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Ce terrain atteint ma famille depuis plus de 100 ans. On n 'a jamais vu ça.
Il y en a un truc karstique.
Il y en a de plus en plus dans la région.
Mais vous croyez qu 'on ne peut pas construire quand même ? Je vais
Mais ce qui est sûr, c 'est que vous avez une belle source qui passe là
-dessous.
Il y en aura sûrement d 'autres par là -bas.
Je ne vais pas vous faire de la peine, mais vous n 'êtes pas prêts de
une maison sur ce terrain.
Je ne comprends pas. Ça n 'a jamais été un problème.
Cette source a toujours été là.
Bah oui, mais les garçons, ils fondraient et puis ils auraient dû s
Regardez.
Voilà.
Mais qu 'est -ce que t 'as ? T 'es tout mou, là.
Ben non, non.
Ah ben si, si.
Non. Par contre, toi... Ah, moi, je suis au taquet. J 'attends juste quelqu 'un
pour se tirer la bourre, là.
Bon, papa, écoute... Alice et moi, on est au courant.
Ah, vous êtes au courant de quoi, les Jones ? Mais toi, maman, votre baiser.
Mais t 'inquiète, hein, cool.
Alice et moi, on se fait pas de films. C 'est juste que... Tom, Tom, c 'était
un... Un baiser qui était lié aux circonstances. Tu comprends ça ? Après,
comprends que ça puisse être perturbant, mais... Papa, papa, c 'est bon.
Il n 'y a pas de soucis.
Nous, l 'important, c 'est que vous allez bien.
La situation est super claire avec ta mère, d 'accord ? Il ne faut pas que
inquiétiez. Papa, tu sais, moi, je suis heureux.
Après, que vous soyez ensemble ou pas... Tom, Tom, je te le redis, la situation
avec votre maman, elle est super claire. Il ne faut pas que vous vous en
fassiez. Alice, c 'est toi, d 'accord ? Voilà, avec ta mère, on est un... On est
un... Un duo.
On est un duo.
Équilibré.
Un couple séparé, divorcé si tu veux, mais fonctionnel.
Voilà, c 'est super clair.
Allez, go, viens ! Ouais, super clair, t 'as raison.
Non ! Tu peux donner ça à Romain, s 'il te plaît ?
Messieurs, dames, bonjour ! Bonjour Camille. Bonjour Commandant. Alors ?
Une jeune femme, pas de papier, pas de téléphone.
Elle est morte depuis plusieurs semaines, visiblement.
Elle a été frappée, la blessure est nette.
On l 'a trouvée où ? Dans ce trou -là.
Vous avez quelque chose, là ? Aucune trace de sang. Elle n 'est pas morte
Notre psy nous en dira plus.
Mais pourquoi cette robe ? Près de mise en scène ? Je crois pas,
non.
Vu la qualité du tissu, on dirait du sur -mesure.
La bague, rubis or jaune.
Par contre, qu 'est -ce qu 'une mariée est venue faire ici ? Romain, on
le corps à l 'IML, s 'il vous plaît, merci.
Ok, merci.
Oui, je t 'en prie.
D 'après Eric, on n 'a reçu aucun signalement correspondant à la
cette jeune femme.
On doit retrouver le fabricant de la robe, le bijoutier. Avec un peu de
ça nous donnera l 'identité de la victime.
Ok, je m 'en occupe.
Cet endroit, ce n 'est pas par hasard.
On est perdu au milieu de rien, le chemin d 'Axten n 'est pas visible de la
route. Donc, le meurtrier connaissait les lieux.
Salut Julie.
Alors, notre mariée, elle peut parler ? Elle est morte il y a 12 semaines
environ. Tant que ça ? Oui, elle était enterrée dans la glaise, d 'où son état
presque parfait.
Comment tu peux trouver 12 semaines alors ? Grâce à lui.
Son apparition nous donne une dette à peu près précise du décès.
Julie, c 'est un insecte.
C 'est sûr de toi ? Certain.
À une période de transformation plus avancée des graisses de la victime,
apparaissent les insectes de la deuxième escouade, composés de sarcophagiens.
attirés par l 'odeur de la mort.
Ils arrivent dès que le corps dégage des odeurs cadavériques, trois mois après
la mort.
Et comme ils n 'ont pas eu le temps de pondre, ça indique qu 'ils venaient d
'arriver. Donc, douze semaines.
Ok, d 'accord. Je ne suis pas sûr de tout retenir, mais je te fais confiance.
Et la cause de la mort, on sait ? Fracture du crâne, mais impossible de
si c 'est dû à une chute ou à un coup reçu.
Ah ok, dommage. Bon, tant pis.
Merci Julie, à plus.
Attendez, j 'ai autre chose pour vous.
Des fleurs.
C 'est gentil, ça.
Fallait pas.
Ce sont des gypsophiles. A priori, elle avait une couronne de fleurs dans les
cheveux. Ça peut pas plutôt provenir du trou ? Non.
Aucune chance.
D 'accord.
Je vous envoie mon rapport définitif dès que j 'ai fini. Ça marche. Merci,
Julie. Ciao.
Oui, monsieur, je le fais au plus vite.
Merci. Merci. Merci, monsieur le procureur.
Ça va ? Super.
Super.
Lui, je me tonne au sujet de l 'affaire des vols de portables. Tu sais, celle où
tu as obtenu les avenants mineurs sans représentant légal. Attends, comment je
pouvais savoir, moi, Léa ? Le mec, il fait deux mètres et il a une barbe. Non,
écoute, ça change rien au problème. Il faut respecter les règles. Si tu savais
le temps que je perds à cause de toi, Paul. OK.
L 'IML, ça donnait quoi ? Ah ouais, non. Et moi, l 'IML... Bon, ben, des
insectes, une fracture du crâne et une couronne de fleurs a sorti la robe.
Voilà. Ah, c 'est bien, ça va nous aider à identifier notre inconnu, ça. Bon, j
'ai mis tout le monde sur le coup, hein.
Boutique de robes de mariée, bijouterie... Paul Marshall, 1. Tout le
Voilà.
D 'accord.
Non.
Ne me dis pas qu 'à trouver le nom de la victime.
Tu te souviens de notre mariage ? Non, pas vraiment, non, je... Si, bien sûr,
toi, je te connais et tu t 'en souviens en moins de détails, en plus.
Vaguement, mais je vois pas le rapport. Bon, ouais, donc, notre mariage... J
'arrivais un peu à la bourre à la mairie, forcément, puisqu 'on avait
toute la nuit. Alors ça, par contre, je me rappelle très très bien, c 'était un
aperçu de notre vie maritale.
Monsieur planque pendant que Madame s 'occupe des enfants. Non mais tu rigoles
ou quoi ? T 'as compté le nombre de nuits que j 'ai passées avec les enfants
pendant que Madame courait après les méchants ? Attends. Qui s 'est occupé de
Thomas tout seul avec les pompiers quand il est tombé de son lit superposé ? Qui
a amené Alice tout seul aux urgences quand elle est tombée de vélo ? Qui ?
Bon, on pourrait continuer ce petit jeu encore longtemps, mais voilà, on a un
meurtre sur les bras.
Donc, comment as -tu trouvé le nom de la victime ? Bon, bref, donc, j 'étais en
retard à la mairie, et le maire t 'a dit que... Que si un des deux mariés ne se
présentait pas, une déclaration était systématiquement envoyée au procureur de
la République, et c 'est pour ça que tu étais au téléphone avec lui.
Exactement, oui.
Le 17 juin de cette année, à 10h, Audrey Filière ne s 'est jamais présentée à
son mariage.
Mais de rien, commandant. Je fais que mon travail.
Je file voir le futur ex -Marie.
Il est fort.
Erwan, j 'ai trouvé son identité.
J 'ai pris des photos de la robe de mariée et je l 'ai envoyée à toutes les
boutiques de la région.
Je sais, je suis douée.
Quoi ? Marshall t 'a devancé.
Comment ça, Marshall m 'a devancé ? Mais il n 'a pas bougé d 'ici.
Oui, mais c 'est ça le talent.
Enfin, tu sais, c 'est ce qu 'il dit, quoi.
Bon, en parlant de Marshall, d 'ailleurs, la commandante, tu le
bon ? J 'ai récupéré le dossier dentaire.
J 'ai le nom de la victime.
Ah, laisse tomber, Eric, t 'es trop tard.
Mais comment ça, t 'es trop tard ? Oui, oui, bien sûr, j 'ai eu votre message,
oui.
Écoutez, j 'ai deux petites choses à régler ici et je vous retrouve le plus
rapidement possible.
Merci, monsieur le juge. À tout à l 'heure.
Bravo, Vernet, bon boulot.
Oui, moi, je suis arrivé troisième.
Oh, trois sur quatre, c 'est pas mal, hein ?
Et puis regardez, vous avez obtenu la confirmation que notre victime s
bien Audrey Filière, 24 ans, étudiante de nationalité canadienne.
Et Juan, vous avez eu le consulat ? Oui.
Parent décédé il y a trois ans dans un accident de voiture, pas d 'autre
connue. Elle est venue en France il y a deux ans pour un échange avec Supagro et
elle était diplômée depuis juin.
Ah mais je connais ça, c 'est une école d 'agroalimentaire à Montpellier. Elle
est spécialisée dans l 'agriculture raisonnée et le bio. Vous vous
bio ? Oui, c 'est le capitaine Marshall qui m 'a sensibilisé.
Marshall, notre capitaine Marshall ? Oui.
Il mange bio maintenant.
Depuis le temps que j 'essaie de te convaincre et que tu te fous de moi,
là, parce que c 'est le capitaine... Oui, alors vous savez quoi ? On va faire
petit potager dans le patio.
Et sinon, on a quoi d 'autre ? Audrey Fidière était domiciliée chez son futur
mari, Étienne Poncey, au Rouet. Il possède une exploitation caprine
appartient à la mère, Dominique Poncey.
Ils élèvent des chèvres.
J 'avais compris.
C 'est étrange quand même, non ? Que notre presque marié n 'ait pas signalé
disparition. Sauf s 'il l 'a tué.
Les conjoints sont les premiers meurtriers potentiels.
Oui, ben justement.
Ils signalent la disparition pour au moins se couvrir.
On a quoi d 'autre sur cette Audrey ? Dans le registre de la mairie, il y a le
nom de sa témoin, Catherine Femmer, une Québécoise. On la cherche. Très bien.
Bon, je dois passer au tribunal, je vous retrouve après.
Ok.
Je peux vous aider ? Capitaine Marshall, lieutenant Barbier, gendarmerie
nationale.
Etienne Poncé.
Oui ? Y a un problème ? On aimerait vous parler d 'Audrey Filière.
J 'ai rien à vous dire sur elle.
Vous étiez pas tenté de vous marier avec elle ? Si, mais elle m 'a planté le
jour du mariage. Par texto.
Je me suis trompé, je rentre à Montréal.
Classe, hein ? Par texto ? Et vous n 'avez pas cherché à en savoir plus ? Si.
Mais elle était déjà loin.
Bon, malheureusement, j 'ai pas une bonne nouvelle pour vous.
Audrey est morte il y a plusieurs semaines. Son corps a été retrouvé près
'ici.
Vous avez un humour spécial, vous.
Non, quand je fais des blagues, je suis meilleur que ça, en général.
Ça a pas l 'air de vous toucher, par contre.
Ben, c 'est qu 'Audrey était encore vivante hier.
Je peux vous le prouver.
Vous voyez ?
Pour elle, la vie est belle.
Et elle est bien vivante.
Je peux... Effectivement, le dernier poste date d 'hier.
Ouais, et pourtant, on s 'est pas trompé à l 'identification du corps.
Donc je vois pas 50 explications possibles.
Qu 'est -ce que ça veut dire ? Quelqu 'un se fait passer pour Audrey.
Camille, t 'appelles Erwan et Eric, tu leur demandes de s 'occuper de ça en
priorité, s 'il te plaît. Ok.
Bon, quand avez -vous vu Audrey pour la dernière fois ? Merci.
J 'étais peut -être le dernier pour l 'identification, mais j 'ai un témoin
a vu la victime le matin de son mariage. C 'est qui ? Le fleuriste qui a déposé
la couronne de fleurs et le bouquet.
Audrey les a réceptionnées elle -même à 7h15.
Et il t 'a dit autre chose, ce fleuriste ? Non, il est reparti immédiatement
pour ouvrir sa boutique et finir les centres de table.
Alors attends, d 'après l 'opérateur, le téléphone d 'Audrey a cessé d 'émettre
à 9h45.
C 'est bizarre, elle est insupportable en plein préparatif quand même, non ? C
'est certainement le meurtrier qui l 'a fait.
Donc Audrey serait morte le matin de son mariage entre 7h15 et 9h45.
Oui, Camille ? Oui ? Ok.
Ok, on s 'en occupe.
Ça te dit de ne pas qu 'insister sur Internet ? Il y a quelqu 'un qui serait
passé pour Audrey Fillière.
Une course poursuite dans la matrice.
J 'achète.
Vous n 'avez pas revu Audrey le matin du mariage ? Non.
J 'aurais pu voir la robe.
Parait que ça porte malheur.
Comment vous vous étiez rencontrés ? Elle faisait le tour des exploitations
la région pour trouver un stage.
J 'ai accepté tout de suite.
Elle était tellement géniale, tellement passionnée.
Puis son accent.
Elle vous avait parlé de son passé ? Un peu.
Elle a demandé ses parents, elle a eu besoin de changer d 'air.
Elle a profité d 'un échange universitaire pour venir en France. Mais
prévu de repartir au Canada ensuite.
Mais on s 'est rencontrés.
D 'un vrai coup de foudre.
J 'ai demandé un mariage au bout d 'à peine trois mois.
Audrey, c 'était la joie de vivre incarnée.
C
'est
la veille du grand jour.
J 'avais prévu de reprendre l 'exploitation quand ma mère serait à la
C 'est vous qui avez fait cette vidéo ? Non, c 'est le photographe du mariage.
Il était là, il filmait un peu tout le monde pour nous faire des souvenirs.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ce matin -là ? Bah rien.
J 'attendais à la mairie et j 'ai reçu son SMS.
Vous avez essayé de la contacter j 'imagine ? Oui.
Téléphone, texto, mail, j 'ai tout tenté.
Elle n 'a jamais répondu.
J 'ai passé des semaines à essayer de comprendre.
Comment j 'aurais pu imaginer qu 'elle était morte à deux pas d 'ici ? Les
chefs n 'attendent pas.
Elles sont réglées comme du papier à musique.
Si on ne les traite pas tout de suite, elles bellent comme des forcelets. Vous
accompagnez ? Oui.
Bonjour. Vous faites quoi chez moi ? Lieutenant Barbier.
J 'enquête sur le meurtre d 'Audrey Filière.
Quoi ? Audrey est morte ? C 'est pas possible.
Je suis désolée.
Vous êtes Madame Foncé ? Vous l 'avez dit à mon fils ?
Oui.
Que faisiez -vous le matin du mariage ? Ben... Je me suis occupée de la traite
des chèvres avec mon fils.
On fait ça tous les matins à partir de 7h30.
Ça nous prend environ une heure.
Quelqu 'un vous a vu ? Oui.
Oui, oui.
Le voisin, Jean -Claude Mertier.
Il était dans son champ.
Vous avez une bonne mémoire.
Je m 'en souviens parce qu 'il m 'a dit que ça allait être un beau mariage.
D 'accord.
Et après ? On s 'est préparé et puis on a mis en place le buffet avec le
traiteur.
Vous nous soupçonnez ? Juste la routine, Madame Poncé.
Vous pouvez nous vérifier les témoignages, s 'il vous plaît ? Merci.
Camille m 'a appelée, vous avez du nouveau ? Non, on n 'arrive pas à
la source qui se fait passer pour Audrey.
D 'accord. Donc en fait, quelqu 'un a ouvert un faux compte à son nom, c 'est
bien ça ? Non, non, c 'est le compte d 'origine de notre victime qui continue d
'être alimenté. Donc le suspect a récupéré les codes d 'Audrey, mais pour
photos d 'Audrey, il fait comment ? S 'il a piraté l 'ordinateur à distance,
a récupéré ce qu 'il fallait.
Son passé au Québec ? Rien. D 'après nos chers cousins canadiens, c 'était
Madame Parfaite, même pas une infraction routière.
Bon d 'accord, ça c 'est fait.
Qu 'est -ce qu 'il nous reste ? Les relevés bancaires ? Je suis en train de
consulter justement.
Regardez.
En fait c 'est quoi cette histoire ? Elle est morte depuis des semaines, il y
encore des mouvements sur son compte.
C 'est logique, il a dû aussi choper les codes bancaires.
C 'est quoi là ? Ça revient souvent ça.
Là ce sont des crédits anonymes et là des débits de cartes bancaires sur un
de poker en ligne.
Des crédits anonymes et un site de poker en ligne.
C 'est pas simple hein ? C 'est pas simple.
Du coup, vous en avez combien, là ? 150.
Avec les petits, ça fait 180.
Ah oui, quand même.
Et l 'arrache, c 'est quoi ? C 'est les fèvres du rauve.
C 'est celle qui donne le meilleur lait.
Allez, filles, on monte.
Allez, c 'est bien, ma fille.
Allez.
Allez, on y va.
Allez, allez, c 'est parti.
Allez, Margot.
En avant.
Très bien, les filles.
Et pourquoi faire croire qu 'Audrey est vivante ? C 'est ce qu 'on essayait de
découvrir. Elle avait des amis ? C 'était une solitaire.
Elle pouvait passer des heures toute seule dans la nature.
Le monde agricole, c 'était son truc.
Elle voulait faire avancer les choses, faire évoluer les mentalités.
C 'est -à -dire ? Elle voulait qu 'on devienne une exploitation laitière bio.
C 'était l 'avenir pour elle. C 'est bien, c 'est plutôt une bonne idée, ça.
Ouais.
Eh oui, mais depuis la fin des quotas par Bruxelles, en 2015, on a perdu 30 %
notre chiffre d 'affaires.
Si on survit, c 'est uniquement grâce à la coopérative. Avec le bio, on aurait
dû en sortir.
Ça aurait pu mettre en péril les autres membres de la coopérative, c 'est ça ?
On est juste assez nombreux pour s 'en sortir.
Vous vous en pensiez quoi du passage au bio ? Moi, j 'y fais pour.
Mais l 'exploitation est à ma mère et elle n 'aime pas trop le changement.
Mais avec le temps, je pense qu 'Audrey aurait pu la convaincre.
Ça va être difficile de savoir si Audrey a été tuée dans la dépendance ou elle
se préparait le matin de son mariage et tienne à tout refaire neuf. Bah oui, il
essaye de passer à autre chose à son rythme.
Puis il a un bon alibi, non ? Bah, c 'est léger, mais il faut que je vérifie
avec les voisins.
Tu te sentais pas coupable, hein ? Non.
Non, bah non.
On n 'est même pas sûrs que la scène de crime soit ici et personne n 'a vu
Audrey partir.
Elle serait allée où ? Elle connaissait personne ? Ah si, bah si.
Si, sa copine, Catherine Femmer.
Ah ouais, elles se sont certainement préparées ensemble le matin du mariage,
vous l 'avez bien vu.
Va voir où en sont les Canadiens avec elle, moi je vais creuser l 'histoire de
la coopérative.
Vous pensez qu 'on aurait pu la tuer pour des raisons financières ? Ah bah
ouais, une exploitation c 'est pas seulement un boulot, c 'est aussi toute
vie, alors oui.
Si Audrey a mis en péril l 'avenir de plusieurs familles, on a pu la tuer pour
ça, ouais.
Je vois.
Tu passeras chez le photographe, celui du mariage, pour récupérer les vidéos et
les photos qu 'il a prises ici.
Ok.
J 'ai perdu un temps fou à cause de cette histoire, alors si vous pouviez me
prévenir la prochaine fois un peu avant, franchement ça m 'arrangerait.
Oui. Oui, oui, bien sûr, monsieur le juge.
Très bien.
Voilà, bonne journée, au revoir.
Alors ? Impossible de savoir qui utilise le compte d 'Audrey pour jouer au
poker. Le site est dans un paradis fiscal.
Et les crédits virés sur son compte ? L 'émetteur est anonyme et comme ce sont
des petits montants, la banque n 'a jamais vérifié la provenance. C 'est là
j 'ai eu une idée.
Deuxième de la journée.
Vous connaissez le Darknet, commandant ? Le Darknet, le Darknet. Oui, bien sûr,
vaguement. J 'essaie de progresser avec mes indos.
Le Darknet, c 'est l 'Internet tout terrain, le côté haute culture du web.
Voilà. Sur le Darknet, il existe des sites de revente de points de permis.
Non. Si. Ah bon ? Ok.
Attendez, laissez -moi deviner.
Audrey Filière a perdu la totalité de ses points ces dernières semaines ?
Exactement. Et les sommes des points de permis vendus correspondent à celles
jouées au poker.
Je peux raconter mon histoire ?
Et on a un moyen de remonter la piste du pirate ? Non, pas pour le moment.
En fait, le seul moyen serait qu 'il ferme le compte d 'Audrey. À ce moment
on pourrait le tracer.
Très bien, faites -lui fermer le compte.
Comment je fais ça, moi ? Je ne sais pas, moi. C 'est vous, le spécialiste de
'informatique.
D 'accord.
On a un moyen d 'envoyer un message privé sur le compte d 'Audrey Filière ?
la page est ouverte à tous, donc oui.
Donc on peut lui faire peur, ou en tout cas essayer.
Ok, montrez -moi.
Vas -y, s 'en prie.
Vous permettez ? Oui.
Il y a quand même pas de texte.
D 'accord.
Euh... Ok.
Alors.
Audrey est morte.
Je sais que c 'est toi qui l 'as... tuée.
Entrée.
Ben voilà.
Mais il n 'y a plus qu 'à attendre.
Pas compliqué, hein ?
J 'ai toujours cuisiné. Seulement là, j 'évolue.
Tu devrais t 'y mettre, d 'ailleurs.
Parce que préparer soi -même ses plats, ça permet de faire ce qu 'on appelle.
Oh, la mauvaise foi. Et c 'est qui la reine de lasagne ? Mais attends, mais...
La reine d 'un plat, Léa. D 'un seul plat.
Ouvre ton esprit.
Et tu vas nous faire quoi, après ? Ton gluten ? Ah, mais non, non, non. Vegan.
Vegan. Ça, j 'y ai déjà songé. Si tu savais comme la viande est toxique pour
'organisme, tu t 'y mettrais aussi. Bon, je vais tâcher les graines.
Et sinon, ta visite à la coopérative, ça donnait quoi ? C 'était fermé. Du coup,
je vais chercher qui est le directeur et je l 'appellerai demain matin.
Bon, bonne soirée.
Oui, toi aussi.
Alors, c 'était bien, le paddle avec papa ? Oui.
Et tu lui as parlé de maman ? Oui.
Et alors, qu 'est -ce qu 'il a dit ? A priori, il a tourné la page.
C 'est vraiment dommage.
Il serait peut -être temps que maman rencontre quelqu 'un.
Tu rigoles ? Tu te vois au petit -déj ? Hey, salut Jean -Martin ! Alors, c
'était comment cette nuit avec maman ? Attends, elle a le droit de vivre aussi.
Avec un autre homme que papa ? Never.
Alice, on ne sera pas là éternellement non plus.
Donc le jour où on partira d 'ici, ça serait bien qu 'elle ne se retrouve pas
toute seule, vieille, en train de déprimer.
Ce qui est bien avec toi Thomas, c 'est que tu mets toujours une bonne ambiance.
Allez, c 'est parti pour les lasagnes.
Bon appétit.
Salut maman.
Salut ma fille.
Je t 'ai mis à la gym ? Mais non, c 'est du yoga.
J 'essaye.
Avant de prendre un abonnement.
Bonne idée.
C 'est vrai que le côté maîtrise du corps, lâcher prise de l 'esprit, c 'est
tout toi. Oui, ça me fait retrouver un peu de sérénité, de me connecter avec
moi intérieur. Tu connais ça, toi qui fais de la méditation.
D 'accord.
D 'ailleurs, il y a un cours le samedi.
On pourrait peut -être y aller ensemble.
Ah ben non, parce que moi j 'ai promis à papa et Thomas d 'aller courir avec eux
tous les samedis matins.
D 'accord.
Ok. Mais si tu veux, j 'annule. Comme ça, je peux venir avec toi. Non, pas du
tout.
C 'est très bien. T 'as tellement de choses à rattraper avec ton père.
C 'est pour ça qu 'on est venus ici.
Salut. Enfin, à plus.
Salut, maman.
Qu 'est -ce que j 'ai fait encore ? Rien.
Mais t 'avais raison.
Maman, elle va pas top.
Faut qu 'on trouve un truc.
Et vite.
Ok, merci.
Le traiteur qui s 'occupait du mariage d 'Audrey est arrivé à 8h30.
Il a trouvé les poncets en train de se préparer et il est resté avec eux jusqu
'à leur départ à la mairie.
Et le voisin Jean -Claude Martier qui valait de leur alibi.
Ça les met complètement hors de code.
D 'ailleurs, à propos du voisin, Marshall est allé le voir.
Pourquoi ? Je l 'ai interrogé hier.
Oui, mais c 'est parce que c 'est le président de la coopérative agricole.
Il a témoin d 'Audrey, pas de nouvelles ? Non, pas encore.
La police canadienne m 'a affirmé qu 'elle avait le max.
Ok, alors on a une mariée.
Une coopérative laitière, des parties de poker et des points de permis.
Super. Il est où le lien dans tout ça ? Et les films de mariage du photographe ?
Il doit vérifier s 'il les a gardés parce qu 'il stocke pas tout.
Ça y est.
Ça y est, le compte d 'Audrey vient d 'être désactivé.
Regarde, normalement avec l 'adresse IP... C
'est
le nom et l 'adresse.
Où est -ce que tu peux me trouver sur ce type -là ? Valentin Moissard.
Apparemment, il est fiché chez nous. Moi, je fonce là -bas avec Erwan. Ok.
Attends.
C 'est Camille qui m 'a envoyé un truc.
Ok, c 'est un gamin, il a peine majeur. On est chez ses parents.
Il a déjà des condamnations pour piratage ? Ouais.
C 'est un petit génie.
Apparemment, il aime bien les arnaques à la carte bancaire.
Ah ouais, un petit génie diabolique, quoi.
Bonjour, Valentin Boissard.
Gendarmerie nationale.
Portier, comme d 'hab', tu prends l 'extérieur.
Oh, joli plaquage, dis donc !
Laissez -moi, putain, je vais m 'arrêter. Allez, c 'est bon, tais -toi.
André Filière, ça te dit quelque chose ? Non.
J 'aimerais bien arrêter un jour, qui avoue tout de suite.
Juste une fois, pour voir ce que t 'as fait.
Petit pirate de base, joueur de poker médiocre.
Tu gagnes jamais, tu rends flou sans arrêt.
Et la course à pied, c 'est pas non plus ton truc, on dirait.
Bon. Que tu piques l 'identité d 'Audrey Filière pour l 'argent, ok, mais...
Pourquoi tu l 'as assassinée ? Pour te sentir fort ? Non mais vous êtes dingue,
je ne l 'ai pas assassinée.
Je ne la connaissais même pas, cette meuf.
On a retrouvé dans ton ordinateur une liste avec tous les mots de passe d
'Audrey. C 'est quoi, c 'est le Père Noël qui te les a apportés ? Mais non,
vous jure.
C 'est elle qui m 'a contacté sur mon blog.
Elle voulait que je la fasse vivre sur les réseaux sociaux.
Et en échange, moi je pouvais me servir.
Et elle t 'a laissé son compte bancaire comme ça ? Oui, elle voulait juste
changer de vie.
Comme ça, disparaître.
Sans qu 'on la recherche.
Tu bosses tout seul ? Comment ça tout seul ? Qui c 'est qui t 'aide sur ton
? Non, je suis tout seul. Qu 'est -ce qu 'elle aurait pensé, commandant ? Donc
si on va par là, elle aurait organisé sa fuite. C 'est un peu radical comme
solution. Ou alors, on doit se sentir sacrément en danger.
Et d 'un autre côté, j 'ai du mal à croire que ce pauvre gosse ait pu
une histoire aussi compliquée.
Mais qu 'est -ce qu 'elle a voulu fuir ? A priori, pas son mari, puisqu 'il n 'a
pas de cas de judiciaire, pas d 'antécédent pour violence.
Peut -être quelque chose de son passé qui l 'a rattrapé ? T 'es sûre que t 'as
pas de complice ? Possible.
Non.
Enfin, en même temps, Camille, s 'enfuir en robe de mariée avec une couronne de
fleurs sur la tête, c 'est quand même très bizarre, non ? T 'es pas seule ?
je sais pas.
T 'es pas au courant de ce qu 'il fait ? On fait quoi, du coup, de Valentin
Boissard ? Je sais pas vraiment.
Regarde à lui le temps de vérifier ce qu 'il raconte.
C 'est pas grave, c 'est pas du tout gentil.
Donc, Claude Mertier ?
Oui, bonjour.
Capitaine Marshall, Front d 'Armée Nationale. J 'essaie.
J 'ai quelques questions à vous poser.
J 'ai déjà tout dit, entre collègues.
Oui, je sais bien, mais moi ce qui m 'intéresse, c 'est les rapports entre
Audrey Filière et votre coopérative.
C 'est bien mieux, c 'est le feu sous la glace.
Tous ces erreurs aimables, un vrai fil de bulle.
T 'es tu comme une bulle. Ouais, ouais, gaie comme un pinceau, sûrement, peut
-être pas se faire toute l 'âge de Noé.
Dites -moi, ça a déjà clashé entre vous ? C 'est vrai qu 'elle avait pas sa
langue, mais elle s 'approche. Et moi, j 'aime pas qu 'on me marche sous les
pieds.
Mais non, on ne s 'est jamais disputé.
On voulait la même chose. C 'était quoi ? Le passage au bio.
En théorie, c 'est parfait.
Il y a la demande et les prix sont plus élevés.
Mais en pratique ? En pratique, il fallait que tous les exploitants s 'y
ensemble.
C 'était possible, ça ? Ça aurait été dur les deux premières années.
Le temps de la conversion.
Et ensuite, ça aurait devenu le comparatif bio.
Ça serait la même chose, mais en mieux et en plus riche.
Les autres exploitants ont accueilli le projet comment ? On n 'est jamais sûr.
Ah bon ? Mais non.
Audrey n 'était plus là.
Et moi, sans son expertise, je me laissais pas dans ce truc.
Ok. Bon, merci.
Bonjour.
Elle est où, Solaire ? Elle gère les cafouillages dans l 'affaire Marshall et
les téléphones portables. Pourquoi ? Tu veux un scoop ? Toujours.
Le petit Valentin, il nous a pas menti. T 'as bien reçu un mail d 'Audrey, mais
c 'était une semaine après la mort de la jeune femme. C 'était le meurtrier qui
lui a écrit ? Ben oui, j 'imagine.
Quelqu 'un qui s 'est fait passer pour Audrey lui a demandé de se faire passer
pour Audrey. C 'est pas fort, ça ? Donc, le vol d 'identité n 'est pas le mobile
du meurtre. On retourne à la case départ.
Tu ne comprends pas l 'intérêt de faire croire qu 'elle était encore vivante ?
Pour être tranquille, pas de disparition, pas d 'enquête. D
marché parce que la famille Pontré ne s 'est jamais inquiétée.
Les gars, j 'ai enfin réussi à avoir le témoin de la mariée sur Skype.
Catherine Femmer.
Elle m 'a dit qu 'elle n 'était pas avec Audrey le matin de la périmonie. Elles
ne se sont pas revues depuis l 'enterrement de vie de jeune fille ?
-vous qu 'il n 'y a pas eu d 'enterrement de vie de jeune fille.
Audrey a annulé au dernier moment. Et pourquoi elle a annulé, tu le sais ?
Justement, c 'est ça qui est bizarre.
Catherine m 'a affirmé que la veille du mariage, tout allait bien, super
ambiance et tout, mais que vers 19h, Audrey leur a dit qu 'elle était trop
fatiguée.
Bon, mais on n 'a qu 'à interroger les gens qui étaient chez les poncets la
veille à nouveau.
Ouais.
Ah, le photographe a retrouvé toutes les photos et les vidéos de la préparation
du mariage. Ah, mais ça, c 'est une bonne nouvelle, ça. Bon, je vais au labo
pour la faire Bianchi. Ouais, à toute.
Je crois que j 'ai trouvé un truc.
Quoi ? Dites -moi si je me trompe, Camilla, mais quand on a retrouvé le
d 'Audrey Filière, elle portait sa bague de fiançailles qui était en rubis.
D 'accord ? Regardez.
La veille du mariage.
C 'est un diamant.
Exactement. Pardon, mais en quoi c 'est important, enfin ? Une bague de
fiançailles, tu la portes jusqu 'au mariage, tu la changes pas la veille.
Donc ?
On a une femme qui annule son enterrement de notre jeune fille, qui a
bagues de fiançailles, une en rubis, une en diamant, et qu 'on retrouve morte en
robe de mariée.
Il y a un truc qui nous échappe, là.
Salut. Salut.
Un œil par écran, comment tu fais, toi ? Je commence à avoir un peu de mal, là.
Tu veux un coup de main ?
Ce serait pas de refus. Ok.
Je crois que je préfère les vidéos avec les petits chatons.
Beaucoup plus fun.
Bon, tu trouves quelque chose toi ? Rien.
Il y a Audrey et son futur mari, Audrey et son témoin, Audrey qui transporte des
chaises et des assiettes. Pendant ce temps -là, il y a un barbu qui range des
caisses. Je ne sais pas combien il y en a rangé depuis le début, c 'est dingue.
Un barbu brun avec un polo gordo.
Ah oui, c 'est ça ? Pourquoi ? Non, parce que je l 'ai aussi, mais dans mon
épisode, il ne tremble pas des caisses. Par contre, il s 'intéresse vachement à
la mariée.
Attendez, je vais vérifier.
Ah oui, là aussi, pas ton temps à la fixer.
Là, stop.
Reviens un petit peu.
Voilà. Là. Encore.
Là.
Ah oui, il lui prend la main.
Audrey, elle va à la main.
Quand je t 'ai scout, on m 'appelait Udo Faucon.
T 'es pas bizarre chanceux, plutôt ? Non.
Zoom.
En tout cas, tu nous dis pas qui c 'est, Steve.
Zoom, tu vois pas ? Tac.
Ah oui, logo du traiteur.
Udo Faucon.
Merci. si bizarre chanceux.
L 'homme qui tient la main d 'Audrey Filière dans la vidéo, c 'est Nicolas
Cressoy. Le prêteur l 'avait pris comme extra.
Et on a quelque chose sur lui ? Ouais, il a ouvert un resto il y a un peu moins
d 'un an, un truc hyper fashion, qui cartonne.
Et là, il est en train d 'en ouvrir un deuxième.
Bio, et végétarien, tout ce que t 'aimes.
Quand je pense que tu t 'es mis au bio, avec le nombre de hamburgers et de
pizzas que tu t 'es enfilé pendant qu 'on était ensemble, ça me fascine.
Et ce Nicolas Crispois, pourquoi il ferait des extraits ? C 'est un
Faut faire broucher l 'endroit.
Bingo. Et on l 'a logé.
Ça, c 'est l 'adresse de son nouveau restaurant.
Eh bien, super, j 'y vais.
Eh bien, je t 'accompagne.
Tu sais, le cafouillage sur le vol de portable.
Oui, le juge veut ton rapport demain.
Non, non. Eh si. Je suis partie, je ne t 'entends plus. Je ne t 'entends plus.
Les délais n 'ont pas été respectés, on peut vous m 'avoir envoyé n 'importe
quoi, donc... Bonjour, monsieur. Oui, j 'arrive.
Vous avez les échantillons en tissu ? Bah quoi, vous n 'êtes pas la
intérieure ? Ah non, non, pas aux dernières nouvelles. Moi, je suis le
commandant Foller, gendarmerie nationale.
C 'est le seul moyen que j 'avais trouvé pour approcher Audrey.
On a eu une relation il y a deux ans.
Je donnais une conférence à la fac sur le bio en restauration et elle était
assise au premier rang.
Et vous avez eu un coup de foudre ? Oui.
C 'est dément, c 'est une habitude chez elle.
Audrey, elle faisait cet effet aux hommes.
On a eu une histoire passionnée mais... Dites -moi de viner, vous êtes marié ? J
'étais.
Quand elle l 'a découvert, elle m 'a quitté évidemment.
J 'ai essayé de l 'oublier mais mon mariage n 'a pas résisté.
J 'aimais toujours Audrey.
Alors j 'ai cherché à la revoir.
Sauf qu 'entre -temps, elle avait rencontré Etienne Poncey et qu 'ils
sur le point de se marier. Vous étiez sûr qu 'elle faisait une connerie ? Il
fallait que je la fasse rentrer d 'avis.
Donc vous êtes allé la voir la veille de son mariage.
Pour lui dire que vous l 'aimiez toujours, elle a été tellement
'elle a annulé son enterrement de le jeune fils.
Pour moi, c 'est un film.
Elle ne pouvait pas se marier avec lui.
C 'est à ce moment -là que vous lui avez offert cette bague ? C 'est bien vous ?
Oui, mais c 'était le lendemain matin, à l 'aube.
Quelle a été la réaction d 'Audrey ? Elle m 'a répondu non.
Mais elle me l 'a dit si gentiment, du genre, qui vous brise le cœur, vous
? Oui, je vois bien.
Quand je l 'ai quittée, elle était prête à se marier pour le meilleur, et
surtout pour le pire.
Pourquoi surtout pour le pire ? Mais je l 'ai vue pendant l 'organisation du
mariage avec sa belle -mère, il y avait un truc qui clochait entre elles deux.
Audrey, elle était malade.
Bon, imaginons que Nicolas Cressoua dise vrai.
Il quitte Audrey à 7h15. À 7h30, le fleurif dépose le bouquet.
Une fois seule.
Elle est troublée par la déclaration de Nicolas.
Oui, forcément.
Elle met sa robe, sa couronne, elle change de bague et elle se regarde dans
miroir. Elle se demande ce que serait sa vie si elle choisissait Nicolas plutôt
qu 'Étienne.
Sauf qu 'Étienne et sa mère étaient seules sur la propriété.
Ok, alors imaginons, Étienne voit Nicolas Crespois sortir de la
est intrigué, il va demander des comptes à Audrey, ça tourne mal, mais il a un
alibi, il était en train de trahir les chèvres. Non, non, non, c 'est un alibi
fourni par sa mère.
Le voisin l 'a vu, elle, à 8h, mais il n 'a pas parlé du fils.
Ok, bon, vous convoquez Étienne Tonsé, vous vous en occupez. Ok.
Moi, je vais aller interroger sa mère.
Je suis curieuse de savoir qu 'elle a des rapports avec sa future belle
Ok, je t 'accompagne. Hop, hop, hop.
Le rapport sur le vol de portage, on en est où ? Ah bah non, c 'est réglé ça.
Non mais j 'ai eu le juge.
Alors autant les aveux sont caduques, mais alors les vidéos surveillance,
sont incalables. D 'accord, et pourquoi il ne me l 'a pas dit avant ? Bah voilà,
maintenant tu sais quoi, ça c 'est du sexisme pur et dur. On y va ? La semaine
dernière, j 'ai vu un avocat... T 'as les pieds des voitures ? Ah bah non, j
oublié mon crâne.
Mon colonel ? Esthétique.
Le commandant Srader n 'est pas là ? Non, elle vient de partir il y a deux
minutes. Qu 'à cela ne tienne.
Je tenais à informer la brigade que le lieutenant Johan Marsac va rejoindre
votre équipe.
Bien que Marsal ait changé d 'avis, j 'ai réussi de haute lutte à maintenir le
recrutement de sa remplaçante.
C 'est bien pour la parité homme -femme.
Pardon, mais pour quoi faire ? On est déjà au complet à la brigade. Face à
respect, mon colonel.
Sa fonction première ne sera pas d 'enquêter, mais de vérifier que les
sont bien appliquées dans cette brigade.
Je compte sur vous pour lui réserver bon accueil. Mais bien entendu.
Pardon, mon colonel. En fait, on est un petit peu surpris parce que le
commandant Solaire ne nous avait pas prévenu.
C 'est normal.
Elle n 'est pas au courant.
Pas encore.
Vérifiez que les règles sont bien appliquées dans cette brigade.
Il s 'entend quoi, là ? Il nous colle une moucharde dans les pattes.
Nicolas Cressoy ? Non, ça ne me dit rien.
Pourquoi ? Parce qu 'il était avec Audrey le matin de sa mort.
C 'est impossible, elle était à la ferme.
Oui, c 'est vrai.
Il est passé chez vous pour la demander en mariage.
C 'est lui qui lui a offert la bague en rubis qu 'elle portait au moment de sa
mort. J 'ai affiné qu 'Audrey se tapait un autre mec sous mon toit.
Non, mais c 'est peut -être ce que vous, vous avez pensé quand vous l 'avez vu
sortir de chez vous à l 'aube.
Mais de quoi vous parlez ?
J 'ai rien vu du tout, je risquais pas. Et pourquoi ça ? On avait bu toute la
nuit. C 'est mes potes qui m 'ont ramené, je tenais plus debout.
Demandez l 'heure.
Je suis réveillé sur le canapé de ma mère, j 'ai juste eu le temps de me
et d 'enfiler mon costume. Attendez, attendez, attendez là. Je croyais que
aviez traité des chèvres avec votre mère.
Oui, oui voilà.
J 'ai été traire les chèvres et puis après je suis revenu me préparer.
Ok. Donc vous avez quand même pu voir un homme sortir de chez vous.
On prend quelle version alors ? Ok.
Ma mère y est allée toute seule et moi j 'ai émergé vers 8h30.
Pourquoi vous avez menti ? Parce que ma mère pensait que je serais soupçonné si
j 'avais pas d 'alim.
A moins qu 'elle avait pas tort.
Erwann, j 'ai du bon.
Dominique Poncet, la mère d 'Etienne, elle a hypothéqué la ferme il y a trois
mois. Ils étaient au bord de la faillite.
Et le fils est au courant ? Non, non, le banquier était catégorique, elle a fait
ça toute seule. Non mais attends le meilleur.
Si Étienne voulait un prêt pour passer au bio... Il aurait été refusé.
À cause de l 'hypothèque.
Et Étienne aura appris que sa mère avait gâché l 'exploitation, c 'est ça ? Oui.
Fais un petit pas, Gaston, que tu finisses toujours mes phrases.
Bah qu 'est -ce que tu fais, hein ? Ah oui, ça c 'est parce que t 'as pris l
'habitude de t 'étaler un peu sur deux bureaux, tu sais.
Et bah c 'est terminé parce que maintenant il va y avoir une nouvelle
lieutenant, là. Une nouvelle lieutenant ? Imposée par le colonel. Et Solaire est
pas au courant.
Et c 'est pas moi qui vais la prévenir.
Bah... C 'est pas moi non plus, hein.
On a qu 'à demander à Camille, tiens.
Ah, bah très bien. Tu préviens Camille qu 'elle prévienne Solaire, alors. Ça
marche ? Moi j 'y vais, j 'ai... j 'ai un truc à vérifier.
Salut.
Donc on a deux suspects.
Dominique et Étienne Poncey.
Y a aucune preuve.
Reste à savoir lequel des deux ment.
Les chefs.
Rêler comme du papier à musique. Attends, attends, arrête -toi là ! Oui,
oui, oui, oui ! Non, j 'ai un truc à vérifier, je t 'appelle.
Il m 'énerve quand tu fais ça, mais qu 'est -ce qui m 'énerve ? Monsieur
Mertier, le matin du mariage, vous avez bien vu Dominique Poncé sortir de l
'étable ? Comme je l 'ai dit à votre jeune normette. Bon, alors j 'ai besoin
toute votre concentration, d 'accord ? Est -ce que ce matin -là, vous avez
entendu les chèvres ? Et donc, vous le dites.
Elles ont bêlé un bon moment.
Et après, je me suis dit que les policiers étaient à la bourre avec le
Réglé comme du papier à musique.
Ça a duré combien de temps ? Ça, je ne m 'en souviens plus.
Je n 'ai dit rien.
Suffisamment pour que je sorte de l 'étable, je prépare le café, le brin, je
vais le faire repasser.
Allez, 29 minutes.
Pourquoi ? Non, pour rien.
Une dernière chose.
Comment vous pouvez être sûr que c 'était bien ce matin -là ? Facile.
Fait que j 'ai repassé ma chemise.
J 'étais dedans, ça.
Ça ne m 'arrive pas tous les jours, ça.
Merci, merci.
Donc Dominique Poncet a eu le temps de tuer Audrey, de récupérer ses affaires
urgence et de déposer le corps dans le coffre de la voiture.
De revenir s 'occuper des chèvres, de jeter le corps d 'Audrey et d 'envoyer
texto de rupture, tout ça pendant que son fils cuvait.
Bon, évidemment, c 'est qu 'une hypothèse. On n 'a toujours pas de
OK. Bon, écoute, je m 'en occupe. Je te récupère sur le retour. Mais
franchement, je t 'aurais bien laissé rentrer à pied. À tout.
Bonjour, Mme Poncey.
Vous avez du nouveau ? Oui, oui, oui.
Malheureusement, votre fils est revenu sur sa déclaration.
En fait, vous n 'étiez pas avec lui au moment du meurtre d 'Audrey.
Mais ce n 'est pas possible.
Vous mentez.
On va continuer cette conversation à la gendarmerie.
Valérie, s 'il vous plaît, est -ce que vous pouvez amener Madame Poncé dans mon
bureau ? Merci.
Si on reste avec elle, moi je m 'occupe de son fils.
Et tu branches le retour vidéo de la salle interrogatoire ? Ok, mais si elle
craque pas, qu 'est -ce que je... J 'ai l 'info ! Eh ben, on veut des coups de
verre. Dominique Foncé et Jeannine Boissard font partie du même club de
Boissard, la mère de Valentin Boissard ? Non, sa grand -mère. Et Dominique Foncé
était au courant des ennuis judiciaires de Valentin pour piratage informatique.
Bingo ! Quoi ? J 'aime bien, moi.
Alors, Etienne.
Vous aviez un excellent mobile ?
Votre future femme allait vous quitter pour un autre homme ? Et puisque je vous
ai dit que j 'étais même pas au courant ? En plus, vous n 'avez plus d 'alibi
puisque votre mère a menti pour vous protéger.
Donc vous étiez seule au moment du meurtre.
Vous nous aidez pas, Etienne, hein ? Vous nous aidez pas.
Ça doit être difficile de voir la femme qu 'on aime avec un autre homme.
On doit se sentir trahi.
Vous l 'avez découverte en robe de mariée.
Avec la bague de fiançailles de quelqu 'un d 'autre.
Ça doit être terrible.
Alors vous avez demandé des explications.
Ça a mal tourné.
Etienne.
Tout est contre vous.
C 'est un crime passionnel. Elle vous a poussé à bout.
Vous n 'en pouviez plus.
Je pourrais vous donner le numéro d 'un très très bon avocat.
Comme ça, Étienne pourrait espérer sortir de prison en moins de 20 ans.
Heureusement que vous avez beaucoup d 'amis pour vous soutenir dans cette
épreuve.
Comme la grand -mère de Valentin Boissard, par exemple.
C 'était votre dernière chance.
Je ne comprends pas, qu 'est -ce qui vous a mis en rage comme ça ? S 'il fait
'un homme sorte de chez Audrey ? Ou qu 'elle ait remplacé sa bague de
fiançailles ? C 'est quoi ?
Elle était là.
Révissante dans sa robe de mariée.
La bague... Ma bague était posée sur la table.
Audrey m 'a dit que c 'était pas du tout ce que je croyais.
Bon.
Le ton est monté.
Elle m 'a dit des horreurs.
Que j 'empêchais mon fils de vivre, que je menais l 'exploitation à sa perte.
Mais elle en sait quoi de la vie, cette petite ? Hein ? Des sacrifices que j 'ai
faits pour la ferme.
Elle m 'a parlé de son bureau.
une connerie à la mode.
Et vous avez eu peur qu 'elle vous prenne tout ? Tout ça pour tromper mon
Etienne alors qu 'ils étaient même pas encore mariés.
Elle m 'a poussée jusque dans la cour.
Cette garce m 'a mettée dehors.
De chez moi.
De chez moi ! Alors je l 'ai giflée.
Il est parti en arrière et sa tête a cogné contre la jardinière.
Tout se sent.
Tout se sent.
C 'est pas parce que je voulais éviter la prison que j 'ai fait croire qu 'elle
était vivante. Non, je sais, je sais. Vous vouliez épargner votre fils, je
comprends.
Mon pauvre chéri.
Je t 'ai trompé.
Elle aimait tellement cette fille.
Comment lui dire qu 'elle était morte ?
Tout va bien. On a juste deux, trois petites choses à régler. Tout va bien.
'y a rien de grave.
Et toi, t 'as passé une bonne journée ? Oui.
Colonel ? Si vous... Oui.
Oui. Ma chérie, j 'ai du monde dans le bureau. Je te rappelle.
Je te rappelle.
Oui, je t 'aime.
Bisous. Bisous, ma puce.
Commandant ? Oui.
Bonsoir.
J 'ai vaguement entendu une rumeur comme quoi une jeune femme allait intégrer
mon équipe très prochainement.
Lieutenant Johan Marfac.
Très bonne recrue. Je n 'en doute pas.
Mais nous aurions peut -être pu en parler ensemble. Ça m 'aurait évité de
pour une imbécile devant mes hommes.
Vous pourriez me remercier de vous donner plus de moyens.
Je ne savais pas que j 'en avais besoin.
J 'ai aussi demandé au lieutenant Marsac un compte -rendu hebdomadaire des
activités de la brigade.
Il sera très attentif au strict respect des règles.
Voilà. Vous avez tout, commandant.
C 'est parfait.
Oui, parce que parfois, quand on travaille en couple, on oublie les
les règlements.
Sauf que le capitaine Marshall et moi, nous ne sommes plus en couple.
Vraiment ? Très bien.
Ça serait moins douloureux si jamais on trouvait une raison de vous séparer.
... ... ...
...
Sous -titrage ST' 501
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