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Original subtitles

Qu 'est -ce que ça fait que ce bordel là ? C 'est quoi ça ?

Putain merde !

Philippe !

Le mec s 'est cru au jeu du cercle ou quoi ? N 'importe quoi.

Coucou, ma chérie.

Bisous, maman.

Ça va ? Ah, au fait, votre grand -mère a de nouveau essayé de faire des cookies.

Elle voudrait te faire un colis. Est -ce que t 'as besoin de quelque chose d

'autre ? Un imperméable, peut -être.

Ah, mais t 'es drĂ´le, toi, le matin.

Très drôle, Tom.

C 'est pas parce que je suis en Bretagne que j 'ai besoin d 'un imperméable.

Et sinon, t 'as vu l 'air qu 'il est un matin en retard.

Oh lĂ  oui.

Attention, ça va couper.

Bisous. On t 'aime.

Bisous, bisous.

Moi, ce soir, je dors chez papa, ok ? Bisous.

Et sinon, tu ne m 'embrasses pas, Thomas ? Je n 'ai pas le temps, je suis

pressé.

Super.

Tu es sorti du lit, tu ne m 'as même pas embrassé.

Mais peut -ĂŞtre que j 'avais envie de me recoucher.

Eh, maman ? Dis -moi, est -ce que tu as pensé à faire le chèque pour le Rue ?

Non, non, mais pas du tout. Je vois pas du tout ce que tu veux dire par lĂ .

Le restaurant universitaire, bon.

Ah oui, le chèque pour le resto... Bien sûr.

Tu sais quoi ? Demande à ton père. Tu dors chez lui ce soir. Ce sera plus

rapide. OK.

Salut, bonhomme.

Bisous.

Je sais, je sais, je sais, je sais.

T 'as rien dit ? Je sais qu 'ils sont grands, tes enfants, ils sont adultes.

Ils sont tout à fait capables de comprendre que leur mère refasse sa vie.

Et en même temps, quand on y réfléchit bien, ils ne sont pas si grands que ça,

tu vois.

Et puis pour ce genre de conversation, c 'est bien de trouver le bon endroit, le

bon moment, la bonne humeur, tout ça, tout ça, tout ça.

C 'est vraiment pour eux qu 'on doit se cacher comme ça ? Ben évidemment.

Pour qui d 'autre ?

Oui, Paul.

D 'accord, la savonnerie Saint -Bosé.

Ben, on se rejoint lĂ  -bas ? Ok, Ă  toute.

Je vais leur parler.

Bonjour, commandant.

Bonjour, Erwan.

Marshall est lĂ  ? Je ne sais pas, je ne l 'ai pas encore vu.

Ça va ? Oui, oui, je le trouve très dans le forme en ce moment.

C 'est gentil.

On a touché à rien ? Non.

D 'accord, donc il y a eu bagarre.

Apparemment, oui.

Qui a trouvé le corps ? Le contremaître, Mourad Rebaï.

Il l 'a identifié ? Oui, la victime était son patron.

Philippe Préjean, 54 ans, le gérant de la savonnerie.

On a l 'arme du crime ? Oui. Ça s 'appelle une maryse. Ça sert à mélanger

savon. D 'accord.

Bon, vu la rigidité, je dirais que le défi remonte à hier soir entre 20h et

On a fait un relevé d 'empreintes ? Il n 'y a aucune empreinte sur la maryse.

D 'accord.

Savonnerie Galtier, 1922.

C 'est la dernière savonnerie traditionnelle de la région.

France Galtier -Préjean, la femme de la victime, la vérité de son père, qui la

vérité de son père. Qui la vérité de son père, j 'imagine.

Autre chose ? Oui, on a trouvé des cheveux dans la main de la victime.

D 'accord.

Vous faites un prélèvement d 'ADN sur l 'entourage.

Et puis, il y aura peut -être une correspondance. Très bien. D 'accord.

Madame Galtier -Préjean, M.

Préjean était votre deuxième mari, c 'est bien ça ? Oui.

On vivait ensemble depuis longtemps, mais on...

On s 'est mariés il y a six mois seulement.

Mais il était aussi le gérant de la savonnerie.

Chez nous, on a toujours travaillé en famille.

Laurent, mon premier mari, faisait la gestion et Philippe a pris la relève.

Pourquoi la vie s 'acharne comme ça ? Notre père est mort il y a

huit ans.

Il est mort de quoi ? Un accident, il est tombé dans une cuve.

Et après la mort de Laurent, Philippe m 'a beaucoup soutenue.

Il a toujours été là pour nous, surtout dans les moments difficiles.

Et ça te passait comment avec votre beau -père ? Plutôt bien.

Et vous, Théo ? Ce qui

s 'est passé ?

Maud vient de me dire que... Bonjour.

Gendarmerie nationale, où vous êtes ? Chloé Préjean, la fille de Philippe.

Je sais que le moment est mal choisi, mais nous allons devoir faire un

prélèvement d 'ADN sur chacun d 'entre vous.

C 'est juste une procédure de routine.

On vous envoie une équipe tout de suite.

Le fils aîné, là, qui dit qu 'il s 'entendait bien avec son beau -père.

J 'y crois pas une seconde.

Oui, mais c 'est toujours difficile pour des enfants de voir débarquer un père

de substitution.

Ah oui ? Eh oui.

Surtout là, il arrivait avec une fille, en plus, donc une demi -sœur.

Donc il faut repenser tout l 'intérieur de la maison, les chambres, l

'organisation. Non, non, non, mais la fille de la victime travaille Ă  la

savonnerie, mais elle ne vit pas lĂ .

Ah. Non, non. D 'accord.

Ah, Marshall.

Ouais. Eh bien, on a failli vous attendre.

Et moi, Ă  8h, je suis au bureau, contrairement Ă  certains.

Je vais filer Ă  la gendarmerie, moi.

Ă€ 8h ? Oui.

Incroyable, ça.

Et moi, c 'est Ă  cause de Thomas.

Tu le connais, il se lève en retard, il met 3h pour le petit déjeuner, il va en

cours Ă  reculons.

D 'ailleurs, je ne suis pas sûre qu 'on ait bien fait de l 'inscrire en fac de

bio. Non, non, non, tu ne vas pas recommencer avec ça, on en a parlé mille

Thomas en fac de droit, ça aurait été pire encore.

Le projet d 'ĂŞtre gendarme, c 'est juste... Je sais, c 'est n 'importe

Mais non, c 'est sûr. Il n 'a pas assez d 'autorité, ce gars. Non, et puis il

est trop... Il est trop sensible.

En mĂŞme temps, quand on te regarde... Eh ben... Oh, Madame Etaquine, aujourd

'hui. Mais non, mais t 'as raison. Avec une licence de bio, au moins, il aura

son concours d 'officier. Il aura des tas d 'options qui seront très bien pour

lui. Oui, Léa. D 'accord ? T 'as rien fait de mal.

On n 'a rien fait de mal.

Ok. D 'accord ? D 'accord. T 'inquiète pas.

Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Qu 'est -ce que j 'ai ? Un collier.

Ah oui ?

Ben oui. Ben oui quoi ? Tu ne mets pas de collier, toi ? Si, ça m 'arrive, de

temps en temps.

Comme quoi, on change.

Oui, tout le monde change.

Enfin, presque.

Et la scène de crime est dans la rue, sous le porche.

Voilà, donc je vais te laisser creuser, t 'imprégner.

Et voilĂ . Bon, je... Ok.

VoilĂ .

Le capitaine Marshall était supposé m 'accueillir. Sabine Mauriac. Je vous l

'appelle. Merci.

Sabine Mauriac ? Bonjour, je suis Inès Zaidi, lieutenant.

Bienvenue Ă  Montpellier, capitaine.

Je vois que vous avez bien lu mon dossier. Vous ĂŞtes au courant de mes

blessures de guerre ?

Mais vous pouvez parler normalement, lieutenant, parce que je suis

appareillée.

Pardon. Pardon, je suis désolée. En fait, on m 'a... Enfin, on m 'avait...

Voilà, c 'est pas grave, il n 'y a pas de soucis. Je suis désolée. Du coup, je

vais vous accompagner à votre... Ben, faisons ça.

C 'est aussi bien. Allez.

En tout cas, on est hyper content que vous arriviez parce que c 'était un peu

flottant ces derniers temps avec la mise Ă  pied du commandant. Mais bon, au

final, au moins, la direction régionale lui a donné raison. Mais par contre, le

colonel a dĂ» partir pour ne pas perdre la face. Et le capitaine Vanier, que je

remplace, qui faisait l 'intérim du commandant, est parti aussi en même

Il faut dire que ça aurait été bizarre quand même. Voilà, c 'est ici.

Point informatique, c 'est le 128.

Je vérifie la tonalité. Ça fonctionne. Est -ce que vous avez des questions ?

Dans un premier temps, je crois que ça va aller.

Ah, si le nouveau colonel, vous savez qui c 'est ? Ben non, justement.

Alors moi je crois que je sais qui c 'est. Ah bon ? Et comment tu sais ? Bah

la bonne humeur du commandant en ce moment... Tu crois que c 'est Solaire

été promu ? Sabine Mauriac, enchantée.

Bonjour, lieutenant Erwann Lebelec, bienvenue.

En fait, t 'as raison de faire ça parce qu 'elle a appareillé un temps très

bien.

Quoi ? Elle a appareillé un temps très bien ce que tu dis. Donc, je vous

également.

Oui.

VoilĂ . Bon.

Alors je vais vous briefer sur le dossier.

La Sabine Rigaltier.

On vous a dit pour le 128, pour l 'informatique ? On m 'a tout dit,

tout.

Là, il y a 4 mètres de profondeur ? Oui, parce que c 'est en dessous.

Et donc, c 'est lĂ  -dedans que vous cuisez le savon ? Ce n 'est pas vraiment

cuire. C 'est une réaction chimique qui se passe quand on mélange les huiles

avec la soude.

C 'est un peu dangereux.

Non, pas quand la réaction eut lieu, mais avant.

C 'est d 'ailleurs ce qui est arrivé à l 'ancien patron de chez Balmont.

Il est tombé dans la cuve.

C 'était terrible.

Terrible pour sa femme, ses deux fils.

M. Vellemont, c 'était quelqu 'un de bien.

Et l 'autre, Préjean ? Il est mort, je vais pas dire du mal.

C 'était pas pareil.

Préjean, il disait qu 'il voulait tout moderniser.

Ça voulait surtout dire mettre du copra à la place de l 'huile d 'olive.

Vous vous rendez compte ? Du copra dans des savons galpiers.

Je vois, c 'est bien la diversification, non ?

Face Ă  la concurrence industrielle, je me dis. On est dans une savonnerie ici,

pas autre chose.

Et ces deux beaux filles qui marchent lĂ  -dedans ? Ils n 'avaient pas tellement

leur mot Ă  dire.

Ils les mettaient complètement à l 'écart.

Moi, je suis allé le voir, par exemple, et je lui ai dit que les petits gars, c

'étaient eux les héritiers galliers.

Et alors ? Il l 'a pris comment ? Il a menacé de me virer.

Vous vous rendez compte ? Après 30 ans de maison, me virer.

J 'ai toujours bossé ici, moi.

Très intéressant, Capitaine Moriac.

Ah ! Coucou.

Bonjour. Paul Marsal.

Oui, alors je vous présente le Capitaine Moriac, qui remplace le Capitaine

Vanier, que vous étiez censé accueillir ce matin.

VoilĂ , voilĂ , voilĂ . Et sinon, vous avez les infos ? Oui, j 'ai plein de

suspects. La victime n 'était pas très populaire.

Préjean était en train de mettre gentiment ses beaux -fils sur la touche.

non. C 'est si.

C 'est incroyable, ça. Hein ? Vous en pensez quoi ? C 'est incroyable, j 'ai

fait de l 'info. D 'accord, ok. Vous étiez au courant, c 'est ça ? Oui, oui,

'étais un coup d 'œil là -dessus.

Eh bien, bienvenue à la savonnerie Galtier -Préjean.

Alors ici, comme vous pouvez le voir, c 'est une maison de tradition.

Tout est fabriqué à l 'ancienne.

La différence, c 'est que nous avons su nous adapter au monde moderne avec des

produits 100 % naturels.

D 'ailleurs, c 'est ma fille qui en a eu l 'idée.

Il est déjà prêt à reprendre la direction d 'entreprise.

Ma chérie.

Donc, la relève est assurée.

Oui, et vous remarquerez que la savonnerie ne s 'appelle plus Galtier,

Galtier Prévent.

Il est passé il y a combien de temps, ce reportage ? Quinze jours.

Donc, on peut imaginer la réaction des beaux -fils.

On ne peut pas dire qu 'il faisait dans la dentelle pour mettre sa fille en

avant. Non, c 'est le moins qu 'on puisse dire.

Tiens, d 'ailleurs, ça serait bien que vous alliez lui rendre visite.

Franck vient de me prévenir qu 'elle était arrivée à l 'IML.

LĂ  ? Oui.

Merci.

La porte.

Je vous laisse voir une dernière fois.

Dans le reportage télé, ton père disait que c 'est toi qui allais reprendre l

'entreprise, c 'est vrai ? C 'était juste une possibilité.

Il disait ça comme ça.

Il avait l 'air sûr de lui, quand même.

Pourtant, c 'est Benjamin et Théo qui vont hériter de la savonnerie, c 'est ça

Après le reportage ?

Je me suis demandé pourquoi il avait dit ça.

Il a répondu un truc du genre... Benjamin était haut, ils ont pas les

Non, d 'accord, merci, je t 'embĂŞte plus, d 'accord ?

Vingt

ans de mariage, ah ouais, c 'est génial !

Et la rançon du succès, c 'est que ça m 'a collé 20 kilos en trop.

Et sinon, vous avez trouvé quelque chose d 'intéressant dans les papiers de la

savonnerie ? Alors oui, quand Préjean disait que sa fille allait reprendre la

société, il disait bien la vérité. Le graphologue va vérifier, mais il

semblerait qu 'il a imité la signature de sa femme pour qu 'elle rétrocède des

paracloés.

Ah ouais, carrément.

Pour un montant dérisoire, évidemment.

Alors, si les fils l 'ont découvert, tu m 'étonnes qu 'ils avaient des raisons d

'en vouloir à leur beau -père.

Je convoque Benjamin.

Je ne l 'aimais pas, Philippe.

Toujours en voulant faire la loi.

Et surtout avec Théo.

Mais je ne l 'ai pas tué.

Il était pourtant en train de s 'accaparer de la savonnerie.

Vous l 'avez découvert grâce au reportage à la télé.

Alors vous êtes allé fouiller dans les papiers de la société.

Des paroles de Chloé ? Mais maman les aurait jamais vendues.

C 'est pour ça qu 'il a imité sa signature, comme un expert nous l 'a

Vous et votre frère, vous n 'étiez pas au courant ? Ben non, bien sûr que non.

Bon, qu 'est -ce qui s 'est passé avec Préjean dans l 'atelier ? Vous lui avez

demandé des explications et le ton est monté. Je vous dis que non ! C 'est pas

pour ça que j 'en voulais à Philippe.

Je te crois.

Je crois que c 'est lui qui a tué mon père.

Il a très bien pu se raconter des histoires.

Un garçon, soudainement privé de son père, en pleine adolescence, qui se

retrouve avec un beau -père qu 'il a du mal à supporter.

Situation complexe.

Mais d 'après le dossier, il n 'y a pas vraiment eu d 'enquête.

Belmont a été retrouvé un matin flottant dans la cuve et son corps était déjà

décomposé par la soude.

Charmant. Et qui a identifié le corps ? Préjean.

Pratique.

Il a pu se débrouiller pour pas qu 'on aille voir de trop près.

Surtout que c 'était lui le grand gagnant dans la mort de Belmont.

Lui, il était un simple employé, et là, d 'un coup, il récupère la savonnerie,

la femme et tout le reste.

Peut -être que Benjamin ne se trompe pas, c 'était peut -être pas une mort

accidentelle.

Le seul moyen de le savoir, c 'est de faire exhumer le corps de son père.

Mais pour ça, il nous faut l 'autorisation de France Galtier

mais ça, ça va pas être évident à demander.

Ça sera beaucoup plus rapide si on a l 'autorisation de la famille.

Je vais la gérer, je m 'occupe du propre.

On veut juste vérifier en pratiquant une autopsie.

Je sais que c 'est compliqué.

Mais vous pensez vraiment que Philippe... Enfin... Qu 'il a pu... Ça

vous paraît complètement impensable ?

Bonjour, Franck. Ah, bonjour, Léa.

Ah, mais non.

Ah, ben non.

Ah, ben non, là, moi, je me suis éclaté, là.

Tirer quelque chose d 'un corps dissous dans la soude et enterré depuis huit

ans, ça, c 'est de la médecine légale.

Je savais que vous étiez pas normal.

Mais sinon, vous avez trouvé quelque chose ou pas ? Oui, bien sûr. Venez

Ah, non, mais c 'est bon, Franck. Ça va. Ah, oui.

Alors, j 'en suis qu 'au début, mais ce que je peux vous dire, c 'est que déjà,

c 'est une mort violente. Un coup porté au crâne.

Donc, aucun rapport avec une chute dans une cube ? Non, non, non. LĂ , un coup

porté à la tête avec quelque chose de très lourd et de plat.

Mais à votre avis, Laurent Belmont a été assassiné ou pas ? C 'est difficile à

dire, mais j 'ai une petite surprise pour vous.

Vous voyez la synostose crânienne ici ? La synoviale articulaire ? Oui, bien

sûr, je vois que ça, oui. En tout cas, elles sont caractéristiques d 'un homme

de moins de 30 ans.

Ah oui, mais alors lĂ , je vous arrĂŞte tout de suite, vous vous trompez.

Parce qu 'en fait, quand Laurent Belmont est mort, il avait aux alentours de 50

ans, donc... Donc ? Donc le corps qu 'on a exhumé n 'est pas Laurent Belmont ?

Exactement.

C 'est bien, capitaine.

Merci.

Oui, je rejoins Marshall. On a trouvé une voiture abandonnée pas loin de la

savonnerie.

Oui, je lui dis.

Très bien, à plus tard.

Capitaine ? Oui ? Le résultat des tests ADN est tombé.

Alors ? Il y a une correspondance avec les cheveux trouvés dans la main de l

'objectif ? Oui, avec l 'ADNY des fils Belmont.

Benjamin et Théo.

L 'ADN de leur père.

Les cheveux appartiraient Ă  Laurent Belmont.

C 'est fou, cette histoire. Tout le monde croit que Belmont est mort depuis

années.

Je crois que j 'ai trouvé un truc, là.

Permis de conduire au nom de Manuel Belmonté.

Ça peut le faire, ça.

Ben oui.

Bingo.

Non.

Non, pas possible.

C 'est pas vous, celui -lĂ .

Laurent n 'aurait jamais fait ça.

Jamais il ne nous aurait abandonné.

Ça arrive plus souvent qu 'on croit. Mais pas Laurent.

Vous ne pouvez pas comprendre.

Laurent n 'était pas comme ça.

Attendez, ça va, je comprends. Non, vous ne comprenez pas.

Laurent n 'est parti de rien.

C 'est un apprenti de mon père.

Pour nous, il aurait tout donné.

Pour nous, il se tuait au travail.

Mais les gens peuvent changer.

Vous, vous avez reconstruit votre vie. Vous êtes remariée.

Philippe, il a toujours été là pour moi.

Jusqu 'à imiter votre signature pour mettre au départ de la société au nom de

Chloé.

Quoi ? Laurent, il aurait pu le tuer pour ça.

C 'est dingue.

C 'est grotesque.

Maman ?

Vous vous foutez de moi, là ? On a les preuves que votre père est vivant.

Son ADN, son permis de conduire.

Depuis que j 'ai 14 ans, tous les jours, je me

demandais ce qu 'on aurait fait ensemble s 'il avait été là.

Aller Ă  la pĂŞche.

Faire un film tous les deux.

Il m 'a tellement manqué.

Mais pourquoi ? Pourquoi il nous a laissé tous souffrir comme ça ?

Benjamin Bellemont est libre, vous vous occupez de lui s 'il vous plaît. Oui.

Merci.

C 'est pas facile pour le fils Bellemont lĂ .

Tu m 'étonnes.

T 'imagines, toi, tu découvres que le père que t 'adores t 'a laissé tomber

comme une merde.

Mais pourquoi est -ce que Laurent Belmont a fait ça ? Il en avait marre de

savonnerie et il est parti en Espagne. Tout recommence à zéro, tu crois ? Quoi

Genre, je pars acheter un paquet de clopes et je reviens pas ? Bah,

volontaire de personnes majeures, il y en a des milliers chaque année.

Ah ouais, mais tu oublies un détail, là. C 'est que Belmont a peut -être jeté un

type dans la queue pour pouvoir filer.

C 'est complètement invraisemblable, cette histoire.

Qu 'est -ce qui peut pousser quelqu 'un Ă  faire un truc pareil ? Une femme ?

Non.

J 'ai vérifié la compta de la savonnerie sur dix ans. Et Belmont avait bien un

secret.

Mais pas celui que tu crois.

Ah, ok, ok, ok. Donc, il était en fuite.

Il avait sollicité plusieurs banques pour avoir des prêts bancaires, mais

lui ont été refusés.

Tu vois, Préjean n 'avait pas tort dans ce reportage.

Tu t 'adaptes au monde moderne ou t 'es foutu.

Résultat des courses.

Belmont aurait déposé le bilan dans les deux mois s 'il n 'avait pas été mort.

Il avait une assurance vie.

Exactement. Qui a permis de relancer la savonnerie. Un petit tour de passe

-passe pour faire passer l 'argent.

du compte de France Galtier à celui de l 'entreprise, et c 'était fait.

Attends, attends, attends.

Le comptable, à l 'époque, c 'était Papa Jean ? Bien joué.

Donc, dans l 'être procréé à l 'assurance, Belmont et Préjean étaient

Peut -être même qu 'ils étaient complices pour le corps jeté dans la

Et si M.

Belmont n 'avait tout simplement pas eu le courage d 'avouer Ă  sa femme qu 'il

avait foutu en l 'air l 'héritage de quatre générations ?

Oui, mais en mĂŞme temps, pourquoi il aurait attendu huit ans pour revenir ?

peut -ĂŞtre qu 'il a vu l 'emportage sur la savonnerie.

Là, il a compris que Préjean voulait spolier ses fils.

Oui, c 'est normal qu 'il demande des explications.

Ou alors, il n 'a pas supporté que sa femme s 'en marie et paf, il est réparé.

Il est quand même mal placé pour être jaloux.

Non, mais ça, c 'est un grand classique, Paul. Le type qui revient auprès de son

ex quand il a compris qu 'elle avait définitivement tourné la page.

Quoi ? C 'est classique, ça ? Oui, ça arrive très souvent.

Pas toujours.

Non, pas toujours, mais souvent.

Dans l 'autre sens, ça marche aussi ? Dans l 'autre sens ? Ouais.

Je veux dire, pour les femmes, c 'est pareil ? Je sais pas.

Pourquoi ?

Le nouveau

colonel, on a des échos ? Pourquoi ? T 'as entendu quelque chose ? Moi ?

Ah non, non, non.

Comme t 'es commandant, je me suis dit que t 'avais du nouveau, toi.

Ah non, j 'ai rien entendu.

Bah,

c 'est sûrement qu 'ils ont pas choisi encore.

Bah oui, ça doit être ça. Ils ont certainement pas choisi encore.

Bon, bah j 'y vais parce que Thomas m 'attend. Eh oui, on doit courir. Oh, tu

lui fais un gros bisou pour moi. Mais carrément, ça marche.

Paul ? Par lĂ  ? Eh oui. Non, mais je...

Je vais m 'arrĂŞter 5 minutes, lĂ , ou je suis mort, moi.

Ça doit faire à peine une heure. Allez, on continue. Non, mais attends, là, j

'ai pas ton âge, et puis moi, j 'étais debout toute la journée. J 'en peux

là. J 'arrête, j 'arrête, j 'arrête. Si on ralentit, on brûlera moins de

glucides. C 'est plus la même filière de production d 'adénosine triphosphate

qui transporte l 'énergie dans le sang.

Quoi ? C 'est toi qui as voulu que je fasse une fac

de bio, hein ? Non, non, non, ouais, oui, j 'ai voulu, mais j 'étais pas tout

seul. Il y avait ta mère aussi, hein ? Malgré vos petites tactiques, je veux

toujours ĂŞtre gendarme.

Alors, ce que je te propose, c 'est que...

Toi, tu m 'attends ici, puis moi, je vais continuer l 'entraînement.

Non, non, non, attends deux secondes, Tom. De quelle tactique tu parles ? Je

veux pas te réciter ça.

Avec maman, on n 'a rien contre le fait que tu deviennes gendarme, d 'accord ? C

'est pas ça, le souci. Mais il faut que tu te laisses des options ouvertes.

Et avec une licence de bio, du coup, t 'auras plein de débouchés dans l

'agroalimentaire, la santé, l 'environnement. C 'est bien, ça.

Pourquoi tu ris ? Qu 'est -ce qu 'il y a ? Parce que tu trouves qu 'elles sont

très ouvertes, tes options, toi.

De quoi tu parles ?

Je sais pas.

C 'est quoi tes projets de vie actuellement, lĂ  ? Mais on s 'en fout.

pas de moi. Qu 'est -ce que tu dis ? Côté boulot, côté amour. Il te passe

grand -chose, non ? Oh, super. C 'est vachement sympa, ça. Merci. Pourquoi tu

dis ça ? Parce que ça bouge plus beaucoup de ton côté, hein.

Papa, je veux devenir gendarme, comme maman et toi.

J 'ai pas besoin que tu doutes. J 'ai besoin que tu crois en moi.

On se retrouve à la maison ? Ça bouge pas beaucoup.

Petit con, tu vois.

HĂ©, Tom ! Je vais te mettre 20 minutes dans la vue, tu vas rien comprendre,

! Mais non.

Ah, super, profitez, hein. T 'embrasses Matou pour moi ? Bisous, mon Lisa.

Bisous, bisous.

Bye, bye, bye.

J 'ai vécu une journée épuisante. Ah bon ? Ouais. Et là, je rêve que d 'une

seule chose.

Une petite terrale, en amoureux, avec un petit verre de vin blanc, des gens qui

parlent, enfin, de la vie, quoi.

Moi, j 'étais plutôt sur un plan dîner en amoureux, au calme.

Tu rigoles ? Non, je suis très sérieux.

Je m 'en tue de tout, t 'as rien Ă  faire.

D 'accord.

Et tu me donnes ça.

Mais non, mais Greg... Léa, faut que t 'apprennes à couper un peu.

C 'est pour ton bien.

Mais tu l 'éteins pas si les enfants appellent, hein ? Non, je l 'éteins pas,

sais.

J 'ai trouvé des fleurs de courgettes au marché.

Tu vas m 'en dire des nouvelles.

C 'est joli.

Pourquoi on doit revoir le contremaître ? Ordre de Marshall.

La capitaine pense que si une personne peut ĂŞtre au courant du retour de

Belmont, le fidèle employé est le mieux placé.

Bonjour monsieur, Lieutenant Zaidi.

Vous connaissez mon collègue ? Bonjour.

On a encore quelques questions Ă  vous poser.

Ouais, pas de problème, je vous écoute.

Avant ta mort, vous étiez très proche de votre ancien patron, Laurent Belmont.

Bah oui, c 'est lui qui m 'a fait embaucher quand j 'étais jeune.

C 'est toujours été quelqu 'un de bien.

Je vais voir à l 'intérieur.

Non ! Je cours à l 'arrière.

Non, non, attendez, c 'est le bordel, sous quel motif ? Attendez, vous avez

fait ça quand même ?

Envoyez la voiture la plus proche, c 'est Mourad RebaĂŻ.

Comment vous avez pu vous laisser embarquer lĂ  -dedans ? Vous n 'avez pas

la loyauté, vous ? Ce que je sais, c 'est qu 'on a deux meurtres dans cette

histoire. Ouais, ça ne me regarde pas, moi.

Quand je suis rentré l 'an dernier soir, et je l 'ai vu dans les phares, là,

couvert de sang, j 'ai cru que c 'était un fantôme.

Attendez, vous ne saviez pas qu 'il était vivant ? Non.

Et j 'ai ouvert ma porte sans poser de questions.

J 'en suis fier.

Et vous, pourquoi est -ce que vous ĂŞtes revenu ? Philippe avait pas le droit de

voler la sabonnerie.

C 'était l 'héritage de ma femme et de mes enfants.

Donc vous l 'avez tué.

Comment ça s 'est passé ? Je l 'ai attendu dans l 'atelier, pour qu 'il s

'explique.

Mais il a reconnu ce qu 'il avait fait ? Il m 'a nargué.

Il m 'a dit que je pouvais rien contre lui, vu que j 'étais mort et enterré.

En fond, c 'était vrai.

Je savais que si je me montrais affronter les garçons de partout, on n

ferait jamais.

Et ensuite ? Ensuite ? On s 'est engueulés et je l 'ai

frappé, c 'est tout.

J 'ai rien d 'autre Ă  vous dire.

Dans la cuve, à votre place, il y a huit ans, c 'était qui ? Vous ne pouvez pas

comprendre.

Je ne savais plus quoi faire.

Sabonnerie allait faire faillite.

Comment j 'allais annoncer ça à France, aux enfants ? Ils allaient être à la rue

Ă  cause de moi.

Tous les jours, j 'ai songé à me tuer.

Pour toucher l 'assurance, le suicide, ça ne marche pas.

C 'est là que ce type est arrivé un soir, tard.

C 'était en retard.

Il m 'a demandé si j 'avais pas besoin d 'un coup de main en échange d 'un petit

billet. J 'étais justement en retard pour une ouvraison.

Je lui ai demandé de charger le camion.

Il s 'appelait comment ? Fabien.

Je sais mĂŞme pas son nom de famille.

Quand je suis revenu une demi -heure plus tard...

Il était allongé, mort.

Le rayon du camion lui était tombé dessus.

Un accident mortel avec un travailleur au noir.

Vous n 'avez pas de bol, vous ? C 'est là que j 'ai eu l 'idée.

Ce pauvre gars, je ne pouvais plus rien pour lui, mais avec l 'argent de l

'assurance... Vous pouviez sauver France, les enfants, la savonnerie.

Il suffisait que le mort prenne votre place.

Bonjour.

Il m 'a surpris quand je jetais le corps dans la cuve.

J 'ai paniqué, mais il m 'a juré qu 'il ne dirait jamais rien à personne.

Qu 'il ferait le nécessaire.

Il a tenu parole.

Bon, pas vraiment comme vous l 'imaginez, mais... C 'était tellement

rester Ă  distance.

Tous les jours, j 'allais sur les réseaux sociaux pour voir si France et

enfants allaient bien.

C 'est comme ça que vous avez vu le reportage ? Oui.

La suite, vous la connaissez ?

Je vous ai déjà tout dit.

S 'il vous plaît. Je ne peux pas vous laisser passer, madame. Je n 'ai pas le

droit. Je sais que vous comprenez. J 'ai des ordres.

OĂą il est ? En garde Ă  vue. On ne peut pas le voir. Si, je veux le voir. Je

lui parler. Ce n 'est pas possible. Je veux lui parler.

Non. C 'est simple, non ? Calmez -vous, madame.

France.

Tu nous as fait ça.

Tous les soirs, depuis huit ans, je m 'endors en pensant Ă  toi.

Tous les matins, je me réveille en pensant que tu n 'es pas là.

Je ne te pardonnerai jamais.

J 'imagine Ă  quel point c 'est traumatisant de voir revenir son mari

'on le croyait mort depuis huit ans.

Mais une chose est sûre, France, c 'est qu 'il a fait ça par amour pour vous,

pour vos enfants.

En fait, c 'est exactement Laurent, ça.

Toujours à vouloir nous protéger.

Mais moi, la savonnerie, la maison oĂą je m 'en fichais...

C 'est lui dont j 'avais besoin.

Les garçons, ils avaient besoin de leur père.

Je crois qu 'il a pas réfléchi.

Il était acculé et l 'opportunité s 'est présentée. Il a agi.

Dites -moi qu 'il a pas tué Philippe.

Je vous en supplie.

Il faut que je lui parle.

Juste un peu.

J 'ai pas le droit.

La procédure est interdite.

Il faut que je l 'entende de sa bouche, sinon je pourrais jamais y croire.

Tu mets pas un bleu pour les surveiller ? Tu m 'empoches tout le temps de ne pas

respecter la procédure.

Parce que le colonel est plus loin, ça y est, pouf.

Salut, t 'es venu ?

J 'ai pensé que ce serait mieux pour vous.

Je supportais pas l 'idée de pouvoir tout perdre.

Mais c 'est le jour, je pensais Ă  vous.

Je comptais... Aujourd 'hui, ça fait un mois.

Depuis un an.

Depuis deux ans.

Trois ans.

J 'imaginais les garçons grandir. Je me disais, tiens... Aujourd 'hui, Théo ne

se souvient plus de moi.

Toi aussi, je pensais que tu m 'avais oublié.

Je ne connais plus pour vous.

Comment t 'as pu penser ça ? Je me donne le second.

Je sais que tu ne pourras jamais me pardonner.

Je ne sais mĂŞme plus qui tu es, Laurent.

Qui tu es ? Hein ? Qui tu es ?

Pour moi.

ArrĂŞte. C 'est toi. Je n 'avais pas le choix.

Tu comprends ? Je n 'avais pas le choix.

Quoi ? Qu 'est -ce qu 'il a dit lĂ  ? Qu 'est -ce que tu dis ? Qu 'est -ce qu 'il

a dit lĂ  ? Je ne sais pas, il se fait chier, je n 'ai pas entendu.

Sortez -la de ici, je ne veux plus la voir.

S 'il vous plaît.

Tu crois Ă  ses aveux, toi ?

Son mobile est plus que justifié. On a toutes les preuves de sa présence sur la

scène du crime.

Je parle de ton ressenti, de ton instinct.

Il y a un truc qui cloche.

Le mot n 'a pas pu être précis pour le meurtre de Préjean. En revanche, pour la

mort du routard, il m 'a donné tous les détails.

Il y a un truc qui cloche.

Pourquoi est -il retourné chez Mourad après le meurtre ? Il aurait pu repartir

en Espagne, ni vu ni connu.

Tu veux revenir où ? Tu seras resté exprès pour qu 'on l 'arrête ? Oui, je

que ça paraît un peu énorme ça, mais oui, c 'est une hypothèse.

Attends.

Ça n 'est pas le choix.

Je sais.

Je sais qui va pouvoir nous aider.

Pense Ă  eux.

Vous êtes sûre ? C 'est un des rares intérêts d 'être malentendante,

On peut lire sur les lèvres.

C 'est tout ce qu 'il dit ? Vous savez, parfois, quand on se connaît depuis

longtemps, on a besoin de très peu de mots pour se comprendre.

Oui, bien sûr.

Pense Ă  eux.

Oui,

oui.

Parfait. Merci, monsieur.

Au revoir, monsieur.

Qu 'est -ce qui se passe ? Je vais me faire cueillir par le proc.

D 'abord, il n 'est pas très très heureux qu 'on ait donné à Belmont l

'autorisation de parler Ă  sa femme.

Et deuxièmement... Bon, Franck confirme le témoignage de Belmont.

La blessure du retard Fabien Ponche, ça peut correspondre.

Donc il s 'agirait bien d 'un accident.

Ok.

Super. Et sinon, qu 'est -ce qui se passe ? Commandant, le procureur exige

vous transmettiez tout de suite le dossier de Belmont au juge d

demande une mise en examen.

Enfin, vous lui avez dit qu 'on le soupçonnait d 'avoir fait de faux aveux

oui, mais apparemment, ça ne lui suffit pas.

Non, mais à moi non plus, ça ne me suffit pas. J 'ai besoin de creuser

transférer les dossiers.

Si elle continue comme ça, il apprend moi.

Vous voulez me convaincre que c 'est vous qui avez tué Préjean ? Montrez

J 'ai avoué.

Ça suffit pas ? Non. Eh non, ça suffit pas. Je suis un perfectionniste, moi.

Allez.

Montrez -moi.

Préjean, il était où ? Vous vous êtes battu où ?

Par lĂ .

On s 'engueulait.

Il a dit, Théo, j 'aimerais être des petits cons qui n 'arriveraient jamais à

rien dans la vie.

Et je l 'ai giflé.

Il s 'est agité sur moi et tombé par terre.

La Maryse, elle était où ? Là -bas, contre le mur.

Comment vous avez fait pour la ramasser ? Vous étiez en train de vous battre ici

avec Préjean ? Je me suis dégagé, j 'étais à la chercher.

Et après je l 'ai frappé.

Monsieur Belmont, Philippe Préjean a été frappé par derrière, vous m 'expliquez

? Il s 'est retourné. Il s 'est retourné, bien sûr, c 'est logique ça.

Vous êtes arrivé armé, lui sans chercher à se défendre, il vous a offert son dos

comme ça, comment vous dire ?

Ă€ quel point je n 'y crois pas.

En revanche, ce que je crois, c 'est qu 'il y avait quelqu 'un d 'autre dans l

'atelier ce soir -là, et c 'est ce quelqu 'un d 'autre qui a tué Préjean

vos yeux.

Et c 'est encore ce quelqu 'un d 'autre que vous essayez de couvrir Ă  tout prix.

Monsieur Bellemont, je... Je comprends.

Difficile. Je me mets à votre place, c 'est très difficile.

Mais il faut un nom.

Alors, Benjamin ou Théo ? Vous vous trompez, mais si, c 'était chez moi, à

maison. France, je ne peux pas vous aider si vous ne me dites pas exactement

qui s 'est passé. Bon, laissez -moi tranquille.

Vous êtes un coupable, non ? Laurent a avoué ? Vous et moi savons

personnellement que ce n 'était pas lui qui a tué Philippe.

Benjamin ? Benjamin, votre cerf est oĂą ?

Oui, commandant. Téo a pris la fuite.

Gendarmerie nationale, mesdames, bonjour.

Je voulais pas que ça se passe comme ça.

Moi, je voulais aller voir les flics pour leur dire que c 'est moi.

Papa n 'avait rien fait.

Mais ma mère, elle m 'a empêché.

Elle a fait ce que toutes les mamans font pour leurs enfants.

Elle a essayé de te protéger.

C 'est normal.

Pourquoi elle t 'a mis dans ce bus ? Je devais rester chez les cousins Ă 

Lorient.

Tu peux me raconter ce qui s 'est passé avant de faire tort ? J 'y allais

souvent le soir, Ă  l 'atelier, pour me calmer.

Quand Philippe avait vraiment été trop odieux avec moi.

Je fumais une clope.

Une gâchette.

Donc avant -hier, tu es allé à l 'atelier, sauf qu 'il y avait Philippe

'il n 'était pas tout seul, c 'est ça ?

Au début, je ne l 'ai pas reconnu.

Et puis d 'un coup, savoir, ça m 'a bouleversé.

J 'ai cru que j 'étais devenu fou.

Philippe, il était en train de frapper papa, c 'était horrible.

Il a mis les mains autour du cou.

Papa, il ne pouvait mĂŞme plus respirer.

C 'est à ce moment -là que tu as pris la maraise ? Je n 'ai même pas réfléchi.

J 'ai frappé pour qu 'il le lâche.

Ça a été tellement vite.

Papa, il m 'a pris dans tes bras.

Il m 'a dit qu 'il m 'aimait.

Il fallait que je retourne dans ma chambre.

Qu 'il allait s 'occuper de tout.

C 'est pas de ta faute, Théo.

C 'est pas de ta faute.

Théo vient d 'avouer.

C 'est pas de sa faute.

Il a juste voulu me sauver.

Qu 'est -ce qui va arriver Ă  mon fils ? La justice va suivre son cours, mais je

crois qu 'il peut plaider la légitime défense.

Vous allez devoir reprendre de vos actes pour ce qui s 'est passé il y a huit

ans.

Presque une vie entière à rattraper là.

Maman,

qu 'est -ce que tu fais là ? Ça y est, c 'est officiel.

Mais non, et depuis quand ? Cet après -midi.

D 'accord, je ne sais pas, je croyais qu 'il y avait trois candidats.

Oh, mais ils ne savaient pas qu 'ils avaient affaire.

Bonjour, commandant.

Bonjour, papa.

Alors, on n 'embrasse pas son nouveau colonel ? Si, si, si.

Il prend ses fonctions demain.

Et félicitations.

Et bienvenue. Merci.

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