All language subtitles for O Oitavo Dia - 1996 - 1080p - WEBRip - LAPUMiAFiLMES

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Original subtitles

Au commencement,

il n'y avait rien.

Il n'y avait que la musique.

Le premier jour, Il a fait le Soleil.

Ça pique aux yeux.

Et puis, Il a fait la Terre.

Le deuxième jour, Il a fait la mer.

Ça mouille les pieds.

Le vent, ça chatouille.

Le troisième jour, Il a fait les disques.

My name is John.

"My name is John."

My table is yellow.

"My table is yellow."

Ceux qui sont nés en Amérique

parlent anglais.

Moi, je ne sais pas où je suis né.

Je crois que c'était en Mongolie.

Le quatrième jour, Il a fait la télévision.

Tous les jours, j'utilise le dentifrice Dentofresh.

Vous versez le nappage sur la poire que vous aurez fait cuire 10 minutes

dans un sirop léger, parfumé à la cannelle et au citron...

Le cinquième jour, Il a fait l'herbe.

Quand on la coupe, elle crie.

Il faut la consoler,

lui parler gentiment.

Si on touche un arbre,

on devient un arbre.

Si on ferme les yeux,

on devient une fourmi.

Le sixième jour, Il a fait

les hommes.

Il y en a de toutes les couleurs.

Il y a bleu.

Il y a noir.

- Il y a rouge. - Il y a blanc.

Il y a orange aussi.

Le rouge.

Le vert.

Le bleu.

"Les papillons.

"Bleus, blancs,

"gris ou noirs,

"prompts, fous, lestes,

"et titubants et fanfarons.

"Les papillons, ces fleurs célestes,

"battent l'air de leurs ailerons."

Nathalie, c'est une femme.

Je préfère les femmes parce qu'elles ne piquent pas

quand on les embrasse.

Plus tard, je vais me marier

avec Nathalie.

Faire mariage avec moi ?

Non, ça va pas. Je suis déjà amoureuse de Johnny Hallyday.

Eh ben, c'est pas grave.

Tu es très, très jolie.

Regarde ça... Tu es belle !

Regarde ça...

Tu es belle.

Ah ! Ne va pas trop loin.

Pour avoir un bébé,

un homme et une femme se regardent.

Ils ne se connaissent pas, alors ils font mariage.

Vous vous rapprochez un peu, s'il vous plaît ?

Vous pourriez regarder avec plus de confiance, s'il vous plaît ?

Pardon ?

Vous pourriez regarder avec plus de confiance ?

Confiance en quoi ?

En l'avenir.

Ils font le mariage.

Ils s'embrassent sur la bouche, comme à la télévision,

et la petite graine arrive !

Si c'est un garçon, on l'appelle Georges.

Dimanche, Il s'est reposé.

C'était le septième jour.

Nous vous demandons de ne plus fumer et d'attacher vos ceintures.

Veuillez rester assis jusqu'à l'arrêt complet de l'appareil.

Vous pouvez récupérer vos bagages au terminal porte B.

Les passagers n'ayant rien à déclarer

sont priés de suivre les flèches blanches.

Si vous avez des marchandises à déclarer en douane,

veuillez suivre les flèches rouges.

Cette méthode vous concerne tous parce que tout le monde vend.

Tout le monde se vend soi-même à un moment ou à un autre.

Respectez les 4 règles élémentaires :

1. Regardez votre client dans les yeux.

2. Souriez.

3. Donnez une impression de réussite.

Les gens préfèrent avoir affaire à quelqu'un qui a réussi,

plutôt que quelqu'un qui n'est plus dans le coup.

Et 4. Soyez enthousiastes.

L'enthousiasme est contagieux.

Allô, papa. Maman peut pas venir nous conduire vendredi.

Elle dit que c'est toi qui dois venir nous chercher.

Il est 07h30. Bonjour.

La journée s'annonce ensoleillée.

La température oscillera entre 20 et 22 degrés centigrades

avec des maxima pouvant aller jusqu'à 25 degrés

dans le sud du pays.

Conseillons aux automobilistes

d'éviter le périphérique jusqu'à 09h30.

Il y a déjà 7 km de bouchons sur la A12,

et 5 km sur la E411.

Ayez la conviction inébranlable de vaincre.

Pensez de façon positive.

N'utilisez que des mots positifs.

Rayez de votre vocabulaire tous les mots négatifs.

Soyez fiers de vous.

Ça ne veut pas dire se sourire tous les matins dans son miroir.

Mais soyez fiers de vous ! Soyez fiers de vous et de votre banque !

Vert.

Vert, vert, vert, vert.

Vert.

Il est 07h30. Debout tout le monde !

La matinée sera douce, et l'après-midi, ensoleillé.

L'anticyclone qui s'approche

nous garantit un temps chaud et sec jusqu'à mercredi.

Rendez-vous avec la Weston à 11h30. La Générale, à 11h45.

Déplacez, gardez 30 minutes pour la Weston, c'est un gros poisson.

Et un message de votre femme à propos de...

Je sais, mais je n'ai pas le temps d'aller les chercher.

Qu'elle mette les enfants au train, j'irai les chercher à la gare.

Dites-lui que je serai à la gare sans faute.

Efforcez-vous de ressembler à votre client.

Observez-le.

Adoptez ses gestes, ses attitudes, ses intonations.

Deux individus similaires entrent plus facilement en contact

que deux individus différents.

Votre interlocuteur ne s'apercevra jamais que vous l'imitez,

je vous garantis.

La ressemblance ne se remarque jamais.

Seule la différence choque.

Harry, tu as encore une minute ?

La date de la convention a été fixée au 14.

Le 14 ?

Zut ! C'est l'anniversaire de ma fille.

C'est aussi l'anniversaire de ma femme. On n'y peut rien.

Les filles !

Allô ?

C'est Julie.

Les filles sont rentrées.

Elles vont comment ?

Elles vont bien.

Mais elles n'ont pas envie de te voir.

Quoi ?

Ce serait mieux que tu les voies pas pendant un certain temps.

Mieux pour elles.

Passe-moi Alice. Je vais lui parler.

Harry, elle ne veut pas.

Je viens chez toi. Je veux leur parler. J'arrive.

Non. Ne viens pas. On a un accord : tu ne viens pas chez moi.

Maman, c'est toi

La plus belle du monde

Aucune autre à la ronde

N'est plus jolie

Maman !

Ah, mon bébé !

Mon tout petit bébé.

Maman, je veux partir.

Je veux rentrer à la maison.

Tu sais que ce n'est pas possible, mon petit Georges.

Je suis fière de toi.

Maman !

Bon week-end.

- Qu'est-ce que tu fais, Georges ? - Maman vient me chercher.

Allez. Va ranger ta valise.

Tu sais quoi ? Il y a des frites pour dîner.

J'aime pas les frites.

Il est 07h30.

Il y a déjà 7 km de bouchons sur la E411...

Te voilà, Harry !

Eh bien, ça ne va pas ?

Si, si. Ça va bien.

Tu n'es pas malade, au moins ? Tout le monde t'attend.

Non. J'avais juste besoin d'être seul un moment. Je...

Je ne suis pas...

"Pas" quoi ?

Pas sûr.

"Sûr" de quoi ?

Je ne sais pas. Je...

Je me pose des questions.

Mais sur quoi ?

Sur la vie.

La vie !

Je ne suis fautif de rien.

C'est pas ma faute.

Je ne dis pas que c'est la tienne aussi.

Non.

J'ai toujours fait ce qu'on attendait de moi.

Je serre les dents.

Tu ne pouvais pas partir comme ça, sans rien me dire.

Il fallait me dire pourquoi.

Je ne sais pas pourquoi.

Julie !

Si je savais ce qui ne va pas, je te le dirais, mais...

je ne sais pas.

C'est pas ta faute. C'est moi.

J'ai peur que...

que ma vie, ce soit seulement ça.

Quoi, "ça" ?

Ça.

J'ai besoin de savoir qui je suis...

moi.

Mais tu es toi.

Tu dois croire en toi.

N'emploie pas ton système avec moi, Harry.

Ce n'est qu'un système de vente.

Tu es devenu ton système, à force de faire semblant.

Tu l'es vraiment devenu.

Julie...

Ne me touche pas.

Julie...

Ne me touche pas !

C'est comme si ça brûlait !

Il est 07h30. Le temps s'annonce couvert,

avec des orages en fin de journée et cette nuit.

Impossible de travailler ici !

Je prends un ou deux jours chez moi pour écrire le discours.

1, 2, 3, 4, 5 !

1, 2, 3, 4, 5 !

1, 2, 3, 4, 5 !

Le chien est à vous ?

Je ne l'ai pas vu arriver.

Désolé.

Je vais vous ramener.

Où est-ce que vous habitez ?

Vous parlez français ?

Do you speak English ?

My table is yellow.

Pardon ?

Je ne suis pas sourd.

Vous parlez français.

Où habitez-vous ?

Rue Cerisiers, numéro 18.

C'est près d'ici ?

J'ai faim, moi.

Allez, venez. Ici, on va s'occuper de vous.

Monsieur.

J'ai trouvé un type. Je l'ai amené. Je crois qu'il est handicapé.

Faites-le entrer.

Il ne veut pas quitter la voiture. Il dit qu'il a faim.

Je ne peux pas quitter ma garde. Si on téléphone, je dois être là.

J'ai un sandwich au jambon, s'il veut.

Amenez-le ici.

Descendez.

Descendez !

Je ne peux pas m'occuper de vous, moi.

Ils ont un sandwich au jambon pour vous.

Il est là, dehors.

Je ne peux pas quitter le commissariat, monsieur.

Vous voyez bien que je suis seul, ici.

Revenez demain.

Qu'est-ce que je vais faire de lui ? Il habite rue des Cerisiers.

Il y a une rue des Cerisiers à 2 kilomètres d'ici.

Ça m'est égal.

C'est pas à moi de m'occuper de ça. C'est à vous.

On paye des impôts pour ça.

Et alors ? Il est où ?

Il est parti.

J'aime pas le jambon.

Qu'est-ce que vous faites dans ma voiture, John ?

Je ne m'appelle pas John. Je m'appelle Georges.

Rue Cerisiers, numéro 18.

Vous êtes sûr que vous habitez rue des Cerisiers ?

La maison de Georges, maman de Georges

et la sœur de Georges.

Rue des Cerisiers, à Bruxelles ?

Moi habite rue Cerisiers, numéro 18.

Oui. Mais dans quelle ville ?

Allez. Sortez de là !

Mon Dieu !

Mon Dieu ! Mon Dieu !

Alléluia !

Alléluia ! Alléluia !

Mon Dieu !

Mon Dieu !

Au nom du Père, Saint-Esprit, amen.

Bonsoir.

Bonsoir, docteur.

Tout va bien ?

Oui. Tout va très bien. Merci.

Après avoir garni vos choux de crème au chocolat,

vous les montez un à un,

et vous nappez de ganache...

Qu'a-t-il mangé ?

Deux plaques de chocolat, un pot de confiture, deux pains.

Une forte allergie, probablement au chocolat.

Vous suivez un régime ?

Pas chocolat.

Pas bien, pas bien.

Le chocolat, c'est ça ? Jamais de chocolat. Jamais.

C'est pas bien.

- Il faut surveiller votre ami. - C'est pas mon ami.

Il est 07h30. Plein soleil toute la journée.

Bonjour.

Je m'appelle Georges.

Je vais chez maman, rue des Cerisiers,

numéro 18.

Oh, belle cravate !

Moi aussi... acheter beaux vêtements.

Oh, chaussures !

Bonjour, monsieur. Je peux vous aider ?

Je veux des chaussures.

Ah, tennis !

Asseyez-vous. Je vais les chercher.

Elles sont très jolies.

Vous aussi très, très jolie, madame.

Moi, mariage avec vous ?

Vous les gardez aux pieds, ou je les emballe ?

Faire mariage avec moi ?

Mais je suis déjà mariée.

C'est pas grave. Moi aussi.

Il y a deux yeux,

deux mains, deux oreilles...

deux amoureux.

700 F.

26 F. Vous n'avez que 26 F.

Moi, je veux des chaussures !

Sans argent, je ne peux pas vous les donner.

Moi, je veux chaussures !

Je veux des chaussures !

Allez, viens.

Non. Je veux des chaussures !

Quel genre de chaussures désirez-vous ?

C'est lui qui en veut.

- Il veut quoi, comme chaussures ? - Demandez-lui.

Moi, je veux des chaussures !

Sortez de mon magasin.

Pardon ?

Faites-le sortir de mon magasin.

Votre sourire n'est pas sincère.

Un bon vendeur a toujours un sourire sincère.

Les mauvais vendeurs me mettent hors de moi.

Moi, je veux chaussures !

Je passe à mon bureau. Tu m'attends ici.

L'apothéose sera le feu d'artifice.

Toute la ville le verra.

Une façon d'affirmer que ce qui se passe à la Future Banque

se passe aussi chez vous.

Allez, on s'en va.

Je veux chocolats.

Viens, viens...

Pas de chocolat, Georges. Tu le sais.

- Harry, pas gentil. - Oui, c'est ça.

- Con ! - Qu'est-ce que tu dis ?

Con. Pédé. Encule. Tapette.

Fils de pute.

Mongol.

Ah non. Le mongol, c'est toi.

- Mongol. - Mongol.

Moi, mongol.

Mon copain Harry.

Mon copain Harry. Allez, rigole !

Allez, rigole !

Maman !

Maman !

Maman !

Oui ?

Pardon, monsieur. Est-ce qu'une dame âgée habite ici ?

Cette dame-ci.

Ah oui !

Elle est morte il y a 4 ans.

Nous avons racheté la maison.

J'ai l'adresse de sa fille. Je fais suivre le courrier.

Maman est morte.

Maman au ciel.

Ça fait 4 ans. Tu le savais, non ?

Oublié.

- Il est fou ! - Surtout, tu dis rien.

Attention. Maintenant, la question à 20 points.

Qui est l'interprète de la chanson dont voici

l'introduction musicale ?

Luis Mariano.

Luis Mariano !

C'était Luis Mariano. Et on écoute la chanson.

Moi, j'ai gagné. Luis Mariano.

Tu dis rien. Surtout, tu dis rien.

Allez, descends. C'est fini, tu descends ici. Allez.

Tu vas là. C'est l'adresse de ta sœur.

Tu trouves une autre poire que moi.

Putain.

Couvre-toi. Tu vois bien qu'il pleut.

Mais tu m'aimes bien.

Mon copain.

Mon copain.

Mon copain.

Mais tu m'aimes bien.

Mon copain.

Attends.

- Allez, viens. - Oui. On y va.

L'amour est un bouquet de violettes

L'amour est plus doux que ces fleurettes

Quand le bonheur, en passant Vous fait signe

Et s'arrête

Il faut lui prendre la main Sans attendre à demain

L'amour

Est un bouquet de violettes

Ce soir, cueillons, cueillons

Ces fleurettes

Car au fond de mon âme

Il n'est qu'une femme

C'est toi qui seras toujours

Mon seul amour

Georges ?

C'est moi !

L'institut a téléphoné. Que s'est-il passé ?

Bonjour.

Que s'est-il passé ?

Il était perdu. Je l'ai trouvé sur la route. Je vous l'ai ramené.

Fabienne, qu'est-ce que c'est ?

Oncle Georges !

Oncle Georges !

Les enfants.

Du calme !

Ce monsieur a trouvé Georges sur la route, et l'a amené ici.

- Vous n'allez pas nous le laisser ? - Alain !

Il l'a amené. Il n'a qu'à le reprendre.

Écoute, Georges.

Tu ne peux pas rester ici.

Ça finit toujours mal. Après, on est tristes, tous les deux.

Il vaut mieux que ton ami te ramène à l'institut.

C'est ma sœur.

Georges...

Georges...

Georges !

Laissez... Laissez-le.

Laissez.

Laissez-moi...

Arrête, Georges !

Arrête ! Arrête !

Je t'aime bien, Georges,

mais j'ai donné tout ce que je pouvais donner.

Maintenant, j'ai ma vie, mes enfants, Alain.

Il faut que tu comprennes.

Pas gentille.

Maman a dit : "Il faut être gentille avec Georges."

J'ai dit à maman : "Je veux pas institut.

"Je reste ici."

Maman s'est toujours occupée de toi.

Et qui s'est occupé de moi ?

Je veux vivre. C'est ma vie.

Je ne peux pas m'occuper de toi.

J'ai dit à maman que je ne m'occuperais pas de toi.

Je lui ai dit.

Je t'aime, moi...

petite sœur.

Petite Fabienne chérie.

Les enfants, montez dans votre chambre.

Ton ami va te ramener à l'institut. Ça va ?

Au revoir, Georges.

Je veux pas institut.

Je veux aller en vacances, à la mer.

Avec mon copain Harry.

C'est l'adresse.

Dis : "Au revoir, maison."

Quoi ?

Dis une fois : "Au revoir, maison."

Au revoir, maison.

Dis : "Au revoir, autos."

Au revoir, autos.

Tu sais ce que c'est, ça ?

C'est un ver de terre qui prend son virage.

C'est brûlé.

- La 6 n'est pas débarrassée. - Ça va !

Vous êtes gentil, vous.

C'est pour vous.

Pour moi ?

Merci.

Je suis désolée.

Je suis désolée. Je ne savais pas. Excusez-moi.

Excusez-moi.

Je l'aime !

Que je l'aime !

Que je l'aime !

Calme-toi.

Que je l'aime !

- Allô ? - Julie ?

Ne quittez pas. Je l'appelle.

- Allô ? - C'est moi.

Harry. Je t'avais demandé de ne pas m'appeler.

Ta mère est chez toi ?

J'avais besoin d'aide.

Je voudrais juste embrasser les enfants.

Elles n'ont pas envie.

- Je suis pas loin. Je peux passer. - Ne fais pas ça, Harry.

On a un accord. Chez moi, c'est chez moi.

Qu'est-ce que je t'ai fait ?

Je n'ai pas envie d'en parler.

C'est pas ta faute.

C'est moi.

J'ai besoin d'échapper à ta présence.

Au revoir.

Non, attends. J'ai un cadeau pour l'anniversaire d'Alice.

L'anniversaire de ta fille, c'est le 14.

Je...

Je pourrais pas venir le 14. La convention tombe le même jour.

Je n'ai pas le choix. C'est exceptionnel.

Ce n'est pas exceptionnel.

Si. C'est pour ça que j'ai amené le cadeau à l'avance.

Je ne rentrerai pas. Laisse-moi seulement...

Je ne t'ouvrirai pas.

Ne viens pas. N'appelle plus.

Voilà... la mer.

C'est beau.

Merci, Harry.

Georges !

Georges !

- Maman. - Fais attention.

Maman !

Maman !

Mon copain Harry !

Mon copain Harry !

Reste là.

Où tu vas ?

S'il vous plaît, partez.

- Julie ? Alice ? Juliette ? - Julie n'est pas ici.

Sortez avant qu'elle ne revienne.

Julie !

Julie.

Va-t'en, Harry. Ici, c'est chez moi.

Je viens voir mes filles.

Je viens apporter son cadeau d'anniversaire à Alice.

Tes enfants sont parties dormir chez une amie.

Alice ! Juliette !

- Tu sors. - Sortez.

Maman, laisse-moi régler ça toute seule.

Si t'es pas sorti dans 10 secondes, je ne sais pas ce que je fais.

Un,

deux,

trois,

quatre,

cinq,

six,

sept...

Qu'est-ce qu'il y a ?

Je ne sais pas. C'est drôle.

Je ne trouve pas ça drôle.

Laisse ça.

Ce vase, c'est moi qui l'ai acheté. Tu te souviens ?

Harry, sors. Tu me fais peur.

"Peur" ? Moi, je te fais peur ?

Laisse-moi. Laisse-moi.

Julie...

Laisse-moi.

Julie.

Julie.

Julie... ma Julie.

Ne me touche pas.

Je t'en prie, ne me touche pas.

Ne me touche pas.

Ça me brûle ! Ça me brûle !

Oh, Julie, il fallait pas faire ça.

Mais c'est la voiture de papa.

Bonjour.

- Bonjour. - Vous êtes un ami de papa ?

Il est là ?

Chut. Surprise. Anniversaire.

C'est pas mon anniversaire. C'est le 14.

14.

14.

14.

Mon papa viendra me chercher le 14.

Vous viendrez aussi ?

Je veux bien.

C'est pour toi.

Il ne viendra pas.

C'est ça ? Il ne viendra pas ?

Lâche-moi.

On se calme.

Calme, calme, calme.

Calme. On se calme.

Papa.

J'étais venu pour ton cadeau.

Je sais. Merci.

Bon. C'est fait, maintenant.

Allez. Au revoir.

Pouet, pouet.

Rigole, Harry. Allez.

Sourire.

Comme ça.

Allez.

Ouvrez, s'il vous plaît, pour mon copain Harry !

Ouvrez !

Ouvrez !

Encore triste ?

Encore triste ?

Rigole, Harry.

Allez, rigole. Allez, rigole !

Allez, rigole !

On y va ?

Encore une minute.

D'accord. Une minute.

Top.

Top.

Une belle minute.

À nous. C'était à nous, la minute.

Oui.

Au clair de la lune

Mon ami Pierrot

Prête-moi ta plume

Pour écrire un mot

Ma chandelle est morte

Je n'ai plus de feu

Luis ? Luis, où tu vas ?

Georges !

C'est moi. C'est Luis.

- Luis Mariano ? - Je suis déguisé

pour qu'on ne me reconnaisse pas.

Incognito.

Maman, c'est toi

La plus belle du monde

Aucune autre à la ronde

N'est plus jolie

Tu as, pour moi

Avoue que c'est étrange

Le visage d'un ange

Du paradis

Luis !

Dans tous mes voyages

J'ai vu des paysages

Mais rien ne vaut l'image

De tes beaux cheveux gris

Je vole. Je vole.

C'est toi, maman

La plus belle du monde

Et ma joie est profonde

Lorsqu'à mon bras

Maman

Tu mets ton bras

Comment va mon petit garçon ?

Ta maman m'a dit que tu avais un nouvel ami.

Mon copain Harry. J'ai trouvé un ami.

Je suis contente pour toi.

Moi, habiter chez Harry.

Belle maison, avec télévision.

Et lui... il est d'accord ?

Oui. C'est d'accord.

Tu lui as demandé ?

Harry n'est pas encore prêt. Il a une autre vie.

Il faut regarder la réalité en face, mon petit Georges.

Je ne suis pas la réalité, moi.

Tu es la personne la plus gentille de la terre.

Tout est possible pour toi.

Regarde, tends la main.

Tu es un ange, mon ange.

Tu es différent.

Mon copain Harry.

Harry ? On va où ?

Pardon. Je suis même pas capable de m'occuper de mes enfants.

C'est Harry. C'est mon copain.

Il est 07h30.

La zone de dépression...

L'image de votre entreprise,

c'est, avant tout, celle que communiquent vos employés.

Comment se comporter face au client ?

Comment parler, s'habiller, regarder, sourire ?

Il ne faut rien laisser au hasard.

Tiens, une coccinelle !

Monsieur ?

Monsieur, ça va ?

Mon copain Georges.

Harry. Mon copain Harry.

Tiens. On dirait la reine d'Angleterre

avec son manteau.

C'est le défilé de l'école. Ça part dans tous les sens.

Au-dessus, il y a un beau ciel nuageux.

On voit une tache de couleur : ce sont les fleurs.

Il a mis ça là parce que les gens regardent la tache de couleur,

et voient le roi qui est juste au-dessus.

Et là-bas, des fleurs. Tout plein de fleurs.

Et il y a des filles qui sont là.

Il y en a plein l'escalier.

Un escalier rempli de fleurs. Et au-dessus, il y a un beau ciel...

Eh oui. Exactement.

S'il vous plaît, descendez de cette voiture.

Descendez.

Non !

Moi, je veux conduire la voiture.

Je suis content.

Nous voudrions une voiture pour aller à la mer.

Vas-y.

Monsieur, s'il vous plaît...

Monsieur, s'il vous plaît...

S'il vous plaît, une voiture, s'il vous plaît.

Vas-y, toi. Bien parler.

Nous sommes attendus

pour aller

à l'anniversaire

d'une petite fille.

Mais nous devons, auparavant,

chercher un ami.

Harry.

Harry.

- Ainsi qu'une amie à nous... - Nathalie.

Nathalie.

Nous aurions besoin

d'une automobile.

Demande poliment.

"Poliment."

Je...

je voudrais...

une voiture !

Il faut de l'argent, pour la voiture.

- Justement. - Beaucoup d'argent.

Beaucoup d'argent. Bon, le problème...

Nous pourrions emprunter.

C'est pas compliqué.

Je mets le contact.

Voilà. Vous avez un bouton, ici, sur lequel il suffit d'appuyer.

Monsieur le président...

je voudrais une voiture, s'il vous plaît !

Un instant.

Un instant, s'il vous plaît.

Chaud devant !

Chaud devant !

Cette méthode vous concerne tous parce que tout le monde vend.

Et tout le monde se vend soi-même, un jour ou l'autre.

Respectez les 4 règles élémentaires :

1...

Souriez.

2...

Regardez votre client dans les...

dans les yeux.

2. Donnez une impression de...

réussite. Les gens aiment... préfèrent

avoir affaire à quelqu'un qui a réussi plutôt que...

qu'à quelqu'un qui n'est plus dans le coup.

4. Soyez enthousiasme... enthousiastes.

L'enthousiasme est contagieux.

"Les papillons.

"Bleus, blancs, gris ou noirs,

"prompts, fous, lestes,

"et titubants et fanfarons.

"Les papillons, ces fleurs célestes, battent l'air de leurs ailerons.

"Ils déjeunent de primevères..."

Mon copain Harry !

Mon copain Georges !

Tu sais, je ne suis plus amoureuse de Johnny Hallyday.

On peut pas. C'est pas permis.

Quoi, ça ?

Tu sais bien : faire l'amour.

Qui dit ça ?

C'est mon papa qui le dit.

- Ton papa, il le fait bien. - Oui. Mais c'est pas pareil.

Il est normal. Il travaille.

Il est directeur. Il a une voiture, et tout.

Je ne veux pas faire l'amour avec un directeur.

Non, non, non et non.

Foutez-moi la paix.

Nathalie !

Nathalie !

Nathalie !

Nathalie, viens ici.

C'est fini.

C'est fini.

Madame, monsieur,

téléspectateurs,

moi, Georges. Moi, triste.

S'il vous plaît, dites à maman :

"Viens me chercher."

Maman.

Je veux rentrer chez maman.

Je ne suis pas comme les autres.

Oui, c'est vrai. Tu es mieux que les autres.

Dans tes yeux, il y a Georges.

Qu'est-ce que je peux faire, Georges ? Hein ?

Harry, il a des enfants.

Georges, c'est ennui pour Harry.

C'est pas vrai.

Maman.

Maman.

Mon tout petit.

Maman,

je veux partir avec toi.

Ça marche pas ici, pour moi.

Sois raisonnable, et deviens un grand garçon.

Je ne veux pas être un grand garçon.

Je veux partir avec toi.

Je suis loin. Je suis au ciel.

Tu es ce que j'ai eu de meilleur dans ma vie, Georges.

Tu es le plus beau cadeau que le ciel m'ait fait.

Maman.

Georges ?

Georges ?

Georges !

Harry veut Georges.

Papa !

C'était un beau feu d'artifice.

Maman, c'est toi

La plus belle du monde

Aucune autre à la ronde

N'est plus jolie

Tu as, pour moi

Avoue que c'est étrange

Le visage d'un ange

Du paradis

Maman, c'est toi

La plus belle du monde

Aucune autre à la ronde

N'est plus jolie

Tu as, pour moi

Avoue que c'est étrange

Le visage d'un ange

Du paradis

Dans tous mes voyages

J'ai vu des paysages

Mais rien ne vaut l'image

De tes beaux cheveux gris

C'est toi, maman

La plus belle du monde

Et ma joie est profonde

Lorsqu'à mon bras

Maman

Tu mets ton bras

Maman, c'est toi

La plus belle du monde

Car tant d'amour inonde

Tes jolis yeux

Pour toi, c'est vrai

Je suis, malgré mon âge

Le petit enfant sage

Des jours heureux

Au commencement, il n'y avait rien du tout.

On entendait seulement la musique.

Le premier jour, Il fit le Soleil.

Ça pique aux yeux.

Le deuxième jour, Il fit l'eau.

C'est mouillé. Ça mouille les pieds, si on marche dedans.

Puis, Il fit le vent. Ça chatouille.

Le troisième jour, Il fit l'herbe.

Quand on la coupe, elle crie. Elle a mal.

Il faut la consoler, lui parler gentiment.

Si on touche un arbre,

on devient un arbre.

Le quatrième jour, Il fit les vaches.

Quand elles soufflent, c'est chaud.

Le cinquième jour, Il fit les avions.

Si on ne les prend pas, on peut les regarder passer.

Le sixième jour, Il fit les gens :

les hommes, les femmes,

les enfants.

Je préfère les femmes et les enfants

parce qu'elles ne piquent pas quand on les embrasse.

Le septième jour,

pour se reposer, Il fit les nuages.

Si on les regarde longtemps,

on y voit dessinées toutes les histoires.

Alors, Il se demanda s'il ne manquait rien.

Le huitième jour, Il fit...

Georges.

Et Il vit que c'était bon.

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