All language subtitles for [apreder]Tandem_s.5_ep.02(2020)HDTVRip

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Original subtitles

J 'y est presque.

Non, non, non, arrĂȘtez ! C 'est quoi ce bordel

? Oh putain !

Damien !

Ah, pardon, InĂšs.

Ben oui, avec le décalage horaire. Non, mais c 'est vrai, il est 4h du matin en

Guyane. Désolé.

Ouais, ouais, bien sûr. Ben oui, oui, d 'accord. Ok, ben oui, moi aussi. De

toute façon, il faut que j 'aille bosser, alors.

Ok, ben, on se rappelle plus tard, alors.

Hein ? Ouais, bisous.

Ça aussi, ça va ĂȘtre super compliquĂ©, j 'imagine.

Je prends le chou, déjà.

Capitaine, bonjour.

Ah, tu vois, on se voit, mais chacun reste libre.

Oui. Comment ça marche, ça, en fait.

On se voit, mais chacun reste libre.

Non, mais parce que pour moi, le couple... Dans le couple, il y a des

vois, c 'est un truc carré comme moi.

Ouais, on nous a signalĂ© un mort sur le port de commerce de tĂȘte. Je vous emmĂšne

lĂ  -bas ? Parce que, tu vois, un couple, pour moi, c 'est un homme avec une

femme, ou un homme avec un homme, enfin, on s 'en fout, c 'est pas le problĂšme,

mais... Monsieur Guetta, sur votre trajet, capitaine ? Ouais.

Non, mais est -ce que tu comprends ce que je veux dire, Erwan ? Tu vois, quand

tu... Vous rassemblez tous les gars ?

Parfait.

Bonjour Antoine.

Lieutenant, bonjour.

Commandant. Je vous écoute. La victime s 'appelle Damien Berne. C 'est un

employé du port de Stade depuis 20 ans, comme Docker.

Il a été nommé adjoint l 'année derniÚre.

CÎté vie privée, il était en couple avec Olivia Daniel, une capitaine de cargo,

qui rentre au port il y a seulement deux jours.

Quand on lui a appris la mort de son conjoint, elle a fait un malaise. Les

pompiers l 'ont emmené à l 'hÎpital.

On n 'a aucune trace de l 'arme du crime.

Un couteau, ça va bien.

D 'aprĂšs les premiĂšres constatations, la mort remonte Ă  environ 12 heures. On a

aussi relevé des marques de coups sur le corps.

D 'accord.

Donc il s 'est trĂšs battu alors ? Probablement.

On a retrouvé le corps ici ? Il était caché dans ce conteneur qui devait

pour la Chine ce matin.

Donc on peut supposer que le coupable connaĂźt parfaitement le fonctionnement

port ? Oui, et puis il savait aussi qu 'il n 'y a pas de caméra sur les quais.

Les syndicats sont opposĂ©s. Ça fait combien de cette fĂȘte ? Environ 90

du port et plusieurs dizaines de marins.

Si vous voulez, je m 'occupe de les interroger.

Ah bah super, on fait ça, oui. TrÚs bien.

Vous commencez par les capricornes, vous enchaĂźnez avec les balances, ils sont

toujours un peu plus louches.

Ah, comme s 'ils étaient faits.

Non mais, vous ĂȘtes sĂ©rieux ? C 'est une plaisanterie, c 'est le fin.

Oh non, mais je vous comprends, oui.

D 'accord.

Ok, trĂšs bien.

Alors, je vais commencer par interroger le directeur du port. Par contre, le...

Ah, en revanche.

Le capitaine Marshall et le lieutenant Lebelec sont déjà sur le coup.

Ah bon ?

Capitaine, vous saviez que c 'Ă©tait Louis XIV qui arrĂȘtait le port ? Oui, je

savais. J 'ai mĂȘme appris qu 'il s 'Ă©tait pas mal impliquĂ© dans les

Ah bon ? C 'est vrai ? Il avait fait quoi ? Il gérait la bétonniÚre.

Désolé. Je vais voir ce qu 'il se passe là -bas. Tu t 'occupes de la perquise et

du directeur du port. Ok, ça marche. On vient de perdre un camarade. On ne va

pas rester sans rien faire.

Vous allez m 'aider à retrouver le salopard qui a tué Damien.

Bonjour, monsieur.

Capitaine Marshall, Gendarmerie Nationale.

D 'abord, m 'aidez -moi. Je voudrais éviter un lynchage sur le port.

Alors, qui a vu dans la nuit de...

Ils viennent de me mettre un gros vent,

lĂ , non ? Normal.

Je suis le seul qui vous parlera officiellement.

Georges Coteau, délégué syndical.

D 'accord.

Vous leur direz quand mĂȘme de ne pas trop s 'Ă©loigner, parce qu 'on va les

interroger aussi.

Bon, alors, monsieur le chef des dockers, Damien Bern, ami ou ennemi ?

depuis 20 ans.

Devoir devenir adjoint au port, c 'est une sacrée fierté pour nous tous.

MĂȘme quand il est passĂ© dans le camp du patron ? Il nous a jamais laissĂ© tomber.

Il se battait pour que tous les dockers soient en CDI.

Mon fils, Tony, c 'est le dernier à avoir été embauché en CDI pour remplacer

Damien Bern.

Mais aujourd 'hui...

Un gamin qui rentre ici comme Docker, il n 'a mĂȘme pas la sĂ©curitĂ© de l 'emploi.

D 'accord, je comprends et je compatis.

Seulement, moi, je suis venu enquĂȘter sur un meurtre.

On avait quelqu 'un qui nous soutenait.

Maintenant, il est mort.

Cherchez Ă  qui le crime profite.

De mon cÎté, j 'ai appris que la victime avait une altercation plutÎt virile

avec un cariste il y a deux jours.

Un cariste, c 'est un conducteur d 'engins de manutention autoportée qui

transborder des cargaisons et des conteneurs.

Oui, je sais.

ArrĂȘte, Paul.

Non, mais lĂ , tu es censĂ© me dire, LĂ©a, arrĂȘte de faire la maligne, parce qu

'avant d 'arriver sur le port, tu ne savais pas ce que c 'était un cariste.

Et moi, je te dirais, qui tout le monde sait ça, Paul ? C 'est quoi le nom du

cariste ?

Personne ne le sait parce que l 'officier n 'a pas vu.

Mais en mĂȘme temps, ça ne devrait pas ĂȘtre compliquĂ© parce qu 'il y avait

seulement deux caristes ce jour -lĂ .

Nicolas Gerlier, employé il y a six mois, et Stéphane Danel, employé de

date. Danel ? Comme Olivia Danel, la compagne de la victime ? C 'est ça, son

beau -frĂšre.

Ok, on ne va pas se mentir, c 'est pas gagné.

Dites -moi, M. Tiquet, pourquoi avoir nommé Damien Berne un ancien docker pour

ĂȘtre votre adjoint Ă  la direction du port ? Elle avait le profil idĂ©al.

Et en tant qu 'ancien docker, elle Ă©tait le plus Ă  mĂȘme de maintenir l 'ordre

sur les canettes.

C 'est bizarre.

Vous savez pourquoi ce carnet était caché là ? Aucune idée, je l 'ai jamais

Des chiffres et des codes, à quoi ça correspond ? On dirait

des dates de livraison, des quĂȘtes de dĂ©chargement et un numĂ©ro d 'emplacement

de stockage.

C 'est toujours le mĂȘme.

Il est oĂč cet emplacement ? Je peux vous emmener.

Ah oui.

Vous

savez,

il y a beaucoup de mouvements sur le port.

Aujourd 'hui, Ă  cet emplacement, on peut trouver un conteneur. Demain, ce sera

un autre.

Oui, mais un numéro d 'emplacement dans un carnet caché, il est méritable qu 'on

y jette un cÎté.

VoilĂ , c 'est inclus.

C 'est bizarre.

Quoi, qu 'est -ce qu 'il y a ? Normalement, en face des chiffres, il

avoir quatre lettres qui désignent le propriétaire du container.

Apparemment, elles ont été effatées. Alors, ça veut dire quoi ? Que le

n 'appartient Ă  personne ? Je ne comprends pas ce qui se fait lĂ .

Vous pensez qu 'on peut jeter un coup d 'Ɠil Ă  l 'intĂ©rieur ?

Je vais chercher le code ouvert.

Stéphane Danel ? Capitaine Marshall, bonjour.

J 'ai une petite question Ă  vous poser.

Est -ce que c 'est vous qui vous ĂȘtes disputĂ© avec votre beau -frĂšre il y a

trois jours ? Ah non.

Damien et moi, on ne s 'est jamais embrouillés.

Non ? D 'accord, ok, donc c 'est Nicolas Gerlier.

Attendez, je n 'ai pas dit ça.

Oui, oui, non, mais en fait, le truc, c 'est que comme vous étiez deux caristes

ce jour -là, je me dis que ce n 'est pas vous, c 'est forcément l 'autre.

Vous comprenez ? Tu peux le trouver oĂč, Nicolas Gerlier ?

Ah bah justement, le voilĂ .

Ah d 'accord.

Merci. Oh Nicolas, les prix que tu cherches, viens lĂ .

Non, t 'en déconnais.

Ouais, merci.

T 'as mĂ©ritĂ© quand mĂȘme qu 'on y jette un coup d 'Ɠil.

Stop ! ArrĂȘtez -vous ! Ah non, restez ici.

Qu 'est -ce que tu fais lĂ  ? Ok,

alors maintenant que tu m 'as fait courir, tu vas me dire pourquoi tu

Et puis pourquoi t 'as essayé de fracasser ton téléphone.

D 'accord, ok, allez, amĂšne -toi.

Allez !

C 'est lĂ .

Oh, oh ! C 'est toi ? Mais qu 'est -ce que t 'as foutu ? Je viens de faire

vérifier les numéros des cartons à l 'intérieur du container. Ils ont tous

déclarés perdus.

Il y en a pour des milliers d 'euros en matériel high -tech.

Attends, tu m 'expliques ? C 'est un container de marchandises que Damien

avait maquillé et qui est stocké ici, caché au milieu des autres.

Alors du coup, la victime a mis en place un trafic sur les docs ?

Donc on sait que le portable que vous avez tenté de massacrer ne vous

appartenait pas. Il appartenait Ă  la victime.

Comment l 'avez -vous récupéré ? Pourquoi avez -vous tenté de le détruire

Et votre portable Ă  vous ? Impossible de le retrouver ?

Bien, bien. Voilà, alors voilà moi ce que j 'en pense. Vous avez volé le

téléphone de la victime aprÚs l 'avoir tué.

Et il y avait dans vos téléphones respectifs des informations sur votre

trafic.

Quel trafic.

Vous vous trompez.

TrĂšs bien.

Si je me trompe, je vous écoute.

Vous voulez que je vous dise ce qui va se passer lĂ  ? Donc on va d 'abord

vérifier votre alibi.

Et ensuite, nous allons chercher ce que vous nous cachez.

Et en plus, on va trouver. Parce qu 'on est des trĂšs trĂšs bons gendarmes. En

attendant, je vais vous laisser réfléchir à tout ça.

Vous avez vu le commandant Solaire ? On a envie de partir.

Odile Adam est sortie de l 'hÎpital, elle est retournée au port.

Si vous avez quelque chose, c 'est Ă  moi qu 'il faut en parler.

J 'aurais préféré en parler au commandant.

Dis donc, mon petit bonhomme, vous seriez pas en train d 'essayer de vous

mousser auprÚs de la hiérarchie ? Allez, perdons pas de temps, lieutenant,

balancez l 'info.

C 'est les fadettes du portable pulvérisé de Damien Berne.

Coup de fil, SMS...

Ils communiquaient beaucoup avec Nicolas Gerlier ces derniers temps.

Probablement pour mettre au point leur combine.

J 'ai vérifié, Gerlier n 'a pas d 'alibi.

Nous, en revanche, on n 'a pas de mobile.

L 'un d 'entre eux aurait pu ĂȘtre trop gourmand.

Oui, j 'ai vérifié les mouvements d 'argent sur leur compte dite.

C 'est quoi, là, le numéro qui revient réguliÚrement ? Celui d 'un portable

prépayé.

Bon, ben, je vais demander à Erwann de vérifier ça.

Je peux le faire, moi.

Tout doux bijou.

Comme je disais, Erwann va s 'en occuper.

Bien, capitaine.

J 'ai connu Damien quand j 'étais embauchée sur les quais, il y a dix ans.

Vous ĂȘtes les dockers ? Une des premiĂšres femmes de France.

D 'ailleurs, Damien m 'a toujours soutenue.

Et mĂȘme grĂące Ă  lui que j 'ai pu rĂ©aliser mon rĂȘve de devenir capitaine

Carmel.

et de sillonner tous les océans du globe pendant 5 ans.

Vous avez cru comprendre que vous comptiez changer d 'activité ? Pour

raison ? On voulait fonder une famille.

Et vous, M. Danel, vous étiez proche de Damien ? Oui, on était copains depuis l

'enfance.

Nous avons en notre possession des documents qui pourraient laisser croire

Damien était lié à un trafic de marchandises volées.

C 'est impossible.

Mon beau -prÚre n 'aurait jamais fait ça.

Non, mais s 'il avait tellement bossé pour avoir ce poste d 'adjoint au port,

vous croyez vraiment qu 'il aurait risqué de le perdre aussi connement ? Je

crois rien Ă  moi, vous savez.

J 'écoute.

Bon, j 'ai fini de checker tous les comptes.

Damien Berne était clean financiÚrement.

En revanche, Nicolas Gervier était plus que dans le rouge.

Les hommes de peu de mots sont les hommes les plus nobles, disait

J 'ajouterais surtout au lit.

Ok.

Bon, normalement, quand je suis grivoise, tu fais ta tĂȘte de mec gĂȘnĂ©,

héron.

Qu 'est -ce qui va pas ? Mais je vais trĂšs bien, capitaine.

J 'espĂšre que t 'as jamais pensĂ© ĂȘtre comĂ©dien, parce que si lĂ  tu vas trĂšs

bien, moi je suis Marie -Antoinette, et j 'attends le train pour la guillotine.

Allez, va, tu peux me parler, je vois bien que t 'es squeeze.

Vous parlez breton, vous, maintenant ? Ça va trùs bien, je vous assure.

Bon, je suis sur le téléphone prépayé que Berne appelait. Impossible d 'en

la moindre info.

Allez voir.

Belle esquive de breton, le bélec.

Bon, ben, on n 'a qu 'à essayer de voir ce que ça donne si on appelle.

Allez, numéro masqué.

Bon réflexe.

Et par contre, on fait quoi si ça répond ? Quoi ? Faut qu 'on se voit, c 'est

urgent.

je suis pris du port.

Belle impro.

Ben voilĂ .

Vous voyez que je pourrais ĂȘtre comĂ©dien en fait.

Je préviens Marshall.

C 'est ça que je voulais dire.

Allez, les mains en évidence et on descend du véhicule. Merci.

VoilĂ .

Ça, c 'est la voiture. Là.

Ah ouais, quand mĂȘme.

Allez.

Sans déconner, c 'est quoi ça ? Vous nous avez appelés.

Et cette Damien Bern avait ce numéro ? Comme on sait qu 'il est mort, on

voir qui nous avait contacté.

Je rĂȘve ou quoi ? Vous avez pas des bateaux Ă  fouiller au lieu de faire

boulot ? Comment ça se fait que Damien Bern

avait votre numéro ? Parce qu 'il bossait pour nous.

J 'ai réussi à ranger le coup avec le proc.

Et on a fait une bonne mise au point sur le manque de coordination entre les

services. Mes hommes ont répété la procédure, les douanes n 'allaient pas

comme ça, mĂȘme si Berne Ă©tait leur indique.

Comment ils l 'ont recruté ? Non, c 'est lui qui les a contactés.

Il avait reçu plusieurs plaintes de clients suite à des vols dans les

containers.

Et l 'enquĂȘte a donnĂ© quoi ? Rien. Ils n 'ont rien trouvĂ©.

Alors ils lui ont demandé de surveiller pour eux et ils lui ont donné accÚs à

leur ligne directe.

Pourquoi il n 'a pas essayé de régler ça en interne avant d 'appeler les douanes

?

Tu imagines qu 'il était mal à l 'aise.

Il ne voulait pas passer pour une balance aux yeux des dockers.

Et en mĂȘme temps, il voulait prouver Ă  son patron qu 'il Ă©tait capable de

trouver le voleur.

Ok, donc il a trouvé le conteneur et le responsable des vols l 'a fait taire

avant qu 'il ne parle.

Qui essaye de dĂ©truire son portable quand on l 'a arrĂȘtĂ© ? Nicolas Gerlier.

Alors, pourquoi il ne l 'a pas dénoncé tout simplement ? Sans doute pour ne pas

jeter l 'opprobre sur la communauté des dockers et le forcer à se dénoncer.

D 'accord.

Enfin, quoi qu 'il en soit, Gerlier est muet comme une carpe.

Alors j 'ai laissé en salle interrogatoire tout seul pour essayer de

craquer. Ok ? Ok.

Paul, ça fait dix fois que j 'essaie de te joindre.

Franck m 'attend Ă  l 'IML. Est -ce que tu peux aller interroger Georges Coteau,

le délégué syndical de Docker ? Pour les vols, j 'imagine.

Difficile de penser qu 'il n 'ait rien vu, n 'ait rien entendu. Paul, tu vas

faire la gueule encore longtemps ? J 'y arrive plus, en fait.

Je sais pas.

Six mois ? T 'as envoyé ta recommandation pile deux jours aprÚs

InĂšs et moi.

C 'est un hasard, Paul.

J 'ai fait pour InĂšs ce que j 'aurais fait pour n 'importe qui d 'autre. Alors

ça tombe peut -ĂȘtre au mauvais moment, mais c 'est comme ça.

D 'accord ? C 'est humain de chercher un coupable pour soulager sa tristesse, sa

colĂšre, mais... C 'est pas juste.

En fait, c 'est vrai, c 'est ça.

C 'est pas juste.

mais au but des résultats des examens médicaux, je ne peux pas vous laisser

travailler. C 'est trop dangereux.

Eh, c 'est le troisiĂšme que vous mettez en arrĂȘt maladie, lĂ .

C 'est quoi ? Vous voulez fermer les quais ou bien ? Ah ben, bonne ambiance.

Calmez -vous.

Je peux vous parler ? Je vais vous expliquer.

Vous pouvez aller ? Venez avec moi.

Qu 'est -ce qui s 'est passé, là ? Tout bip fait son travail, mais un docker, ça

bosse tant que ça tient debout.

Ah, eh ouais.

Tu peux ĂȘtre gauche ? C 'est vrai, carrĂ©ment, ouais.

C 'est que le mec qui a fait ça, c 'est un malin.

Il connaĂźt les combines.

Vas -y, je vous écoute, expliquez -moi.

La premiÚre chose, il faut repérer un conteneur vide.

Ouais. Et ensuite, il faut ĂȘtre sĂ»r que le conteneur ne bouge pas.

D 'accord. Là, on retire le code du propriétaire.

Vous avez une super combine pour ĂȘtre sĂ»r qu 'il reste en place.

Oh, malin le salopard.

Ouais, malin, mais enfin, il faut savoir déplacer un conteneur de la

marchandise.

Bon, ok, et dans les salopards qui savent déplacer un conteneur et qui

connaissent la combine, il y a Nicolas Gerlier.

Le gamin ? Ouais.

Ça fait pas assez longtemps qu 'il est là.

Non, non.

Faut ĂȘtre expĂ©rimentĂ© sur les deux pour ça.

Ah ouais ?

Franck,

je suis désolée, j 'ai fait au plus vite, mais j 'étais sur une autre

Les morts peuvent attendre.

Oui, évidemment.

Donc, qu 'est -ce que vous avez pour moi ? Rien.

D 'accord.

Mais encore ? En fait, pas vraiment rien. Je voulais vous dire... Ça s

pas la communication, Franck.

Vraiment, il va falloir faire un effort. Moi, je vous aime bien, mais... Moi

aussi, je... Bon, l 'autopsie ne m 'a rien appris de plus.

Damien Berne est bien mort d 'un coup de couteau dans la nuque.

D 'accord.

C 'est marrant, j 'ai... J 'ai déjà vu le tatouage, mais... Oui, d 'ailleurs,

est trÚs récent. Il était encore enduit de crÚme protectrice.

Vous saviez que chacune des feuilles symbolise quelque chose ? Une feuille

symbolise l 'amour ? Mais non.

Une autre qui symbolise le respect, une pour la santé.

Merci beaucoup, Franck.

De rien.

Oui, Léa, je crois qu 'on a un problÚme.

Nicolas Gerlier n 'est pas le responsable des vols sur les quais.

Oui, je sais, Paul. On s 'est planté depuis le départ.

On se rappelle plus tard.

Je m 'occupe de Nicolas Gerlier.

Nicolas, je pense avoir découvert votre secret.

C 'est une photo du bras de Damien.

Vous pourriez relever votre manche, s 'il vous plaĂźt ?

En fait, vous étiez amant, c 'est ça ?

Il n 'en avait rien prévu.

Ça a Ă©tĂ© un coup de foudre.

La premiĂšre fois avec un homme pour des biens.

Il a complÚtement paniqué.

Raison pour laquelle vous avez cherché à détruire son portable ? Pour effacer l

'épreuve ? Il y avait tous nos textos.

Il y a des milieux oĂč c 'est compliquĂ© de... D 'afficher son homosexualitĂ©,

D 'autant qu 'il n 'était pas célibataire, donc ça fait beaucoup de

Et concernant le trafic ? Je vous jure que j 'étais au cran de rien.

Et je ne l 'ai pas tué.

Je l 'aimais.

Vous pensez qu 'Olivia Daniel aurait pu se douter de quelque chose ? Il venait

de tout lui avouer.

Elle lui a fait une crise de malade.

Elle n 'a pas supporté.

Elle est venue me voir et... Elle a menacé de me faire la peau.

D 'accord.

Donc selon vous, ce matin, Olivia Daniel aurait pu jouer la comédie ? En tout

cas, ça mĂ©rite d 'ĂȘtre creusĂ©.

Vous avez raison.

C 'est une femme, ça se tient.

Qu 'est -ce qui se tient ? Vous voyez quoi ? Non, pas bien.

Éclairez -moi, lieutenant.

C 'est pas un homme qui ferait ça, de pleurnicher, chouiner.

C 'est vrai que les femmes sont plus fragiles, franchement.

Vous trouvez que j 'ai l 'air fragile ? Non.

Vous trouvez que j 'ai l 'air d 'un homme ? Non.

Je prĂ©fĂšre l 'ĂȘtre non.

Vous l 'avez échappée belle.

À demain.

À demain, madame la capitaine.

Et Juan ? Oui ?

Bon, je ne vais pas y aller par quatre chemins.

L 'autre jour, tu as eu un appel et depuis, je vois bien que ça ne va pas.

Voilà. Donc, ça, comme tu dirais, c 'est fait.

Mais ça, ce n 'est pas grave. C 'est juste un souci avec la banque.

Oui, mes fesses, oui.

Pardon ? Mon cul, si tu préfÚres.

Oui, donc j 'avais bien compris.

C 'est la mÚre de Linette qui t 'a appelée ?

Vous m 'espionnez, capitaine ? Non, je ne t 'espionne pas, Erwann. Je lis sur

les lettres, si tu veux ĂȘtre discret, tourne la tĂȘte.

Bref, laisser un collÚgue galérer tout seul dans son coin, ce n 'est pas le

genre de la maison.

Donc si un jour, tu as envie ou tu as besoin d 'en parler,

je ne serai pas loin.

Merci,

capitaine. A demain.

A demain.

Ah, c 'est fou, hein ? Tu chantes toujours aussi faux, en fait ? Mais pas

tout. C 'est quand on a un casque sur la tĂȘte pour prendre faux.

Donc,

en fait, les enfants ne m 'avaient pas raconté n 'importe quoi. Tu te relances

vraiment dans les travaux ? Tu peux ? Oui.

Ça va ĂȘtre beau, hein ?

Et t 'as carrément loué un échafaudage ? Bah, excuse -moi de vouloir faire les

choses bien.

Bah, tu fais souvent les choses bien.

Je sais pas si tu te souviens, mais la derniÚre fois que t 'as fait ça, c

juste... Avant de te quitter, oui.

Ouais, ça marque.

Bah, j 'imagine que t 'es pas venu pour parler peinture ? Non.

Alors voilà, je suis venu te dire que j 'avais été con.

Pas hyper con en plus, mais un peu con quand mĂȘme.

VoilĂ .

Bon, ça fait, c 'est dit, j 'y vais.

Merci Paul.

De ? Eh ben, d 'ĂȘtre venu parce que je le dis pas trĂšs bien en fait quand tu

fais la gueule.

Salut.

Follow, follow me.

Je suis pas fou.

Déjà l 'heure ? On avait dit 8h.

Oui, je sais, mais j 'avais envie de changer mes habitudes, en fait.

Juste pour vous.

Il paraĂźt que je suis toujours en retard.

J 'ai appris que dans la marine, vous étiez plutÎt ponctuel.

Nous,

les dockers, on n 'est pas des marins.

Sinon, il y a du nouveau ? Oui, alors voilĂ .

J 'ai pas mal réfléchi à ce que vous m 'avez dit concernant le parcours des

containers. Et en fait, je vois qu 'une solution.

Pour moi... La marchandise a été volée entre le départ du quai et la zone de

stockage. Non, non, non, c 'est pas possible.

Mais oui, mais pourquoi ? Parce que les containers sont déplacés à la vue de

tout le monde et sans s 'arrĂȘter.

Ah oui, alors vous ĂȘtes sĂ»r Ă  100 % que le chariot ne s 'arrĂȘte jamais ? Non,

mais jamais, jamais, jamais, jamais.

Si vous voulez, on peut aller vérifier dans le logiciel la durée du trajet des

caristes entre la prise et la dépose du container. Oui, je veux, on va faire ça.

Vous me suivez ? Oui. On y va.

Bonjour, monsieur.

Bonjour, mademoiselle Danel. Bonjour.

Je pensais vous trouver chez vous.

Donne un coup de main au gars. Je ne peux pas rentrer chez lui.

C 'est trop difficile.

J 'imagine.

On peut se parler cinq minutes ? Et si vous m 'en disiez plus sur

Nicolas Gerlier ? Ça doit ĂȘtre difficile de voir l 'homme qu 'on aime partir

avec un autre homme.

Damien ne m 'aurait jamais quitté pour un homme.

Il a eu un moment d 'égarement, mais tout allait rentrer dans l 'ordre.

On a eu accĂšs Ă  l 'historique des mails de Damien.

Vous avez oublié de me dire qu 'il vivait trÚs mal votre relation à

Alors les trois premiÚres années, ça allait, mais c 'est devenu insupportable

pour lui.

En fait, c 'est pour ça que vous avez tout arrĂȘtĂ©.

Vous avez eu peur de le perdre.

Mais c 'était trop tard.

Il avait déjà rencontré quelqu 'un d 'autre.

Non.

Il m 'a dit qu 'il ne savait plus oĂč il en Ă©tait.

Alors on a longuement discuté.

Il a compris que tout irait mieux.

Il allait rentrer avec Nicolas.

Mademoiselle Danel, vous n 'avez pas d 'alibi, un excellent mobile.

Vous ĂȘtes officiellement placĂ©e en garde Ă  vue Ă  compter de ce jour, vendredi 16

octobre Ă  8h23, pour le meurtre de Damien Berne.

Donc si je résume, avec nos deux suspects, on est dans une impasse puisqu

deux mobiles identiques.

Mais rien de concret.

D 'autant qu 'effectivement, rien ne prouve que Damien Berne n 'ait pas

'avis aprÚs avoir tout raconté à Olivier.

Oui, Franck ? LĂ©a ? Vous ĂȘtes lĂ  ? Oui, Franck.

J 'ai étudié l 'angle d 'entrée du couteau dans le corps de la victime. Le

martyrier mesure 1 ,85 m minimum. Ça peut vous aider ? Eh bien, vous voyez

vous voulez.

Alors, merci.

Bah pas merci Franck en fait, voilĂ , parce que les deux suspects qu 'on a en

garde Ă  vue font tous les deux moins d 'un mĂštre quatre -vingt -cinq. Non mais

si, si, merci Franck, bye.

Et ouais, moi j 'ai un suspect qui a la bonne taille.

Tadam ! D 'accord, et vous pouvez nous expliquer ? Oui, la victime a eu la mĂȘme

idée que moi.

Vérifier les trajets des containers sur les docks.

Alors figurez -vous que Stéphane Danel mettait beaucoup plus de temps que prévu

parfois pour amener la marchandise du cargo jusqu 'à la zone de déchargement.

Il faut avoir le temps de bien piquer tout ce qui l 'intéressait, à l 'abri

regards.

Super, bravo.

Je m 'occupe de Danelle, du coup.

Je ferme les portes, maintenant

? Oui, apparemment c 'est la fin d 'une époque.

Stéphane Danel est pris dans un divorce difficile.

Il a besoin d 'argent pour s 'offrir un meilleur avocat et obtenir la garde de

son fils.

Donc si la douane le croissait, il perdait non seulement la garde, mais

tous ses droits parentaux.

Il avait donc tout intĂ©rĂȘt Ă  faire taire Damien Berne, alors celui -ci le

dénonce.

Tu regardes quoi ? C 'est le portable de Berne, que la bonne nous a réparé.

Je préviens le capitaine Marshall.

C 'est parti.

T 'es rapide, toi.

Merci.

Si tu me balances au flic, je dis Ă  tout le monde ce que t 'as fait la nuit du

31 mars sur les quais.

Eh ben, c 'est pas joli joli, ça.

Donc, en fait, vous faisiez chanter votre beau -frĂšre.

Ouais.

Et c 'est pour ça que j 'avais aucune raison de le tuer.

Je tenais par les... Ouais, merci. Ça va.

Alors ? C 'est passĂ© quoi, la nuit du 31 mars ? Ça, je peux pas vous le dire. Je

suis pas une balance.

Et maintenant, vous savez que je suis pas le meurtrier.

Sauf si Damien a refusé d 'obéir à votre chantage.

Donc, je répÚte ma question.

Qu 'est -ce qui s 'est passé sur les quais la nuit du 31 mars ? Les quais

étaient fermés cette nuit -là.

Damien Berne devait s 'y trouver tout seul alors, mais pourquoi finalement ?

n 'en sais rien.

Pourquoi c 'était fermé ? Pour la maintenance, j 'imagine.

D 'accord. Et Ă  vous, le lendemain matin, quand vous ĂȘtes revenu bosser,

'avez rien remarqué de particulier ? Je ne crois pas, non.

Vous m 'avez juste refusé de décharger un cargo de bovins le 31.

Mais ça, ça arrive.

Le lendemain matin, il était reparti avec les vaches. Mais pourquoi vous avez

fait ça ?

C 'était des animaux importés d 'Afrique pour un abattoir industriel de la

région. Ils refusent d 'acheter chez les éleveurs locaux, soit disant trop

chers. Ah ouais, d 'accord.

Donc vous faites dans le social et vous ĂȘtes perdus.

Bah ouais.

Nous les dockers on lutte avec les agriculteurs et les ouvriers.

Ah bien, j 'aime bien l 'idée.

Papa doit ĂȘtre cher de vous.

La direction du port, elle en pense quoi des carbos bloquĂ©s ? Ça prend le coup

sa gueule lĂ  -haut.

Mais bon, c 'est le principe entre patron et syndicat.

Damien Berne, il se positionnait comment dans tout ça ? De notre cÎté.

Il a passé des années ici avant moi, avec mon pÚre et les autres à mener la

lutte.

Tu peux retourner bosser ? Oui, oui, oui, bien sûr, bien sûr. Merci.

Merci à vous. Bonne journée.

Décidément, ma chérie, c 'est faire des grands changements.

Entre tes cheveux et ton chantier.

En fait, t 'as trouvé de bons ouvriers.

Mais en fait, l 'idée, c 'est de faire tout seul.

Ah, parce que pour toi, une femme doit tout savoir, tout faire, toute seule.

Décidément, ta modernité m 'étonnera toujours, maman.

Ce n 'est pas la modernité qui répare un lave -vaisselle, ma fille.

Ce n 'est pas faux.

Je n 'avais pas vu ça tout à temps, mais ce n 'est pas faux.

Mon petit -fils m 'a dit que tu étais remise au vélo.

Quelque chose ne va pas.

Pas du tout.

C 'est juste qu 'en ce moment, j 'ai besoin de me remettre un petit peu en

forme, de faire de soi moi.

C 'est ma chérie, personne n 'a envie de vieillir.

Ça fait peur à tout le monde, mais c 'est le cycle de la vie.

C 'est bien parce que si j 'ai besoin qu 'on me remonte le moral, je sais que je

peux compter sur toi.

Tu ne veux vraiment pas me dire ce qu 'il y a ?

InĂšs, la nouvelle copine de Paul, est partie en mission

en Guyane et il est persuadé que c 'est moi qui l 'ai envoyée là -bas.

Et en mĂȘme temps, tu es soulagĂ©e qu 'elle ne soit plus lĂ .

Mais non, pas du tout.

C 'est quand mĂȘme Ă©trange cette ambiguĂŻtĂ© qui persiste aprĂšs 15 ans de

de divorce.

Et... C 'est quoi la tombe ? Je crois que je me pose trop de questions.

Il va ĂȘtre pas... Excusez -moi, madame Solaire. Oh, bonjour, madame le

capitaine.

LĂ , capitaine.

C 'est quoi cette manie de mettre de là partout ? Être une femme, c 'est pas une

histoire d 'article.

Bon. En bref, ce soir, chez toi, chérie.

Je m 'occupe de tout.

Au revoir, mon capitaine.

Salut, Paul.

C 'est ma mĂšre.

Salut.

Pardon, excusez -moi, je ne vous écoutais pas.

Bon, alors j 'ai appelé l 'abattoir. Les vaches importées d 'Afrique ont bien

été livrées comme prévu dans la nuit du 31 mars.

Elles ont été déchargées sur le port de SÚte ? Oui, et ce n 'est pas tout, c

'est Damien Berne en personne qui a signé les bombes.

Donc il a fait fermer le port le 31 pour pouvoir vider le cargo bloqué dans le

dos de ses collĂšgues.

En tout cas, ça y ressemble.

D 'accord.

D 'accord, je vais jeter ça.

Merci, salut.

Je l 'ai appris par un pote qui travaille Ă  l 'abattoir.

Il m 'a dit que Damien avait embauché des gars de l 'extérieur pour décharger

cargo et contourner notre blocage.

Et vous en avez parlé à vos collÚgues sur les quais ? Non.

Je voulais m 'en servir contre mon beau -frĂšre.

Je n 'allais pas en parler.

Damien Berne, est -ce qu 'il y a d 'autres actions de ce genre qu 'il

faire dans l 'eau de ses collÚgues ? Sûr que non.

Mais j 'aurais que c 'était fini, que c 'était la derniÚre fois qu 'il obéirait

aux ordres de Louis Ciquet.

Ah, d 'accord.

C 'est le patron du port qui se servait de Damien Berne pour contrer l 'action

des dockers.

Donc le patron du port aurait eu peur que notre victime balance leur petite

magouille. Voilà, et donc il le tue pour le faire taire. C 'est ça.

On est d 'accord ? Ouais. C 'est cool.

Et en plus, M. Ciquet fait plus de 1 ,85.

Euh... Ouais, ouais, ouais. Enfin, il est plus grand que moi, donc ouais.

Ah oui, donc on est sûr qu 'il fait au moins 1 ,60 m.

Ouais.

65 ? Ah, ça va.

Quand tu rĂ©alises quand mĂȘme que mĂȘme quand on Ă©tait mariĂ©s, t 'as jamais

me dire ta taille, c 'est fou. Léa, on s 'en fout. C 'est pas important, la

taille, Léa.

Ah bah si, Paul, c 'est important.

Ah bah si, hein.

On est connus.

Ah, d 'accord, c 'est important. Pourquoi ? Vas -y, va au bout de ta

Léa.

Je ne sais pas.

Par exemple, tu peux poser une Ă©tagĂšre, c 'est quand mĂȘme plus pratique d 'ĂȘtre

grand. Ah oui, une étagÚre, pour une étagÚre, c 'est... Oui, d 'accord.

La nuit du 31 mars, il n 'y avait rien d 'illégal.

On a simplement contourné un blocage syndical.

C 'est une bonne guerre.

En demandant Ă  Berne de faire le sale boulot.

Et il y en a d 'autres, des déchargements légaux mais pas trÚs

avez demandé de faire ?

Non, pas vraiment.

Dites -nous tout, de toute façon on trouvera.

Il y a bien le déchargement de maïs sur lequel je lui ai donné des objectifs

assez dingues avant qu 'il ne devienne adjoint.

Pourquoi le maïs ? Parce que la procédure est trÚs longue, qu 'il faut

protections spéciales pour décharger les céréales OGM comme le maïs et qu 'on

perd beaucoup de temps.

Et beaucoup de pognon.

J 'imagine que vous n 'avez pas trop cherché à savoir comment il avait

La fin justifie les moyens.

Attendez, je n 'ai jamais poussĂ© Damien Ă  ĂȘtre hors la loi.

Moi, je suis clean.

Alors ça, ce n 'est pas sûr.

On peut vous déférer pour complicité involontaire.

Vous plaisantez ? C 'est notre cÎté jovial et débonnaire qui vous fait dire

Comment je peux vous aider ? Alors déjà, vous pouvez nous

donner tout ce qui concerne les déchargements de maïs transunique.

Et rapidement, parce que la patiente et moi, ça fait un trÚs mauvais mariage.

Merci.

On est tranquille.

Si tu veux me parler, c 'est le moment.

Vous ne lĂąchez jamais rien, vous.

Tant que tu vas mal, tu peux compter sur mon amitié et sur mon harcÚlement.

La mĂšre de ma fille part vivre Ă  Bordeaux avec son nouveau mec.

Ah merde.

Et avec Linette, évidemment.

Il y a trois ans, elle a mis un enfant dans le dos.

Moi, j 'organise toute ma vie autour de ça, en bon petit soldat, et là...

Maintenant que tu t 'es attachée à la petite, t 'as peur que loin de toi, elle

'oublie. Elle va ĂȘtre Ă©levĂ©e par quelqu 'un d 'autre.

À son Ăąge, elle va me zapper, c 'est sĂ»r.

Un enfant n 'oublie pas son pĂšre.

Bordeaux, c 'est pas l 'autre bout du monde. Tu pourras aller la voir souvent.

Ouais.

Regarde ça.

D 'aprĂšs ces bons de livraison, depuis 5 ans, une cinquantaine de cargos sont

affrétés d 'Amérique du Sud pour nous livrer du maïs transgénique. Ouais.

Mais si tu regardes les bons de déchargement qui correspondent... Ben

'est indiqué maïs bio, là.

C 'est fini, Damien Berne.

Donc, il modifiait les bons avant d 'effectuer le déchargement ? Pour

le maïs bio, t 'as pas besoin d 'équipement de protection.

Donc c 'est beaucoup plus rapide.

Donc, c 'est beaucoup plus rentable. Ouais, mais c 'est vachement plus

pour la docker.

Bah, mais c 'est ça, en fait.

Les arrĂȘts maladie du mĂ©decin de travail.

Sabine, t 'es géniale.

T 'es mariée, toi ? C

'est pas une super nouvelle, mais bon.

Oui. À faire avec.

Bon, 5 dockers ont bien Ă©tĂ© mis en arrĂȘt maladie depuis le dĂ©but de l 'annĂ©e.

Pour un début de fibrose.

C 'est grave comme maladie, ça ?

Pas si décelé, traité à temps.

Et plusieurs dockers ont commencé déjà à développer un cancer du poumon.

Ah ouais, quand mĂȘme ? Oui, j 'ai pas eu leur nom, mais c 'est exactement comme

tu le pensais, ils bossaient tous dans l 'équipe de Damien Verne.

Ok, bah merci Franck, ciao.

Monsieur Coteau, s 'il vous plaĂźt, excusez -moi.

Est -ce que vous faites partie des dockers atteints de la fibrose ? Oui, j

'étais un des premiers.

Et vous avez rien fait ? Vous vous ĂȘtes pas fait soigner ? Ah bah non, je suis

bĂȘte, c 'est vrai.

Un docker, ça bosse tant que ça tient debout, c 'est ça ? Vous ĂȘtes oubliĂ©,

vous, flic ? Quel rapport avec votre enquĂȘte ? Eh bien, figurez -vous que

Bern vous a laissé vous empoisonner pendant qu 'il supervisait les

de maĂŻs transgenique.

Pourquoi j 'aurais fait ça ? Pourquoi ? C 'est toujours pour les mĂȘmes raisons,

vous savez.

Le mec a pensé qu 'à sa carriÚre.

Je pense que le meurtrier est un des dockers malades qui a découvert les bons

falsifiés. Non, non, non.

Impossible.

Aucun de nous n 'a accÚs au bon de déchargement. Mais qui, à part Damien

n 'a accĂšs Ă  ces infos -lĂ  ? Bah oui.

Uniquement moi.

Je suis désolé, M. Cotto.

Ouais, Erwan, est -ce que t 'es toujours du cÎté sud des quais ?

Monsieur Coteau, je crois que vous n 'avez pas toute vie au sujet des

déchargements de maïs.

Allez -y, je vous rejoins.

Alors, je vous écoute.

Il y a deux jours, un cargo de maïs est arrivé avec 24 heures d 'avance.

Comme on n 'était pas débordé, j 'ai décidé de vider le bateau.

Il faut apprendre de retard.

Et Damien Berne Ă©tait oĂč ?

Il n 'était pas encore arrivé pour traiter le bond de déchargement.

Alors le capitaine me l 'a donné.

J 'ai été surpris.

Je lui ai demandé pourquoi il livrait pas du bio comme d 'habitude.

Il m 'a dit que c 'Ă©tait toujours le mĂȘme expĂ©diteur.

Donc le mĂȘme mail transgĂ©nique.

Alors vous avez compris que Berne falsifiait les bonds et qu 'il faisait

tout le monde depuis 5 ans sans protection.

Et vous avez fait le rapprochement avec la maladie de votre pĂšre et les autres

dockers mis en arrĂȘt.

Il va falloir me suivre, M. Coteau.

Cet enfoirĂ© a mĂȘme pas cherchĂ© Ă  le nier.

Je lui ai dit qu 'il fallait tout raconter pour permettre aux malades d

soignés correctement.

Il a refusé.

Il m 'a dit qu 'il était amoureux fou.

Qu 'il allait prendre un nouveau départ.

Qu 'il ne voulait pas perdre ça en allant en prison.

Des collĂšgues allaient mourir, mais pensez qu 'Ă  sa gueule.

Tony, pourquoi vous ne l 'avez pas dénoncé, tout simplement ? Vous vous

compte que vous avez tué quelqu 'un ? Que vous allez finir en prison ?

Il a dit que j 'étais responsable de la maladie de mon pÚre.

Comment ça ?

Depuis que je décharge les bateaux, j 'ai jamais vérifié les bons que je

signais.

Je lui ai entiĂšrement confiance.

En fait, il vous a impliquĂ© malgrĂ© vous, c 'est ça ? Donc, vous ĂȘtes allĂ© sur

les quais, pour discuter avec lui.

Vous vous ĂȘtes battu.

Mais il a pris le dessus.

Il est reparti en disant que j 'avais pas le choix.

Que je devais continuer sans rien dire.

Alors j 'ai attrapé le couteau.

Mon pĂšre va crever Ă  cause de ce salopard.

Oh, ben, je... D 'accord, c 'est un vélo.

OK. Non, assure -moi, tu te remets pas Ă  la compĂšte, quand mĂȘme.

Tu vois, je crois que j 'ai besoin de te faire l 'un de ce moment. J 'ai besoin

de me sentir en vie.

Alors, du coup, je me suis fait trĂšs tĂŽt.

Au boss de Provence.

Au boss de Provence ? Au boss ? Mais c 'est hyper dur, les boss.

D .A., t 'as plus 20 ans.

Ça veut dire quoi, ça ? Non, mais je veux dire, t 'as pas les mĂȘmes rĂ©flexes.

Ok, donc en fait, pour toi, une femme aprĂšs 40 ans, elle vaut plus rien, quoi.

Ah non, non, pas du tout, je veux pas dire.

Bah non, mais en fait, il a pensĂ© trĂšs fort, quand mĂȘme. En fait, moi, je viens

penduire.

De quoi ? Ton mur, je viens penduire ton mur.

Ah. Bah oui, t 'as besoin d 'aide, je suis dispo.

En mĂȘme temps, Paul, il est quelle heure, lĂ  ? Il doit ĂȘtre 18h30, je

Ouais, alors il faut vraiment que tu sois parti pour 20h, s 'il te plaĂźt.

20h ? Ouais. Je suis large, je pourrais finir. Ok.

AllÎ, allÎ, suis -moi, ma chérie.

Tiens. Maman, mais...

Tu m 'avais dit 20h, il est Ă  peine 18h30.

Bonjour,

Annie.

Bonjour, Paul.

Est -ce que je vois le changement ? Ce n 'est pas maintenant.

Maman, maman.

Je ne vois pas pourquoi tu dis ça.

Pour rien. Je constate seulement la présence de ton ex à moitié nuit dans

salon. Tu ne savais pas qu 'il y avait des jeunes d 'espĂšce ? Non.

T 'en sors, Paul ? Il est trop petit, en fait.

Ça va ĂȘtre compliquĂ©.

Je crois.

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