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1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. Et 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.
Et 1, 2, 3, 4, 5,
6, 7, 8. Et 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. Et 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. Et 1, 2, 3, 4,
6, 7, 8. Et 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. Et 1, 2, 3, 4, 5,
6, 7, 8.
Et en attendant une nomination pérenne, le colonel Pierre Solaire, ici présent,
va assurer le commandement de la brigade pour les six prochains mois. Et je suis
ravi de vous rejoindre.
Je ne pouvais rêver plus belle fin de carrière qu 'en venant ici, près de ma
fille, puisque jusqu 'à présent... Et voilà, et donc il y a des questions ? Eh
bien alors c 'est parfait, on se remet au boulot.
Et Paul, il n 'est pas là ? Euh, on a un meurtre à l 'agorage, je dois le
rejoindre sur place. Ah très bien, c 'est toi qui conduis ou c 'est moi ? Ah
mais non, mais non papa, enfin mon colonel, je vais gérer.
Je sais que tu gères, ma chérie, mais c 'est pour moi. Rien de tel que le
terrain pour sentir une nouvelle équipe.
Capitaine Sabine Mauriac.
Lieutenant Erwan Lebelec, c 'est ça ? Oui.
Bon travail.
Merci, mon colonel.
C 'est le premier colonel qui se souvient de mon prénom.
Si je comprends bien, le commandant Solaire travaille avec son ex -mari et
désormais avec son père.
qui est donc, en toute logique, également l 'ex -beau -père du capitaine
Marshall, c 'est ça ? Oui, c 'est ça.
Quand on m 'a dit qu 'ici, ils travaillaient en famille, je ne pensais
'était de façon littérale.
La victime, Alexander Williams, 45 ans, danseur et chorégraphe réputé.
Invité de marque, habitué de l 'agora, il était en résidence ici avec sa troupe
depuis 15 jours. Pour répéter le spectacle d 'ouverture du festival de
en était la tête d 'affiche.
Tu le connaissais ? Non, pas personnellement, mais Alice m 'a
lui. Elle me tânait pour avoir des places, mais c 'était déjà complet.
Bonjour.
Le corps est encore chaud. Donc, l 'heure du décès remonte à ? Une heure et
demie, deux heures.
Madame Ducrim ? Un tabouret appartenant au décor.
On a trouvé du sang dessus.
Les témoins ? Toutes les personnes présentes ici ont entendu un cri, mais
personne n 'a rien vu.
C 'est -à -dire que si l 'agora est fermée au public, non ? Il faut bloquer
toutes les issues et laisser sortir personne.
Oui, voilà.
Merci, mon colonel.
Autre chose ? On a trouvé une caméra.
Vous l 'envoyez à Erwan ou qu 'il puisse analyser ? À votre commandant. Merci,
Inès.
Bienvenue, colonel.
Merci, lieutenant Zaidi.
Alexander puisait son inspiration dans tous les domaines.
Même en médecine.
Je suis le capitaine Marshall, gendarmerie nationale, bonjour.
Philippine Rouvière, je suis la directrice artistique du festival.
Ah oui, d 'accord.
Son prochain ballet était une parabole sur l 'amnésie.
D 'accord, donc il avait potassé tous ses articles pour écrire son ballet.
Ah oui, un vrai perfectionniste.
Un précurseur.
Toujours en cas d 'innovation.
Alexandre avait énormément de talent.
Excusez -moi.
Oui, non, mais... Vous vous entendez bien, là ? Je le connaissais depuis plus
15 ans.
Il était mon ami.
Et... Et avec ces danseurs, ça se passait comment ? Je veux dire, la
compétition, les égaux, ça doit pas être simple dans ce genre de milieu, non ?
Ces derniers jours, c 'était plutôt tendu, mais c 'est normal, à deux jours
festival, la pression est forte pour tout le monde.
Il n 'y a rien de particulier qui pourrait m 'aider ? Vous savez, je m
de l 'organisation du festival.
Oui, mais en dehors du travail.
Je ne me mêle pas à des petites histoires personnelles.
Merci.
Bon, alors, qu 'est -ce qu 'on a ? Je ne reviens pas.
La prise d 'otage en 85, c 'est lui ?
Les attentats déjoués de la filière syrienne en 2011.
C 'est lui aussi. Pardon ? J 'ai rarement vu... Non, je te remercie, j
entendu, mais je ne comprends pas du tout de quoi tu me parles.
Du colonel Solaire.
Il a vraiment une carrière incroyable. Après, pour le commandant, c 'est vrai
que ce n 'est pas facile d 'assumer.
Radio -Pétain, je te parlais des vidéos du meurtre.
Oui, j 'ai un truc justement.
Ah, d 'avantage. Regardez.
Quelqu 'un rejoint la victime à 7h30 ce matin.
Mais on ne voit pas de qui il s 'agit.
En tout cas, ce n 'est pas un inconnu, regarde.
Il reste très calme, pas du tout inquiet.
Ça pourrait être un de ses danseurs.
Oui, c 'est possible.
On va vérifier. J 'ai toutes les répétitions de la semaine sur la carte
Vas -y.
Alors.
Là, on est à deux lois de la maltraitance.
7h47, c 'est quand même très tôt.
C 'est qui, cette femme ? Si ça se trouve, elle s 'entraînait avec lui tous
matins à la même heure.
Alors, 7h32.
7h42, oui.
À peu près pareil, tous les matins.
Donc, probablement, ce matin, pareil.
Très bien, Erwann.
Envoyez -moi la photo.
Et c 'est Paul, là ? Oui, oui, c 'est Paul.
Paul ! Comment tu vas ? Pierre, mais qu 'est -ce que tu fais ? Voilà, Paul, je
te présente notre nouveau colonel.
Hein ? C 'est pas vrai ? Oui. C 'est génial ! Enfin, c 'est une sacrée
en tout cas.
T 'as décidé quand, ça ? Ben, j 'ai décidé... Oui, voilà, on continuera peut
-être un peu plus tard. Voilà,
concernant l 'enquête, Marshall.
Ah oui, j 'ai découvert que la victime, Alexander Williams, était un bourreau de
travail. Et l 'ambiance était électrique ici.
Tous les danseurs vivent ensemble, 24h sur 24.
Oui, forcément, mélanger vie privée et le travail, je vois tout à fait ce que
peut donner, mais encore.
Oui. Et alors, du coup, ce qui est vachement intéressant, avec les artistes
général, c 'est tout ce qui se passe en coulisses.
Alors, je me suis dit que j 'allais rester ici pour furter à droite à gauche
m 'imprégner. C 'est exactement ce que j 'attendais de vous, capitaine.
Bien. Alors, pendant que tu furettes et que tu t 'imprègnes du lieu, Paul, est
-ce que tu pourrais nous ramener cette personne -là, gendarmerie ? Oui, bien
sûr. Oui, non, on va t 'envoyer la photo.
Ah, pardon. Oui, bien sûr. Merci.
Ménière, Frantz, il fait ça, mon Dieu, que ménière.
Je suis vraiment content de te retrouver, Paul. Ah, ben moi aussi. Ça
du bon boulot, ça. Il est calme.
Merci.
Donc, vous faites tous partie de la compagnie Williams ? Kevin et les
oui. Moi, non.
Moi, je suis prof de danse de l 'Agora.
Ah, Hugo de l 'Ambre, c 'est ça ? À l 'approche du festival, j 'aide les
compagnies à répéter, au renfort des chorégraphes. D 'accord.
Vous étiez tous présents ce matin au moment du meurtre ? Oui.
Non, cette danseuse n 'est pas là.
C 'est Nathalie Parideau.
Alex nous avait choisis tous les deux comme premier rôle du spectacle.
Mais Nathalie, elle l 'a toujours jouée un peu solo.
Elle était là ce matin ? Non, c 'est la seule qui n 'est pas en résidence ici
avec les autres.
Elle vit à Montpellier avec son mari. Mais d 'habitude, c 'est toujours la
première arrivée le matin, pour ses petites têtes à tête avec Alex.
Alexander avait pour habitude de la faire répéter seule avec lui pendant une
heure, avant les séances de groupe.
Ouais, si tu le dis.
Bon, pour tout vous dire, la répète d 'hier ne s 'est pas très bien passée
Nathalie. C 'était une cata, tu veux dire.
Alex l 'a incendiée devant tout le monde.
Pourquoi ? Elle avait la tête ailleurs.
Et pour danser avec Alexander Williams, soit tu donnes ton maximum, soit tu
dégages. Il aurait pu la virer, la remplacer par une autre danseuse ? Bah
C 'était pas le genre d 'Alex de garder quelqu 'un qui se donne pas à fond.
Oui, commandant. Je suis devant chez Nathalie Parizeau, elle n 'est pas chez
elle.
Oui, je suis avec son mari.
Il prétend qu 'elle est partie comme tous les jours à l 'Agora. Passez -moi
supérieurs, je vais lui parler. Oui, ok.
Ok, très bien, je m 'en occupe.
Est -ce que je peux savoir ce qu 'il se passe ? Pourquoi vous cherchez Nathalie
? Déjà, vous allez vous calmer, monsieur, d 'accord ? Alexander Williams
retrouvé mort ce matin et votre femme est introuvable.
Et alors, quel rapport ? Vous l 'avez suspectée ? Très bien,
je suis avocat et je représente Nathalie.
Vous ne pourrez pas l 'interroger sans moi.
Je suis très calme et je connais la loi.
Sabine, on a lancé l 'avis de recherche sur Nathalie Parizeau ? Oui, j 'ai
transmis son signalement et celui de son véhicule à nos patrouilles.
Qu 'est -ce qu 'on a sur elle ? Nathalie Parizeau rencontre Alexander Williams
quand elle a 20 ans. Ils sont tous les deux au Conservatoire National de Danse
et de Musique, dans la même promo.
Ils vont carrer ensemble ? Pas du tout.
Ils suivent même des chemins complètement différents.
C 'est -à -dire ? Alexandre s 'est formé auprès des plus grands.
Après, il s 'est très vite fait un nom dans le milieu de la danse.
Célibataire, sans enfant.
En fait, il a dédié sa vie à sa passion en quelque sorte. Et pour Nathalie ?
Alors, elle, c 'est complètement différent. C 'est tout le contraire.
'abord commencé par épouser Frédéric Parizeau.
Et après, elle est devenue assistante de direction.
Enfin, jusqu 'à il y a deux ans. Donc, elle a arrêté son travail pour se
remettre à la danse.
Reprendre une carrière de danseuse à 40 ans, c 'est un peu audacieux, non ?
Elle a peut -être essayé de réaliser son rêve de jeunesse sur le tard.
Et donc, Alexander lui offre le premier rôle de son spectacle, sauf que quelques
jours avant le festival, il se rend compte qu 'elle n 'est pas prête et donc
décide de la remplacer.
Moriac.
D 'accord, merci.
On vient juste de retrouver sa voiture sur le parking de l 'Agora.
D 'accord, moi je préviens Marshall.
Oui, nos équipes sont sur le coup.
On s 'en occupe.
Bon, Nathalie Parizeau est forcément toujours ici, mais c 'est un vrai
labyrinthe, alors... Éclaté à l 'inventaire des monuments historiques de
Montpellier, hein, capitaine ? Pouvant, puis prison pour femmes, et même caserne
militaire. Ok, merci.
C 'est ici. Ici que personne n 'a pu la croire, d 'être sûr.
Madame Parizeau, vous aviez l 'habitude de retrouver Alexander tous les matins
pour répéter entre 7h30 et 8h30.
C 'est bien ça ? Oui.
Il s 'est passé quoi ce matin ?
Je
vais vous le dire moi ce qui s 'est passé ce matin.
Ce matin, vous vous êtes déplacée pour rien parce qu 'Alexandre vous a annoncé
que vous ne feriez pas partie du spectacle.
Quoi ? Ce ne sont que des suppositions, lieutenant.
Merci de vous en tenir au fait.
Après tous les efforts que vous aviez faits, il allait vous remplacer par une
danseuse plus douée, certainement plus jeune aussi.
Vous ne l 'avez pas supportée.
Et vous l 'avez tuée.
On a retrouvé vos empreintes sur l 'arme du crime, madame Parizeau.
Vous avez une explication ?
J
'invoque mon droit au silence.
Et le son sur vos vêtements ? J 'invoque mon droit au silence.
Très bien, madame. Inutile de poursuivre.
Ma cliente ne vous dira rien.
On n 'a plus le choix, là. Il nous faut des aveux.
On doit maintenir la pression sur elle.
Il reste quoi ? 22 heures de garde à vue ? Elle va finir par craquer.
Voilà l 'esprit de corps que j 'aime.
Persévérance et fermeté, bravo.
Il y a un truc qui va pas.
Il y a autre chose.
Chérie, je t 'assure que j 'ai rangé la perceuse exactement au même endroit que
d 'habitude.
C 'est derrière les ampoules. Bon, écoute, t 'es en RTT, pas moi, d 'accord
se rappelle. Je t 'embrasse.
Nathalie Parizeau, Sophie Naster, ça me rend dingue.
Est -ce qu 'on peut avoir raté quelque chose entre elle et Alexander ? Vous
pensez qu 'elle ne serait peut -être pas revenue vers lui uniquement pour ses
talents de chorégraphe ? Je ne sais pas, mais pour se remettre à la danse, elle
a pris des décisions radicales. Le genre de décision qu 'on prend quand on est
amoureuse, non ? Et l 'histoire se finit mal.
Crime passionnel.
Oui, c 'est possible.
Bon, ça reste une hypothèse, mais j 'aimerais bien qu 'on creuse.
Vous pouvez demander à Erwann de réinterroger la troupe ? Oui, bien sûr.
Ça a l 'air très bon.
Ah, et commandant, je voulais vous dire, on est ravis de la nomination du
colonel Solaire.
Mais on sent bien que pour vous, ça peut être un petit peu délicat.
Travailler sous les ordres de son père, qui en plus est une figure du métier.
Donc, voilà, je voulais juste vous assurer de notre soutien.
C 'est gentil, merci.
Moi, j 'y connais pas grand -chose, mais...
En général, un chorégraphe est plutôt proche de son premier rôle, non ? Ouais,
mais là, j 'ai l 'impression que ça se limitait pas vraiment à la danse.
Vous insinuez que Nathalie et Alexander étaient amants ? Bah, y 'a aucune
preuve, mais... Y 'a des attitudes, des regards, des attentions qui se trompent
pas.
Le fait que Nathalie avait droit à un traitement particulier ? Et puis les soi
-disant rendez -vous à l 'extérieur.
Quand Alexander s 'absentait de l 'Agora, bizarrement, Nathalie était
aussi. Et vous savez où ils allaient ?
Aucune idée.
Mais je les ai quand même couverts.
Par rapport à qui ? Le mari de Nathalie.
La semaine dernière, il est passé ici pour voir sa femme répéter, sauf qu
'Alexiel n 'était pas là.
Alors j 'ai pas ratiné qu 'ils étaient en ville pour un essayage costume.
Tu vois, si Alexander et Nathalie entretenaient une relation, ils ont
fait des extras, à un moment donné.
Tu vois, un resto, un hôtel, un truc classique. Ouais, mais il n 'y a aucune
trace sur ses comptes bancaires.
Ah bon ? T 'es sûre ? Ouais. Ah oui, mémoire indétique. Non, rien à voir, j
les comptes sous les yeux. En revanche, Alexandre faisait dans l 'œuvre de
charité. Il y a trois mois, il a versé tout l 'argent qu 'il avait coté à une
fondation pour la recherche contre la maladie d 'Alzheimer. Ouais, ça se
Le thème de son spectacle était sur l 'amnésie, donc oui, il y a forcément un
lieu. Pourquoi ça l 'intéressait autant ? J 'ai fouillé dans ses antécédents
familiaux et sa mère avait Alzheimer.
Elle est morte il y a trois ans. Ça explique forcément son engagement.
Non, mais pourquoi faire un don il y a trois mois et pas il y a trois ans ? Et
pourquoi ce spectacle seulement maintenant ?
Alzheimer, ça peut être héréditaire. Peut -être qu 'il a appris qu 'il était
malade.
Quel rapport ? Non, mais quel rapport avec le meurtre ? Je ne sais pas. Moi,
dis ça comme ça. Maintenant, il faut creuser.
Ouais, d 'accord.
Donc, si on part ensemble sur une fausse piste, c 'est qu 'on s 'égare.
J 'adore l 'idée.
Bon, qui fait quoi ? Moi, je vais retourner à l 'Agora, interroger
comme elle connaissait Alexander.
Je me sers du médecin qui s 'occupe de la fondation, le docteur.
Maurice Bélanger, son cabinet dans le centre -ville. Non, non, non, je vais
envoyer Arouane.
C 'est son domaine, il adore ça, les blues, les hôpitaux, les médecins aussi.
On va lui faire plaisir. À plus tard.
Madame Parizeau, nous savons que vous étiez très proche d 'Alexander.
Que vous avez pris l 'habitude de vous voir en dehors des répétitions.
Tout ça en secret de votre mari.
C 'est pour ça que vous ne vouliez pas parler devant lui ? De peur qu 'il
découvre une relation, disons, plus... plus intime ? Je n 'ai jamais trompé
Frédéric.
Alexandre, c 'était mon ami.
C 'est tout.
Il y a quelque chose qui m 'échappe.
J 'aurais vraiment besoin de votre aide, Nathalie.
Je suis l 'avocat de Mme Parizeau.
Gardez le silence, ne jouez pas à votre faveur, Mme Parizeau. Bon, qu 'est -ce
que vous faites, là ? Vous ne pouvez pas interroger ma cliente sans moi.
Ce n 'est pas un interrogatoire, maître. C 'est simplement une conversation
entre deux femmes.
Oui, c 'est très drôle.
Ne jouez pas sur les mots, commandant. Pas avec moi.
Comment avez -vous vécu que votre femme délaisse votre couple pour sa passion
pour la danse ? Qu 'est -ce que vous insinuez exactement ?
Je n 'ai que su aucune piste.
D 'ailleurs, hier matin, au moment du meurtre, vous avez dit que vous étiez
vous, c 'est bien ça ? Seule ? J 'imagine que personne ne peut confirmer
alibi, n 'est -ce pas ? C 'est ballot.
Vous voulez me placer en guerre de vie ? Hé, stop,
stop, stop ! Kevin, qu 'est -ce que tu fais là ?
Mais je me suis dit que j 'étais un cambré, ça pourrait... Non, non, pas d
'appro. Ce n 'est pas comme ça qu 'Alex avait pensé. Mais qu 'est -ce que t 'en
fais, mec ? T 'es juste répétiteur ici.
Messieurs ! Le spectacle a
lieu dans deux jours.
Alors on reprend et on se concentre.
Difficile de prendre la suite du maître.
Déjà c 'est compliqué comme ça, alors si je dois en plus gérer les égaux de
chacun. Ouais.
Vous avez du nouveau ? On a découvert que la maman d 'Alexander était atteinte
'Alzheimer.
Ouais, ça a été terrible pour Alex.
Ils étaient très proches tous les deux.
Il ne restait qu 'elle.
Comment il faisait, enfin je veux dire, avec les spectacles, les tournées, tout
ça, il devait être peu présent finalement.
Il s 'en voulait.
A chacune de ses visites, l 'état de sa maman empirait.
Le pire, ça a été le jour où elle ne l 'a plus reconnue.
J 'ai beaucoup soutenu à cette époque.
Il s 'occupabilisait tellement, il se sentait impuissant, il ne savait pas
comment l 'aider.
J 'ai été l 'épaule sur laquelle il pouvait pleurer.
Au décès de sa maman, Alex assombrait dans la dépression.
J 'ai tout fait pour le raccrocher à la danse.
La scène, c 'est pas si idéal pour exprimer ses émotions. Oui.
D 'où ce spectacle sur l 'amnésie.
Oui. C 'est une jolie façon de rendre hommage à sa maman.
Est -ce que vous avez remarqué un changement d 'attitude chez Alexander
derniers mois ? Comme quoi ? Je sais pas, des sautes d 'humeur, tiens.
Un manque de concentration, des absences.
Au contraire.
Alex était à fond dans la préparation du spectacle.
Je vous dis à la semaine prochaine. Oui.
Au revoir, docteur. Merci.
Au revoir.
Bonjour, docteur. Gendarmerie nationale.
Vous savez que j 'ai des patients qui attendent. Eh oui, mais je n 'en ai pas
pour longtemps.
Vous pouvez attendre quelques minutes ? Votre secrétaire m 'a déjà raconté pas
mal de choses, entre autres que M. Williams était venu vous voir plusieurs
accompagné de cette femme.
Oui, alors ? Est -ce que vous avez été témoin d 'une dispute ou d 'un litige
entre eux lors de leur visite ? Non, jamais.
D 'accord.
J 'ai du mal à comprendre pourquoi Nathalie Parizeau accompagnait son
chorégraphe chez le médecin.
Ça n 'a rien brisé du secret médical entre vous et M. Williams, bien
Alexandre n 'était pas mon patient.
Il était donateur de la Fondation.
Pourquoi il venait en consultation, alors ?
Ah, c 'est Nathalie qui est malade.
Pourquoi vous nous avez caché que vous étiez atteinte de Alzheimer précoce ?
Parce que je ne me souviens de rien.
Entre hier soir et ce matin, c 'est le tournoi.
La maladie, elle ne prévient pas.
Par moments, tout va bien.
Et puis, il y a d 'autres jeux.
J 'oublie tout.
Ce que j 'ai pu dire.
Ce que j 'ai pu faire.
Vous n 'avez absolument aucun souvenir de ce qui s 'est passé ce matin avec
Alexandre. La seule chose dont je me souviens, c 'est...
C 'est tout ce sens.
J 'aimerais bien vous dire que je ne l 'ai pas tué.
Quand a -t -elle été diagnostiquée ? Il y a deux ans.
Au début, je me suis rendu compte de rien.
Nathalie avait des oublis, mais elle me disait que c 'était la fatigue, le
stress, le boulot.
Qui vous a fait réagir ? Alexander.
C 'est lui qui nous a ouvert les yeux.
Comment ? Nathalie l 'a recroisé à l 'occasion d 'un de ses spectacles à
Montpellier.
Après tout, Toutes ces années, ils étaient contents de se retrouver, de me
présenter.
Il est venu à la maison plusieurs fois.
Et à force de passer du temps ensemble, il a détecté des symptômes qu 'il
connaissait bien, puisque sa maman avait souffert de la même maladie.
Et c 'est là qu 'il vous a présenté le médecin qui s 'était occupé d 'elle, le
docteur Bélanger.
Il a insisté pour qu 'elle le consulte.
Quand il y a une aussi qui est tombée, ça a été terrible.
Mais on a décidé de se battre.
Ensemble.
Le docteur Bélanger m 'a parlé de ses recherches prometteuses.
Sur la pratique de la danse et ses bienfaits sur le cerveau.
Une sorte de thérapie.
Et c 'est pour ça que vous avez intégré la compagnie Williams ? C 'est Alexander
qui me l 'a proposé.
Il voulait m 'aider.
Et moi, j 'ai repris espoir.
Espoir que ça marche.
Qu
'est
-ce qui s 'est passé ? Ça peut pas être elle.
Alexander faisait tout pour qu 'elle se sente mieux. La danse était devenue
vitale pour elle. Nathalie n 'avait aucune raison de le tuer. Oui, mais on
sûr d 'un truc. Elle était sur place au moment du meurtre.
Mais justement, ce n 'était pas elle qui l 'a tuée. Peut -être qu 'elle a été
témoin de quelque chose.
Comment tu comptes lui faire recouvrir la mémoire ? Je ne sais pas, mais on va
devoir trouver un moyen.
Persévérance et fermeté.
C 'est ton père, mais je ne le fais pas bien.
T 'as pas de bol, toi, avec les colonels. Entre vos vers qui te
vie pendant trois ans et maintenant ton père... Mais je gère.
Te laisse pas impressionner, hein ? Non, Paul, je gère.
Oh, Thomas m 'a dit que tes parents s 'étaient installés chez toi.
Oui. Du coup, comment vous faites dans le salon, là, pour le yoga ? Je veux
dire, vous vous empilez où ? On gère, Paul.
À demain.
Eh, OK.
Une énerve.
Du coup, une énerve. Ce que j 'ai remarqué, c 'est que Claire a été très
respectée par toutes ses équipes.
Ça ne m 'a pas étonné, j 'en étais sûr.
Elle a une autorité naturelle. Avec elle, ça doit filer droit, non ? Oui,
plutôt. Les femmes qui font des métiers d 'hommes, elles sont obligées de
surcompenser. Non, non, non, ma chérie, ne surcompense pas, non.
Elle est très méthodique. Elle a un sens inouï du détail. Non, elle est
impatente. Paul, c 'est différent.
C 'est un électron libre, mais il a un instinct.
Il me fait penser à moi quand j 'ai été affecté en Corse.
Pierre, Thomas en a ras -le -bol d 'écouter les histoires que tu lui as
racontées plus de mille fois.
Non, ça va, j 'aime bien.
J 'imagine que tes parents ont dû t 'en raconter pas mal aussi.
Non, pas tant que ça.
Ils essayent de nous mettre un peu à l 'écart.
Mais ça eut l 'effet inverse.
Quel effet inverse ? Je vais être gendarme.
Excellent choix, mon garçon.
Et les parents, qu 'est -ce qu 'ils en pensent ? Ils sont pas trop chauds. Oui,
changeons d 'avis, t 'inquiète pas.
En attendant, t 'as le soutien de ta grand -mère et de ton grand -père.
Lieutenant, garde à vous !
T 'as une tête,
ça va pas durer longtemps. Je sais que ça arrange pas mes affaires, moi. Ben,
moi non plus, qu 'est -ce que tu crois ? Eh ben, t 'as qu 'à leur dire.
À mes parents ? Me dire à mon père ? C 'est mieux de le faire étape par étape.
Je t 'ai jamais vu avoir peur de quelqu 'un à ce point.
Mais j 'ai peur de personne.
Pourquoi j 'aurais peur de mon père, enfin ? Alors parle -lui de moi.
En fait, je crois que j 'aime bien que ça soit mon secret.
Oh non, papa, non.
Bon, tu dis rien, ta mère. Mais non, comme d 'habitude.
C 'est pas cool.
C 'est pas que t 'étais dehors. Mais je t 'avais pas non plus.
J 'éveille mes sens au contact de la nature.
C 'est bien, ça.
Ça va, toi ? Oui.
Et toi, ça va ? Oui.
Papa, il faut que je t 'avoue un truc.
Aïe.
Tu peux tout me dire, ma chérie.
Eh bien, en fait, quand j 'étais ado, tu me punissais, je faisais le mur.
Mais vaut tard que jamais.
Je m 'en doutais.
Je m 'en doutais.
J 'aurais dû mettre des barbelés et faire placer des caméras.
La caméra.
Évidemment, la vidéo.
Quelle vidéo ? La mémoire, tout ça.
Merci, papa.
Bonjour, Anthony.
Bon commandant.
Merci.
Bonjour, Anthony.
Bonjour. J 'aurais voulu tester quelque chose avec vous.
Si vous êtes d 'accord.
Vous m 'avez dit que la danse vous permettait de vous sentir mieux.
de faire travailler votre mémoire.
Alors je me suis dit qu 'on aurait pu s 'en servir pour tenter de rallier vos
souvenirs.
Allez, plus grand, plus d 'ampleur pour des fois.
Lâche.
Paf.
Paf.
Boite.
Repule.
Toi. Et.
Non, ça sert à rien, ça me revient pas.
Au moins, on aurait essayé.
Attendez.
J 'ai besoin de retourner à l 'Agora pour me souvenir.
Je ne peux pas faire ça.
Vous êtes notre principal suspect.
Je n 'ai pas le droit de faire ça, Nathaniel.
Cette incertitude, ça me ronge.
C 'est pire que tout.
Je préfère me souvenir même si je suis coupable.
Plutôt que de rester dans le doute.
comme vous voulez.
Ça ne sert à rien.
Ça ne sert à rien.
Je revois la tête d 'Alexander dans mes bras.
Le sang sur mes mains.
Je ne crois pas que je l 'ai tué.
Je ne me souviens de rien.
C 'est magnifique quand vous dansez.
On sent qu 'Alexander a vraiment écrit cette œuvre sur mesure pour vous.
C 'est pas lui qui l 'a écrite.
Comment ça ? C 'est pas lui qui l 'a écrite.
C 'était son idée, mais c 'est Hugo qui l 'a écrite.
Hugo de Londres ? Le professeur de danse de l 'Agora.
Je suis désolée, mais on va devoir vous ramener en cellule.
Ça va aller ? Bien.
Merci beaucoup.
Paul.
Ah, le colonel. Non, pas de ça entre nous.
T 'as une minute ? Oui. J 'ai une question à te poser.
Mais je veux que tu me répondes sincèrement.
Comment ça se passe avec Léa ? Euh... Quoi ? À quel niveau ? Comment ça, à
niveau ? Au travail, évidemment.
Bien, non, très bien même, ouais. Non, parce que je suis conscient que de
travailler avec son ex, ça doit pas être facile. Ah non, non, non, mais je vous
rassure, parce que... On est super pro. Entre la vie privée et le boulot, c 'est
la muraille de Chine.
Ouais.
Mais dans l 'intérêt de tous, c 'est pas obligatoire que ça perdure.
Comment ça ? Il serait temps de mettre tes ambitions au jour.
de devenir commandant.
Diriger ta propre brigade.
Moi, j 'ai deux, trois coups de fil à passer, te briefer un peu, puis c 'est
tout.
Vas -y.
Puis passe demain matin à la maison, on parlera de tout ça. Euh, demain matin,
je... J 'ai un ordre, capitaine. Ah.
Hé, tchac ! Voilà.
Plus léger dans le plié, hein.
C 'est bien.
C 'est bien, c 'est bien.
Top, top, top, top.
C 'est bien, mais je vous demande plus de légèreté dans le rebond.
Et toi, garde ton centre.
Et le regard, toujours présent.
En tout cas, il n 'y a pas fallu longtemps pour prendre la place
du boss.
Qu 'est -ce qu 'on a exactement pour lui ? Ça fait cinq ans qu 'il travaille à l
'agora. Avant, il a monté une compagnie danse quand il avait 23 ans, mais il n
'a jamais rencontré vraiment le succès et il l 'a dissoute au bout de deux ans,
je crois.
Bref, en tant que chorégraphe, on ne peut pas dire qu 'il ait vraiment
le stade amateur.
Et du coup, il s 'est consacré au Professeur Aibos avec toutes les
qui passent à l 'Agora, dont celle d 'Alexander.
D 'accord.
C 'est vrai qu 'il a l 'air d 'avoir du talent, mais de là à lui demander d
'écrire une oeuvre... Alors moi, j 'ai étudié les carnets d 'Alexander.
Et dans le dernier, j 'ai relevé une écriture différente. Tu vois, comme s
avait corrigé le travail de quelqu 'un.
Ok, merci Paul.
De rien.
A plus tard.
On fait une pause et on reprend le dernier acte après, d 'accord ? Monsieur
Delambre, comment dans cela ? Il y a quelque chose qui me tracasse.
Ça doit être frustrant à la longue non de voir son travail rencontrer le
mais sous le nom d 'un autre.
Surtout quand on n 'a pas percé en tant que chorégraphe soi -même.
Je ne comprends pas ce que vous dites là.
Ça faisait longtemps que vous écriviez pour Alexander ? Non, c 'est la première
fois.
Et quelqu 'un d 'autre était au courant par Nathalie ? Personne.
C 'était quoi Alexander pour vous ? C 'était un mentor.
Un jour il m 'a lancé un défi.
Écrire un spectacle sur la mémoire.
Alors il m 'a donné les premières pistes.
L 'histoire d 'une femme confrontée à ses souvenirs qui s 'enfuit.
Et c 'était à moi d 'imaginer la suite.
C 'est lui qui vous a demandé d 'écrire ce ballet.
Et pour quelle raison, à votre avis ? Il voulait me proposer de prendre la
direction artistique de la compagnie Williams.
Non.
Non, moi je crois plutôt qu 'il vous a vendu du rêve, qu 'il s 'est servi de
votre œuvre, et quand vous l 'avez compris, ça vous a énervé, ça s 'est mal
passé. Non, pas du tout, pas du tout.
J 'ai été fatigué de cette pression.
Le spectacle est tourné, il voulait arrêter avec ça.
Vous êtes en train de me dire qu 'Alexander Williams voulait mettre un
sa carrière alors que cette compagnie, c 'était toute sa vie, c 'est ça ? Il
attendait l 'ouverture du festival pour faire l 'annonce officielle.
Ok. Merci beaucoup, docteur. Au revoir.
Alors ? Le témoignage de Bélanger coïncide.
Ok, super.
Vous pouvez développer, capitaine ? Eh bien...
Alexander avait déjà prévu d 'organiser des ateliers de danse avec les patients
du docteur.
Et comme il allait mettre un terme à sa carrière de chorégraphe, il s 'était
projeté. D 'accord.
Et au sujet de l 'avenir de la compagnie ? Justement, j 'ai vérifié auprès de la
société qui gère les droits des auteurs d 'oeuvres chorégraphiques et Alexander
avait modifié les infos de son dernier spectacle deux jours avant sa mort.
Hugo Delambre est désigné comme l 'auteur du spectacle et co -directeur
artistique de la troupe. Donc il dit la vérité.
En faisant ça, Alexander l 'avait désigné comme son successeur. Et c 'est
certainement la raison pour laquelle on l 'a tué. Quelqu 'un a découvert ses
projets et l 'a très mal vécu.
Quelqu 'un qui convoitait son héritage.
Le plus ambitieux de tous.
Et qui, depuis le début, n 'a fait qu 'appuyer nos soupçons sur Nathalie.
Kevin Lebrun.
Je vous en prie.
C 'est comme ça qu 'on a appris qu 'Alexander comptait mettre un terme à sa
carrière.
En fait, il a désiré aider les personnes atteintes d 'Alzheimer à travers la
danse. Et il souhaitait que Hugo prenne la responsabilité de l 'accompagner
William.
Alexander n 'a jamais eu d 'enfant.
Mais il a toujours eu ce besoin de transmettre.
Transmettre.
Sans ces mots.
C 'est exactement ce qu 'il m 'a dit.
Il m 'a demandé de rester dans la troupe.
Encore un an.
Pour jouer le spectacle.
Et pour aider Hugo à s 'installer.
J 'ai paniqué.
J 'ai eu peur de ne pas y arriver sans lui.
Alors j 'ai voulu tout arrêter.
Je suis rentrée chez moi.
J 'étais déboussolée.
Et puis je réfléchis.
Ce spectacle, c 'était mon histoire.
Mon combat contre la maladie.
C 'était l 'occasion pour moi de l 'exprimer sur scène, devant tout le
Et donc, hier matin, vous vous êtes rendu à l 'Agora, comme tous les matins,
pour retrouver Alexander.
Vous êtes entré dans le studio.
Je suis entrée dans le studio.
Et je l 'ai vu.
Il était étendu sur le sol, il y avait du sang.
Je l 'ai pris dans mes bras, je voulais l 'aider.
Voilà.
C 'est fini.
Kevin, je peux t 'embêter pour deux secondes ?
Tu vois, que Alexander décide de s 'arrêter, ok.
Mais qu 'il nomme Hugo pour lui succéder, ça aurait dû se mettre la
Alex voulait s 'arrêter.
Sérieux ? Oui, sérieux, ouais. Et du coup, c 'est Hugo qui allait prendre.
j 'ai compris.
Tant mieux pour lui. Qu 'est -ce que vous voulez que je vous dise ? Il le
mérite.
Je sais pas, je... Si, tiens, par exemple, que cette place, toi, tu y
plus que tout au monde.
Vous rigolez ? Diriger une troupe, c 'est trop prise de tête. Moi, je veux
danser. Ouais.
Bon, alors qui pouvait pas tirer du départ d 'Alexander ? Bah, l 'Agora.
Tous les ans, c 'est ici qu 'Alex présentait son nouveau spectacle.
Ils allaient perdre leur vedette, ok.
Mais des chorégraphes, il en passe plein ici. Un Alexander, ça se remplace, non
? Non, des têtes d 'abstiche de ce calibre, on n 'en trouve pas à tous les
de rue.
A mon avis, Philippine va galérer pour la prochaine édition.
Ah, oui, oui, bien sûr.
Ouais, Léa, c 'est moi. On s 'est gouré, c 'est pas du tout Kevin.
C 'est pas Nathalie non plus.
Je vous en supplie, Marshall, une bonne nouvelle. J 'ai besoin d 'une bonne
nouvelle. On sait que la victime a un lien très étroit avec le festival, mais
surtout avec sa directrice.
Ça veut dire quoi, ça ? Qu 'il y aurait eu un contrat entre Alexander et
Philippine ? On n 'a rien trouvé de ce genre.
C 'était plutôt un pacte moral.
Marshall, je vous mets que le reparleur.
Qu 'est -ce que vous entendez par pacte moral, Nathalie ? C 'est Philippine qui
a découvert Alexander.
C 'est elle qui a lancé sa carrière.
Et il lui devait une grande partie de son succès.
Mais quel rapport avec le festival ? Quand Philippine en a pris la direction,
a voulu lui montrer sa gratitude.
Il lui a réservé toutes ses premières.
dont elle se servait pour faire du festival un événement incontournable
année. Donc effectivement, si Alexander comptait mettre un terme à sa
carrière... Marshall, vous restez sur place, on s 'y reprend. Ouais, ok, ça
marche.
Bon, j 'ai repris tout l 'historique du festival.
Et alors ?
Et alors, il existait bien avant l 'arrivée de Philippine Rouvière, mais l
'année où elle a pris son poste et engagé Alexander, la fréquentation a
de 30%. Ok, ben c 'est certainement ces bons chiffres qui expliquent qu 'elle a
doublé ses subventions l 'année suivante.
Ça veut aussi dire qu 'avec Alexander comme tête d 'affiche, elle assurait la
reconduction de son festival d 'une année sur l 'autre.
Ok, ben profitez de son succès, mais bon, de là à le tuer ? Non, non, en
elle dépendait de lui.
J 'ai interrogé le conseil d 'administration de l 'Agora, et c 'est
entre eux.
J 'ai découvert que Philippine était sur la scellette depuis plusieurs mois.
Ça n 'a aucun sens, le festival cartonne, elle remplit les salles.
Besoin de renouveau et de 109 à la direction du festival, c 'est ce qu 'ils
'ont dit.
Ok, donc Alexandre était son seul argument pour pouvoir conserver son
Voilà. Très bien, moi je préviens le commandant.
Et moi le capitaine.
Moi je retourne à mon bureau.
Olivier, le cube vous le mettez au coin du tapis, s 'il vous plaît.
Bien au coin.
Bonjour. Bonjour.
Anatole, vous l 'aidez, s 'il vous plaît ? Ah, ça va être dur de dire adieu à
tout ça, hein.
De quoi vous parlez ? Je prépare déjà l 'édition l 'année prochaine.
Oui, c 'est vrai.
Vous avez appris à anticiper.
Et puis avec Alexander à vos côtés, vous étiez sûr de tenir vos promesses.
Vous aviez tout planifié.
Sauf qu 'il allait vous faire trop bien.
Messieurs, vous nous laissez seuls, s 'il vous plaît ?
Quand il est arrivé ici avec ses danseurs, vous avez prétendu qu 'il
d 'habitude.
Mais c 'est faux, vous avez menti.
Il y a un petit quelque chose chez lui qui avait changé.
Donc hier matin, vous êtes allé le trouver pour qu 'il s 'explique.
Et maintenant, c 'est qu 'il allait faire ses adieux à la scène.
Au début, j 'ai pas cru.
Il avait encore une longue carrière devant lui.
Il pouvait pas tout abandonner comme ça.
Vous avez essayé de le dissuader, de le raccrocher à la danse, comme vous avez
toujours fait, d 'ailleurs.
Est -ce que aussi ça a pas marché ? Il s 'est énervé.
Il a reconnu qu 'on avait...
Chacun tirait des bénéfices de notre collaboration, mais qu 'il était temps
passer à autre chose.
Que... notre relation professionnelle était en train de l 'étouffer.
Qu 'il avait besoin de retrouver son indépendance, liberté.
Vous alliez le perdre, quoi. Vous ne l 'aviez pas supporté.
Il m 'a dit qu 'il n 'allait pas passer sa vie à servir de caution pour que je
garde mon poste.
Après tout ce que j 'ai fait pour lui.
Un temps d 'amitié et de confiance balayé comme ça.
Je me suis sentie humiliée.
En colère.
Je n 'ai pas supporté son égoïsme.
Alexander avait découvert que la danse pouvait aider des malades d 'Alzheimer à
aller mieux.
Il voulait juste valoriser la danse à des fins médicales.
Montrer à quel point sa passion était belle.
Utile aussi.
Et salvatrice.
La décision, c 'était absolument pas contre vous, vous savez.
Les aveux de Philippine innocentent définitivement Nathalie.
J 'ai fait très compagnie chez elle.
Elle a décidé d 'assumer sa maladie pleinement. Très bien.
Du coup, elle reste dans la compagnie avec Hugo ? Le temps du spectacle
mémorial, moi.
Bon, allez.
À plus.
Mais non. Mais si.
Pour mémorial ? Je croyais que c 'était complet.
Ça l 'était. J 'ai dû tuer deux personnes pour avoir ça.
C 'est Alit qui va être contente.
Ouais. J 'aime bien ce que tu fais pour Alit.
Voilà, très bien. Maintenant, vous montez les mains vers le ciel, tout
doucement, en expirant, voilà.
On garde l 'équilibre.
Ok, très bien.
Je ne comprends pas pourquoi ma fille a arrêté le yoga.
Ça fait tellement de bien.
Regardez vers l 'avant.
Un instant.
Parce qu 'à l 'origine, c 'est mon amie Isabelle qui m 'a parlé de vous.
Et c 'est par elle que j 'ai donné votre numéro à ma fille.
Paul ! Bonjour Annie.
Bienvenue. Je ne vous dérange pas ? Nullement.
En fait, je venais voir Pierre.
Il ne devrait pas tarder.
Mais faites comme chez vous.
Bonjour. Bonjour.
D 'accord, vous étiez en pleine séance de yoga.
Yoga, d 'accord.
Je vous dérange, je peux repasser, moi. Oh, mais pas du tout.
Le cours était presque terminé.
D 'accord. On fera dix minutes de plus la prochaine fois, Annie ? Parfait.
Merci, Grégory, c 'était super.
Merci, on va.
Paul ? Oui ? Oui, non, Paul, au revoir.
Ah, d 'accord. Au revoir, Grégory. Grégory, oui, oui.
Un petit thé ? T 'as déjà fini ton cours ? Oui, on a terminé plus tôt que prévu.
Ok, alors voilà ce que je te propose.
Je mange avec ma mère.
Puis après, on peut se faire un ciné. Annie, je m 'excuse, mais je vais être
obligé de décliner votre invitation.
Je viens de me souvenir que j 'avais un truc... Voilà, mais... Bon, vous direz à
Pierre que je l 'appellerai ? Ah ben donc, t 'as pas totalement arrêté le
Sous -titrage ST'
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