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Votre Saintet�, avez-vous besoin de quelque chose ?
7 JOURS AVANT L'APOCALYPSE
Mes chers confr�res du Parlement, ne nous laissons pas intimider
par des transfuges de derni�re minute
qui pourraient penser que ce bateau est en train de couler.
Soyez s�rs que ce gouvernement tient la route,
et je peux vous garantir que ce bateau ne va pas couler.
Il ne va pas couler !
Il ne s'est pas laiss� faire.
Il ne comprend pas.
Pour moi, c'est plut�t toi.
Excusez-moi.
Excusez-moi.
Bravo !
Merci � vous tous. On se voit lundi. N'oubliez pas.
Bravo ! Un tr�s beau discours.
Assez de compliments, Malgradi,
et faites entendre raison � vos amis des Finances.
Vous �tes � la commission, alors parlez-leur.
Ne vous contentez pas d'appuyer seulement l'id�e.
Je me mets en quatre pour cette commission, mais...
si on les avait vir�s, le gouvernement ne serait pas sur le point de tomber.
Arr�tez de parler.
Et agissez !
O� en est-on avec l'amendement sur les quais d'Ostie
qui doit �tre ajout� � la loi sur la r�habilitation ?
On y est presque. Quand on sait qui est derri�re...
Ce sont les bons... Les voil� !
Continuez comme �a ! Bravo !
- Que se passe-t-il ? - Nous allons quitter le parti.
Qui aurait pens� �a de toi ? Si franc et si droit !
Tu peux parler !
Bravo !
- Vous l'avez lu ? - Quoi ?
Les diverses d�clarations europ�ennes sur nous...
Et merde !
Vous parlez italien !
Tout va bien ?
Oui ?
Ninni !
Tout se passe bien, non ?
Arr�te-toi une minute. Ce corps de r�ve va faire des victimes.
Au fait, quelqu'un te demande. Que dois-je faire ?
�a pourrait �tre pas mal. Il organise une conf�rence � Rome l'ann�e prochaine.
Je pourrais en �tre, si tu lui en parlais.
Je suis d�j� prise ce soir.
- Avec lui, comme d'habitude ? - Oui.
Je dois lui trouver une fille diff�rente tous les soirs. Il est obs�d�.
Merci � vous tous. Bonne nuit.
- Bonsoir, monsieur ! - Bonsoir.
Mme Lagarde a d�clar� que les mesures de l'Italie manquaient de cr�dibilit�.
N'est-ce pas un rejet ?
Personne ne rejette personne. Soyons s�rieux.
D'apr�s l'opposition, l'Italie est au bord de la cessation de paiement.
L'�conomie italienne n'est pas en crise.
Le consommateur n'a pas r�duit ses d�penses,
et notre style de vie est celui d'un pays riche.
Nous ne sommes pas au bord du gouffre.
- Merci. - Continuez comme �a.
Bonne nuit, Votre Saintet�.
Ch�rie,
la r�union de la commission va finir tard.
Ne m'attends pas.
Oui, je suis un peu fatigu�.
Ne t'inqui�te pas. � demain.
Au revoir.
Tu peux t'arr�ter ici.
- Bonsoir, M. Malgradi. - Faisal. Des nouvelles de votre fils ?
- Pas encore. - Je suis d�sol�.
Tenez, pour vous...
Merci.
Bonne nuit.
La ferme. Tu contraries ma copine.
�coute...
Et cette signature ?
On doit y aller, Aureliano !
Vous me faites perdre mon temps pour une signature !
Donne-moi �a, Mirko.
Que faites-vous ?
- Et cette signature ? - Oui !
- Arr�te de pleurer ! Oui ou non ? - Oui, je vais signer !
Je vais signer !
Bien.
Tu vois ? C'�tait pas bien difficile.
Faites pas �a. Non !
Allez !
Allez, allez !
Tirons-nous !
Que font-ils l� ?
Ils ont fait la tourn�e des clubs. Ils vont s'y remettre.
- Allez. Tu crois qu'on est en vacances ? - On y va !
- Salut, La Gale. - M'appelle pas comme �a.
Alors, que fait-on ici ?
Dis au Samurai que le type de Traiano a dit qu'il vendrait.
Mon travail est presque fini. Je dois le rencontrer.
- Tu peux me parler... - � toi ?
Et t'es qui, toi, bordel ?
Sans mon p�re, t'aurais eu aucune voix et tu volerais toujours des vieilles.
Ton p�re raisonnait avec les gens.
- Je suis pas mon p�re. - Je sais.
En fait, t'as plus de couilles que de cerveau.
Dis au Samurai que j'ai eu plus de contrats en deux mois
que mon p�re en deux ans.
Compris ?
Salut, La Gale.
Le Cafard ?
Il est � l'int�rieur.
Cette ville a chang�...
La circulation, les b�timents...
Cet endroit, c'est quoi ?
Il y avait quoi ici, avant ?
Rien.
Et toi ? Tu as chang� aussi ?
Ou es-tu le m�me Samurai qu'avant ?
Es-tu toujours le guerrier au service de l'Id�e ?
Je porte l'Id�e ici, maintenant.
Et c'est tout.
Vingt ans...
J'ai fait 20 ans pour hold-up et terrorisme n�ofasciste...
Maintenant, Pippo est un gros bonnet.
T'es devenu le roi de Rome.
Et moi ?
Rien.
Que veux-tu ?
Une partie de ton trafic avec l'Afrique.
Je m'occuperai des diamants pour toi d'ici.
Et si je refuse ?
- Tu ne peux pas. - Pourquoi pas ?
Car cette fois, je parlerai.
Qu'as-tu sous le coude ?
T'inqui�te : j'ai ce qu'il faut.
Il n'y a rien chez toi. On a tout nettoy� quand ils t'ont arr�t�.
Les avocats sont l� pour �a.
Tu bluffes.
Et tu n'es pas dou� � �a.
Si je bluffe, d�voile ton jeu.
C'est moi qui paye ton avocat.
Et ce, depuis des ann�es.
Ilena !
Qu'y a-t-il ?
Merde ! Elle va vraiment pas bien.
Ilena !
Ilena !
- Elle est mineure. - C'est ce que tu voulais.
Je sais ! Aide-moi, bordel.
Que veux-tu que je fasse ?
C'est toi, le gros bonnet. Appelle quelqu'un !
Je ne peux appeler personne.
Et cet ami colonel ?
Et je lui dirais quoi ?
Il faut la sortir d'ici. T'as ta voiture ?
- Non. J'ai renvoy� le chauffeur. - Rappelle-le.
La ferme !
Dis pas de conneries. La ferme !
Je dois y aller. Je ne peux pas rester. Tu peux comprendre �a.
Tu ne peux pas partir.
Tu peux la recouvrir ? Recouvre-la. Merde !
Alors ?
Je vais appeler un ami.
Bien.
Bonne id�e.
Je pars faire ma tourn�e.
Envoie les enfants au lit.
C'est pas No�l.
Allez, au lit !
Au lit, j'ai dit !
Votre �minence...
Qu'y a-t-il ? Est-il souffrant ?
Non, ce n'est pas �a.
C'est... pire que �a.
Je ne devrais s�rement rien dire,
parce que le Saint-P�re s'est confi� � moi comme � un fils.
Mais le fardeau est trop lourd � porter.
Que vous a-t-il dit ?
Le pape veut se retirer.
C'est impossible !
A-t-il dit quand il comptait le faire ?
Tr�s vite.
T'en as jamais marre de cet endroit ?
Pourquoi tu ne le vends pas ?
�a va pas !
Tu sais ce qui va se passer ici ?
Ostie va devenir comme Las Vegas.
Tu verras combien �a vaudra alors !
Pourquoi tu l'aimes autant ?
Parce qu'il est enti�rement � moi.
�a ne te pla�t pas ?
Non ?
T'aimes quoi, alors ?
Toi.
Et �a ? Tu aimes ?
Oui, �a aussi.
"�a aussi" ? C'est pas �a que tu pr�f�res ?
Non, c'est pas ce que je pr�f�re.
Quoi, alors ?
Te regarder dormir.
Bon, alors...
je m'en vais.
Ne me contacte pas, je t'appellerai.
- Vous avez besoin d'aide ? - Non, Faisal. Elle a trop bu.
- J'appelle un taxi ? - Je suis le taxi. Salut.
Tu as l'air fatigu�.
Oui, papa. Je suis �puis�. Je sors du travail.
Que voulais-tu ?
Rien en particulier.
Tu m'as appel� trois fois ce soir.
C'est parce que je suis all� au cimeti�re hier.
Tu ne pourrais pas y aller de temps en temps ?
Il n'y avait que des fleurs mortes sur la tombe de ta m�re.
- �a lui plairait, si elle �tait en vie. - Moi aussi, j'aimerais qu'elle le soit.
�coute : je suis �puis�. Faut que j'aille me coucher.
Je pourrais venir te voir sur le chantier demain ?
En fait, demain je peux pas, mais le jour d'apr�s...
Vendredi ?
J'ai eu tort de te demander de venir ici.
Papa...
- Tu veux que je te ram�ne ? - Au revoir, Seba.
Je paye.
Combien ?
Arr�tez !
Il a saut� !
Appelez quelqu'un !
Appelez une ambulance ! D�p�chez-vous !
M. Malgradi ne sera pas l� avant une heure. Si vous voulez...
D'accord. Je vais attendre.
Je pourrais avoir un caf� ?
Avec une goutte de lait froid si vous voulez bien.
Quelqu'un veut te parler.
Toutes nos condol�ances pour votre p�re.
Merci.
Venez avec nous.
- O� ? - Voir Manfredi.
Pour qu'il puisse tout expliquer.
- Expliquer quoi ? - Pourquoi ton p�re s'est foutu en l'air.
Comment osez-vous me parler ainsi ? On se conna�t ?
Du calme.
- Vous savez qui est Manfredi ? - Non, j'en ai aucune id�e.
Votre p�re le connaissait bien. Il faisait affaire avec lui.
C'est mon oncle. On a le m�me nom de famille : Anacleti.
Je suis d�sol� : parlons-en un autre jour. Demain...
Non, pas demain. Aujourd'hui.
Croyez-moi, �a vaut mieux.
Cette personne veut vous parler.
Je n'ai pas r�ussi � le faire partir.
Comment allez-vous, M. Malgradi ? Tout va bien ?
Excusez-moi : qui �tes-vous ?
Nous nous sommes vus hier soir.
Voulez-vous en parler devant tout le monde ?
Non.
Suivez-moi.
� partir de maintenant, vous et vos potes prendrez la coke chez moi.
Et vos putes aussi.
Vous les prendrez chez moi.
Et comme vous faites beaucoup de transactions,
je vais ajouter quelque chose.
Quelles transactions ? Ajouter... quoi ?
Je ne suis pas un homme d'affaires mais un politique.
Exact. Et d'apr�s vous, je dis quoi ? Bordel !
Les hommes politiques mangent. Moi aussi, je dois manger.
Sinon, je vais tout dire aux flics.
J'ai compris.
Combien ? Je trouverai le moyen de vous le faire parvenir.
Vous ne comprenez pas. Pr�sentez-moi aux bonnes personnes.
C'est � vous de voir.
Du calme. Je vais vous laisser du temps.
Je sais que vous vous inqui�tez.
Tuer une mineure par overdose, �a n'arrive pas tous les jours.
Je n'ai tu� personne.
Je vous donne une journ�e.
Je reviendrai demain.
Bonjour.
Savez-vous pourquoi votre p�re s'est suicid� ?
Non, je ne le sais pas.
Des dettes.
Il avait une tonne de dettes,
envers nous.
�a n'allait pas tr�s fort pour lui, ces temps-ci.
Je sais qu'il a eu une mauvaise passe il y a deux ans.
�a a continu�,
alors on s'est occup�s de ses dettes.
Nous parlons en millions.
Tout ce qu'il avait est d�sormais � nous.
Il est d�c�d� plus t�t que pr�vu, et on veut r�cup�rer notre investissement.
Mon ami, quand il n'y a plus de chair,
on fait avec ce qui reste, m�me les nerfs et l'os.
Tu piges ?
Dommage que rien ne soit � mon nom, j'aurais pu...
On ne s'est pas compris.
Et la villa o� tu organises des soir�es ? Elle n'est pas � toi ?
Non, elle est au nom de la compagnie. Je n'ai que des parts dedans.
Tu en as la majorit�, donc elle est � toi.
Pas exactement.
Je te donne une semaine pour me c�der la villa,
la maison, la voiture, et toute la petite monnaie que tu as.
Je suis en col�re contre ton p�re.
Alors d�gage maintenant, ou je te coupe la jambe, la mets au frigo
et te la rendrai quand tu auras l'argent.
Galeti...
J'ai besoin d'aide.
Tu dois m'aider.
- Tu me demandes mon aide ? - Oui, la tienne.
J'ai re�u la visite d'un type...
qui doit comprendre que certaines choses ne peuvent pas se faire.
C'est qui ?
La Gale.
J'�coute.
Salut, La Dague.
Salut. Tu m'as fait peur.
Le diable lui-m�me ne te ferait pas peur !
Attends une minute.
Le politique s'est plaint.
Pourquoi t'es all� dans son bureau alors qu'il y avait du monde ?
- Putain ! �a te regarde pas. - �a se fait pas.
On traite ces personnes diff�remment.
Tu veux quoi ?
T'es son majordome ? Pourquoi il est pas venu me voir ?
Pour la m�me raison que ton fr�re n'y est pas all�.
Et qu'il t'a envoy�.
Manfredi ne sait pas que je suis all� le voir.
C'est mon affaire.
La politique, c'est pas ton truc. Oublie.
C'est le truc de qui ? Le tien ?
D�sol�, va falloir me faire de la place. Je suis � la m�me table.
Pourquoi tu te touches la bite en parlant ? T'as la chtouille ?
- Toi, peut-�tre. - Me prends pas pour un con.
En fait, t'as peut-�tre raison.
Manfredi avait raison quand il a dit que l'Atlantique te s�parait de ton p�re.
Ton fr�re ne sait m�me pas o� se trouve l'Atlantique.
Je vais lui dire que tu vas venir lui faire passer un test de g�ographie.
- C'est �a. - Et maintenant d�gage de l�, ducon !
Manfredi !
Manfredi !
Il est mort pr�s de la porte ferm�e � cl� de sa voiture,
un 4x4 de luxe tout neuf.
Il essayait peut-�tre de fuir quand il a �t� attaqu� par-derri�re.
Alberto Anacleti �tait un jeune homme qui a grandi dans ce quartier.
La police le connaissait sous son surnom : La Dague.
Nous sommes au sud-est de Rome, o� les clubs de strip-tease sont nombreux.
La m�decine l�gale est sur place, l� o� hier soir l'incident est survenu.
La victime �tait un jeune homme de 25 ans.
Il semblerait qu'il ait �t� poignard�.
Pour le moment, la police enqu�te dans le secteur,
mais l'arme n'a toujours pas �t� retrouv�e.
Bonjour, Pippo.
ACCIDENT OU EX�CUTION ?
T'as lu, pour Le Cafard ?
C'est toi ?
C'est Rome.
Il est devenu trop dangereux de traverser dans cette putain de ville.
Avec le temps, j'ai appris � y aller mollo avec les morts.
C'est d�licat � g�rer.
Mais on dirait que tu vois �a autrement.
De quoi tu parles ?
Putain ! Tu pensais � quoi en demandant � Aureliano Adami
de r�soudre un probl�me avec la famille Anacleti ?
Manfredi Anacleti est l'un des plus gros durs � cuire de mes deux de Rome.
Je n'ai appel� personne. Je ne connais pas cet Aureliano Adami.
- On l'appelle "Num�ro 8". - Je ne le connais pas, j'ai dit !
Je voulais juste faire peur � l'idiot qui me faisait chanter.
J'ai parl� � un membre du parti qui a des contacts...
T'aurais pu m'appeler.
Je ne t'ai pas vu depuis des ann�es.
Bordel ! Comment j'aurais pu savoir que ce connard allait le tuer ?
Comment l'as-tu appris ?
Je sais beaucoup de choses.
Que fais-tu ici, alors ?
Je suis venu t'aider.
Si on te cause des ennuis, je serai l� pour toi.
En �change, je veux la loi sur la r�habilitation.
C'est en cours.
Avec l'amendement sur les quais d'Ostie ?
- Non. C'est toujours... - Vote pour, sur l'amendement.
- T'es � la commission, non ? - Oui. Je ne peux pas...
Je r�p�te : "Vote pour".
Dans quelques jours, ton parti et le gouvernement vont tomber.
Des rumeurs, des comm�rages. Je demanderai aux leaders du parti...
Tu n'as plus de leaders.
Si la loi est vot�e avant la chute du gouvernement dans quelques jours...
le p�re No�l apportera quelques millions � ta fondation.
Insiste en faveur de la loi � la Chambre.
R�cup�re le vote des transfuges...
Il y a les coupes budg�taires.
Si t'as besoin d'argent, c'est pas un probl�me.
Tout le monde s'ach�te.
Joue ton r�le. Je m'occupe du reste.
Compris ?
Oui.
Dis : "D'accord".
D'accord.
C'�tait qui, la fille, l'autre soir ?
� ton avis ? Une pute.
Elle habite o� ?
- Non, attends... - C'est le seul t�moin.
Non !
Elle ne va pas parler. Elle ne va rien dire.
C'est absurde ! Nous aurions pu nous voir dans un lieu plus discret.
- Je me sens plus en s�curit� ici. - Comment �a ?
- J'ai peur de toi. - De moi ?
Tu as donn� l'ordre de tuer La Dague.
Comment peux-tu penser �a ?
Je sais plein de choses sur toi.
J'ai tout : des photos, des vid�os...
Je t'ai film� quand tu dormais, te droguais...
Si quelque chose m'arrive, t'es fichu. Tu peux rien me faire !
Je n'ai demand� � personne de tuer La Dague.
Un connard d'Ostie, un certain "Num�ro 8", a fait une erreur.
Ce que tu ne comprends pas,
c'est que quelqu'un de bien pire peut s'en prendre � toi.
Alors ne parle pas de moi, et je ne parlerai pas de toi.
�a nous arrange tous les deux.
Tu dois partir maintenant.
Ne rentre pas chez toi.
Tu m'as entendu ?
Ne rentre pas chez toi.
- Seba... - Ninni !
Tu dois m'aider. J'ai des ennuis.
Non, je t'en prie... Je suis dans de sales draps.
- Je sais. - S�rieux, je t'en prie...
S'il te pla�t, je ne peux pas rentrer chez moi. J'ai peur.
Je peux dormir chez toi ? Juste ce soir !
Ce vieux l�-bas, c'est le grand Samurai ?
Et il va partout tout seul ?
C'est le seul du gang Magliana dont mon p�re avait peur.
Pourquoi ?
Il sait beaucoup de choses.
Toute la Mafia le respecte.
Toi et ta famille, vous n'�tes dans le coup
que parce que �a se passe � Ostie, sur votre territoire.
Tu m'inqui�tes.
Tu veux �tre le boss, mais tu n'as pas encore appris � l'�tre.
Je n'aime pas votre fa�on de parler.
Je vous respecte.
Respectez-moi.
Tu me respectes, et tu tues un type � qui tu devais faire peur ?
Il voulait �tre dans le coup. Il me l'a dit !
Arr�te tes conneries, Aureliano !
Les Anacleti ne savent rien de ce putain de march�.
C'est quoi, le probl�me ?
J'ai nettoy� la rue d'un connard !
�a suffit. Fais ce que je dis, c'est tout.
Fais ce que ton p�re faisait.
Mon p�re l�chait le cul des Familles du Sud.
Pas moi.
Les "Familles du Sud" ont investi des millions dans cette affaire.
Et je me suis port� garant.
Je veux travailler dans le calme.
Cette grosse affaire va-t-elle se faire ? On parle beaucoup !
Oui, si on arr�te de merder.
Tu peux te tenir tranquille pendant deux semaines ?
R�ponds-moi.
- Je peux, oui. - Je l'esp�re pour toi.
Je veux savoir qui il a vu hier soir.
Recherchez-les un par un.
Trouvez-les.
Alors, c'�tait le fr�re de...
Le type qui est mort, c'�tait le fr�re de Manfredi.
Manfredi, le...
Les Anacleti,
les boh�miens !
Et maintenant, ce type me recherche.
Qui ? Le type d'Ostie ? Vraiment ? Pourquoi ?
C'est peut-�tre deux choses diff�rentes...
C'�tait peut-�tre un truc entre gangs.
T'as peut-�tre rien � voir avec �a.
Ces types...
Je dois partir, j'ai un rendez-vous.
�a va s'arranger, tu vas voir. Reste aussi longtemps que tu veux.
Salut, Ninni !
Salut.
Manfredi est l� ?
Manfredi est l� ?
Je veux parler � Manfredi.
Pas aujourd'hui. Reviens demain.
C'est tr�s important.
Quoi ?
Je sais qui a tu� La Dague.
Fais-le entrer.
Alors ?
Comment sais-tu qui a fait �a ?
Une rumeur...
Je connais tout Rome.
Donne-moi un nom.
Mais...
la villa o� je travaille...
vous devez me la laisser. Prenez le reste.
Donne-moi ce nom maintenant ou je te jette dans la cage avec lui.
C'�tait un type d'Ostie.
Il a un surnom.
Quel surnom ?
Num�ro 8.
Vous le connaissez ?
Tu sais pourquoi ?
Ce chaton est devenu un tigre, gr�ce aux coups re�us.
Il a failli arracher le bras de mon neveu l'autre jour.
Vous l'auriez fait piquer ?
Non, je respecte tous les guerriers...
tant qu'ils me montrent qu'ils ont du courage.
Maintenant, d�gage.
Et la villa ?
D�gage, j'ai dit ! C'est mon fr�re qui est mort, pas mon chat.
- D�sol�. - On pleure tout seul.
Ninni !
C'est moi.
J'ai attendu tr�s longtemps.
Mais tu n'es pas rentr�.
O� �tais-tu ?
Les relations publiques...
J'ai froid.
Ma pauvre ch�rie.
Je vais te r�chauffer.
Je peux ?
Je rentre chez moi demain.
Pourquoi ?
Tu peux rester aussi longtemps que tu veux...
Enfin, jusqu'� ce qu'ils me virent.
Qui va te virer ?
Non, c'�tait juste...
une plaisanterie.
Je suis bien ici, avec toi.
Ah oui ?
Je peux dire quelque chose d'idiot ?
Je ne dis que �a.
Si j'avais eu un fr�re comme toi, je ne serais pas devenue pute.
Ah non ? Et tu ferais quoi ?
- Je sais faire plein de choses. - Comme quoi ?
Je sais jouer � la marelle,
� la corde � sauter...
Rien d'autre d'un peu plus... moderne ?
Je d�chire aux jeux vid�o.
D'accord. C'est pas mal.
Tu veux baiser ?
Merci de me l'avoir propos�.
J'imagine bien cette ville merdique totalement diff�rente.
Toutes les lumi�res,
les voitures, les enseignes lumineuses, les feux d'artifice...
Ce sera la grosse f�te, jour et nuit.
Tous les gratte-ciel...
les salles de jeux, les machines � sous, les casinos...
Et un kilom�tre de long de restaurants, de clubs, de gens qui s'amusent,
de putes de premier ordre...
Tous riches.
Tous beaux.
Bien.
� la semaine prochaine.
Tu fais quoi ?
Ils arrivent.
On va devoir lui acheter quelque chose, sinon on aura la honte.
Maintenant !
� terre !
Allez !
Cache ton visage. Y a des cam�ras.
Attends.
C'est qu'une �gratignure.
Viens.
Ne meurs pas, mon amour !
Mon amour !
Tu ne peux pas me laisser, je t'en prie !
L�ve-toi !
Viens.
Allez ! Les flics arrivent.
Je suis avec toi.
On fait quoi ?
Aureliano !
Mirko !
On y va !
Allez, allez !
Il peut pas marcher, Mirko.
Il peut pas marcher !
Allez !
Allez, allez !
3 JOURS AVANT L'APOCALYPSE
Je ne te demande pas de changer d'avis.
Juste de me soutenir sur la loi sur la r�habilitation.
Ce n'est pas de la politique. C'est pour Ostie.
C'est un gros projet. Si tu acceptes, tu auras ta part.
C'est-�-dire ?
L'entreprise qui g�re les fonds pour le quai
aura besoin d'un PDG.
�a t'int�resse ?
Qu'aurais-je � faire exactement ? De quoi as-tu besoin ?
De ta voix.
J'ai d�j� la voix de tes amis. Quelques-unes de plus ici et l�...
Si tu acceptes, je serai plus � l'aise.
C'est une histoire de zones.
S'ils te cassent les couilles,
dis que l'accord a �t� pass� avant que tu quittes le parti.
Le PDG recevra un salaire ?
- 500 000 � l'ann�e. - Plus des avantages.
�videmment.
- Chauffeur, train, avion... - Bien s�r.
Un contrat de combien d'ann�es ?
Quatre ans.
Reconductible.
Tr�s bien.
Il ne reste que quelques jours pour faire accepter la loi.
Il faut d�bloquer les fonds maintenant.
C'est impossible.
D�bloquer de telles sommes prend du temps...
Quelques jours, ou �a se retournera contre nous.
Je suis d�sol�. Je ne vois pas du tout comment �a peut se faire.
C'est impossible.
Malheureusement, en ce moment,
il se passe quelque chose
de plus grand que vous et moi, mais ne m'obligez pas � en parler.
Votre �minence...
vous �tes trop intelligent
pour ne pas r�fl�chir aux cons�quences de votre attitude.
Si le march� tombe � l'eau...
ils vous jetteront au fond du Tibre.
Et je pr�f�rerais que vous ayez un meilleur destin.
Tr�s bien,
mais comme les risques augmentent,
la quote-part va devoir augmenter aussi.
Ce ne sera pas un probl�me.
Tu te sens mieux ?
Je n'ai pas dormi de la nuit. La blessure me lance.
Tu dois partir. Je t'ai fait pr�parer une cabane de p�che.
Elle est pourrie mais bien cach�e.
Je ne vais nulle part. J'aimerais voir s'ils vont venir.
Ils savent que tu es l�. T'es pas en s�curit�.
Recouvre-la, s'il te pla�t.
Je pars quand ?
Aujourd'hui.
Ensuite, on ira se faire les Anacleti.
Ils croient nous avoir fait peur.
On se les fera quand ils s'y attendront pas ! Ce soir.
Fais ce que t'as � faire.
Massacre ces boh�miens !
Personne ne fait rien. On ne va rien faire.
Pourquoi ?
- J'ai fait une promesse. - � qui ?
� qui je veux. Putain !
On peut pas les laisser s'en tirer comme �a.
C'est moi qui d�cide, ici.
Si on d�conne, �a va se retourner contre nous.
Dis aux autres de pas bouger.
"Je suis le pain vivant descendu du Ciel",
dit le Seigneur,
"si quelqu'un mange de ce pain, il vivra pour toujours."
- Le corps du Christ. - Amen.
J'ai entendu qu'avant de mourir, La Dague a �t� appel� par une pute.
Du gros calibre,
une de celles qui co�tent un max.
Cette nuit-l�, elle a eu des ennuis et a appel� mon fr�re.
C'est le genre de milieu que tu fr�quentes, non ?
Tu la connais ?
T'as perdu ta langue ?
- Que lui voulez-vous ? - Lui parler, c'est tout.
Tu la connais ou pas ?
O� est-elle ?
Que vous voulez savoir ? Je le lui demanderai.
Tu veux que je m'�nerve � l'�glise ?
Dis-moi o� elle est. Allez, accouche.
Dis-moi o� je peux la trouver.
Elle est chez moi,
� mon appartement.
Seigneur, offre-lui le repos �ternel,
et que Ta lumi�re sans fin brille sur eux...
� Dieu, cr�ateur et r�dempteur
de tous les fid�les,
accorde aux �mes des morts la r�mission des p�ch�s.
Seba !
Je veux juste conna�tre le nom du gars qui �tait avec toi.
Qu'est-ce que �a peut vous faire ?
Il n'est pas impliqu� dans la mort de La Dague.
Je crois qu'il a demand� � Num�ro 8 de se d�barrasser d'un t�moin.
Il n'a pas appel� Num�ro 8.
- Comment le sais-tu ? - Je le sais, c'est tout.
Je le connais.
Il n'y penserait m�me pas.
Donne-moi son nom. Je m'occuperai du reste.
Je...
Tu ne comprends pas. Faisons comme �a...
Je pose une question, tu r�ponds. Sinon, je d�coupe ton joli minois.
- C'�tait qui ? - Un homme politique. Malgradi.
Malgradi ?
Je vous dirai tout sur lui. Mais ne me faites pas mal.
J'en peux plus d'�tre ici.
Rien que d'y penser, �a me gonfle.
L�ve-toi, Viola.
Va faire un tour !
Sors. Je veux �tre seul !
On va � Rome. Je dois me faire �piler.
- Arr�te-toi ici. - Ici ?
Bonjour.
Mademoiselle ?
Excusez-moi : vous avez rendez-vous ?
Mademoiselle, s'il vous pla�t.
Ta gueule !
Je peux vous aider ?
H� !
On y va.
Allez !
Merci d'�tre venu.
Toujours aussi jeune.
Je ne t'ai pas vu depuis 10 ans.
Arr�te de faire l'idiot avec les gars d'Ostie.
Je ne fais pas l'idiot.
En essayant de tuer Num�ro 8, tu as presque provoqu� un massacre.
Laisse-moi te rappeler qu'il a tu� mon fr�re.
Et quelques heures plus tard, ils ont tu� deux gosses que j'ai vus na�tre.
Personne ne peut m'emp�cher de me venger.
Ce n'est pas le moment d'�tre en putain de guerre.
Je travaille sur un projet dans l'int�r�t des Familles,
et j'ai besoin de calme.
Un projet ?
Quel projet ?
Un projet.
Ce doit �tre une grosse affaire, si t'es impliqu� dedans.
Comment se fait-il que je ne sache rien ?
Parce que c'est � Ostie.
Cela implique la politique, les Finances...
Jusqu'� hier, vous �tiez des usuriers pour minables.
Oui, mais on s'est d�velopp�s, et tout le monde nous respecte maintenant.
Devant vous, car vous leur faites peur, mais dans votre dos ?
Ils vous traitent de boh�miens de merde.
Vous restez des fesse-mathieux.
J'en ai rien � foutre de ces conneries.
Je veux juste �galiser le nombre de corps.
Je suis d��u de ne pas avoir tu� Num�ro 8 comme un chien.
Je t'ai dit ce que je dois faire.
R�fl�chis-y � deux fois avant de t'opposer � moi...
et aux Familles.
Esp�ce de salaud !
Esp�ce de salaud ! Tu me fais gerber.
Je te faisais confiance. Encul� !
Aux soir�es que t'organises, avec les meufs et les politiques v�reux,
as-tu entendu parler de ce projet ?
Dis-moi qui est derri�re tout �a, et je te rends ta villa.
Je suis au courant. C'est un �norme projet.
Ils veulent faire un genre de Las Vegas � Ostie : casinos...
Un groupe fait pression depuis des mois, mais tout sera d�cid� l'an prochain.
�a se passe maintenant. Ils ont avanc� le projet.
Je ne suis pas au courant.
Pour que ce soit vot�, il leur faut un politique.
C'est peut-�tre Malgradi.
Aida ! Je travaille.
Malgradi ?
Peut-�tre.
- Peut-�tre ? - Oui.
Sortez tous de l�. Vous me faites chier !
Vous me rendez dingue ! Vous savez quoi ? Je me casse !
On y va. Viens avec moi.
Allez vous faire foutre !
Allez tous vous faire foutre !
Bordel de merde !
Ta gueule, toi aussi !
Sac � merde !
J'aimerais aller voir ce politique. Tu sais o� il habite ?
Oui.
- "Aller le voir ?" - Une visite de courtoisie.
Il a un garde du corps ?
Il a un chauffeur mais pas de garde du corps. Pourquoi ?
On y va. Avance.
Cet immeuble. Dernier �tage...
Montre voir...
- Parfait. - Il habite ici.
Allons-y !
- Laissez-moi le temps de partir. - Tu viens avec moi.
Parlez, c'est ton truc. C'est toi qui vas lui parler.
On s'est vus un tas de fois aux soir�es. Il va me reconna�tre !
Tiens. Il ne te reconna�tra pas comme �a.
C'est une blague ?
Me fais pas chier !
Tu peux pas partir. T'es dans le coup avec nous.
Tu dois te salir les mains. Comme �a, t'iras pas voir les flics.
Que se passe-t-il ?
Bouge pas, encul� !
Que voulez-vous ? Je vous en prie, ne nous faites rien.
La ferme !
Donne-leur tout. Je t'en prie !
Maintenant, �coute mon ami et r�ponds-lui franchement.
Dis que tu vas le faire.
Dis que tu vas le faire !
- Oui. - Plus fort !
- Oui. - Viens ici.
Allez !
La loi sur la construction de tous ces h�tels,
des casinos et des structures olympiques sur les plages d'Ostie
va �tre vot�e bient�t, non ?
Nous parlons bien des "Quais", non ?
Est-ce bien vous qui vous assurez que la loi sera vot�e ?
- C'est vous ou pas ? - Je suis impliqu�, oui.
- Maman ! - Ch�ri, reste pas l� ! C'est rien.
La ferme !
Regarde-moi !
Tu me connais ? Regarde bien !
- Tu me connais ? Tu sais qui je suis ? - Non.
Je suis le fr�re du type que tu as fait tuer...
Le fr�re de La Dague.
- Je n'ai pas... - Esp�ce d'ordure !
Il est parti, et toi, t'es l� et tu respires.
Alors �coute bien.
Tu dois emp�cher cette loi d'�tre vot�e.
Et dis � tes boss qu'on veut 20 % du g�teau.
Vingt pour cent.
Dis-leur �a. Fais ce que je dis.
Et en guise de garantie, ma jolie dame, nous emmenons ce petit jouet.
Si vous appeliez les flics,
le jouet pourrait �tre cass�.
Il pourrait �tre cass� !
Vous �tes s�r qu'il est endormi ?
T'inqui�te, il est tout � toi.
Comment �a ?
Garde un �il sur lui et dis-moi si t'as des probl�mes.
Mais...
Mais �a ne me concerne pas ! Je ne peux pas faire �a !
Tu m'appartiens maintenant. Je fais ce que je veux de toi, merdeux.
Conduis-moi chez toi. On cachera le gosse l�-bas.
Pippo !
Je dois lui parler.
- Bonsoir. - Ta gueule.
- Putain ! Pour qui... ? - Ta gueule !
Sortez ! Vous aussi. Dehors !
Que se passe-t-il ?
Manfredi Anacleti est venu chez moi et a pris mon fils.
Tu as dit que tu me prot�gerais !
T'as rien fait, alors notre accord, mets-le-toi o� je pense !
Je vais le r�cup�rer, calme-toi.
Je ne vais pas me "calmer".
Je ne crois plus rien ni personne, et surtout pas toi.
Tu peux te fourrer cette loi au cul. Te la fourrer au cul !
Pippo, surtout ne fais rien. Calme-toi et �coute-moi.
Rentre chez toi. Va retrouver ta femme.
Qu'a-t-il demand� en �change ?
Il veut une part du g�teau.
Vingt pour cent.
Je vais arranger tout �a.
Rien n'arrivera � ton fils !
Ne t'approche pas plus.
Stop.
Ne te plains pas.
Un autre t'aurait jet�e du pont pour la merde que t'as foutue.
� quoi tu pensais ?
Qu'on jouait aux flics et aux voleurs pour s'amuser ?
C'est pas le cas, bordel !
Si on fout la merde, on peut dire adieu aux millions et bonjour � la prison.
- On peut pas toujours laisser passer. - Bordel ! T'en sais quoi ?
T'as foutu la merde !
J'ai �galis� le score, non ?
C'est la 3e Guerre mondiale contre les boh�miens !
Et c'est ma faute ?
Oui, c'est ta faute.
Doucement.
Doucement !
Allez. � trois. Un, deux... tirez !
Doucement !
Une sinistre d�couverte accidentelle...
Le corps d'une femme a �t� rep�ch� ce matin
au fond d'un lac artificiel, � la p�riph�rie de Rome.
L'alarme a �t� donn�e par l'�quipe d'entretien,
en charge de vider le bassin.
La police enqu�te.
Peu d'informations ont �t� divulgu�es,
mais ce serait le corps d'une tr�s jeune femme.
Apr�s un premier examen,
le corps aurait s�journ� dans l'eau trois ou quatre jours,
et une autopsie serait n�cessaire.
Le lac artificiel
se trouve dans la banlieue sud de la capitale.
Il est difficile de trouver des t�moins,
car c'est un secteur abandonn�...
Je sais : on a merd�.
Comment peut-on r�parer �a ?
J'ai pass� un accord avec Manfredi : il participe d�sormais au projet,
et pour compenser ses morts, tu partageras ta part avec lui.
- Non, c'est pas leur territoire ! - C'est d�cid�.
Super !
J'ai boss� un an comme un con pour faire vendre des villas et des terrains.
Alors allez dire � Manfredi que tout est tomb� � l'eau.
Et la drogu�e... tu dois me la donner.
Pas touche � Viola, elle est � moi.
Et l'appelez pas comme �a, j'aime pas.
Alors pas de drogu�e et pas d'accord avec Manfredi ?
C'est �a.
Et tu sais que rien ne bouge � Ostie sans mon accord.
Et je ne suis pas mon p�re...
Je me fous de savoir qui tu es, qui tu �tais, ce que tu repr�sentes.
T'es personne pour moi.
Avant, tu �tais quelqu'un...
Mais les temps ont chang� !
Avant, tu �tais quelqu'un...
Maintenant, c'est moi.
L'APOCALYPSE
D�gage !
Tu prends le soleil ?
Tout le monde a vot� ?
Oui ?
Puis-je fermer la s�ance ?
Le vote est ferm�.
Pour : 380. Contre : 26.
La Chambre ratifie.
Elle a �t� vot�e !
Elle a �t� vot�e.
All� ?
Descends !
All� ?
All�.
Elle a �t� vot�e, rends-moi la poup�e.
O�...
All� ?
Tout va bien.
Le petit va bien.
J'ai fait mon boulot, non ?
On verra demain. Je dois y aller, ma famille m'attend.
Au sujet de la promesse...
Je t'ai dit que je partais.
�a va prendre une seconde, j'ai juste besoin des cl�s.
Je d�ciderai quand j'aurai le temps. J'ai pas le temps maintenant.
�a veut dire quoi ? Vous avez le temps !
Je vous parle de ce qui est � moi.
J'ai tout cr��. Tout !
Tu l�ves la voix chez moi ?
Qu'est-ce qui est � toi ?
J'ai besoin de la villa pour travailler. Vous m'�tes redevable !
Tout ce que je peux faire, c'est te donner un job.
J'en veux pas. Je veux ce qui est � moi !
T'as rien du tout, petit con.
Comment pouvez-vous �tre ainsi ?
Petit merdeux !
Salaud, ordure !
Tu veux mourir ?
Tu veux mourir ?
Jetez-le dehors !
- T'es satisfait ? - D'apr�s toi ?
J'esp�re que tu vas aussi changer d'all�geance politique.
Du calme. Un pas � la fois.
Tu peux signer le contrat demain. Je t'ai obtenu ce que tu voulais.
Tu ne regretteras pas ton choix.
F�licitations !
Je ne pensais pas que tu r�ussirais.
Tu n'es pas le seul.
Peut-on arr�ter la guerre au sein du parti ?
D�s demain, on travaillera � l'unisson, m�me � ta fondation.
Je t'attends les bras ouverts !
Mangeons quelque chose.
Comment allez-vous ?
Merci d'�tre venu. Je suis heureux de vous voir.
Je pr�f�rerais ne pas �tre ici. J'ai de mauvaises nouvelles.
Un de mes contacts au bureau du procureur vient de m'appeler.
Le bureau du procureur ?
Il veut lancer un mandat d'arr�t contre les bureaux pr�sidentiels du Parlement.
Un mandat d'arr�t ?
C'est absurde.
Cela concerne le d�c�s d'une jeune fille.
J'y ai �t� m�l� par hasard, je ne connaissais m�me pas la fille.
Je ne suis pas celui � convaincre.
Ils enqu�tent sur une soir�e de drogues et de sexe avec une mineure.
�coutez : vous savez quoi ?
Dans l'�tat actuel des choses, dans ce pays,
un type comme moi, qui en est l� o� j'en suis
et qui est arriv� l� o� j'en suis arriv�,
peut dire merde au syst�me judiciaire !
Je suis membre du Parlement de la r�publique d'Italie.
Ils peuvent se le fourrer au cul !
- Vous savez que je suis l� pour vous. - Merci.
�a n'a rien de personnel.
C'est du saumon norv�gien. Notre ami l'a command�.
Merde !
- Tout va bien ? - Excusez-moi.
� 20 h 30, apr�s que la Chambre aura ratifi� la loi sur la stabilit�...
Tu peux monter le son ?
... le Premier ministre va donner sa d�mission au pr�sident Napolitano.
La loi sur la stabilit� a re�u la ratification finale.
Nous attendons d�sormais sa d�mission,
puis le chef de l'�tat entamera les consultations.
Le Premier ministre sortant aura de nombreuses r�unions,
� commencer par celle avec son successeur.
Annamaria, ma belle. C'est Malgradi, le Premier...
Filippo Malgradi.
Passez-moi le Premier ministre.
Je dois lui parler avant qu'il ne parte.
Annamaria, si on vote, il n'est pas le seul � �tre menac�. On l'est tous.
Si on a des �lections anticip�es, mon si�ge doit �tre assur�.
Cinq minutes, et je serai...
Esp�ce de sale pute !
Une petite foule s'est rassembl�e devant le Montecitorio et le Palais Chigi...
Sales escrocs !
C'est quoi, tout �a ?
La piazza Colonna est ferm�e. Devant, la foule attend,
fixant l'entr�e du Palais Chigi.
Que se passe-t-il ?
Bonjour. Tout est bloqu�.
�coutez...
- Le Premier ministre m'attend. - D�sol� : tout est bloqu�.
Pardon. Excusez-moi.
D�missionnez, d�missionnez !
Excusez-moi. Je dois passer !
Excusez-moi. Pardon !
Malgradi, sale escroc !
Vous devriez �tre chez vous, � votre �ge.
Laissez-moi passer, s'il vous pla�t !
Excusez-moi !
Pas besoin de crier, je vous entends.
Pas besoin de crier, je vous entends !
Rentrez chez vous !
Excusez-moi, pardon.
Vous allez me laisser passer ?
Le Premier ministre m'attend !
Laissez-moi passer ! Je dois voir le Premier ministre.
M. le Premier ministre !
M. le Premier ministre, on doit parler ! Ils nous attaquent !
M. le Pr�sident, ne d�missionnez pas !
La magistrature, monsieur le Premier ministre !
Je dois �tre r��lu !
Peu importe.
Il a fait voter la loi, non ?
S'il y a de nouvelles �lections,
nous trouverons un homme politique...
Peut-�tre de l'autre parti.
Oui.
Tu pars d�j� ?
Oui.
Mais je reviendrai demain.
Maman ! Et le g�teau ? Tu ne l'as m�me go�t�.
Je suis all� l'acheter au magasin casher.
Je n'aime plus rien.
� qui le dis-tu !
Je dois faire tellement d'efforts.
Il pleut si fort.
- Reste encore un peu. - Je suis bien couvert.
- Tu veux que j'en mange ? - Un petit peu.
- Combien ? Beaucoup ou un peu ? - Un peu.
Comme �a ?
- T'es content ? - Bravo.
- Au revoir, maman. - Au revoir.
Tu fais une erreur.
Avance.
Je veux passer un march�.
Un march� ?
- Avec moi ? - Oui, avec toi.
Une prochaine fois.
POUR MON P�RE
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