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Elle est contagieuse, ce qu 'il a, Norman ? Parce que j 'ai passé toute la
journée d 'hier en planque dans sa voiture.
Non, mais arrêtez, d 'accord ? Tout va bien.
Je suis chaud, là.
J 'ai pas de la fièvre.
Non, pas spécialement.
T 'es sûre ? Oui.
On attend quoi, là, en fait ?
On attend Franck. Vu l 'état du corps, je lui demanderai de venir.
Pourquoi on n 'a pas amené directement l 'IML ? Ah, bah tiens.
On parle du jour, on envoie le coup.
La queue, pas le cou.
Qu 'est -ce que tu fais ? Vous n 'allez pas mouiller mes chaussures ? T 'as fait
comment, toi ? J 'ai pris le chemin.
Faut que j 'aille marcher sur l 'eau.
En tout cas, t 'es vachement bonne.
L 'eau, elle est vachement bonne. Elle est chaude.
Qu 'est -ce qu 'on a ? Un pêcheur est tombé sur un os.
Ah ouais ? D 'accord.
Une femme, à priori.
Vous avez pu l 'identifier ? C 'est vrai, c 'est courant. Un squelette qui
bat avec ses papiers et son portable.
Selon toi, la mort remonte à quand ? Va falloir attendre les analyses.
Mais à priori, une vingtaine d 'années.
Ah ouais, quand même ?
Alors comment elle atterrit ici ? C 'est courant, à la rame.
Et pour les circonstances de la mort, on a quelque chose qui ressemble à un
impact de balle sur l 'os temporal à droite.
On va peut -être réunir les commandantes, non ? Bah oui, mais non,
congés.
Non, mais si elle est morte il y a 20 ans, pas d 'urgence.
On va gérer.
Ok. Vous me l 'envoyez à l 'IML ?
Merci.
Depuis que j 'ai croisé ton regard, j 'ai l 'impression d 'être... Ah, pardon.
Je refais, je refais, je refais.
Léa.
Depuis que j 'ai croisé ton regard, j 'ai l 'impression d 'être dans un rêve.
T 'es le plus beau cadeau que j 'ai jamais reçu de toute ma vie. Est -ce que
veux devenir ma femme ? D 'accord.
Ben oui. Oui, oui. D 'accord, bien sûr, je...
Mais Camille, vraiment, promettez -moi, s 'il y a quoi que ce soit, une urgence,
un problème, vous nous appelez. On n 'est pas loin, on est à une heure et
Ok. Très bien, merci.
Ça va ? Tout va bien ? Oui.
Oui, ça va, ça va.
Enfin, tu reconnais pas que t 'as quand même pas de bol.
Pour une fois qu 'on prend des vacances, Erwann est au fond de son lit,
agonisant, sa vie d 'information... Et le meilleur colonel a pris sa retraite.
Eh ben oui ! T 'es en vacances maintenant, d 'accord ? Tu lèves le
C 'est toi qui lis ça ? C 'est marrant, c 'est un peu l 'hôpital qui se fout de
la charité quand même. Parce que je te rappelle que tu n 'as jamais pris de
vacances de ta vie.
Oui, mais moi, ce n 'est pas pareil.
Ah, ça doit être les enfants. Elle vient sauvée par le gong.
Paul, les enfants arrivent ! J 'adore cette maison. C 'est un petit coin de
paradis qui est tellement bien fait. Ne le dis pas trop fort parce que ta mère
va encore dire que tu prends mon parti.
Elle me fait encore la gueule ?
Elle voulait la plage et surtout paumer en pleine cambrousse.
Regarde, le jardin, elle s 'habitue.
J 'adore l 'endroit, moi c 'est un vrai point de paradis.
Ça m 'étonnait aussi, ça, Paul.
Surtout pour contredire sa belle -mère préférée.
Non, pas du tout, pourquoi vous dites ça ? Non, non, non, non, non !
Eh,
coucou ! Oh, ma petite fille ! Ça va, ma chérie ?
C 'est lui.
Donne -la -moi.
Deux secondes, maman. Deux secondes.
Donne -la -moi.
Bonjour,
mon amour. Viens voir grand -mère. Viens voir grand -mère parce que c 'est mon
tour de jour.
Oh oui, mon trésor.
Bienvenue, mon trésor.
Oh oui.
Au bord de la mer, au moyen de l 'air.
Ça va, mon cœur ? Je crois que j 'ai oublié un truc.
T 'as oublié quoi ? Le chauffe -biberon.
Je l 'avais mis dans l 'entrée avec les petits sacs.
Tant pis, c 'est pas grave. On fera ça au micro -ondes.
Comment tu vas, mon amour ? Mais ça va, et toi ? C 'est belle.
Belle ? Oui.
Ah bon ? Et Julien, il n 'est pas avec vous ? Il n 'y a plus de Julien.
Comment ça, il n 'y a plus de Julien ? Tu me disais comme ça ? Non, allez ! Tu
es au courant, toi ? De quoi ? Elle m 'a dit qu 'il n 'y avait plus de Julien.
Plus de Julien qui ? Ah, bon, ils ne se font plus ensemble.
Il ne faudrait pas qu 'on vide les bagages ? Non, mais tu sais, on fera ça
tard. Allez, viens.
C 'est vrai ? On va, on va, on va.
Qu 'est -ce qui s 'est passé entre Julien et ta soeur ?
Qu 'est -ce qui s 'est passé entre Julien et ta soeur ? Fais pas semblant
pas m 'entendre, Thomas.
Faire belle cette baraque.
C 'est génial que vous ayez réussi à prendre une semaine de vacances comme ça
tous les deux.
On est vite, qu 'est -ce que j 'ai kiffé.
Allez, suivez -moi, je vous fais visiter. Je vous en prie.
C 'est trop beau tout ça.
C 'est vrai.
Allez, go.
Tu vas t 'en sortir
?
Tu pourrais m 'aider ? Non, non, pas là.
Je te trouve très emboutie, ma chérie.
Tu sais, je crois que j 'aime de plus en plus cette maison.
Tu as raison.
Elle nous va bien.
Elle a été faite pour nous.
Je t 'aime. Toi, toi, bouge les yeux.
Ne brûle pas.
Ça va ? Ça va.
Ça passe tellement vite.
Trop.
Mais notre souhait était exaucé.
Votre souhait ? Quel souhait ? Non, mais rien.
Non, rien.
Attends, c 'était juré de s 'aimer toute notre vie. C 'est pas rien, quand même.
Vous avez seulement oublié vos deux mauvais caractères.
Oui, mais la preuve, c 'est que l 'amour est plus fort que tout.
C 'est vrai qu 'avec Paul, on a mis du temps avant de s 'avouer le sentiment,
mais... Moi, je n 'oublierai jamais notre première rencontre.
Mais oui, c 'est vrai.
Vous m 'avez parlé de ce coup de foudre en pleine prise d 'otage.
Hein ? Quoi ? Pauline, pardon, mais ça ne s 'est pas vraiment passé
comme ça.
Non, mais c 'est l 'heure, je préférerais. À chaque fois que quelqu
demande comment on s 'est rencontrés, on invente une nouvelle histoire.
Et c 'est celui qui a la version la plus normale.
Ah oui, d 'accord, vous êtes bien moquée de moi. Mais pas du tout.
Un peu du temps, mon cœur effondre à chaque fois.
Et si je peux te raturer ?
Ici, personne ne connaît la vérité.
Personne ? Je pense que tu t 'avances un petit peu, ma chérie.
Parce que toi, tu connais la vérité, peut -être.
Vous avez envie de la connaître, la vérité ? Ben oui.
Vous avez envie de la vérité ? Ok.
Alors, Paul et moi, on s 'est rencontrés en 1998.
C 'était à l 'école de gendarmerie.
98.
C 'était un lundi.
Je m 'en souviens comme si c 'était hier.
Tu lisais une revue féminine.
Non mais n 'importe quoi, c 'était un manuel de criminologie.
Hein ? Et t 'as tout de suite succombé à mon charme.
Non mais je rêve.
C 'est toi qui me lâchais pas du regard.
On vous a déjà dit que vous aviez des yeux irréels.
Mademoiselle Solaire, c 'est à vous.
Solaire, comme le commandant Solaire ? Bah oui, c 'est mon père.
Alors si c 'était toi, je verrais mes airs de Tom Cruise.
Vous, on n 'est pas dans Top Gun, là.
On est à l 'armée.
Salut.
Et ça, c 'est ma maman tout fâché.
Autant que si je me souviens bien, les débuts n 'étaient pas si évidents.
Et je vous rappelle que vous avez été séparés pendant plus de 13 ans.
Oui, mais on s 'est retrouvés.
C 'est bien la preuve qu 'on est faits, entre autres.
Et qui nous dit que vous n 'allez pas nous chanter à nouveau le petit air de
t 'aime moi non plus ? Eh bien, rien.
Ni personne, d 'ailleurs.
Mais on s 'en fout.
Regarde, toi et papa, vous êtes mariés depuis combien de temps ? 50 ans.
50 ans ? Je ne vous ai jamais vu aussi amoureux.
Il n 'est à l 'abri d 'un retour de flamme.
D 'ailleurs, en parlant de tout, ça sent le cramé, là.
Et Julien, qu 'est -ce qui s 'est passé, alors ?
Rien d 'extraordinaire, maman.
La lassitude.
On n 'avait plus envie des mêmes choses et je crois que j 'ai besoin de temps
pour moi.
Si t 'es heureuse, moi je suis heureuse.
C 'est quoi cette histoire de randonnée pour demain matin ? Eh oui, c 'est la
marche du Képi.
Votre père et moi, on l 'a faite à l 'école de gendarmerie.
22 kilomètres en montagne pour aller récupérer nos képis d 'eau.
22 kilomètres ? Oui. Ah ben non, on va pas faire 22 kilomètres, on va en faire
une partie.
C 'est absolument sublime, on est juste à côté, on aurait peur de s 'en priver.
J 'ai bien fait d 'acheter les cartes à l 'office du tourisme.
Quoi ? Des cartes ? Ah bah bon, j 'en ai confiance.
Je te rappelle que tu nous as quand même perdu dans le parc Montcalm.
Mais oui, je me rappelle, j 'ai eu la peur de ma vie. Non, non, mais pas du
tout. Maman a quand même appelé les pompiers, papa.
Bah évidemment, vous êtes partis à 10h, vous êtes rentrés à 23h, enfin ! Non,
mais attends, je ne les ai pas perdus, c 'est eux qui m 'ont... Mais non, vous l
'entendez ou pas ?
Super bon ton déo, j 'ai pas remarqué.
C 'est mon déo, ça. D 'où tu les touches, mes affaires ? T 'es
'est pas possible.
Non, je suis pas psychorigide. J 'aime pas quand on touche mes affaires, t 'es
tout.
Tais -toi, tu vas réveiller tes parents.
Je t 'aime.
Dépêche -toi, mes labours.
Mais sérieux, on était obligés de partir aussi tôt, là ? Oh là là,
c 'est magnifique.
J 'adore marcher, moi, en fait.
Oh non, mais c 'était pas des vacances, quoi.
Thomas, arrête de te plaindre, je t 'en supplie.
Profite, regarde, t 'es beau, respire.
Moi, à l 'époque, j 'avais grillé tout le monde.
Deux jours pleins, frais comme un gardon, et sans forcer, en plus. T 'es
vraiment une immense élective. T 'es arrivé, t 'étais au bout de ta vie, tu
crachais tes poumons.
Bah oui, hein.
On aurait pu faire piscine, aussi, hein.
Non, mais sérieux, quand est -ce qu 'on arrive ? Je croyais que t 'aimais bien
marcher. Allez, courage des râleurs, plus que 50 kilomètres.
Hein ? 50 kilomètres ? Non, non, mais là, on va tous mourir. Qu 'est -ce qu
sont naïfs, mais c 'est pas les nôtres.
Non, mais en plus, moi, j 'ai super chaud, là.
Eh ben, bois de l 'eau ! J 'ai pas de gourde.
Oh, tiens !
Vous avez de la chance qu 'on patrouille dans le secteur.
Vous en pensez quoi, vous, lieutenant ? Fournier.
Lieutenant Fournier.
Je pense qu 'il devait y avoir un corps au bout de ce bras.
Quoi ? Vu l 'état, à mon avis, la mort remonte à pas mal de temps.
C 'est pertinent, ça.
Comment il s 'est retrouvé là, ce bras ? À l 'unité de montagne, on a un dicton.
Parce que la montagne vous prend.
Elle finit toujours par voler en l 'air.
Bien. Eh bien, écoutez, s 'il y a un bras... Enfin, s 'il y avait un corps au
bout de ce bras, on va aller le chercher.
T 'es sérieuse, Maman ? On va vraiment faire des recherches.
Ah, mais non, mais pas vous, les enfants. J 'ai appelé votre grand -père.
venir vous récupérer sur le parking.
Maman ? Oui ? Je suis gendarme, maintenant.
Donc, je dépose les filles au parking et je reviens pour les fouilles.
Eh bien, oui.
Très bien, on ne va faire pas.
Ça va être compliqué les vacances.
Avec toutes ces ravines, il peut être n 'importe où votre corps.
On peut y passer des jours. Peut -être même qu 'on ne le retrouvera jamais.
Alors ? Alors, rien.
Ok, bon, les petits qui ont fini leur boulot de leur côté, je pense que ça ira
pour aujourd 'hui.
De toute façon, il n 'y a pas d 'urgence vitale.
Le mieux, c 'est de revenir demain avec les sténophiles.
Et si vous voulez, je peux les contacter.
Très bien, vous nous tenez au courant.
Et moi, je fais transpeler l 'avant -bras à l 'IML de Montpellier. J
bien avoir la vie tranquille.
D 'accord.
Merci.
Je viens de me taper le fichier des personnes disparues.
Et avec les informations données par Franck, il n 'y a que un profil qui
ressorte. Ok.
Tu contactes les proches pour faire des tests ADN ? Oui, donc c 'est encore moi
qui vais me coltiner tout le boulot pendant qu 'Erwann se la coule douce.
Non mais Erwann, il est malade, Célestin.
De toute façon, on n 'a pas le choix. Là, sur cette affaire, c 'est que toi et
moi. Il y a un légit. Ça peut aider, non ? Pour le corps de les tantos,
j 'ai demandé au labo d 'analyser la peau.
Et devinez quoi ?
Ils ont retrouvé des traces de thanatopraxie.
Thanat quoi ? Donc le corps aurait dû être dans un cercueil. Oui, ce qui
explique que les chiens étaient plutôt bien conservés.
Comment il est arrivé dans cette barque alors ? C 'est pas le plus étonnant.
Regarde.
Il est fou quand même.
On dirait que les crimes vous suivent à la trace.
Une commandante Léa, j 'écoute.
Léa, bonsoir, c 'est Franck. Je suis désolé de vous déranger, je sais que
êtes en vacances, mais là, c 'est urgent.
J 'espère bien, Franck, parce que là, on passait à l 'apéro, tu vois.
Tu n 'as pas décroché mon portable comme ça ? Mais enfin, Paul, qu 'est -ce que
tu fais ? T 'as vu, tu te fais agacer quand on touche à tes infirmières.
Oui, Franck, excusez -moi, je vous écoute.
Oui, bonsoir, Léa.
On a retrouvé un corps.
Ah bon ? Oui, Camille n 'a pas voulu vous déranger pendant les vacances.
Enfin, un corps.
Elle est tantôt.
Et figurez -vous qu 'il lui manquait un avant -bras.
Et comme vous aussi, vous avez un avant -bras. Enfin, deux, non, évidemment.
Vous avez deux avant -bras, comme tout le monde. Enfin, je veux dire, comme
le monde.
Bon, par exemple, les avant -bras que... Je parlais pas de ces avant -bras -là,
mais de l 'avant -bras que vous avez retrouvé avec Paul. OK. On peut aller à
'essentiel, Franck, s 'il vous plaît ? Oui, pardon.
Donc, les analyses ADN sont formelles.
L 'avant -bras que vous avez trouvé appartient bien au corps qu 'on a
l 'étang de dos.
Comment c 'est possible de retrouver un avant -bras ici et le reste du corps
aller tantôt ? Et la probabilité que ce soit nous qui le trouvions ? On en parle
? Non, c 'est lui qui a fait ça, il cherche à nous faire passer un message.
C 'est forcément quelqu 'un qui sait qu 'on est gendarme en Montpellier et qu
'on séjourne ici.
Papa, tu as parlé de notre visite à quelqu 'un du coin ? C 'est depuis deux
qu 'on est là avec ta mère, on a tissé des liens, bien sûr.
Je sais pas, moi. Oui, peut -être, au détour d 'une conversation.
J 'étais tellement content que vous veniez.
Non, mais c 'est pas de ta faute, papa, ça va. Et vous pensez pas que ça serait
mieux d 'annuler nos vacances ? Oh, arrête de dire des bêtises, toi.
Ça sert à rien d 'être parano, Thomas.
Ouais, mais en même temps, savoir Camille et Célestin sont à la
Bon, d 'abord, ils sont pas seuls.
Et ensuite, si vous partez, ta mère va me faire une scène, je te dis pas.
Ouais, mais en même temps, ça sera pas la première ni la dernière.
Non, je crois que Pierre a raison.
Ça ne sert à rien de s 'affoler, en fait.
On profite tout en restant vigilant.
Ça, c 'est bien parlé, mon polo ! Vous savez quoi ? Ce soir, je vous invite
au restaurant.
Ah yes !
T 'as dormi ici ? Oui.
J 'ai trop chaud dans la chambre.
Et puis le cododo.
Quand c 'est pas la petite, c 'est la grande qui s 'y met.
Bon, Thomas.
Est -ce que tu veux bien me rendre en service ?
Mais non ! Tu vas demander ma mère en
mariage ? Oui, mais c 'est une ch... Je ne voudrais pas qu 'elle compte dessus
en farfouillant parce que ta mère, elle farfouille.
Je suis tellement content pour vous.
Vraiment.
Tu peux compter sur moi et je n 'irai rien. Cool.
Tiens.
Merci, mon fils.
Coucou.
Coucou.
Ça fait longtemps que je n 'avais pas aussi bien dormi.
Viens, ne t 'as pas arrêté de ronfler.
En vrai, je ne ronfle pas.
Je respire fort, c 'est trop.
Quelqu 'un a vu Ali ? Ali, on profite pour faire la grasse mat.
Pour une fois qu 'on est tous ensemble.
Maman, s 'il te plaît, c 'est les vacances. Ne commence pas.
C 'est mon téléphone.
C 'est Camille.
Heureusement qu 'il y a les vacances.
Oui, Camille, déjà sur le pont ? Oui, bonjour, commandante.
Désolée, je sais qu 'il est très tôt, mais Franck a encore fait des prouesses
'année dernière.
Sacré Franck.
Enfin, bref. En tout cas, je n 'ai pas tout compris, mais il m 'a dit qu 'il
avait mis les doigts de la victime dans une sorte de liquide spécial et que ça
avait fait gonfler la peau.
OK, on peut éviter les détails, Camille, parce que là, on est au petit déj.
Oui, oui, bien sûr, pardon.
Merci. Bref, toujours est -il qu 'il a réussi à récupérer les empreintes
digitales et à identifier la victime.
Elle s 'appelle Justine Camus.
Allô ? Oui, oui, pardon.
Justine Camus, vous êtes sûre ? Oui, à 100%. Elle a été enterrée en 1999.
Allô ? Oui, je vous
rappelle Camille. Je vous rappelle.
D 'accord.
Le corps retrouvé à l 'étang de Thau et le bras, c 'est
Justine.
Justine ? Oui.
Notre Justine.
Troisième compagnie rassemblée, à vos ordres mon acteur de garde.
Troisième compagnie à mon commandement, repos.
Élève officier Justine Camus, rejoignez les rangs.
Élève officier Loïc Legal, rejoignez les rangs.
Élève officier Léa Solaire, rejoignez les rangs.
Tu crois que sur la pays solaire, Marshall ? Quoi ? N 'importe quoi,
Ça va, pas l 'immeuble.
Les filles à papa, c 'est pas mon truc. Élève officier Paul Marshall, rejoignez
les rangs.
Il est trop craquant, tu trouves pas ? Ah non, pas du tout, c 'est pas du tout
mon genre.
Tant mieux, parce que moi, j 'adore.
Élève officier Thibault Sunet, rejoignez les rangs.
Comment son corps a pu refaire surface comme ça, maintenant ? Un bout allait
tantôt, un autre bout ici.
Franck, t 'es forcément trompé.
Qu 'est -ce que tu fais ? Justine a été enterrée à Florac.
Et alors ? Ça va faire 20 minutes d 'ici.
Je t 'attends dans la voiture.
Vas -y, c 'est bon, tu peux me le dire.
De toute façon, je sais que c 'est lui.
Tu me saoules, Célestin.
Il n 'y a que lui pour offrir des fleurs.
Oui, parce que c 'est vrai que toi, tu n 'es pas trop ton genre d 'offrir des
fleurs.
Non, ce n 'est pas vrai, ça m 'arrive aussi.
Bon, c 'est bon, tu vas faire autre chose là ? Ok, non mais du coup, tu n
'aimais pas dans un vase ? Je ne sais pas, je n 'ai pas encore décidé, je
réfléchis.
Donc, Justine Camus est morte en dernière année à l 'école de gendarmerie
1999.
Elle était élève officier ? Apparemment l 'une des meilleures de sa promo.
Ah bah attends.
Regarde qui était à l 'école en même temps qu 'elle.
Mais non ! Commandante Solaire et Capitaine Marshall.
Ah, mais je comprends mieux la réaction de Solaire.
Elle a complètement bloqué quand je lui ai annoncé le nom de la victime.
Mais attends, c 'est quand même bizarre qu 'elle t 'ait pas dit qu 'elle la
connaissait. Ouais, c 'est bizarre.
Bon, mais attends, on revient sur Justine parce que... Franck nous a dit
'elle était morte d 'une balle dans la tête.
Exact.
Elle s 'est même fugilée au sein de l 'école.
Et on sait si elle était dépressive ou... C 'est pas noté, mais vu l
'elle a eue, elle a passé une partie de son adolescence en famille d 'accueil.
Elle a perdu son père à 14 ans, et sa mère s 'est suicidée deux ans après.
C 'est violent.
Il aurait fait de la famille ? Une petite sœur, qui habite à 7.
Ça vaudrait le coup de l 'interroger, non ? J 'ai rien.
Alors, on va se souvenir qu 'en bon, elle était enterrée, côté de la tombe de
ses parents, juste là.
Ce visage, il te dit rien ? Je ne suis pas très physionomiste. Mais si, imagine
-le, 25 ans, plus jeune.
Notre instructeur à l 'école, comment il s 'appelle ? Garcian. Oui.
Ludovic Garcian.
Qu 'est -ce qu 'il fout là ? Dites donc, c 'est une manie chez vous de dénicher
les cadavres ? Ce n 'est pas une simple profanation, lieutenant.
Celui qui a fait ça a volé un corps pour le remplacer par un autre.
C 'est pas banal.
Cet homme s 'appelle Ludovic Garcia, il était gendarme. Est -ce qu 'on a signalé
une disparition dernièrement ? Non, pas que je sache. De mon côté, j
'ai interrogé le gardien du cimetière, il n 'a rien vu. Et il n 'y a pas de
caméra de surveillance.
Ah non, il n 'y a pas de caméra.
Il ne se passe jamais rien ici.
Donc on ne sait pas quand est -ce que cette tombe a été profanée, ni quand est
-ce que ce corps a été déposé là.
Attendez, parce qu 'il n 'a pas été tué ici ? Ben non, sinon il y aurait des
traces de lutte, du sang.
Ah ben oui.
Ben oui, effectivement, oui.
Oui.
J 'ai eu le préfet, on va faire transférer le corps à l 'IML de
vous n 'y voyez pas d 'inconvénients ? Non, non, non.
C 'est ce qui va arriver d 'une minute à l 'autre.
Merci.
Merci.
On vous laisse gérer les constatations, ça va ? Pas de problème.
Lieutenant Fournier, j 'écoute. Merci.
D 'abord Justine, maintenant Garcia.
Il y a tout qui nous ramène à notre école.
On va y faire un tour ? Non, c 'est
pas possible, là vous vous trompez.
Ma sœur, elle est enterrée à Florac.
C 'est à 150 kilomètres d 'ici.
Je suis désolée, mais notre légiste est formelle. C 'est bien le corps de
Justine qu 'on a retrouvé allé tantôt.
Enfin, une partie.
On a aussi retrouvé son avant -bras près du Mont Égoile.
Quoi ? Attendez, c 'est une blague, là ? Quoi ? Mais c 'est pas de ma faute si
quelqu 'un joue au petit poussé avec le corps de sa sœur.
C 'est l 'Estaing.
Excusez -le.
Bon, écoutez, ça peut paraître dingue, mais c 'est la vérité.
Deux de nos supérieurs ont retrouvé le bras de Justine pendant une randonnée.
En fait, on pense que quelqu 'un l 'a placé sur le parcours pour qu 'il le
retrouve.
Mais pourquoi ? Ma sœur, elle est morte il y a 24 ans.
Pourquoi on l 'ignore ? Ce qu 'on sait en revanche, c 'est que les gendarmes
l 'ont trouvée ont fait la même école de gendarmerie que votre sœur.
Excusez -moi, je ne comprends pas ce que vous me racontez en fait.
La commandante Solaire et le capitaine Marshall étaient dans la même école de
gendarmerie que votre sœur.
Et quoi ? C 'est eux qui ont retrouvé le bras de Justine ?
Pourquoi ? Vous les connaissez ? J 'ai croisé
Marsal quand j 'avais 12 ans.
À l 'époque, il sortait avec ma sœur.
J 'ai son beau sur sa moto, là.
Et avec Justine, ils étaient venus me voir dans ma famille d 'accueil.
C 'est moi ou vous n 'avez pas l 'air de l 'apprécier ? C 'est de sa faute si ma
sœur est morte.
Il a foutu ma vie en l 'air.
C 'est -à -dire ? Justine voulait faire un recours devant le JAF.
Pour avoir ma garde.
Au lieu de ça, j 'ai tout perdu et c 'est à cause de lui.
Anaïs, face au suicide, on a souvent besoin de chercher un coupable. Et je
comprends, c 'est tout à fait humain.
Mais qu 'est -ce qui vous fait dire que le capitaine Marshall était responsable
? La dernière lettre que m 'a envoyée ma sœur.
Mais de toute façon, j 'ai tout gardé.
Vous aurez qu 'à la lire.
Vous comprendrez quel genre de mec est Marshall.
Salut. Salut.
Donc tu les as reçus, alors ? Ouais, ouais, ouais.
J 'avais pas eu de tes nouvelles, je me disais que... Non, mais c 'est juste
que... C 'est rose, rouge... Après, c 'est quoi ? Des dîners aux chandelles,
les pigeons voyageurs, les lettres d 'amour...
Ça me fout une angoisse.
Ah oui,
OK.
Pardon, pardon, c 'est juste que... Ça me touche et tout, c 'est trop mignon,
mais je... C 'est juste que, tu vois, ça... Ça te fait plus... Non.
Ouais,
d 'accord.
Et les portières des voitures, on les ouvre plus. Non, c 'est... Bien sûr.
Pas de fleurs.
Sushi, j 'ai bon.
Oui, sushi, oui, grave.
En plus, j 'ai très faim.
Merci.
C 'est bizarre quand même.
25 ans après, ça réveille des souvenirs.
J 'ai l 'impression que c 'était hier.
Le muret, ça te rappellerait ? On aurait pu se placer une cheville quand même.
Un petit instant.
Je vais chercher le général Chassagne.
Merci.
Enfin, de prendre la retraite depuis le temps, non ? Oui, carrément.
Alors ça, si on m 'avait dit, après toutes ces années... Clément.
Ben, c 'est nous qui sommes surpris, mon général.
Non, non, non.
Oublions le protocole, on se tutoie.
Alors, c 'est toi le nouveau directeur de notre école ? Je suis les pas de ma
mère. J 'ai pris mes fonctions hier à moi.
Après 20 ans de mission extérieure, il était temps que je me pose.
Vous êtes ici pour Garcia, j 'imagine ? Les nouvelles vont vite.
Ouais, on m 'a prévenu juste avant votre arrivée.
Il habitait bien ici ? Tout à fait.
Je vais chercher les clés et je vous accompagne. C 'est bien.
Clément Chassagne.
Oui, oui.
Garcia était à quelques mois de la retraite.
Il avait de la famille ? Une fille.
Elle vit à Londres.
Tu sais s 'il avait eu un différent au sein de l 'école ? Pas à ma
non.
Il avait pas beaucoup changé.
C 'était un bon instructeur, respecté de tous.
Et personne ne s 'est inquiété de son absence les derniers jours ? Non.
Après le planning, il avait posé quelques jours de congé.
Tiens, c 'est là qu 'il habitait.
On a trouvé la scène de crime.
Pardon.
Je ne m 'excuse pas.
Si Garcia a été tué ici, pourquoi avoir déposé son corps dans le cercueil de
Justine ? Pardon ? Le corps de Garcia a été retrouvé dans un cercueil ? Oui,
dans celui de Justine Camus.
Justine Camus ? Elle était élève officielle avec nous. Oui, je sais très
qui c 'est.
Bon, je vais demander au service technique de vérifier les caméras de
surveillance. Ok, parfait.
Apparemment, le tueur cherchait quelque chose.
Tu crois qu 'il a trouvé ce qu 'il cherchait ? Peut -être moins que oui.
Peut -être moins que non.
Tu touches à rien pour les empreintes ? Merci, je t 'en prie.
Allez, décroche, Franck.
Oui, Léa ? Bonjour, Franck. Je vous dérange ? Pas du tout.
J 'ai bientôt terminé l 'autopsie du lieutenant Colonel Garcia.
Ah d 'accord. Donc j 'imagine qu 'il est trop tôt pour savoir s 'il était malade
? Eh ben non, vous imaginez mal. Parce que vu l 'état du crâne, j 'ai commencé
par la trépanation.
Figurez -vous que je suis tombé sur une tumeur de la taille d 'un oeuf.
Il avait une tumeur au cerveau ? Ouais. Et vu l 'emplacement et le type de
tumeur, à mon avis, il n 'en avait plus pour longtemps.
D 'accord. Merci, Franck.
De rien.
À bientôt.
Quel est l 'intérêt de tuer quelqu 'un qui n 'en a plus que pour quelques mois
vivre ?
Bingo
! J 'ai trouvé ce que tu recherchais.
Le rapport d 'autopsie, tu dis ? Rien.
Il y a des bouts de phrases pointées sur les lignes en noir.
Comme un document secret défense ? Non.
Quelqu 'un cherchait à cacher quelque chose.
Ok, j 'appelle l 'éthique.
Quoi de bordel ?
Oula, est -ce qu 'il vous arrive ? C 'est quoi cette tête d 'enterrement ? C
'est quoi cette bague ? Elle est jolie, vous l 'avez trouvée où ? C 'est
Apolline qui l 'a trouvée dans les affaires de Thomas.
Ah ouais ? Oui, il a du goût.
Et moyen aussi, il n 'est pas moqué de toi.
J 'ai rien demandé moi.
Je ne veux pas me marier.
Mais t 'as raison, c 'est tellement asbine le mariage.
Qu 'est -ce que tu racontes, toi ? Comment ça, c 'est has -been, le mariage
'ai pas besoin de ça pour lui prouver que je l 'aime.
Pourquoi il fait ça ? En fait, je le sais.
Pour moi, il a zéro confiance. Pour moi, c 'est ça, en fait, le problème. Oui,
parce que fouiller dans les affaires de son mec, c 'est avoir confiance, peut
-être. Je fouillais pas, je cherchais un pull, et maintenant, je me retrouve la
bague au doigt.
Eh oh, mais calmez -vous. Enfin, Paul, qu 'est -ce qui t 'arrive ?
Apollina, tu ne veux pas te marier ? C 'est très simple, tu expliques à Thomas
que le mariage, ce n 'est pas ton truc.
Je ne peux pas, j 'ai peur de lui faire de la peine.
Oui, alors là, ça va devenir compliqué, Apollina.
La vie, qu 'est -ce qu 'il y a ? Ce soir, c 'est raclette pour tout le
Et rebonjour.
Alors, c 'est quoi que le bureau de la capitaine ? Je suis le docteur. Il y en
qui travaillent.
C 'est déjà la fin de journée ? Oui, je passais vous voir à tout hasard, voir si
vous aviez prévu des projets pour ce soir.
Non, rien de prévu de spécial.
Yes ! J 'ai trouvé la dernière lettre de Justine.
Je ne supporte plus les colères et le harcèlement de Paul.
J 'ai essayé de lui expliquer que c 'était fini, mais il veut rien entendre.
C 'est quand même très violent, ça.
Il me pousse à bout, je ne sais plus comment lui échapper.
Ouais, je comprends mieux les accusations d 'Anaïs.
Peut -être qu 'on en parle à Léa, là.
Peut -être même qu 'elle est déjà au courant.
Attends, attends, attends, t 'es en train de dire quoi, là ? T 'as signé que
Paul serait responsable du suicide de Justine Camus ? J 'insigne rien du tout.
On connaît jamais vraiment les gens.
Je suis bien placé pour le savoir.
Voici le rapport d 'autopsie de Justine Camus.
Pour une raison qu 'on ignore, Ludovic Gartiel avait planqué chez lui, dans son
frigo.
D 'accord, mais... Ça date de 99, tout ça.
Pierre, est -ce que tu penses que l 'école a pu casser quelque chose ?
Comment j 'aurais pu le savoir ? J 'étais qu 'un instructeur auxiliaire, tu
bien.
Mais le légiste qui a pondu ce rapport, vous l 'avez interrogé ? Non, il est
décédé il y a six ans d 'un AVC.
Et Hélène Chassagne, t 'es restée en contact avec elle ? Tiens, tiens.
Madame Chassagne.
Il y avait longtemps.
Probablement.
Mais elle doit être à la retraite aujourd 'hui, elle aussi.
Tu savais que son fils Clément avait repris la direction de l 'école ? Non.
Mais les chassagnes et les solaires, c 'est pareil.
Ils sont un gendarmerie dans le sang.
Et Pierre, est -ce qu 'elle a pu étouffer l 'affaire à propos du suicide
Justine ? Que de quoi ? Hélène, jamais.
Elle avait une réputation d 'incorruptible.
Et de séduire les maris des autres ? Non.
J 'ai toujours soupçonné d 'avoir des vues sur toi.
Mais ma chérie, non, non. On était collègues et amis, c 'est tout.
Bien sûr, mon chéri, bien sûr.
Tu sais, je suis peut -être pas gendarme, mais rien ne m 'échappe à moi.
Bref, quoi qu 'il en soit, je vais aller interroger Hélène Chassagne et je vais
demander à Thomas de caner et envoyer le rapport à Franck.
Ça va ? Oui, ça va.
Ça m 'a fait bizarre, moi, de retourner dans notre école.
Après toutes ces années, ça a réveillé plein de souvenirs.
Moi, j 'avais oublié à quel point Justine avait compté pour moi.
Je crois qu 'en fait, je me suis jamais pardonnée de ne pas avoir été là pour
elle.
Tu vois, même si elle a eu une enfance merdique, je comprends pas pourquoi elle
a fait ça.
Sur les dernières semaines, je trouvais qu 'elle était distante, comme si elle
me fuyait.
Elle t 'a jamais rien dit, à toi ? Comme vous étiez dans la même chambre, elle
aurait pu...
Gigi ?
Heureusement que t 'étais là.
Sans toi, je sais pas comment j 'aurais fait.
Eh ben... Toi, tu... Tu trouves que c 'est has -been, le mariage ?
Je sais pas.
Je m 'étais pas posé la question, en fait, mais... Mais ouais, je crois que
peux comprendre les filles.
Ah bon ? Sérieusement ?
C 'est pas très glamour de s 'imaginer toute ta vie avec le même homme, là.
Devoir vieillir, prendre de la bedaine, devenir aveugle,
prendre repos, tout ça, c 'est pas très existant.
Tu vas voir si c 'est pas existant.
Mais ça...
Navré de vous faire venir aussitôt, mais ça m 'a paru urgent.
Bon, d 'abord, il faut que vous sachiez que les caméras de surveillance ont été
sabotées la nuit du meurtre de Garcia.
Comme par hasard.
La tuer avec plus de précaution.
C 'est aussi mon avis, oui.
Du coup, je suis remonté au jour précédent.
Ça va vous plaire.
Ce môme, c 'est Théo Briand.
Il a 17 ans et sa mère travaille comme secrétaire aux archives.
Je l 'ai convoqué, il devrait plus tarder.
Mon bureau est à vous.
Garcia méritait pas ça, mais c 'était pas un type bien.
En tout cas, j 'ai rien à voir avec sa mort, moi.
On ne demande qu 'à vous croire.
Mais il va falloir nous donner les raisons de votre altercation.
Cet enfoiré s 'était foutu de ma mère.
Il l 'a manipulé. C 'est -à -dire ? Il lui a fait tout son numéro de charme,
Alors qu 'il voulait juste lui piquer son badge des archives.
Comment vous êtes au courant de tout ça ? Ma mère pense avoir perdu son badge.
Elle l 'a retrouvé chez lui.
Il a essayé de s 'excuser, mais... Elle a rien voulu savoir.
Je suis rentré, je l 'ai retrouvé en larmes.
Je vous jure, ça.
Ça m 'a mis hors de moi.
Le crime d 'honneur, c 'est original.
Je vous jure, je ne l 'ai pas tué.
Je ne l 'ai plus jamais revu, moi, après.
Bon, ce n 'est pas lui, on est d 'accord.
Non, je ne vois pas ce homme fracasser la tête d 'un homme. En tout cas, on
comment Garcé a récupéré le rapport d 'autopsie.
Alors, comment oui ?
Mais pourquoi toujours pas ? Il m 'énerve.
Mon Dieu qu 'il m 'énerve.
Quoi ? Qui ça ? Non mais c 'est pas drôle, pas à la fin.
Tu croyais vraiment qu 'il allait rester sagement à la retraite ? Mais ça me
fait pas rire, moi.
Non, non, non.
Je le laisse. C 'est pas le bon moment.
C 'est fou ça, t 'as toujours pris son parti.
Bah si, toujours.
Ma cérémonie d 'investiture de Clément doit avoir lieu ce matin.
J 'ai de la chance, alors.
Ah, Hélène, Hélène, c 'est fou.
Le temps n 'a aucune prise sur toi.
C 'est faux, mais merci pour le compliment.
Comment va Annie ? Très bien.
D 'ailleurs, elle te passe le bonjour. Ça aussi, c 'est faux.
Bon, imagine que tu ne m 'as pas donné rendez -vous 13 ans après pour me parler
du bon vieux temps.
Je ne peux rien te cacher. C 'est le sujet de Garcia.
Non. De Justine Camus. Tu te souviens d 'elle ? Pourquoi tu me parles de
Justine ? Garcia était en possession du rapport d 'autopsie de Justine.
Et comme certains passages avaient été masqués... J
'avais reçu des consignes, Pierre.
L 'état -major m 'avait demandé de gérer la situation.
Pour quelle raison ? L 'arme avec laquelle Justine s 'est suicidée
l 'armurerie de l 'école.
En haut lieu, on ne voulait pas qu 'on pointe une défaillite.
Et ils t 'ont ordonné de purger le dossier de tout ce qui pouvait être
compromettant ? Je l 'ai fait parce que j 'étais certaine qu 'il n 'y avait rien
à cacher.
Tu me connais ? Peut -être pas tant que ça, non.
Sous -titrage Société Radio -Canada
Non, non, non, ne t 'inquiète pas.
Ici, tout va bien.
Oui, je te promets.
C 'est une blessure tout à fait superficielle.
Pas de problème.
Et toi, à la maison, comment ça se passe ? Et la petite ? Tout va bien ?
Au moindre problème, tu n 'hésites pas à m 'appeler, d 'accord, ma chérie ? Il
faut que je te laisse.
Léa et Paul viennent d 'arriver. Je t 'embrasse, je t 'embrasse.
Comment va Apolline ? Calme -toi, tout va bien.
La balle lui a juste éraflé la cuisse.
Et maman, t 'as des nouvelles ? Et maman, j 'ai des nouvelles, tout va
On le connaît, non ?
Vous
êtes là pour mon anniversaire ?
Merci d 'être là.
Thomas, t 'es là ? Tu m 'as manqué.
Mon amour, je voulais te dire.
C 'est oui.
C 'est oui pour quoi ? T 'inquiète pas mon frère, elle est foutue aux
antidouleurs, c 'est tout. En passant à côté de la mort, j 'ai réfléchi à plein
de trucs.
La vie.
L 'amour.
Le temps.
Les priorités et...
Et le mariage, mon amour.
Je vois pas de quoi tu parles. Je t 'arrête.
J 'ai trouvé la bague dans tes affaires.
Y a plus de cachoterie entre nous.
C 'est oui, je te dis.
Je t 'aime.
Oui, si, je t 'aime.
Je vous aime tous.
Ok, donc...
Comment ça s 'est passé exactement ? Je venais de partir faire mon footing et il
a dû attendre que la maison soit vide.
Bon, quelque chose a été volé ? Le rapport d 'autopsie.
Je l 'avais posé sur le bureau, je ne pensais pas que... De toute façon, tu
avais envoyé une copie à Franck ? Non, je n 'ai pas eu le temps.
Ce matin, le wifi a planté. Oh merde ! Bon, si ça peut vous rassurer, Hélène m
'a certifié qu 'il n 'y avait rien de suspect dans ce dossier.
Ah bah alors c 'est formidable, on va croire tes amis sur parole maintenant. D
'ailleurs la prochaine fois que tu vas interroger quelqu 'un, ça serait bien
tu me demandes avant.
Oh je te rappelle que je suis ton colonel.
Et t 'es colonel. Moi je te rappelle que t 'as l 'air prête et que tu peux pas
aller interroger des suspects comme ça.
Ah bah parce que maintenant la générale Chassagne est une suspecte. Mais oui
Pierre, oui, évidemment, oui.
Comme tous ceux qui sont liés à cette affaire en ce moment. Bon arrêtez de
engueuler là. Mais on s 'engueule pas, on parle pas.
C 'est de ma faute si le rapport a disparu.
C 'est de ma faute si Apolline s 'est fait tirer dessus.
Je serais dû être là pour la protéger. Pas du tout.
C 'était à nous d 'être plus prudents.
Ça va aller, ok ? Ça va aller.
Oui, oui, maman, t 'inquiète pas, on a fait bonne route.
Oui, oui, mais maman, promis, je te tiens au courant. Bisous.
Commandante, capitaine, comment va Apolline ? Ça va, ça va, elle a eu
de chance.
Et vous, vous en êtes où ? Oui, alors si on allait en parler en salle de
réunion, ce serait mieux. Je vais chercher Camille.
Il y a un problème ? En fait, on trouve avec Camille que vous êtes vachement
impliquée dans cette affaire.
Bravo pour cette vulgurance, elle est là, on ne s 'en serait pas rendu compte.
Celui qui a déterré le corps de Justine fait une fixette sur nous, c 'est clair.
Et ? Si vous avez des choses à nous dire, c 'est maintenant.
Des choses à vous dire ? Ça veut dire quoi, toi ? C 'est comme si quelqu 'un
cherchait à venger la mort de Justine.
Quelqu 'un qui pense que vous êtes responsable de son suicide et qui veut
impliquer. On n 'a rien à voir avec le suicide de Justine, nous deux.
Mais pas ce qu 'elle semblait dire dans sa dernière lettre.
Quoi ? Quelle lettre ? Il me pousse à bout, je ne sais plus comment lui
échapper. C 'est n 'importe quoi. Enfin, j 'ai jamais... J 'ai jamais harcelé
Justine.
Quand elle s 'est suicidée, on était encore ensemble.
Mais c 'est vrai qu 'elle voulait piquer.
Bah, comme tu... Elle t 'avait dit quelque chose ?
Pas exactement.
Je suis tombée sur des lettres, enfin, ou plutôt des brouillons de lettres qu
'elle avait écrits pour toi. Pourquoi tu m 'en as pas parlé avant ? Et dans
cette lettre, Justine ne parlait absolument pas de harcèlement. Elle
'elle voulait quitter Paul, mais qu 'elle avait peur de lui faire de la
parce que justement, elle tenait à lui.
C 'est pas le moment, Paul.
Pas le moment, Léa ? T 'as eu 24 ans ? On a été mariés, on a eu des gosses, et
'as pas trouvé un moment pour m 'en parler ? Tu te fous de ma gueule ?
'il te plaît, Paul. Non, y a plus de « arrête, s 'il te plaît, Paul ».
Désolée, je l 'ai fait aussi vite que j 'ai pu.
Tu voulais me dire quoi ? Ça va, toi ? Bah, bof.
Tu veux m 'en parler ? Non, mais c 'est juste qu 'il y a un truc que je ne capte
pas dans l 'affaire Camus et ça me... Ah, mais c 'est pour ça que je t 'ai
appelé. J 'ai demandé à une amie anthropologue d 'examiner le corps de
Camus. Elle a vu une fracture au niveau de la phalange proximale sur l 'index de
la main droite.
Oui. Viens, je vais te montrer.
Le rapport.
On la voit bien.
Et elle est non consolidée. Ça veut dire qu 'elle a eu lieu post -mortem.
C 'est possible, ça ? Quelqu 'un a dû placer l 'arme dans la main de Justine,
appuyer très fort sur son index pour déclencher le coup et faire croire à un
suicide.
C 'est pour ça que le tueur a récupéré le rapport d 'autopsie.
Parce qu 'on a voulu maquiller le meurtre en suicide.
C 'est un cauchemar.
Je comprends pas comment j 'ai rien pu voir.
Vous pensez que la lettre qui accuse Marshall était non -faux ? Encore plus
maintenant, quand on sait que Justine s 'est baptisée.
On peut toujours faire une analyse graphologique ? On a plein de lettres de
Justine. C 'est une excellente idée, Camille.
J 'ai l 'impression que l 'absence d 'Erwann et de Sabine vous fait le plus
grand bien.
Vous prenez votre envol, comme Célestin, d 'ailleurs.
Je suis fière de vous.
Je vous avoue que j 'avais un peu peur que vous m 'en vouliez d 'avoir semé la
vie d 'année entre le capitaine et vous.
Ça n 'a aucun rapport.
Vous faites un excellent travail.
C 'est entièrement de ma faute.
J 'aurais jamais dû garder tout ça pour moi si longtemps.
C 'est compliqué de vouloir protéger les siens. Quelqu 'un a dit que le plus
important, c 'est d 'être en mesure de se protéger soi -même.
Vous savez où je peux trouver Marshall ? La dernière fois que je l 'ai vu, il
était à l 'accueil.
Fais -moi la porte en sortant.
Heureusement qu 'on n 'avait plus de secret.
C 'est peut -être ta mère qui a raison, au final.
À quel propos ? Sur le fait qu 'on s 'acharne pour sauver notre couple, alors
que ça peut pas fonctionner.
Paul, je... Ça peut pas fonctionner parce que toute notre histoire est
construite sur un énorme mensonge.
Tu peux au moins me le faire expliquer ?
Dès le départ, on savait qu 'on ne ferait pas notre vie tous les deux.
Et on arrive au moment où nos voûtes vont devoir se séparer.
J 'ai promis à ma petite sœur de la récupérer. Et aujourd 'hui, c 'est tout
qui compte pour moi.
Tenir cette promesse.
Toi et moi, on s 'est bien amusés.
Et je ne regrette rien.
Mais voilà, c 'est fini.
J 'espère que tu me comprendras.
Je t 'embrasse, Justine.
Cette lettre...
Ce brouillon, je l 'ai lu la veille de la mort de Justine.
Comment t 'as pu me cacher un truc pareil ? Après son décès, t 'étais
bouleversée.
Au fond du trou, je me suis dit que t 'avais pas besoin de savoir.
Il fallait pas que tu saches qu 'elle avait l 'intention de te quitter.
Après sa mort, j 'ai tellement culpabilisé, mais tellement, d 'avoir
Cette lettre,
Ça m 'aurait permis de faire mon deuil.
Tu m 'as privé de ça.
Tu vas où ? Retrouver mes enfants.
Nos enfants ? C
'est quoi le lien entre les deux meurtres à 24 ans d 'intervalle ? Il
faudrait une machine à remonter le temps.
J 'ai éprouvé les comptes de Garcia.
Il a fait un plein d 'essence à Montpellier il y a 10 jours.
C 'est ce qu 'il faisait à Montpellier ? Alors, d 'après ses fadettes, son
téléphone a borné plusieurs fois près d 'un foyer pour femmes battues à côté du
Tic -Tac -Bouf.
C 'est quoi ce foyer ? Il a été fondé par une certaine Elodie Fabre, qui était
elle aussi élève officielle à l 'école de gendarmerie. Sauf qu 'elle a acheté l
'éponge avant la fin, le 30 octobre 99, d 'après son dossier.
Le 30 octobre ?
C 'est quelques jours après la mort de Justine Camus.
Donc, Elodie Fabre serait le lien entre les deux meurtres ? Je vais aller l
'interroger. Ok, je viens avec toi.
Ben non, c 'est pas la peine, je peux aller tout seul.
Ben non.
Ben si. Ben non.
Non. Ben si.
C 'est moi qui l 'adresse, de toute façon.
Mais attends -moi quand même.
Comment va Pauline ? Ça va.
Il la garde en observation pour la nuit et elle sortira demain matin.
Et toi ? Comment ça va ?
C
'était qui cette Justine ? Une amie à maman et toi ?
T 'as pas envie de me parler d 'elle ? Je crois pas que ce soit une bonne idée.
Puis c 'était il y a longtemps, tu sais.
T 'étais amoureux ? Disons que je
tenais beaucoup à elle, ouais.
Et elle était comment ? Exubérante.
Drôle. C 'était une vraie tornade.
En fait, ce qu 'elle voulait, c 'était profiter de la vie, s 'amuser.
Je suis sûre que je l 'aurais adorée.
Ouais, ça j 'en doute pas.
Thomas m 'a raconté pour la bague.
Ouais, c 'est Apolline qui va être déçue.
Oh, pas sûr.
Maintenant qu 'elle est plus joutée au médoc, je crois pas qu 'elle ait encore
envie de se marier.
Et toi ?
Tu vas faire ta demande à maman ? Je sais pas. Je te cache pas que c 'est un
confus dans ma tête.
Eh ben, t 'as intérêt, mec de l 'ordre.
Tu vas quand même pas donner raison à mamie ? Maman et toi, vous êtes des âmes
sœurs.
Et on sépare pas les âmes sœurs.
On sait pourquoi Elodie Fabre a été hospitalisée avant de quitter l 'école ?
Apparemment, elle s 'est blessée pendant la marche du képi.
La marche du quoi ? La marche du képi.
Ah, mais c 'est vrai que t 'as pas fait d 'école d 'élève officier, toi ? Oui,
ben ça va, c 'est pas la peine d 'être condescendante.
Ça m 'empêche pas d 'avoir le même grade que toi.
Oh, t 'es insupplible ! Ben, pas du tout.
En fait, la remise du képi, ça se passe après une longue marche, tu vois ? Et c
'est une étape hyper importante dans la vie d 'un élève officier.
Ça s 'étale sur deux jours.
Ça va, je connais.
Mais en fait, je vois pas l 'intérêt de te rapahuter pendant deux jours pour
montrer à tes chefs que tu mérites un chapeau.
Excusez -moi, on cherche Élodie Fabre.
Vous savez où on peut la trouver ? À cette heure, elle doit être encore chez
elle.
C 'est juste au bout du chemin, à gauche. D 'accord.
Merci.
C 'est susceptible, hein ? Pas autant que t 'aies de mauvaises poids.
Bah si.
Ça remonte à loin, tout ça.
C 'était presque dans une eau de vie.
Pourquoi vous avez quitté l 'école le jour avant de mourir ? Disons que j 'ai
réalisé que je n 'avais pas l 'âme d 'une gendarme, tout simplement.
Quelques semaines de la fin ? Oui.
Et pourquoi Ludovic Garcia vous a rendu visite avant de mourir ? C 'est mental,
avant de mourir.
Je savais qu 'il était malade, mais... Il n 'est pas mort de son cancer.
Il m 'a assassinée.
Et après, celui qui a fait ça a trouvé drôle de glisser le corps dans le
cercueil de Justine Camus.
Sympa, non ?
Vous
nous dites pourquoi Ludovic Guerfait vous a rendu visite ? Je ne l 'avais pas
revu depuis l 'école. Il m 'a expliqué qu 'il était malade et qu 'il voulait
soulager sa confiance avant de mourir.
C 'est -à -dire ? Que sa visite avait un lien avec la marche du Képi.
Tout le monde a menti sur ce qui s 'est passé cette nuit -là, sur ce qui m 'est
arrivé.
Le soir, on a tiré au sort pour les tours de garde.
Moi, j 'ai hérité du dernier quart.
Et c 'est à ce moment -là qu 'on m 'a attaqué.
Bouge pas ! Ferme -la !
Mes copines, ça vous plaît de vous ridiculiser, hein ? Vous vous croyez
fortes que nous.
On va voir si tu continues à faire la maligne.
C 'est du moins la maligne, hein ? Allez, cours.
Cours.
Cours ! Évite les balles ! J 'ai couru, j 'ai couru, j 'arrêtais pas de
courir.
Il me virait tout comme si j 'étais un animal.
J 'ai cru que j 'allais mourir.
Attends !
J
'ai
fini par trouver un endroit pour me cacher.
Et ces gars -là, vous savez qui c 'est ? Ce que je sais, c 'est qu 'ils étaient
deux et qu 'ils puaient l 'alcool.
Est -ce que l 'un d 'eux aurait pu être celui de Garcia ? Elle l 'a dit ?
Non, Garcia, c 'est lui qui m 'a récupéré et qui m 'a évacué vers l
Pourquoi il avait des remords si vous n 'avez rien fait ? Parce qu 'il a menti.
Il a dit à tout le monde que j 'avais juste fait un malaise cette nuit -là.
Pourquoi il a dit ça ? Parce qu 'on lui en a donné l 'ordre.
Quand je me suis réveillée, la directrice était à mon chevet à l
Hélène Chassagne ? Après m 'avoir écoutée, elle m 'a gentiment demandé de
taire. C 'est pas la solidarité féminine.
Mais c 'est une autre époque.
Pour Chassagne, les femmes militaires devaient se montrer aussi fortes que les
hommes.
Elodie était la plus fragile de la bande.
Alors quand on nous a dit qu 'elle avait fait un malaise, personne ne s 'est
posé de question.
Je n 'ignorais complètement qu 'elle s 'était fait agresser.
Elle n 'en a parlé à personne.
Sauf à Justine.
Elodie nous a dit que Justine avait fait le forcing pour qu 'elle porte plainte,
mais qu 'elle avait eu peur de représailles.
Puis la réaction que ce salopard attendait.
En connaissant Justine comme je la connaissais, elle n 'a pas dû en rester
Elle aurait cherché à aider ensuite les agresseurs d 'Elodie.
Et il aurait réduit tout cela.
Pourquoi elle nous a rien dit ? On aurait pu l 'aider.
Je crois que Justin a voulu nous protéger.
On était jeunes, on n 'avait pas les épaules, on était encore à l 'école.
Tu penses que ce sont les mêmes qui s 'en sont pris à Elodie et qui ont tué
Justin ? Et peut -être même tué Garcia.
Elodie a dit qu 'il voulait soulager sa conscience, qu 'il était prêt à tout
déballer.
Tu sais, Paul, au sujet de cette lettre, t 'as raison.
Léa, Léa, Léa.
C 'est moi qui m 'excuse.
Je suis comporté comme un con égoïste.
J 'ai pensé qu 'à moi et à ma souffrance.
À aucun moment je me suis mis à ta place. Je n 'ai même pas essayé de
ce que toi, tu disais.
Ça fait longtemps que j 'appelle.
Tiens.
Merci, c 'est gentil. Je t 'en prie.
Et sinon, comment ça se passe ? Tu vas tester tous les bureaux de la
?
Oui, mais mon préféré, c 'est celui d 'Erwann, quand même.
La vue, elle est magnifique.
Et puis, on n 'est pas bien, tous les deux, à la fraîche. Lieutenant, donnez.
Merci.
C 'est le résultat des analyses graphologiques.
La commandante avait raison.
L 'aide de Justine Camus est un fou.
Donc, le meurtre a bien été maquillé en suicide.
C 'est le résultat de la balistique.
Alors... L 'arme qui a blessé Apolline est enregistrée.
Ah bon ? Oui, c 'est l 'arme d 'un lieutenant.
Lieutenant Fabrice Fournier.
Fabrice Fournier ? Tu le connais ? C 'est le contact de Soler et Marshall
les Cévennes.
J 'ai eu le désordre, il y a eu l 'huile.
Bonnier serait battu avec quelqu 'un avant de s 'enfuir ? Ouais.
Ou alors il s 'est fait enlever.
Donc on l 'a enlevé ? Thomas, on doit négliger aucune hypothèse.
En tout cas, on peut dire qu 'il a un sacré problème avec l 'alcool.
Je ne crois rien pas qu 'il était dans notre promo.
En même temps, comment tu veux que je le reconnaisse ? Il a franchement lu.
Et même son nom de famille ne te disait rien ? Non, non, non. On était tellement
nombreux.
Je suis en dehors de notre compagnie et on ne se croisait pas des masses.
Bon, tu préviens l 'éthique pour les relevés d 'empreintes. Moi, j 'appelle
mère. Je te rejoins.
Très bien, tu lances un avis de recherche si tu me tiens au courant.
Merci, Paul.
Excusez -moi, Hélène. S 'il vous plaît.
Oui, comme je l 'ai dit à votre père, vous avez reçu des ordres. Pour les
amateurs, ce n 'était qu 'un bahutage qui avait mal tourné.
Ben oui, forcément, ça les arrangeait.
Mais vous, en tant que femme, ça ne vous a pas dérangé de couvrir de tels
agissements ? J 'étais militaire avant d 'être une femme.
Et à mon époque, s 'imposer dans ce métier d 'homme, c 'était agir comme
Vous n 'en avez pas marre de vous chercher des excuses ? Justine Camus,
Garcia sont morts à cause de cette histoire. On a tiré sur ma belle -fille,
alors maintenant, il faut que ça cesse.
Donc à ce stade, nous pensons avoir identifié un des agresseurs d 'Elodie.
Un certain Fabrice Fournier. On a lancé un avis de recherche, il a disparu.
Fabrice Fournier... On n 'a rien pu prouver à l 'époque, mais effectivement,
nous avions aussi des soupçons sur Fournier. Ainsi que sur un autre élève d
'ailleurs, Loïc Legal.
Loïc Legal, mais oui, je me souviens bien.
Le profil parfait, la grosse brute misogyne.
Ok, il n 'y aurait plus que le gal.
Tu prends la droite.
Je prends la gauche.
Pas rancune, le gars.
Et c 'est l 'équipe des filles qui renforce cette partie !
Non mais c 'est pas vrai
! Le gars, il est mort il y a 10 ans, faussé par une voiture.
Un berger vient de localiser le véhicule de fournier.
Ok, je préviens mon chat. Merci.
Merci.
Ouais, c 'est bien celle de Fournier.
Juste à côté du chemin du Képi.
Tu connais un endroit où il aurait pu se planquer ? La vieille chapelle.
Quelle vieille chapelle ? Au bout du chemin du Képi, il y a une vieille
chapelle. Elle a dû se planquer là. Par là, viens.
Même si Fournier a blessé Apolline, on ne voit pas les cow -boys au Kéton.
Ouais, Léa.
On a retrouvé Fournier.
Bon, on a l 'arme qu 'a tirée sur Apolline et le rapport d 'autopsie.
C 'est bien Fournier notre coupable.
Ah ouais ? Ça ressemble à un suicide, non ? Et qu 'est -ce qui te fait dire ça
Bah, Fournier savait qu 'on était à ses trousses, alors il a préféré en finir
plutôt que d 'aller en taule.
Et... Et toi, ça te paraît pas trop évident, justement, ce coupable idéal
suicide juste avant qu 'on l 'arrête ? Non, en général, les suicidés se
mal dans la tête, pas dans la poitrine.
Oui. Et si Fournier était notre coupable, alors pourquoi nous aurait -il
impliqué ? Eh oui, c 'est vrai, ça.
Et si Fournier avait tué Justine, pourquoi déterrer son corps des années
Et semer des indices pour nous mener jusqu 'à lui, comme ce rapport, cette
tout ça ? Tu vois ? C 'est un SMS de Camille.
Les tics ont trouvé des empreintes d 'Élodie Fabre chez Fournier.
Qu 'est -ce qu 'elle allait faire chez lui ? Commandant, on a retrouvé ça sous
le corps de la victime.
Merci Élise.
Je t 'avais oublié, toi.
Qu 'est -ce que tu veux ? C 'est fini, Clément.
De quoi tu parles ? J 'ai plus peur de toi.
Peur ? Je te sais des fragiles, mais enfin quand même.
Je sais que c 'est toi qui m 'as agressé avec le gal. Regarde ça, il fournit mon
tour à compter.
De pauvres ratés.
L 'un mourant, l 'autre alcoolique.
Toi, tu l 'y as cru.
Vraiment.
Et Justine ? Comment t 'as pu lui faire ça, Justine ? T 'es un putain de taré,
Clément.
Qu 'est -ce que tu crois ? Je crois que tu peux venir ici, dans mon bureau, et m
'insulter ? Faut des preuves pour accuser les gens.
Je sais que c 'est ta mère qui t 'a couvert depuis le début.
Mais en dehors de ça, t 'as compris ? Qu 'est -ce que vous avez tous à me faire
chier ? Tu veux finir comme les trois autres, c 'est ça ? Tu
peux rien contre moi.
Personne ne peut rien contre moi. T 'entends ? Lâche -la ! Lâche -la ! Lâche
! Elodie, avec moi.
Capitaine, baissez votre arme.
Voilà.
Il n 'est pas là.
Embarquez -le.
Ta mère pour un peu te protéger.
Tu vois ton grade, tes médailles, tout ça, c 'est fini.
Tu vas plonger pour les meurtres de Garcia, Fournier,
et celui de Justine aussi.
De toute façon, on a vos aveux.
Et Elodie Fabre est en train de faire sa déposition.
C 'est terminé.
A l 'école, Fabrice avait un fait pour moi.
Il me l 'a dit quand on s 'est revus.
Sauf qu 'à l 'époque, il a manqué de courage pour me l 'avouer.
Pas que pour ça. Et où cette putain de conne ? Hé ! Tu m 'entends ? Dans ma
vie, on va te retrouver, espèce de pute pétasse.
Vous faites quoi, les gars ? Les gars, je suis ennuyé.
Occupe -toi de ton cul. Ferme ta gueule.
C 'est vrai gentil, Fabrice.
Ça l 'a complètement détruit, cette histoire.
Alors quand Garcia nous a proposé de faire tomber Chassagne, vous avez
de l 'aider ? Ouais.
L 'élément déclencheur a été votre nomination comme directeur.
Et vous reveniez en héros. Ouais.
Sauf que pour Garcia et Fournier, ça a été l 'inverse.
Et oui, les deux ratés en ont eu marre de fermer leur gueule.
Quand Garcia a récupéré le rapport d 'autopsie de Justine...
C 'est à ce moment -là que vous avez compris qu 'il en avait après vous. Ça a
te faire un choc d 'apprendre qu 'on avait découvert le corps de Garcia dans
cercueil de Justine.
T 'avais pas pensé qu 'il pouvait avoir des complices ?
Quand Fabrice a trouvé le corps de Garcia, il m 'a tout
de suite tapé. On a cru tout de suite, c 'est foutu.
Oui, oui.
Certains étaient malins.
Et en plus, beaucoup plus puissants que vous.
Qu 'est -ce qu 'on pouvait contre un général ?
En plus, on n 'avait aucune preuve. Personne ne nous aurait cru.
Alors Fabrice a dit qu 'il fallait frapper fort pour déterrer l 'enquête.
Il fallait déterrer Justine.
Et on voulait que ce soit toi qui récupère l 'enquête. Avec Paul.
Vous savez qu 'on lâcherait rien si on découvrait que Justine ne s 'était pas
tuée.
Ouais. Alors vous êtes arrangée pour qu 'on trouve son avant -bras.
Tu t 'es servi de l 'arme de Fournier pour tirer sur ma belle -fille, histoire
de le faire accuser.
Mais... Commis une erreur.
Cette gourmette, on l 'a trouvée sous le corps de Fournier dans la chapelle.
Cette gourmette qu 'on remet au gradé en mission extérieure.
Et bah toi tu l 'as reçue en revenant de Guyane le 30 mai 2022.
Eh bien, bravo tous les deux.
Vous êtes assurés comme des chefs.
Merci. Je ne comprends pas trop vos méthodes, pas toujours en tout cas, mais
vous serez tous les deux de très bons capitaines.
Ah oui, vous êtes encore là ? Eh bien ouais, qu 'est -ce que tu as joué ? Non,
non, si, au contraire.
Justement, je venais pour... Faire un resto ? Avec Camille ? Non.
Enfin si, oui.
Je veux dire, mais comme tous ensemble ? Eh ouais, non, parce qu 'on a les
enfants qui nous attendent.
Moi, je vais bien.
OK. Moi aussi, je suis d 'accord.
Bon, bonne soirée, alors.
Bonne soirée.
On s 'attend dehors.
Merde.
C 'est un deux ? Grave.
Et le petit, tu es... Camille et Franck, ils font genre on est amis, mais en
fait, ils sont ensemble.
Mais non.
N 'importe quoi, toi.
Vas -y.
Et ça fait combien de temps ? Ça fait deux mois. Ah bon ?
Vous trouvez pas ça un peu choquant ? Quoi ? Il est
quand même beaucoup plus vieux qu 'elle.
Mais le sexe n 'a pas lieu, Télesta.
Hein ? Bonne soirée ? Tu
sais
ce que je voudrais, là ? Non, dis.
Faire un grand voyage.
Toi et moi.
Ok, où ça ? Je sais pas.
Ah, Bally ! Bally ! Bally ! Qu 'est -ce que je suis heureuse avec toi.
Mais vraiment, la vie est belle avec toi.
Léa, je... Madame, monsieur, bonsoir et bienvenue. Si vous souhaitez me suivre,
votre table vous attend.
C 'est toi ? Non, non, non, je suis pour rien. Non, je t 'assure.
Je vous en prie.
Il est bon, mon papa ? Oui.
Vous prendrez bien un peu de champagne pour commencer.
Et j 'ai raté un truc.
On célèbre quoi ? L 'avenir, madame.
L 'avenir.
Et l 'amour aussi.
À toi.
Maman, papa, voici le menu du jour.
Merci.
Vous aurez donc en entrée une salade de chèvre -miel d 'Apolline et Thomas,
fruit de la jonte façon Annie et le fameux mie cuit chocolat d 'Alice.
Je vous souhaite de passer une bonne soirée.
Ils sont trop beaux.
Léa, depuis que j 'ai croisé ton regard, j 'ai l 'impression de vivre un rêve.
C 'est le plus beau cadeau que j 'ai jamais eu de toute ma vie.
Veux -tu être ma femme ?
Non, non, non, c 'est pas ça. Je m 'y attendais tellement pas.
C 'est pas grave, si ça marche pas, on pourra toujours divorcer.
Oui, mais alors, je regrette d 'avoir divorcé. On fait comment ? Ah ouais ?
Ouais. Du coup, on aura qu 'à se remarier une troisième fois.
Alors que oui.
C 'est là.
Moi aussi je t 'aime.
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