All language subtitles for [apreder]Tandem_s.3_ep.03(2018)DVB

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Original subtitles

Je ne l 'ai même pas !

Et qui m 'a le plus plu ? Enfin, la lumière naturelle.

C 'est magnifique.

C 'est beau, hein ? Ouais.

J 'adore.

Je suis content que ça te plaise.

Et alors, le petit plus ? La terre.

Ouais.

Oh là là ! Qu 'est -ce que c 'est beau ! Ouais.

Et alors, toi, tu débarques comme ça, chez les gens, à l 'improviste ? Parce

toi, ça t 'arrive jamais de débarquer chez moi à l 'impromis.

Tu l 'as gardé ? Oui, je l 'ai gardé. Je ne l 'avais pas effacé.

Oui. Et... Et Yalit, tu l 'attends comment ? Parce que moi, je n 'ai même

l 'avoir commis. Il était un vrai courant d 'air.

Alors, Yalit, je pense qu 'à l 'heure qu 'il est, il est au bout de sa vie. Qu

'est -ce qu 'il se passe ? C 'est Julia ? Elle est malade ? Qu 'est -ce qu 'il n

'y a pas, là ? Dis -moi.

Elle a oublié son portable.

Non, mais c 'est trop. C 'est vrai.

Qu 'est -ce que tu fais ? Tu connais son code ? Mais toutes les mères

connaissent le code de leurs enfants.

Bon, écoute, elle t 'a parlé de son mec ? Un SMS ou deux, ça va.

D 'accord.

Ça va, non ? Ça va, mon chéri ? Je suis venue visiter, c 'est magnifique.

Vraiment. C 'est le portail d 'Alice, hein ? Ah ben oui, oui, oui. Elle a dû l

'oublier. C 'est fou, ça.

Eh ben, je vais y revenir.

Bien sûr.

Vous avez trop le deux têtes.

Non, non, non, pas spécialement.

Félicitations Paul.

J 'y vais.

Thierry, bonjour.

Bonjour mon commandant.

Bonjour Camille.

Bonjour commandant.

Qu 'est -ce qu 'on a ? Maxime Baltard, 55 ans, marié sans enfant.

Messieurs, bonjour.

Bonjour.

Rigidité maximale.

Il est mort depuis plus de six heures.

Apparemment, il a été poignardé.

On a retrouvé l 'arme du crime ? Non, pas encore. On ratisse le coin.

Et on n 'a pas retrouvé ses chaussures non plus.

On aurait volé ses chaussures.

D 'accord.

Sa femme est arrivée il y a cinq minutes.

La maison est à l 'entrée du domaine.

Ce visage... J 'ai l 'impression de connaître ce visage.

J 'en reviens pas.

La victime, Maxime Baltart, était le braqueur volant.

Qui ça ? Mais si, celui qui braquait des bijouteries il y a une quinzaine d

'années. Et quand il s 'est fait prendre, sa femme a appris à piloter un

hélicoptère pour le faire évader.

Ah mais oui, je me souviens.

Elle aussi, elle avait été arrêtée. Et incarcérée pour complicité d 'évasion,

oui. Ils sont sortis quand ? Il y a six ans.

Ils ont repris des vergers de cerisier et depuis, on n 'a plus de nouvelles.

Vérifiez les libérations de ces derniers jours, je préviens Saler. Ça marche.

Maxime marchait sans chaussures dès qu 'il pouvait.

Il voulait sentir la terre sous ses pieds.

Sentir la liberté.

Il était resté en contact avec ses anciennes fréquentations ? Non.

On m 'a resté rangée et c 'est fini les conneries.

Il m 'avait promis.

Maxime a passé dix ans en taule.

Et moi deux.

On s 'est juré de jamais retourner.

Maxime et moi, on est un peu loin d 'air.

Ici, profiter l 'un de l 'autre.

On ne se quittait plus.

Pourtant, d 'après les témoignages, vous n 'étiez pas là cette nuit, Madame

Balta. J 'étais chez ma mère.

Je reste avec elle les lundis et mercredis soirs.

Comme c 'est à 60 kilomètres, je dors là -bas.

Et votre marine ne vous accompagnait pas ? Non.

Maxime était un solitaire.

Ça lui arrivait souvent de se promener la nuit dans les vergers ? Depuis

quelques semaines, on a des soucis d 'irrigation.

Des canalisations bouchées, percées.

Quand je l 'ai eu hier soir au téléphone, il vérifiait que tout allait

C 'était vers quelle heure ? Je dirais vers 23h.

Vous êtes arrivé à quelle heure ce matin ? 7 heures, comme tous les matins.

Vous n 'avez rien vu d 'anormal ? A part le corps de Maxime, non.

Vous travaillez ici depuis combien de temps ? Deux ans.

Et ça se passait bien sur l 'exploitation ? Bien.

C 'est un vrai plaisir de discuter avec vous.

Je discute pas avec les flics, moi.

Oula ! Sujet, verbe, complément, tout d 'un coup, ça...

Ça surprend.

J 'apprends vos questions, non ? Oui, plus ou moins.

Vous étiez où cette nuit ? En prison.

Eh bien, ça ne l 'aura jamais fait.

Régime de seule liberté.

Je suis là -bas de 18h à 16h tous les jours.

Oui, alors pour le coup, ça vous fait un alibi en béton, d 'accord ? Bon, et

Maxime Baltard, il vous avait embauché pour faciliter votre réinsertion, c 'est

ça ? Il croyait à la seconde chance, lui.

Vous lui connaissiez des ennemis ?

Ah oui, c 'est vrai.

Vous discutez pas avec les flics, alors je vous les balance.

Encore moins.

On va se revoir, M. Bondeur.

Bon ? Tu vois quelqu 'un ? Hein ? Est -ce que tu vois quelqu 'un ?

Non.

C 'est bizarre, hein ? Parce qu 'en général, quand on arrive sur une scène

crime, ça attire les voisins, et là... Personne. Non, c 'est vrai. C 'est vrai,

il n 'y a personne.

Et en même temps, les Baltards avaient un mystérieux souci d 'irrigation.

Je crois que ça peut être le sabotage, le vandalisme. Je ne sais pas.

En même temps, je me dis que les braves gens d 'ici ne sont pas forcément ravis

d 'avoir des extolars comme voisins. Les braves gens.

Oui.

Je vais vérifier ça avec Camille.

Moi, je rentre alors. OK.

À plus. À plus.

Bien le bonjour aux braves gens.

Tu défais pas tes cartons ? Non, j 'ai un DS demain.

Tu comptes faire comment pour attraper les 15 ans où t 'as rien foutu ? Tu

prépares le dîner ? Non, parce que sinon, tu seras rien, là.

T 'aurais pas vu mon téléphone ? Je sais pas du tout où j 'ai mis.

Oh, merci beaucoup ! Je l 'aurais bien rendu au lycée, mais t 'étais pas là ce

matin. C 'est bon, Tom, je te ratais deux heures de sport.

De maths.

T 'étais où ? T 'es relou, là ! Les parents avaient sûrement raison. Ils

auraient dû le fouiller, ton portable.

Pardon.

La prochaine fois, je laisserai faire.

C 'est bizarre, en ce moment. Je sais pas si je fais le bien de te couvrir.

La veuve de Baltard était bien chez sa mère, elle a confirmé.

Ouais, on préfère être la famille.

Et à part ça, on a épluché les comptes, mails et téléphones de notre victime,

RAS.

Et l 'exploitation, elle tombe comment ? C 'est limite, mais rien de

catastrophique. En revanche, Thierry Mallet, le voisin le plus proche, semble

avoir mal accepté l 'arrivée des Baltards.

Recours administratif, main courante.

Donc, Marshall avait l 'avant.

Quoi ? Qu 'est -ce qui se passe ? Pourquoi vous me regardez comme ça ?

rien, c 'est surprenant que vous disiez ça, c 'est tout.

Ah non, mais pas du tout, Sophie.

Non, il n 'y a rien de surprenant. J 'essaye d 'être juste avec Marshall,

avec vous autres.

Oui, bien sûr.

Et alors ? Vous avez trouvé quelque chose d 'intéressant dans le compte

du procès de la victime après son évasion ?

C 'est le colonel que t 'es chargé de l 'affaire à l 'époque ? D 'accord.

Bon, Sophie, vous vous occupez de l 'IML, hein ? Moi, je vais me rentraîner.

Ouais. Et passez le bonjour à Franck.

Je lui manquerai pas.

Capitaine Vanier.

Mais non, cachez votre joie.

Le commandant était pas l 'IML pour passer le bonjour.

Ah mais, je suis ravi de vous voir.

Alors, concernant l 'arme du crime, je pencherai pour une serpette. Il s 'agit

'habituellement... Oui, je sais à quoi ça sert.

Merci, Franck.

Vous avez pu définir l 'heure de la mort ? Entre 22h et minuit.

Après 23h, donc.

Et qu 'il a appelé sa femme vers cette heure -là. D 'accord.

Autre chose ? Pas de marque défensive, ni sur les bras, ni sur les mains.

Donc, il connaissait son assassin.

Il était en confiance.

Probablement, oui.

Ok.

Merci, Franck. De rien.

Je passe le bonjour au commandant de votre part.

Il manquait pas.

Bonne journée.

Bonne journée, Franck.

Et donc, vous habitez ici depuis combien de temps ? Depuis toujours.

C 'était la maison de mon père.

Il était dans la frise, déjà ? Ouais.

J 'essaie de faire quelque chose de bien.

Et donc, monsieur Mallet, ça se passait mal avec les Baltards ? Ça, c 'est sûr.

Pourquoi ? Ces frises, elles sont meilleures ? Non.

Mais c 'est des voleurs.

Alors, c 'était.

Parce que je crois qu 'ils ont payé leur dette, là. Ah ouais ? Vous croyez qu

'ils se sont installés avec de l 'argent honnête ? Ils nous ont volé cette

terre.

Hein, Jules ? Et papa ? Euh, volé. Vous voulez dire avec des menaces ? Avec des

armes ? Non.

Mais c 'était prévu qu 'on l 'achète.

Puis l 'autre, là, il est arrivé avec son pognon sale.

Et voilà.

Et voilà, il est mort.

Un concurrent de moins.

Vous faisiez quoi cette nuit, entre 22h et minuit ? On réparait ma mobilette.

Jules ? C 'est ça, c 'est Jules, hein ? Tu me fais visiter les terrains, s 'il

te plaît ? Faut d 'abord voir comment ça pousse, les cerises. Viens.

Tu vas me montrer ça ? Restez avec moi, M. Mallet, s 'il vous plaît.

On va continuer cette discussion ensemble.

Et c 'est ton père qui a tout créé ? D 'ailleurs, ça ne doit pas

être facile tous les jours avec lui, t 'imagines.

On me rappelle le mieux, un peu.

Gentil, hein, mais... un peu étouffant, quand même.

C 'est quoi ton rêve, toi ? Quelle importance ? On a l 'exploitation, il n

que moi pour la reprendre.

Oui, d 'accord, mais si t 'avais le choix, ça serait quoi ? Je dirais l

'automobile. Ah ouais ?

C 'est bête, je sais. Non, non, non, pas du tout. C 'est vachement bien.

Du coup, t 'aimes la mécanique.

Non, j 'y connais rien.

Mais j 'aide mon père.

J 'imagine qu 'hier soir, le problème sur la mob, c 'était l 'injection, comme

'habitude.

Ah ouais.

Sauf qu 'il n 'y a pas d 'injection sur les mobs. Il n 'y en a jamais eu.

Jules, je comprends que tu veuilles protéger ton père, mais là, t 'as

que t 'es en train de lui fournir un faux alibi.

Mon colonel, bonjour.

Commandant, vous me cherchiez ? Oui, tout à fait.

Nous travaillons sur une nouvelle affaire et je voulais échanger avec

Maxime Baltard, je me souviens.

Et ? Et comme j 'ai lu que vous aviez enquêté à l 'époque sur son évasion, j

'avais envie d 'avoir votre point de vue sur l 'homme.

Bon, un truand, à l 'ancienne, jamais de violence.

Certaines de ses victimes ont même témoigné en sa faveur lors du procès. Un

intelligent.

Et à votre avis, il aurait pu reponger ? À l 'époque, il semblait décider à se

ranger, par amour pour sa femme.

Mais, qui sait ? Vous avez une piste ? Non, non, non, mais nous cherchons.

Notamment d 'anciens complices, par exemple, ou... Il n 'en avait pas. C

solitaire.

D 'accord.

Et lors de son invasion, excepté sa femme, il aurait pu bénéficier... On a

étudié. Mais s 'étendre de cette piste, ça vous mène en nulle part.

Et le temps est précieux.

En même temps, si nous pouvions réouvrir... C 'est un ordre.

Et la porte ? Quoi ? Vous non plus, vous fermez jamais les portes ?

C 'est un ordre.

C 'est un ordre.

Allez.

Dis -moi ce qui s 'est passé.

Papa est devenu fou quand il a appris que les baltards allaient réussir à

produire des satonishiki en France.

Des satonishiki, c 'est quoi ? Des cerises japonaises hyper rares.

Elles peuvent atteindre 100 euros le kilo.

Ah ouais, quand même.

Personne n 'a jamais réussi à les faire pousser en France.

Sauf baltards.

Même qu 'un grand chef en a parlé dans le journal.

Avec ça, ils ont touché le pactole.

Alors ton père a saboté le système d 'irrigation pour empêcher la...

Super cerise japonaise de pousser.

Il n 'a pas tué Maxime, je vous jure.

Vous n 'étiez pas avec lui.

J 'ai pensé.

Monsieur Mallet, votre puits est majeur. Ce qui veut dire qu 'il est responsable

devant la loi.

Si vous ne voulez pas qu 'il prenne 20 ans, il va falloir nous parler.

20 ans, pourquoi ? Il n 'a rien fait. Complicité de meurtre, vous appelez ça

rien ? Il vient d 'avouer.

Mais avouer quoi ?

Que vous étiez présent au moment du meurtre de votre voisin.

Hier soir, je voulais verser des pesticides pour tout faire crever.

Maxime Baltard vous a surpris ? Quand je suis arrivé, il était mort.

Couché au milieu de ses arbres.

Je suis parti sans demander mon reste.

Et vous pensez vraiment qu 'il n 'avait pas compris votre petit jeu ? Je ne suis

pas con non plus.

Je faisais exprès d 'aller chez eux le lundi, mercredi soir, quand il y avait

personne.

Personne ? Pourquoi personne ? Je sais pas, et puis je m 'en fous.

Mais moi, j 'étais tranquille.

Sauf hier soir.

Mais je vais pas tuer.

Non, non, écoute, j 'ai vérifié, madame Walter ne sait pas où son mari avait l

'habitude d 'aller, lorsqu 'elle était chez sa mère, alors je sais pas.

Et Malé, t 'as quelque chose, toi ?

Il faisait ses coups en douce.

Je le vois mal affronter Baltard.

Même s 'il s 'était fait choper, il aurait pas eu le cran de le tuer.

En revanche, je pense qu 'il y a un truc avec Yvan Bondeur.

L 'employé inconditionné ? Il connaît la victime, il était dans le même bloc

quand Baltard s 'est évadé. C 'est lui ? Ouais, mais il avait trouvé un

complice.

J 'en parlais à Soler et Marshall.

Le mobile de Bondeur, ça serait quoi ? Je sais pas, capitaine. Pour l 'instant,

on n 'a rien de concret.

Mais s 'il avait des Baltards à s 'évader à l 'époque... Attends, attends.

A sa sortie, Balthard lui propose un job.

Mais Bondeur en veut plus.

Notre victime refuse.

Mais non, mais non.

Le colonel m 'a assuré que Balthard n 'avait bénéficié d 'aucune complicité

de son évasion, excepté sa femme.

Excusez -moi.

Oui, Anaïs ? D 'ailleurs, il m 'a fortement déconseillée de creuser la

C 'est bon, pourquoi ? Je ne sais pas.

Qu 'est -ce que tu vas faire ? Je vais interroger Bondeur.

Ok, alors je t 'accompagne. Mais non, je vais toute seule.

Qu 'est -ce que t 'as ? Rien, je préférerais éviter que la mère de mes

aille voir un repris de justice suspecté de meurtre toute seule.

Tu t 'inquiètes, c 'est mignon ça.

Je vais l 'interroger hors procédure. Pas la peine qu 'on soit deux à faire

taquette si le colonel l 'apprend.

Mais c 'est gentil, ça me touche.

A plus.

T 'es sûre ? Oui.

Votre collègue pense que j 'en dirais plus à une femme ? Le capitaine Marshall

'est pas mon collègue, mais mon subalterne. Ah ben, on m 'envoie

'officier. Pourquoi pas le GIGN ? Mais parce que je suis beaucoup plus

Vous voulez un exemple ? Un simple coup de fil et votre conditionnel saute.

Eh oui, fini les petites journées à la campagne, retour à la casse -prison

'à la fin de votre peine.

Pour quel motif ? Obstruction à une enquête criminelle ou... Ah non, peut

complicité de meurtre. Vous avez le choix.

Ah non, pas vraiment, non.

Ah mais si, monsieur Bondeur, je vous assure, on a toujours le choix dans la

vie. Vous permettez ?

Putain,

mais qu 'est -ce qu 'elle fout, là ? S 'il vous plaît.

C 'est mon cas.

Je vais m 'en mettre en sport. Pardon, excusez -moi, ça me détend. Voilà.

Je prends une bûche.

Je pose la bûche.

Je fais le vide.

J 'imagine un individu de sexe masculin ou peut -être ma mère.

Peut -être même mon supérieur hiérarchique.

Je mélange.

Oh, ça fait chier.

On peut dire que vous n 'êtes pas banal, vous.

Ouais, c 'est pareil, pareil.

Et donc ? C 'était pas un hasard si Maxime était en promenade au moment où

Didico arrivait ? Il y avait quelqu 'un dans la place ? Un gardien ? Un gardien.

Et j 'imagine que vous ne connaissez pas son nom. Eh bien, vous imaginez bien.

Évidemment.

Merci, M. Banda.

Bonne journée.

Oui, Camille, c 'est Solaire. C 'est le sujet de l 'évasion de Balja.

Vous avez trouvé quelque chose ? Je t 'ai quitté tous les gardiens présents ce

jour -là. Le seul nom qui correspond, c 'est celui de Michael Payen. Il a

démissionné il y a deux mois suite à un burn -out.

Plutôt fréquent chez les gardiens de prison.

Imaginons que Baltard l 'ait payé pour faciliter son évasion.

Sauf que Payen perd son boulot il y a moins d 'un an.

Il dépense tout.

Il revient à la charge.

Seulement, Baltard n 'a plus rien. Son exploitation ne rapporte pas grand

-chose. Ça tourne mal entre eux.

Et dans la dispute, Payen tue Baltard.

Je peux ?

Bon, vous allez nous chercher M. Payen, Camille ? Bien commun.

Bonjour.

Bonjour.

C 'est tellement gentil d 'être venue.

Comment avez -vous connu Mickaël ? Je le connais pas.

Mais je souhaiterais lui parler, s 'il vous plaît.

C 'est une plaisanterie.

Il est mort il y a deux jours.

C 'est bon, Camille, oui, j 'y suis. Je te tiens au courant.

Encore moi.

Ça va finir par jaser, hein ? Ce que plus pour vous, capitaine.

Mickaël Payen, ça vous dit quelque chose ? Euh, oui.

Oui, oui, il était sur ma table hier soir.

Accident de voiture.

Il a pris un platane à 90 km heure.

Ça pardonne difficilement. Oui.

Pourquoi je n 'ai pas d 'envie ici ? Parce que ce n 'est pas une mort

et que le temps que l 'état civil l 'enregistre... Mais vous êtes sûr que la

mort est naturelle ? Ah oui, oui, oui.

Il avait plus de 2 grammes d 'alcool dans le sang, ce qui favorise

peu une conduite prudente et responsable.

Ok, ok. Merci, Franck. De rien.

Euh, capitaine.

Oui ? Le colonel m 'a appelé il y a une heure et m 'a posé la même question. Ça

vaut peut -être le coup de transmettre à l 'air, non ? Oui, absolument.

Merci, Franck. Au revoir.

Vous

vouliez

quoi, mon mari ? Je suis vraiment désolée, Mme Payard.

Vous savez s 'il était resté en contact avec un ancien détenu ? Maxime Baltard ?

Mon mari était gardien de prison.

Il n 'entretenait pas de rapport avec les détenus.

Pourquoi tout le monde pose des questions sur ce baltar ? Tout le monde,

-à -dire ? Sud FM.

Il voulait faire une émission spéciale sur l 'évasion de ce baltar.

Il voulait que mon mari t 'aimait.

Et vous avez le nom de la personne qui vous a contacté ? Arnaud Lebel, je

Et quelle a été la réaction de votre mari ? Il était bouleversé.

Il y a raccroché au nez.

Mais ce type n 'arrêtait pas de nous harceler.

Il n 'endormait plus de la nuit.

Il a recommencé à boire.

Jusqu 'à l 'accident.

Dites -moi la vérité.

Mon mari a fait quelque chose d 'illégal.

Il a eu une grosse rentrée d 'argent il y a dix ans.

Oui.

Il avait gagné au tiercé. C 'est avec ça qu 'on a acheté cette maison.

Donc, Payen avait allé bien aider Baltin à s 'évader.

Voilà. Et Arnaud Lebel, le producteur de Sud FM, l 'a découvert.

Mais ça, on ne sait pas encore comment.

Moi, je sais.

Parce que c 'est là que Baltin se rendait deux soirs par semaine quand sa

partait chez sa mère.

C 'est l 'histoire du GPS du portable.

Tu l 'allais faire là -bas ? Je ne sais pas encore, mais je suis dessus.

Camille, tu vois ça avec Erwann ? Si j 'étais toi, j 'attendrais un peu là.

Pourquoi ? Elle est en grande discussion avec le colonel.

Ah, d 'accord.

Un certain Michael Payen, gardien de prison, est mort dans un accident de

voiture.

J 'imagine que vous étiez au courant.

En effet.

Et ce même Michael Payen a aidé Maxime Baltard à s 'évader à l 'époque.

Mais ça aussi, vous le saviez.

Oui.

Vous l 'avez coincé ? Non, nous avons fermé les yeux.

Et pourquoi vous l 'avez couvert ? Pour obtenir des informations en échange.

Nous avions besoin d 'un indique à l 'intérieur de la prison.

Michael Payen était la personne idoine. Alors pourquoi tout à l 'heure, vous ne

m 'en avez pas parlé ? Je n 'avais pas à le faire.

Mais enfin, colonel, vous pourriez au moins m 'accorder votre confiance.

Sauf que vous venez de me prouver que vous n 'en êtes pas digne.

Encore une fois, en refusant de suivre mes consignes, vous avez perdu votre

temps sur une fausse piste dans une enquête où justement chaque minute

Votre attitude vous porte préjudice, commandant.

Ainsi qu 'à votre équipe.

Continuez comme ça.

Je vous fais pas un dessin.

Je voulais gérer la fin de journée.

Ça va ? J 'ai connu mieux, j 'ai envie de vous dire, mais ça va aller.

Léa ? Capitaine ? Je crois que le colonel est en train de monter un

contre vous.

Il veut utiliser les fautes de l 'équipe que vous avez pu couvrir par le passé.

D 'accord.

Et comment vous êtes au courant ? Parce qu 'il m 'a posé des questions dans ce

sens.

Évidemment, j 'ai rien dit.

Évidemment.

Si vous voulez, j 'ai des amis à la DG. Je pourrais essayer de savoir où en est

ce dossier.

Non. Non, je... Non, mais c 'est pas à vous qui m 'avez demandé, c 'est juste

moi qui suis curieuse.

Ok, merci Sophie, à demain.

À demain.

On sera plus tranquilles dans le studio.

Vous étiez proches de Maxime Balta ? Forcément.

Animer une émission tous les deux, ça crée des liens.

Attendez, Fanny et Monsieur X d 'Estard du Commun, c 'était vous et Maxime Balta

? Oui.

J 'ai rencontré l 'année dernière dans le cadre de l 'émission.

Un ancien braqueur reconverti dans les cerises forcément.

Et là j 'ai rencontré quelqu 'un de fascinant.

De généreux avec une telle force de vie.

Et d 'invité, il est passé animateur, c 'est ça ? Il voulait pas qu 'on raconte

sa vie.

Les braquages, la prison, c 'était derrière lui.

En revanche, il adorait le concept. Montrer qu 'on est toujours libre de ses

choix.

Il a tellement aimé l 'homme que je lui ai proposé de rejoindre l 'aventure.

C 'est lui qui a décidé de garder l 'anonymat ? Oui.

On se voyait le lundi pour préparer l 'émission et le mercredi pour l

'enregistrer.

Sauf hier soir.

Arnaud m 'a dit que Maxime était souffrant.

Pourquoi il n 'a jamais parlé de l 'émission à sa femme ? Je crois que la

c 'était sa bulle d 'oxygène.

Mais préparer une émission spéciale sur son évasion, ce n 'était pas la

discrétion assurée, quand même.

C 'est Arnaud qui avait pris cette décision.

Attendez, la vie de Maxime Baltard, c 'est un vrai roman.

Je ne l 'ai pas laissé passer cette chance.

Attendez, donc si je comprends bien, monsieur Lebel, vous vouliez dévoiler

identité, mais sans lui demander son accord.

On est une petite radio.

Et c 'est vrai que Destin hors du commun est un vrai succès.

Et avec cette histoire, je suis sûr qu 'on allait faire un coup.

Et c 'est pour en faire plus que vous avez appelé Michael Payen, le gardien de

prison ? Maxime n 'était pas très expansif sur son passé, vous voyez, donc

fallait que j 'enquête moi -même.

Baltard avait découvert votre projet ? Oui.

Il y a trois jours d 'ailleurs, il s 'est barré en claquant la porte. C 'est

pour ça qu 'il n 'est pas venu hier soir.

Et vous avez essayé de le convaincre de revenir ? Ah non, ça c 'est pas mon

genre. On parle de quoi ? D 'une émission de radio.

Ça continuera, mais sans lui, c 'est tout.

D 'accord, mais ça risque pas de poser un problème à Fanny Nazar, ça ? Selon

elle, c 'était Baltard l 'âme de l 'émission, non ? Fanny est ma femme

ans.

On a fondé cette radio ensemble.

On n 'a jamais pu avoir d 'enfant.

Alors cette radio, c 'est un peu notre bébé.

Il continuera seul l 'émission ? Alors pourquoi Balta a inscrit sur le planning

de l 'émission de demain ? Parce qu 'on devait faire une spéciale sur son

évasion.

À la place, on fera une spéciale sur sa mort.

Ce film, c 'est un prato -conard.

Qui ? Lebel ? Ouais.

Il faut complètement que Balta soit mort. Pour lui, tout ce qui compte, c

sa radio.

Ouais, d 'accord, mais c 'est pas un mobile de meurtre.

Il aurait pu se faire des ennemis avec leur émission ? Je crois pas, c 'était

quand même plutôt une émission feel -good. Et avec Franny, c 'est un super

donc... J 'ai peut -être du nouveau.

Maxime Baltard s 'était rendu trois fois près de mon targis ces dernières

semaines pour rencontrer le patron d 'un verger spécialisé dans les souris

virales. D 'accord, ça fait rien d 'étonnant puisque Baltard travaillait à

implanter des cerisiers issus du Japon. Oui, c 'est ce que je me suis dit. Et

puis, j 'ai creusé. Et j 'ai découvert que Baltard n 'y était pas allé pour ça.

Mais pour passer des entretiens d 'embauche.

Il leur a dit qu 'il avait décidé d 'emménager dans la région avec sa femme.

Il avait peur de rien.

Il vauguait en fonction de ses rêves. Il a fait envie, je trouve.

Pardon.

Oui, il y en a une.

C 'est l 'aventure qui l 'appelle.

C

'est

une cerise noire de méchède.

Elle est fragile.

Mais son goût est exceptionnel.

Merci.

Maxime l 'adorait.

Ça lui venait d 'où cet intérêt pour les cerises rares ? D 'un livre qu 'il

avait pris à la bibliothèque de la prison.

Maxime aimait les défis et l 'excellence.

Le mieux en tout.

Tout le temps.

D 'où ses essais pour implanter des cerisiers japonais.

Voilà.

Mais ça n 'arrivera pas.

Maintenant qu 'il est mort, ça n 'a plus d 'importance.

Vous pourriez vous installer ailleurs.

Du côté de Montargis, par exemple.

Quelle drôle d 'idée.

Non, ma vie, c 'est ici.

Ce verger, c 'est l 'héritage de Maxime.

C 'est tout ce qui me reste de lui.

Madame Baltard, quand vous alliez chez votre mère, Maxime animait une émission

de radio, il vous l 'avait dit, ça ?

Ça te segmente pas ?

Salut.

Salut mec.

Salut. Tu cherches quelqu 'un ? Euh ouais ma sœur.

Juste là -bas dans la décapotable. Ok merci.

Salut. Ton prof principal m 'a demandé comment s 'est déroulée ton opération

temps de sagesse.

Tu lui as dit bien, j 'espère.

Tu te fous de ma gueule ? Et puis comment t 'as fait pour le certificat

? On a tous nos petits secrets.

C 'est pour Julien que tu pétas ? Pour lui montrer que t 'es une fille cool ?

'est -ce qui te prend ? C 'est parce qu 'il se passe rien dans ta vie que tu te

permets de juger la mienne ? Ok.

En plus... Tom ! Tu dis rien aux parents, hein ? Je te reconnais plus,

Notre avenir, il joue là, maintenant.

Mais tu t 'es mis à bosser il y a quoi ? Deux secondes et demie ? Et là, tu te

permets de me donner des leçons ? Je veux juste t 'aider, c 'est tout.

Regarde mes notes.

Regarde les tiennes.

Et tire dans des conclusions.

Ça t 'inquiète pas.

Je l 'ai déjà tiré depuis bien longtemps.

Tom ?

Léa, t 'es moi. Je sais qu 'il est tard. Est -ce que je peux passer ?

Ah, au fait, ça s 'est passé comment avec le colonel ?

Bien.

Bien. T 'inquiète pas, je gère, Paul. C 'est gentil.

Tiens.

J 'ai écouté l 'émission de Maxime Baltard, parce que je voulais le cerner

petit peu. J 'ai sélectionné un petit passage.

Tu ris justement, ça te dit rien ? Ah non, ah non.

Quand on s 'est rencontré, toi et moi, t 'avais exactement le même.

Tu riais comme une chèvre à chaque fois que j 'ouvrais la bouche.

Non, Paul, je riais pas comme une chèvre. C 'est pas grave, y a

Avoue -le. Non, je vais pas avouer que je riais comme une chèvre. C 'est n

'importe quoi.

En revanche, toi, t 'étais vraiment à l 'écoute du moindre de mes désirs.

Exactement ce que dit Baltard, d 'ailleurs.

Et donc ? Tu vois pas où je vais en venir ?

C 'est pas avec sa femme que Baltard voulait partir, mais avec Fanny Nazar ?

Ouais.

Incroyable.

Mais j 'arrivais pas comme une chèvre ?

J 'aimerais en savoir un peu plus sur vos rapports avec Maxime Baltard.

On s 'entendait bien.

Bien comment ? C 'est -à -dire ? Je ne sais pas.

Animer une émission radio dans l 'intimité d 'un studio, se livrer l 'un

'autre chaque semaine, ça te créait des liens, non ? Eh bien non.

Je suis mariée.

Oui, oui, je sais.

Avec M.

Lebel.

Pardon.

Je ne supporte pas l 'odeur du café.

Ça va aller.

Plus que quelques mois à tenir, ça, ça ? J 'étais enceinte, moi aussi, deux

fois. J 'avais du mal avec l 'odeur du café.

Oui, j 'aime.

C 'est intéressant.

Oui,

j 'imagine.

Très récent même, non ? À tel point que votre mari a du mal à conscientiser.

Je cite, nous n 'avons jamais pu avoir d 'enfant, cette radio est notre bébé.

Oui.

Arnaud a du mal à réaliser qu 'il va être papa.

Bien. D 'accord.

Écoutez, je vous remercie, madame.

Je peux y aller ?

Oui, je vais vous raccompagner.

Commandant.

J 'ai fait le tour des agences immobilières de Montargis.

Baltard a fait une offre la semaine dernière pour une maison. Co -acquéreur,

Fanny Nazar.

Merci Sophie.

Mademoiselle Nazar, s 'il vous plaît.

Il semblerait que vous aviez oublié de nous parler d 'une maison à Montargis.

Consciemment, j 'imagine.

Et pour le bébé ? Bien, Maxime.

Bien. En avant.

Votre mari est au courant ? Il s 'en fout, de toute façon.

La seule chose qui compte pour lui, c 'est sa radio.

Je suppose qu 'on est encore ensemble parce qu 'on n 'a pas eu le courage de

quitter. Ce qui n 'était pas le cas avec Maxime Baltard.

J 'ai appris que j 'étais enceinte.

Quand je lui ai annoncé, il était fou de joie.

Il m 'a dit qu 'on allait repartir de zéro, que c 'était une chance.

Nous n 'avons aucune trace d 'échange entre vous, ni appel, ni SMS, ni mail.

se parlait en face, toujours.

Pourquoi nous avoir caché tout ça ? Je ne sais même pas quoi dire à mon mari.

Et la veuve de Maxime, elle n 'a rien demandé à découvrir ça aujourd 'hui.

Nous allons continuer cette conversation en salle interrogatoire, après vous.

Qu 'est -ce que ça donne ? Ça donne qu 'ils avaient bien prévu de partir à

Montargis à la fin du mois.

Baltard lui a certifié que même s 'il ne trouvait pas le boulot qu 'il voulait,

il aurait suffisamment d 'argent pour les mettre à l 'abri du besoin.

L 'argent des braquages ? Non, la police a tout retrouvé à l 'époque.

Tu vois, j 'ai l 'impression qu 'elle est soulagée de pouvoir dire qu 'il est

père de son enfant.

Je la comprends.

Sauf que maintenant, plus le choix. Il faut assumer.

Oui, elle a dû arriver à cette conclusion aussi.

Et tu crois qu 'Arnaud Lebel est le meurtrier ? Non, c 'est impossible ça.

a vérifié. Il était en direct à la radio ce soir -là.

Ok.

Donc, il ne reste plus qu 'Isabelle Balta.

Je suis arrivée à la même conclusion.

Elle a sacrifié sa vie pour cet homme.

Son désir de maternité. Elle a fait de la prison.

Si elle a appris qu 'il voulait la quitter pour une autre femme et qu 'en

il allait devenir papa... Tu fais quoi de son mal de vie ? Sa mère ? Non, ça

tient pas. Non, elle a raison.

Du coup, je...

J 'ai ma petite idée.

Une de celles dont tu ne me parleras pas, j 'imagine ? Et le colonel non

on n 'en parle toujours pas, t 'imagines ? Ben non, toujours pas.

Léa, quoi qu 'il se passe, je peux t 'aider.

Mais en fait, si tu veux m 'aider, il vaut mieux que tu restes en dehors de

ça.

Bon, rien.

Ben, à plus.

Bon, on a fini de faire le tour de l 'exploitation.

Ça vous va ? Non, pas tout à fait. D 'après vos livres de comptes, vous

produisez six variétés de cerises différentes, c 'est ça ? Oui, six.

Dans des parcelles bien définies.

Bien sûr, on ne mélange jamais les arbres. Oui, bien sûr.

Et alors c 'est marrant parce que moi j 'en ai compté sept.

Avec celle -ci.

Elle est étonnante cette petite frise.

Enfin petite.

Couleur, son goût. C 'est quoi comme variété ça ? Une question rhétorique

évidemment. La seto nishiki, la frise japonaise.

Concerne -moi ce que vous m 'avez dit, votre mari a réussi à la faire pousser

ici. Quel rapport avec son meurtre ? Je sais pas.

L 'argent, peut -être ? C 'est assez classique.

Imaginons qu 'il ait vendu le brevet à votre insu.

Pour refaire sa vie avec une autre.

Vous avez trop d 'imagination, capitaine Marshall.

Maintenant, si on a fini, je vais vous laisser.

Je dois préparer les obsèques de mon mari.

Ah bah j 'étais en train de t 'appeler.

T 'avais raison.

Sophie a vérifié, Baltard s 'apprêtait bien à vendre sa méthode de production

sa cerise japonaise à une société suisse.

Sauf que sa femme a bloqué la transaction hier.

Argan, qu 'elle était la seule héritière. Ouais mais enfin une cerise c

une preuve.

Isabelle Baltard elle parlera pas, elle sait très bien qu 'on a rien contre

elle.

Exact.

Et... Ils ont confronté la femme et la maîtresse.

Non.

Non, ça fonctionnera pas.

Fanny ne parlera jamais devant Isabelle Baltin. Elle est bouffée par la

culpabilité. Ah bah tiens, c 'est bizarre.

Elle allait juste partir avec son mari.

Paul, excuse -moi, mais dans ce genre de décision, on est deux. D 'accord ? Elle

lui a pas mis le couteau sous la gorge.

Non, c 'est simplement que Baltin n 'était plus amoureux de sa femme.

Oui, et puis quand le cœur bat pour une personne... Bah c 'est difficile d

'envisager sa vie avec quelqu 'un d 'autre. Ouais, on essaye même pas en

Bah non.

Et en fait, si t 'as une idée de génie, ça serait bien là, maintenant.

Eh ben alors, Erwan nous a dit que Sud FM enregistrait ce soir une émission

spéciale sur la vie et la mort de Maxime Baltard.

D 'accord.

Et alors ? Je sais pas, je me dis que c 'est peut -être le bon moment pour que

Fanny Nazar honore sa mémoire comme elle voulait le faire.

Publiquement.

Mais puis alors, ça serait tellement dommage.

Qu 'ils appellent Balta à entendre ça ? Mais ouais.

Ça se tente.

La porte !

Bonsoir

à vous, chers auditeurs.

Ce soir, je suis seule.

Monsieur X nous a brutalement quittés.

Cette émission lui est entièrement dédiée.

Je voudrais vous parler de l 'homme exceptionnel qui se cachait derrière ce

micro.

Maxime.

Maxime Baltard était un homme merveilleux.

Il recherchait ce que l 'existence avait de meilleur, quitte à prendre des

virages à 180 degrés.

Parce qu 'on a tous droit à une deuxième ou une troisième chance.

Cette troisième chance, Monsieur X allait la saisir, sans question, sans

hésitation. Oui, c 'est ça.

Il allait recommencer une fois encore comme il avait toujours su le faire.

C 'est vous qui devriez parler de lui.

Pas elle.

Je savais tout.

Comme si Maxime pouvait me cacher quoi que ce soit.

L 'émission de radio.

La liaison.

Mais je croyais que c 'était une histoire sans importance.

Jusqu 'au jour où il vous a appris qu 'il allait devenir père ? Il n 'arrivait

pas à cacher sa joie.

J 'étais comme folle.

Je suis repartie de chez ma mère en catastrophe.

Pour lui parler ? Les yeux dans les yeux ? Pour essayer de comprendre ?

Et pourquoi pas même tenter de le dissuader ? Maxime m 'a dit qu 'il me

quittait.

Il allait refaire sa vie.

Loin.

J 'étais si calme.

Si adulte.

Il allait tout avoir.

L 'amour.

Un enfant.

Alors que moi, je n 'avais plus rien.

Je n 'étais...

Bon,

allez, allez, allez, allez.

Tu fermes tes livres, je t 'amène à un concert.

Attends, ne pas, je n 'ai pas fini tout à l 'heure.

Ah, non, je crois que tu ne m 'as pas entendu. Je t 'amène à un concert, donc

es censé me demander quel groupe on va voir.

Non, mais Thomas, c 'est super que tu t 'impliques pour le bac, mais là,

franchement, tu nous inquiètes.

Qui ça, nous ? Alice m 'a appelé.

Non mais de quoi elle se mêle, sérieux ? Écoute, c 'est bon, je suis sûr. Vu tes

notes, tu vas l 'avoir, le bac.

Ah oui ? Et qu 'est -ce que t 'en fais, ça, hein ? Oula.

Il y a autre chose, je te connais.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Rien, mais je flippe, c 'est tout. Mais de quoi tu

flippes ? De quoi ? Je comprends pas, t 'as vu tes résultats, tu vas l 'avoir,

ton bac. Le bac, ok, et après ? Une prépa, j 'ai pas les résultats. Une fac,

sais même pas ce que je veux faire.

Toi et maman, vous avez fait de super concours. Alice, quoi qu 'elle fasse,

réussira.

J 'ai pas envie d 'être le boulet de la famille, papa. Non, je suis sûr que tu

vas trouver un super boulot et que tu feras des étincelles.

Papa, tu peux plus souffler sur Bobo pour qu 'il disparaisse.

Ah ouais ? C 'est toi ? Quoi ? Calin, papa.

Mais salut, papa.

Debout.

Tu n 'es pas un boulet, mon fils.

J 'ai peur de ne pas y arriver, de ne pas réussir.

Tu sais, la réussite, c 'est très subjectif, ça ne veut rien dire.

Quand tu as la peur de ne pas y arriver, je te rassure, ça arrive à tout le

monde et à tous les âges.

On y va, à ce concert de Koum ? De Koum.

Ça va bien ?

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