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Original subtitles

Précédemment...

Nick m'a tout révélé.

La Résistance prévoyait un massacre.

Je l'ai fait fermer.

Tu oublies que je suis un Commandant sauf si ça te convient.

Tu as dénoncé ces femmes pour sauver ta peau.

June !

Je comptais sur vous.

On ne peut compter que sur soi.

Le Commandant Bell veut Janine.

Ma chĂšre petite,

elle s'acclimate bien ?

Nous y travaillons depuis ce matin.

Elle n'est pas présentable, pour le moment.

Les Epouses étaient si méprisantes, aujourd'hui.

On va leur rappeler Ă  qui elles ont affaire.

Avec un mariage en grande pompe.

La cérémonie aura lieu à Boston.

Une fĂȘte digne des plus Hauts Commandants,

avec les Commandants, leurs Epouses.

Elle va devenir la reine de Gilead.

Et toi, June ?

Au mariage...

Toutes les Servantes, un énorme groupe anonyme.

Je viens avec toi.

Elles n'ont pas d'armes.

Au Centre Rouge, on équipera les Servantes pour le mariage.

On rameute tous nos contacts,

tous les ennemis de Gilead,

tous ceux qui se sont fait baiser par ce pays.

Je vous ai arrangé un rendez-vous.

Le Département des Transferts vous recevra demain.

Je raterai le mariage des Wharton.

Un menu sacrifice.

Je ne veux pas laisser les filles, mais je n'ai pas le choix.

Que la révolution commence.

Seigneur, donne-nous la force

de buter ces sacs Ă  merde.

Nous devions sembler avoir baigné dans le sang.

Des personnages de conte de fées à la cape rouge.

Ça paraĂźt ridicule Ă  prĂ©sent

de repenser Ă  l'importance qu'on portait aux vĂȘtements.

On en avait des placards entiers.

On acceptait des postes horribles pour pouvoir en acheter.

Pour rester Ă  la mode.

Pour suivre la tendance.

On n'arrivait pas à s'en débarrasser.

Alors, on les jetait dans des décharges.

On polluait l'eau.

On a provoqué une crise écologique.

Parce qu'on pensait que les tenues qu'on revĂȘtait

nous définissaient aux yeux du monde.

C'était un mensonge.

Mais Gilead y croyait aussi.

Ils nous ont assigné des couleurs.

Ils ont décidé de nos tenues.

De qui nous étions.

Ils ont utilisé nos habits pour nous diviser.

Pour nous déshumaniser.

Mais ce soir,

ces robes seront nos armes.

Ce soir, nous nous en servirons pour déclencher la guerre.

Ils nous ont affublées de rouge.

La couleur du sang.

Pour nous marquer.

Ils ont oublié que c'est aussi la couleur de la rage.

LA SERVANTE ÉCARLATE

Venez.

Chantons avec allégresse à l'Eternel.

Car l'Eternel est un grand Dieu,

un grand roi au-dessus de tous les dieux.

Venez.

Prosternons-nous devant l'Eternel, notre créateur.

Seigneur,

nous sommes réunis

pour célébrer un renouveau,

un nouveau mariage

des fidĂšles et des justes

en accord avec les lois divines de Gilead.

Haut Commandant Wharton,

vous jurez

fidélité

et loyauté envers votre Epouse,

et nous renouvelons nos vƓux

de fidélité et de loyauté envers les nÎtres.

Nous honorons le Seigneur en restant attachés à nos Epouses.

Nous ne formons non plus deux mais une seule chair.

Ceux que le Seigneur a rĂ©unis ne peuvent ĂȘtre sĂ©parĂ©s.

Seigneur...

Nous te demandons de bénir cette union

comme Tu nous pardonnes nos péchés,

nous purifies de toute iniquité

et de toutes les tentations.

Nous avons tous péché

et sommes privés de la gloire de Dieu.

Nous sommes des brebis égarées.

Mais dans Ta grande sagesse,

Tu nous permets de nous repentir

et nous mĂšnes sur le droit chemin,

Seigneur tout-puissant.

On attend ?

Plan B. On les distribue à la réception.

Pitié, Seigneur, rends cette union aussi féconde

que l'union bénie

avec mon Epouse

qui donnera naissance Ă  mon enfant,

avant toute chose.

Trùs chùres, saluez vos sƓurs

du Centre Rouge.

Béni soit le fruit.

Que le Seigneur ouvre.

Bonne route.

Mesdames et messieurs,

applaudissez le Haut Commandant et Mme Gabriel Wharton.

Joseph.

Serena.

Vous semblez nerveux.

Absolument pas.

Pourquoi serais-je nerveux ?

Malgré cette cérémonie en grande pompe,

je n'ai pas oublié notre mission.

Je soutiens nos réformes plus que jamais.

C'est tout Ă  votre honneur, Serena.

Je ne le fais pas seulement pour moi,

les femmes de Gilead auront plus de pouvoir.

Gloire Ă  Dieu.

Excusez-moi, je vais saluer mes invitées les plus importantes.

Vous savez, votre Servante...

c'est la mienne à présent.

Mon pĂšre a la meilleure Servante du pays.

Une cérémonie et boum ! Des jumeaux à tous les coups.

Merde, Serena vient vers nous.

Fait chier.

Servantes, approchez. J'aimerais m'adresser Ă  vous.

Levez-vous pour Mme Wharton.

On se met derriĂšre.

C'est trĂšs important pour moi

que vous soyez toutes présentes, ce soir.

Je suis parfaitement consciente

du peu de gratitude que l'on vous témoigne

pour votre précieuse contribution.

Mais cela va changer.

J'en fais une affaire personnelle.

Merveilleux.

Dites merci Ă  Mme Wharton.

Merci, Mme Wharton.

Merci infiniment.

Vous savez,

j'ai eu une Servante, autrefois.

J'aurais pu ĂȘtre plus tendre avec elle.

Elle aurait pu ĂȘtre plus tendre avec moi.

Nous avons toutes deux fait des choses impardonnables.

Mais nous étions égales dans la vengeance et la méchanceté.

A présent, nous sommes devenues bonnes amies.

MĂȘme si ce fut un dĂ©fi de rĂ©parer les dommages,

je pense sincĂšrement que mon ancienne Servante

me pardonne.

Mme Wharton. Rita.

Rita.

J'abordais le pardon et l'importance de tourner la page.

Voudriez-vous partager votre expérience ?

Il faut définir un but à atteindre.

Et avancer vers lui.

Ne vous laissez pas distraire.

Oui, excellent.

J'aimerais voir vos visages.

Pardon de vous interrompre, mais il est l'heure.

- Ce n'est pas trop tĂŽt ? - Non, c'est parfait.

Bien.

Je reviendrai pour la photo, à visage découvert.

Je veux rendre hommage Ă  chacune d'entre vous.

Dieu vous bénisse,

et que Dieu vous garde.

Loué soit-Il.

Que le Seigneur ouvre.

Par ici.

Merci.

Ça va prendre combien de temps ?

Une Ă  deux heures.

Ils rentreront et s'endormiront en un clin d'Ɠil.

Et ce sera Ă  nous de jouer.

Bénies soient les Servantes en poste.

Un délice !

J'ai trop mangé, mais reprends une part.

Non, j'en ai eu assez.

Non, tu le mérites bien.

Tu as un appétit d'oiseau.

RamĂšne-les au Centre Rouge. J'accompagne les Servantes en poste.

Sois prudente.

Sois prudente aussi.

Attends qu'il soit endormi.

T'en fais pas.

Préparez-vous.

Béni soit le fruit.

Que le Seigneur ouvre.

Il est temps de dire au revoir. On se dĂ©pĂȘche.

Avec moi, on va au Centre Rouge.

Les autres, rejoignez vos demeures.

En file indienne. Rapidement.

On se retrouve au Centre Rouge.

Bonne route.

Veille sur elles.

Tante Lydia, quel plaisir de vous voir avant notre départ !

Mme Wharton, vous ĂȘtes resplendissante.

Je vous fais préparer une assiette.

Apparemment, c'est un délice,

mĂȘme si nous n'avons pas eu le temps d'en profiter.

Régalez-vous. Loué soit-Il.

Loué soit-Il.

June ?

June.

Loué soit-Il, Tante Lydia.

Tante Lydia.

Je suis contente que vous soyez lĂ .

Lydia.

Vous avez décommandé des rendez-vous ?

Je crois que June Osborn est ici.

Vous perdez la tĂȘte, ma pauvre.

June Osborn est en Alaska.

En Alaska ?

Commandant Lawrence.

Tante Lydia a voyagé toute la journée.

Il faut qu'elle s'assoie avant de défaillir.

Donnez-lui un fruit. Elle a des hallucinations.

Pouvez-vous installer Tante Lydia

avec un bon steak et un verre de vin ?

Et pour le dessert, une part de gĂąteau.

- Merci infiniment. - Suivez-moi.

Bonsoir, Commandant

- Mme Wharton. - Merci.

Un cadeau du Commandant Bell Senior vous attend.

Merci, je crois savoir de quoi il s'agit.

Attends.

Je rĂȘvais de faire ça.

Bienvenue dans ta nouvelle demeure.

Qu'en penses-tu ?

C'est parfait.

S'il te plaĂźt.

Béni soit le fruit.

Que le Seigneur ouvre.

Je suis le Commandant Wharton.

Qu'Il vous bénisse. Que Dieu me juge digne.

C'est un immense honneur.

C'est la Servante la plus féconde de Gilead.

Mais je suis féconde.

Oui, bien sûr, si Dieu le veut, et nous essaierons.

Mais tu ne peux pas te dédoubler, ma chérie.

Non.

Je refuse d'avoir une Servante sous notre toit.

Nous avons parlé d'une grande famille.

Degabriel...

Ne l'appelle pas comme ça.

C'est son nom.

Non, pas du tout.

Elle nous aidera Ă  remplir notre devoir envers Dieu.

Fructifier et multiplier notre vaisseau sacré.

Ce n'est pas un vaisseau mais un ĂȘtre humain.

Comment t'appelles-tu ?

Degabriel, madame.

Non.

Ton vrai prénom.

Christina.

Christina.

Va-t'en d'ici.

Cours.

Et ne reviens jamais.

Degabriel, regagne ta chambre.

Quel est le problĂšme ?

Quelle idiote d'avoir recommencé !

Je me suis trompée sur ton compte.

Je te croyais différent,

mais tu es comme tous les autres !

Assez !

Je n'ai eu de cesse

de te faire plaisir,

de trouver des compromis, de m'adapter.

J'ai changé radicalement ma vie,

je me suis soumis

Ă  ton esprit progressiste,

mais je refuse

de tourner le dos au Seigneur.

Tu penses que le Seigneur approuve ce mariage abominable ?

Tu m'as dupé.

Serena.

Il vous réclame, Mme Wharton.

On ne peut pas rester ici.

Tu as perdu la tĂȘte. ArrĂȘte !

Je t'interdis de partir.

Laisse-moi sortir.

Non.

Tu es mon Epouse désormais.

Ta place est dans cette maison.

Tu n'as nulle part oĂč aller.

Tu es sous ma...

Sous ta quoi ?

Sous ta quoi ?

Sous ta coupe ?

Que comptes-tu faire ?

Tu vas me couper le doigt ?

Me fouetter avec une ceinture ?

Parce que j'ai déjà enduré tout ça par le passé.

Et j'y survivrai.

Et je te survivrai !

Tu n'as pas Ă  me survivre.

Je suis un homme bien.

Et un bon mari.

C'est impossible.

Tu es un Commandant.

Ecartez-vous, Harry.

Mme Wharton aimerait sortir.

Monsieur, qui était là ?

Madame ?

Qui était assis là ?

Les Servantes, madame.

Tante Lydia.

Vous vous sentez mieux ?

Les filles vont bien ?

Bien sûr, elles dorment toutes à poings fermés.

J'ai fait des cookies d'aprĂšs votre recette.

Venez en cuisine.

Je veux voir les filles.

Il y a quelque chose de pas net.

Tante Lydia.

Soir béni.

C'était un beau mariage ?

OĂč est la clĂ© ?

Ouvrez.

Quelle empotée !

Toutes mes excuses.

Ouvrez.

Peter, restez vigilent.

Entendu, madame.

C'est pas possible.

Elles sont couchées depuis plus d'une heure.

Bell.

Pardon ?

Répétez.

June Osborn.

Enchantée.

June ?

Salut.

Merci.

Eternel, Dieu des vengeances.

Dieu des vengeances, parais !

LĂšve-Toi, juge de la terre !

Rends aux superbes selon leurs Ɠuvres.

Vous pensez que le Seigneur ne vous observe pas ?

Lui qui a créé l'oreille, n'entend-Il pas ?

Lui qui a façonné les yeux, ne voit-Il pas ?

Et Lui qui sait tout,

ne doit-Il pas punir

les méchants ?

Peter.

Non, Lydia !

Menteuse !

Que manigancez-vous ? Pourquoi sont-elles habillées ?

Pourquoi leur part de gùteau étaient cachées ?

Tante Lydia !

Vous approchez pas d'elle.

Qui es-tu ?

Vous ne vous souvenez pas de moi ?

Rappelle-moi ton nom.

Pour quoi faire ?

Vous vous en fichez, vous me l'avez volé.

Je m'appelle

Moira.

EspĂšce de salope !

Tu es de mĂšche avec elle.

Qui ?

J'avais raison, elle est revenue.

J'en suis sûre.

OĂč est-elle ?

De qui vous parlez ?

OĂč est-elle ?

Je n'hésiterai pas à tuer une traßtresse.

Dis-moi oĂč est June Osborn !

Je suis lĂ .

Je le savais.

Je le savais.

C'est ta faute.

Non.

Tante Lydia.

C'est votre faute.

C'est vous

qui nous avez formĂ©es Ă  ĂȘtre comme ça.

AprĂšs nous avoir battues,

aprÚs nous avoir mutilées,

aprÚs nous avoir torturées,

aprÚs nous avoir enlevé nos enfants.

C'est votre faute.

Mais je crois...

que vous avez vu des choses

que vous n'oublierez pas.

Et je crois que vous avez appris des choses

qui vous ont marquée.

Et je sais que,

au fond de votre cƓur,

vous savez qu'un viol est un viol.

Vous savez qu'on n'y était pour rien.

Et qu'on ne mérite pas ça.

Nous ne sommes pas des femmes déchues.

On se révolte

parce que chacune d'entre nous

possÚde une ùme immaculée

offerte par le Seigneur.

Et cette Ăąme...

réclame

la dignité

et la liberté.

ArrĂȘte de prĂ©tendre connaĂźtre mes sentiments.

Ou ceux du Seigneur.

Oui, vous avez raison.

J'arrĂȘte.

Mais j'aimerais que vous vous posiez la question...

Lydia,

pensez-vous

que Dieu a voulu ça pour nous ?

Pour vos filles ?

Est-ce que Dieu...

autoriserait tout ça ?

Ou bien...

Y a-t-il un Dieu

qui donnerait le pouvoir

Ă  une femme comme vous

pour nous défendre ?

Pour se tourner vers la lumiĂšre

et déclarer enfin...

"Assez."

Parce que nous,

nous toutes,

ensemble,

on en a assez.

Il m'a fait du mal.

Ils nous ont fait du mal.

Ils nous ont violées.

Et vous nous avez livrées à eux.

J'ai toujours voulu

vous sauver, mes chĂšres.

Si vous voulez nous sauver,

laissez-nous partir.

S'il vous plaĂźt, Tante Lydia.

Je suis désolée

qu'il t'ait fait du mal.

Allez.

On y va.

Seigneur, aide-moi.

Seigneur, aide-moi.

Seigneur, aide-moi.

Nous avons enfilé les habits qui nous asservissaient

pour nous libérer.

Qui étions-nous sous ces tenues ?

Qui pouvions-nous ĂȘtre ?

Qui nous avaient-ils empĂȘchĂ©es d'ĂȘtre ?

Des mĂšres et des filles.

Des lectrices et des autrices.

Des professionnelles.

Des amies.

Nous étions en colÚre.

Nous étions euphoriques.

Nous Ă©tions prĂȘtes pour un nouveau dĂ©part.

La robe est devenue notre uniforme.

Et nous sommes devenues une armée.

Une armée pour nous libérer de la robe qui nous emprisonnait,

et devenir celles que nous devions ĂȘtre.

Celles que nous mĂ©ritions d'ĂȘtre.

Nous allions reprendre notre liberté et l'utiliser jusqu'au bout.

Pour combattre.

Et nous avons fui.

Loin des ténÚbres.

Au-dedans et au-dehors.

Et vers la lumiĂšre.

Adaptation : Carole Benyamin

Sous-titrage DELUXE MEDIA Paris

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