All language subtitles for [apreder]Tandem_s.3_ep.10(2019)DVB

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Original subtitles

Allez Rousselot, viens.

Tiens, c 'est bien mon chien.

Ouais, c 'est bien mon chien, viens.

C 'est bien.

C 'est bien.

Je mets quoi, du persil dedans ? Oui, tu peux, un petit peu.

Moi, j 'aime bien.

Le mélange cours de yoga, cours de clean, je trouve ça super original, j

Quand je le fais chez moi, je rajoute un tout petit peu d 'huile de noix.

De l 'huile de noix ? Alors moi, j 'ai de l 'huile pour pizza et de l 'huile d

'olive. Et sinon, cette association, ça fait longtemps que tu es bénévole ? Pas

mal, oui.

Je n 'en parle pas trop, mais je n 'ai pas eu une enfance très facile.

Du coup, quand j 'étais étudiant, je m 'occupais déjà de femmes victimes de

violences conjugales.

C 'est comme ça d 'ailleurs que j 'ai découvert le yoga. On avait une prof à

phase qui offrait des cours aux femmes battues pour les aider à reprendre

confiance en elles.

Et du coup, quand elle est partie, j 'ai eu envie de faire comme elle.

On est pas mal. Ouais ? On est pas mal.

Eh ben moi, je viens de faire mon premier guacamole.

Personne va me croire.

Et du coup, ce soir, si un de tes enfants a pas son bac, tu sais qu 'on le

? Oui, alors un de mes enfants, on va pas te mentir, c 'est forcément Thomas.

Mais bon, si il l 'a pas, c 'est pas dramatique.

Tu jettes pas tout ce qu 'on a préparé ? Non, non, non, c 'est pas le genre.

Je suis sûr que t 'en es capable.

Oui.

Mais non, Tom, je dis juste que je suis persuadé, depuis le début je te le dis

en plus, que tu vas l 'avoir ce bac.

Mais si, oh là là.

Et tu sais quoi, si tu l 'as pas, c 'est pas très grave, ça te laissera une

année pour réfléchir à ce que tu veux faire. Il y en a plein d 'autres qui ont

fait comme ça.

Non. Je te dis juste que je suis pas un...

Non,

non, non, si, si, je suis là.

Tom, tu peux appeler maman et lui dire que pour ce soir, je m 'occupe de tout.

Bonjour. Bonjour, commandant. Bonjour, Camille. Bonjour, Erwann. Merci d 'être

avec Inès.

Excusez -moi, Inès, il va me falloir un petit peu de temps, pardon. Pas de

souci.

Qu 'est -ce qu 'on a, Erwann ? Alors, Baptiste Lacroix, 59 ans, retrouvé mort

matin par sa femme au milieu de son exploitation truffière.

Les causes de la mort ? Il a reçu un coup à la tête, au niveau du cuir

On dirait qu 'on a quelque chose, là.

On dirait de la peinture.

Vous faites un prélèvement, s 'il vous plaît.

Vu la rigidité du corps, je dirais qu 'il est mort hier en fin d 'après -midi.

On a trouvé ça dans sa poche.

Verti.

Des morceaux de sucre.

Mais il n 'y avait rien d 'autre.

Des traces de piqûres.

Certainement de l 'insuline.

Le sucre sert aux diabétiques en cas de crise d 'hypoglycémie.

Ok. Bon, procédure habituelle.

Ratissage des alentours pour trouver l 'arme du crime.

Et enquête de voisinage. Bon, je m 'occupe de la famille. Vous me tenez au

courant ? Ok.

A plus tard. A plus tard.

Julie ? Votre fille.

Comment je lui ai annoncé après ce qu 'elle a déjà dû surmonter ? C 'est -à

-dire ? Elle a perdu l 'usage de ses jambes.

C 'était un accident de voiture il y a deux ans.

Alors on a tout aménagé ici.

Y compris le laboratoire culinaire pour qu 'elle puisse travailler.

Et où est -ce que je peux la trouver ? Elle aide son mari à Montpellier.

Il est en train de se mettre à son compte.

Ils font tout ensemble.

Les habitants ? Ici, de l 'autre côté de la cour.

Lacroix est mort ? Vous le connaissiez bien ? On devait s 'associer.

Son savoir -faire avec nos méthodes, elle est cartonnée.

Pourquoi vous ne vous en sortez pas seul ? Vous rigolez ?

Vous savez combien je possède d 'hectares de vignes, d 'oliviers et de

truffiers ? Non, c 'est juste qu 'on est archi -complémentaires.

On vient de perdre un grand monsieur de la truffe.

Et vous n 'avez rien vu ou entendu de particulier hier en fin d 'après -midi ?

Non.

Si vous voulez, je peux demander à mes gars.

Non, non, on va s 'en charger, ça va. Merci, M. Marski.

J 'ai des bandes de vidéos surveillants, si vous voulez.

J 'en ai fait installer sur le chemin qui mène à nos deux propriétés.

Mais pourquoi tant de sécurité ? Si j 'investis une blinde en matériel

dernier cri, c 'est pas pour qu 'on me le fauche.

Et c 'est sans compter les truffes à 800 euros le kilo.

Je vais bien voir tes vidéos. Vous les préparez et je viens les visionner dans

minutes. Si vous voulez.

Merci.

Aucune trace de l 'arme du crime, ni de la peinture qui correspond à celle

retrouvée sur la croix.

Le meurtrier a dû l 'embarquer.

Sans doute.

J 'ai eu le commandant.

On doit interroger la fille de la victime.

Ok, on partage. Je m 'occupe des bandes vidéo et toi tu vas parler à la fille.

Et pourquoi je fais le pire boulot ? Privilège de l 'ancienneté, on va dire.

Allez, tiens.

Ok, je te l 'accorde pour cette fois -ci, mais prends pas trop confiance.

C 'était quelqu 'un d 'exceptionnel.

T 'es comme un père pour moi.

Et ? Et...

Et c 'est moi qui conduisais la voiture quand on a eu l 'accident qui... Qui m

'a cloué dans ce fauteuil.

C 'est pas de sa faute, mais il culpabilise.

Je comprends.

Malgré tout, mes beaux -parents m 'ont jamais voulu.

On s 'est tous beaucoup impliqués.

Papa a tout fait pour nous.

Aménager la maison de ses mains, nous offrir un travail à tous les deux.

Vous avez vu votre père hier ? Non, j 'ai passé la journée ici à cuisiner.

Et vous ? Vous l 'avez vu ? Non, j 'étais à Montpellier au bureau avec un

fournisseur.

Eh oh ! Bah t 'étais où toi ? J 'étais là.

Non, mais tu sais, c 'est les résultats du bac ce soir.

On a une grosse fête organisée, mais apparemment, certains pensent que le

c 'est plus important. Ça me gonfle, là.

OK.

C 'est bon, je vais redescendre.

Je te fais un topo ? Baptiste Lacroix, gérant du domaine et vice -président du

syndicat des trufficulteurs de l 'Hérault.

Ça va, Erwann m 'a briefé par téléphone.

OK, mais j 'ai quand même quelque chose que tu ne sais pas.

Ah bon ?

Lacroix a retiré 3000 euros en liquide avant -hier. 3000 euros ? La vache ! Ça

grisonne. Ouais.

Surtout que la veuve est au courant de rien et qu 'on n 'a pas retrouvé l

'argent. D 'accord.

Ah, petit mail de Derwane.

Alors, sur les vidéos, il y a une femme qui remonte le chemin menant au domaine

Lacroix. Hier vers 16h.

C 'est Rosy Darieux.

C 'est une ancienne employée des Lacroix. Alors attends.

Oh, bah dis donc.

José Dario a été débouté par le tribunal des prud 'hommes il y a 15 jours contre

Lacroix. Elle a porté plainte pour quel motif ? Je vois pas.

Les sentiments abusifs.

C 'est un bon mobile de dispute, ça, non ? Un double mobile.

Oui. Un, le sentiment d 'avoir été viré à tort. Et deux, pas d 'indemnité et l

'injustice n 'a pas été reconnue.

Ça fait trois. Oui, ça fait trois.

Je m 'en occupe. Merci.

C 'est fini d 'étudier les comptes de la société Lacroix.

Sur le papier, tout va bien, mais si on regarde un peu plus près, on voit que la

compta a été trafiquée. Ah bon ? Il piochait dans la caisse ? Ouais.

Plus les 3000 euros qu 'il a retirés sur son compte.

Mais qu 'est -ce qu 'il faisait de tout cet argent ? Eh bien, je pense qu 'il

les a donnés à Rosy Darieux.

Comme par exemple, ce matin, elle a payé 6 mois de loyer en retard.

Mais pourquoi est -ce qu 'il lui aurait donné de l 'argent alors qu 'il avait

refusé de lui donner ses indemnités de départ ? Eh bien, on va demander à Rosy

Darieux.

Vous étiez au courant que Baptiste Lacroix détournait la compta de son

entreprise ? Mais de quoi vous parlez ? Et vous l 'avez fait chanter pour qu 'il

vous apporte 3000 euros hier ? Mais non, je n 'étais pas au courant qu 'il

magouillait les comptes.

Donc vous ne niez pas le chantage ? Non, mais ce n 'est pas ce que vous croyez.

Oh là là, mais nous on ne croit rien, vous savez, on écoute, on analyse, on

comprend. Ou pas.

Ça a à voir avec l 'accident de voiture de ta fille.

Mais quel est le rapport ?

Personne ne sait, mais ce matin -là, c 'est Baptiste qui devait emmener sa

fille.

Il n 'a pas pu, du coup, c 'est son gendre qui s 'est collé à l 'aube, mais

avait bossé toute la nuit.

Et il s 'est endormi au volant. Mais si personne ne sait, comment vous êtes au

courant ? Parce que vous étiez avec Baptiste ce matin -là.

Voire même toute la nuit, n 'est -ce pas ? Et vous lui avez fait du chantage au

bout de deux ans, en menaçant de tout dévoiler.

Je lui ai demandé de l 'aide, juste une fois.

C 'était ça où je me retrouvais à la rue avec mon fils.

Bonjour Léa, vous allez bien ? Ça va et vous Franck ? Ça va.

Alors ? Cause de la mort, traumatisme crânien.

Les particules de peinture époxyble foncées autour de la bosse confirment

'arme du crime est bien un objet métallique.

Donc rien de nouveau ? Non.

La prise de vent, ça donnait quoi ?

La victime était bien diabétique, mais prenait correctement son traitement.

Pourquoi il avait des morceaux de sucre sur lui, alors ? Sans doute par

précaution.

D 'accord.

Les tests toxicologiques, éthiliques ? Rien, ils sont négatifs.

Vous êtes sûr ? Oui.

Enfin, d 'après certains témoins, il n 'avait pas l 'air d 'être dans son état

normal. Mais ce n 'était pas dû à l 'alcool, c 'était à cause de ça.

Excusez -moi, Franck, mais je ne comprends pas très bien.

Ce n 'est pas à cause de ce coup que M. Lacroix est mort ? Si, si, tout à fait.

Même si la zone d 'impact est assez bénigne, ça a suffi à déclencher la

formation d 'un hématome soudural.

La victime était sonnée sur le coup, puis il s 'est senti mieux pendant

heures. Et ça pourrait expliquer l 'attitude d 'un homme ivre ?

vu que son décès est survenu en fin d 'après -midi, il a dû être frappé entre

10h et 14h.

Donc on n 'était pas sur la scène de crime ? Non.

Donc on repart de zéro.

Je vous dis pas merci.

Bonne journée, Franck. Bonne journée.

Rosy Dario était en formation Pôle emploi hier entre 10h et 14h.

Elle n 'a pas pu tuer Baptiste Lacroix.

Bon, de toute façon, d 'après ses relevés bancaires, elle dit vrai.

Lacroix ne lui a jamais versé d 'argent, pardon.

Qu 'est -ce qui se trafiquait dans les comptes de la société, alors ? Il y a un

truc. Ah, qui colle avec le nouveau timing ? J 'arrive du syndicat des

trufficulteurs, là. Baptiste Lacroix voulait mettre son veto sur la

'un label qualité à un nouvel adhérent du syndicat, et devinez qui ? Xavier

Bartki.

Oui. Ça va à l 'encontre de la soi -disant association entre les domaines

Lacroix et Barsky, ça ? C 'est bien ? Bravo Erwann, tu creuses dessus ? Ah

mais j 'ai pas grand -chose. Le syndicat a pas voulu me donner le dossier parce

qu 'on n 'avait pas de commission regatoire. Donc le temps qu 'on l

ça prendra au moins 24 heures.

De toute façon, moi je dois y aller. Solaire m 'a demandé de faire le tour

bars et cafés à proximité de chez Baptiste Lacroix pour trouver d 'où

les morceaux de sucre. Donc salut à tous les deux.

Salut. Salut.

Euh, faire des clés de bagnole, vous n 'aurez pas vu ma... Un boîtier noir.

Pardon, je cherche mes clés de voiture, c 'est un petit boîtier noir. Oh vache !

Ah pardon. Vous cherchez quelque chose, capitaine ? Oui, mes clés de voiture ! C

'est hallucinant ça, je les perds jamais, je... Ah bah zut, faut mettre un

porte -clés dans ces cas -là. Ah ouais, un mou de coton. Ouais, par exemple.

Ouais, bah voilà ce que j 'ai fait.

Oh, c 'est hallucinant ça.

Ça m 'arrive jamais, jamais, jamais.

Hein ? Non, non, mais non, c 'est pas ça, ça. Vous vous rappelez pas du

? Non.

La seule solution, ce serait que Barsky nous ait menés en bateau et que Baptiste

Lacroix ait jamais proposé d 'association. Ouais, non, moi, c 'est

crois pas, quoi. Le vieux truffier traditionnel qui se maque avec le

riche, ça colle pas.

Bon, eh ben non.

Eh, Camille, des nouvelles ? Ah oui, j 'ai eu le téléphone hier, ça a l 'air de

bien se passer à Poitiers. Bien, bah tant mieux.

Et puisqu 'on en est aux questions, c 'est pas pour paraître indiscret, mais

mutation du commandant, vous avez des nouvelles ? Bah non, non, j 'en ai rien,

'est pas à moi qu 'elle va se confier, en plus je la connais.

Bah si, au contraire.

Pourquoi ? Mais il n 'y a que vous qui puissiez la convaincre de se battre pour

rester.

Moi ? Oui.

J

'ai

vu Soler et Marshall partir ensemble.

Et ? Ben, ça va pas si mal que ça entre eux, apparemment.

Mais c 'est surtout qu 'il a perdu ses clés de voiture.

Ben non, c 'est moi qui les ai.

Tu prends la voiture de Marshall ? Ouais, elle est beaucoup plus

les autres.

Vous pensez que j 'ai abusé ? Bah, non.

Non, après tout, c 'est un véhicule de service.

Voilà, c 'est ce que je me dis aussi.

Et Inès ? Et le sucre, ça a donné quoi, là ? Ah oui, rien.

Presque tous les cafés où je suis allée utilisent cette marque de sucre et aucun

d 'entre eux n 'a vu Baptiste la croire.

Ok.

Enfin... Comment Mme Lacroix pouvait ignorer que son mari trafiquait les

de la société ? Bah tu sais, quand un homme veut cacher un truc à une femme,

trouve toujours les moyens.

Ah ouais ? Non mais, je parle pas pour moi, mais c 'est en général.

C 'est pas la peine de justifier, n 'en fais pas là.

Non mais, ouais.

Mais finalement pour ce soir, c 'est quoi ton point d 'afflique ? Enfin tu

combien pour notre film ? Arrête, c 'est horrible.

On parie pas sur les résultats du bac de ses propres enfants.

Personne fait ça.

Mais enfin, Paul, j 'aime pas qu 'on te parle.

Bon, alors, sinon ? Sinon, mentionne bien pour Alice et rattrapage pour

Tu sais que j 'en ai pas dormi de la nuit, quand même.

T 'es bien rattrapée ce matin.

Pardon ? Non, non, rien.

Tom t 'a dit que j 'avais préparé le repas pour ce soir.

Ah non, justement, j 'ai profité de mon insomnie pour cuisiner.

T 'as préparé des petits plats ? Tu t 'es mise à la cuisine, toi ? Eh oui, je

change, Paul.

Tout le monde change. Enfin, presque.

Ah ! Ah voilà ! Quoi ? Bah, chacun sur sa piste.

Moi la veuve, toi Barty. Alors, c 'est par là, sur 3 km, tout droit, à ton

rythme... 3 quarts d 'heure ? Facile. Ouais, facile.

Merci. Fais attention, il y a des sangliers, hein.

Ouais, à plus tard.

Monsieur Borski ? Qui êtes -vous ? Et comment vous êtes entré ici ? Avec mon

plus beau sourire.

Enfin si, mais pas que.

Là, avec ça aussi.

Capitaine Marshall.

Adelaide, je vous remercie.

Je suis venu chercher une preuve de votre collaboration avec Baptiste

Mais il n 'y en a pas, on l 'a juste évoqué, lui et moi, c 'est tout.

Ah bon ? D 'accord.

Vous savez, Baptiste...

C 'est un gars à l 'ancienne. Pour lui, une parole donnée, c 'est une parole

sacrée.

Bon, je vous raccompagne parce que j 'ai encore du travail, moi. Ah, ouais, moi

aussi, M. Barsky. Vous croyez quoi ? Que j 'en file des perles ? Et puisque vous

avez du temps, allons visiter votre fière.

Dites donc... Non, c 'est vrai que j 'y connais pas grand -chose, mais ils ont l

'air en forme, vos chaînes, là.

Hein ? Vigoureux et tout et tout ? C 'est pas comme les vieux que vous avez

arracher, là ? Enfin, d 'après ce qu 'on nous a dit.

Ouais, c 'est le principe de la réussite.

On remplace les mauvais par les bons, les vieux par les jeunes.

Ils produisent des truffes en étant aussi jeunes ? Oui, les racines sont

porteuses à un champignon, la tuber melanosporum, la truffe noire du

'accord, donc plus besoin d 'attendre. Et ils produisent plus, beaucoup plus

même, hein ? Monsieur Barsky, j 'ai étudié vos chiffres, ça y va le

hein ?

Oui, enfin, pas tant que ça.

Mais on a du stock.

Du stock ? Comment vous faites ? Vous venez de vous installer ? Vous êtes

efficace, vous.

Vous étiez où, hier, entre 10h et 14h ? J 'étais chez des clients.

Vous pourrez vérifier.

Bon, maintenant, je ne vous indique pas la sortie. Vous connaissez, c 'est tout

droit.

Madame Lacroix, je commence sérieusement à m 'interroger.

En fait, vous n 'étiez au courant de rien.

Ni du licenciement de Mme Rosier -Darieux, ni du dossier que montait

contre M. Barsky, ni même de leur éventuelle collaboration.

Ça commence à faire beaucoup.

Baptiste, c 'était comme ça. Il voulait nous épargner les soucis.

Au point de vous cacher qu 'il trafiquait les comptes de la société ?

ça pour Julie.

Vous pouvez développer ? Depuis que Julie a pris la place de Rosier

les ventes ont baissé et les dépenses augmentées.

Une partie de la récolte passe dans les essais de notre fille, pâte de fruit,

thé à la truffe. Et alors quoi ? Ce sont des produits qui se vendent mal ? Oui,

mais peu importe, tant qu 'elle est heureuse.

Votre mari était prêt à sacrifier l 'entreprise pour votre fille.

Évidemment, ça ne pouvait pas durer éternellement.

Baptiste aurait trouvé une solution.

Il avait toujours une solution.

La truffe du jour.

Elle est belle récolte, hein ? Oui.

Sauf que la récolte ne débute que dans trois semaines.

Elles sont de la saison dernière.

Oui, je savais ça.

Dans trois semaines.

C 'est pareil pour tout le monde ? Même avec les jeunes chênes ? Bien sûr.

C 'est la saison qui compte, pas l 'âge de l 'arbre.

Surtout qu 'il faut des années à un chêne truffier pour qu 'il soit à son

apogée. Et si je vous dis que je connais des chênes qui produisent à plein

rendement ces jours -ci ? Je vous répondrai que ce sont des herbes qui

de Chine.

Mais ils donnent de la fausse truffe.

La tuber indicum.

De la fausse truffe, ça existe ? En apparence, elles sont identiques. Mais

chinoise n 'a aucune saveur.

On lui injecte un arôme synthétique pour lui en donner.

C 'est difficile de les différencier ? C 'est pour ça que certains n 'hésitent

pas.

Il n 'y a qu 'un chien truffier pour les reconnaître.

Et si votre père avait eu connaissance de cette production de truffes

il aurait réagi comment ? Mal.

La tuber indicum transforme génétiquement les racines qu 'elle

compris des plantations alentours.

Ok. Votre chien Bosco, là... Oslo.

Oslo, pardon.

Il a un bon flair ? C 'est un des meilleurs chiens truffés de la région,

Pourquoi ?

Monsieur Barsky

! J 'y crois pas.

Encore vous ? Ouais, ça on peut dire que vous m 'en faites faire des kilomètres.

Je viens juste pour faire une petite expérience.

Vous permettez ?

C 'est incroyable quand même.

Que des champignons aussi précieux et une tête aussi moche.

Bon, alors, je suis très content de votre avis, mais vous êtes en train de

faire peine mon temps, là. Non, pas du tout, pas du tout, M. Barsky, vous allez

voir. Au contraire, on va en gagner.

Oslo ? Viens, mon chien.

Viens là.

Assis, assis.

Oslo, touche.

Très, très bien.

Celle -ci vient du champ de Baptiste Lacroix. C 'est une tuber melanosporum,

autrement dit, une truffe noire du Périgord. Autrement dit, une vraie

Mais ça, vous le savez.

Contrairement à celles -ci, qui sont des truffes chinoises et qui viennent de

chez vous.

Et Baptiste Lacroix l 'avait découvert.

Je vais tout vous expliquer. Ouais, ça, je veux bien.

Mais on va pas faire ça ici.

On va aller à la gendarmerie.

Vous avez une voiture, vous ? Parce que je suis à pied.

Et il faudrait déposer le chien au passage.

Et même si Baptiste l 'avait découvert, j 'avais aucune raison de le tuer.

La truc chinoise n 'a rien d 'illégal.

C 'est vrai.

Mais elle le devient, si vous injectez des arômes synthétiques pour faire

que c 'est de la vraie.

Si Baptiste Lacroix vous dénonçait, c 'en était fini de vos truffes en saveur

800 euros le kilo.

D 'où l 'intérêt de nous associer.

Vous pouvez développer, M. Barsky.

Ok.

Quand Baptiste a découvert ce que je faisais, il s 'est un petit peu énervé.

Vous avez donc réglé le problème à votre manière.

Définitivement. Je n 'ai pas eu besoin de le faire.

D 'ailleurs, dès le lendemain, il est venu chez moi me proposer cette

association.

Quel était l 'intérêt pour lui ? L 'argent.

Et moi, j 'ai sauté sur l 'occasion. Il m 'offrait sa respectabilité et sa

réputation. Et en échange, il levait son veto contre vous et vous décrochiez le

label qualité qui vous manque.

Ça ressemble pas au Baptiste Lacroix décrit par ses proches.

Un homme droit dans ses bottes, amoureux de sa terre. Oui, et surtout très

intelligent.

Baptiste n 'avait pas simplement des problèmes de trésorerie. Il était

au bord du gouffre.

Sans moi, le domaine Lacroix en avait pour six mois. Grand max.

M. Lacroix était prêt à tout pour sauver sa famille et son domaine.

Et la seule solution pour lui, c 'était de s 'associer avec Barsky, quitte à

produire de la fausse preuve.

Oui, je veux dire, mais qu 'il veuille protéger sa fille, ça, je peux

comprendre, mais enfin, il n 'a pas prévenu sa femme, quoi.

Ben, il était plutôt du genre T2.

Enfin, ce que tu dis, t 'as raison, c 'est vrai, c 'est bizarre qu 'elle ait

rien vu.

Bon, je passe à la maison chercher les petits plats, là, et je vous rejoins. Ah

oui, c 'est vrai, tes petits plats préparés avec amour.

Et alors ? Et alors quoi ? Non, ben, rien, c 'est bien. T 'es ailleurs en ce

moment, hein.

Bah non, je suis là.

C 'est le colonel. Non, c 'est pas le colonel. Ah bah il y a autre chose

Bah oui, c 'est le colonel.

C 'est le colonel, le départ de Camille, le bal des enfants, l 'éventuel départ

des enfants.

Il y a beaucoup de choses en même temps.

Ouais, bien sûr.

Paul ? Quoi ? Ils vont l 'avoir, hein ? Ouais.

Sûr.

Paul ? Quoi ? Thomas aussi, hein ? Mais les deux, ouais. Les deux, c 'est sûr. À

100%. OK. Bien sûr.

À toute. Bisous.

Mais c 'est quoi ? C 'est du guacamole et du houmous, c 'est moi qui l 'ai

Mais non, génial ! Eh les enfants, j 'ai fait du guacamole et du houmous.

Mais super, on n 'a pas les résultats.

De toute façon, mon pote m 'a dit que c 'était partout pareil dans toute la

région. Bon Aydan, moi je vais en manger, j 'ai faim. Trop vite, tu vas

Mais évidemment, avec des petits chiens. Ça y est, ça y est, mangez très bien !

Alors, alors, on se fait le bonjour pour...

pour faire un truc.

Hé, hé, hé, hé, hé, hé ! Qu 'est -ce qu 'on fait dans ces cas -là ? On fait le

haka !

Pourquoi t 'hésites ? C 'est juste que si Vanier te voit avec ça, tu vas avoir

droit au speech sur l 'importance de manger salement au petit -déj.

Mais non, mais le bio, c 'est dans la tête. Ça sert à rien.

Non, je crois pas.

Il y a des études très sérieuses qui prouvent le contraire, je te signale. Je

dis que c 'est dans la tête, le bio. Vraiment.

Regarde.

Sinon, on peut lever la garde à vue de Xavier Barquis. J 'ai vérifié son alibi.

Il a pas habitué. Bah, tu te la crois.

En tout cas, il a un lien direct avec le meurtre.

J 'ai reçu le dossier que Lacroix est monté contrôlé au syndicat.

Et regarde là, c 'est pas l 'écriture de Baptiste Lacroix.

Ok, et vu ton air réjoui, où tu sais à qui elle appartient, où mon croissant

une tuerie ? À Flore à Lacroix.

Et ton croissant est pas mal, ouais, ça va.

Bonjour, bonjour.

Bonjour. Bonjour, capitaine.

Ah, des croissants. Vous en voulez un ? Euh, non.

Si j 'insiste, capitaine, attendez, c 'est 100 % bio, issu du commerce

équitable. Faut pas hésiter.

Alors, dans ce cas ? C 'est vrai que moi, de temps en temps, je m 'accorde

chose que mon musclis soja habituel du matin.

C 'est bon, hein ? Bon, on va interpeller Fleur à la croix ? Oui.

Je vous laisse le tâcher.

À plus tard, capitaine.

À plus tard.

Oui, tu fais quoi, là ? Je pense.

Ok, tu veux pas le faire en marchant, plutôt ? Non, donc tu penses à quoi ? À

manière dont Marshall a démasqué Barsky avec Oslo.

C 'était stylé, le coup du chien.

Oui, enfin, c 'est plutôt typique du capitaine, ça.

Tu veux pas qu 'on se concentre sur la procédure ? Une minute, deux minutes, j

'arrive. J 'ai juste un truc à vérifier.

Un truc à vérifier ? Je suis puni. Moi, j 'ai dû faire un sale coup dans une vie

antérieure.

Désolée de vous déranger.

Est -ce qu 'un chien pourrait suivre l 'odeur de son maître et la retrouver ?

Pourquoi pas ? Il existe une technique qui s 'appelle l 'odorologie et qui

permet... Ok, super.

Oui, il m 'aurait suffi. Du coup, est -ce que je peux avoir un vêtement de

Baptiste Lacroix, s 'il vous plaît ? Oui, je vous dis ça tout de suite.

Voilà. Des idées de l 'initiative. Vous allez très bien vous entendre avec le

commandant. Merci tout vive. Vous êtes sympa.

À charge de revanche ? On a trouvé vos notes

sur le dossier Barsky.

D 'accord.

J 'ai menti.

Mais pourquoi j 'aurais tué Baptiste ? Pour l 'arrêter ? Parce qu 'elle voulait

trop protéger votre fille, il allait trop loin. Mais non, tout ce qu 'on a

c 'était pour elle, justement.

Julie aurait très bien pu se débrouiller avec l 'aide de son mari.

Vraiment. C 'est Antoine qui l 'a mise dans un fauteuil roulant.

Mais c 'est un accident, non ? Et apparemment, il est coupabilisé assez

'occuper d 'elle depuis.

Il n 'a pas su la sortir de sa dépression après l 'accident.

Il n 'y a qu 'avec nous qu 'elle a commencé à relever la tête.

Nous, on savait ce que fait notre petite fille, pas lui !

Il naissait pas avec toi ? Non, elle est sur un truc, là.

Alors, avec Mme Lacroix, ça va vanter ? Démobile, mais je pense pas qu 'elle

soit coupable.

En tout cas, une chose est sûre dans cette histoire, c 'est que Flora et

Baptiste Lacroix faisaient corps autour de leur fille.

Du coup, je creuse sur la vie du gendre.

Antoine Rosière ? Pourquoi ? Au fond, les parents Lacroix lui ont jamais

pardonné l 'accident.

Mais vous avez trouvé quelque chose sur lui ?

Antoine a récemment contacté un artisan pour faire installer une cuisine

accessible aux personnes à mobilité réduite dans son local à Montpellier.

Ah oui, bien loin de chez ses beaux -parents qui ont pourtant investi une

fortune pour aménager le domaine. A priori, les rapports entre les beaux

-parents et les gens étaient loin d 'être beaux fixes.

Je préviens Solaire. Ça marche.

Eh bien, vous voilà prêts à accueillir de nouveaux clients.

Ça va être très joli.

Sans doute.

Et votre beau -père, il en pensait quoi ? Sans compter la cuisine prévue pour

vous.

Et d 'ailleurs, pourquoi une cuisine ? Celle de chez vos parents ne vous plaît

pas ? On voulait juste prendre notre indépendance.

Et votre père le savait ? Non.

J 'imagine que ça devait être compliqué de lui annoncer. Il avait l 'air très,

très protecteur avec vous.

Mathis t 'aurait sûrement flippé, mais on s 'en serait sortis.

Julie est forte.

Après l 'accident, il fallait l 'aider pour tout.

Les soins, la moindre sortie.

Aujourd 'hui, c 'est différent.

À deux, on peut déplacer des montagnes.

Excusez -moi, mais tous ces cartons -là, vous comptiez vous installer

définitivement ici ? Je voulais le dire à mes parents, mais c 'était jamais le

bon moment.

Et puis après tout ce qu 'ils avaient mis en place pour vous, j 'imagine

Ils auraient pu prendre ça comme une trahison, non ? De toute façon, c 'est

terminé.

Maintenant, on est coincés au domaine Lacroix.

Pourquoi tu dis ça ? Parce qu 'on va pas laisser ta mère toute seule.

Doucement, doucement.

Doucement.

Ok.

Donc là, t 'es gentille, mais c 'est pas du tout ce que je t 'avais demandé.

Sérieusement ? Un arrêt de bus ? Non mais t 'es gentille là, Otto, mais moi c

'est pas du tout ce que je t 'avais demandé.

Explique -moi pourquoi ton maître serait venu prendre le bus alors qu 'il avait

une voiture.

Bah tu sais pas. Bah moi non plus, je sais pas.

Moi j 'abandonne.

Ouais, j 'abandonne là. T 'es sans doute très douée pour les truffes, mais...

Tu ne feras pas carrière comme je t 'impose ici.

Je suis désolée de te l 'apprendre comme ça, mais c 'est une réalité.

Julie est au centre de tout.

Oui.

Et apparemment, elle rêvait d 'indépendance, ce qui est tout le

projets de son père.

Tu as le relevé des fadettes ? Oui.

Mais j 'ai surtout étudié les textos.

Justement, le matin du meurtre, Julia a commandé un taxi pour 10 heures en lui

demandant de l 'attendre à l 'arrêt de bus au bout du chemin.

D 'accord, de l 'autre côté du domaine, comme si elle ne voulait pas qu 'on la

voit partir.

C 'est exactement ça.

Mais elle s 'est fait gauler.

Ah, et comment tu sais ça ? C 'est le chien de la victime qui me l 'a dit.

Faites confiance, je vous expliquerai après.

En gros, Baptiste Lacroix a intercepté sa fille alors qu 'elle voulait quitter

le domaine familial, ni vu ni connu.

Ok.

Ok.

Merci beaucoup.

Bon, le chauffeur de taxi confirme, quand il est arrivé à l 'arrêt de bus,

était déjà là avec son père.

Alors, ce dernier a annulé la course, du coup, le taxi est reparti, mais j 'ai

quand même quelque chose.

Julie voulait se rendre au CHU de Montpellier.

Et pardon, mais pourquoi aller à l 'hôpital en cachette ? Attends, j 'ai

fini. D 'après le relevé téléphonique de Julie, elle appelait régulièrement la

ligne directe d 'un certain Marc Breval, chirurgien. C 'est normal.

C 'est lui qui l 'a opéré après son accident.

Au contraire, pas normal.

Non, non.

Il l 'a opéré il y a quoi, il y a deux ans, c 'est ça ? Un suivi, ça dure aussi

longtemps. Non, en fait, il l 'a opéré il y a un peu plus qu 'il y a deux ans.

'était le 2 juin.

Comment ça ? J 'ai une mémoire édétique.

D 'éthique ? Non, édétique.

Photographie, si vous voulez, je retiens tout ce que je vois.

Sérieux ? Ouais.

Énorme. C 'est vrai.

Bon, bref, en fait, en tout cas, il ne l 'est pas resté en contact, ça c 'est

sûr. Je peux ? Ouais.

Et puis surtout, vu les heures d 'appel.

7h43, 21h13.

Et le portable de Breval apparaît aussi sur le relevé.

Une liaison, peut -être ? Le médecin attentionné, la jolie patiente... Non,

non. L 'aventure, ça collait pas avec les projets de Baptiste Lacroix pour

protéger Sophie, en fait.

Bon, je vais appeler Léa.

Inès, tu t 'occupes du chirurgien avec Erwann, s 'il te plaît. Merci, Sophie.

Je t 'en prie.

Pour l 'histoire du chien, en fait, tu dis rien à Léa, d 'accord ? Elle est

fragile en ce moment et...

Et puis, ça serait pas bien de te la mettre à dos à peine arrivée comme ça.

Donc... Voilà.

Madame Lacroix, je souhaiterais m 'entretenir avec votre fille.

Pourquoi ? Vous allez la soupçonner, elle aussi ? Laisse, maman.

Rebonjour, Julie.

Arrêt de bus, 10h, hier.

De quoi il parle ? Qu 'est -ce qui s 'est passé ? Papa voulait me ramener en

sécurité comme il est.

Moi, je voulais pas.

Pourquoi tu ne m 'as rien dit ? Je voulais pas dire que ma dernière

avec papa avait été une dispute.

Et comment lui expliquer votre lien avec Marc Breval ? C 'est son chirurgien.

Très bien, nous allons continuer cette conversation à la gendarmerie ? S 'il

vous plaît.

Bon, bah Julie refuse de parler de sa liaison avec Marc Breval.

Bah, on peut la comprendre.

Après son père, elle risque de perdre son mari.

Ouais. Mais c 'est pas... J 'ai le sentiment qu 'on fait fausse route. Mais

moi aussi.

Ah. Bah oui, oui. D 'après ce que j 'ai compris, Antoine et Julie forment le

couple plutôt heureux. Ouais.

Et son accident, sa dépression à elle, sa culpabilité à lui, tu vois, ça aurait

pu péter le couple au moins mille fois. Et au contraire, ça l 'a renforcé.

Et puis je vois mal Julie tout envoyer balader pour une aventure. Ouais, mais

crois que j 'ai ma petite idée en fait.

Ah tiens, hé ! Ah ben voilà ! Quoi ? Vous voulez mon café ? Mais clé de

! Ah ça ! On m 'a dit que je pouvais. On t 'aura mal informé. Merci.

De rien.

Clé.

Mousqueton.

Et hop, in the pocket.

Comme ça, on ne pourra plus les barboter.

Et sinon, vous avez un porte -clés aussi pour le double qui est à l 'accueil ?

Elle va me plaire, elle.

Bonjour.

Bonjour.

Je peux me mettre là, ça ne dérange pas ? Non, ouais, enfin...

T 'es qui, toi, en fait ? Thomas, pardon. Je suis le fils de Paul Marshall

Léa Saler.

Mon père m 'a dit de me mettre ici pour mieux me concentrer.

C 'est toi, du coup, qui as eu ton bac ? Félicitations.

Merci. Et t 'es pas avec tes copains en train de faire la fête ? Ah non, mais c

'est déjà fait, ça. On a fait une super teuf, un truc de ouf.

Mais ça va, je récupère vite.

Non, là, je suis venu pour écrire des lettres de motivation à des ONG.

J 'aimerais beaucoup devenir volontaire.

Ah ouais ? J 'adore.

Et t 'écris à qui ? Tu veux des idées ou pas ? Parce que moi, tu sais, j 'ai

plein de copines qui sont parties comme ça un an à l 'étranger. Inès, t 'es

prête ? On y va ? Salut Thomas, bravo pour ton bac.

Merci.

Bon ben, je dois y aller du coup.

On en repart ? Oui. Salut Thomas.

Salut.

Salut Thomas.

Salut, bravo pour ton bac.

Merci. Il est mignon lui.

Je ne savais pas que tu faisais du baby -kitting. Parce que je cherche quelqu

'un justement pour garder ma fille, si ça t 'intéresse.

Non mais c 'est juste qu 'il a un super projet et j 'ai envie de l 'aider. Ah

oui, il a un très beau projet, j 'ai vu. Oh là là, t 'es lourd.

Clé de voiture, s 'il te plaît. C 'est moi qui conduis. Merci beaucoup.

Bien sûr que je connais Julie Lacroix. C 'est moi qui l 'ai opérée.

Vous aviez rendez -vous avec elle avant -hier matin, c 'est ça ? Absolument.

Mais elle n 'est pas venue. Nous avons donc reprogrammé un rendez -vous.

Pourquoi ces questions ? Vous en aviez beaucoup, des visites de contrôle ? Pas

spécialement. L 'état de Julie est stable depuis sa sortie.

Donc vous n 'aviez aucune raison de vous téléphoner aux uns.

Surtout sur votre portable.

Le secret médical, ça vous dit quelque chose ? Quand il s 'agit d 'un meurtre,

non. Mais c 'est pas ma patiente qui est morte.

Un infirmier m 'a dit que vous avez eu une violente altercation avant -hier

le père de Julie.

Baptiste Lacroix est venu pour vous demander de laisser sa fille tranquille

la discussion a dégénéré.

Bon, je le redis.

Secret médical.

Ah ben oui, mais non, ça marche pas là.

Baptiste Lacroix n 'était pas votre patient.

C 'est là ?

On a besoin de comprendre.

Asseyez -vous, s 'il vous plaît.

Julie, tout va bien.

Marc et moi, c 'est une belle histoire.

D 'espoir.

Il va m 'opérer.

Comment ça ? Personne ne doit être au courant.

Ni ma mère, ni mon mari.

S 'ils savent, ils cherchent vraiment d 'empêcher.

Mais pourquoi ?

L 'opération comporte un risque.

De devenir tétraplégique si ça rate.

Personne ne me laissera prendre ce risque.

Sauf que c 'est quoi un risque par rapport au rêve de pouvoir marcher ? Et

père avait découvert votre problème ? Il n 'a pas compris.

Il disait qu 'il n 'en était pas question.

Que tout allait bien parce que je m 'étais adaptée.

Ouais. Sauf que vous ne voulez pas simplement vous adapter.

Baptiste Lacroix est venu vous voir pour vous empêcher d 'opérer sa fille.

Ouais, mais j 'ai refusé de l 'écouter.

Mais... C 'est pas contre moi qu 'il était le plus en colère.

Contre qui alors ? Contre son gendre.

J 'ai eu beau lui dire qu 'Antoine n 'était même pas au courant, Baptiste a

voulu entendre.

Et pourquoi ? Papa aimait Antoine comme son fils.

Baptiste hurlait qu 'Antoine avait déjà failli tuer sa fille une première fois.

Et maintenant, il allait réussir.

Mais qu 'il ne le laisserait pas faire.

Je suis désolé, Julie.

On sait que Baptiste était avec Bréval de 11h30 à midi.

Donc, entre 12h et 14h, il a très bien pu rendre visite à Antoine Rosière.

Ouais. Sauf que ce dernier a un alibi, puisqu 'il bossait.

Avec un fournisseur ? Eh bien, il a pu s 'absenter quelques instants et

rejoindre M. Lacroix, je ne sais pas, dans un couloir, à l 'extérieur, dans

rue, enfin n 'importe où.

Absolument. Ok.

Eh bien, je demande à Inès et à Erwann d 'y retourner. Non, non, ça je vais m

'en occuper. En revanche, appelez le fournisseur pour qu 'il vous confirme qu

'Antoine Rosière est parti à un moment ou à un autre. Oui, absolument.

Ok ? Bien, c 'est fait. Ça marche.

Du sucre ?

Oui, de sucre.

De sucre qui vient du café d 'en face.

Je ne comprends pas.

Avant -hier, vers 13h, votre beau -père a fait un malaise.

Vous ne voyez toujours pas ? Monsieur Lacroix semblait étourdi, alors le

patron du bar lui a offert un verre doué de sucre.

De toute façon, je vous l 'ai dit, j 'étais toute la journée avec mon

fournisseur. Oui.

Oui, je sais.

Enfin, ça fait quelques instants où justement vous êtes sortis pour

votre beau -père à l 'extérieur.

On a déjà une équipe sur place.

Elle est en train d 'analyser la rampe bleue, légèrement effrutée, sur laquelle

votre beau -père s 'est cogné.

Elle est jolie, cette photo ? Une date de quand ?

Un mois avant l 'accident.

À l 'époque où tout allait bien.

Antoine.

Si vous avez quelque chose à dire, c 'est maintenant.

Il m 'a attrapé par les épaules.

Je me suis retourné.

Je l 'ai poussé.

Je l 'ai juste poussé.

Comment je pouvais savoir ? Il n 'est même pas tombé dans les pommes.

Qu 'est -ce qui s 'est passé exactement ?

C 'était comme vous, Willy.

J 'ai venu me parler de l 'opération que Julie voulait tenter.

Mais moi, je n 'étais pas au courant.

Il l 'a toujours enfermé dans son handicap.

Je lui ai dit que moi, je la soutiendrais.

Peut -être qu 'il avait peur que sa fille risque encore sa vie.

Ce type que je respectais, il m 'a traité d 'assassin.

Difficile à embrasser.

Surtout après tous les sacrifices que vous aviez fait pour elle. C 'est pas

histoire de sacrifice.

Moi, quand je suis avec elle, je suis bien, je suis heureux.

C 'est pas par culpabilité, c 'est parce que je l 'aime.

Monsieur Lacroix aussi aimait sa vie.

Mais à sa manière.

Bonsoir Cindy.

Bonsoir.

Oh là là, t 'es en retard. Pardon ? Bah oui, je suis fatiguée, j 'aimerais bien

rentrer chez moi.

Ah, faire du yoga ? Tu deviens lourd, tu sais.

Et puis à France, tu vas me donner des idées. Donc si je n 'étais pas, j

'arrêterais. Non mais si je t 'avais donné la raison de ce rendez -vous, tu

serais pas venu.

Ah bah c 'est bien, tu t 'es donné envie en même temps.

Bon, tu sais...

Alice et Tom vont bientôt partir, d 'accord ? Quelques mois, quelques

Je voudrais qu 'ils aient un point d 'ancrage quelque part.

Je voudrais qu 'ils aient un endroit où ils se sentent chez eux, où ils se

sentent en sécurité.

J 'ai pas envie que ma famille soit disséminée comme ça aux quatre coins de

France. Bon, enfin, ça, Paul, on choisit pas toujours, tu sais.

Je peux m 'arranger pour que tu restes à Montpellier.

Tu veux en venir où ? C 'était bien hier, non ? Quand on était tous les

Mais bien sûr, c 'est toujours bien quand on est tous les quatre, Paul.

Bon ben voilà, t 'as pas envie de perdre ça, hein ? Non.

Donc t 'es prête à faire ce qu 'il faut pour rester ? Mais c 'est trop tard,

Paul.

Je vais recevoir un ordre de mutation dans quelques jours, c 'est comme si j

'étais déjà partie.

Colonel Astorlin, c 'est marrant ça.

Il rentre dans mon bureau ? Ah ouais, ouais.

Commandant. Colonel.

Capitaine, me voilà.

J 'ai quoi d 'urgence ? Je

vous en prie. Non, non, mon colonel.

Nous avons pris conscience que c 'était gênant, en fait, pour la brigade, pour l

'éthique professionnelle et tout et tout.

Mais voilà, comme pour beaucoup de couples, en fait, on a cru.

pouvoir tourner la page alors que tout reste à écrire.

Et voilà, on a compris que notre lien était indestructible.

Et Léa et moi, on s 'aime à nouveau.

Et c 'est pour cette raison que la semaine prochaine, Léa et moi, nous

nous paxer.

Voilà.

Et comme ce paxe va bloquer forcément la mutation de Léa, c 'était normal de

vous informer en premier.

Je suis fatiguée.

Je vais rentrer, je vais prendre une douche, je vais réfléchir à tout ça.

On se voit demain.

Oui, peut -être.

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