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Musique épique
...
Musique jazz
...
- Vous avez goûté ?
- Non, merci. - Ils sont bons.
...
- Vous avez raison.
- Vous êtes
présentable.
- Comme toujours. - Je vous présente au préfet.
Attention, Saint-Barth,
pas de vagues.
Musique de tension
- Même pas un imprévu ?
- Aucun imprévu.
- C'est pas possible.
Cris
...
J'ai compris, pas de vagues.
Musique légère
Je peux vous aider ?
...
- Poussez-vous. - La vache.
...
Générique
...
- D'où il venait ?
- Vous attirez les morts maintenant.
- J'y suis pour rien, ça s'appelle la gravité.
Venir s'écraser dans un raout de flics, il est bien tombé.
Merci Pascale.
Bon après, là, c'est une évidence.
L'enquête est pour nous. - Vous emballez pas.
- Il s'est tué à l'arrivée ?
- D'après vous ?
- Je sais pas. - Non, avant.
- Donc,
le type s'écrase, mais est mort avant.
Vous cherchez toujours midi
à 14h.
- Sa voile de secours est ouverte, la principale est intacte.
- Et alors ?
- La voile a été ouverte par un déclencheur automatique.
- J'ai trouvé ça, Commandant.
Ca y ressemble ? - C'est exactement ça.
Ca déclenche la voile de secours quand on se rapproche du sol.
La victime n'a fait aucune manip'.
Elle n'était plus consciente là-haut.
La commissaire ricane.
- J'y crois pas, je pensais que c'était une rumeur.
Vous avez peur des cadavres.
Comment vous voulez faire une bonne analyse ?
Théo !
- Hémorragie pétéchiale.
Coloration rosée de la cavité buccale.
- Traduction.
- Il a été empoisonné.
- Donc il était mort à l'atterrissage.
- Mmh, c'est un meurtre.
- Qu'attendez-vous, alors ?
Au travail. - Bonne journée, Commissaire.
Bon, Théo. - Commandant.
- Quel poison ?
- Je sais pas encore.
- George.
Des papiers ? - Rien, je me renseigne.
- Merci.
- Il avait ça, c'est quoi ? - Un bracelet de saut.
Il avait fait 50 sauts.
Et ça, c'est très bien pour...
- Un objet totem. - Merci, Charlie.
- Commandant.
- Oui. - C'était un passionné de chute libre.
- Pourquoi ?
- Les straps, là.
Il avait une luxation chronique aux épaules.
Dur de lever les bras.
- Alors, alors...
T'es mort en plein vol, ou on a jeté ton corps de l'avion ?
- L'aéroclub le plus proche est à une dizaine de kilomètres.
- On décolle, George.
Musique de tension
...
Vrombissement
...
- Il s'appelait Matteo.
Matteo Coloni, il avait 34 ans.
- Matteo Coloni, 34 ans et son poste ici, c'était ?
- Instructeur de chute libre.
J'arrive pas à croire qu'il soit mort, c'est absurde.
- C'est une école de chute libre ?
Vous savez pourquoi Matteo portait ce bracelet ?
Il a dû sauter plus, non ?
- C'est un peu son 1er diplôme.
- Mmh. - Il le garde en souvenir.
- Il était apprécié ici ? - Tous l'aimaient.
- Bonjour, Lucas Strehler. - BONJOUR.
- Enchanté. - Matteo savait transmettre.
- Instructeur grand frère.
- Il forçait le respect.
Il a sauté sur les plus beaux spots.
- Et votre job à vous 2 ?
- Anaïs gère le matériel et je pilote.
- OK.
Ses douleurs d'épaule,
ça l'empêchait pas de sauter ?
- C'est une blessure typique.
Il faisait gaffe.
Il évitait des gestes.
- Quand il a fait son dernier saut, vous pilotiez ?
- Oui.
- Je suis obligé de vous poser la question.
Il était bien vivant ?
- Sérieux ?
Ca va pas être compliqué.
On enregistre tout.
Musique de tension
...
Daté de ce matin.
...
- OK, merci.
En revanche...
On suspend vos vols. - Vraiment ?
- On a besoin de l'adresse de Matteo.
- Suivez-moi.
Musique de tension
...
- Excusez-moi, Lucas.
C'est quoi, ces traces ? - Je sais pas.
- Visiblement,
des traces de voiture.
- Oui.
- C'est interdit.
- Vous volez de nuit ?
- Non, pourquoi ?
- Des vols clandestins.
Pour une piste
non équipée d'éclairages...
On dispose des voitures, phares éclairés, pour l'atterrissage.
Ce qui expliquerait les traces.
Ca vous dit rien ?
- Si Matteo faisait des vols de nuit, je savais pas.
Il vivait là.
Faut que j'y aille. - D'accord, merci.
Musique de tension
- Matteo faisait du trafic ?
- Il faisait des vols clandestins.
Oui, il en faisait. - Mais du trafic de quoi ?
- Ca, c'est la question.
...
Ah, charmant...
...
Alors Matteo, qu'est-ce que tu trafiquais ?
...
Avec tes problèmes d'épaules,
pourquoi mettre la trousse en hauteur ?
Ah, bah voilà.
Ton trafic rapportait.
- On a
de la visite.
Et on a un problème.
- C'est Manu Argani.
Planquez-vous.
...
- Tu as dû laisser un truc.
C'est bon, c'est bon.
- M. Argani. - Bingo.
Vous êtes mal tombés.
- C'est sûr, tomber sur une barbouze...
- Eh, un garde du corps. - Porte-flingue.
Porte-valise.
- Un voyou.
- Tu cherchais ça ?
Faut demander.
George, cette enquête prend de l'altitude.
- Le commissaire va adorer.
- Et merde, Argani...
Il manquait plus que ça, il fait quoi ?
- Il a dit avoir besoin de vacances.
C'est vrai,
dernièrement, y a eu quelques soucis.
- L'affaire des valises.
- Pleines de cash.
- Il n'a pas été inculpé.
Vous comprenez ce que ça veut dire ? - Ouais.
Qu'il va falloir se relever les manches.
- Non, parce que c'est peut-être un barbouze,
mais si les ennuis pleuvent, vous allez déguster.
- D'accord, Commissaire, pas de vagues.
- Exactement.
- George, que fait-on ?
On le tue, ou on boit d'abord un café ?
- "Les Barbouzes".
- Lino Ventura, j'adore.
Tous ces mecs qui défendent l'honneur de la France,
comme toi.
- Tu sais pas qui est ton ennemi.
Tu auras des emmerdes.
(- Oh, j'ai peur.)
Qu'est-ce que tu foutais là ? - Un saut en parachute.
- Tu viens avec ton flingue ?
- J'ai entendu du bruit, j'ai cru
à un cambriolage.
- Ah, d'accord, eh oui, George, parce que...
les barbouzes...
ça différencie pas les flics des voyous.
- Donc,
vous connaissiez Matteo.
- Matteo, je sais pas, mais lui, là...
Je te connais.
- Ah bon ?
- Saint-Barthélémy.
- Oui. - T'étais au 36 ?
- Ouais.
- Ton papa est un meurtrier.
Il est en cavale.
Comme c'est émouvant...
Le flic cherche la vérité,
car il a pas sauvé son père.
Ca...
Ca ferait un super film.
- C'est bon, là.
Je pense que t'utilisais l'avion de Matteo pour tes trafics.
Il a essayé de te doubler,
tu l'as empoisonné pour récupérer l'oseille.
- Tu sais rien, et tu peux rien contre moi.
- Ah bon ?
- T'es dans la merde.
- C'est toi qui l'es.
T'as plus de permis de port d'armes.
- Exact.
- Eh oui, mon pote.
J'ai des renseignements.
Des gens veulent se défaire de toi.
Ils attendent qu'un seul truc :
que tu fasses la connerie de trop.
- Oups, je crois que c'est déjà fait.
- George.
Vous le mettez en garde à vue.
- Eh, OK, OK.
- Ah, Monsieur
le Barbouze va passer aux aveux, George.
Je t'informe, le trafic de Matteo,
c'était ni la came, ni les valises de cash.
C'était des personnalités.
- Les vols de nuit.
- Je l'ai connu ainsi.
J'ai fait appel à lui.
Il faisait du tandem,
pour moi.
Pour passer la frontière.
- Des sauts en tandem ?
Matteo sautait avec les clients.
Dans ce cas... - Qui pilotait ?
- Je sais pas, moi, son pote, là, avec un catogan.
Musique à suspense
...
- Bonjour.
Bonjour.
...
Je peux prendre le...
Merci.
Merci.
Je veux bien la télécommande.
Merci beaucoup.
Tour de contrôle,
je vais m'occuper
de vous.
*-Vous faites quoi ?
*-Alors, le pilote ?
On nous a baladés, chacun son tour.
*-Comment ça ?
Vous êtes dingue !
*-Que s'est-il passé ?
Vous vous êtes embrouillés ?
*-Je suis au courant de rien.
*-Bip !
Mauvaise réponse.
Je mange et je reviens.
*-OK, OK.
J'étais dans le coup avec Matteo. *-Voilà.
Vous voyez.
Musique légère
...
- Des gens évitent
la douane et les paparazzi.
Des hommes d'affaires,
des stars et leur amant.
Matteo a eu l'idée de ce business.
- Il lui fallait un pilote.
Mmh ?
Où est votre cash ?
- Dépensé.
Vous croyez quoi ? - Ah bon ?
Vous avez pas tué Matteo car il est parti avec l'argent ?
- Pas du tout, y avait 0 galère.
- C'est qui, les personnalités ?
On va avoir besoin de la liste.
- Matteo s'occupait de tout. Je pilotais.
Basta, c'était la nuit.
Je posais pas de question.
Y avait pas d'autographe.
- Mmh, OK...
Le vol de tout à l'heure, il était particulier ?
- Un vol comme ça.
- Ca veut rien dire.
C'était quoi ? - C'était un vol comme ça.
- Vous savez quoi ? On va prendre votre licence.
- Je bosse comment ?
- Mmh, et nous ?
- Alors, accouchez.
- Ce que je peux dire, dernièrement,
Matteo était jamais là, il était chelou, ailleurs.
- Voilà, allez.
- Il a changé le plan.
Je l'ai parachuté à un endroit inhabituel.
- Où ça ? - A l'est de l'île.
C'est dangereux.
Pas du tout abrité.
J'ai les coordonnés.
- Nous voulons.
Vous avez plutôt intérêt.
- Je vous...
les transfère.
- Bah voilà, merci.
On a quand même besoin de votre licence.
Gabriel rit.
Musique légère
...
Ces fleurs sont sublimes.
Quel irrésistible gentleman les a offertes ?
- Un mec avec une belle chemise.
Une chemise qui s'accorderait bien avec le lit de la 212.
On va faire l'amour dans toutes les suites ?
- Y en a combien ?
- 32.
- Ca me paraît envisageable.
- Alicia, vous prenez le desk ?
Il y a un problème dans la 212. - Bien sûr.
- La télécommande fonctionne pas. - Ca arrive.
- Ca démarre pas. - Je vous montre.
*-Sur le bord de la voile,
on va commencer par dégonfler l'air.
- OK, alors... - Charlie.
Charlie. - Oui ?
- Si vous voulez, je vous apprends à faire des origamis.
Mais là, foutez ça dans un coin.
Et passez à autre chose.
- Non, Commandant.
Jamais je rangerai n'importe comment, ça va pas ou quoi.
- Zéro autorité.
- Et vous, George,
vous avez avancé sur les coordonnés ?
- D'où il a sauté, oui.
Mais où il comptait atterrir, c'est autre chose.
- Alors, Matteo,
d'après ton copain Lucas...
t'as sauté d'ici à une altitude de 12 000 pieds.
Tu chutes à une vitesse d'environ 200 km/h.
- Vent en Sud-Sud-Est.
- OK, donc ça veut dire...
comme ça.
Son arrivée est logique.
En revanche,
à cette altitude et à cette vitesse,
il aurait pu parcourir...
- 1, 6 km.
- Bravo, Charlie. - Ca, c'est facile, Commandant.
La vitesse multipliée par le temps.
- D'accord, merci.
Ce qui ferait ça.
Voilà la zone
où il aurait pu atterrir.
- Pour délimiter cette zone, il faut éliminer
les zones escarpées...
les bois...
- Les routes. - Les routes.
- Barrez cette zone,
ce sont des champs de canne à sucre, c'est coupant.
- Et ces champs.
Voilà, et bah il nous reste...
rien.
Je vois qu'une solution.
- Vous allez prendre son parachute.
- J'ai pas d'autre moyen.
- Et qui va piloter ?
Vrombissement
- C'est comme le vélo.
- A chaque fois, tu dis que ça va, et je me retrouve emmerdé.
Tu vas où ? - Je vérifie un truc.
Fais-moi confiance.
C'est 3 fois rien. - T'es infernal.
J'ai un boulot, des employés et une famille.
- T'es surtout devenu bien plan-plan.
- C'est facile, sans responsabilité.
- Chercher la vérité pour les familles,
c'est pas une responsabilité ?
- -Tu n'as pas d'enfant !
- Détrompe-toi.
- Comment ça ? - Lou !
- Quoi Lou ?
Musique rythmée Gabriel crie.
Gabriel ! ...
...
Cri enthousiaste
- Oui, George.
J'ai trouvé où Matteo pouvait atterrir.
- Vous êtes tout vert.
- Non, ça va !
- Je vous assure, vous êtes vert.
- Vous avez peut-être raison...
Je me sens moyen.
- Commandant.
Je vous envoie quelqu'un.
Vous êtes où ?
Commandant, répondez.
Commandant !
Commandant.
- George !
Ca va ! - Ca va mieux, Commandant ?
- Je me suis juste évanoui.
Ca va, ça va, George, c'est bon, ça y est, ça y est.
Bon, euh... Bon, bah voilà !
C'est une plage, quoi, à part ça, y a rien.
- Je pense pas que Matteo ait sauté pour un bain.
- Attendez, George.
Robinson Crusoé sort de l'eau.
Il doit habiter ici.
Je le prends en filature et je vous recontacte.
- OK, 007, tenez-moi au courant.
- OK.
Musique de tension
...
- Comme ça ? - Oui.
...
- Voilà où tu voulais atterrir, Matteo.
Qu'est-ce que tu foutais avec des hippies ?
Bonjour.
...
Bonjour.
...
Bonjour.
C'est coquet, ici.
Ne vous coupez pas.
Bonjour.
...
Bonjour.
Bonjour.
...
Mademoiselle !
On n'a pas fait connaissance.
...
Mademoiselle, calmez-vous !
Calmez-vous, je suis de la police !
Je suis de la police !
Propos mêlés
- Elle prétend s'appeler Jane Anderson et être anglaise.
- D'accord.
Gabriel se racle la gorge.
Euh, Jane.
Vous avez rejoint la communauté y a 3 semaines.
Comment vous êtes
arrivée sur l'île ?
- En ferry.
- La compagnie ?
- Je ne sais plus.
- Ah... - Vous n'avez pas été
enregistrée à la douane, donc pas d'arrivée en bateau.
- Vous le connaissiez,
Matteo ?
- Non.
- Oui ou non ?
- Non.
- Pourquoi avoir fui alors ?
- Vous êtes arrivée
grâce à Matteo, c'est ça ?
- Non.
- Oui ou non ?
- Bah, enfin !
- C'est pas clair.
Musique de tension
...
- Pourquoi
lui servir un thé ?
- C'est certainement le tea time.
- Vous avez une idée.
- Tout à fait, je pense que notre amie est indienne.
Sur la plage, vous avez rien compris.
Elle dodelinait de la tête,
comme ça.
En Inde, ça veut dire : oui, non, passionnant...
Qu'ils vous écoutent. Et regardez.
Sa manière de touiller son thé,
elle fait 12h-6h sans jamais toucher la tasse.
Et puis, dos droit, port de tête altier.
Même ses mains.
Elle est
d'une caste supérieure.
Faut chercher dans les tabloïds indiens.
- Vous savez combien ils sont ? - Non ?
- 1, 4 milliard.
(- C'est beaucoup ! )
Je suis sûr que vous allez y arriver.
Ah, George.
Vous avez dodeliné. - Ca peut avoir plein de sens.
- Un petit thé ?
- Merci, Charlie. - Avec plaisir.
- Commandant,
j'ai fini l'autopsie, Matteo a été tué au cyanure.
- Au cyanure ? - Mmh.
Par voie orale.
Il a dû être empoisonné 2 heures avant sa mort.
- Vers midi.
- Absolument.
- OK, merci, Théo. - De rien.
- Commandant, vous aviez raison.
J'ai trouvé ça sur les tabloïds indiens.
- Oh ! Mais c'est la suspecte !
Que fait-elle en couverture ? - Elle se marie.
- Avec un maharadja.
- Ah oui... Mais alors, ça veut dire...
- Qu'en réalité, elle s'appelle Indira Prasad.
Une princesse indienne.
Musique exotique
...
- Les maharadjas existent ?
- Bah, ouais. - Ils ont plus autant de pouvoir.
Ils sont descendants
des grandes familles royales.
- Elle a l'air triste.
- Son mariage la contrarie, Charlie.
- Elle l'aurait fui ?
- Pour vivre avec des hippies d'amour et d'eau de coco.
- La vie de princesse en Inde est compliquée.
- Merci,
Clarence.
J'ai eu
mon contact à l'ambassade.
La princesse a disparu depuis 3 semaines, c'est top secret.
Ils la recherchent. - Et y a une récompense ?
- Le maharadja a promis 500 000 dollars.
- 500 000 dollars ?
- Elle est trop belle.
- Donc Matteo la fait atterrir.
Il apprend son prix.
- Matteo décide de la dénoncer
pour les 500 000.
- Elle le tue
pour l'en empêcher.
- On doit la garder.
- Elle va être en cellule ? - Oui.
- La pauvre...
Musique romantique
...
- Merci.
J'ai trouvé ce que tu m'as demandé. - Non ?
- La liste des clients la nuit 25 au 26 juin 2005.
- T'as fouillé les archives ? - Eh ouais.
- Ah carrément, en espionne !
Merci.
Yes, alors...
Cathie Lorreno ?
Une maîtresse de mon père.
- Et alors ?
- Je me souvenais pas qu'elle était à l'hôtel.
- Elle pourrait avoir un lien ?
- J'en sais rien.
Que foutait-elle là ?
- Voilà votre glace vanille.
- Merci, bonne journée ! - Vous aussi.
- Avril !
Avril !
- Qu'est-ce tu veux ? - Bonjour déjà, hein.
Je voulais une petite info pour l'enquête de mon père.
Tu pourrais accéder aux antécédents d'une Cathie Lorreno ?
- T'as pas besoin de moi pour ça. - J'ai toujours besoin de toi.
- Vas-y, accouche.
- C'est vieux, j'ai plus les accès. - Donc ?
Tu veux que je demande à mon mari ?
- Il est proc', c'est pratique, après...
Tu peux aussi
regarder dans son ordinateur.
Et puis, ça reste entre nous.
- Mais Gabriel, t'es pas sérieux, là.
- J'ai pas l'air ?
- T'as surtout l'air con. - Ceci dit...
J'ai l'impression que sa chantilly a tourné.
Je te jure, sens.
Mais sens. - Ah !
Oh, mais...
- Je sens. - Non, non !
D'accord, on part là-dessus.
Tiens, voilà.
- On est quittes. - On n'est pas du tout quittes.
Putain... - Je vais te mettre la pâtée.
- Oh, non. - Et si.
- C'est toi ? - C'est moi qui défends la princesse.
- Oh, non... - Bon courage.
Musique douce
...
- Bonjour. - Commandant.
- Excusez-moi.
Petit problème
de chantilly.
Alors.
Il était une fois, l'histoire d'une princesse
empoisonneuse.
- Ma cliente est prête
à répondre à tout.
Mais cela doit rester privé.
- Si elle a assassiné Matteo, je promets rien.
Donc je reprends.
Votre cliente est indienne.
Elle a fait ses études à Oxford.
Après quoi, elle retourne en Inde pour épouser
le maharadja du Bradjapour.
C'est bien ça ?
- Mes parents m'ont forcée à l'épouser.
Je ne pouvais pas
vivre cette vie-là.
C'est pour cela que j'ai fui
ici.
- Mme Prasad.
Comment connaissiez-vous Matteo Coloni ?
- Une amie d'Oxford lui en a parlé.
Les services de M. Coloni étaient réputés efficaces.
- Sauf qu'avec 500 000 dollars à gagner...
Matteo a été tenté
de prévenir votre mari.
- Il n'aurait jamais fait cela, vous ne le connaissez pas.
- Bah, vous non plus...
- Je le connais très bien, on s'aime.
- Ah, le conte de fée...
On y vient. - Vous pouvez le prouver ?
- Comment peut-elle le prouver ?
- Il n'y a pas d'amour, il n'y a que des preuves d'amour.
Musique de tension
Chuchotements indistincts
...
...
- D'accord, j'ai compris.
Matteo avait un grain de beauté.
Enfin, un grain de beauté bien placé.
- Comment ça ?
Musique légère
...
Ah, d'accord !
D'accord, oui, oui, oui.
On va vérifier ça.
...
Il se racle la gorge.
*-Je vous écoute.
- Oui, Théo, petite question technique.
Apparemment, Matteo aurait
un grain de beauté sur la...
*-Oui.
*Sur la partie gauche du phallus, je vous envoie une photo ?
- Non, ça va, merci, Théo, très bien.
Merci.
Information vérifiée.
Je vous en prie, vous pouvez continuer.
- Entre nous, ça a été le coup de foudre.
La 1re fois
qu'il m'a sautée...
C'était
le grand frisson.
- Il l'a fait sauter.
- Ah oui, OK.
- En parachute.
- C'était très...
exciting.
"Le" liberté.
On était 2 têtes brûlées.
Avec lui, je pouvais
être moi-même.
On voulait partir au Canada.
Pour sauter au-dessus des Niagara Falls.
- Très bien, c'est très romantique tout ça.
Mais, vous m'arrêtez si je me trompe,
si Matteo était votre prince charmant,
j'imagine que les jours passés,
vous avez dormi ensemble.
- Vous n'êtes pas obligée de répondre.
- Absolutely.
Absolument, si, on ne se quittait plus.
Il dormait avec moi à la communauté.
- Il est parti à quelle heure ?
- Je dirais peut-être
quelque chose comme midi et demi.
- Vous étiez avec lui à midi.
Quand il a été empoisonné.
Musique de tension
...
- C'est sûr, c'est la fin de ma carrière.
- Je suis bien d'accord avec vous.
- Elle était seule avec M. Coloni quand il a été empoisonné.
C'est confondant. - Je crois à son innocence.
- Je suis comme vous.
Je crois pas 2 secondes à sa culpabilité.
Rien ne l'obligeait à nous avouer qu'elle était avec lui à midi.
Matteo qui quitte sa princesse à 12h30
et qui revient à 14h, c'est insensé.
- Je suis d'accord, Saint-Barth, innocentez-la.
- QUOI ?
- Je vous donne 24 heures.
Faites comme vous savez faire.
Faites peu de vagues.
Musique de tension
- Oui.
...
- Vous allez vous y prendre comment ?
- J'en sais rien, avec ses "pas de vagues".
Comme si une idée aller tomber.
- J'espère que si vous avez une idée,
elle sera plus fraîche que vous après votre saut.
- George, j'ai juste fait une petite hypoxie.
Musique de tension
- Mais bien sûr !
C'est ça, George, c'est l'hypoxie !
- L'hypoxie, c'est le mal de l'altitude.
A plus de 10 000 pieds, Matteo en a souffert.
- Qu'est-ce ça change ? Matteo est mort empoisonné.
- Oui.
Le poison a circulé plus vite avec l'hypoxie.
Cela a accéléré son effet.
- Ce qui veut dire
qu'il a été empoisonné plus tard.
- Eh oui.
Juste avant le saut, aux alentours de 14h.
- Pour une fois, vous aviez raison.
Je cherche midi à 14h.
- Matteo n'était plus
avec la princesse.
- Ce n'est pas elle.
On la libère.
- En attendant,
on n'a pas de meurtrier.
- Bah, certainement quelqu'un au courant de la récompense.
Et qui voulait livrer la princesse.
- Matteo s'y oppose et on le tue ?
- Le maharadja n'a pas
rendu public l'avis de recherche.
L'offre a circulé sur un réseau d'initiés.
- Genre un réseau
proche des services secrets.
- Mmh-mmh.
- Genre un réseau de...
barbouze ?
- Oh, non...
- Oh-oh, si.
M. Argani !
Je suis content de te revoir.
Pas toi ? - Ah, si.
Tu as des nouvelles de ton petit papa ?
- En perquisition,
on a trouvé ça.
- Jane Anderson.
Le faux nom de la princesse, tu vois ?
- Matteo t'a demandé
ces papiers ?
J'imagine
qu'il s'est dit que t'étais le style d'escroc
qui fournit ce genre de service.
- Oh là...
Commandant, vous m'avez eu, j'avoue tout.
Oui, j'ai fait des faux papiers.
Je vais aller en prison pour au moins... 5 minutes.
- Tu sais ce qui me retient ?
C'est que je vais kiffer te faire tomber pour meurtre.
Pourquoi je l'aurais tué ?
Tu délires.
- Parce que t'as reconnu la princesse.
T'étais au courant de l'offre.
T'as proposé
à Matteo de la livrer et de partager.
Sauf qu'il a refusé, alors tu l'as buté.
- Tu es pas si mauvais, comme flic.
Pour le début, tu as tout bon.
Je suis allé au club, Matteo m'a envoyé chier.
- Il l'aimait.
- Il était con. - Et donc, tu l'as tué.
Il refusait de donner sa planque.
- C'est là que tu te plantes.
Je suis pas assez con pour le buter.
C'était ma seule piste.
- Sauf qu'il était pas aussi con que tu le dis.
Il est parti la retrouver, mais en avion.
Comme ça, t'as pas pu le suivre. - Tu vois, quand tu veux ?
- T'emballe pas, va.
- Que faisiez-vous chez lui ?
Je cherchais des indices.
Pour trouver une piste sur la princesse.
- 500 000 dollars, il lâche pas l'affaire.
Et nous, on va pas te relâcher tout de suite.
Musique de tension
...
- Bon, on est à poil. - Je suis vert.
Je voulais mettre Argani au frais pour 20 piges.
- Il va tomber pour faux et usage de faux.
Sa carrière de barbouze est terminée.
- J'espère, mais il finira par s'en sortir.
On est complètement à poil.
- On sait pas comment Matteo a ingurgité le poison.
- Si j'étais la victime...
- Je fais...
comme ça, la glisseur...
Le glisseur derrière la tête...
OK.
- Excusez-moi. - Ouais ?
- Je vous dérange pas.
Mais Matteo ne le pliait pas comme ça.
- Ah, pourquoi ? - Il avait des problèmes d'épaule.
Ce mouvement-là, il pouvait pas le faire.
- Ah bah, oui, oui.
- Je peux ? Merci. - Bien sûr.
- Merci, alors, à mon avis... - Oui ?
- Il faisait...
Ca, il pouvait le faire sans avoir mal.
Ensuite, comme ça.
Là, il se mettait le glisseur dans la bouche.
- Ouais. - Comme ça.
Après, il faisait comme ça.
Ca a un goût d'amande.
- Ah oui. - Ah !
Commandant, le cyanure a un goût d'amande !
Ouvrez la bouche ! Est-ce que ça va ?
- Oui, Charlie.
- Voilà. - Encore un.
- Encore ? - Oui.
- Ca va.
- C'est vraiment génial votre méthode, bravo.
- Vous nous avez fait si peur.
- Au moins, on a notre mode opératoire, merci.
- Perso, j'avais jamais vu un parachute empoisonné.
- On a notre coupable.
- L'assassin connaissait sa méthode de pliage.
- A l'aérodrome, qui s'occupe du matos ?
Musique rythmée
...
- Police, où est Anaïs ?
- Attends-moi.
Attends-moi.
Je viens.
- OK, bah, monte.
...
- Je peux pas.
- Anaïs.
Anaïs.
Musique dramatique
...
On va arrêter les frais, hein ? Viens avec moi.
George.
...
Anaïs, petite question.
Vous préférez 15 ans de prison
ou monter dans un avion ?
- Je vois pas de quoi vous parlez. - Ah ?
Je vous ai juste trouvé très flippée.
Que se passait-il ?
Vous craignez l'altitude ?
- C'était votre secret.
Vous avez eu un accident à cause de Matteo.
Il avait mal préparé votre parachute.
- Vous avez plus jamais revolé.
Ca vous a, comme qui dirait,
coupé les ailes.
- C'est vieux, ça. Pourquoi vous en parlez ?
- Comme ça.
Et ce bracelet,
là...
C'est pas à Matteo.
Il était à vous.
Regardez.
Oh, petite trace
de bronzage.
Votre accident est survenu le jour de votre 50e saut.
C'est pas vrai ?
- On avait des rêves...
avec Matteo.
Des rêves de voyage.
De sauts dans les plus beaux sites.
Il m'avait promis de pas me lâcher.
Il s'occupait de moi.
Puis sa princesse est arrivée, là, et lui, il a changé !
Il allait partir.
M'abandonner. - C'est pour ça.
Le bracelet.
C'est pour bien
lui rappeler sa promesse ?
- Ouais, je lui ai balancé mon bracelet à la gueule.
Il a rien voulu savoir, il m'avait oubliée.
- Matteo portait votre bracelet.
Il comptait pas vous oublier.
Musique dramatique
...
- J'ouvre le mail.
Le mec a oublié la partie la plus importante du dossier.
Tu m'écoutes, Avril ? - Mmh ?
Tu veux pas qu'on parte un peu en vacances ?
Juste tous les 2.
- Sans les gosses ?
- On les laisse à ta mère.
- Pas le moment pour toi.
Tu voulais pas être bâtonnier ?
- Si, mais je trouvais que ça faisait longtemps.
- Mmh.
- Mmh ?
Ta glace a pas une drôle d'odeur ? - Bah non.
Il t'arrive quoi ?
Quand tu seras bâtonnière, on se prendra un week-end.
Qu'en dis-tu ? Là, faut que tu restes focus.
C'est important pour ta carrière. - Ouais.
T'as raison.
- Je ramène le Caddie.
Musique rythmée
...
Sous-titrage : BLUE ELEMENTS
...
...
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