Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Plus de chantage à la gendarmerie ? Oui, si vous pouviez intervenir le plus
rapidement possible, ce serait bien.
Donc, je vous laisse revenir vers moi ? Merci.
Bonjour, Inès.
On pourrait se voir dans mon bureau un instant ? C 'est pour le travail,
commandant ? On peut se parler au calme ? Ah.
Donc, c 'est à propos de la vidéo.
Alors... Premièrement, les images étaient très claires, il n 'y a rien à
ajouter. Je suis vraiment désolée. Et deuxièmement, je ne mélange plus vie
privée et vie professionnelle. Ça se finit toujours mal, la preuve.
Donc, c 'est fini avec Paul, vous êtes ma commandante et je vais rester
professionnelle. Excusez -moi.
Oui, Rouane ? Ah non, mais si, j 'ai Saint -Martin.
D 'accord.
Bon, ben, on arrive.
J 'imagine que je prends ma voiture.
Bonjour.
Viens.
Bonjour, qu 'est -ce qu 'on a ? La victime s 'appelle Aristide Barrel.
60 ans, promoteur immobilier.
Et la famille ? Il était veuf.
Il avait un fils de 25 ans, Elliot.
J 'ai pas pu le prévenir, il a été renversé hier par un chauffard qui a
fuite. Il vient d 'entrer au bloc.
Quelle horreur.
Qu 'est -ce qu 'un père faisait là alors que son fils était allocutel ? Il était
président du carnaval, j 'imagine que c 'est là où j 'ai arrêté.
On a trouvé ça sur lui, c 'est un anti -épileptique.
La boîte n 'est pas ouverte, peut -être une crise qui l 'a tué ? Ah non, je peux
vous assurer que vu la position du corps, on a maintenu la tête de cet
dans la boue jusqu 'à ce qu 'il meure étouffé.
Et personne n 'a rien vu ? La moitié des habitants faisaient la fête, mais l
'accès au village est bloqué.
Le carnaval est réservé aux habitants et encore seulement aux volontaires. Donc
c 'est forcément quelqu 'un d 'ici.
Le principe du carnaval, c 'est qu 'il y a d 'un côté les grenats, avec les
chapeaux et les plumes, qui doivent fouiller les blancs, les autres avec une
grenette, une espèce de serpillère imbibée de mou.
Ah bah ça va -t -il comme tradition ? Ok, donc si on résume, Aristide Barrel,
blanc, est poursuivi par une bonne partie du village.
Facile pour le tueur de se cacher dans le groupe de grenats ? Non, ça va pas
être simple de l 'identifier. Ils étaient masqués, en plus.
Bon, j 'imagine que tout ça est très bien organisé. Il doit y avoir une liste
participants quelque part.
La reine est partie au bureau du carnaval. Si y en a une, il la trouvera.
D 'accord.
Euh, oui, là -bas.
Je... Paul, stop.
Toi et moi, c 'est fini. On bosse ensemble, on reste amis, y a rien de
dire.
Non, mais attends. Ton opération s 'est faite bientôt. Je veux pas te laisser
toute seule.
Je me suis toujours très bien débrouillée toute seule. Merci.
Désolé, mais moi, je veux rester avec toi. Parce qu 'en cas de coup dur, se
serrer les coudes, c 'est ça, être des amis.
Bon, il faut que j 'interroge le meilleur ami de la victime, un certain
Fougerolle.
Bon, moi, je vais voir Arwen, voir où est -ce qu 'il en est.
On se tient au courant ? Je ne
comprends pas ce qui a pu se passer.
Peut -être votre petite fête qui a dégénéré ? Il n 'y a jamais eu de blessé
avant ? Pas du tout.
C 'est une ambiance familiale, il voit l 'enfant, il n 'y a aucune violence.
Une grande partie du village y participe.
Il y en a qui se déguisent, d 'autres qui tiennent des stands, font des
C 'est une tradition qui nous rapproche.
Et Aristide Barrel dans tout ça ? C 'était quelqu 'un de très important pour
nous. Bien plus que le président du carnaval.
Pour nous, c 'était un peu une sorte de guide.
Et un ami.
Un ami qu 'on a tué malgré tout.
Bon, dites -moi.
Pourquoi les gens déguisés comme vous poursuivent ceux en blanc ? Ça remonte
Moyen -Âge. Les blancs, c 'est les médecins, les notaires, les patrons.
Comme Aristide Barrel, donc.
Et les grenards, c 'est les employés, les ouvriers, les paysans.
Comme vous.
Oui, je suis facteur.
Aristide Barrel n 'a rien fait qui aurait pu déplaire à un villageois ?
Il y a peut -être quelque chose.
Bonjour.
Bon, Erwan, qu 'est -ce qu 'on fait dans un bar ? C 'est ici que se réunit l
'association du carnaval.
Ils ont passé de l 'argent pour le moins local.
Et comme le patron du bar est un ami, il leur prête le lieu.
D 'accord.
C 'est la liste des participants du carnaval.
Vous savez combien il y a de villageois déguisés en grenats ? Je dirais une
centaine. Ben ouais.
Cent piles.
Comment vous savez, capitaine ?
J 'ai un certain talent pour ça.
Un don.
Je suis capitaine.
Ça, c 'est l 'album photo du carnaval des années précédentes.
Ok, ok.
Bon, il ne reste plus qu 'à trouver qui était en conflit avec la victime. Ça
devrait être facile.
Je renvoie tout ça à Célestin. Lui qui adore les défis.
Je te suis.
Un respite lève toujours une clé dans la boîte aux lettres.
Dans une boîte qui ferme pas à clé.
C 'est un petit village ici, vous savez.
Tout le monde se connaît.
Il était promoteur.
Il avait le projet de construire un hôtel dans le village.
Ça dérangeait les villageois, c 'est ça ? Une association d 'habitants va
inscrire le carnaval au patrimoine culturel immatériel de l 'UNESCO pour
empêcher de voir le carnaval à tout le monde.
Et pas de touriste égale pas d 'hôtel.
À l 'emplacement du futur hôtel, il y a actuellement un immeuble qui est encore
habité.
Le proprio a accepté de vendre Aristide.
Et pour faire les travaux, il faut virer les locataires.
Donc, pour résumer, Aristide Barrel voulait expulser un immeuble entier,
Autant de culpés potentiels.
Alors, capitaine, on en est où ? Je suis sur la page officielle du carnaval.
Sur le forum, c 'est animé.
Ceux qui veulent conserver les traditions et ceux qui veulent ouvrir le
c 'est charpe ouvertement.
À ce point ? Morceau choisi.
Bande de fumiers, Saint -Martin n 'est pas un parc d 'attraction. Gardons la
tradition.
Réponse tout aussi fleurie. Ta gueule, morue.
On a besoin d 'un hôtel et de touristes pour faire vivre le village.
Un petit dernier pour la route ? Mais volons qui ? Je te conchis, morte
-couille. Oh, c 'est les gonzards.
En tout cas, on voit bien dans les commentaires que les patrons et les
commerçants sont hostiles à l 'inscription à l 'UNESCO.
Ben oui.
Comme notre victime, ils veulent changer les traditions, ouvrir le carnaval aux
touristes. Puis j 'imagine qu 'ils pensent aussi aux retombées financières,
? C 'est logique.
Dans les contres, on a un commentaire qui est plus virulent que les autres.
Allez, on voit.
Barrel, traître, on se laissera pas faire, prépare -toi à souffrir.
Ah oui, mais ça a été posté ce matin.
Qui l 'a envoyé ? Elina Bress, c 'est la représentante des locataires que la
victime a voulu faire expulser pour construire son hôtel.
Sa famille habite Saint -Martin depuis dix générations.
C 'est un profil intéressant, ça.
Bah oui, d 'autant plus que c 'est la présidente de l 'assaut qui veut
le carnaval au patrimoine culturel et matériel de l 'UNESCO.
Et qui es -tu ? Erwann et Célestin, ils sont partis l 'interroger.
Parfait.
Très bon travail, capitaine.
Allez, bien.
Au boulot.
Mademoiselle Brecht ? Le gendarmerie nationale en a quelques questions à vous
poser.
Pardon, c 'est la photo de ce matin ? Oui, c 'est ça. Tu en gardes une ? Oui,
bien sûr.
Barrel traître.
On ne se laissera pas faire. Prépare -toi à souffrir.
Vous nous expliquez ? Je ne suis pas la seule qui en voulait Aristide. Tout
notre immeuble est menacé.
Non, vous n 'êtes pas la seule, mais vous êtes la plus virulente. Vous faites
partie des grenats ? Oui.
Et alors, vous allez tous nous suspecter ? Vous étiez où ce matin ?
Un peu partout dans les rues du village, comme tous ceux qui participaient au
carnaval.
Bon,
donc vous n 'avez pas d 'alibi.
Alors on va continuer cette discussion à la gendarmerie, si vous le voulez bien.
Pardon ? Sur les photos des autres années, il y a toujours 150
50 blancs et 100 grenats.
C 'est comme ça depuis le Moyen -Âge, il n 'y a pas de raison pour que ça
change. Excusez -moi, mais sur la photo de ce matin, j 'ai reconté, il y a bien
150 participants, mais en revanche, il y a 51 blancs et 99 grenats.
Je ne comprends pas.
C 'est pourtant clair.
Quelqu 'un a discrètement changé de camp avant la mort de Aristide Barrel.
Ça va ? Ouais.
T 'as discuté avec Inès ? C 'est elle qui a parlé, surtout.
Elle était assez brève.
Oui, nous aussi, on a échangé et c 'était bref.
Elle est très en colère en même temps, ça se comprend.
Je ne suis pas très à l 'aise dans cette situation, c 'est perturbant.
Oui.
Et au sujet de l 'enquête, on a l 'avant -fait ? Elina, bref, a été vue par
plusieurs carnavaliers à l 'autre bout du village.
D 'accord, et on a pu identifier le faux blanc de la photo ? Oui, David Ledin,
maçon de 30 ans.
Il est inscrit sur la liste, mais il n 'est pas avec les grenades sur la photo.
Un lien avec Aristide Barrel ? C 'est son patron.
Il y a un truc qui ne colle pas ? Pourquoi est -ce déguisé en blanc ? Ils
masqués. Un blanc ne va pas se méfier d 'un autre blanc, c 'est logique.
C 'est beaucoup plus simple de rester en grenat pour s 'attaquer à un blanc,
puisque c 'est le principe de ce carnaval.
Les règlements de comptes entre les ouvriers et les patrons, les grenats et
blancs.
Tu sais quoi ? Envoie Erwan pour interroger tes 99 suspects, puis nous,
qu 'à dire qu 'on part sur deux pistes différentes.
Ça te va ? Oui, on n 'a qu 'à faire ça.
En même temps, c 'est logique ce que je dis.
Oui, oui.
Bonjour, commandant. Bonjour.
Vous avez l 'air en pleine forme aujourd 'hui.
On peut y aller ? Oui, bien sûr.
Aristide Barrel est bien mort à Sifikié. Ses poumons étaient saturés de boue.
D 'accord.
Autre chose ? Des chimoses un peu partout sur le corps, y compris sur les
C 'est évident que ce n 'est pas avec une serpillère qu 'on a pu lui faire ça.
On ne dit pas serpillère. C 'est une grenette.
Une grenette.
C 'est drôle, non ?
En tout cas, la victime s 'est battue, ça ne fait aucun doute. D 'accord. Et
vous avez remarqué quelque chose qui pourrait nous aider à identifier l
'agresseur ? Non.
Sauf s 'il s 'est fait tuer par un gros oiseau noir qui a relevé des résidus de
plumes noires sur sa peau. Ah ! Ça, ça m 'intéresse. Eh oui, parce que ça va
dans le sens de mon hypothèse.
Les costumes des grenades ont des plumes un peu partout comme ça. D 'accord.
D 'accord. J 'ai relevé également des fragments de tissu blanc sous ses
En fait, ça m 'intéresse beaucoup moins parce que... Ça veut dire que ça peut
tout aussi bien être un blanc.
Mais sinon, vous avez quelque chose de concret, Franck ? Vous ne m 'aidez pas,
là, en fait ? Si.
J 'ai contacté le médecin traitant de la victime et il se trouve qu 'Aristide
Barrel n 'a jamais été épileptique.
Pourquoi il avait une boîte de médicaments anti -épileptiques sur lui,
Je ne sais rien, mais d 'un point de vue médical, il n 'y avait aucune raison.
Avec plaisir.
Excusez -moi, bonjour. Oui, je peux vous aider ? Je suis le capitaine Marshall,
gendarmerie nationale.
Allez, j 'enquête sur le meurtre d 'Aristide Barrel.
David Ledin habite bien ici ? Oui, mais il n 'est pas là.
D 'accord, où je peux le trouver ? Il est allé à son bureau, mais il ne m 'a
dit pourquoi.
Pardon, mais vous êtes ? Victoire Lombard, la fiancée de David Ledin.
Aristide Barrel s 'entendait bien avec votre fiancée ?
Oui, ils étaient très proches.
David le voyait comme une sorte de mentor.
Aristide l 'avait pris sous son aile alors qu 'il n 'était que maçon, et puis
l 'avait fait évoluer.
Évoluer au point que David décide de se déguiser en blanc cette année.
Je suis issue d 'une famille de blancs.
Ils n 'ont pas accepté nos fiançailles, donc David a juste voulu les
impressionner.
Autre chose, capitaine ? Non, non, non, merci.
Bonne journée.
A vous aussi, merci.
David Le Donne, gendarmerie.
Tourne.
Destruction de preuve, délit de fuite, on est passé à 6 ans là.
Sans compter le meurtre d 'Aristide Barrel. Quoi ? Quel meurtre ? Allez, go.
Quel meurtre ? Allez,
99 personnes interrogées, c 'est rien.
En plus, regarde, on est au grand air, on se balade, on profite. Super, il n 'y
a pas de réseau ici.
Bon, j 'ai la liste des témoins, mais comment est -ce qu 'on trouve où ils
habitent ? À l 'ancienne.
Tiens. Attends, t 'as vu ça où ? Je l 'ai piqué à l 'office du tourisme.
Alors... La place de la placette.
Regarde.
Jean -Paul Lenor, c 'est bien un des participants du carnaval.
Et la tête de mort, ça fait partie du folklore.
Non, non, on a vu ça nulle part.
Ah si, il y en a une autre là -bas.
C 'est comme un jeu de piste.
Allez, viens.
Voilà.
Non ! Dix ans de rugby, j 'ai jamais raté un ballon. Tiens, cadeau.
Dites -moi, c 'est pas votre truc, le puzzle, hein, Capitale ? C 'est clair,
quel bordel.
Bon, hé ! Bravo, Marshall.
Grâce à votre exceptionnelle intervention, on a un suspect en garde à
mal de pistes à creuser. C 'est bien, non ? Vous êtes pas en train d 'imiter,
là, Marshall ?
Bon, enfin, j 'avais raison. Le suspect est un blanc.
J 'avais pas vraiment tort, parce qu 'il était censé être Grenat.
C 'est pas faux.
C 'est pas faux. Bon, reste à savoir pourquoi ils en voulaient la victime,
alors. La réponse est peut -être là.
Vous en avez encore pour l 'envoi, capitaine ? J 'avais presque terminé.
A première vue, c 'est un contrat.
Et ce serait l 'original dans l 'ordinateur de la victime.
Un acte de cession de la société d 'Aristide Barrel.
Au bénéfice de qui ? David Ledin.
Vous avez signé les documents.
Voilà, c 'est ça, le costume blanc, en fait. Il a voulu fêter son nouveau
en passant des grenats au blanc.
Ça n 'a pas de sens.
Si c 'est ce qu 'il voulait, pourquoi détruire le contrat ? Dans l
il y avait aussi les bilans comptables.
Apparemment, la société était complètement faillite.
Ça veut dire quoi ? C 'est que Barrel aurait vendu essentiellement des dettes
Le Dain, qu 'il s 'en serait rendu compte, mais après avoir signé les
Donc trop tard, quoi.
Bon, vous vous en occupez, Capitaine ? Léa, Léa, le chômage, il revient un jour
ou pas ?
Je suis sur le coupable, mais je ne suis pas chauffagiste.
Bon, bonne chance.
C 'est la quatrième maison, Taguay.
La peinture n 'est pas encore sèche.
La peinte doit être juste devant.
En tout cas, toutes les maisons appartiennent bien à des membres du
D 'accord qu 'il y a au moins une personne du village qui approuve pas ce
carnaval. Donc si on remonte le fil des graffitis, on tombera peut -être sur le
coupable. Eh bien, tu vois qu 'on s 'amuse.
Je vous répète que je ne l 'ai pas tué.
Aristide et moi, on s 'entendait très bien.
Même quand vous avez découvert que vous aviez hérité de ses dettes ? Vous
vouliez impressionner votre fiancée et sa famille ? N 'importe quoi ! Alors
vous êtes empressé d 'accepter l 'offre d 'Aristide Barrel sans même vérifier l
'état de la société ? Parce que vous vouliez devenir un blanc ? Vous vouliez
impressionner votre belle famille ? J 'ai eu des confiances.
On bossait ensemble depuis dix ans.
Alors comment vous avez découvert que c 'était une planche pourrie ? Jusieurs
fournisseurs m 'ont appelé ce matin et réclamaient leur argent.
Comment ils étaient au courant ? Manifestement, Aristide s 'était arrangé
les renvoyer sur moi après la signature.
Alors du coup, vous l 'avez chopé pendant le carnaval et vous l 'avez tué.
je l 'ai jamais déjà dit ! J 'ai même pas eu le temps d 'aller lui parler !
allez vous calmer, monsieur Le Dain ?
Alors pourquoi vous avez voulu détruire le contrat pour pas qu 'il arrive aux
grèves ? Eh bien, quelle chance de ne pas hériter de tes dettes.
Alors, allez.
Allez, fraîche, douce et fraîche.
Aucun peintre en vue.
C 'est pas possible qu 'on voit ce qu 'on aurait raté, c 'est un cul -de -sac.
C 'est forcément repassé devant nous, non ? Fais voir la carte.
C 'était marrant au début, mais là je commence à avoir marre de marcher.
Je sais pas si je te dis, mais j 'ai une tendance aux ampoules au bout de 20
kilomètres. Ça va, t 'es large parce qu 'on a fait 2 kilomètres maximum.
Alors, il y a forcément une explication.
En fait, il y a un trou dans le rempart.
C 'est même un point touristique, regarde.
C 'est la fin ?
Voilà par où est passé notre peintre.
Regarde.
Et là, il y a une voiture qui arrive à toute vitesse sur Erwan. Donc là, moi,
me dis, Célestin, tu peux pas te dégonfler.
Comme je suis juste à côté.
Je lui mets un coup d 'épaule, comme ça, Erwan, il s 'est dit, il a pris le
temps de la voiture.
Oh.
Salut, Célestin. Oh, pardon. Ça va ? Oh, t 'inquiète, t 'inquiète.
Justement, l 'épaule, elle est luxée. C 'est bon, c 'est bon.
Ouais, c 'est quand j 'ai sauté pour sauver le lieutenant Lebelac d 'une mort
certaine, mais... Ouais, t 'es un héros, toi.
Un héros, je sais pas.
Ça va, ton épaule, Célestin ? T 'es sûr ?
Bon, je voulais te remercier quand même pour ce que t 'as fait.
Attends, c 'est normal.
Un collègue a sauvé et je me jette sous une voiture.
Même pas peur.
Et bravo pour ton humilité et ta discrétion.
Ouais, c 'est important de dire la vérité.
T 'es toujours avec ta copine mystère ? Non, non, pas du tout.
Attends, tu serais pas en train de me cacher un truc, là ? Peut -être que j
pas voulu te dire quelque chose aussi, tu vois.
Je te rappelle que j 'ai risqué ma vie.
Pour sauver la tienne, tu peux me faire confiance, non ? En fait, il y a un truc
qui me chiffonne, c 'est qu 'à chaque fois que je reçois un message en DIN, il
a Marshall qui est sur son portable.
C 'est bizarre, non ? Attends, t 'es pas en train de me dire que tu penses que
le capitaine Marshall, c 'est ta copine ? Attends, ça serait une super blague,
non ? Franchement, ou pas ? De toute façon, le travail est fixé, je vais lui
parler demain.
Ok.
Je ne comprends pas le meurtrier.
Pourquoi revenir taguer les maisons du village après la mort d 'Arrêté de
? C 'est quand même bizarre tout ce qui se passe dans ce village.
Deux fois en 48 heures qu 'une voiture fonce sur quelqu 'un, d 'abord le fils d
'Arrêté de Barrel, maintenant Erwann, ça fait beaucoup, je trouve. Mais
justement, j 'allais à l 'hôpital pour prendre des nouvelles d 'Arrêté de
Barrel. D 'accord, il y a Célestin.
Ah, Célestin ! On a eu vent de vos exploits, félicitations.
Oh, je n 'ai fait que mon devoir, hein.
Sauver au péril, c 'est dans mon ADN.
Ah ben bravo.
Erwann, il va comment ? Bien, bien. Il a vu la mort de près, de très très près.
Ça, au moins, pas plus.
Ça lui a fait bizarre, mais bon.
Moi, ça va, j 'ai l 'habitude.
D 'accord.
Donc, plus de peur que de mal ? Oui, pour le mal, c 'est vite dit.
En sauvant Erwann, j 'ai quand même sacrifié mon coccyx.
Écoutez, reposez -vous bien. À demain, lieutenant.
On a plongé Eliott dans un coma artificiel, le temps qu 'il se remette
blessures, il devrait s 'en sortir sans fait qu 'elle.
D 'accord, et est -ce qu 'il a reçu la visite de son père ? Hier, ouais, et ce
matin également.
Ce matin ? Vous êtes sûre ? Vous n 'avez rien remarqué de particulier ?
Non, bon, il était dans tous ses états, mais vu la situation de son fils, c 'est
pas étonnant.
Il s 'est même disputé avec sa femme.
Ah non, mais ça ne doit pas bouger parce qu 'il est veuf.
Ah bon ?
Je l 'ai entendu de loin. Je ne sais pas ce qu 'ils se sont dit, mais du coup,
ça chauffait. J 'en ai déduit que c 'était sa femme. Oui, je comprends.
Dernière petite chose, est -ce qu 'Eliott est épileptique ? Non.
C 'est pas inscrit dans son dossier, en tout cas.
Ok, je vous remercie.
Vous pourriez me prévenir quand il se réveillera ? Oui, bien sûr. J 'ai encore
une carte quelque part.
Et bien voilà.
Merci. Merci à vous.
Au revoir.
Bonjour, lieutenant.
Erwan. Capitaine.
Ça va, tu t 'es remis de tes mésaventures ? Oui, c 'était moins
ce que Céleste t 'a raconté.
Je t 'imagine bien.
Bon, Marshall t 'attend dans l 'open space, il a des infos pour toi.
Cette nuit, une brigade a repéré la voiture qui a essayé d 'écraser.
Et le conducteur, il a été interpellé ? Oui, et comme il se trouve que les
femmes ont aussi le droit de conduire, c 'est une conductrice.
Voilà. Bon, je te laisse, il faut que j 'aille vérifier les PV de la ferme au
gendre. Ok, à plus tard.
À plus tard.
Jenny Ruffier, 42 ans, divorcée, sans enfants, habitante de Saint -Martin, pas
de casier.
Une citoyenne somme tout à fait ordinaire.
Sauf quand elle essaie d 'écraser des gendarmes.
Sauf quand elle essaie d 'écraser les gendarmes, mais en vrai, qu 'elle
badigeonne les maisons des voisins.
Oui, on a retrouvé un costume de grenat et une bombe de peinture rouge dans le
coffre de sa voiture.
J 'ai épluché la liste des participants du carnaval une bonne dizaine de fois,
il n 'y avait pas de Jenny Ruffier. Non mais c 'est normal, elle n 'est pas sur
la liste en fait, c 'est une fausse grenat.
Elle s 'est glissée dans le groupe grâce à son déguisement.
Tout ça pour approcher Aristide Barrel. C 'est pas bête, hein ? Et donc, Léa
avait raison.
Et donc, on aurait pu interroger les 99 vrais grenats sans jamais trouver le
coupable. Voilà, voilà.
Autre chose sur Jenny Ruffier ? Oui, dans sa voiture, on a retrouvé un ticket
parking de l 'hôpital de Montpellier.
Ah, c 'est intéressant, ça.
Ça va plaire à Léa.
Euh, un petit café ?
Ah oui, avec plaisir. Allez.
Alors là, la voiture, elle démarre.
Et au bout de deux secondes, elle est déjà à quoi ? À 100 km heure. Ah ouais ?
Donc là, je prends appui sur le mur.
Je plaque Erwann comme au rugby. C 'est comme si on s 'envolait, quoi. Tu vois
les films d 'action avec les scènes au ralenti ? Ouais. Eh bien, pareil.
Le truc... Ça va ? C 'est ma jambe. Je crois que je me suis cassé la clavicule.
Bonjour, Célestin.
Capitaine. Bonjour, Sandra.
À plus tard.
Un café ? C 'est offert par la maison.
En tout cas, je vais en prendre deux.
Bravo pour vos réflexes. Ils ont sauvé, Juan.
Ah oui, c 'est pour ça le café.
Mais vous savez ce que je me dis tous les matins quand je me rase, capitaine ?
Non.
Célestin, aujourd 'hui, tu vas rendre le monde meilleur.
Ah.
Et alors, cette clavicule ? Ça va, pourquoi ? Non, comme ça.
Pour rien.
En tout cas, bravo.
Ce que t 'as fait, ça prouve que tu es un collègue fiable.
Vous me tutoyez maintenant ? On va dire que c 'est un début.
Tu viens d 'où ? J 'ai grandi à Bar -le -Duc. Pas dans l 'hyper -centre. C
'était l 'estat ? L 'enquête ? J 'ai fait la tournée des 10 pharmacies autour
Saint -Martin, comme l 'a demandé le commandant.
Et ?
Eh bien, aucune n 'a vendu le médicament contre l 'épilepsie qu 'on a retrouvé
sur la victime.
D 'accord.
Bon, Inès t 'attend sur le parking. Vous partez en perquis chez la conductrice
qui a failli vous percuter.
Jenny Ruffier.
Ok.
Merci pour le café. C 'est normal.
Ça va aller ? Oui, merci capitaine.
J 'en ai vu d 'autres.
Bien.
Que faisiez -vous à l 'hôpital hier matin, mademoiselle Ruffier ?
J 'allais voir un médecin.
Non, nous avons vérifié, vous n 'aviez pas de rendez -vous.
Je suis allée aux urgences.
Le nom du médecin qui vous a ausculté ? Je ne me souviens plus.
C 'est ballot, ça.
Ok.
Aristide Barrel, ça vous dit quelque chose ? Oui, comme tout le monde au
village.
Quels étaient les motifs de votre dispute hier matin à l 'hôpital,
C 'est drôle de coïncidence. Vous vous disputez avec lui, quelques heures
on le retrouve mort à Saint -Martin.
Il est mort ? Vous n 'étiez pas au courant ? Pourtant, tout se fait dans un
village, non ? En même temps, vu les rapports que vous entretenez avec vos
voisins, ça ne me donne qu 'à moitié.
C 'est quoi ces histoires de tag, de vengeance, de tête de mort ? Ils ont eu
qu 'ils méritaient.
Mais encore ? J 'ai rien à dire.
Et le costume de grenard retrouvé dans le coffre de votre voiture ?
Jean -Marie Leruffier, c 'est courant chez vous de renverser des gendarmes ? J
'ai cru que c 'était ces connards villageois qui me poursuivaient.
J 'ai tout de suite senti que les choses avaient mal tourné.
Je ne me demande pas pourquoi, mais c 'était, je ne sais pas, dans l
'atmosphère, il y avait des sons qui m 'ont mis sur le petit livre. Tu as
toujours été un instinctif, toi.
Exactement. Et c 'est qui qui avait bien senti les choses ? Célestin.
Célestin. Et là, la voiture, elle démarre.
À 150 km heure, direct. À 150 direct.
Attends, très très gros moteur.
Erwann était sur la trajectoire, je l 'ai pris sous le bras, on a fait un saut
périlleux au -dessus de la voiture.
Incroyable. Non, parce que Erwann ne m 'a pas raconté la moitié de tout ça, en
fait. Non, mais tu sais, Erwann, il est comme moi, tout en humilité.
Ouais, enfin, des deux, le plus modeste, c 'est toi, hein.
C 'est pas moi de le dire, mais... Ouais.
Attends, c 'est ici qu 'est la piste, j 'ai néoifié.
Bah ouais, pourquoi ? C 'est sur la grande route, là -bas, qu 'il y a une
barrière, le fils de la victime s 'est fait renverser avant -hier soir.
Jenny Ruffier aurait essayé de tuer le fils avant de s 'en prendre au père ? Je
vois.
C
'est
quoi ce village de fous là ?
Voilà un bolin avec un restit barrel.
Demain après -midi ? Super.
Merci beaucoup, à demain.
Bon écoute, avec un peu de chance, on aura le chauffage demain après -midi.
Oh, génial.
Moi aussi, j 'ai... Bonne nouvelle.
Jenny Ruffier et le fils de la victime sortent ensemble.
Et Inès et Célestin ont retrouvé la maison de Jenny complètement saccagée.
qu 'une lettre anonyme.
assez explicite.
D 'après les villageois, Aristide Barrel ne voulait pas d 'une relation entre
son fils et une étrangère.
Oui, parce que pour lui, tout ce qui n 'est pas du village est étranger.
D 'accord.
Alors, imaginons, Jenny rentre chez elle, elle trouve sa maison bagagée,
décide de se venger.
Mais pourquoi contre tout le village ? Alors, si tu veux, Aristide Barrel était
une figure très respectée. Là -bas, il a très bien pu monter les gens contre
elle parce qu 'elle sortait avec son fils.
D 'accord.
C 'est un peu disproportionné, non ?
Bon, tu sais, moi, il n 'y a plus grand -chose qui m 'étonne.
Elle a quand même déposé deux mains courantes ces dernières semaines pour
menaces, pneus crevés, maison saccagée. Non, ça va.
Ça allait loin, quand même.
Ok, ok, admettons.
Mais alors, pourquoi elle aurait renversé son amoureux pas loin de chez
Dispute de couple, là.
Parce qu 'il l 'a plaqué, voilà. Poussé par son père. Bon, en même temps, c 'est
peut -être une folie furieuse, hein.
Tu en occupes ? Ouais, je...
Pourquoi Aristide Barrel désapprouvait à ce point votre relation avec Elliot ?
Parce que vous avez débarqué au village il y a à peine quelques mois, que vous
êtes une simple ouvrière divorcée de 42 ans. Ce n 'est pas forcément le profil
de la belle -fille idéale.
Votre voiture est au labo, donc si vous avez délibérément essayé de tuer Elliot,
on va le savoir très rapidement.
Vous savez, je l 'aurais fait de mal.
Je l 'aime.
C 'est de la faute de son père.
S 'il nous avait pas obligés à nous cacher.
Elliot est en train de me rejoindre discrètement à la maison.
Une voiture est arrivée à toute vitesse et...
Bon, d 'accord.
On va reprendre depuis le début, tranquillement.
Hier matin, vous deviez aller voir Elliot à l 'hôpital. Est -ce qu 'à ce
-là, vous avez croisé Aristide Barrel ? Il m 'a jeté comme une merde.
Disant que si Elliot n 'était pas venu chez moi, il n 'y aurait jamais eu d
'accident.
Aristide avait monté tout le village contre moi.
Quand j 'ai trouvé ma maison saccagée, je me suis fait un costume vite fait et
'ai profité du carnaval pour taguer les maisons.
Je sais que c 'est pas malin, mais j 'avais tellement mal.
Est -ce qu 'à ce moment -là, vous avez revu Aristide Barrel ? Non.
Je l 'ai juste aperçu plus tard en train de se mettre sur la gueule avec un
grenat.
Ils sont si fiers de leur tradition de sauvage.
Gini Ruffier peut nous mentir aussi, histoire de nous emmener sur une fausse
piste, loin d 'elle.
On va vérifier, mais vu son gabarit, je dois avoir mal tenir la tête de la
victime dans la boue.
Autre chose, la bagarre aurait eu lieu dans cette rue.
Et le corps a été trouvé ici, rue de l 'église. Oui, mais ça veut dire qu 'ils
se sont un peu déplacés pendant la bagarre, jusqu 'à ce que le grenat
dessus. Au milieu des autres participants et en plein chaos, personne
vu.
Marshall et Inès sont partis vérifier.
Près de l 'église.
On y est.
Inès ? En fait, il faut que je te dise. Je serai avec toi à l 'hôpital pour ton
opération. Non, non, non, mais c 'est comme ça. Si un souci, je veux être là.
Ça se fera sans un ami.
Donc ma décision, tu t 'en fous ? Non, non, pas du tout.
Je resterai dans le couloir, je serai discret.
De toute façon, je ne peux pas t 'empêcher de te balader dans un hôpital
Bon, reprenons.
Aristide Barrel s 'engueule avec son agresseur.
Mais avant de se battre avec lui, ils ont forcément discuté un petit peu.
Pas longtemps.
Jenny Ruffier, qui était à l 'autre bout de la place...
Les a vus, tous les deux, se battre à terre, là.
Un badge magnétique.
Appelez aussi Vigic, utilisé par les postiers.
Genre un facteur comme Timothée Fougerolle ? Ouais, le soi -disant
de la victime.
Pourquoi vous n 'avez pas signalé la perte de votre badge à votre direction,
Fougerolle ? Mon meilleur ami venait de mourir, j 'ai autre chose à penser.
Et comment vous l 'avez perdu ? Il est tombé de ma poche, j 'imagine.
Pendant la bagarre avec Aristide Barrel ?
Et les traces avant le coup, vous pouvez m 'expliquer ? C 'était quoi le sujet
de dispute avec M. Barrel ? M. Pougerolle ? M.
Pougerolle ? M.
Pougerolle ? Appelez le corps ! Le
côté. Le côté.
Voilà.
Respirez. Respirez, M. Pougerolle. Respirez.
Respirez.
Yes ! Quoi, t 'as trouvé quelque chose ? La pharmacie, où Timothée Fougerolle
venait chercher ses médicaments contre l 'épilepsie. Oui, à Montpellier. Il y
avait le numéro dans son portable.
Quoi ? Je sais ça.
Je les ai appelés, ils m 'ont dit que parfois il y avait un ami de Timothée
venait chercher ses médicaments à sa place.
Un ami comme Aristide Barrel, par exemple ? Bingo ! Je leur ai envoyé la
par mail, et la pharmacie l 'a reconnu tout de suite.
Et il est venu avant -hier après -midi.
Ah, donc c 'est pour ça qu 'il avait la boîte de médicaments sur lui.
Mais pourquoi est -ce que Timothée n 'allait pas toujours chercher ses
médicaments seul ? En cas de crise, il n 'a pas le droit de conduire.
Viens, on va aller chez Timothée.
Vas -y, dis ! Non, mais je te l 'ai déjà dit, je réserve ma conclusion à Léa, c
'est elle la commandante. Et en plus, tu comprendras rien. N 'importe quoi.
C 'est marrant de vous voir tous les deux. C 'est rare.
Fermez la porte.
Alors comme ça, vous...
Vous copinez ? Copiner ? Avec Franck ? Ça va pas ou quoi ? Je préfère me couper
un bras.
Moi, avec Paul, je préfère encore me faire une injection d 'analgésique en
intraveineuse, matin, midi et soir, et en surdose. Il n 'y a pas de souci ? Je
te la fais, moi ? Non, capitaine, s 'il vous plaît. S 'il vous plaît.
On a des nouvelles de Timothée Foucheron ? Il est toujours à l 'hôpital, mais il
nous le renvoie quand il va mieux.
C 'est marrant quand même, parce qu 'il a fait cette crise pile poil au bon
moment. Vous pensez qu 'il aurait pu simuler ? Tac, voilà ! Tu vois, c 'est
exactement la question que je posais à Franck. Mais alors, mot pour mot.
Mais...
Donc, s 'il a pu fausser un électrocardiogramme, oui.
Ah, donc c 'est non.
Oui.
Ah, oui ? Oui, enfin non. Oh là là, c 'est hallucinant, on ne comprend jamais
rien à ce que tu dis. Capitaine, s 'il vous plaît, s 'il vous plaît, c 'est
assez compliqué comme ça.
Merci, commandant. Je vais y aller doucement pour Paul, qui me dit que ça
trop vite.
Timothée Fougerolle a une forme très sévère d 'épilepsie.
Et sur le long terme, les crises à répétition peuvent engendrer des lésions
neurologiques sévères irréversibles.
Et qu 'est -ce qui peut provoquer ces crises ? Un choc émotionnel, comme un
interrogatoire pour meurtre.
Surtout s 'il est coupable.
Alors attention, puisque sa crise peut être liée à pas mal d 'autres choses.
À commencer par la lumière des néons de la salle d 'interrogatoire.
Oui, enfin, de toute façon, on n 'a pas de mobile.
Non, notre priorité, c 'est de trouver la raison pour laquelle Barrel et
Pougerolle se sont battus hier matin. Exactement, vous avez raison,
Comprendre pourquoi ils se sont bagarrés, c 'est la clé.
Voilà, c 'est ça, on va te donner un petit bureau et un uniforme à toi. Vous
enquêtez avec nous, il y aura très fort.
Du pont et du pont.
Inès ? Vous partez pour l 'hôpital ? J 'espérais être discrète.
Je voulais pas vous retarder. Je voulais simplement vous souhaiter bonne chance.
Ça va ? Comme quelqu 'un qui va se faire opérer demain.
Paul et vous, vous en êtes où ? Parce que je ne veux pas me mettre en
travers de votre chemin.
Vous avez construit toute une vie ensemble alors que lui et moi, c 'est
une promesse.
Une promesse.
C 'est déjà bien, une promesse.
C 'est même ce qu 'il y a de mieux, non ? Vous n 'avez pas répondu.
Il y a encore quelque chose entre vous ? La question la plus importante,
Inès, c 'est est -ce que vous vous l 'aimez ? Parce que je
pense sincèrement que Paul tient beaucoup à vous.
Non, mais il n 'y a pas de souci, si tu ne veux pas me dire ce qu 'on vient
faire là.
Je ne te dis pas parce que je ne suis pas sûr de moi.
Comme avec les filles.
Quoi ? Tu n 'oses pas leur parler parce que tu n 'es pas sûr de toi.
Tu réfléchis trop.
Tu sais, je me dis toujours, Célestin, ne réfléchis pas trop. Eh bien, ça
marche. Pour moi, c 'est clair.
Tous tes soucis viennent de ton manque d 'assurance.
On porte quoi ? C 'est mon psy qui m 'a appris ça.
Ah bon ? Tu vois un psy, toi, maintenant ? Oui, je sais, c 'est surprenant parce
que j 'ai l 'air totalement équilibré.
Mais... Tu sais, il n 'y a pas de hasard.
Réfléchis à ce que t 'as dit.
Je peux te sauver de plein de manières différentes, mon copain.
Suis -moi.
C 'est bien ce que je pensais.
C 'est pas ce que je crois, quand même.
On va appeler le labo, mais je suis prêt à parier que c 'est la voiture qui a
renversé le lieu de barrel.
Malgré ces crises, Timothée Fougerolle a conduit avant -hier soir. Hier matin,
notre victime a sans doute compris que son meilleur ami avait failli tuer son
fils.
Ça va ? Vous vous sentez mieux ?
Le laboratoire a retrouvé des traces de sang du fils de votre meilleure amie.
Pourquoi avoir pris le risque de conduire avant hier soir ?
Ma mère m 'a appelé.
Elle est âgée et seule.
Le courant avait sauté dans son appartement.
J 'y suis allé, j 'ai fait l 'aller -retour.
A peine 10 kilomètres.
Et vous avez fait une crise sur le chemin du retour ?
Oui. Et puis, Liot a surgi de nulle part. J 'ai pas eu le temps de freiner.
J 'adore, moi, ce gosse.
Je voulais pas lui faire de mal.
Il est sorti du coma. Ses jours ne sont plus en danger.
Pourquoi vous avez caché votre maladie à tout le monde ? Enfin, tout le monde,
sauf à votre meilleur ami.
Je suis facteur du village. Tout le monde m 'aime bien. Et avec cette foutue
maladie, j 'étais sûr que j 'allais me faire virer.
Je ne peux pas perdre mon boulot.
Je voulais juste une vie normale.
Et Aristide Barrel, comment a -t -il découvert que c 'était vous qui avez
renversé son fils ? Il devait m 'apporter mes médicaments avant le début
carnaval. J 'avais oublié que c 'était lui qui les avait.
Avec cette histoire, j 'ai eu la tête carrément ailleurs.
J 'étais déjà parti, mais il a les clés et il est rentré par le garage comme d
'habitude.
Et c 'est en voyant votre voiture abîmée qu 'il a fait le rapprochement ? Il est
venu me trouver pendant le carnaval.
Il a même dénoncé.
Moi, je voulais pas perdre mon boulot et je voulais pas non plus être banni du
village comme Jenny Ruffier.
Ma mère n 'a que moi.
On s 'est battus.
On est tombés dans la boue.
Je ne sais pas ce qui m 'a pris.
Je lui ai maintenu la tête dedans.
Bon, capitaine, c 'est bon, je sais tout.
Deux. Je sais que c 'est vous.
Moi, quoi ? J 'ai 33 ans, je fais de l 'aroma yoga, je fais mon propre levain.
La fille de l 'application.
L 'application ? De rencontre.
Je ne sais pas, je ne comprends rien à ce que tu dis.
Regardez -moi dans les yeux, dites -moi, je ne suis pas ondine ? Je ne
suis pas ondine.
Ondine ? J 'ai entendu ce nom quelque part il n 'y a pas longtemps, Ondine.
Ah non, je l 'ai vu.
Ah, attends ! Quoi ?
Vous faites quoi là, capitaine ?
C 'est vrai qu 'elle n 'arrête pas.
Bingo ! Ondine, c 'est le nom de la marque du sonotone de Sabine.
Voilà. Ça va ? Oui, ça va, oui.
Moi aussi, ouais.
C 'est vrai que t 'as toujours eu des relations amoureuses un peu compliquées,
toi, quand même.
C 'est vrai, hein ? Allez, bonne chance.
Ça
va
? Ça va.
Et t 'as eu des nouvelles d 'Inès ? Elle est bien rentrée à l 'hôpital ? Oui,
elle m 'a appelé, du coup je vais aller la voir demain matin, avant son
opération. Ah bah c 'est super ! Euh, oui, on a décidé de se donner une
chance.
C 'est un peu grâce à toi, merci.
C 'est pas n 'importe quoi.
Puis en plus, tu connais ma passion pour les mélos et les comédies romantiques.
Non mais sérieusement, merci pour tout.
Ton aide, ton écoute.
Pour qui tu es, quoi.
Bon, je vais y aller. Je voudrais lui acheter un petit cadeau.
Tu n 'as quand même pas allé lui acheter un bijou ? Je plaisante, Paul, je
plaisante.
Je t 'embrasse.
Bisous.
pour moi aussi.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.