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Zulu
N 'importe quoi.
Alors, qu 'est -ce que tu fais ? Tu rattrapes ton retard sur les infos
ans ? C 'est ça.
Je viens de passer en revue 97.
J 'arrive en 98.
Mais non ! Tu savais que l 'équipe de France avait été championne du monde en
98, toi ? Évidemment que je savais que c 'était pas moi.
C 'est quand même énorme de ne pas se rappeler d 'un truc pareil, quand même,
non ? Non, alors si ça peut te rassurer, franchement, on a tellement fêté cette
Coupe du Monde 98 que mĂŞme pour moi, c 'est encore un peu flou. Mais non, vas
-y, raconte.
Bah écoute, on s 'est mis une mine ce jour -là , phénoménale, et puis le
lendemain, une fois qu 'on a eu récupéré, on s 'est... Pardon de vous
Ah mais non, mais pas du tout, Inès, on est peut -être en train de parler de nos
souvenirs.
J 'ai demandé au KNAUP de nous transmettre le dossier de Manon Casal.
Pour ?
Avoir le nom de ses mères biologiques ? Oui.
Oui, je crois qu 'on a une petite idée là -dessus.
Bon, je récapitule.
Manon voulait retrouver ses parents biologiques.
Et elle se sert de son ex pour avoir accès aux fichiers du CNAR ?
Elle trouve l 'info qu 'elle cherche ? Voilà , là , elle lâche son boulot du jour
au lendemain et elle se fait embaucher comme femme de chambre dans un hĂ´tel. Et
pas n 'importe quel hĂ´tel.
Je venais tous les étés faire des saisons dans la région.
On était une bande de copains.
En grandissant, on a commencé à flirter.
Et un soir, il y a 25 ans, c 'était juste un
amour de vacances.
C 'était pas important.
Et vous êtes tombée enceinte ? Oui.
J 'étais trop jeune.
Je ne me voyais pas élever un enfant.
C 'était trop tard pour avorter, alors j 'ai dû accoucher.
Mais Manon a grandi entourée d 'amour.
Vous êtes sûre que c 'était ma fille ? Oui.
On a pris des risques, mais elle vous avait retrouvée.
Mais pourquoi ? Elle ne m 'a rien dit.
Elle a peut -être eu peur de vos réactions. Elle n 'a pas osé.
Peut -ĂŞtre simplement qu 'elle n 'a pas eu le temps.
Qu 'alors ? Tellement j 'avais...
Je vais vous raccompagner.
Vous enquĂŞtez sur Rudi Ferrand ? Oui, pourquoi ? Vous le connaissez ? C 'est
le père de Manon.
Personne n 'a jamais pu penser qu 'il avait pu être assassiné.
On sait, madame Verdier.
Est -ce que Rudy était au courant qu 'il était papa ? Quand j 'ai accouché, je
me suis dit que je pouvais pas garder ça pour moi.
Alors je l 'avais appelé, pour le prévenir.
Je lui avais expliqué que j 'étais trop jeune, que je pouvais pas tuer un
enfant.
Vous avez vu Rudy après ce coup de fil ? Non.
Mes parents m 'avaient demandé de couper les points avec toute la bande.
Je vais pouvoir reparler de tout ça 25 ans après.
Qui d 'autre était au courant pour votre grossesse ? Juste mes parents.
Et pas Daniel Verdier ? Il était votre employeur à l 'époque pourtant. Non, je
lui ai jamais dit.
Pourquoi vous me posez toutes ces questions sur mon passé ? Parce que
Rudy ont été tués à 25 ans d 'écart et que c 'est certainement pas un hasard.
seul lien qu 'il y a entre elle et lui, c 'est vous pour l 'instant.
Ok, alors pour résumer, il y a 25 ans, Daniel Verdier tient un hôtel dans
travaille Ingrid, sa future femme, comme saisonnière. De son côté, Germaine
Ferro tient une paillote sur la plage. A l 'époque, elle n 'avait pas encore le
camping ? Non, non, non.
Rudy, que Germaine considère comme son fils, a une histoire d 'un soir avec
Ingrid. La gamine tombe enceinte et accouche sous X d 'une petite fille,
Aujourd 'hui, Ingrid tient l 'hĂ´tel avec son mari, Daniel, et Germaine Ferro
tient un camping avec Samuel, son fils.
D 'ailleurs, ils l 'ont depuis combien de temps, le camping ? Plus de 20 ans,
puisqu 'ils l 'ont eu environ un an après la mort de Rudy.
HĂ© ! Il y a tes souvenirs qui reviennent, toi ? N 'importe quoi, c
dans le dossier d 'enquĂŞte, il suffit de dire.
Bon, il y a quelques semaines, Manon débarque au milieu de tout ça, bilan de
mort, la fille, et 25 ans avant, le père biologique.
On est sur la saga de l 'été.
Une tragédie shakespearienne.
Ça, ça dépend du niveau de culture.
OK. Donc, on sait que Manon était à la recherche de ses parents biologiques.
S 'il vous plaît.
Elle avait retrouvé sa mère.
Et peut -être l 'identité de son père. Et si oui, est -ce qu 'elle aurait
que son père ne s 'Ă©tait pas suicidĂ© ? On va y aller doucement. Il faut dĂ©jĂ
vérifier que Manon était bien sur la piste de Rudy Ferro. Moi, je suis d
avec vous, capitaine. Je pourrais m 'occuper des Ferro, d 'ailleurs ? Pas,
pas. Je vais m 'occuper du ferro.
Vous prenez Juan ou Célestin avec vous ? Euh, non, non, non, je veux les mères
toutes seules, merci.
Ça va être long, hein ? Assieds
-toi, maman.
Ça va ?
Hier, vous nous balancez que Rudy a été assassiné.
Aujourd 'hui, qu 'il avait une fille morte aussi.
C 'est vous qui allez tuer ma mère si vous continuez. Je vous ai dit qu 'elle
était fragile.
Laisse, Samuel.
Madame fait son travail, c 'est tout.
Comment elle s 'appelait, cette petite ? Manon.
Quelle horreur.
Comment Ingrid a pu faire ça, mon Rudy ? À l 'époque, j 'ai bien vu qu 'il me
cachait quelque chose.
Justement, en parlant d 'Ingrid, vous avez gardé contact avec elle ? Non.
Ils nous arrivent de nous croiser, bien sûr, mais... On n 'a rien à se dire.
C 'est devenu une verdier.
On n 'est pas du mĂŞme monde.
Ce que ma mère veut dire, c 'est qu 'entre leur hôtel de luxe et notre
il n 'y a pas beaucoup de points communs. J 'ai compris, merci.
Madame Perrault.
Vous êtes sûre que vous n 'avez jamais vu Manon ? Qu 'elle n 'est jamais venue
ici ? Non.
Moi, je ne l 'ai jamais vue, ça c 'est sûr.
Mais bon, je ne suis pas tout le temps lĂ non plus.
Il faudrait demander Ă Victor, il travaille Ă l 'accueil.
Et vous savez oĂą je peux le trouver Ă ce temps -lĂ ? Effectivement, la gamine
est passée la semaine dernière.
Elle voulait parler à Germaine et Samuel, mais ils n 'étaient pas là .
Pourquoi vous ne leur avez pas dit quand ils étaient revenus ? Et puis pourquoi
vous ne nous en avez pas parlé hier quand on est venu vous voir ? Je ne sais
pas. Je n 'ai rien compris Ă son histoire.
Elle était perturbée.
Elle m 'a dit que tu étais la fille de Rudy.
Rudy n 'est jamais une fille.
Et qu 'est -ce qu 'elle voulait savoir ? Elle voulait savoir si j 'avais connu
son père.
Et ? Je lui ai dit la vérité.
C 'était mon meilleur ami à l 'époque.
Alors elle m 'a posé plein de questions sur lui. Puis elle est partie en me
disant qu 'elle reviendrait. Mais je ne l 'ai jamais revue.
Pourquoi elle a fait une connerie ? Non, non, non.
Elle a été assassinée ? Ah, pardon, excusez -moi, je... Je vis pas.
Ah, putain, c 'est vrai.
Pardon.
Oui, Paul ? Oui ? Aouh ! Non, c 'est pas la peine de crier, Léa, je t 'entends
très bien.
Oui, pardon, pardon, j 'oublie Ă chaque fois. Pardon.
Du coup, t 'as du nouveau ? Oui, oui, oui.
Manon savait que Rudy était son père, mais je vois pas comment elle a pu l
'apprendre, en fait.
Je crois le savoir. Parce qu 'on a reçu le fichier du CNAOP. Tu sais, celui que
Manon a piraté. Et on a trouvé le nom de sa mère biologique, Ingrid, ainsi que
celui de l 'assistante sociale de l 'époque qui s 'occupait du dossier
naissance jusqu 'Ă l 'adoption des casales.
Donc tu penses qu 'elle a pu aller voir l 'assistante sociale ? C 'est possible.
Mais ça ne coûte rien de vérifier. Je peux m 'en occuper si tu veux.
Hein ? À plus. Bisous.
Bisous. Bisous partout.
Tu lui as toujours pas dit qu 'on était ensemble ? Non, mais c 'est pas un sujet
facile Ă glisser dans une conversation non plus.
Non, c 'est sûr que c 'est une info à part entière. Après, peut -être que t
envie de draguer ton ex. Mais non ! Enfin, pas du tout. N 'importe quoi.
Je te l 'ai dit, c 'est du passé, Léa et moi, d 'accord ? On en a déjà parlé.
Je sais, Paul.
Et je te fais confiance.
Moi, j 'espère que j 'ai raison.
Je suis pas du genre Ă m 'engager, mais une fois que c 'est fait...
Je défends mon territoire.
Bonjour, Erwan.
Bonjour, capitaine.
On peut se parler deux secondes ? Oui.
Tu veux bien t 'asseoir ? Bon, je
pense que je te dois des explications.
Le vrai prénom d 'Ondine, c 'est Eva.
Elle est malentendante et je l 'ai rencontrée dans l 'association où je
des cours de langue des signes.
Vous m 'avez piégée avec cette application ? Non, je t 'ai pas piégée,
Je rencontrais personne sur cette appli.
Et moi, je me suis dit qu 'avec Eva, ça pouvait matcher, donc je lui ai demandé
de s 'inscrire.
La seule chose que j 'ai faite, c 'est donner un petit coup de pouce au destin,
c 'est tout.
Et vous avez pensé qu 'elle pourrait me plaire ? Parce que...
Parce qu 'elle est géniale, cette fille.
Mais elle pense qu 'Ă cause de son handicap, personne ne pourra jamais l
Et surtout pas un entendant.
Alors que moi, je sais que... Je pense que toi, tu ne t 'arrĂŞtes pas Ă ce genre
de choses. VoilĂ .
Manifestement, elle n 'a pas l 'air du même avis. Parce que malgré nos
conversations, malgré nos points communs, elle a peur de me rencontrer.
Non, tu ne te trompes pas.
Elle tient vraiment Ă toi.
Et tout ce qu 'elle t 'a écrit, c 'était vrai.
Elle ne t 'a jamais menti.
Contrairement Ă vous.
Ça fait des semaines que je me confie, capitaine.
Et que vous faites semblant de n 'ĂŞtre au courant de rien.
Écoute, je suis désolée, je te demande pardon.
Ok ? Tout ça, c 'est de ma faute.
Eva, elle, elle n 'y est pour rien.
Bon, écoutez, j 'ai besoin de réfléchir à tout ça.
Madame Auréac ? Oui ? Capitaine Marshall, gendarmerie nationale. On
m 'a informé que vous étiez bénévole à temps plein dans cette paroisse.
Est -ce que vous avez vu cette jeune femme récemment ? Oui, en effet.
Manon est venue me voir il y a une dizaine de jours.
Elle avait vu mon nom sur son acte de naissance.
Et vous lui avez dit qu 'il était son père ? Oui.
Vous savez, maintenant je suis Ă la retraite.
Je ne suis plus liée au secret.
Et puis j 'ai vu tellement d 'enfants souffrir de ne pas retrouver leurs
parents. Oui, puis Rudy était mort depuis longtemps.
Ça aussi vous l 'avez dit à Manon ? Oui.
Et je sens qu 'il y a autre chose.
Manon voulait en savoir plus sur son père.
D 'après Mme Auréac, la citante sociale de l 'époque, juste avant sa mort, Rudy
voulait récupérer Manon. Mais apparemment, il était prêt à tout pour
Même à se faire virer de l 'armée. Et en parlant avec l 'assistante sociale,
Manon comprend que son père n 'a pas du tout les attitudes d 'un homme
suicidaire. Ok, donc, elle fait des recherches et elle découvre qu 'aujourd
'hui, la famille de Rudy tient un camping.
Oui, mais je crois qu 'avant, elle est retournée voir ses parents adoptifs, M.
et Mme Casal.
Vous n 'avez pas tout dit, capitaine ? Et à l 'époque, Mme Aurélac les a
prévenus.
Que Rudy voulait reconnaître sa fille ? Oui, et que l 'adoption serait au mieux
retardée, au pire annulée.
Qui ne s 'est pas produit grâce à la mort providentielle de Rudy.
Peut -ĂŞtre un peu trop providentielle. Non.
Que les Casals aient tué Rudy par peur de perdre l 'adoption de Manon. Oui, d
'accord. Mais pourquoi ils auraient tué leur fille 25 ans plus tard ? Oh, ça va
? T 'as mal, toi ? Non, ça va.
Bon,
t 'oublies pas qu 'on a rendez -vous chez le docteur. Bah oui, je ne suis pas
complètement amusée.
Tu sais que je suis sur de mes sentiments, Paul ?
Quand tu es en 96, en 2021, en 2100.
Pourquoi on se laisse pas une seconde chance ? Non, Léa, Léa, arrête. Parce
je t 'assure que quand tu vas retrouver la mémoire, tu vas changer d 'avis.
Et si c 'était toi qui avais besoin de recouvrir la mémoire ? Non, parce que
moi, je t 'aime.
Non, je... J 'ai préparé mes affaires. J 'arrive, hein.
Mais de quoi vous parlez ? On n 'a jamais su qui était le père biologique
Manon.
Monsieur Casal, vous voulez peut -ĂŞtre nous parler seul ? Non.
Je ne peux plus garder ça pour moi.
Garder quoi ? Si c 'est pour des aveux de meurtre, il vaut mieux le faire Ă la
gendarmerie.
Je n 'ai tué personne.
Pourtant, vous avez vu Rudi Ferro il y a 25 ans, sans le dire Ă votre femme.
Mais vous l 'avez dit Ă Manon quand elle est venue vous supplier de lui dire la
vérité, c 'est ça ? Cette enfance était tout pour nous.
Oui, j 'ai vu ce homme à l 'époque.
Pour lui proposer l 'argent, s 'il oubliait sa fille.
Et il a répondu quoi ? Qu 'il n 'en avait pas besoin.
Qu 'il avait un bon boulot et suffisamment d 'argent pour convaincre
lui confier la garde de Manon.
Donc vous vous êtes débarrassé de lui ? Arrêtez avec ça.
Je ne savais plus quoi faire.
Quelques jours après, j 'ai appris ça dans le journal.
Admettons.
Vous étiez où hier matin à 8h ? Vous croyez vraiment que j 'aurais pu tuer ma
fille ? On était au marché, comme chaque semaine.
Demandez aux commerçants, ils nous connaissent.
Rudy venait de se faire virer de l 'armée.
Comment il a pu dire qu 'il avait suffisamment d 'argent pour s 'occuper
fille ? Tout va bien, madame Solaire.
Les fonctions cérébrales sont intactes et votre santé physique aussi. Oui,
voilĂ , je le savais.
C 'est vrai, j 'ai une patate d 'enfer en mĂŞme temps, c 'est l 'avantage d
'avoir. Hein, Paul ? L 'avantage d 'avoir quoi, madame Solaire ? D
'avoir 20 ans.
Ok, tu vas Ă l 'accueil chercher ton ordonnance et je te rejoins.
Et oui, j 'y vais.
On est d 'accord, elle n 'a pas fini sa phrase.
Ça a un rapport avec son état ? Les pertes de mémoire peuvent avoir des
répercussions sur le langage.
Le patient peut faire un mauvais usage de certains mots ou bien tronquer ses
propres phrases sans mĂŞme se rendre compte.
Ça surveille. D 'accord, mais elle va retrouver la mémoire.
Pas forcément.
Non, si, il y a bien une astuce, un truc quand mĂŞme. Tiens, si je mets une
grosse calotte derrière la tête, ça ne marche pas, ça.
Il faut peut -être reprendre depuis le début.
Quel est le dernier souvenir que Mme Solaire a de vous ? Trouvez -le.
Et tirez les fils Ă partir de cet instant -lĂ .
D 'accord.
Je ne veux pas parler ni d 'Andy, ni
d 'Eva, ou peu importe comment elle s 'appelle.
Sachez que je vous en veux beaucoup, capitaine.
Je voudrais juste savoir oĂą tu en es de tes recherches avec Rudi Ferro.
Ah, oui, alors... Effectivement, il n 'avait pas trouvé de travail et il avait
peu d 'économies.
Pourtant, il a affirmé le contraire à M.
Casal. Pourquoi ? Peut -ĂŞtre que Rudi l 'a menti parce qu 'il ne voulait pas
faire de la face, je ne sais pas.
La brigade fluviale vient de retrouver la voiture de Manon Casal.
Bah bon, où ça ? Dans les temps.
Juste à côté de la scène de crime, ils viennent de la sortir.
C 'est lĂ ,
t 'as pas un sèche -cheveux ? Si, bien sûr.
Dans la voiture ? C 'est peut -être ça.
Une espèce de croquis ?
Manon était graphiste, elle devait gribouiller les idées qui lui venaient.
C 'est incroyable, ça, ça fonctionne toujours après des heures dans l 'eau.
111, allez, des tamaris, c 'est la grande mode.
C 'est la dernière adresse enregistrée.
Une semaine avant sa mort.
Et c 'est l 'adresse de Victor Copin.
Victor Copin, c 'est Lucas qui bosse au camping, ça ?
Vous avez l 'air d 'en baver, commandant. Vous voulez un coup de main
'est bon. Je suis dans le cloud. Je ne voulais pas du tout aller dans le cloud.
Je ne sais pas ce que c 'est, le cloud.
Le cloud.
Eh bien, voilĂ .
Il me redemande le Wi -Fi. Il n 'y a pas de câble.
Alors, en fait, en Wi -Fi, vous n 'avez pas besoin de câble.
En fait, c 'est des ondes. Ça passe par les airs.
Si c 'est possible, je vous assure.
Regardez. On met...
L 'identifiant et le login.
VoilĂ .
Ok.
Vous recherchez quoi, lĂ ? Attends, attends, attends, deux secondes.
Euh, des infos sur Victor Copain dans notre base de données.
Tu vois ? VoilĂ .
Hop, ouais.
Eh ben, ça y est.
Ça y est, ça marche.
Eh, oh, eh, eh. C 'est pas la classe Adalade, ça ? Eh, qui c 'est ? C 'est
MĂŞme la classe n 'a pas la base.
C 'est une blague régionale, en fait, là .
La classe Adala, c 'est pas la basse.
Trop drĂ´le.
Ouais. Trop nul.
C 'est quoi son pédigré, copain ? Ouais, alors, recel cambriolage.
On n 'a pas trop entendu parler de lui ces derniers temps.
En revanche, en 96, il a eu pas mal de condamnations.
C 'est pour ça qu 'il nous avait pas dit qu 'il avait revu Manon.
Faut pas qu 'on s 'intéresse à lui.
Ouais, sûrement.
Bon, je vais aller l 'interroger, hein.
Oh ! Oh ! Oh !
Qui c 'est le commandant ? Eh ben, c 'est vous.
C 'est moi ? Oui. Eh ben, j 'ai envoyé quelqu 'un, alors.
Je suis votre homme.
Ah ouais ? Je ne suis pas... Je ne suis pas votre homme. Je suis un homme...
Mais tu es en train d 'essayer de me draguer, ou bien ? Ah non, non, pas du
tout. C 'est une expression.
Oui, ça, c 'est une expression.
Ça va, on l 'a déjà fait. Allez, file.
File.
Je suis votre homme.
N 'importe quoi, j 'aurais dĂ» dire, je m 'en occupe.
C 'est simple, c 'est efficace, je m 'en occupe.
Je me sens chier.
Je n 'ai rien fait ! Vous n 'êtes pas encore accusé, monsieur le copain.
Par contre, on va aller parler de ça à la gendarmerie, d 'accord ? Allez.
Et donc, t 'as choisi de te barrer pour paraître innocent ? Très mauvais comme
stratégie, on va pas se mentir.
Manon est venue chez toi, c 'était pour quelle raison ? Quand elle est passée au
camping, j 'étais en plein boulot, j 'avais pas le temps.
Elle me faisait pitié, cette gamine.
Alors je lui ai proposé de passer à la maison le soir.
Mais bien sûr, on va te croire, Hector.
Victor.
On va reprendre depuis le début ? Elle fait quoi, là ? Rudy et toi, vous étiez
potes, hein ? Et vous faisiez quoi, ensemble, à l 'époque ?
Hein, Hector ? Bah, rien.
On était potes.
Rudy, il avait plein de pognon, il avait pas de boulot.
Donc il sortait doux, son fric.
Libère -toi, t 'es là , ça fait du bien. Lâche tout.
Euh... Quelques jours avant sa mort, il m 'a apporté des trucs.
Quels trucs ? Genre des dossiers, des livres de comptes.
Et un collier.
Avec un gros rubis.
C 'est marrant ça, dans le carnet de Manon, il y a un dessin qui a pris l
qui pourrait ressembler Ă un collier.
Ruby... Ruby, pourquoi ça me dit quelque chose, hein, Ruby ? Il avait braqué un
bijoutier ? Non, c 'est pas son truc.
De toute façon, le bijou était ancien, il n 'avait aucune valeur.
Je n 'aurais pas tiré grand -chose.
Et les documents, c 'était quoi ? Je sais pas, j 'ai pas regardé ce matin, je
sais pas.
T 'as raconté tout ça à Manon ? Ouais.
Elle a réagi comment ? Bizarrement.
C 'est -Ă -dire ?
Elle m 'a demandé de lui dessiner le collier avec le rubis.
Et ? Quand elle l 'a vu, elle a changé de tête et elle est partie.
Mais tu vois quand tu veux, Hector.
Tu sais, je me souviens.
Tu m 'étonnes que Manon ait tiqué.
Capitaine, Rudy avait cambriolé l 'hôtel des Verdiers et Manon l 'avait
découvert.
Je rĂŞve ou c 'est mon stylo que tu m 'achouilles lĂ ? Non, non.
Non, non, c 'est pas mon stylo ou non, non, tu ne m 'achouilles pas ? Non, non,
les yeux.
Bon, ok, j 'avoue, mais c 'est parce que le mien a rendu l 'âme, c 'était pas de
la bonne qualité et pourtant je suis soigneux, je vous assure.
Non, tu le laves, tu le désinfectes et puis après tu me le rends.
A vos ordres, capitaine.
La pêche a été bonne aux archives ? Oui.
Daniel Verdier a bien déposé plainte en 96 pour le cambriolage de son coffre
-fort. Alors effectivement, le collier fait partie des objets listés. Il y a
aussi du cash.
Par contre, ni livre de compte, ni dossier.
Victor Copin n 'avait aucune raison de mentir lĂ -dessus.
Alors pourquoi Verdier ne l 'a pas mentionné dans sa plainte ? Pour pas que
justice y mette son nez.
Ses livres de compte cachaient une double comptabilité, la fausse bien en
la vraie dans le coffre.
Verdier fraudait le fisc.
Comment tu sais ça, toi ? Ça me paraît logique.
Pour avoir fait de CAP comptabilité pour comprendre.
Ça, je te cache pas ma surprise.
Au cas où vous ne l 'auriez pas remarqué, capitaine, je suis très doué
logique.
Vous savez ce que disait ma tante Félicette quand j 'étais petit ? Alors
non.
Il est très doué pour la logique, mon petit Célestin.
Donc,
Rudy faisait chanter Verdier après l 'avoir cambriolé.
Et ce dernier l 'a tué pour récupérer ses livres de comptes et ses dossiers, c
'est ça ? C 'est l 'hypothèse la plus probable.
Et c 'est sans doute aussi ce qu 'a pensé Manon.
Ouais.
Elle est allée voir Verdier, lui demander des explications, mais elle n
aucune preuve pour le faire parler.
Et moi, si j 'avais été à sa place, j 'aurais cherché un moyen de pression.
Alors si c 'est ça, il faut trouver lequel ? Oh la capitaine, doucement,
doucement, doucement.
Verdier est un homme d 'affaires très important dans la région.
Il fait travailler des centaines de personnes.
Alors là , il faut être bien préparé.
Je sais, colonel.
Comme disait Einstein, agir intelligemment dans les affaires
possible que si l 'on essaie de comprendre les pensées de son
VoilĂ . Eh bien, bon boulot, capitaine.
Capitaine, vous ĂŞtes revenu sur ce carnet, d 'abord ? Tu vois, visiblement,
Manon tenait une espèce de journal de son enquête.
Le collier dessiné par Victor Copin, les petites notes, etc.
Je me dis qu 'il y a forcément un rapport entre ces deux dessins.
Oui, sans doute.
Ça, c 'est pas un plan, ça, avec des parcelles ? Si, entre autres choses.
Mais ce serait quoi le rapport entre ça et la mort de Rudi Ferro ? Quoi, le truc
? Je sais pas.
LĂ , voilĂ .
C 'est Risette ? Je suis allé m 'enseigner à la mairie de la Grande
Bon alors, quoi de neuf ? Verdi a un paquet d 'affaires dans la restauration
la Grande Motte.
Ouais ! Donc jusque -là , rien de répréhensible ? Je savais que t 'allais
ça. Et il a aussi un bar sur la plage du Couchant.
La plage du Couchant, ça me dit quelque chose, j 'ai déjà vu ce nom.
Eh ben oui, oui, oui, c 'est lĂ oĂą Germaine Ferro avait sa paillote il y a
ans. Bon, et tu veux en venir où ? Eh ben figure -toi que la paillote a brûlé
suite à un incident friteux, ça. Et c 'est Verdi qui a récupéré le terrain.
C 'est ballot quand mĂŞme, non ? D 'accord, quel drĂ´le de coĂŻncidence, dis
Eh ben du coup, je... Je vais vérifier un truc à la mairie de la Grande Motte.
Oui, très bonne idée. J 'ai envie de te dire tout de suite.
Ah, mais non.
C 'est pas rancin, non ? Et tu crois que c 'est un hasard qu 'on se retrouve
tous les deux dans une mairie juste après que tu m 'aies demandé en mariage
25 ans près, ouais.
Bon, mais alors ça, c 'est un détail fou.
Comment ça s 'est passé après ?
Alors, on s 'est installés dans notre tout petit appartement, vraiment petit,
mais on était bien.
Tous les soirs, on rigolait, mais pas que.
Et puis, un jour, tu m 'as offert ce que tout homme rĂŞve d 'avoir.
Je suis devenu papa, Thomas est arrivé.
Et puis après, poum, deuxième cadeau, une fille.
Je comprends pas, alors.
De quoi ? Pourquoi c 'est fini ?
Excusez -moi, capitaine Marshall, j 'ai trouvé les documents que vous m 'avez
demandé. Ah oui, merci, j 'arrive. À plus tard.
Pourquoi tu ne m 'aimes plus ? Donc c 'est ça le
dossier que Manon a consulté ? Exactement.
Mais ça correspond à quoi ? L 'hôtel Villa Blanca, et là , l 'apartelle
Ça correspond à que c 'est croquis.
La parfaite voisine, c 'est quoi ? Une résidence devait se construire. Mais on
découvert un site datant de l 'époque gallo -romaine.
Et donc, tout s 'est arrêté.
D 'accord.
J 'imagine que le chantier n 'est pas prĂŞt Ă reprendre avant des mois.
Voir des années, selon l 'importance des vestiges.
C 'est ce que j 'ai expliqué à Mlle Cazal. D 'accord. Et vous savez où elle
allée après ? Elle voulait en savoir plus sur les vestiges.
Donc, je lui ai indiqué la médiathèque.
D 'accord.
Merci.
Merci Ă vous.
Bonne journée.
On avait raison, ce n 'est pas une coĂŻncidence.
Daniel Verdier a fait une offre d 'achat pour l 'emplacement de la paillote pile
poil le jour de l 'incendie.
On va dire, il n 'a pas perdu de temps.
C 'est extrĂŞmement rapide.
Plus rapide que ton ombre.
Enfin, il y a deux solutions.
Soit le mec, il est voyant, soit il a foutu le feu pour récupérer le terrain.
Il aurait dit féro l 'aurait compris et Verdier l 'aurait tué.
Oui, c 'est possible. En tout cas, il faut qu 'on creuse.
Oui, on va creuser.
Je te fais une bière ?
Euh, non.
Est -ce que tu peux passer Ă l 'appart d 'ici une heure ? Il faut que je te
parle.
Je sais qu 'on n 'est pas obligés d 'attendre une heure. Je peux venir tout
suite, hein ? Ouais.
Il faut que je te parle sérieusement.
Bah, ok.
À toute. À toute, ouais.
Ă€ toute, c 'est cool.
Ah, au fait, t 'as bu tout ? Non, mais sérieux, c 'est quoi ton adresse ?
Ah, ouais.
Donne ton téléphone.
Pour quoi faire ?
Je vais te la rentrer.
Et après, je fais quoi ? Après, tu te laisses guider par le GPS. Il t 'amène
directement Ă l 'appartement.
Ah ouais ? C 'est génial.
C 'est pas nouveau.
A toute.
Non, mais ça va pas, lieutenant.
Pardon.
La Mésatec confirme.
Manon Casal est bienvenue se renseigner sur les vestiges existant déjà à la
Grande Motte.
Et c 'est quoi le rapport entre les vestiges découverts près de l 'hôtel,
et Daniel Verdi ? Il fait des travaux Ă son hĂ´tel aussi actuellement.
Il aurait découvert quelque chose sur son terrain ? Possible.
Il n 'a rien dit pour finir les travaux et ĂŞtre prĂŞt pour la saison.
Et ça, Manon l 'aurait compris en faisant ses recherches.
Pour faire parler Verdi sur la mort de son père, c 'était ça son moyen de
pression. Ok, donc on a désormais un mobileau passé pour le meurtre de Rudi
Ferro. L 'incendie de la paillote de Germaine et un mobile au présent pour le
meurtre de Manon.
L 'affaire terre.
Dans les deux cas, Daniel Verdier se serait débarrassé de tous ceux qui
menaçaient son business.
Bon, là , il est beaucoup trop tard, mais tu t 'occupes de ça demain à la
première heure ? Évidemment, capitaine.
Il y a un peu de tenue, lieutenant.
C 'est trop de la balle, ce truc ! En bas de chez toi, je suis arrivée. C 'est
le principe du GPS.
Ah ouais, mais non, mais waouh.
Bon, j 'ai amené quelques biens. Super.
Pour fĂŞter notre travail.
Mais dis -moi.
Ah bah oui, hein.
Ça change de ton studio tout pourri quand même, hein.
Bon, en même temps, toujours aussi bien rangé.
C 'est beau.
J 'adore.
Ok, Léa.
J 'aimerais qu 'on recommence à zéro.
Non, non, non, pardon.
Viens avec moi. Je veux dire par là qu 'on reprenne tout depuis le début, d
'accord ? Je voudrais t 'aider et qu 'on travaille ensemble pour que tu
retrouves la mémoire. C 'est le but du truc. Assieds -toi, s 'il te plaît.
D 'accord ? OK.
Bien.
Alors, c 'est quoi ton dernier souvenir ? De nous deux ? Non, le dernier.
N 'importe.
Ah ben oui.
Ben oui, il y en a un, forcément, c 'est...
Tu peux ĂŞtre mon homme mariage.
P.
Ah, t 'es chiant, Paul.
Non, mais prends le temps, on bosse.
Alors, c 'était un... un mercredi matin.
T 'étais parti en mission très tôt et... et tu m 'avais préparé mon petit -déj,
comme d 'habitude, d 'ailleurs, souvent.
Et il y avait une pivoine dans un vase.
Elle était rouge.
Oui, c 'est ça.
Et tu avais collé un mot sur mon bol sur lequel tu
avais écrit « Veux -tu m 'épouser, mon amour ? »
Et après ?
Comment on s 'est retrouvés chez moi une soirée ? Je me souviens pas.
Oh ! Ah yes ! Tu l 'as gardé, la moto ? Non, pas celle -là , non.
Ça, surtout.
Ah, tu l 'as gardé, alors ? Ah, non.
J 'étais un peu con à l 'époque, quand même. Louis avec le cœur sur le « i ».
Oui, oui, ça me revient. Et
putain, tu m 'as offert cette bague, ma bague de fiançailles. On me l 'a volĂ©e Ă
l 'hôpital, je pense que je ne suis même pas occupée. Je n 'ai pas eu le temps
de m 'en occuper. Non, alors là , personne ne t 'a rien volé à l 'hôpital,
'accord ? Tu l 'as.
Tu l 'as retiré il y a plusieurs années.
C 'est bon lĂ , pas chez les petits non plus.
C
'est
dommage de penser que tout ça va être détruit.
Pardon ?
Mais la bonne nouvelle, c 'est que vous ne serez pas lĂ pour le voir.
La dĂ©tĂ©rioration de dĂ©couvertes archĂ©ologiques, ça peut coĂ»ter jusqu 'Ă
prison.
De quoi vous parlez, là ? De l 'article 322 .3 .1 du Code pénal. On parle
surtout du meurtre de Manon.
Vous ne fatiguez pas, c 'est tout.
Le cambriolage de votre hôtel par Rudi Ferro, j 'ai Manon qui avait découvert
que vous camoufliez des vestiges gallo -romains.
C 'est vrai, elle me faisait chanter avec ça, mais je ne l 'ai pas tué. Et
lui avez avoué être l 'assassin de son père, tranquille.
Eh ben non.
Je vais juste te dire la vérité. Je lui ai dit que Rudy était venu après le
cambriolage pour me revendre mes documents.
Votre fausse comptabilité, vous voulez dire ? Ouais, comme j 'ai apprécié son
culot, j 'ai payé.
Seulement, il voulait autre chose. Il voulait un contrat d 'embauche.
Il voulait prouver au juge qu 'il avait trouvé un emploi pour récupérer sa fille
? Et vous lui avez fait ce contrat ? Oui.
Enfin, moyennement, un petit service.
Quel genre ? J 'avais besoin d 'acheter un petit bout de terrain sur la plage du
couchant.
Malheureusement, il était déjà occupé.
Vous avez demandé à Rudy de mettre le feu à la paillote de sa tante Germaine
Ferro.
Daniel Verdi a raconté à Manon ce que son père avait fait.
Rien ne prouve qu 'il ne ment pas, qu 'il n 'a pas tué Manon.
Malheureusement, Verdi a un alibi.
Il naissait en train de vérifier avec lui, mais apparemment, ça tient la
Donc Manon apprend que ton père a trahi les Ferro en détruisant carrément la
paillote de la tante Germaine.
Si elle l 'a découvert à l 'époque, elle a pu s 'énerver très fort contre lui.
Jusqu 'Ă me tuer.
C 'est ce que Manon a dĂ» se dire.
Elle a pu confronter Germaine et la menacer de tout raconter à Léa.
Sauf qu 'on n 'a aucune preuve, ni pour le meurtre de Manon Casal, ni pour celui
de Rudi Ferro.
Merci, lieutenant.
Pas de quoi.
On lance tout de suite une enquĂŞte Ă charge. Vous me trouvez tout ce que vous
pouvez sur cette Germaine Ferro, d 'accord ? On va reprendre les
l 'époque. Il y a 25 ans, on a peut -être oublié quelque chose.
Dites -moi, quelqu 'un a vu Léa ce matin ?
Bonjour, commandant. Salut, Erwann.
Qu 'est -ce qu 'on fait là ? J 'ai la mémoire qui revient par bruit depuis
soir. Vous vous rappelez qui vous a frappé ? Non.
Mais je me suis dit que peut -être en rosant le trajet, ça pourrait m 'aider.
J 'avais les chevaux de toute seule.
Pas de problème, je reste avec vous.
Je suis votre homme.
On y va ? Je vous suis.
C 'est par lĂ .
LĂ . C 'est lĂ .
C 'est là que je suis tombée.
Attends.
Attends, ça me revient.
Ouais.
Je vois Manon au loin.
Elle s 'écroule.
J 'ai toujours un vélo. Je vois ton agresseur partir.
Alors je me lance Ă sa poursuite.
Je rentre dans la pinette, je cherche, je cherche.
Le téléphone.
Oui, c 'est ça.
Il y a une sonnerie de téléphone.
Une sonnerie très particulière.
Alors, je me retourne.
Apparemment, au moment de la mort de Rudy, Germaine Ferro était chez une
Décédée depuis.
Ah, donc elle n 'a plus d 'alibi.
En revanche, au moment de la mort de Manon, elle recevait un fournisseur au
camping. On a vérifié.
Et si on avait deux meurtriers ? Germaine Ferro aurait tué Rudy, ça on
elle a le meilleur des mobiles.
Et quelqu 'un d 'autre aurait tué Manon.
Mais pour quelle raison ? Pour protéger Germaine ? Nous a assez dit qu 'elle
était fragile.
Alors ? Vous avez trouvé qui a tué Manon ? C 'est possible, monsieur Copin.
C 'est possible.
Samuel Ferro, vous êtes en état d 'arrestation pour le meurtre de Manon
l 'agression du commandant Léa Solaire.
Non ! Vous vous trompez !
Dis -moi que t 'as rien fait !
Je peux plus mentir, maman.
Ça fait deux jours que je mange plus et je dors plus.
Samuel Ferro, vous devrez aussi répondre de l 'assassinat de votre cousin il y a
25 ans.
Non !
C 'est pas lui ! Non.
C 'est moi qui ai tué Runy.
Cette paillote, c 'est tout ce que j 'avais, moi, à l 'époque.
C 'est vrai que c 'était pas grand -chose, mais ça nous a permis de
Puis on y a été heureux avec Samuel et Rudy.
Sous son lit, j 'ai trouvé une grosse enveloppe pleine de fric avec un contrat
'embauche chez Daniel Gardier.
Il a commencé à m 'expliquer que ma paillote, c 'était foutu, quoi.
Il était voué à disparaître.
J 'étais folle de rage.
J 'ai dĂ» le bousculer un peu.
Et puis, Samuel est arrivé.
Il était complètement en panique.
Je lui ai dit qu 'il fallait qu 'on se taise tous les deux.
Qu 'il était encore mineur et qu 'il n 'avait que moi.
Manon a débarqué comme une furie au camping.
Il y a quatre jours, alors que j 'étais seul.
Elle m 'a tout déballé.
Le suicide de Rudy quand on était pas un, l 'incendie de la paillote, tout.
Elle voulait parler à ma mère.
Manon, elle avait les yeux de son père.
Maman aurait pas supporté le choc.
J 'ai... J 'ai dû lui expliquer qu 'il fallait pas remuer le passé, que rien de
bon m 'en sortirait.
Elle m 'a pas écouté.
Et puis... Elle m 'a dit qu 'elle avait une amie gendarme qui arrivait, alors...
J 'ai attrapé un bout de bois.
Je ne sais pas ce qui m 'est passé par la tête.
Je n 'aurais jamais voulu le tuer, mon rubis.
J 'ai voulu protéger mon fils.
Ah bah alors, on t 'a plus aux portes, colonel ? Tu as recouvré la mémoire ?
Hum, presque entièrement, oui.
En tout cas, je me souviens que Manon m 'a téléphoné.
Elle ne pouvait plus garder pour elle tout ce qu 'elle avait appris sur la
Sur la mort ? Sur la mort de son père.
Et oui, là , c 'est proposé officieusement pour l 'aider. Bien.
Très bien.
Moi, j 'étais venu vous féliciter pour les très beaux résultats de vos enquêtes
respectives. Bravo à tous les deux. Très beau travail.
Et... Je vais peut -être prévenir ta mère.
Oui. Tu peux t 'occuper des enfants, s 'il te plaît, papa.
Oui.
Et pour nous, tu te souviens aussi ?
De tout, je veux dire.
Alors, maintenant que tu as recouvré la mémoire, est -ce que tu veux toujours qu
'on te donne une seconde chance ?
Mademoiselle
Léa Soler, voulez -vous toujours prendre pour époux M.
Paul Marcel Alphonse Marshall, ici présent ? N 'importe quoi.
Ça va, mon amour ? Ça va.
Et toi, comment tu te sens ? Comment je me sens ? C 'est particulier.
Ça y est, tout est revenu.
J 'ai l 'impression d 'avoir vécu un tremblement de terre, mais ça va.
Ça va.
Il y avait des bons côtés, quand même.
Oui, plein.
Plein, plein, plein.
Et toi, c 'est pas aujourd 'hui ? Aujourd 'hui de quoi ? Ta
radio de contrĂ´le se fait aujourd 'hui.
Ah !
Oui, c 'est aujourd 'hui, mais je vais y aller tout seul. Ah ben non, je t
'amène. J 'ai envie de passer du temps avec toi. D 'ailleurs, je ne sais pas ce
que tu en penses, mais j 'avais envie de faire un petit dîner pour fêter le
retour Ă la vie normale.
Hein ? Ben oui, carrément.
Et il y aura papa ? Ben oui, il y aura papa.
Va préparer tes affaires et puis moi je vais lui laisser un petit mot.
Ok ? Je t 'aime.
Moi aussi, je t 'aime.
T 'attends en bas mon chéri, on va être en retard, t 'attends en bas. Ok.
Ça fait deux jours que t 'es triste comme un tas de betteraves en Picardie.
Qu 'est -ce qu 'on peut faire ? Je crois que vous avez déjà assez fait comme ça,
non, capitaine ? Et si je t 'emmenais faire une petite virée à la mer ?
Rendez -vous Ă Romain.
Ă€ Romain, vous n 'avez pas dit d 'aller le sec, lĂ ? Non, non.
Sous -titrage ST' 501
C 'est ça.
Alors je veux que tu me resserres.
... ... ...
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