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Salut Clara.
Ça va Mehdi ? Alors ? Pas trop nerveux pour ton premier cours d 'anatomie ? Oh
non, ça va.
T 'aurais pas croisé Quentin ? Quentin ? Non mais non. Pourquoi ? Tu vas pas le
croire. On est tombés en binôme ensemble ce matin.
Il devait m 'aider à préparer la salle aujourd 'hui.
J 'arrive pas à le joindre, il est à la bourre. Comme d 'hab.
En tout cas, il a pas intérêt à me planter.
C 'est quoi ce bordel ?
Quentin ?
On
est à
Montpellier
?
Ah, vous êtes déjà à la gare, Annick ? Oh bah oui, je suis à peu près certaine
qu 'il sera ravi que vous veniez remplir son frigo.
Oh, pas l 'eau, peut -être un peu.
Ou peut -être pas.
Bon, maman, qu 'est -ce que t 'as pas compris dans ce que je t 'ai dit hier au
téléphone ? Sur le fait que tu es trop envahissante et que je suis un grand
garçon. Donc c 'est pas la peine de venir, d 'accord ? Alors présentement,
dit que ça passe très mal à la gare et qu 'elle n 'entend rien.
Non, mais raccrochez, capitaine, s 'il vous plaît. Elle a très bien entendu,
Annick, je vous entends pas. Je pense que je n 'ai plus de piles dans mes
appareils.
Annick ? Ta mère est maladroite.
Mais c 'est que de l 'amour.
Oui, je sais, mais j 'ai juste envie qu 'on vous foute la paix, là, en fait.
Je suis d 'accord.
C 'est injuste. Quoi ? Qu 'est -ce qui est injuste ? Que ta fille, dont tu t
'occupes tant, parte à Bordeaux avec sa mère sans qu 'elle te demande ton avis.
Y a de quoi être en colère.
T 'es un super papa, t 'es un gendarme remarquable.
Mais tu peux pas être que ça.
T 'es jeune, t 'es charmant.
Profite des beautés de ce monde.
Je vous savais pas si philosophe, hein, capitaine.
L 'accord a été retrouvé à la fac de médecine.
J 'y vais.
Bah non, c 'est pas la peine.
Marshall et Morel sont déjà sur place avec le commandant Seller.
Ah, on vous avait pas prévenu.
C 'est pas banal comme thème de crime.
Je vous confirme.
C 'est par ici que ça se passe.
Bonjour.
La victime s 'appelle Quentin Brunel, 20 ans.
Il venait d 'entamer sa deuxième année de médecine.
Tout a été nettoyé, pas de traces, pas d 'empreintes.
Pareil pour la chambre froide d 'où le corps a été sorti ce matin.
La triangulation est nette. Quoi d 'autre ?
La seule chose qu 'on sait, c 'est que son dernier cours était vendredi après
-midi. Donc il a pu passer le week -end dans la chambre froide.
On doit savoir où et quand il a été vu pour la dernière fois.
Je m 'en occupe.
T 'as perdu quelque chose, Paul ? Euh, non.
Non, non.
Moi, j 'ai rien perdu, mais j 'ai trouvé ça.
Une soirée d 'intégration, Sandy, pour les deuxièmes années.
Mais c 'est pas normalement pour les premières années, ça ? L 'intégration,
c 'est pour les deuxièmes années. Pour la première année, c 'est juste une
sélection, en fait.
On sait comment ça se passe, ce genre de soirée, surtout en médecine.
Alors, une sorte de bizutage pourrait mal tourner ? Possible, oui.
Organisé par la Corpo des Carabins. Tu sais quoi, j 'ai envie d 'aller faire un
petit tour du côté du bureau des étudiants. Moi, je m 'occupe de la
Ton père est déjà sur le coup.
Tu sais comment il est, l 'appel du terrain.
Je sais, c 'est plus fort que lui, mais c 'est insupportable.
Je passe l 'info pour tout le monde pour la soirée.
Ok, à plus.
La soirée d 'intégration, samedi.
Elle a été organisée avec votre consentement ? C 'est une tradition.
Une tradition.
Le bisutage également ? Je vous arrête tout de suite. Cette pratique est
interdite et nous veillons à ce que ce soit... Pardonnez -moi de vous
interrompre, chère madame, mais... Etiez -vous présente à cette soirée ? Non.
Mais je peux vous assurer... Non, donc... Vous ne pouvez pas m 'assurer qu
'y a pas eu de débordement.
Je connais mes étudiants.
Ils n 'ont pas pu faire une chose pareille. C 'est forcément quelqu 'un d
'extérieur. Si vous cherchez à préserver vos élèves, je le comprends, c 'est
normal.
En revanche, je vais avoir besoin de votre entière collaboration sur cette
enquête. Mais bien sûr.
Je vais leur
dire toute la vérité. Eh bien, c 'est parfait.
Le lieutenant Morel, ici présent, va prendre votre déposition, mademoiselle.
Caron.
Juliette Caron.
Mademoiselle Juliette Caron.
On était ensemble depuis six mois.
Je suis la bibliothécaire et Quentin venait souvent ici.
C 'était un beau -sœur.
Il avait choisi cette faculté de médecine parce que c 'était la plus
France.
C 'était une véritable vocation, donc ? Ouais.
Et il est né dans une famille de médecins qui lui mettait beaucoup la
Vous étiez au courant de cette soirée d 'intégration ? À chaque rentrée, c 'est
la même chose.
Il y a une minorité qui fait subir un pissutage horrible aux deuxièmes années.
Des carabins de l 'association étudiante ? Surtout Johan Lecoq.
C 'est le président du BDE. Il est en huitième année. Ce mec, c 'est un
Il fait vraiment subir des trucs horribles.
Il aurait pu s 'en prendre à Quentin.
Je l 'avais fait se disputer jeudi.
Vous le savez pourquoi ? Non, je sais pas.
Vous étiez avec Quentin à la fête.
réservé aux étudiants.
Je lui avais dit de ne pas y aller, mais lui... Il sentait obligé.
Je ne sais pas ce qui s 'est passé, mais à partir de 3h du matin, il s 'est
forcément passé quelque chose, c 'est sûr.
Pourquoi 3h ?
Parce
que c 'est l 'heure où, quand tu m 'envoies un texto, pour me dire qu 'il
rentrait se coucher.
Bonjour, Franck.
Bonjour.
Ça va ? Oui.
Pardon.
C 'est... C 'est ce gamin.
C 'était moi il y a 20 ans.
Étudiant, l 'avenir devant lui.
Quel gâchis.
C 'était vraiment difficile, Béthine.
Je suis quand même sur ces moyens de s 'aérer la tête.
Moi, pour décompréter, je dis que c 'est qu 'il y a des souris en cachette. J
'avais pas de petite amie.
En même temps, mieux vaut ça que l 'inverse.
C 'est qu 'il y a une petite amie, parce qu 'on n 'a pas de souris.
Et vous avez pu avancer ? Oui, oui, oui.
J 'ai pas terminé. Le corps ayant séjourné en chambre froide, ça prend
temps. Mais j 'ai déjà quelques petites choses.
J 'ai retrouvé des résidus de fibres textiles dans la plaie. C 'est du
Et puis regardez, là.
Le froid a figé les tissus, mais ces hématomes, là, jaune au centre, violet
noir sur le portour, ça date d 'une semaine avant la mort.
D 'accord.
Très bien. Merci, Franck.
Prenez soin de vous.
Et vous.
Et rassurez -moi, mais vous avez arrêté avec les souris.
Bonjour. Bonjour.
Bonjour.
Yann Le Goff ? Johan Le Goff, oui.
Capitaine Marshall, j 'ai quelques questions à vous poser sur la soirée de
samedi. Mais surtout ce qui s 'est passé ensuite, le meurtre de Quentin Brunel.
Alors par contre, je dirais tout de suite, j 'ai rien à voir avec ça, moi.
D 'accord, oui. Il paraît que vous aimez les jeux dangereux.
C 'est ce qu 'on m 'a rapporté.
Ah bah d 'accord.
Il paraît que pousser les autres à vous, c 'est votre truc aussi.
Non plus.
Vous savez, nos soirées sont très bonnes, enfant. Et moi, en tant que
du BDV, je suis extrêmement vigilant.
Tant mieux, super, bravo.
Donc vous ne voyez pas d 'inconvénients à ce que je fouille un petit peu
partout.
Ma jeunesse.
Ambiance, bon enfant, vous disiez ? On peut avoir une notion.
Ah, c 'est du chanvre, ça.
Ah oui, c 'est du chanvre, j 'adore.
C 'est doux, c 'est confortable aussi, ça.
Ça peut se fumer, mais non, c 'est interdit.
Et puis c 'est très costaud.
Vous savez, parce que si vous projetez, je ne sais jamais si c 'est une idée
comme ça, mais d 'étrangler un élève de deuxième année, c 'est ça.
Bon, on va arrêter de s 'amuser, hein ? On a les vidéos de la soirée, donc on va
savoir très vite ce qui s 'est réellement passé.
Quelque chose à me dire sur la dispute avec Quentin, jeudi ?
Ça
me rappelle quand j 'étais étudiante, je m 'éclatais du matin au soir.
Comment, capitaine ? Non, non, ça va, j 'ai mes oreilles.
C 'est moi qui vous ai pas entendu avec mes écouteurs, en fait. Et la musique.
Ah, pardon.
Je te disais que, quand j 'étais jeune, si tu cherchais quelqu 'un pour aller au
bout de la night, c 'était Bibi.
Bon, rien sur Quentin.
Moi, je vois que des moines avec des masques qui dirigent les jeux face à des
étudiants de deuxième année.
Vidéo 4, onzième seconde.
Regarde, le moine là qui vient d 'enlever sa tête de cochon pour se
verre.
En arrière -plan.
Oui.
C 'est Quentin ? Il n 'est pas parti des bisus ? Au contraire.
Il était dans le camp des bourreaux.
Monsieur Le Goff, vous devez savoir que le bisuitage est formellement interdit
par la loi.
C 'est une tradition chez nous.
Donc il fait aussi un test pour savoir qui aura les épaules ou non pour la
médecine, vous savez.
Rien de bien méchant.
Je pense pas que tout le monde partage cet avis.
Mais bref, comment un élève de deuxième année peut devenir bisuteur, en fait ?
Quentin, c 'était un ambitieux.
Et un opportuniste aussi. Il avait bien compris qu 'il fallait être rapproché du
bureau des étudiants.
Donc quoi, son bisoutage à lui, c 'était de voir s 'il accepterait son rôle de
bourreau ? Il était super motivé au début, et je sais pas pourquoi, deux
avant, il a fait machine arrière. D 'où votre dispute.
Apparemment, vous l 'avez convaincu, puisqu 'il s 'est prêté au jeu.
Il s 'est prêté au jeu, mais je sentais qu 'il y avait... Il avait la tête
ailleurs, en fait.
Il y avait un truc qui le tracatait.
Et donc ?
Et donc, les étudiants visités par Quentin le confirment. En fait, il a été
plutôt sympa avec eux. Ça a même été le moins méchant de tous.
Donc, on écarte toute piste éventuelle de vengeance.
Oui, en tout cas, ça n 'avait pas l 'air de l 'éclater.
Ça colle avec l 'idée qu 'il avait même la tête ailleurs.
Et Yoann Le Goff, t 'en penses quoi ? Alors, j 'ai vérifié. Lui, il a quitté
soirée à une heure du matin. Et sa petite amie confirme, ils ont bien passé
nuit ensemble.
Oui, enfin, comme dirait Sabine.
Quand le cul s 'en mêle, les alibis s 'en vont.
Les hématomes relevés sur le corps de Quentin prouvent qu 'il a été frappé
quelques jours avant sa mort. Ce n 'est pas Yoann Le Goff parce qu 'il n 'y a
pas eu de coup d 'après les témoignages.
On doit savoir qui l 'a agressé et surtout pour quelles raisons. Qu 'est
se passe, Paul ? Quoi ? Qu 'est -ce qui ne va pas ? Non, ça va.
Non, Paul, tu ne vas pas bien.
Ne dis pas que ça va.
Je le vois.
J 'ai des infos sur la perquise de la chambre de Quentin.
Quelqu 'un est passé avant nous, il a tout retourné.
Quelque chose a été volé ? On ne sait pas encore.
Un petit café, Paul ? Ah, ouais, avec plaisir.
On a fini.
Moi, j 'en ai du café au chien. Il suffisait de demander, en fait.
Salut, Erwan.
Oui, t 'as eu accès à la boîte mail de Quentin ? Oui, et regardez ce que j 'ai
trouvé.
Ah oui, des menaces anonymes, de mieux en mieux. Il y en a des dizaines comme
ça. Toutes reçues le mois dernier, presque tous les jours. Et puis ça s
arrêté d 'un seul coup il y a trois semaines.
C 'est bizarre.
Tu sais pourquoi ? Non, ça fait un mystère qu 'il vous faudra résoudre,
Capitaine. Ouais, donc, en fait, là on a la preuve que quelqu 'un lui en voulait
bien avant la soirée d 'intégration. Ah oui, ça c 'est sûr, pas de doute.
C 'était pas le seul à être menacé comme ça. J 'ai lu dans ses mails qu 'il y
avait deux de ses amis qui avaient reçu les mêmes messages.
Regardez.
Ah oui, Clara et Mehdi, les deux étudiants qui ont trouvé le corps.
Ok, bon, tu sais quoi ? Moi, je retourne à la fac. Est -ce que de ton côté, tu
peux remonter la piste du harceleur ? Oh là là.
Tu lis dans mes pensées, hein ? Ok.
Là, pas mal.
Retour.
Oui, entrez.
Bon appétit, commandant. Merci, chébignon.
Ah oui, alors là, non. Non, non, non.
Autant l 'adaptation de la moussaka en feuilleté, là, j 'étais pour.
Autant là... Autant c 'est juste une petite salade gourmande, là. Pardon,
excusez -moi.
Non, non, non. C 'est surtout un oxymore.
Salade et gourmande, ça ne va pas du tout ensemble.
À les limites avec des gésiers, du comté.
Et quoi d 'autre ? Oui, non.
Alors, comme vous me l 'avez demandé, j 'ai étudié la vie de Quentin.
Comme toutes les deuxièmes années, il a fait son stage à l 'hôpital. Il était au
CHU de Montpellier.
Et ? Et j 'ai trouvé un truc bizarre.
Même après la fin de son stage, il a continué à se rendre à l 'hôpital, tous
jours.
Pourquoi faire ?
Mais apparemment, ils rendaient visite à une patiente, Madame Girard.
Et ils avaient un lien de parenté ou un lien personnel ? Ben non, justement.
Aucun.
Et vous vous étiez à la soirée d 'intégration ? Ouais, mais j 'ai aucun
souvenir. Pourquoi ? Comme je vois jamais, dès le premier jeu, je suis
.O.
Et vous ? J 'y étais, oui.
Bon, et comment ça s 'est passé avec Quentin ?
Quentin, il nous appelle depuis qu 'il traîne avec ses nouveaux amis du BDE.
Bon, moi ce qui m 'intéresse, ce sont les menaces que vous avez reçues tous
trois.
Il n 'y a pas que nous.
Tous les autres du groupe les ont reçues. Quel groupe ? Le tutorat dirigé
Mathias.
C 'est en dernière année qu 'il nous aidait à passer l 'examen de rattrapage.
Pour passer en deuxième année.
Vous étiez nombreux dans ce groupe ? Une vingtaine.
On a tous loupé de peu le concours de la PACES.
Alors la fac nous a permis de passer un repêchage.
Une dernière chance.
Quel rapport avec les menaces ?
C 'est pendant le tutorat que ça a commencé.
Les mails, les livres arrachés, les polycopiés trafiqués, les casiers
Pour nous mettre la pression et nous faire échouer.
Vous voulez passer quand le repêche ? Il y a trois semaines.
D 'accord, juste après, les menaces se sont arrêtées, d 'accord.
Dans ce cas, pourquoi s 'attaquer aujourd 'hui à Quentin ? Je comprends
Quentin et moi, on est les deux seuls qui ont réussi.
Les autres se sont plantés et...
On s 'en rendait vers d 'autres filières.
Pourtant personne s 'en est pris à vous, mais dis -donc.
Bon, vous avez les noms des autres étudiants du groupe ? On ne connaît que
On n 'était pas amis, on était concurrents.
Demandez à Mathias Ortiz.
Ah ben voilà.
Mathias Ortiz, très bien.
Merci.
Vous y allez.
La commandant ? Justement, j 'essayais de vous joindre. Alors, quelles sont les
nouvelles ? J 'ai discuté avec une infirmière qui m 'a dit que Quentin
sympathisé avec Mme Gérard pendant son stage ici.
Il l 'aimait bien. Au point de venir la voir tous les jours, même après la fin
de son stage ? Oui, l 'infirmière a reconnu qu 'elle avait rarement vu un
stagiaire aussi dévoué. Mais bon, le cas de Mme Gérard est un peu particulier.
D 'accord.
On y va ? Vous savez que 23 ,2 % des maladies nosocomiales sont attrapées en
réanimation.
On y va ?
Et arrêtez avec ce gel, Erwan. Vous allez vous abîmer les mains, enfin.
Ah bon ? Elle
est
en comment ? Au départ, elle a été admise pour une infection pulmonaire et
a 15 jours, son état s 'est dégradé d 'un seul coup.
Un coronavirus ? Non, elle a été testée négative.
Personne ne sait vraiment ce qui s 'est passé. Elle a eu une poussée de fièvre
et puis elle s 'est enfoncée.
L 'équipe a fait son maximum après une détresse respiratoire, un accident
cérébral. Maintenant, elle est stabilisée et les médecins attendent son
Bonjour.
Je viens juste de prendre mon service.
C 'est vous qui enquêtez sur la mort de Quentin ? Tout à fait, oui.
Le lieutenant Lebelec et le commandant Solaire. Vous êtes ? Laura Joffrey.
Je ne sais pas si ça peut vous aider dans votre enquête, mais la dernière
qu 'il est venu ici, il s 'est battu.
Avec qui ?
Bonjour, excusez -moi, je cherche... Ah, pardon.
Je cherche Mathias Ortiz.
Mathias ? Mathias Ortiz ? Alors, Gendarmerie Nationale.
Vous enquêtez sur Armando Cantin ? Voilà.
C 'est Clara et Mehdi qui m 'ont parlé de vous.
Le modèle.
L 'élève brillant qui te réussit et qui en plus donne de son temps aux autres. C
'est bien.
C 'est rare.
Bravo.
Vous êtes à l 'initiative du groupe de tutorat pour le rattrapage.
Oui, c 'est moi.
L 'entraide, c 'est important aussi.
Oui.
Il y a certains étudiants dans le groupe qui ont subi des harcèlements. Vous
êtes au courant de ça ? Oui, j 'étais au courant.
J 'ai voulu savoir qui c 'était, je n 'ai pas trouvé.
Ok, ça arrive souvent ? Non.
Mais les places en médecine sont chères, donc on a certains pour qui tous les
coups sont permis.
Oui, bien sûr.
Et...
Pour vous, il n 'y a pas un étudiant qui serait plus suspect qu 'un autre ? Un
pour qui l 'échec serait inconcevable ? Pas un, non.
Tous.
Vous savez, l 'échec, c 'est toujours très compliqué à gérer.
Vous connaissez les noms des étudiants du groupe ? Oui.
Vous pourriez me les noter ?
Je ne sais pas si vous ferez un bon médecin, mais en tout cas, déjà, vous
'écriture.
Merci.
Vous allez enfin me dire ce que je fais là ? Bien sûr, monsieur Gérard.
Connaissez -vous ce jeune homme ? Oui.
C 'est le stagiaire qui était dans le service le jour où ma femme a... A fait
son AVC.
Oui.
En fait, ça a commencé, elle avait de la fièvre.
Puis d 'un seul coup, elle ne s 'est pas sentie bien, alors...
Je l 'ai appelé, mais je suis sûr que c 'était de sa faute.
Qu 'est -ce qui vous fait dire que c 'était de sa faute ? Quelques minutes
qu 'il soit rentré et qu 'il s 'occupait de ma femme, son état s 'est dégradé.
Et d 'ailleurs, il a failli mourir.
En même temps, votre femme était déjà fragilisée, non ? C 'est ce que m 'a
raconté l 'hôpital.
Mais moi, je suis sûr qu 'il s 'est passé quelque chose de pas normal.
C 'est lui le premier qui a intervenu.
C 'est pour cette raison que vous l 'avez agressé ? Pour ça, d 'accord, j
'aurais pas dû.
J 'étais en colère et je voulais qu 'il me dise la vérité.
Pourquoi ? Parce qu 'il a porté plainte contre moi ? Non.
Non, non, non, pas du tout.
Quentin Brunel a été assassiné sur le canon.
Non.
D 'après l 'hôpital, aucune erreur médicale n 'a été relevée. Et pourtant,
Gérard est persuadé du contraire.
Il soupçonne le mari.
Il a un bon mobile, vu l 'état de sa femme.
Il n 'a pas d 'alibi.
Ce n 'est pas faux.
Un type comme Girard, au milieu d 'une soirée étudiante, ça passe pas inaperçu,
franchement. C 'est pas faux non plus, toi. Non, ça colle pas avec le mode
opératoire. Le coupable connaît les lieux, donc c 'est forcément quelqu 'un
travaille à la fac.
Mais tu penses à qui alors ? Ah oui, à ton mystérieux harceleur qui a
après trois semaines de pause et que tu n 'as toujours pas trouvé. Non, que j
'ai pas encore trouvé.
Mais on est sur le coup, n 'est -ce pas, Erwan ? Oui, il faut juste que j
'arrive à contourner le VPN.
Ah, mais oui, c 'est ça.
C 'est quoi le VPN ? Non mais pas du tout. Mais c 'est pas plutôt Very
Nanotechnologies ? Mais capitaine, je vous ai expliqué la dernière fois ce que
ça voulait dire.
Ou Virtual Private Network.
Un réseau privé qui brouille les pistes. Donc si j 'arrive à contourner le VPN,
on saura qui a envoyé les emails de menace.
Je l 'ai, je l 'ai.
Elle est douée, mais je l 'ai eue.
Comment ça, elle ? Eh bien, la personne qui a harcelé Quentin, c 'est Juliette,
ma petite amie.
Pourquoi avoir harcelé Quentin et son groupe de rattrapage ? Par jalousie ?
Par
amour.
C 'est Quentin qui me l 'a demandé.
Il y avait que deux places pour accéder à la deuxième année et il était vain.
Et l 'échec c 'était pas une option pour Quentin, sa famille lâchait pas.
C 'est là qu 'il a eu l 'idée de harceler les autres ?
Pour augmenter leur stress, les faire plonger.
Pourquoi il s 'en est pas chargé tout seul ? Pour que la menace tombe pendant
'il était avec son groupe.
Pour pas qu 'il soit sous -clamé.
Son plan a marché.
C 'est peut -être ça qu 'on lui fait payer aujourd 'hui.
C 'est pas étonnant qu 'après le seul coup qu 'il avait fait...
Quentin se soit éloigné de ses amis Mehdi et Clara.
Il ne devait pas être très à l 'aise. Il n 'y a rien de si timide.
Quelle mauvaise conscience.
Wow, capitaine.
Vous avez lu Pythagore.
Les grands esprits se rencontrent.
On a retrouvé le portable de Quentin dans une poubelle de la fac.
Ils ont extrait les deux premiers messages. Regardez ce qu 'il a reçu.
T 'es qu 'une merde.
Tu finiras par le payer.
Très convivial.
Et qui a envoyé ces petits boudous ? C 'est sa meilleure amie. Enfin, son ex
-meilleure amie, Clara.
Que les hommes et mes confrères m 'accordent l 'estime.
Si je suis fidèle aux promesses, que je sois déshonoré et méprisé.
Excusez -moi.
C 'est tiré du serment d 'Hippocrate.
Message envoyé à Quentin, en plus de vos insultes par Tecto.
Oui.
J 'ai eu la rage en découvrant qu 'il était responsable du harcèlement.
Mais c 'est jamais allé plus loin que des textos.
Vous avez compris comment ? J 'ai surpris une conversation avec Juliette.
Et pourquoi vous nous en avez pas parlé ? Je sais pas.
C 'était une connerie.
Vous en avez parlé à quelqu 'un d 'autre ? Je suis allée lui dire qu 'il était
une merde.
Qu 'il méritait pas d 'être médecin.
Il a réagi comment ? Depuis, il a rien dit.
Et après la soirée, il est venu s 'excuser.
Il m 'a dit que j 'avais raison.
Je l 'avais été nulle.
Il allait assumer et réparer toutes ses erreurs.
Celles qu 'il pouvait encore réparer.
La petite Clara est rentrée chez elle en taxi ce soir -là.
On a vérifié. Le chauffeur a noté la course à minuit et quart. Donc, ça ne
pas être... Enfin, elle peut très bien être ressortie.
Admettons.
Quelle erreur Quentin voulait -il réparer ? Et s 'il pensait à Mme Gérard
pourrait expliquer ce besoin d 'aller lui rendre visite tous les jours pour se
racheter une conscience, par exemple.
Si, si, si.
On ne peut pas satisfaire de suppositions. Il faut des preuves.
Des preuves ? Merde, alors, je n 'aurais pas pensé. Comment non ?
Mon colonel, je sais que la preuve, elle est là, dans le dossier médical de Mme
Gérard, sauf que je ne l 'ai pas trouvée. Mais je vais la trouver.
Tu ne devrais pas entrer avec les dossiers.
Tu devrais les trop poser.
Excusez -moi, mais vous êtes bien le colonel Solaire, hein ? Parce que moi, j
'ai des souvenirs d 'une petite fille qui a grandi dans un salon où,
il y avait des piles de dossiers un peu partout.
Va -t 'en.
Que son père avait ramené... Va -t 'en.
À demain.
Oui, Paul ? Oui, coucou Léa, c 'est moi, ça va ? Je t 'appelle parce qu 'il est
arrivé un tout petit truc à Thomas. Non mais rassure -toi, tout va bien et tu
vas rire.
Vous êtes où ? Chez moi.
J 'arrive. Il s 'est peut -être un petit peu cassé la... Non, c 'est bien, dis
donc, elle l 'a bien pris.
Ouais, elle arrive, c 'est ça ? Eh oui.
Mais ça s 'est passé où ? Tu crois qu 'il a eu mal ? Il y aurait une opération
de la rééducation ? Quelque chose comme ça ? Je sais pas, mais tu sais, faire un
plâtre, c 'est minimum un mois.
Comment il a fait ça ? L 'accident bête.
Il a glissé, il est tombé, il a raté une marche.
C 'est pas quoi qu 'il fait, il nous aura tout fait.
En tout cas, avec la dose que lui ont donnée les pompiers, pour un petit
il va se reposer.
Il s 'interroge si je reste un petit peu au cas où il se réveille ? Non, pas du
tout. Tu veux boire quelque chose ?
Je veux bien... Un petit verre de l 'eau.
Je veux bien.
Et toi, comment ça va ? Qu 'est -ce qu 'il se passe en ce moment ? Paul, tu
quoi, 25 ans qu 'on se connaît ? Je sais encore quand ça va et quand ça va pas,
quand même.
Je sais pas.
C 'est peut -être moi.
J 'ai du mal à comprendre les relations aujourd 'hui.
J 'ai l 'impression qu 'avec nous, c 'est quand même vachement plus simple.
Tu penses à Inès, c 'est ça ? Oui.
Mais c 'est forcément pas pareil.
Nous, c 'était une évidence.
On est tombés amoureux au premier regard.
Forcément, c 'est plus simple.
Oui, c 'était fou.
Je ne sais pas si c 'est les cheveux ou le vélo, mais tu es resplendissante.
Ça doit être le vélo.
Je vais m 'y mettre.
Oui, parce que la frange a été oubliée.
Je crois qu 'il est parti pour faire sa nuée.
Je vais y aller, j 'ai le dossier de Mme Gérard.
Courage.
Tu as le dit de m 'appeler quand tu te réveilles. Oui, bien sûr.
Lui, mais pas la pression. Laisse venir.
Ouais, ouais, aussi.
Ok.
Bisous. Merci, bisous. Ouais.
Oui, en prédéa.
Bonjour. Bonjour.
C 'est l 'Esta, c 'est ça ? Oui, je pensais pas que ça sentait aussi bon à l
'IML.
Comme une odeur de parfum d 'ambiance.
Parfum ? Pas du tout.
Oui.
Le dossier de Mme Girard.
Donc, écoutez, a priori, j 'ai regardé, à première vue, tout est clean.
Mais les ordonnances, les actes médicaux... Et il aurait pu être
possible.
En tout cas, je n 'ai rien trouvé qui le prouve.
C 'est le commandant qui va être déçu.
Elle pense que Quentin aurait pu commettre une erreur et qu 'il aurait
la dissimuler.
En revanche, c 'est peu probable.
Comment ça ? Dans un métier où la vie des autres est en jeu.
Encore plus quand on est stagiaire, on ne prend pas d 'initiative.
On obéit aux ordres.
Ok. Merci Franck.
Avec plaisir.
En tout cas, ce parfum avec cette petite note d 'agrumes dès le matin, c 'est un
vrai délice.
Je vais demander au commandant à venir me voir plus souvent.
Bon, il y a un truc que je n 'arrive pas du tout à m 'expliquer avec l 'agenda
de Quentin.
C 'est quoi ? Maman Faluche.
Rendez -vous, Maman Faluche.
Sa mère ne sait pas du tout de quoi il s 'agit. Il n 'a jamais appelé Faluche.
Puis elle habite à Lille et il n 'était pas prévu qu 'il y aille.
Attends, Faluche... Faluche, je crois que c 'était les coiffes traditionnelles
que portaient les étudiants jusque dans les années 60 -70.
Et alors ?
Et alors, avec maman, c 'est peut -être en lien avec la doyenne, tu vois ? Oui.
Maman Faluche.
Ouais,
c 'est ça.
Jusqu 'en 1969, exactement.
Ah ouais ? Bon, madame la doyenne, vous me maintenez que Quentin n 'a pas
demandé à vous voir ? Quand votre collègue m 'a appelée, j 'étais sûre de
Quentin m 'a jamais demandé de rendez -vous.
Du moins, rien de noté dans mon planning.
Mais je sens qu 'il y a un mais.
Vous m 'avez fait douter.
Alors j 'ai vérifié auprès de ma secrétaire. Et donc, Quentin est
voir. Oui.
Il s 'est présenté au bureau vendredi dernier.
Mais j 'étais absente.
Et votre secrétaire ne vous a pas dit pourquoi il voulait vous parler ? Non.
Mais ça avait l 'air urgent.
Il a insisté pour obtenir un rendez -vous.
Au plus tard aujourd 'hui.
Oui, aujourd 'hui. Pourquoi aujourd 'hui ? C 'est un jour spécial ? C 'est le
jour des soutenances de thèse.
Commandant ? Oui ? On a reçu les résultats du labo concernant la datation
mort et ça va pas vous plaire.
Quentin est mort entre 1h et 2h du matin.
Ah non, ça c 'est pas possible puisqu 'il était à la fête de 4h.
Oui, mais la science n 'est pas d 'accord.
Non, mais il faut bien arrêter. On peut pas l 'avoir vu sur les vidéos après 2h
s 'il était déjà mort.
Non, mais c 'est ça.
En fait, c 'est pas lui qu 'on a vu, c 'est son costume.
N 'importe qui pouvait être sous ce costume.
Et le SMS envoyé à Juliette à 3h du matin ? N 'importe qui aurait pu l
plus tard.
Aujourd 'hui, commandant, on n 'a pas besoin de code, il suffit d 'avoir un
pouce.
Bon, donc, si Quentin a été tué entre 1h et 2h du matin, ça veut dire qu 'après
2h, c 'est son meurtrier qui était sous son église.
Allez les gars, on y va ! Oui, ancré ! Qu 'est -ce qu 'il se passe ? On a une
intervention sur un braquage. Ah, merci, papa.
Au fait, tu as des nouvelles de Paul ? Oui, il est reparti fureter à l
'université. Il vient de me prévenir.
C 'est dommage, parce qu 'on avait un débrief à faire, tu vois.
Mais quoi ? On va débriefer tous les deux.
Allez, je t 'écoute.
Bien, alors on est sur l 'affaire Quentin Brunel.
Quentin Brunel.
On récapitule. Donc, le tueur fait tout depuis le départ pour brûler les pistes
? Il a placé le corps dans une chambre froide pour fausser les résultats de l
'autopsie. Donc, il s 'y connaît en médecine. Oui.
Il s 'est fait passer pour Quentin la soirée grâce à son déguisement.
Il a même envoyé un texto à sa petite amie pour dire que tout allait bien.
Oui, sans oublier que Quentin avait pris rendez -vous avec la doyenne. Donc il
avait quelque chose d 'important à lui dire.
Peut -être qu 'il voulait dénoncer quelqu 'un. Sans doute.
Et il détenait quelque chose que le meurtrier a cherché dans sa chambre.
Ouais. Alors imaginons.
Imaginons que tout cela ait un rapport avec Mme Girard.
Pourquoi en parler à la doyenne et pas au directeur de l 'hôpital ?
Allez -y, rentrez.
Pardon, commandante. Je vous en prie, capitaine.
Colonel, j 'ai le planning de l 'hôpital et le jour où Mme Girard a frôlé la
mort, l 'interne de garde, c 'était Johan Le Goff.
Le président du bureau des étudiants.
D 'après le planning, il travaille aujourd 'hui.
Vous vous en occupez.
Merci, capitaine.
Bon, on a terminé ? Et maman ? Maman ? Ah, pas de nouvelles.
Bonne nouvelle.
Monsieur Le Goff ? Capitaine Moriac, je vais vous demander de nous suivre, s 'il
vous plaît.
Pourquoi ? Écoutez, je n 'ai pas tué Quentin, je vous l 'ai déjà dit. J
déjà parti de la soirée, moi. Oui, sauf que là, votre alibi ne tient plus.
Écoutez, non, non, trompez, d 'accord ? Je vous en jure.
C 'est bien vous qui étiez de garde le jour où Mme Girard a eu son accident ?
Oui, et alors, c 'est quoi le rapport ? Le 16 au matin, quand elle est tombée
dans le coma, c 'est pas vous qui étiez responsable des stagiaires ?
Non, justement, non. Le 16, j 'ai été malade toute la nuit. J 'ai appelé l
'hôpital pour que quelqu 'un me remplace. Vous pouvez les appeler si
voulez. Vous pouvez leur demander.
Et qui vous a remplacé ? Mais je sais pas, moi.
Un interne, sûrement, qui était disponible.
Demandez -leur. Mais c 'est ce que je vais faire, M. Le Goff.
Et changer de ton.
Ah, colonel, je suis désolé, j 'ai raté le débrief. Non, c 'est pas grave.
T 'étais sur le terrain, c 'est beaucoup plus important.
Ouais, mais on en est où, du coup ? Eh ben, on s 'est trompé de suspect.
La capitaine Moriac cherche les internes qui étaient de garde le jour où Quentin
a commis son erreur médicale, et le lieutenant Lebelec repasse la soirée d
'intégration image par image pour savoir qui était sous le costume de Quentin
après deux heures.
Bon, ben, il faut croiser les recherches avec les noms des doctorants qui
passent leur soutenance aujourd 'hui.
Regardez.
C 'est quoi que ça peut avoir un rapport avec notre coupable ? Je ne sais pas,
quand on voulait impérativement parler à la doyenne avant les soutenances, je me
dis que le coupable a essayé de l 'en empêcher.
Il est gaucher.
Le coupable est gaucher.
Regardez. On est d 'accord que Quentin était droitier.
Là, sur la vidéo, l 'individu avec le masque de cochon, il inscrit les points
jeu en écrivant sur le tableau... Avec sa main gauche.
J 'en ai un, j 'ai un gaucher.
Qui finit son internat et qui soutient sa thèse aujourd 'hui.
Un chasseur.
Au moment d 'être admis à exercer la médecine,
je
promets et je jure d 'être fidèle aux lois de l 'honneur. Excusez -moi,
j 'interromps la cérémonie. C 'est beau, on m 'en avait parlé de cette pièce, je
ne connaissais pas. C 'est chargé, mais c 'est...
À son charme.
C 'est ballot, hein ? Ça s 'est joué à pas grand -chose, à quoi... ça.
Mais qu 'est -ce que vous faites ? Mathias Ortiz a compté de ce jour, mardi
octobre, 14h. Je vous place en garde à vue pour le meurtre de Quentin Brunel.
Suivez -moi.
C 'est pas vrai.
Asseyez -vous, monsieur. Rembarquez.
C 'est n 'importe quoi, ma vie.
Je te jure, c 'est n 'importe quoi.
Bien,
M. Ortiz, on récapitule.
Donc, vous étiez bien de garde le jour où Mme Gérard a fait son AVC.
Je vous l 'ai déjà dit.
Et vous me confirmez que c 'est bien vous qui vous en êtes occupé. Ça aussi,
vous l 'ai déjà dit. C 'est moi qui lui ai sauvé la vie.
Eh bien, voyez -vous, M.
Ortiz, moi, j 'ai l 'intime conviction que Quentin et vous...
avait commis ce jour -là une erreur médicale.
Attendez.
Qu 'est -ce que vous racontez, là ? Vous avez quoi comme preuve pour croire ça
? C 'est intéressant, ça.
Peut -être celle que vous avez cherchée en retournant la chambre de Quentin,
après son meurtre ?
Oui, Paul, c 'est Léa.
Je suis sûre que Mathias n 'a pas trouvé ce qu 'il cherchait chez Quentin.
Donc on a une preuve qu 'il se balade dans la nature.
Ok. Tu me tiens au courant ? Oui, super. Merci.
Bonjour.
Bonjour. Capitaine Marshall, je pense que vous pouvez m 'aider.
Oui, dites -moi.
Vous nous avez dit que Campin aimait bien se réfugier ici. C 'était un peu
lui sa deuxième maison.
Oui, c 'est vrai. Il venait souvent.
Son appartement a été mis sans dessus -dessous. Donc on se dit que la personne
cherchait forcément quelque chose. Et ce quelque chose, peut -être que Campin l
'a caché ailleurs. Peut -être ici.
Comme vous connaissez les lieux, vous avez peut -être une idée d 'où ça
être.
Non, la bibliothèque est immense et je n 'étais pas tout le temps derrière lui.
Oui, mais...
Bon, moi, merci.
Attendez.
Quentin m 'a demandé quelque chose de bizarre la semaine dernière.
Ah bon, quoi ?
Ce sont des objets rares de collection.
Et tout le monde y a accès ? Non, c 'est uniquement sur demande et je suis la
seule à avoir l 'écu de la vitrine. Ok, qu 'en pense -t -on de celui -là ?
Et vous le lirez
? Je vais le lire.
Faites attention, c 'est un petit peu fragile.
Monsieur Ortiz, je vais vous demander de me signer ce document qui est une
prolongation de votre garde à vue, s 'il vous plaît.
En vous remerciant.
Bien. Alors.
Docteur Ortiz.
Pardon.
Mathias Arthus.
Voici l 'ordonnance que nous avons retrouvée dans le dossier de Mme Gérard
sur laquelle il est écrit 20 mg d 'antibiotiques. Vous confirmez ? Très
Et voici une autre ordonnance retrouvée à la bibliothèque, l 'endroit préféré de
Quentin, datée du même jour, pour la même personne, signée de votre main et
laquelle il est écrit 200 mg d 'antibiotiques.
Une dose qui aurait pu être fatale à votre patiente. On est bien d 'accord ?
Mathias, qu 'est -ce qui s 'est exactement passé avec madame Gérard ?
Quentin a fait sa montée de fièvre.
Quentin m 'a appelé pour savoir ce qu 'il devait faire.
J 'étais occupé sur un autre gars et j 'ai signé l 'ordonnance à la va -vite. J
'ai pas fait attention.
Et Quentin n 'avait pas l 'expérience requise pour relever l 'erreur, c 'est
bien ça ?
Quand je m 'en suis aperçu, j 'ai tout de suite repris le cas en main et on lui
a évité le pire.
Le mal a été fait.
Donc Quentin a voulu se dénoncer, quitte à vous faire plonger.
Notre futur médecin.
On se devait d 'être solidaires.
Mais à la soirée, il n 'a rien voulu entendre.
Et vous ne savez pas ce que c 'est.
Vous ne pouvez pas comprendre.
Médecine, c 'est dix ans.
Dix ans de travail, de sacrifice, de rythme acharné.
J 'ai pas eu le choix.
J 'ai pas eu le choix.
On en reparle demain ? Ok, ça marche, bye.
Erwan ? Oui ? J 'ai une bonne nouvelle, Madame Girard est sortie du coma.
Ah bah c 'est super !
Merci pour l 'info, capitaine.
Vous voulez me dire autre chose, j 'ai l 'impression. Oui.
Voilà, j 'ai bien réfléchi. Ça n 'a évidemment aucun rapport avec notre
discussion d 'hier.
Ah ben, évidemment aucun.
Même si, d 'après le proverbe, si un ami peine à se lancer, propulse -le.
Moi, je n 'ai jamais entendu ce proverbe. Ah, ça c 'est parce que vous n
pas vécu votre enfance en Picardie.
Bon, ces gars, je pense que c 'est le bon moment pour dire adieu à la
J 'en étais sûr. Je vous ai vu venir gros comme un crevé -pied, là.
Ça revanche, c 'est une expression qui est très, très courante.
Pourquoi tu n 'essaierais pas... Ah, les sites de rencontres. Mais pourquoi ? C
'est hors de question. Mais ça marche très bien. J 'ai rencontré Arnaud sur un
site de rencontres.
Quoi, il y a 25 ans ? Mais c 'est pas le sujet.
Et puis de toute façon, pour provoquer une belle rencontre, parfois, il faut
pousser le destin. Il faut prendre des risques.
Essaye, qu 'est -ce que t 'as à perdre ?
D 'accord, je vais y réfléchir.
Merci.
Ah, Paul ! T 'as des nouvelles de notre film ? De Thomas ? Ben non, l 'autre.
Oui,
va bien, je l 'ai eu il y a une heure.
Donc là, tu vas t 'entraîner, toi.
Mais non.
Comment t 'as deviné ? Et alors moi, du coup, je me suis dit que ça
serait pas mal, ça serait assez utile.
Si tu portes ça, en plus, pour te protéger, ça serait vraiment parfait.
C 'est quoi ? Ben, regarde, on ouvre.
Qu 'est -ce que tu fais ? C 'est un plastron.
Ah, un plastron.
Vas -y, mets le bras.
Ah, je le mets maintenant ? Ben, là, tu vas faire du vélo, là. D 'accord, ok.
Ouais, je peux le mettre. Pas de souci, Paul.
Je ne vais pas avoir chaud avec ça ? Chaud, mais c 'est un jouet de partout,
'est fait pour. D 'accord.
Attends. La ceinture.
Ça, voilà, nickel.
C 'est cap ça.
Bah écoute, en même temps, ça fait pas un peu beaucoup ? Alors, en matière de
sécurité, c 'est jamais trop. D 'accord ? Ah, et puis attends, bouge pas, parce
que ton petit bol là pour la tête, ça te sert à rien. Ça, c 'est un casque. Ah
mais non ! C 'est une blague ? Non, ça c 'est un casque.
Ok. Ben voilà, me voilà parée pour le Pique -Saint -Loup. Le ? Le Pique -Saint
-Loup.
Ah, tu m 'intéresses là, parce que moi j 'ai mon vélo. Bon, dis pas n 'importe
quoi. Vite, c 'est vrai, paris.
Allez.
Tu vas te changer, je t 'attends.
Ah, c 'est Thomas.
Ouais Thomas, ça va ? Ouais, nickel et toi ? Ouais, ouais, nickel.
Julien et Alice sont arrivés ?
Quoi ? Attends, je te passe en mode vidéo, ok ? Ok, ouais.
Je te passe en vidéo. Ah, en vidéo. Attends, je vais chercher. Oui.
Coucou. Attends deux secondes parce que j 'ai une surprise.
Est -ce que tu as déjà vu Robocop en vrai ? Attention.
3, 4, 1.
Alors ? Regarde -toi.
Il ne peut plus rien m 'arriver. Je peux tomber dix fois dans un ravin. Tout va
bien. Je vois ça, oui.
Mais attendez. Moi aussi, j 'ai une surprise, ok ? Ok.
Je vais l 'accrocher ? Oui.
Surprise ! Mais non !
Mais qu 'est -ce que tu fais là, sérieux ? Je suis rentrée. Tu parles d 'une
surprise, mais t 'es arrivée quand ? Ça va ? Ouais.
Qu 'est -ce que c 'est que ça ? Sérieux ? Ouais, ça fait plaisir, c 'est sûr.
C 'est dingue, ça.
Et du coup, t 'es à l 'appart. Alors, voilà. Bon, tu sais quoi ? Je plie tout
ici, puis j 'arrive. Ouais, je t 'attends. Bisous. Bisous, très vite.
Sous -titrage ST'
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