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LA DAME ET LE TOREADOR
Voici la porte de toutes les peurs.
C'est juste une porte en bois ordinaire, peinte en rouge.
Mais derrière cette porte se tient la mort.
La mort, la voici. Un taureau prêt à se battre.
Voici le cercle de ciment qui entoure la mort.
La Plaza Mexico.
Voici les hommes qui jouent avec la mort.
Luis Castro "El Soldado".
Ricardo Torres.
Calesero.
Andres Blando.
Antonio Velasquez.
Antonio Gomez.
Et voici Gilbert Roland dans le rôle de Manolo Estrada.
Toi et ton dictionnaire espagnol...
Les places les plus chères...
Ca veut dire quoi "muy alto", d'après toi, Liz ?
Laisse-moi tranquille. Je profite de l'oxygène.
Je me demande ce qui se passe en bas, sous les nuages.
Antonio Gomez.
C'est horrible.
Ils ne vont pas prendre d'autres risques avec ce taureau, si ?
Estrada !
Excusez-moi, s'il vous plaît...
Pas étonnant qu'ils attirent les foules.
Je voudrais être assez vieux pour savoir danser le charleston.
Mesdames et messieurs,
le Club Sevilla a le plaisir de vous présenter ses invités :
il est célèbre de par le monde...
Voici M. John Regan, producteur de Broadway,
avec son partenaire Barney Flood et la ravissante Mme Flood,
anciennement appelée Lisbeth Colly, star de la comédie musicale.
Merci M. Regan, M. et Mme Flood.
- Voilà, enfin. - Allez, raconte.
Dis-nous comment tu vas te faufiler jusqu'à lui.
Serveur !
Monsieur ?
"Cher M. Estrada,
"je tiens à vous dire à quel point je suis ravi
"que votre art..."
Une bouteille de Pol Roger pour tout le monde à cette table.
Oui, monsieur.
C'est ça, la stratégie ?
Bien sûr. Il a de l'élégance.
- Il va sûrement m'inviter. - Bien sûr.
J'ai vu ce genre de choses marcher aux Etats-Unis.
On verra ce qu'on verra.
Le vin.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Ce monsieur américain,
un promoteur de spectacles, vous offre ceci.
Et voici un mot pour le matador.
Don Luis,
il a dû croire que j'avais organisé ce repas.
Il n'a pas voulu vous offenser.
Apportez la même quantité de vin à leur table.
Tu as l'air d'avoir fait impression.
Vous vous souvenez d'Espartero ?
Cette petite manoeuvre a dû te coûter environ 150 dollars.
J'obtiendrai des résultats.
Don Luis de la Vega tient à vous remercier
et à imiter votre magnifique courtoisie.
Geronimo !
On ne peut pas lui reprocher de ne pas essayer.
M. Estrada...
Je n'ai jamais été autant ébloui que dans l'arène cet après-midi.
Merci beaucoup.
- Monsieur... - Regan.
Je vous présente mon épouse, Senora Estrada.
- Enchantée. - Enchanté.
- Senorita de la Vega. - Enchanté.
Don Luis de la Vega.
Don Luis de la Vega.
Enchanté, monsieur.
- Senora Sierra. - Senora.
- Docteur Sierra. - Docteur.
Senorita Reyo.
Le matador Luis Viones.
Je voulais juste vous remercier pour cet après-midi.
C'était merveilleux.
- Bonne soirée. - Bonne soirée.
M. Regan,
si vous n'êtes pas pressé,
j'aimerais vous inviter à notre table.
Avec plaisir, merci.
Voilà, monsieur.
Je suis surpris par votre anglais, M. Estrada.
Je fais de mon mieux.
C'est parfait.
Parlez-vous anglais, Mlle De la Vega ?
Oui, M. Regan.
C'est bien.
Puis-je vous inviter à danser ?
Non, merci.
Senorita de la Vega ne peut en aucun cas danser ce soir, senor.
Elle est...
Comment dis-tu ça en anglais, chéri ?
Préoccupée.
Vous avez vu le massacre cet après-midi ?
Dites-lui de pardonner ma stupidité.
Justement... comment va-t-il ?
Cela aurait pu être grave.
Senorita de la Vega et Antonio se connaissent depuis longtemps.
C'est tout naturel,
elle s'inquiète pour lui.
Je vois.
M. Regan...
Pouvez-vous laisser ma femme regarder votre montre ?
Je l'ai remarquée en serrant votre main.
Regarde le bracelet.
Champion de tir au pigeon ?
Je l'étais. En 1945.
Mon mari est très bon tireur.
Tu dis de ces choses, ma femme...
Tu es trop modeste, chéri.
Hier, il en a touché sept d'affilée.
Vous en avez touché combien aux championnats nationaux
sans rater ?
Cent le premier jour.
Et le deuxième jour ?
150.
Mais j'ai raté le 77e pigeon à l'épreuve suivante.
Tu vois, Chelo ?
Vous savez, M. Regan...
Je vais prendre ma retraite de toréador à la fin de la saison.
Et donc...
je suis à la recherche d'un hobby.
J'ai essayé le tennis, le golf...
Mais ces jeux ne me plaisent pas.
Puis, il y a eu ce coup de foudre pour le tir au pigeon.
Mais malheureusement,
je ne suis pas doué.
Il vous faudrait un bon professeur.
Peut-être...
M. Regan, je voudrais vous demander un service.
Pourriez-vous devenir mon professeur ?
On prendra tout le temps qu'il faudra.
Une seule condition.
Tout ce que vous voulez.
Vous ferez de moi un toréador.
D'accord. On essaiera.
Qu'en pensez-vous, Mlle de la Vega ?
Je trouve ça merveilleux, M. Regan.
Ce sera sûrement une expérience captivante.
Toutes mes excuses, Chelo, je dois retourner à l'hôpital.
- Oui, Anita. - D'accord.
- Bonne soirée, Manolo. - Bonne soirée, Anita.
- Bonne soirée, monsieur. - Bonne soirée.
- Bonne soirée - Bonne soirée, Don Luis.
Bonne soirée.
Anita n'est pas comme ça d'habitude.
Mais les événements de cet après-midi l'ont affectée.
Vous savez...
Parfois, je pense que les dimanches après-midi
sont beaucoup plus difficiles
pour les femmes qui prient à la maison
que pour les hommes qui se battent dans l'arène.
Quand mon mari prendra sa retraite,
ce sera le plus beau jour de ma vie.
J'ai promis de le faire avant une certaine date.
Avant l'arrivée de notre...
- De notre enfant. - De notre fils.
Chelo, tu es toujours si sûre de toi.
Quand voulez-vous commencer les leçons de tir au pigeon ?
Ce soir.
Avec des pigeons lumineux ?
Bon, demain matin. 10 h.
- Parfait. - Des armes ? Des munitions ?
- Bien. J'apporterai les pigeons. - Excellent.
Pull !
Formidable !
Vous ferez bientôt la même chose.
Tout votre corps doit pivoter sur vos chevilles.
Vous épousez le mouvement sans contrer celui du fusil.
Vous avez tendance
à être trop raide au niveau des épaules.
Détendez-vous. Epousez le mouvement sans résister.
Feu !
Placez votre fusil...
Juste ici.
Suivez le mouvement.
Pull !
Un double !
En plein dans le mille !
- Grâce à vous. - Au poste suivant ?
17 sur 25.
Je suis les traces d'Annie Hookly.
Oakley.
Vous m'avez donné ma première leçon de tir au pigeon.
Je vais vous donner votre première leçon de tauromachie.
- Je vais ranger le fusil. - Parfait.
Voilà qu'il veut devenir toréador.
Je vous l'avais bien dit.
Oui, on sait. Maintenant, dis-nous pourquoi.
C'est mon côté coriace.
Tu commenceras avec des taureaux dociles.
Pas trop dociles.
Je ne voulais pas vous inquiéter.
Je m'attendais déjà à de vrais taureaux.
M. Regan, il s'écoulera des mois avant que vous soyez dans l'arène
avec des vachettes.
Autre chose...
Appelle-moi Manolo. Je t'appellerai Johnny.
On va passer beaucoup de temps ensemble,
ce serait ridicule de ne pas se tutoyer.
Je suis d'accord.
Entrons dans l'arène.
Alors ?
Ca te plaît, vu d'ici ?
C'est formidable.
Tu vois ce toréador ?
M. Cape...
Quand il en a envie.
Luis Castro "El Soldado".
Cette passe s'appelle la veronica.
La passe de base de la tauromachie.
C'est la première que tu apprendras.
Tu sais, Johnny,
en une semaine, on va presque voir toute une corrida ici.
Séquence après séquence.
Cette passe s'appelle la gaonera.
Le torero s'appelle Andres Blando.
Les meilleurs toreros, comme toi,
ils s'entraînent ici tous les jours ?
Tous les jours.
Regarde.
Ricardo Torres, un excellent matador.
Très doué avec les banderilles.
Arturo Alvarez, "El Vizcaino".
Courageux.
Intelligent.
Un grand torero.
Je parie que c'est plus difficile quand on ne bouge pas.
Tu as raison.
La passe de la mort.
Voici Pepe Mora, un cas vraiment tragique.
- Bonjour, maestro ! - Bonjour, Panchito.
- Ca va, petit ? - Oui, matador.
Johnny. Je te présente Panchito.
C'est M. Regan.
Enchanté.
Ca va ?
- Et voici M. Flood. - Enchanté.
Salut, monsieur.
On a de la chance.
Tu commences avec un petit taureau.
Au travail.
La plupart des yankees pensent qu'il suffit d'être souple
et d'esquiver la charge du taureau.
Comme ceci.
C'est faux, Johnny. Complètement faux.
Il faut se placer directement en face du taureau
et l'amener avec la cape
à changer de direction.
Regarde bien.
Attends, Panchito.
Johnny, à toi de jouer.
Garde les mains écartées.
Et le vent ?
Tu fais attention, comme nous tous.
Le vent est la cause de beaucoup d'accidents
dans les arènes.
Ne fléchis pas les genoux. C'est pas du tir. Mains écartées.
Fais comme moi. Appelle-le.
Panchito ne fait que suivre la cape.
Attends, attends. Tu es un taureau farouche.
Tiens.
Je vais te montrer.
Ici. Mains écartées.
Comme ceci. Ne fléchis pas les genoux.
- Un peu plus bas. - D'accord.
Reste droit et garde les pieds joints.
Attends, Panchito. Tu es un taureau courageux.
- Très bien, Johnny. - Tu plaisantes.
Au moins, tu as fait une passe. C'est très important.
- Tu es épatant. - Merci beaucoup.
- Comment dire "demain" ? - Manana.
- A demain ! - A demain, Panchito !
Au revoir, Andrés !
- Combien lui as-tu donné ? - Un dollar.
- Américain ? - Oui.
Tu lui as fait très plaisir, Johnny.
Ca va, Antonio ?
Ca va, maestro ?
Tu connais M. Regan ?
Enchanté.
Enchanté.
Comment va sa blessure ?
Comment te sens-tu, Antonio ?
Bien, maestro. Un peu mal à l'aise.
Antonio dit qu'il ne souffre pas.
Il est juste un peu mal à l'aise.
Quand un matador est très jeune, il cache toujours sa douleur.
Mais quand on a mon expérience, Johnny,
on voit ça différemment.
Les blessures sont très douloureuses.
Peux-tu m'attendre dehors, Johnny ?
Bien sûr.
Au revoir, M. Gomez.
Souhaite-lui un bon rétablissement de ma part.
Bonsoir.
Bonsoir.
Puis-je vous parler une minute, Mlle de la Vega ?
Désolée, je suis en retard.
- Bonsoir, mademoiselle. - Bonsoir, Pepe.
- Comment va Antonio ? - Moyennement bien.
Re-bonjour.
Voici le matador Pepe Mora.
Senor Regan.
Enchanté.
Enchanté.
Excusez-moi.
Je l'ai vu dans l'arène aujourd'hui.
D'après Manolo, c'est un cas tragique. Pourquoi ?
Vous ne pouvez pas comprendre, M. Regan.
J'ignore comment je vous ai offensée,
mais j'aimerais savoir...
D'accord.
Vous avez manqué de tact hier soir.
Je n'aime pas votre approche désinvolte de la tauromachie.
Je ne voulais pas paraître désinvolte.
Je connais mal la tauromachie, le Mexique...
J'aurais dû en tenir compte.
Depuis ce qui s'est passé hier,
je ne sais plus ce que je dis.
J'ai vécu assez longtemps dans votre pays pour savoir
que vous n'êtes pas au courant de ces choses.
Pardonnez-moi.
Mlle de la Vega,
maintenant que nous sommes amis,
nous pourrions dîner ensemble un soir.
Ce soir.
Ce soir ?
A une condition.
J'accepte toutes vos conditions.
Vous serez mon invité.
D'accord.
Vous auriez dû me laisser payer.
N'oubliez pas que vous êtes mon invité.
Joe !
C'est Anita.
Quel plaisir de vous voir. Entrez.
- Bonsoir. - Bonsoir.
Joe, voici M. John Regan, vous êtes compatriotes.
- M. Joseph Jameson. - Enchanté.
Je m'occupe de vos affaires.
Faites comme chez vous.
Dites...
- Ca a l'air moche. - Ca l'était.
C'est l'accident mortel de Camello, le frère de Silverio.
Nous étions très proches.
Cet homme est mort, lui aussi ?
Oui. Un torero formidable. Alberto Alvarez.
Venez.
M. Jameson collectionne ces photos depuis de nombreuses années.
Il fait des recherches pour un livre sur la tauromachie.
M. Regan est devenu un grand fan de tauromachie.
J'irais même plus loin, M. Jameson.
Je vais tenter de devenir torero.
Pourquoi ?
Pourquoi affronter des taureaux ?
Je voudrais bien le savoir.
Ca fait 20 ans que j'essaie de répondre à cette question.
Un yankee qui veut devenir torero, ça me dépasse.
Quel visage magnifique.
C'était un homme formidable.
"Etait" ?
C'est Manolete, Johnny.
Bien sûr, j'ai entendu parler de lui.
Il a été tué en Espagne par un taureau Miura.
A mon avis,
Manolete était le plus grand torero de tous les temps.
C'était un ami à vous ?
Un ami très proche.
Les toreros vivants vous laissent les approcher ?
Je leur porterais la poisse ?
Je ne crois pas que ce soit le cas.
Beaucoup de toreros meurent dans l'arène.
Anita, vous avez apporté un festin.
Elle vient ici comme si elle voulait dîner avec moi,
mais elle sait en fait que la nourriture qu'elle apporte
soulage mon portefeuille vide.
Enlevez vos manteaux, mettez-vous à l'aise.
M. Jameson, j'aimerais lire votre livre sur la tauromachie.
- Je ne l'ai jamais fait publier. - Pourquoi pas ?
Comme je vous l'ai dit,
je n'ai jamais réussi à comprendre
pourquoi les hommes risquent leur vie devant des cornes.
Au début, je pensais que c'était une question d'argent.
A l'époque, j'avais un ami torero très pauvre,
il commençait juste à gagner de l'argent.
Après sa mort, j'ai voyagé avec un autre torero
qui était déjà riche.
Ce n'était donc pas une question d'argent.
Parlez-lui de Pepe et de Fernando.
Avec Pepe, je me suis dit que le torero cherchait la gloire.
Les encouragements de la foule, les filles...
Pepe adorait les filles.
Je croyais avoir trouvé la réponse.
Et puis, j'ai rencontré Fernando
qui a pris sa retraite en devenant moine.
Sa retraite.
Je suis content pour lui.
Et Pepe, qu'est-il devenu ?
Un taureau l'a tué à Séville.
Excusez-moi, je vais chercher des verres.
Johnny ?
Oui, professeur ?
Suis le mouvement, Johnny.
Bien !
- Attention ! - Tu le mérites bien.
Le taureau s'arrêtera pas s'il fait tomber sa cape.
Alors moi non plus.
C'est vrai, Panchito.
Le taureau ne s'arrêtera pas si tu laisses tomber la cape.
Pourquoi Panchito devrait-il s'arrêter ? Et il a raison.
Panchito est ton ami.
C'est pour ça qu'il aiguise les cornes,
pour que tu n'oublies pas.
Ben voyons.
On recommence, Johnny.
- Bonne chance, Manolo. - Bonne chance, Luisito.
Doucement. Allez, vas-y.
Tu commences vraiment à m'inquiéter.
- De quoi tu parles ? - Je déteste l'admettre,
- mais tu te débrouilles bien. - Merci, Barney.
Ca ne va pas ? Tu es devenu fou ?
Je m'entraîne. Un truc de torero.
S'approcher au plus près sans broncher.
Les chauffeurs sont dans le coup ?
Quelle différence ?
Vous ne savez pas que je vais toujours vers la droite ?
Bonjour, Barney.
Bonjour, Anita.
Manolo dit qu'un vrai torero traite le taureau avec dignité.
Ne faites pas attention à lui.
J'espère que vous accepterez mon invitation à dîner.
Je suis venue vous inviter à une tienta, dans notre ranch.
Je crois que vous avez envie de vous frotter aux vachettes.
Après la tienta, Manolo compte se mesurer à un taureau adulte.
Fantastique.
Je passe vous prendre à 7 h demain matin.
Montez, je vous reconduis à l'hôtel.
Non, merci. Je vais rester ici et boire une bière.
C'est quoi, une tienta ?
Ils testent la bravoure des veaux.
S'ils sont courageux, ils se reproduiront.
Sinon, on les transforme en steak.
Et ce soir, tu recevras le télégramme de ta grand-mère
te rappelant à Pocatello...
Ce ne sont que des veaux.
Ce ne sont pas de futurs taureaux ?
Ils n'ont pas de cornes.
Ce sera amusant, j'y vais.
"Cherchez la femme"... Et ça, ce n'est pas de l'espagnol.
- Passe-moi le pneu, Johnny. - Je m'en occupe.
Non, je suis déjà sale.
Fais attention.
Laisse-moi regarder.
Bouge les doigts, Manolo.
Ce n'est pas cassé, Johnny.
- Mes doigts fonctionnent. - Oui, mais il y a une entorse.
C'est le poignet droit.
Ils attendront l'an prochain pour te voir dans l'arène.
Ils seront déçus.
Sûrement pas.
Les taureaux, c'est donc si important ?
- Tu peux remettre le pneu ? - Bien sûr.
Trouble-fête.
Les voilà.
Ce sont les veaux ?
On m'avait dit qu'ils n'avaient pas de cornes.
Jetons un oeil sur le taureau que Manolo devait affronter.
Il y a des blessés, parfois, lors de ces tientas ?
Parfois, bien sûr.
Mais c'est rarement fatal.
Elle ne plaisante pas.
Quelque chose semble l'embêter.
Tout semble l'embêter.
Celui-ci sera très courageux.
Il charge depuis sa naissance.
Allons donc dans l'arène.
Ils disent "courageux", mais ils devraient dire "mortel".
Si seulement j'avais reçu ce télégramme sur ma grand-mère...
Cette petite-là a l'air bien, Johnny.
On va la garder pour la reproduction.
"La" garder ?
On ne teste jamais les veaux avec la muleta.
Ils risqueraient de s'en souvenir.
On ne pourrait plus les contrôler adultes.
Pourquoi blesser les vachettes si elles doivent se reproduire ?
On ne les blesse pas.
Il utilise la pique pour protéger le cheval.
Pourquoi le cheval ?
C'est la seule façon de juger leur courage.
Les plus courageux chargent tout ennemi potentiel.
Ils me semblent très courageux.
Va faire des veronicas.
Bonne chance.
Je n'ai pas fait une sortie très digne.
Des plus aguerris sont sortis en courant avant toi.
Eh bien...
Je ne sais pas. J'ai eu peur, mais je m'amusais tellement
que j'en ai oublié ma peur.
Manolo...
Je peux y retourner ?
Un moment.
Je peux finir avec une rebolera ?
Tu dis que je suis doué...
Fais des veronicas.
Finis avec une veronica.
Mais cette fois, fais une sortie plus digne.
A ton signal.
Ca te plaît.
Maintenant.
Tu t'amuses ?
Quelle erreur ai-je commise ?
Tu m'as désobéi.
Tu as voulu faire de l'épate.
Tu as commencé la rebolera trop tôt.
Comment va ta jambe ?
Ce n'est rien.
Avec un taureau...
Amen.
On n'a pas le droit à l'erreur dans votre travail.
Certains en font quelques-unes. D'autres n'en font qu'une seule.
Vous renvoyez Antonio dans l'arène ?
Sa blessure vous inquiète ?
Antonio Gomez est un torero.
Je peux y retourner ?
Pas maintenant. Regardons Antonio.
Allez, Manolito !
Ca me fatigue de te voir te reposer !
Eh, torero ! Qui est cette belle femme ?
Laisse-nous la regarder !
Que se passe-t-il ?
Il a bu trop de tequila.
Eh, matador !
Elles te plaisent, ces filles ?
Manolo Estrada !
Le meilleur éleveur de veaux !
Il se plaint. Il veut me voir dans l'arène.
Elle va vers la gauche. Chicuelina.
Eh, matador !
Tu attends la fête de ce soir ?
Tu m'invites pas à danser ?
Mes chers amis.
Notre ami et grand maestro, Manolo Estrada,
ne pourra pas toréer.
Il s'est foulé le poignet dans un accident en venant ici.
Un accident ? C'est ça !
Le torero est maintenant trop riche
pour toréer devant les pauvres.
Que dit-il ?
Il accuse Manolo de lâcheté.
Non, Johnny.
Lâchez le taureau !
Ne fais pas ça !
Si tu as peur, laisse le jeune homme toréer.
Il n'est pas lâche comme toi.
Je pourrais faire des passes de la main gauche avec la muleta.
Mais c'est toi qui décides.
Vas-y, Manolo.
Bonne chance, mon chéri.
Des passes de la main gauche avec un taureau frais.
Je t'en prie. Laisse-moi y aller.
Tu dois me laisser faire.
Ecoutez-moi, imbécile.
J'avais juré de vous tuer s'il lui arrivait quelque chose.
Mais maintenant, je vous remercie.
Il a ainsi démontré qu'il était le plus grand des hommes.
Il m'a rendue encore plus fière de porter son enfant.
N'oubliez jamais ce jour où vous, lâche,
avez été témoin du courage d'un vrai torero.
Pardonne-moi.
Te pardonner ? Pour quoi ?
Parce que tu aimes ton mari ?
Elle a dû lui faire un sacré discours.
Que lui a-t-elle dit ?
Elle lui a dit
qu'elle avait juré de le tuer si Manolo avait été blessé.
Mais au lieu de ça, elle l'a remercié.
Car son mari a prouvé
qu'il était encore plus grand qu'elle ne le pensait.
C'est une femme formidable.
Au Mexique, on dit qu'elle a de la stature.
Beaucoup d'entre vous en ont.
Vous m'avez rendue fière aujourd'hui.
J'ai essayé, Manolo travaille dur, je voulais lui faire plaisir.
Exceller n'est pas important.
Aujourd'hui, vous y avez mis du sentiment.
Je ressens beaucoup de choses.
Allons parler ailleurs.
Pas maintenant.
Je dois me changer pour la fiesta.
Moi aussi.
Allons-y.
- Où est... - Anita ?
Un garçon magnifique me montrait comment on boit la tequila,
mais elle l'a emmené dans le jardin.
Aide-moi donc avec ces breuvages.
Il me manque encore un partenaire...
Qu'est-ce qui lui arrive ?
L'amour, pour résumer.
J'espère que Johnny ne va pas se décourager
avec ce qu'il a vécu aujourd'hui.
Je vais lui parler de sa tactique.
S'il croit avoir été mauvais, c'est qu'il ne m'a jamais vu.
Dis-lui qu'il a été très bon pour un débutant.
Je le ferai.
Ma première corrida était à Piedras Negras.
Ca a été horrible.
J'ai passé plus de temps dans l'air que Johnny.
Je suis très heureux pour toi.
Je suis sûr que toi et Johnny allez être heureux.
Merci.
Quand on se moque de moi, je préfère être présent.
- Vous ne comprenez pas. - Je crois que si.
Vous me ridiculisez.
L'idiot américain qui veut devenir torero.
Ecoute-moi, Johnny.
Antonio, s'il te plaît.
Quittez les lieux aussi vite que possible.
Je pars tout de suite.
On va se revoir !
Non, Antonio. Fais-le pour moi.
Bonjour, Anita.
Bienvenue.
Bonjour.
C'est la voiture d'Antonio ?
Il me l'a prêtée. Ca a rendu Barney furieux.
- Suivez-moi jusqu'à la maison. - Restons plutôt ici.
Vous voulez bien ?
Je suis une sorte d'émissaire.
C'est Johnny qui vous envoie ?
Mais j'éprouve de la pitié pour ce pauvre garçon.
Croyez-moi, il souffre.
Je suis contente de vous voir.
Mais ça ne changera rien.
Il a perdu la tête, c'est tout.
Je vous explique parce qu'on est amies.
Ce que Johnny a fait est impardonnable et dangereux.
Sans notre amitié, Antonio l'aurait tué.
- Vous ne plaisantez pas. - Au sujet d'Antonio ?
Bien sûr que non.
Vous savez...
Je suis tombée amoureuse de Johnny et je devais le dire à Antonio.
Nos familles voulaient qu'on se marie.
On les a laissés y croire.
Même si on savait qu'on ne se marierait jamais.
On s'était juré de se parler si on tombait amoureux.
C'est ce que je faisais quand Johnny s'est donné en spectacle.
- On a tous le droit à l'erreur. - Une erreur, oui.
Ce qui me fait mal, c'est son refus de me croire.
Je n'oublierai jamais ça.
Venez.
Vos critères sont très exigeants.
Vous placez la barre très haut.
Vous m'offrez une tasse de café ?
Le senor Manolo Estrada est-il ici ?
On m'a dit qu'il était ici.
Je ne parle pas anglais.
Manolo Estrada.
Le matador ? Il est là.
Mister, cinq pesos.
Je veux juste le voir.
Oui, mais je ne parle pas anglais.
Cinco pesos.
D'accord.
Ca c'est bien. C'est très bien.
Merci beaucoup.
Pas de quoi.
Je veux juste voir Manolo Estrada.
Comment vas-tu ?
Tu m'as manqué.
J'ai beaucoup réfléchi.
Pourrais-tu parler à Anita pour moi ?
Je l'ai fait.
Mais sans succès.
Attends, Johnny.
Le temps...
J'aimerais poursuivre mon apprentissage.
Tu veux vraiment devenir torero ?
Pour être honnête, je ne sais pas.
Je veux me battre.
Tu veux impressionner Anita ?
Peut-être.
Je crois surtout que j'ai envie de ressentir ça une fois.
Autre chose.
Je veux m'excuser auprès d'Antonio.
Regan veut que tu lui pardonnes.
Je suis ravi de vous voir réconciliés.
Dites-lui aussi qu'on peut voir avec les autorités de Querétaro
pour qu'il soit mon remplaçant à la corrida.
Antonio vient de faire une excellente suggestion.
Il dit qu'on pourrait s'arranger avec les autorités
pour que tu l'accompagnes à Querétaro le mois prochain.
Etre torero remplaçant ?
Tu pourrais faire quelques passes
avec un des taureaux.
Serai-je prêt ?
Tu as fait beaucoup de progrès. On verra.
Ne t'inquiète pas.
Je ne vais pas te laisser te faire tuer.
Pourquoi Pepe est-il un cas tragique ?
- Il a causé la mort de son frère. - Comment ?
Ca va. Il ne comprend pas l'anglais.
Ils étaient tous les deux dans l'arène à Séville.
Son frère faisait des manoletinas.
Il a détourné l'attention du taureau.
Le taureau a fait un crochet. Le garçon est mort dans l'arène.
Un coup de corne dans la poitrine.
Comment a-t-il pu faire ça ?
Qui sait ?
Un acte fortuit.
La nervosité.
L'anxiété.
Ca peut arriver à n'importe lequel d'entre nous.
C'est arrivé à Pepe.
Allons donc dans la salle des massages.
Elle m'a comprise.
J'ai dit "s'il vous plaît".
Il est si serviable.
Sais-tu ce qu'il m'a dit ?
Jadis, les taureaux ont été opposés
à des tigres, des lions, des éléphants.
Et ils ont gagné.
Je veux bien le croire.
- C'est délicieux. - Merci.
"Délicieux."
Si j'avais su, j'aurais amené mon dictionnaire.
Avez-vous faim ?
Il a toujours faim.
Le dîner sera prêt d'ici peu.
Tony, vous êtes sorti ce soir ?
C'est magnifique.
Elle demande si tu as vu comme la nuit est belle.
Eh bien...
Je peux ?
Dis juste si, chéri.
Tu sais, Liz...
Un de ces jours, je ferai un métier dangereux.
Il faudra que ce soit sans danger.
Bonsoir, Johnny.
- Vous êtes fatigué ? - Non, ça va.
- Le dîner est prêt ? - Presque.
Excusez-moi.
J'ignorais que vous étiez ici.
Je ne veux plus jamais vous revoir.
Jamais, c'est très long.
Excusez-moi, je suis fatiguée.
J'aimerais me retirer.
Comme vous voudrez, Anita.
Bonne soirée.
Reposez-vous bien.
Eh bien...
Chelo a invité Anita sans lui dire que vous seriez ici.
Ca n'a pas marché.
Pas du tout.
Le tempérament latin peut paraître étrange.
Je le découvre chaque jour.
Je vous remercie.
Je peux parler avec John ?
Si tu veux lui parler, parle-lui.
Johnny, écoutez-moi bien.
C'est difficile à expliquer.
Je n'ai connu qu'un homme.
J'appartiens complètement à mon mari.
Je vois ce qu'il voit, je fais ce qu'il fait.
Il est toute ma vie.
Je ne suis pas si différente d'Anita.
Nous sommes mexicaines, nous pensons de la même façon.
A la tienta, je l'ai vue vous regarder...
comme je regarde Manolo.
Pour Anita, c'est la première fois.
Ca n'arrivera pas deux fois.
C'est pour ça que je veux vous aider.
Merci, Chelo.
Manolo et vous êtes absolument exquis avec moi.
Moi, un étranger.
Quand des amis se rencontrent, ils cessent d'être des étrangers.
Attendez une minute.
Ne vous asseyez pas pour le dîner.
Marchez pendant quelques minutes, puis allez dans la chapelle.
S'il vous plaît.
Chelo n'aurait pas dû me demander de venir ici.
Laissez-moi passer, Johnny.
- Merci, Antonio. - De rien, maestro.
Elle est partie ?
Oui. Sans un mot, rien.
L'homme propose, mais Dieu dispose.
Johnny, tu devrais adopter notre fatalisme.
J'essaie, Manolo.
Au travail.
Faites-le sortir !
Encore, encore !
Encore !
Le cercle, Johnny.
Encore...
Très bien...
- Très bien, Johnny. - Merci, Manolo.
Vous applaudissez pas le matador ?
Quelle beauté, Johnny.
Ils sont magnifiques.
J'envoie mon meilleur taureau à Querétaro pour Antonio.
Quand un torero a été blessé et qu'il revient dans l'arène,
il a besoin d'un bon taureau pour lui redonner confiance.
Un taureau noble et courageux.
Tu vois celui-là ?
Numéro 78.
Il s'appelle Amapolo.
On ne sait jamais avec un taureau.
Mais je jure sur ma mère que celui-là sera courageux.
Comment juges-tu un taureau ?
La taille ? La vitesse ?
Le sang... On a des archives.
Parfois, on devine, c'est tout.
Et on prie toujours.
Toi aussi, tu prieras.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Que se passe-t-il, Johnny ?
Qu'est-ce que c'est ?
J'ai changé d'avis, ce qui explique mon retard.
Je ne peux pas porter ton costume, il appartient à un vrai torero.
Ca va créer des ennuis.
Des ennuis ?
Tu as brisé les règles de l'arène.
Ces costumes sont sacrés.
Trop tard, maintenant.
Que se passe-t-il ?
Tu as perdu ta langue ?
Je ne sais pas ce qui nous arrive les jours de corrida.
On perd toujours sa langue.
Ce doit être par excès d'enthousiasme.
On a peut-être aussi un peu peur.
Bonne chance, Johnny.
Ecoute-moi.
Fais exactement comme je t'ai dit, compris ?
Tu vois le nom du premier taureau ?
J'ai dit à Antonio de mettre Amapolo en premier.
Si c'est le taureau que j'imagine,
Antonio fera un retour monumental.
Regarde là-bas.
Dans le public.
Tu as arrangé ceci ?
C'est Chelo.
Je ne crois pas que tout soit résolu.
Anita sait que tu as travaillé très dur.
Très sérieusement.
Elle est venue te remonter le moral.
Mon moral n'a jamais été aussi bon.
Antonio me laisserait-il Amapolo ?
C'est trop demander.
Antonio a besoin d'un bon taureau plus que toi.
Le voilà.
- Merci, maestro. - De rien, Antonio.
Prends les oreilles de ce taureau.
Magnifique.
Il charge droit comme un train.
Je le savais.
Je demande aux juges
la permission pour mon ami Américain de faire une quite.
Il demande la permission pour Johnny de faire une quite.
Il faut attendre longtemps pour avoir un tel taureau.
J'espère que notre ami va en profiter.
Antonio t'offre une quite.
Si tu veux y aller.
Vas-y.
Mais fais attention, Johnny.
Des passes larges. Très larges.
Gringo, gringo, gringo !
C'est ton costume, Johnny.
Allez, montre-leur.
Je vous cherchais partout.
Je suis allé un peu partout.
Sans Panchito, je ne vous aurais jamais retrouvé.
Vous devez quitter le Mexique.
Ils vous tueront.
Je vous aime.
Si vous mourez, je meurs aussi.
Vous devez partir.
Je peux vous avoir un avion dans 15 minutes.
Vous n'avez pas le choix.
- Que faire d'autre ? - J'ignore ce que je vais faire.
Mais c'est moi qui dois en décider.
- Laissez-moi seul. - Vous avez besoin de moi...
Au revoir, mon coeur.
Au revoir, mon coeur.
Je veux parler à Sierra.
C'est impossible !
Je veux lui parler tout de suite.
Vous ne pouvez pas le déranger !
S'il vous plaît, ne le dérangez pas !
- Que voulez-vous ? - Dr Sierra.
- Vous vous occupez de l'arène ? - Pourquoi ?
Je veux acheter un 7e taureau pour dimanche. Je l'affronterai.
- Impossible. - Obtenez l'autorisation,
- je l'affronterai. - C'est ridicule.
Si on apprend que le gringo qui a causé la mort d'Estrada
- sera dans l'arène... - Vous serez tué.
- Par le taureau ou par la foule. - C'est mon problème.
C'est impossible. Partez ou j'appelle la police.
Tu aurais dû nous dire où tu allais.
Tu es allé aux obsèques ?
Si j'y étais allé...
- il y aurait eu une émeute. - C'est vrai.
Vas-y doucement.
Laisse-le tranquille.
Dis, l'ami.
J'ai été un peu dure avec toi.
Tu n'es pas si méchant que ça...
Je peux prendre un message.
Quoi ?
Très bien. Je le lui dirai.
C'était le Dr Sierra.
Tu auras ton 7e taureau, ils font déjà de la publicité.
Quoi ?
Pour lui, ce dimanche.
Tu es fou ?
Ecoute, la prime sera pour Chelo. Laisse-le tranquille.
Tu n'as aucune chance.
On ne parle pas de la même chose.
D'accord.
J'ai gardé ça pour toi.
Pepe Mora a été tué hier à Guadalajara.
Impossible, la Senora Estrada.
Rien n'est impossible.
Vous n'êtes pas obligé de parler.
Je suis venue parce que Manolo aurait voulu que je vienne.
Je prierai pour vous aujourd'hui.
Mon époux guidera votre main.
Bonne chance, Johnny.
Merci. Et bonne chance à tous.
Ta cape.
Calme-toi, j'affronte le 7e taureau.
Soldado a dédié le taureau au public.
Les autres feront pareil.
Bonne chance, Johnny.
Je serai là-bas.
Vas-y doucement.
Allez.
M. le Juge, je laisse mon quite à Johnny.
M'y autorisez-vous ?
Non, Luis !
Soldado donne son quite à Johnny.
Vas-y, Johnny, c'est à toi.
Merci, Luis.
Il ne va pas en faire plus, n'est-ce pas ?
Si, madame.
Alors, je veux m'en aller, je n'en peux plus.
Allons, chérie. Il a besoin de nous.
Avec votre permission...
Amenez-le par ici.
Que se passe-t-il ?
Il a eu peur d'aller au centre pour la dédicace.
Le taureau était trop près.
Peur ? Le taureau a déjà été beaucoup plus proche de lui.
Tu peux arrêter, Johnny !
Ce taureau n'est pas pour eux.
Il est pour toi.
Aide-moi à leur montrer ce que tu m'as enseigné.
Amenez-le par ici.
Et là, il a peur ?
Musique, musique !
Regarde les drapeaux.
Et il n'y a pas de vent dans l'arène.
La dernière faena de Manolo Estrada.
La dernière corrida de Manolo Estrada.
Fantastique !
Chéri !
Ca mérite un rappel.
C'était de la dynamite.
Une déclaration ?
Oui, j'ai quelque chose à dire.
Silence, s'il vous plaît !
Mesdames et messieurs,
merci de m'avoir permis de me présenter ainsi,
pour la dernière fois.
Je ne suis pas un torero.
L'homme que vous avez vu cet après-midi,
c'était Manolo Estrada.
C'est sa main qui a fait toute mes passes.
C'est branché ?
Chelo, merci pour vos prières.
Votre homme a une de ces statures.
Senor Regan !
Votre montera.
Elle est à toi, torero.
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