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T 'as vu Dalmat ? Oui.
Qu 'est -ce qui se passe encore ? C
'est quoi ça ?
Putain
!
Sous -titrage ST' 501
Bonjour quand même.
C 'est pas grâce aux parents si je suis là.
J 'ai fait les judos à Erwan pour qu 'il me laisse passer.
Alors ? Bah alors quoi ? Croissant ou pain au chocolat ? Oh les deux, je crève
la dalle.
Tu peux ?
T
'as vu les parents ? Ouais, et ils sont pas très contents.
Sur ce coup t 'as vraiment déconné Tom.
Non, tu vas pas me faire la morale, sérieux.
Papa et maman l 'ont déjà fait, c 'était pas à la cool.
Tu sais si ils vont me garder encore longtemps ? J 'ai entendu maman parler.
Ils sont culpables de te laisser ici.
Ils ont pas le choix, une enquête est en cours.
D 'après toi, il va se passer quoi après ? Tu vas au moins prendre 20 ans.
Non, sérieusement, je sais pas.
Mais t 'inquiète pas, ça va aller.
Bon, je fais l 'encours, moi.
Je repasse à l 'heure du déjeuner.
Mais ça va, il n 'y a pas mort d 'homme.
Ah non, je t 'en supplie Paul, arrête.
Notre fils est en garde à vue, on l 'a arrêté à bord d 'une voiture volée, je
vois pas ce qu 'il faut de plus. Non, emprunter, c 'est pas pareil. Mais ils
auraient pu avoir un accident de voiture, ils auraient pu tuer quelqu
Ouais, mais personne n 'est mort, Léa.
Bon, alors maintenant ça suffit, on lui parle d 'une seule voix. On est ses
parents, on minimise rien, on gère, on explique. C 'est de notre faute tout ça.
Non, t 'es pas responsable.
Les parents ne sont pas toujours responsables de ce que font les enfants.
Je savais qu 'elle n 'allait pas bien, j 'ai senti.
Bonjour Thierry.
Bonjour, salut.
Bon, Marshall, vous faites le tour du centre, vous récupérez un maximum d
'informations, on fait le point plus tard.
D 'accord.
Léa ? Toi.
Ça va aller.
Bonjour, bonjour. Bonjour, merci.
Bonjour. Bonjour Camille. Bonjour Commandant.
Anne Duranty, carpentier à la trentaine, mariée de deux enfants et responsable
de recherche.
Quel genre de recherche ? Ce labo est spécialisé dans la reproduction et le
développement des poissons d 'élevage.
Erwann est en train d 'interroger les personnes qui ont découvert le corps et
vérifie qui aurait pu être présent au moment du meurtre.
On l 'a trouvée où ? Dans un de ces bassins là -bas.
Elle a dû s 'abîmer les mains contre les parois du bassin en se débattant.
Vu la coloration de la peau, elle est morte depuis quelques heures à peine,
avec l 'eau, on ne le ferait jamais.
Vous êtes le directeur du centre, monsieur Carpentier.
Carpentier comme la victime ? Oui, c 'est ton père.
Je vais lui parler un peu plus loin, pas besoin qu 'il voit ta fille dans cet
état -là.
Tiens.
C 'est pas possible pour ma fille.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ? On ne sait pas encore, M. Carpentier.
Quand est -ce que vous l 'avez vue pour la dernière fois ? Je l 'ai embrassée
hier en partant vers 19h.
Elle travaillait et elle en avait encore certainement pour plusieurs heures.
Il lui arrivait souvent de travailler tard le soir ? Oui.
Ma fille est une chercheuse passionnée.
Elle finalise une étude extrêmement importante pour le centre.
J 'imagine que ça ne devait pas être simple à gérer entre le boulot, deux
enfants en bas âge. C 'est mon gendre qui s 'occupe des petits.
C 'est un accord entre eux, même si ce n 'est pas une réussite.
Pourquoi ? Il s 'en occupe mal ? Non, non.
Il s 'en occupe très bien.
Encore heureux, il n 'a que ça à faire.
Alors quel est le problème ? Mon gendre voudrait que Anne travaille et qu 'elle
s 'occupe des enfants.
Ça crée des tensions entre eux.
Les jumeaux, ils n 'ont que deux ans.
Ils vont grandir comment sans leur mère, maintenant ? Je vous prie de m
'excuser, monsieur.
Camille, dès qu 'Erwann est terminé, vous allez annoncer la mort au mari.
Et essayez d 'en savoir un peu plus sur ses relations avec la victime.
A priori, elle n 'était pas au buffet.
Bien, commandant. Merci, Camille.
Camille !
Bon, a priori, les labos intérieurs sont sécurisés, mais tout le monde peut
accéder au bassin extérieur. Et les caméras de surveillance ? Rien.
Et sinon, elle est encore vivante hier à 20h, quand ses derniers collègues sont
partis. J 'ai la liste des employés, il faudra la vérifier. Mais bon, on rentre
ici comme dans un moulin. Ça peut être n 'importe qui. Ouais.
Ah, sinon, il y a un truc.
Jacques Delmas, celui qui gère l 'entretien, il a entendu Anne Durand s
'engueuler violemment au téléphone hier vers 18h. Mais il n 'a pas su me dire
avec qui.
Ok. Nous, on doit aller voir le mari. D 'accord.
Vous faites quoi, là ? Capitaine Marshall, gendarmerie.
Vous êtes ? Juliette Miron.
Je travaille ici.
Anne n 'était pas que ma collègue, c 'était ma meilleure amie.
Donc, Anne Duranty étudiait l 'alimentation des dorades.
Pourquoi ? Je veux dire, c 'est important de savoir ce qu 'elles avalent
Primordial.
Aujourd 'hui, elles sont nourries à base de farine animale, d 'excréments de
poissons et gavées d 'antibiotiques.
Mais Anne avait trouvé un nouveau moyen de mieux les alimenter.
Ah, comment ? Je ne sais pas si je peux vous répondre. Ce sont des recherches
sensibles.
Sensibles ? Sur des poissons ? Oui.
Les retombées de ces recherches allaient être énormes.
D 'un point de vue scientifique, mais aussi financier, elle avait trouvé le
moyen de les alimenter à base d 'algues.
Une révolution.
Elle allait présenter ses résultats le mois prochain à Stockholm.
Tu n 'étais pas associée à ses recherches ? Non.
Je travaille sur la peau d 'Ethylapia.
Mais vraiment, des quoi ? D 'Ethylapia.
C 'est quoi l 'Ethylapia ? Vous en avez forcément mangé.
C 'est une des espèces d 'élevage les plus consommées au monde.
Leur collagène permet de traiter les grands brûlés.
Mais je n 'étais pas aussi avancée qu 'elle.
Les poissons du bassin 2, celui dans lequel le corps d 'Anna a été retrouvé.
meurent tous les uns après les autres.
Je ne me ferai jamais plus partie du métier.
C 'est agréable pour personne, tu sais.
Ça va, Camille ? Oui, pourquoi ? Je ne sais pas, depuis ce matin, je ne te
trouve pas bien.
Si, ça va, c 'est juste que... Laisse tomber.
Alors... Bonjour.
Bonjour, madame.
Vous cherchez qui ? Monsieur Durand, si.
J 'espère qu 'il n 'a pas de soucis.
Il est tellement gentil ce monsieur.
Ne vous inquiétez pas madame, c 'est juste une visite de route.
C 'est juste là derrière.
Très bien, merci.
Vous ne vous êtes pas inquiétée quand votre femme n 'est pas rentrée cette
? Ça lui est arrivé souvent ces derniers temps.
Ça devait être dur pour vous.
Elle travaillait énormément.
Il fallait bientôt s 'arrêter.
Ralentir peut -être, mais elle aurait continué ses recherches, non ? Non, c
'était bientôt fini tout ça.
Excusez -moi, mais qu 'est -ce qui était fini en fait ? Le travail d 'Anne au
centre.
Elle avait enfin donné sa démission.
Sa démission ? Je trouvais un job à Lille.
Elle n 'avait accepté de me suivre.
D 'où les cartons ? On devait partir d 'ici quinze jours.
Après tout le stress de ces derniers mois, elle était tellement contente de
quitter le centre.
C 'est curieux parce que personne là -bas nous a parlé de sa démission.
Son père ne voulait pas l 'ébruter.
Vous imaginez, sa meilleure chercheuse.
C 'était aussi sa fille, hein ? Quand ça l 'a... Angers, oui.
Il mettait une telle pression.
Nous avons la preuve que votre femme partait à Stockholm dans un mois, pour
centre.
Non, c 'est impossible, ça.
Vous êtes blessé à la main ? Je suis brûlé en faisant un biberon pour les
Monsieur Duranty, il faut qu 'on vous pose la question.
Vous étiez où hier soir ? J 'étais ici avec les jumeaux où vous voulez que je
sois.
Et Jason, il est en arrêt pour combien de temps encore, là ? Trois mois.
Trois mois ? Dépression.
Bon, il nous en manque combien, là, en tout ? Avec Amaline, ça fait quatre. Du
coup... Bon, je vais appeler le colonel. On ramène des sushis. Ah, super.
Hop.
Fin des poissons de la scène de crime. Ils sont tous morts depuis ce matin.
Alors, je me suis dit, ça serait pas mal pour Franck d 'autopsier une dorale. Ça
le changerait des humains.
Et les poissons sont peut -être morts parce que le corps d 'Anne Durantier
restait plusieurs heures dans le bassin ? Ou peut -être que le meurtre est lié à
la mort des poissons et donc forcément à ses recherches sur l 'alimentation.
Vous pensez à quelqu 'un de son, Parchal ? Pourquoi pas ? Son étude allait avoir
des retombées mondiales en changeant l 'alimentation des poissons.
Et puis elle a été tuée dans leur bassin. N 'importe qui connaissant Anne
Durantier aurait pu la rejoindre au centre.
On sait avec qui elle se disputait hier sur votre téléphone ? Non, pas encore.
Le mari pourrait avoir un excellent mobile.
Imaginons qu 'il découvre qu 'elle n 'a plus du tout l 'intention de le suivre.
Il va la voir, ça dérape.
Bon, en même temps, il a des bons alibis.
Les deux bébés, il n 'aurait jamais pu les laisser sans surveillance.
Souviens -toi comme c 'était galère de trouver une baby -sitter quand on avait
une urgence.
Oui, enfin, Paul, je ne suis pas sûre que ce soit le moment d 'évoquer ce
de souvenirs. Jusqu 'au jour où on a trouvé le Saint Graal.
Madame Pichon ! Voilà, voilà, voilà ! Vous avez fini, Marshall ? C 'est notre
voisine. Une perle.
Mais oui, c 'est ça.
Eh oui, on pouvait les lui déposer à n 'importe quelle heure, du jour ou de la
nuit. Marc Duranty a très bien pu faire la même chose hier soir.
Ah, on a le nom de notre mystérieux interlocuteur.
Ah oui, pas si mystérieux ça.
D 'accord, je vais parler à Erwann.
Oui, Erwann, c 'est Soler. Vous retournez voir le mari Marc Duranty et
faites un petit tour chez la voisine avant.
Oui, Erwann, chez la voisine.
Monsieur Duranty ? Ben oui.
Il est venu me voir avec les humaux vers 21h.
Et il est revenu à quelle heure ? Deux heures plus tard environ.
Ça ne m 'a pas dérangée. Je les adore.
Pourquoi est -ce qu 'il vous a demandé de garder ses enfants à la dernière
minute ? Je ne lui ai pas posé la question.
Par mon genre, vous pensez... Mais... Ça m 'a étonnée à cette heure -là.
Et là, maintenant, tout de suite, vous pourriez les garder ? Ben oui.
Pourquoi ? Il a des ennuis.
Il va devoir nous accompagner pendant un petit moment, oui.
Pourquoi vous nous avez menti ? On sait que vous avez laissé vos enfants à la
voisine hier entre 21h et 23h.
J 'ai sorti faire un tour, j 'avais besoin de prendre l 'air. Pourquoi ?
aviez des problèmes avec votre femme ? Non, pas du tout, on s 'entendait très
bien, je vous l 'ai déjà dit.
Sauf qu 'on a fait relever téléphonique.
Elle a reçu qu 'un appel hier soir, un appel de vous.
Une violente dite pute qui l 'a laissé en larmes.
Ça fait deux mensonges et un mobile.
Vous allez devoir nous suivre, monsieur Johnson.
On vous écoute, Sophie.
Mathias Fornery, 35 ans, travaillait depuis deux ans en binôme avec notre
victime jusqu 'au mois dernier. Et qu 'est -ce qui s 'est passé ? Il a été
brusquement changé d 'équipe.
Pourquoi ? Ça, je ne sais pas encore, mais le centre doit me rappeler.
Ok.
Mathias Fornery travaille pendant des années avec Anne Duranty et pourtant, il
ne sera pas associé à son succès. Il n 'y a de quoi être énervé, non ? Erwan,
vous nous le trouvez ? D 'accord.
Sophie, mettez Marshall sur le coup. On doit savoir pourquoi Mathias ne
travaillait plus avec la victime.
Oui.
Vous l 'avez vu comment il va ? Il a faim, il a froid, il a soif. Non mais je
pense pas qu 'il y ait eu de changement de table depuis la dernière fois que
vous m 'avez posé la question il y a dix minutes.
Oui, je suis désolée, excuse -moi, mais je suis inquiète.
Non mais tout va bien.
Il est pas seul.
Comment ça il est pas seul ? Ils ont mis quelqu 'un avec lui en cellule ? Non,
non, non. C 'est Alice qui est avec lui.
Ok. Merci.
Et donc on était sur la corniche et il y a ce mec avec sa
décapotable qui arrive.
Il arrive devant le resto et il n 'y a pas de voiturier.
Alors du coup, bah avec JT on se regarde, ni une ni deux, pam, on y va,
les clés, on ouvre les portes, on allume le contact, et boum, on démarre, on
débarre, on y va, on y va. Stop, stop, arrête de te la jouer.
Je me la joue pas.
Non, tu caches ton inquiétude derrière une pseudo décompraction.
Ouais, c 'est sûr que c 'est pas toi qui ferais ça.
Un peu de fun dans la vie, tu verrais, ça fait pas de mal.
Ah ouais, parce que t 'as fait ça pour le fun ? Bah ouais.
Parce que c 'est bizarre, c 'est la même histoire que papa et au même âge que
lui. En psy, c 'est limpide tout ça. Au docteur Freud, ta psychanalyse à deux
balles, tu peux te la garder.
Ah, parce que j 'ai tort ? Ça y est, tu m 'as saoulé.
Sérieusement, Thomas.
T 'as pas besoin de prouver quoi que ce soit à papa.
Il t 'aime.
Et maman aussi.
Et moi, de temps en temps.
Tu vois ce que je veux dire ?
Ce que vous ne me faites pas faire, autopsie un poisson.
Vous connaissez la cause de la mort ? Les morts noyées.
Bien.
Non, je ne sais pas encore.
En revanche, Anne Duranty, elle, est bien morte noyée. On lui a plongé la
sous l 'eau hier entre 21h et 22h.
Il y a encore un souci avec ses poumons.
Lequel ? Des irritations sur les alvéoles que je n 'explique pas encore.
La clope, non ? Non, elle ne fumait pas.
Oh !
Si vous me laissiez bosser un peu, je vous appelle dès que j 'ai du nouveau.
Mathias Fournoy ne vous a pas prévenu de son absence ce matin ? Non.
Pourtant, c 'est un garçon très sérieux.
Je comprends pas.
S 'il est si sérieux, comment se fait -il qu 'il ait été retiré si brusquement
de l 'équipe d 'Anne Duranty ? Elle voulait pas partager sa réussite ? Au
contraire, elle a tout fait pour qu 'il soit pas viré.
Viré pour quoi ? Il y a un mois, il a fait une erreur dans le traitement du pH
du bassin.
Dans le pH ? L 'équilibre de l 'eau, si vous préférez. Oui, je connais, merci, j
'ai fait de la bio.
Mais l 'erreur est humaine, non ? Ça a fait perdre un temps précieux aux
recherches d 'Anne. Il a fallu reprendre le cycle de croissance de zéro.
Du temps, de l 'argent... C 'était inacceptable pour un chauffeur de son
Faute grave.
Et pourtant, il n 'a pas été licencié.
Grâce à Anne ?
Oui.
Elle a convaincu son père de le garder, tout son transfert.
Pourquoi elle a fait ça ? Non, parce qu 'elle avait carrément mis en péril ses
recherches.
Il y avait quelque chose entre eux.
C 'est pas vrai.
C 'est votre meilleure amie.
Elle vous disait tout.
Mais donc... Elle aurait pas défendu tout le monde pareil ? Donc ils avaient
liaison.
Qu 'on travaille 15 heures par jour côte à côte, ça va propre.
Fornery l 'aurait tué par des pieds amoureux.
Anne le quitte, il ne le supporte pas, il la tue et prend la tangente.
Ou alors c 'est parce qu 'il n 'était plus associé au succès de ses
Il y a aussi le mari qui ne veut rien dire sur la nuit du meurtre.
Il a très bien pu découvrir que sa femme le trompait.
On a tous les acteurs d 'un drame passionnel.
Alors Marc Duranty a des éraflures sur les mains.
C 'est peut -être sur l 'amant qu 'il se défoulait en fait.
Il pense à quoi ? Un double homicide ? Il tue sa femme, ensuite il tue l 'amant
de celle -ci, ce qui expliquerait son silence.
Bon, on réfléchit à tout ça et on se rappelle, ok ? Oui, à tout à l 'heure.
Oui,
Erwan.
On va trouver Fornery.
Mort ou vivant ? Vivant, mais à l 'hôpital. Et a priori dans un sale état.
bon, vous allez sur place, vous voyez si on peut l 'interroger.
À tout de suite, Erwan.
C 'est obligé que ce soit moi ? Parce que j 'étais beaucoup sur le terrain ces
derniers jours, alors je me disais que c 'est très bien que je reste pour m
'occuper de la paperasse.
Bien sûr.
Vous savez, Erwan, ça devient un peu lassant, cette phobie de l 'hôpital.
Ah non, mais c 'est pas ça du tout, commandant.
Ouais, enfin, il y a des thérapies pour ça.
Bon, ça ira pour cette fois. Demandez à Sophie.
Ok, merci.
Erwan.
Faites -vous aider.
Je rentrais chez moi vers
22h.
Quand quelqu 'un m 'a frappé.
Vous avez pu voir votre agresseur ? Non.
Tout est allé trop vite.
Le truc que j 'ai entendu, c 'était le bruit d 'une grosse moto qui démarrait.
C 'est pour ça que vous êtes là ? Non, je viens vous parler de Madame Duranty.
C 'est quoi le lien ? Elle est décédée ce matin.
Quoi ? C 'est pas possible.
Comment ? Qu 'elle était en rapport avec elle ? Vous avez pas répondu à ma
question. C 'est moi qui l 'ai posé question.
Alors ? Anne,
c 'était...
Quelqu 'un de talentueux, de généreux.
On a eu une brève liaison quand on bossait ensemble.
Pourquoi brève ? Parce qu 'elle aimait son mari.
Ça va pour vous deux ? Je pense pas, non.
Ça n 'a pas été trop dur après, de retravailler à ses côtés ? Après notre
moment d 'égarement, comme elle disait, on a repris comme avant.
Jusqu 'à... Votre brusque transfert dû à une erreur de votre part.
Non, non, non.
J 'étais pour rien.
Mais personne ne vous a cru.
Si.
Anne.
Si je travaille aujourd 'hui, c 'est grâce à elle.
Bon, Mathias Ferner est hors de cause.
Au moment du meurtre à 22h, il se faisait abattre dans chez lui à
On sait par qui ? Non. La seule chose, c 'est qu 'il a entendu le moteur d 'une
grosse moto démarrer juste après.
Marc Duranty possède une 1200 en plus de sa voiture.
Saumière est à 60 kilomètres du centre.
Marc Duranty n 'a pas eu le temps de tuer sa femme et ensuite d 'aller casser
gueule de son amant.
Il y a peut -être un GPS sur sa moto.
Ça nous arrangerait ça.
Je m 'en occupe.
Super.
Monsieur Duranty, si je vous dis Mathias Fornery, ça vous évoque quoi ?
Rien.
Rien du tout.
Pourtant c 'était lui le sujet de votre engueulade, non ? Hier, avec votre
femme.
Ce serait logique, vu que vous êtes allé le tabasser dans la foulée.
Attendez donc.
Vu qu 'elle est vivante ? Une commotion cérébrale, une clavicule cassée quand
même.
Alors ? J 'étais en train de faire des cartons, Dan.
Pour son déménagement, je suis tombé sur une lettre sans équivoque de la part de
Kip.
J 'ai appelé Anne et elle m 'a promis que tout était fini.
Et vous ne l 'avez pas créé ? Je ne sais pas.
J 'étais comme fou, je suis allé l 'attendre chez lui.
Et ensuite ? Ensuite ?
Ensuite, je l 'ai frappé.
J 'y ai tombé, j 'ai cru qu 'il était mort.
J 'ai passé une de ces nuits.
Après, ce matin, j 'ai pris ma mouchicane.
Ces derniers temps, c 'était plus la même.
Elle était angoissée, elle dormait plus, elle prenait des médocs.
Pourquoi ? Je sais pas.
Elle avait peur de quelque chose, de quelqu 'un.
C 'est pour ça qu 'elle était si heureuse de déménager loin d 'ici.
Bon.
Vous pouvez y aller, monsieur Duranty, vous êtes libre.
Monsieur Fornery n 'a pas porté plainte.
Alors allez retrouver vos enfants, je pense qu 'ils vont avoir besoin de vous.
J 'avais dit que je vous appelais.
Je voulais juste m 'assurer que nos petits protégés n 'avaient pas fini en
cursus.
Rassurez -vous, les poissons sont morts après avoir ingéré une trop grande
quantité d 'ammoniaque. Ils ont mis des heures à mourir.
C 'est même l 'ammoniaque qui a brûlé les poumons de notre victime ? Oui, et
a été versé juste avant, sinon les poissons seraient morts en premier.
D 'accord.
Donc le bassin a été empoisonné juste avant qu 'on aura une durantie dedans.
C 'est ça.
Elle a croisé la route de l 'empoisonneur.
Au mauvais endroit, au mauvais moment.
Et si Fort Norris disait vrai ? Il a soutenu à Sophie qu 'il n 'aurait jamais
commettre une telle erreur.
Le bassin aurait été empoisonné une première fois déjà.
Mais à l 'époque, personne ne pouvait penser que la mort des poissons était
intentionnelle. Alors que s 'ils avaient eu l 'idée d 'autopsier les poissons...
Mais ils ne connaissaient pas encore le capitaine Marshall.
Le seul et l 'unique à pouvoir autopsier des dorades.
Bon, la question est, qui avait intérêt à stopper les recherches d 'Anne Duranty
? Le mari et l 'amant sont hors de cause.
Le motif est peut -être financier.
Elle s 'apprêtait à changer le mode d 'alimentation des poissons. Et ça, à l
'échelle mondiale, je pense qu 'on peut parler de quelques millions d 'euros.
Son mari nous a dit qu 'elle avait peur, qu 'elle dormait mal, qu 'elle faisait
des crises d 'angoisse.
Si elle se sentait menacée, ça explique pourquoi elle a parlé à personne de son
changement de vie. Mais menacée par qui ? N 'oublions pas que le meurtrier
connaissait assez bien le centre pour savoir où se trouvait exactement le
des poissons étudiés.
Employés, fournisseurs ou autres.
Industrie agroalimentaire, pêcheur, labo... Dolaire, j 'écoute.
Très bien.
Merci beaucoup, j 'arrive tout de suite.
C 'est quoi ? T 'as gardé le but de ton bail, levé ? C 'est pas vrai.
Je peux y aller seule, s 'il te plaît ? Pourquoi ? C 'est peut -être ta semaine,
mais c 'est mon fils aussi.
J 'ai juste envie de passer un peu de temps avec mon fils en tête.
Oui, ok.
Tu servais tes affaires ? Non, je passe pas.
Pardon ? Toi tu sors de garde à vue et tu me penses que la bouffée était
? Bah non, tu l 'auras enfin tombée à toute rencontre avec les frères ou pas ?
Hein ? Alors non, tu oublies le plateau télé, on va rentrer à la maison, on a
deux, trois choses à se dire.
Qu 'est -ce qu 'on mange ce soir ?
Thomas, tu vas arrêter de faire la gueule maintenant.
Ça serait plutôt à moi de la faire, non ? Alice ne pense pas avec nous.
Ben non, Alice ne pense pas avec nous, c 'est juste toi et moi ce soir.
Tu veux du feu ? Thomas, tu crois vraiment que c 'est le moment de faire
'humour ? Bon, écoute, c 'est passé par la tête.
C 'est bon, on voulait se marrer, c 'était bon.
On voulait juste se marrer ? Ah ben oui, t 'as raison, c 'est tellement drôle de
voler des voitures.
Non, c 'est bon, papa l 'a fait avant moi.
Pourquoi est -ce que lui ça serait drôle et moi ça serait dramatique ? Comment t
'es au courant de cette histoire ? Papa l 'a raconté à Alice.
De mieux en mieux.
Bon écoute Thomas, c 'est pas une raison pour faire toutes les conneries que ton
père a pu faire. D 'accord ? Mamie dit toujours qu 'il faut que jeunesse se
passe. Et que c 'est comme ça qu 'on apprend à devenir un homme.
En fait c 'est un complot c 'est ça ? Alors non, justement.
C 'est quand il a arrêté d 'en faire que ton père est venu un... Enfin bref
quoi. Bon ça suffit maintenant Thomas.
Il va falloir que tu te remettes en question.
Voilà, tu as enfreint la loi, maintenant tu dois te payer. C 'est comme ça.
Comment ça je te saoule, Thomas ?
Bonjour
tout le monde. Salut.
Comment ça s 'est passé avec Thomas ? Alors, ton fils a voulu faire la même
chose que son père au même âge parce que c 'est comme ça que ce dernier est
devenu un homme. Mais non. Oui, oui. Mais qu 'il est con. Oui, c 'est ce que
lui ai dit. En même temps, les chiens ne font pas des chats.
Tu lui as dit que ce n 'était pas la même chose, Thomas.
Paul, je n 'ai pas eu vraiment le temps de lui parler.
Voilà. D 'accord.
Et puis, pour te dire, je crois qu 'il souffre beaucoup de la situation de ne
pas partager plus de moments avec toi, de ne pas faire plus de choses avec toi.
Mais stop, stop, stop.
Alors, Thomas peut essayer de t 'attendre rire en soulagement pour vos
ados malheureux de parents divorcés, mais il a 17 ans.
D 'accord ? Il est responsable de ses actes. Ne me colle pas tout sur le dos.
Merci. Alors, premièrement, je ne te colle pas tout sur le dos, Paul.
C 'est une simple réflexion, mais de toute façon, on ne peut jamais rien te
dire. Bonjour.
Bonjour.
Pardon, excusez -moi, je... Ok.
Alors, voilà, je... Parmi les employés du centre, personne n 'avait intérêt à
saboter les recherches d 'Anne. Ses collègues semblaient vraiment l
Et pour les éléments extérieurs qui avaient accès au centre, il n 'y a pas
monde, juste un fournisseur de farine animale qui travaillait exclusivement
eux. Il donne du poisson à manger aux poissons, tu le crois, ça ? Non.
C 'est bon, là ? Et il s 'appelle comment ? Frédéric Leroy.
Qu 'est -ce qu 'on a sur lui ? 35 ans, pas marié, pas d 'enfant. D 'après sa
banque, il a emprunté il y a 6 mois pour acheter un bateau.
Depuis, il a du mal à rembourser.
Suite aux recherches d 'Anne, les poissons auraient été uniquement nourris
'algues. Le centre n 'aurait plus eu besoin de ses services alors qu 'il
travaille exclusivement pour eux. Ça aurait été la fin pour lui.
Mais c 'est pas une raison pour tuer, il aurait pu se mettre en faillite.
Mais peut -être qu 'il n 'avait pas l 'intention de tuer.
Imaginons qu 'il empoisonne le bassin une première fois pour se donner du
mais ce n 'est pas assez. Du coup, il recommence.
Là, il se fait surprendre.
On doit en savoir plus sur ce Leroy.
On doit vérifier si personne ne l 'a vu au centre le soir du meurtre.
Erwann peut aller interroger Leroy, c 'est un breton.
Les pêcheurs, ça le connaît. Et puis Camille, il faut aller au centre. Non,
vais m 'occuper du pêcheur. Tu peux aller au centre.
J 'ai besoin de prendre l 'air. C 'est marrant, parce que moi aussi. C 'est
incroyable, ça.
Oui, Frédéric, le roi travaille bien pour nous en exclusivité depuis deux
Pourquoi ? Grâce aux résultats de votre fille, vous n 'auriez bientôt plus
besoin de ses services, c 'est ça ? Tout à fait.
D 'ailleurs, je lui avais signifié la fin prochaine de notre collaboration.
Et il l 'a pris comment ? Mal, forcément.
Vous l 'avez vu quand, la dernière fois ? Hier, vers 17h, il discutait avec
Anne. Et il se disait quoi ?
J 'étais trop loin pour entendre. Je n 'ai pas voulu intervenir. Ça n 'aurait
fait qu 'empirer les choses. Et puis, Anne semblait gérer au mieux la
Attendez.
C 'est moi qui dirige ce centre.
Si c 'était lui le coupable, c 'est à moi qu 'il aurait dû s 'en prendre.
Sauf que pour lui, c 'était peut -être votre fille le responsable.
C 'est le résultat de ses recherches qui m 'aiderait en péril son avenir.
Bonjour messieurs, je recherche Frédéric Leroy.
C 'est moi.
Commandant Solaire, Gendarmerie Nationale. J 'aurais quelques questions
poser. Ouais ? Pas de problème.
En six heures, quand je reviens de la pêche.
Oui, alors ça, ça va pas être possible.
Ouais, mais moi les poissons, ils vont pas m 'attendre.
On a retrouvé Anne Duranti assassinée dans ces bassins.
Je suis désolé pour elle, mais je la connaissais à peine.
Je ne vois pas en quoi je vais pouvoir vous aider.
Pourtant, c 'est à cause d 'elle et de ses recherches que vous alliez perdre
votre contrat avec le centre.
Ouais.
C 'est ce que m 'a annoncé ce connard de Carpentier.
Je n 'aurais jamais dû accepter de bosser que pour eux.
Mais bon, ils me payaient mieux que mes anciens clients.
Imaginons que face à votre ruine imminente, vous ayez eu l 'idée d
les bassins d 'Anne Durantier.
L 'histoire de gagner du temps, de renflouer les caisses avant la fin du
contrat. Mais à ce moment -là, Anne Duranty vous surprend et... Vous
rigolez, là ? Au contraire.
Avant -hier, quand je suis allé la voir, j 'étais super énervé.
Mais elle m 'a assuré que mon contrat serait pas arrêté.
Comment ça ? Bah ouais.
Après, j 'ai pas cherché à comprendre.
Où étiez -vous cette nuit -là, M.
Leroy ? Samy ?
Quoi ? Tu veux que je passe de l 'autre côté ? T 'as le bras trop court ou quoi
? Tiens.
De rien.
S 'il te plaît. Merci.
Bon, le roi est hors de cause. Il était en pleine mer au moment du meurtre.
Marchand est rentré.
Il creuse la piste des labos concurrents qui auraient pu vouloir faire capoter
la recherche.
Agripper une personne par les cheveux, c 'est personnel.
C 'est passionnel.
Mais c 'est pas professionnel.
Non, non, c 'est passionnel. Camille, vous êtes d 'accord avec moi ? Vous êtes
là. J 'ai fait un truc qu 'il ne fallait pas.
Et si un labo concurrent avait payé un employé du centre pour saboter les
bassins ? Du coup, Anne Duranty connaissait son agresseur.
Oui, pourquoi pas.
Très bien, vérifiez la situation financière de tous les employés.
Les revêts bancaires, les crédits, les achats récents.
Moi, je vais faire le point avec le procureur pour la faire valable.
Sophie, je peux demander quelque chose ? Oui.
Qu 'est -ce qu 'elle a, Camille, en ce moment ?
Parce que quoi que je dise ou quoi que je fasse, je me fais embarrer.
Mais ça n 'a rien à voir avec toi.
Elle s 'est faite larguer.
Larguer.
Bon, je voulais te dire, je suis désolé que ce soit terminé avec Damien.
Avec David.
C 'est Sophie qui vient de me le dire.
Ça va ? Ouais.
C 'est juste que... J 'y croyais, cette fois.
Et dès que c 'est devenu un peu sérieux, il a pris les jambes à son cou et... À
son cou, tu veux dire ? Ouais.
Ouais, ouais.
Je vois ce que je veux dire.
C 'est juste que je pensais qu 'il n 'était pas comme les autres.
Comme les autres ? Attends, on n 'est pas tous pareils non plus.
Mais je sais.
En vrai, je me demande plus ce qui cloche chez moi que ce qui cloche chez
Franchement, Camille, s 'il n 'a pas su voir tes qualités, c 'est qu 'il ne te
méritait pas, ce mec.
Ça fait du bien de pouvoir parler à un ami.
Nous ne sommes que trois laboratoires dans le monde qui étudient la nutrition
des dorades.
Yatasha au Japon, Withers aux États -Unis et nous.
Quel intérêt ils auraient eu à saboter vos recherches ? Attendez, on est des
scientifiques, on n 'est pas des voyous.
De plus, nous avions suffisamment d 'avance sur eux. Nous retarder ne nous
aurait pas empêché d 'aboutir.
Sauf... Sauf s 'ils avaient en parallèle récupéré l 'étude de Dan.
Là, ils auraient eu toutes les cartes en main pour reprendre vos recherches.
Impossible.
Toutes nos études sont sur des bases de données sécurisées.
Et chacun a ses propres codes d 'accès.
Vous pourriez me montrer ? Oui, bien sûr.
J 'imagine pas une seconde.
C 'est quoi ce truc ? Qu 'est -ce qui se passe ?
S 'il y a encore un bug informatique... Attendez, je vais accéder à la base de
sauvegarde.
Toutes les ressources d 'Anne ont été effacées.
Celui qui a tout effacé a forcément agi de l 'intérieur.
Le système n 'a pas été craqué.
Ok, donc ça réduit la liste des suspects à... À six personnes, selon l
'historique de la base de données.
Mais si on enlève Anne, ça fait cinq.
Je te donne les noms ? Oui.
Ouais. Comme ça, je vais vérifier qui était présent hier au centre et il y a
mois lors du premier empoisonnement.
Ok, vas -y. Dis -moi. Alors, on a le père, Antoine Carpentier.
Carpentier... Ok.
Pardon. Mais bien sûr, monsieur le procureur. Oui, oui.
Écoutez, j 'attends des nouvelles d 'une minute à l 'autre.
Ah bon ?
Ok, très bien. Je vous rappelle le plus vite possible.
Voilà. Bonne journée.
Au revoir.
Oui, Camille ? Oui, pardon, commandant.
Il n 'y a que deux personnes qui pouvaient à la fois pirater la base de
et trafiquer les bassins, Juliette Miron et Jacques Delmas. D 'autant que ce
dernier vient d 'inscrire sa vie dans une école de design il y a 6 000 euros l
'année et qu 'il a payé en cash.
Donc Jacques Delmas aurait été payé pour voler les données d 'Anne Durancy et
saboter ses recherches.
Exactement. Et donc Anne l 'aurait surpris et il l 'aurait tué.
Eh bien, c 'est super.
Hein ? Vous allez sur place avec Erwan ? Ok, très bien. Super Camille, bravo.
Mais ça va mieux, hein ? Oui, c 'est bien.
Très très bien.
Parfait.
Je vous ai déjà parlé hier.
Nous aurions besoin de quelques précisions, si vous permettez.
Vous travaillez ici depuis longtemps ? 22 ans.
Et vous êtes bien payé pour ce que vous faites, monsieur Delmas ? Une misère,
mais c 'est un job. Pourquoi ? Ça a dû être dur d 'économiser pour l 'école de
votre fille. 10 000 euros, c 'est pas rien quand même.
Comment vous savez ça ? D 'où vient cet argent ?
Laissez ma fille en dehors de ça, c 'est pas vos oignons. Ben si, justement.
Anne Duranty, matière sonoriste, on est seuls à gérer les bassins. Comme vous,
vous travaillez continuellement à proximité, ça doit être facile d 'y
l 'ammoniaque.
Alors qui vous a payé ? Les japonais ? Les américains ? J 'ai rien fait du
moi. Si c 'est pas vous, c 'est qui alors ? Anne.
C 'est Anne Duranty qui a elle -même empoisonné les bassins.
C 'était il y a un mois, j 'avais oublié mon portefeuille.
Donc je suis retourné au centre, il n 'y avait plus personne.
Enfin, je croyais.
Mais Anne était là.
Oui. Elle versait un liquide dans le bassin des Dorades.
Bon, c 'était normal, c 'était son bassin.
Mais le lendemain, tous les poissons étaient morts et c 'est retombé sur
Fornery. Mais vous, vous saviez qu 'il y était pour rien ? Bah oui.
Pourquoi vous n 'avez rien dit ? Il a failli être envoyé ? Je pensais qu 'elle
parlerait. Mais en fait, non. Du coup... Du coup quoi ?
Du coup, je suis allé la voir pour lui demander des explications.
Elle m 'a dit que c 'était juste une erreur et qu 'il fallait pas que j 'en
parle.
On parlait beaucoup, Anne et moi.
C 'est elle qui m 'a proposé de m 'aider pour ma fille, pour son inscription.
En échange de votre silence ? Non, c 'est pas ce que vous croyez. Ah bon ?
c 'est quoi si c 'était pas du chantage ? Et quand elle n 'a plus voulu payer ?
Non, j 'ai tué personne.
Ça n 'a rien à voir avec du chantage.
Anne voulait m 'aider et moi je voulais pas qu 'elle ait de problème avec son
père.
Et vous ne lui avez pas demandé ce qui était passé ? Si.
Mais elle m 'a juste dit que c 'était une erreur.
Entrez ! On s 'est replongé dans les comptes de Anne.
Elle a retiré l 'équivalent de 6 000 euros en 10 jours.
Et pourquoi on ne l 'a pas vu avant ? Elle a ponctionné son compte courant,
compte épargne, le compte joint et même le livret des jumeaux.
100 euros par -ci, 100 euros par -là, du coup j 'ai pas tilté tout de suite.
Ça va dans le sens de Delmas. Enfin, c 'est pas une preuve pour autant.
Pourquoi une chercheuse aussi impliquée aurait -elle nuit à ses propres
recherches ?
Erwann,
vous avez vérifié les identifiants de tous les employés ? Oui, aucun n 'est
responsable de l 'effacement des données.
Même celui d 'Anne Duranty ?
Comme c 'était notre victime, j 'ai pas... Vous pouvez essayer.
Oui.
Vous avez raison.
Elle empoisonne ses poissons et elle supprime ses recherches.
Pourquoi ? Si le lieutenant Lebelec arrivait à récupérer ces données, ça
pourrait nous aider.
Je vais vous trouver ça.
On n 'est pas jamais vraiment rien dans l 'ordinateur.
Respect au colonel.
Vous vouliez me voir ? C 'est une rencontre informelle, je voulais vous
de votre fils.
Le plaignant a retiré sa plainte.
Oui, mais le procureur peut encore le poursuivre.
Sauf si je décide de ne pas lui transmettre le dossier.
Et vous feriez ça ? Ne vous méprenez pas, je ne vous propose pas ça par
Mais je ne veux pas de vagues ici, et je me passerai du procès de votre rejeton.
Merci, colonel.
C 'est la première et la dernière fois.
Et ça vaut pour l 'intégralité de votre famille.
On s 'est compris ? Ah oui, oui, complètement.
Voilà,
oui, oui.
Donc, bonne journée.
Je viens de parler avec... C 'est incroyable. C 'est la victime elle -même
effacé le dossier de recherche.
Sophie est retournée à l 'hôpital pour voir Fornerie. C 'est elle seule à
maîtriser le sujet.
Eh bien, je vais aller interroger le père.
C 'est vrai que sa propre fille qui trafique les résultats, c 'est quand
assez moyen.
On est d 'accord. Oui, c 'est sûr.
Donc, ce que je voulais dire, c 'est que je viens de parler avec le colonel.
Figure -toi qu 'il ne va pas transmettre le dossier de Thomas au procureur.
Youpi, c 'est une bonne nouvelle.
Je ne sais pas.
Comment ça, tu ne sais pas ? Non, je ne sais pas.
Non, c 'est pas sûr qu 'on lui rende service en enterrant l 'affaire comme
C 'est pas comme ça qu 'on va l 'aider à grandir. Le plaignant a retiré sa
plainte. Super, c 'est une bonne nouvelle.
Mais non, je... Je crois vraiment qu 'on devrait aider Thomas à prendre ses
responsabilités, à assumer ses actes.
Sinon, il sera incapable de surmonter les difficultés plus tard.
Comme moi.
Mais non, Paul, j 'ai jamais dit ça.
Non, mais c 'est...
C 'est moi qui le dis.
C 'est tellement vrai en plus.
Les résultats sont parfaits.
Sauf que... Quoi ? Ce ne sont pas les bons chiffres.
Quand j 'ai dû quitter l 'équipe, j 'avais relevé que le taux de protéines
Dora d 'après un mois de croissance...
est à moins de 17%. Or là, il est à 18 ,4.
Ouais, la différence est faible. Oui, mais essentielle.
Si la dorade nourrie à la spiruline ne parvient pas à conserver sa masse
protéique, alors la croissance s 'arrête et elle meurt.
C 'est ce qu 'il veut dire ? Les chiffres correspondent sur le papier,
ne sont pas les bons.
Elle a tout falsifié.
Impossible. Anne n 'aurait jamais fait ça.
Et vous ? Vous auriez pu être tenté de pousser votre fille à modifier ses
analyses ? Pour votre réputation ?
Ma réputation vous plaisantait.
Ma réputation leur est volée en éclats une fois les résultats publiés.
Le monde entier aurait constaté notre erreur et ça aurait été la fin du
croyez -moi.
C 'est pas le monde entier qui a porté à votre fille. C 'était vous.
Votre regard sur elle.
Elle pouvait pas assumer son échec face à son père.
Vous croyez vraiment qu 'elle aurait pu faire ça à cause de moi ?
Vous avez peut -être
raison.
Anne est morte par ma faute.
Si je ne lui avais pas mis une telle pression.
On est le père qu 'on veut.
J 'avais tout misé sur ces recherches.
Maintenant, avec les résultats faussés, on n 'aura plus de subvention.
On va devoir arrêter toutes les études en cours.
C 'est des années de travail fichues à la poubelle.
Et les autres chercheurs comme Juliette Miron, ils vont devenir quoi ? Ils vont
devoir repartir à zéro, ailleurs.
Tu vas bien ? Oui.
Oui, ça va, merci.
Thomas, ça va ? Ça va.
Mais ? Mais... Le colonel
a proposé d 'enterrer l 'affaire.
On est d 'accord.
Et vous étiez contre ? Je sais pas.
Vous devez être soulagée, quand même.
Je sais pas.
Je suis sûr qu 'on lui rende service en faisant comme ça.
Et puis tout ça, c 'est de notre faute. On n 'est pas assez présents avec lui,
on ne fait pas assez attention à lui.
C 'est un message de détresse qu 'il nous a envoyé, c 'est clair.
Oui.
N 'intellectualisez pas trop ses actions.
C 'est un garçon, il a 17 ans.
Ça ne réfléchit pas toujours à ça, là.
C 'est bien faux.
En même temps...
Je ne suis pas sûre qu 'ils réfléchissent beaucoup plus en
Mais ça, c 'est un autre débat.
Je t
'écoute. Alors
? Juliette Miron, la dernière suspecte qui nous reste.
Dupée par son amie, elle est obligée d 'abandonner ses recherches à cause d
'elle. Ça va, c 'est un bon motif.
Oui, en fait, on n 'a pas de prêve.
Je vais aller chercher sa blouse.
Au centre, et je l 'ai envoyé au labo.
Pourquoi t 'as fait ça ? Je te laisse 15 secondes. 1, 2, 3... Non, chut, Paul,
je peux pas là. Je peux pas réfléchir, si tu comptes. Alors, Juliette Miron
reste tard au centre pour travailler, comme Anne.
Quand elle découvre Anne en train d 'empoisonner les bassins.
C 'est encore battu.
10 secondes à peu près.
Elle dit que ça te passe mal, donc Juliette lui enfonce la tête dans l
Elle porte sa blouse, donc ses manches sont mouillées d 'eau ammoniaquée,
puisque Anne vient de verser de l 'ammoniaque dans les bassins. Bien joué.
Je vais chercher Juliette. Non, c 'est bon, j 'ai envoyé une équipe.
Mais putain, je ne t 'ai pas prévenu, je suis désolé.
Qu 'est -ce que tu viens de dire ? Je suis désolée.
On a quel jour ? Je... Pourquoi ? Ah, vous avez pris votre notaire, ça ? Eh
Ce jour, Paul Marshall a dit « Je suis désolée ». N 'importe quoi.
Vous m 'accusez d 'avoir tué ma meilleure amie.
Au -delà de vous accuser, Juliette, j 'en ai la preuve.
Les manches de votre blouse.
Elle porte des traces d 'ammoniaque.
Mais pourquoi je l 'aurais tuée ? Parce qu 'elle vous a trahi.
Elle allait foutre votre carrière en l 'air.
Et tout ça parce qu 'elle n 'assumait pas son échec.
Elle a menti à tout le monde, même à vous.
Elle se mettait tellement la pression.
Décevoir le grand Carpentier, c 'était impossible.
En fait, elle s 'est enfoncée dans un engrenage et elle vous a emporté avec
elle.
Quand je l 'ai vue verser un liquide dans les bassins...
Je suppose que quelque part, je savais déjà, mais je refusais d 'imaginer.
Elle a même pas cherché à nier.
Elle m 'a juste dit que tout allait s 'arranger.
S 'arranger comment ? C 'est ce que je lui ai demandé.
Elle m 'a répondu que bientôt, tout ça n 'aurait plus d 'importance.
Elle allait partir avec son mari et du coup, tous les financements des
recherches seraient pour moi.
Alors qu 'au contraire, une fois la supercherie découverte, le centre n
plus eu de subvention et les chercheurs perdraient leur crédibilité.
Évidemment.
Et elle aussi, elle le savait.
Mais elle continue à me répéter que tout allait s 'arranger.
Le pire, c 'est qu 'elle y croyait.
Et après ? Qu 'est -ce qui s 'est passé après, Juliette ? Elle essayait
de me convaincre.
Dans sa tête, la situation était réglée.
Pour moi, elle était tout.
Ma meilleure amie.
Celle qui m 'avait donné envie de consacrer ma vie à la recherche, alors
pour elle, en fait... J 'étais rien.
Rien.
J 'ai juste voulu qu 'elle se taise.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Ah, Léa, en fait, j 'ai réfléchi, et c 'est toi qui as raison, il faudrait que
je sois un peu plus présent avec les enfants, surtout pour Thomas.
Mais non, c 'est pas toi, c 'est nous.
C 'est nous qui devons être plus présents. Ouais, nous, ouais.
Et alors du coup, j 'ai réfléchi à un truc, et c 'est marrant parce que j 'y
avais pensé l 'an dernier, ça serait pas mal qu 'on alterne les astreintes de
nuit, tu vois ? Une semaine sur deux, comme ça, ça nous permettrait de les
plus, et ils seraient moins seuls, quoi.
C 'est drôle parce que j 'y avais pensé.
Ouais ?
Et du coup, le fait d 'alterner, toi, ça te permettrait d 'avoir une vie à toi ?
Eh oui.
Je pourrais enfin regarder mes séries préférées, manger des sushis telles dans
mon canapé.
Ah, c 'est pas toi dont tu voulais parler ? Arrête pas.
Je cherche personne.
J 'ai besoin de personne.
Très bien comme ça.
Et ton profil sur le site de rencontre ? Il est désactivé.
J 'avais juste besoin de me prouver les choses.
Mais l 'année dernière, on n 'avait pas de problème particulier avec les
enfants.
Alors pourquoi tu as pensé à cette histoire d 'astreinte ? Parce que tous
deux, seuls, dans la brigade, au milieu de la nuit, j 'ai souvent eu envie d
'oublier qu 'on était divorcés.
Pardon.
C 'est Nathalie. J 'ai yoga dans 15 minutes. Je suis un peu en retard.
À demain.
Au fait,
pour Thomas, c 'est toi qui avais raison, encore une fois, j 'ai demandé
colonel qu 'il transmette son dossier au procureur.
Il faut qu 'il assume.
Merci à
tous.
Sous -titrage Société Radio -Canada
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