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Original subtitles

Alors, madame Verbruggen, on part sur un rouffle -en -boyant. C 'est prétendant,

cette année.

Dépêchez -vous un peu, j 'ai un poulet qui m 'attend chez le boucher.

Chloé, je veux le même blond qu 'Anne -Sophie Lapix.

Je vais vous trouver ça.

Alors, c 'est OK ? Combien ? Quatre mille.

Cinquante pour cent sur les jouets des enfants, non ? Allez, mesdames, prenez,

des promos pour vos cadeaux.

Et ta banque, elle a dit OK juste comme ça ? C 'est notre banque. La mienne, tu

penses bien qu 'elle a refusé.

Attends, t 'as pris un crédit conso pour rembourser l 'empreinte de ta baraque ?

C 'est chaud.

T 'avais un seul crédit, maintenant t 'en as deux. En plus de celui de la

voiture. Non, mais t 'es pas bien. Mais j 'ai pas le choix.

Jérémy est en fin de droit, les enfants, ils nous coûtent un bras et ça fait des

mois qu 'on paye plus les traites de la maison.

Il fallait bien que je trouve une solution.

Et il flippe pas trop, Jérémy ? Il est pas au courant.

Tu devrais lui dire quand même.

Madame, une promo pour vos enfants.

Bonne journée.

Allô ? Maître Saint -Rouze ? Oui ?

Ah bon ? Ah bon ?

Ah bon ?

T

'as gardé ton costume ? J 'ai fini plus tôt.

J 'ai un truc à te dire.

Mon père est mort.

Bah je croyais que tu savais pas qu 'il était ton père.

Bah non, je viens de l 'apprendre.

Et tu sais quoi ? J 'hérite.

T 'hérites de quoi ? D 'un hôtel, à La Réunion.

Et j 'ai le droit à 50 % des parts. Pourquoi 50 % ? Parce que j 'hérite

'un frère et on va partager le magot.

Mais tu te rends compte ? Faire mon chômage, nos galères, tout ça, c 'est

Je te l 'avais dit. Ah non, non, non, tu m 'as rien dit du tout.

Non, mais je me l 'étais dit à moi -même, c 'est pareil.

Tu voulais me dire quoi ? Rien, en fait. Rien, rien.

C 'est génial, c 'est arrangé.

Je suis trop content.

Mais attends, c 'est ton vélo, ça !

Tu prends le vélo !

Bienvenue chez moi.

Ça y est, c 'est chez toi maintenant.

C 'est mes origines, c 'est pareil.

Tu ne veux toujours pas me dire comment tu as fait pour les billets ? Secret

professionnel.

Ils sont où nos petits à la Réunion, la vanne et le sort ? Allez !

Je finis ma story, j 'arrive.

Maxime, qu 'est -ce que vous faites ? Je suis là, je suis là. Enzo ! Il est

vacant ! Ouais, mon chat. T 'imagines, ça fait trois ans qu 'on n 'en a pas

pris.

Pilote d 'hélicoptère, pilote d 'avion. Bon alors ! Comme quoi la vie... Ça va,

Lise ? Elle n 'a pas suivi. Mais comment ça ? Elle n 'a pas suivi. A priori, à l

'heure qu 'il est, elle sera entre Francfort et Bucarest.

Ils ont promis de me la ramener, mais bon... Je suis dégoûté parce que j

pensé au brassard d 'Enzo pour lui apprendre à nager.

C 'est cool ! Bah ouais, si j 'étais pas là, qui s 'occuperait de toi, mon petit

lapin ?

Je sais pas, ses parents peut -être ? On a rendez -vous avec ton frère. Oui t

'as raison, faut pas tarder, on lui pique le chèque et à nous la belle vie.

Le chèque, le chèque, le chèque, le chèque, le chèque, le

chèque, le chèque, le chèque, le chèque, le chèque, le chèque.

Le chef de... Ah ouais, carrément.

Bonjour.

Bonjour.

Max,

tu viens m 'aider ? Ouais, j 'arrive.

Là, cette fois, je peux le dire.

Bienvenue chez moi.

Enfin, 50%. Vaut mieux 50 % quelque chose que 100 % d 'un lit.

Avec une litue, j 'ai rien à dire. C 'est bien, c 'est bien.

On peut monter dans les...

Vanessa, viens ! Vanessa, dépêche -toi ! Viens, ma puce ! Waouh, c 'est

mortel ! J 'espère que le Wi -Fi est gratos, parce que je vous préviens, moi,

hors de question de perdre mes flammes.

Par contre, Jérôme, tu te félicites pas en tant que patron, les voiturettes, c

'est pas très écolo. Ça t 'a pas dérangé de prendre l 'avion, en tout cas, hein

? Ah bah non, pourquoi ? Ah ouais, quand même.

Oh, le pied ! Oh, mon chéri !

Attendez. Merci.

Voici vos boissons. Merci.

Merci chérie.

Merci.

Tu réalises ? Non, toujours pas.

Et vaut mieux dans un sens.

Parce que là, si je m 'écoutais, j 'aurais presque envie de m 'installer

une fuite pour le restant de mes jours.

Trêve de chaud avec la réverbération, je vois rien sur l 'écran.

Vivement qu 'on rentre. Non mais on m 'attend pour une soirée le week -end

prochain.

Il y a quand même des super photos à faire pour une fois.

Quand même ta mère elle a buvé de t 'avoir jamais dit qui c 'était ton père.

Ouais, et là je sens que la roue tourne.

Merci papa ! Du coup je peux l 'avoir maintenant mon scooter ? Les priorités d

'abord, on finit de payer la maison, la voiture. Mais t 'as vu l 'hôtel ? Des

scooters je vais pouvoir m 'en prendre un par jour de la semaine.

Antoine. Pardon.

Pardon.

C 'est parce que je suis troublé.

Non, c 'est moi, votre frère.

Enfin, ton frère.

Comment ça ? Je suis Antoine Bouville, le fils de ton père.

Mais en fait, tu es... Blanc.

Dominique, mon ex -compagnon.

Notre fille.

Jérémy et moi.

Très bien.

Du coup, on s 'embrasse ?

Non mais c 'est vrai, c 'est pas parce qu 'on est un peu chez nous qu 'il faut

se croire tout permis.

J 'avais juste besoin de me rafraîchir. En hurlant comme un dernier en slip.

Si t 'as chaud, tu marches à l 'ombre et tu prends un cocktail.

Bon, on a rendez -vous avec le notaire.

Pas de conneries.

Alors, bon, la situation est simple.

On a selon moi deux solutions.

La première, bon ben, on refuse l 'héritage.

Ou alors ce qu 'on peut faire, c 'est vendre à quelqu 'un qui rase l 'hôtel,

en reconstruit un nouveau et qui prend les dettes à son compte.

De quoi ? Comment ça ? Attends, attends, attends. Pourquoi ? Pourquoi refuser l

'héritage ? Si on le vend, on peut en tirer un bon prix.

Ah, non.

Ton père, il en vivait bien, lui.

Notre père.

Oui, il en vivait, mais à crédit, seul.

Non.

Non. Aujourd 'hui, pour en vivre, il faudrait réinvestir, le transformer.

Hop ! Autant dire que c 'est sans moi.

Ça me paraît un petit peu exagéré, parce que franchement, moi, je trouve ça

vraiment nickel, ici.

Ici ? Mettre ça en hausse, t 'as pas expliqué ?

Vous expliquez quoi ? C 'est l 'hôtel où je travaille, directeur.

L 'hôtel de mon père, enfin de notre père, c 'est plus bas, sur le lagon.

Oh ! Bon, on peut le voir cet hôtel ? Bon, allons -y.

Blague ? C 'est

mignon, hein ? C 'est plus typique pour un hôtel de La Réunion, non ?

Voilà.

Le problème, c 'est pas l 'hôtel en lui -même, c 'est les dettes.

Depuis la disparition de papa, il tourne en ralenti.

On attendait la liquidation.

Bon, vas -y, chérie. Le notaire vous attend, on verra après.

Messieurs, dames, vous êtes servis.

Mais qu 'est -ce qui se passe ? Chique, papa. Mais attends, mais il y a tout

ici. Il y a même une boutique de fringues. Tiens, Enzo.

Alors, vu l 'urgence, je me suis pris deux, trois tenues, tu vois, en

ma valise.

Avec quel argent ? Maxime, je dois te rappeler qu 'on est dans la team du

ou pas ? C 'est marrant parce que quand j 'ai expliqué ça au vendeur, il est

devenu hyper sympa.

On a mis tout ça sur la note de Jerem, comme ça, il n 'y a pas de souci.

Bon, et sinon, les bulots, rassurez -moi, vous allez goûter l 'eau de l

Indien, quand même. Faire bouper par un toile, jamais de la laïc.

Il n 'y a pas de requin dans le lago.

Qu 'est -ce qu 'on sait ? Tout le monde le sait. La barrière de corail nous

protège. Oui, il a raison. T 'as plus de chances de te faire frapper par la

foudre. T 'es un génie, toi.

Hein, t 'es un génie ? Ah bah, je savais pas, merci.

Sous le rond, on se brosse pas, de toute façon.

Agence bancaire de Roubaix -Nord, bonjour. Oui, bonjour, c 'est Madame

Dites -moi, contrairement à ce que je vous ai dit,

besoin de 8 000 euros au lieu de 4 000 euros pour mon prêt à la conso ? Ce

serait possible ? Ah non, mais vous plaisantez. Vous êtes déjà à 46 % du

'endettement, Mme Delorme. Ah, ça, c 'est impossible.

Vous comprenez ? Si vous avez un problème pour payer, dites -le moi. Non,

tout va très bien. Je demandais juste ça comme ça.

Non, mais Mme Delorme, écoutez -moi. Merci. Si vous ne payez pas votre

échéance, cela entraînerait... Ah, merde.

Ah, voilà. Oui, oui, c 'est ici. Merci, oui.

Voilà. Super.

Merci beaucoup.

Eh non, mais Vanesse, si tu veux bronzer, il va falloir que tu m

stratégie du pull avec un jean.

À son nom.

Avec le décalage horaire dans deux heures quand mes potes vont se lever,

vont être verts de voir mes potes.

Après, j 'irai me baigner.

Eh, dis donc, le périscope, un peu de discrétion là -haut.

Ouh là, tu lui as tapé dans l 'œil à la James Bond girl.

N 'importe quoi.

Laisse pas passer ta chance, va lui parler. Lui parler ? Non, t 'es malade

quoi ? Bah pourquoi ? Ça reste un moyen super pratique pour faire connaissance,

non ? Genre t 'es pas au courant que nous les jeunes, on n 'a pas besoin de

parler pour communiquer. Maxou, fais confiance à ton vieux père, va la voir à

'ancienne. Qu 'est -ce que tu veux que je lui dise ? Tu lui dis que t 'es le

beau -fils du patron de l 'hôtel, ok ? Ok.

File, champion.

T 'es grave, papa.

T 'inquiète, je t 'aide.

Il y a quelqu 'un, là ? Il n 'y a jamais personne à cette foutue réception.

S 'il vous plaît.

Oh ! C 'est mon temps, là ? C 'est possible d 'avoir quelqu 'un, s 'il vous

plaît ? Il y a un client au desk.

Vous n 'entendez pas la sonnette ? Si, si, justement, je me demandais si quelqu

'un allait répondre.

En même temps, il paraît qu 'il y a des nouveaux patrons qui arrivent.

Je pense qu 'ils vont gérer. Mais là, c 'est pas votre travail ? Ah si, mais là,

je suis en pause.

Ok, vous êtes la femme du nouveau fils du patron, c 'est ça ? Oui, on peut dire

ça comme ça chez sa compagne.

Alors dites -lui bien que ça aiderait à la productivité de savoir à quel moment

de la journée on s 'arrête.

Surtout que les tamoules, c 'est pas le monopole de la pause quand même. Les

tamoules ? Ils ont une pause en plus. Et les musulmans, ils ont la prière sur le

temps de travail.

Cinq fois par jour quand même.

Bon, alors moi, je suis fumeuse. J 'ai le droit aux pauses, comme les autres

légions.

Oui, enfin, on ne peut pas dire que fumer, c 'est une religion. Pourquoi pas

Moi, quand je fume, ça me fait militer.

Et du coup, vous voulez vous occuper du client ? Ben non, ce n 'est pas à moi

de... Moi, c 'était pour vous entraîner.

Pas de problème, j 'y vais.

Oui ? Salut.

Salut.

Je t 'ai vu me sourire tout à l 'heure.

Tout le monde se sourit ici.

Attends, on pourrait discuter ? Ce soir, peut -être ? Je suis pas à l 'hôtel,

je vis à la saline.

Et je sors pas avec les métros.

Les métros ? Les touristes de la métropole.

Ah mais je suis pas un touriste, moi je suis le fils du patron.

T 'es le fils du patron ? Ouais.

T 'en as de la chance.

Gros mytho.

Non mais... Attends, je te jure que c 'est vrai.

Non mais j 'aurais dû me goûter.

C 'était trop beau.

On repart à Roubaix. Mais attends, on vient à peine d 'arriver. Non mais t 'as

compris ce qu 'ils m 'ont dit là ?

C 'est mort. Mais qu 'est -ce qu 'on va dire aux enfants ? Je ne sais pas.

Franchement, on a d 'autres problèmes que de penser à abriger les vacances des

enfants.

Bien, au revoir.

Maître, merci.

Bonne fin de journée.

Pareillement. Au revoir.

Au revoir.

Je sais que tu ne l 'as pas connu, mais chaque fois que mon père faisait quelque

chose pour moi, ça se transformait en fiasco.

C 'est comme ça.

Alors, je comprends ce que tu ressens, mais... Merci, hein, mais...

je te cache pas que c 'était hyper important pour nous, cet héritage.

Mais y a pas moyen de récupérer un peu d 'argent ? Genre... Mille mille euros ?

Non, je suis désolé.

Bon. Vous venez dîner à la maison demain soir ? Oui, avec plaisir.

Hein, chéri ? Les enfants font un patient connaître leurs cousins.

Allez, je dois passer un coup de fil et puis je vous dépose à l 'hôtel ? Oui.

Ok.

Attends, attends, attends.

Si c 'est celui -là mon hôtel, c 'est qui qui va payer pour celui en or ? Ah

oui.

Ah oui.

Ah,

alors les jeunes, ça y est, l 'affaire est dans le sac de plage ? Oh là là,

qu 'est -ce que vous avez pris pour ce montant ? Regardez ça, regardez ça.

Qui a pris un magnum de champagne ? Je crois que c 'est Vanessa avec ses amis,

là. Ah non, non, mais attends, rassure -toi, c 'était pas pour le boire. Non,

non, c 'était juste pour s 'arroser avec, tu vois, comme les jeunes, quoi.

Ben, laisse ça, sors de l 'eau ! Les madarones... Mais papa, t 'inquiète pas,

'est Aline Clude. Ben oui, c 'est Aline Clude, j 'irais me détester, c 'est de

nouveau tout contracté, là. Allez, commande -toi un drink, on est un peu à

maison, là, quand même, mon grand.

On arrête toutes les consommations immédiatement. Mais qu 'est -ce qu 'il

prend, lui ? Calme -toi, on va trouver une solution, chérie. Non, mais quelle

solution ? Vous voulez que je m 'en arre ? Attendez, on peut m 'expliquer, là,

ou même ici, on continue à me traiter comme un enfant ? Qu 'est -

A partir de maintenant, toutes les consommations de l 'hôtel passent par

? Ok, ok.

T 'inquiète, je te rembourse dès que je peux.

Juste, je dois te prévenir, j 'ai fait quelques petites emplées de

vestimentaire.

Ben quoi, j 'ai perdu ma valise, je vous rappelle.

Je vais régler ça à la réception.

Tu envahis ton ex ? Non mais ça lui monte à la tête son héritage. Bon là, c

vraiment pas le moment.

Alors je vais te parler de quelque chose d 'un peu plus préoccupant. Il y a

Maxime qui a un petit crush sur une jeune fille.

Juste, t 'en es où toi, des discussions sur la sexualité avec lui ?

Non mais c 'est pas le moment pour ça non plus.

Ah bah si, si si, crois -moi que dans cette configuration -là, huile solaire,

palmier et compagnie, si si, le moment va très vite arriver.

Non mais attends Chloé !

Il va arriver d 'un moment à l 'autre.

Mais je devrais... Alors ? Je te raconte pas le bordel.

Il croyait que l 'héritage, c 'était mon hôtel.

J 'ai dû tout t 'expliquer.

Enfin, maintenant c 'est réglé.

Et c 'est tout ce que t 'as raconté ? Et ton frère, il est comment ? Il est...

sympa. Un peu largué, mais sympa.

Tu viens de rencontrer ton demi -frère pour la première fois et tout ce que t

'as à dire c 'est mais il est sympa. Quoi attends je le connais pas ce mec.

Sa famille encore moins.

Il reparte le week -end prochain.

C 'est ton frère.

Mon frère c 'est le dernier des problèmes sur la longue liste des

'a laissé mon père.

Thierry, tu peux refuser un héritage mais un frère ça se refuse pas.

Qu 'est -ce que tu fais là ? Bah toi je te connais par cœur, quand tu fais cette

tête là c 'est que... J 'ai fait une connerie.

Jérémy n 'est pas au courant.

Mais j 'ai pris les billets d 'avion avec un crédit. Ah ouais ? Ce crédit je

devais m 'en servir pour rembourser l 'emprunt de la maison.

La banque nous menace depuis des mois.

Bah tant qu 'il crève c 'est ça le capitaliste de merde là ? Oh dis pas de

bêtises. J 'y ai cru à cette histoire d 'héritage, je me suis dit qu 'on allait

se refaire et qu 'on avait enfin de la chance.

Attends pourquoi ? Parce qu 'il n 'y a plus d 'héritage là ?

Bon ben tu sais quoi, il n 'y a pas de souci. Vous venez tous crécher à la

maison. T 'as un studio Tom.

Dominique.

Dominique.

Dominique.

Non mais t 'es complètement dingue. Oh là là.

Mais quoi ? Tu m 'as fait super peur là.

Faut qu 'on déménage. Quoi ? Mais...

Oui, 3h du mat', ça peut vraiment pas attendre demain matin, là. Je te parle

rouper. Si on vend la maison maintenant, on récupère un peu d 'argent pour s

'installer ici.

Attends, mais Jérémy est OK avec ça, là ? Tu nous trouves un conteneur pour

ramener les affaires, d 'accord ? D 'ici là, pas un mot.

Moi, je m 'occupe de Jérémy.

Oh, mais moi, je le connais, à mon avis. Il dira jamais oui, hein. T 'inquiète,

Josette.

Oh, c 'est drôle.

Non mais la loose toi ! La loose ! La loose ! La loose ! La loose ! Ah oui les

jeunes, faut positiver ! C 'est l 'aventure ici ! Ah ouais trop cool, à

dans une chambre ! Bienvenue en Afghanistan

! Je suis sûre que le papier toilette c 'est pas des rouleaux, c 'est des

feuilles marron. Non Vanessa, tu peux arrêter de bloquer sur les détails s 'il

te plaît ? On va passer une semaine sur une île paradisiaque.

On doit pas avoir la même définition du paradis.

Tu verras que tu seras la première à nous supplier de rester ici.

Pourquoi tu dis ça ? T 'en crois pas si ça nous plaît ? On changerait de vie

depuis tant qu 'on en rêve.

On va surtout rentrer à Roubaix, oublier toute cette histoire et reprendre nos

vies comme avant.

Moi je suis carrément d 'accord avec Chloé, je pense qu 'on va être trop bien

ici.

C 'est mignon.

Ah, bienvenue !

À la famille de M.

Jacques. Vous êtes ici, chez vous. En même temps, c 'est le cas de le dire,

une fois.

Je suis Jean -Denis.

Je suis enfin... J 'étais le prêtre -roi de votre père.

Je vais vous laisser découvrir le bureau de votre père.

Et puis, moi, je vais montrer leur chambre aux enfants.

Et puis, au monsieur aussi.

Moi, c 'est Dominique. On y va ? Oui.

Allez.

Excuse -moi, je cherche le bureau de mon père, pardon, de M.

Bouville. Ah, il est juste là.

Juste là ? Oui.

C 'est qui ? C 'est moi.

Comment il a fait pour récupérer cette photo ? Ta mère a dû lui envoyer.

Si je parlais encore à ma mère, je peux te dire que j 'aurais une petite

conversation.

Je lui en veux.

Elle a fait son choix.

Non, non.

Pas à ma mère, à mon père.

Elle m 'a jamais manqué.

Mais là, de voir que...

qui savait des choses sur moi, qui pouvait me contacter.

Pendant ce temps -là, il avait un autre fils. Je me dis, pourquoi pas moi ?

Parce que moi aussi, j 'aurais pu travailler dans un palace, avoir une

vie. Mais au lieu de ça, j 'ai quoi ? Un hôtel en faillite ? Ça ne sert à rien.

Sinon, mon avenir, c 'est un costume tout pourri à Roubaix.

Et si on restait là ? Mais non.

Non, non, non.

La poésie des tropiques, là, j 'en peux plus.

J 'ai juste envie de rentrer à Roubaix.

Mais quand on est arrivé, t 'étais tout content.

Mais là, je le suis plus.

Là, j 'ai juste besoin de ma maison, de mon lit, d 'un café au lait.

Rentrez. Maman, respire.

Bienvenue.

Victoire, ma femme.

Voici la compagne de Jérémy, Chloé.

Enchantée.

Oui.

Et Jérémy, mon frère. Bonjour.

Enchanté.

On ne se ressemble pas beaucoup.

Plus que vous le croyez.

Bonsoir. Bonsoir. Et voici donc... Dominique.

Excuse -moi. T 'inquiète, chaussette.

Moi, je suis l 'ex de Chloé, je m 'occupe des enfants, comme ça, ça allège

peu la charge mentale de Chloé. D 'accord.

Bon, Antoine ne m 'avait pas prévenu, mais bienvenue.

Les enfants, venez, venez.

Notre grande, Lucie, et son frère. Bonjour.

Frédéric. Bonjour.

Eh bien, je vous présente Enzo, Vanessa et Maxime.

Ouais, on s 'est croisés à l 'hôtel.

Ah ouais ?

À la réunion, tout commence toujours et se termine aussi par du rhum, donc je

vous invite à me suivre.

Pardon, excuse -moi. Non, je t 'en repris.

C 'est ton père, Antoine ? Oui.

On est cousins, du coup. Ben non.

Pas trop, parce que Jérémy, c 'est mon beau -père. C 'est le mec de ma mère.

Enzo, c 'est son fils, donc lui, c 'est ton cousin.

Maxime préfère.

De quoi ? Que vous ne soyez pas cousins.

Je vais vous chercher à voir.

Tu m 'aides Frédéric ? Elles sont trop bonnes.

C 'est pas elles, c 'est le monoeil.

Pas mal les filles.

Elles sont bien ? Ah bah c 'est cool.

Et voilà pour vous.

Ça va, tout va bien ? Oui, merci de nous accueillir.

Y 'a pas de quoi.

Merci aussi pour ton jet avec la note de l 'hôtel. Non mais c 'est rien, c 'est

normal ça.

D 'ailleurs, j 'ai proposé à mon frère de rester dans le mien d 'hôtel, mais il

a refusé. Ouais, Jérémy, tu sais, c 'est un ours mal léché.

Pas trop déçu pour l 'héritage ? On a tout perdu.

La banque va saisir notre maison.

Comment ça ? Jérémy n 'est pas au courant, j 'ai pas voulu qu 'il panique,

si on rentre à Roubaix, on est à la rue avec les enfants.

Faut que tu m 'aides, Antoine.

Mais... Qu 'est -ce que tu veux que je fasse ? Bah, si on reprenait l 'hôtel,

tu... Tu pourrais nous aider, enfin, je veux dire, tu pourrais nous conseiller

et tu pourrais m 'aider à convaincre Jérémy que c 'est jouable.

Tu garderais tes parts dans un premier temps, hein, et qu 'est -ce que tu

risques ? Chloé t 'a dit ? Justement, oui.

Que j 'avais été cuiteau ? Ah, enfin non.

Niokman, on m 'appelait.

Ah.

Tu l 'as fait mariner tes coquilles, toi ? Tu

parles vraiment sur le gâteau, s 'il te plaît ? Tu me saoules, là. Ça suffit,

maintenant ? Oh, ben, OK, alors.

Et la différence entre un crocodile et un alligator ? Je ne sais pas. C 'est

gaillement pareil.

C 'est quoi ? C 'est gaillement pareil.

C 'est pas mal.

Est -ce que je peux avoir un morceau de gâteau ? Oui, bien sûr.

Viens, mon grand.

Merci, tata.

Il n 'y a pas de souci, mais je préfère que tu m 'appelles Victoire.

Pourquoi on ne m 'a jamais dit que j 'avais une tata et un tonton ici ? Eh

il se trouve que ce sont des histoires d 'adultes un petit peu compliquées.

Dominique dit que Papy a fricoté avec la populace locale. Ça veut dire quoi ?

Non mais Enzo, j 'ai pas dit ça exactement comme ça, les gamins.

Vous pourriez mieux tout expliquer avant qu 'il ne passe sa vie sur le divan d

'un petit.

Je vais reprendre un peu de rouge, moi j 'ai rien, s 'il te plaît.

Non mais, je vais t 'expliquer mon chat.

En fait, il y a très longtemps, ici, à La Réunion, Mamie Vianna était avec un

monsieur qui s 'appelait Jacques.

Et en fait, ce monsieur était déjà marié avec la maman d 'Antoine.

Et du coup, Mamie est partie vivre à Roubaix avec un bébé dans le ventre.

Le bébé, c 'était toi ? Oui.

Il est mort comment, Jacques ? Il est parti pêcher en mer et il est passé par

-dessus bord.

Il s 'est fait manger par un bouquin ? Ça m 'étonnerait, il n 'était pas

comestible. Mais il a laissé à papa un super hôtel.

Ah ouais, super.

Ouais, enfin, un hôtel criblé de dettes.

Un hôtel qui a le mérite d 'exister sur une île paradisiaque, mon amour.

Avec plein de possibilités et j 'en suis sûre, une affaire qui peut se

transformer en or.

Ok, et ? Donc tu veux que j 'accepte l 'héritage, c 'est ça ? On pourrait

relancer l 'hôtel et... Relancer l 'hôtel ? Non mais attends, tu t

moi ou à Antoine ? Parce que moi, je te rappelle, je ne suis pas du tout

hôtelier, je bossais dans les télécoms.

Non mais écoute -la, Jérôme. Non mais je l 'écoute, là.

Non mais elle a souvent bon quand même. Pardon pour l 'expression, mais c 'est

vrai que ce n 'est pas con.

On pourrait faire le grand saut.

Qu 'est -ce qui nous retient à Roubaix, en fait ? Nos formidables carrières

pleines d 'avenir ? Nos rendez -vous chez Pôle emploi, les lissages

les couleurs violettes, attendre que rien n 'arrive ?

Alors c 'est vrai que c 'est compliqué de changer de vie comme ça, du jour au

lendemain, d 'environnement, mais... Mais bien sûr, c 'est pas envisageable.

Enfin, Antoine a raison.

Si,

c 'est envisageable.

C 'est pas facile, mais faisable.

Par contre, pour le relancer, il va falloir faire des sacrifices.

Oui, mais ça, ça nous connaît.

Mais j 'ai pas du tout envie de vivre ici, moi.

Moi, je suis de Roubaix. Voilà, j 'aime la bruine, les corons, les moules, et en

plus, je suis supporter du logement. Non, c 'est pas vrai.

En fait, la vérité, c 'est que tu refaises tes racines. T 'en veux à ton

t 'avoir abandonné et tu rejettes cette île en bloc. C 'est pour ça que t 'es

pas bien depuis qu 'on est ici. N 'importe quoi.

Viens, si je vous recevrais un petit verre de rhum. Allez, banco bueno.

Voilà.

Ou pour vous, qui d 'autre ? Merci.

Au cour, j 'aime pas la gueule.

Allez, bonne nuit.

Vanessa.

T 'embêtes pas tes frères, on pose les portables là. J 'en peux plus de ce

taudis, je veux rentrer à Roubaix.

Hé Maxime, si jamais t 'as des questions à me poser sur je sais pas moi, je dis

n 'importe quoi, sur Lucie par exemple, bah t 'hésites pas, mieux vaut tard que

jamais. Quoi tu me dis ça ? Comme ça, comme ça, je t 'ai observé puisque tu

ressens c 'est pas honteux quoi voilà.

Il ressent quoi ? Mais arrête toi, je ressens rien du tout. Bon d 'accord, d

'accord, d 'accord, je suis au bout du couloir au cas où, ok ? Enzo, les dents.

Je les ai lavés avec maman.

Oui, c 'est ça. Dépêche -toi, gros monteur.

Ok, je vais.

Bon, extinction des feux dans 15 minutes.

Banette.

Portable.

Papa, t 'es sérieux ? Et qu 'est -ce que t 'as répondu ? Rien, j 'ai pas osé lui

dire non.

Et puis en même temps...

Ça me coûte rien de leur donner des conseils s 'ils se lancent, non ? Oui d

'accord, mais rassure -moi, tu vas pas t 'investir dans l 'hôtel de ton père ?

Pas du tout.

Déjà, je fais mal partie de leur affaire.

Depuis il y a longtemps que j 'ai arrêté de fantasmer sur cet hôtel.

Antoine, t 'es sûr ? T 'as pas l 'intention de reprendre l 'hôtel avec ta

famille, qui a l 'air un peu spécial quand même.

Pas du tout.

Alors voilà, quand tu commences toutes tes phrases par pas du tout, oui, je

commence à m 'inquiéter.

Tu sais, moi, j 'ai rien à me prouver.

Ce qui compte, c 'est nous.

T 'en fais pas un peu trop, là.

Mais c

'est

pas possible, Coé.

On s 'était dit qu 'on se dirait toujours tout.

Qu 'on se ferait jamais de trucs comme ça dans le dos l 'un de l 'autre.

J 'ai voulu te protéger.

Mais me protéger de quoi ? Je voulais pas que tu culpabilises. Je voulais que

te sentes toujours le chef de famille.

Je sais pas, j 'ai agi à l 'instant parce que je t 'aime. Mais on va faire

maintenant, Chloé ? Tu parles pas si fort, tu vas réveiller... Dis -moi, tu

qu 'on fasse quoi, là ? Je sais pas ! J 'irai à l 'hôtel ou je... Je sais pas

quoi te dire, je suis fatiguée, j 'en peux plus, mon petit ! Oui ! Non, juste,

excusez -moi, mais là, vraiment, on vous entend pas. Non, mais on s 'en fout,

merde ! On peut s 'engueuler, ma femme et moi, sans que tu débarques en plein

milieu de la nuit, là ! Ah non, mais bien sûr, Jérémy. Bien sûr, je

mais juste, madame, on croise de vous entendre vous disputer comme ça. Et puis

surtout, ça fait peur au petit, quoi.

Pourquoi vous diputez ? Tu fais chier, Dom. Non, mais plein d 'argent n 'est

jamais mortel. Une maison, ça se rachète en plus.

Attends, parce que même Dom était au courant avant moi ? Je me casse.

Je suis désolée. Merde ! Je suis désolée ! Merde ! Merde, merde, merde.

Merde, merde.

Merde, merde.

Tu veux qu 'on tombe avec toi ? Moi aussi je suis désolé, ça m 'a échappé.

De toute façon ça ne change rien au problème.

C 'est quoi l 'histoire avec notre maison ? On n 'a plus de maison ?

Nuit difficile ? J 'ai besoin de réfléchir au calme.

Tu vas t 'y faire au début il te pique et après il t 'adopte.

J 'ai discuté avec

Chloé hier soir.

Ben on est deux.

Si jamais tu voulais reprendre cet hôtel...

Je dis bien, si jamais, je serai là.

Comme un frère.

Dans le pire des cas, on a la chance d 'avoir le temps d 'apprendre à se

connaître.

Et dans le meilleur, je peux te dire que tu peux difficilement faire pire que

notre père niveau gestion.

Pourquoi ta femme a dit qu 'il n 'était pas comestible ?

Parce que c 'était ni le père, ni le beau -père, et encore moins le mari

Son véritable enfant, c 'était cet hôtel et l 'esprit de fête qui y régnait.

Sa famille, c 'était les gens qui descendaient ici.

Je vois.

C 'était sûrement un pote génial, mais comme père, t 'as pas raté grand -chose.

Bon.

Tu y réfléchis ? Pépi, si t 'as besoin de quoi que ce soit, je suis là.

Merci.

Allez, faut que j 'aille bosser.

Depuis le début, tu décides toujours de tout, de toute façon.

N 'importe quoi.

Qui a eu cette idée de rester ici ? Nous.

Nous deux.

Moi, je ne suis pas comme vous.

J 'ai une vie à Roubaix.

Tout le monde m 'attend là -bas. Comment je fais, moi ? Non, mais Vanessa, tu te

rends compte de la chance que c 'est de pouvoir rester vivre ici ? Je crois que

c 'est une des meilleures idées que maman ait jamais eue.

Jérémy aussi.

Jérémy, bien sûr. Non, non, mais bien sûr.

Est -ce que Dom reste avec nous ? Évidemment, bonhomme.

Non, mais tes parents, ils vont avoir besoin d 'aide. Je les vois mal s 'en

sortir sans moi, là.

Mais on va être trop bien ici.

Ça nous fait un nouveau projet de vie, un but.

Perso, c 'est ce qui me manquait moins. Truc, tu vois. On a confiance que c 'est

un peu brutal et que vous n 'avez pas eu le temps de vous habiter à ce

changement de vie.

Nous non plus, d 'ailleurs.

Et puis vous retournerez à Roubaix pendant les vacances pour voir les

Tous les métros font ça ici.

Donc maman va s 'occuper de tous les petits détails, inscription aux écoles,

tout ça.

Puis moi je vais faire un tableau Excel avec un planning d 'organisation, d

'installation, comme ça vous n 'aurez pas à vous inquiéter.

Ouf, c 'est rassurant ça.

C 'est chaud.

Je veux dire, c 'est cool, mais c 'est chaud quand même.

Donc on va aller au lycée ici maintenant ? Très bien.

Même pas en rêve, je reste ici.

C 'est bon, toi arrête de faire ta rouleau, on a compris.

Tu veux faire quoi de toute façon ? Je ne vais pas me laisser faire.

Je vais créer un hashtag ! Vanessa, tu peux arrêter, s 'il te plaît, là ? De

toute façon, on n 'a pas le choix ! Non, mais moi, je pense que j 'ai le

potentiel pour tout ce qui est activité aquatique. Moi, je vois très bien. Vous

voyez les enfants, Dominique, les lignes d 'arroser le jardin, tout ce qui est

aquatique, comme il dit.

Non, mais je pensais plus à... Donc, avec ma mère et Dom.

Et Dom. Voilà.

On s 'est laissé un mois pour arranger.

nettoyer, réparer, tout ce qu 'on peut ici dans cet hôtel.

Mais qu 'est -ce que tu fais, papa ? Je prends de l 'avance, Maxime. Je prends

de l 'avance.

Remettre l 'hôtel en état, c 'est bien, c 'est très bien.

Mais il faut aller plus loin.

Il faut regarder vers l 'avenir, fiston.

Je m 'entraîne pour donner des cours de yoga paddle.

Ok, c 'est cool.

Je ne savais pas que tu savais en faire.

Tu ne sais pas tout, mon Maxou.

D 'ailleurs, il faudrait que je te donne 2 -3 cours pour rééquilibrer tes

énergies, toi.

Tu vas en avoir besoin.

Allez, vamos !

Bon, un soir ? Originale, la famille de ton frère. Pourquoi tu dis ça ?

Tu

pourrais refaire ta vie à l 'autre bout du monde avec l 'aide de ta femme, toi

? Disons que la question se pose pas vraiment.

Non, mais regarde -le.

Il est complètement barré.

Et t 'as vu la gamine ? Elle a fait la tête toute la soirée.

Au moins, ils t 'ont libéré de l 'hôtel de ton père, c 'est déjà ça.

C 'est sûr.

En même temps, en travaillant avec Jérémy, j 'aurais eu plus de temps.

Pour toi, pour les enfants, et puis l 'hôtel est juste à côté. Non, non, non.

Je te connais, je sais comment tu travailles.

T 'es bien trop maniaque.

Pas maniaque.

S 'organiser.

Si tu veux.

En attendant, avec cette famille, c 'est le chaos permanent assuré.

Tu deviendrais fou.

Et moi aussi.

T 'imagines !

Non mais je comprends pas, si le bar est vide, pourquoi vous ne réapprovisionnez

pas le frigo ? Mais c 'est moi qui tiens le bar, donc je peux pas abandonner mon

poste. La réserve est de l 'autre côté de l 'hôtel. Mais si un client veut

consommer, vous lui dites quoi ? Tu veux venir demain ? Écoutez Jean -Denis, va

falloir passer la seconde.

Aïe ! Putain, c 'est super mal, c 'est chiant ! Ça va, on n 'est pas l 'usine

non plus hein ! Hé Vanessa, tu pourrais venir nous aider quand même ?

Désolée, j 'ai une actinodermatose. Je ne veux même pas savoir ce que tu as

inventé. Mais je n 'invente rien du tout. Je suis allergique au soleil, c

tout. Et ce n 'est pas plutôt au travail que tu es allergique ? Aussi.

Si je peux m 'éviter de rester ici.

Fais gaffe. J 'ai l 'impression que tu es en train de te choper un petit cancer

de la peau.

Quoi ? Il n 'a pas un peu grossi ce grain de beauté ? N 'importe quoi.

On fait une pause ? Oui, carrément.

Bonjour les travailleurs.

Viens me baigner au moins. C 'est ça, pour mourir sur un poisson -pierre à mon

âge ? Va t 'acheter des méduses. Ouais, et non.

Viens, viens baigner. Ouais, ramène -toi, Enzo.

Attendez -moi ! Aïe ! Elle est trop belle

! C 'est pas le paradis.

Allez, bougez les filles ! On arrive ! C 'est bien mon cœur.

Vas -y, c 'est ton tour.

Putain, ils font exprès d 'oublier leur clé, là, sérieux.

Ça va être comme ça toutes les nuits, sans déconner.

Non, mais sérieux, on dort quand, ici ? Putain ! J 'en ai marre ! On rentre

quoi, vous, là, en fait ? Hé, la porte ! J

'ai démissionné, oui.

Pardon ? Comment ça, démissionner ? J 'ai fini le protocole ce matin.

Tu plaisantes ? Mais comment t 'as pu prendre une décision pareille sans m 'en

parler ? Je t 'en parle. Non, mais m 'en parler avant de démissionner ? T 'as

pensé à ta famille ? Attends, je pense qu 'à ça depuis une semaine. Je me suis

dit que je voulais pas passer à côté de mon frère.

Non, non, non, je te parle de ta famille. Tes enfants, ta femme, ta

'accord ? Non, mais ça nous concerne un peu, non ? On va vivre une aventure qui

va nous faire du bien à tous. On va sortir de notre zone de confort.

Mais tu l 'aimes bien, moi, ma zone de confort ?

Mais regarde ce qu 'il a fait mon frère. Il a traversé tout l 'océan, il a tout

plaqué, il a changé de vie. Parce qu 'il n 'avait pas le choix.

Il était pauvre, il était au chômage.

Toi, tu quittes un poste magnifique dans un palace.

Qu 'est -ce qu 'on risque ? Je suis le meilleur directeur d 'hôtel de l 'île ou

pas ? Antoine, c 'est pas si simple de travailler en famille.

T 'as refusé de rejoindre ton père qui t 'a proposé cent fois et là tu t 'as

associé avec un frère que tu connais à peine.

Il débarque, il claque des doigts et toi tu dis oui.

Il n 'a pas claqué des doigts. Oui, c 'est une image.

Oui, j 'avais compris, merci. Parce qu 'il n 'est pas au courant.

T 'es la première.

Quoi ? Bah oui, t 'es ma femme quand même.

Et j 'organise ce barbecue pour annoncer la nouvelle à tout le monde, voilà.

Et je compte sur toi.

Et s 'il dit non ? Ou si Chloé refuse ? Je te rappelle que tu leur as cédé tes

parts. T 'as plus ton mot à dire.

T 'es juste chômeur.

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