 'attèche, t 'as

tous les cailloux, les alluvions qui se trouvent coincés ici.

Pile dans le coin où un type s 'est fait tuer hier.

C 'est le hasard, tu crois ? Allez, vas -y, raconte. Il me paraît que c 'était

pas le grand amour entre vous. T 'es flic ou quoi ? Lui, non, mais moi, oui.

Vous êtes Vincent Planel ? Ouais.

Mon supérieur vous attend près de votre tente pour vous interroger.

Vous, vous restez avec moi, j 'ai quelques questions à vous poser.

Alors, comment ça se passe ? Bon, d 'après Lily, la petite stagiaire, Planel

'est engueulée avec Théron il y a quelques jours.

Lily, la petite stagiaire.

Eh ben, c 'est un bon plan, la filtration, hein ? Bon, et vous, vous

truc sur lui ou pas ? Ouais, Marshall a quoi de faire parler ?

Ça va pas ? Non, franchement, ça va pas.

J 'ai mal partout, je suis trempé toute la journée, on dort au mieux des

araignées. On doit partager des douches communes où je peux presque voir les

bactéries à l 'œil nu, tu vois.

Et dire que t 'es arrivé seulement ce matin... Allez, courage.

A toute.

A toute.

Salut, ça va ? Faites comme chez vous ? C 'est gentil, merci.

On s 'est un petit peu renseigné sur vous, monsieur Planel.

Vous êtes criblé de dettes.

Les huissiers vous ont tout pris.

Voiture, appartement... En fait, vous vivez là l 'année, quoi.

Ouais ? Et alors ? Vous l 'aurez rien. Moi, ça m 'arrange, en fait. Ça fait qu

'un endroit à perquisitionner.

Ah, ça fait de l 'espionnage dans les règles.

Mais circonstance aggravante, la personne que vous suivez est morte.

Ah non, mais là, je peux tout vous expliquer, par contre. Avec plaisir,

ici. On va le faire avec ma chef.

Elle adore les histoires.

Camille ? Suivez -moi, M. Planel, s 'il vous plaît.

Je joue au poker.

Des fois, je gagne.

Parfois.

Pardon, on ne dit pas des fois. Excusez -moi, c 'est un réflexe.

Je vous écoute, M. Planel.

Parfois, je gagne.

Souvent, je perds.

Entre les deux, j 'essaie de me recaver dans la rivière.

Et la victime, Sylvain Théron, joue au poker aussi ? Non.

Enfin, je crois pas.

Il y a quelques jours, on a bu ensemble.

Un peu trop, on va dire.

Sylvain s 'est mis à me raconter sa vie.

Puis il s 'est vanté d 'avoir trouvé de l 'or dans la bassine.

J 'ai vu rouge.

Pourquoi ? Parce que ce salaud aurait dû le dire. Pour partager avec nous. C

'est comme ça que ça fonctionne.

Et donc, vous avez décidé de l 'espionner pour tenter de trouver son

'est bien ça ? Voilà.

Seulement, il était malin. J 'ai pas réussi.

Et alors, vous l 'avez tué par dépit.

Je n 'ai pas tué Sylvain.

Je ne sais pas qui a pu faire ça.

D 'accord.

Admettons.

Moi, ce que j 'aimerais comprendre, c 'est... Comment Sylvain Théron a pu

son or sans rien dire à personne et sans le déclarer ? C 'est une petite idée.

Il y a une rumeur qui dit qu 'on peut vendre son or au black pour éviter de

payer les taxes.

Et la rumeur serait -elle qui s 'occupe de ce business ?

Marité Lefort.

Marité Lefort.

La sœur et le pied.

Qu 'est -ce que vous faites encore là, Capitaine ? Pourquoi ? Je te fais honte

Mais non, mais on n 'est pas censé te parler. Mais non, mais c 'est pas grave.

On dit que je t 'interroge. Allez, assieds -toi.

Bon, dis donc, c 'est un vrai paparazzi, Vincent Panel ? La victime qui a changé

des paquets avec Marité ?

En échange de cash ? Ouais.

Et puis discrètement, en ville. En tout cas, moi, j 'ai retrouvé ma pirate, et

ça c 'est bien.

Et avec ces photos, on a peut -être le suspect numéro un. Ils trafiquaient

ensemble, ça a pu mal tourner.

Non, monsieur, je vous ai dit que je ne savais rien. Je suis en stage, moi.

Fâche. Si ils ont cru, on a du vol. C 'est vachement bon, comme il dit, toi.

Bon, avant d 'arriver, j 'ai eu une info du parquet.

Figure -toi que Vincent Théron a été cité comme témoin l 'année dernière pour

une affaire de vol. Ah bon ? Un vol de quoi ? De bijoux.

Il travaillait comme intérimaire chez un joyer quand il y a eu un lot de bagues

qui a disparu. Et l 'enquête n 'a jamais abouti.

Si c 'est lui qui a fait le coup, il a pu écouler ses bijoux volés auprès de

Marité ? Ouais.

Peut -être qu 'elle a voulu garder le magot. En tout cas, avant de l

'interpeller, il faut qu 'on en sache un petit peu plus sur elle. D 'accord ?

Ok. Eh ben, au boulot, James Bond !

Va mon petit Erwan.

La fièvre de l 'or, tu l 'as bien grand.

Tu veux un petit café ? Non, je vais te prendre un jus d 'orange plutôt. J 'ai

besoin de reprendre des forces.

Mais par contre, regarde ce que j 'ai ramassé depuis ce matin.

Ouais, c 'est pas mal du tout.

Avec tes paillettes, tu dois pas être loin du gramme. Il paraît que tu

me les acheter, discrètement.

Ouais, mais quoi ? Là, t 'en as pour une vingtaine d 'euros. Je sais pas si ça

vaut le coup.

Ouais.

C 'est dommage, j 'avais besoin de caisse.

Sinon, j 'ai peut -être une bague qui pourrait t 'intéresser éventuellement.

Non, mais t 'es pas bien, tu me prends pour qui ? Ah, pardon, je croyais que...

Non, mais je peux vendre vos paillettes à un gars qui rachète l 'ordre de la

rivière, mais c 'est tout, je suis pas un fourgue.

Désolé, désolé.

Oui, ma chérie.

Ma chérie, tout va bien, Juan ? Fatigué, très fatigué, oui. C 'est plus dur que

ce que je pensais. Et tu me manques.

Ah, d 'accord. Vous pouvez pas nous parler, c 'est ça ? Excuse -moi.

C 'est ça.

Il y a un truc qui colle pas, commandant.

Si Théron a écoulé les bijoux volés, apparemment, c 'est pas ici.

Si, si, si, en fait, si, mais pas comme on croyait. J 'ai les résultats d

'analyse de la pépite, Erwann.

En fait, c 'est l 'épée, Paul. Je sais, mais là, c 'est obligé, Léa. Non, mais

pourquoi t 'as dit ça ? Je le dis depuis le début, il n 'y a pas d 'or dans

cette rivière. Il n 'y a pas d 'or dans cette rivière, Léa.

On a trouvé des résidus de cuivre et d 'argent.

Mais c 'est pas normal, ça. Bien sûr, non, non, c 'est pas normal.

La victime a fait fondre des bijoux pour en faire une fausse pépite.

On n 'a qu 'à dire qu 'on avait raison tous les deux.

Ah mais non, mais pas du tout.

Non, parce que moi, je sais reconnaître quand j 'ai tort.

Mais non, toi, tu sais reconnaître quand t 'as tort ? Vas -y, c 'était quand la

dernière fois ? Ça, c 'est une surprise absolue, n 'importe quoi.

Oui, Erwann, vous croyez qu 'on peut l 'avoir tué pour ça ? Oui, les marités s

'est rendu compte que Terron eut refilé de l 'or pollué par d 'autres métaux.

Elle a pu très mal le prendre.

Qu 'est -ce qu 'on fait ? Je l 'interpelle et je vous la ramène ? Ah

mais non, non, non, surtout pas, Erwann.

Hôpitalement, je vous ai mis en congé. En congé ? Pourquoi, commandant ? Eh

bien, parce que le colonel n 'était et que j 'ai pas vraiment les moyens de le

contrarier en ce moment.

Tu bouges pas Erwan, on arrive.

Ok.

Bonjour ! Salut ! Ça va ? On fait une

tronche ? Euh, bof.

Je vais devoir partir en fait.

Ton reportage est fini ?

Ouais, on peut dire ça.

Hello ! Écoute, il faut que je dise un truc, Julie.

Eh, eh, détends -toi.

Toi aussi, tu me plais bien.

Regarde, j 'ai pris plein de selfies de nous deux.

Tu me files ton numéro, je te les envoie. Attends, t 'as fait tes photos

hier matin ? Ouais, c 'est juste avant qu 'on retrouve le corps de Sylvain.

Gendarmerie nationale ! Vous m 'arrêtez le fort ? Suivez -nous, s 'il vous

plaît. Mais ça, c 'était dix minutes avant le meurtre.

Il est où, le qui ? C 'est vrai qu 'il avait pas bougé ? J 'en sais rien, moi.

Qu 'est -ce qu 'il prend ? Hé, mais j 'ai rien fait ! Mais quoi ? Mais je dis

rien fait ! Mort aux vaches !

Marquez tout le monde, capitaine. Vous êtes pire. On embarque tout le monde,

allez hop ! Allez.

Non mais c 'est quoi ça, mort aux vaches ? T 'es sérieux ? Excuse -moi, c 'est

le premier truc qui m 'est venu à l 'esprit. C 'est un truc.

Qu 'est -ce qui vous arrive, Lebelec ? Vous devenez fou ? On a fait fausse

route, commandant. C 'est pas marité. Au moment du meurtre de Sylvain Théron,

Lucky et Carole étaient pas avec les autres, ils t 'ont menti.

Tenez, y a tout là -dedans. Ça veut dire quoi, ça ? Qu 'ils se couvrent ? L 'un

des deux serait la personne ? Mettez -moi en cellule avec Lucky, je vais

de le faire parler une dernière fois. Avant la fin de mes congés.

Oui, alors, justement... Je suis vraiment désolée pour ce petit mensonge,

Erwann. Ah non, mais je m 'en remettrai, commandant, c 'est pas grave. Et puis l

'infiltration, j 'aime bien, moi.

D 'accord. Et pour Lucky, vous êtes sûr de votre coup ? Ah oui, oui, oui.

Ok, bon, ben on y va alors.

Qu 'est -ce qu 'ils lui veulent à ma sœur ? Je sais pas, ils m 'ont rien dit.

Ils ont que dalle.

Elle a rien fait de m 'arrêter.

Tu crois que c 'est pour le meurtre de Sylvain Théron ?

Tu

sais qui as tué Sylvain, hein ?

Tu ne pouvais pas être à la rivière.

Attends là, elle est au bar.

Elle réceptionne les commandes.

Pourquoi tu ne leur dis pas alors que tu as payé des tasseurs ?

Rappelle

-toi ce que je t 'ai dit.

Il faut toujours croire en sa chance.

Quoi ? Bon,

le clim n 'achète rien.

En même temps, je m 'en doutais.

La question est pourquoi Carole ou lui auraient tué Sylvain Théron ? Je ne sais

pas. C 'est quoi cette pépite de dingue, là ? Eh bien, c 'est celle que Théron a

offerte à son fils.

De toute façon, on sait qu 'elle ne vient pas de la rivière, donc elle est

importante. Mais chez eux, les rumeurs, ça va vite. Une pépite de cette taille,

même fausse, ça ferait rêver n 'importe quel orpailleur. Et l 'espoir, c 'est ça

qui les fait lire.

Ce truc fait au moins 20 grammes.

20 grammes ? Soit 5 fois plus que le record de Lucky, c 'est ça

? Oui, c 'est ça.

Donc si ça se savait, il aurait perdu tout ce qu 'il avait construit en un

instant. Il serait redevenu Roger Lefort, un type ordinaire. Un simple

de cailloux qui s 'invente une vie plus grande que ses rêves.

Ça se tient.

On fait comment ? Je crois que j 'ai une idée pour le faire traquer.

Carole Berthaud, vous êtes sans garde à vue.

Qu 'est -ce que t 'as fait, Erwann ? Il est où, Lucky ? Qu 'est -ce que tu le

fais ?

Tu t 'es

bien foutu de moi, hein ? Je suis désolé, Lily.

J 'ai essayé de te le dire dès que j 'ai pu.

Ouais, te fatigue pas, va.

Monsieur Lefort, venez avec nous.

Qu 'est -ce que tu fais là ?

Votre compagne est accusée de meurtre ? Ou de complicité ? Tout dépendra de ce

que vous nous raconterez.

Marité a avoué qu 'elle vendait aux Blacks lors de Sylvain Théron.

C 'est elle qui vous a parlé de la taille des pépites ? Non.

Le type qui achète, il est venu me voir.

Un filon pareil, il n 'est revenu pas.

Et vous non plus, vous n 'y avez pas cru.

Donc vous êtes allé voir Sylvain Théron pour lui demander d 'où venait

cet or.

Ce petit con m 'a envoyé balader.

Lui, il voulait juste écouler son stock discrètement.

Il m 'a dit que ça me regardait pas.

Et vous ne vouliez pas de ma gauche chez vous ? J 'ai toujours été honnête.

Toujours.

Même dans les moments les plus durs.

Je sais qu 'on se moque souvent de moi.

Mais les vrais orpailleurs, et même pour ce que je suis, je tiens pas à les

décevoir.

Pourtant, c 'est ce qui s 'est passé avec Sylvain.

Il s 'est moqué de vous, de votre record.

Puis en plus, vous ne pouviez pas le laisser se malader comme ça avec ses

énormes pépites, quel qu 'en soit l 'origine.

Je n 'ai pas réfléchi.

Je voulais juste qu 'il se taise.

Vous ne pouvez pas savoir ce que c 'est que de tout perdre.

J 'en ai trop bavé pour devenir quelqu 'un.

Dans un monde où il n 'y a pas de place pour moi.

Moi plus.

Euh... Papa, je... Je sais qu 'avec maman, vous vous donnez beaucoup de mal

Tom et moi.

Pourquoi on reste une famille même si vous êtes séparés ? Mais il faut que je

dise que... Que quoi ? Que je t 'aime.

Moi aussi je t 'aime.

Non.

Alors ? Julien, il a l 'air de faire des super photos. Tu penses qu 'il nous les

montrera ? Je suis pas sûre que maman s 'intéresse beaucoup au tatouage.

Maman, elle s 'intéresse à ta vie.

Et Julien, maintenant, il fait partie de ta vie.

Alors ? Vous avez visité des appart' ? Oui.

Et ? Et on a arrêté de chercher.

Pourquoi ? Parce que c 'est trop tôt.

Les photos, ça lui tient à cœur.

Et Julien, il aimerait bien rentrer dans une école d 'art appliqué à

Montpellier. Super.

C 'est pour ça qu 'on a fait les photos, c 'est pour son dossier de candidature.

D 'accord.

Sauf que le concours d 'entrée, il n 'est pas facile.

Et s 'il n 'est pas admis, il a un plan B dans une autre école. Bien.

À Rennes.

À Rennes, en Bretagne ?

Je vais partir avec lui.

Sous -titrage ST' 501

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