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Vous n 'en avez pas envie ?
Tu ne le connais pas encore par cœur, ton journal ? Non, il y a encore un ou
deux articles que je n 'ai pas lus.
Dis -donc, tu l 'as menti.
Il faut bien que je m 'occupe.
Tu crois que ça va durer encore longtemps ? Quoi ? La commune.
On ne peut pas dire que les clients bousculent.
Ah oui, ça on ne peut pas le dire.
On pourrait peut -être faire de la pub, qu 'est -ce que tu en penses ? Bien sûr.
Et avec quoi tu la fais, la pub ? Oui, c 'est un sacré déçu.
Ah, les affaires reprennent.
Highland Detective, bonjour.
Tu dis ça ? Ouais, ouais.
Ouais, je connais.
J 'arrive tout de suite.
Bye bye.
C 'était qui qui t 'a changé de tête ? Ah, une amie.
Tu m 'excuses, il faut que j 'y aille.
Je reviens vite.
Qu 'est -ce qui est un problème ? Non, non, non.
Je t 'appelle.
Tu veux que je vienne avec toi ? Non, non, non. Je te tiens au courant.
D 'accord ? A tout à l 'heure.
Ouais. T 'as les copains, on parle pas de tout.
Enfin.
Il n 'y a rien de bien passionnant aujourd 'hui. Ouais, qu 'est -ce que tu
?
Voilà, c 'est comme ça.
T 'en veux pas ? Non, merci, j 'ai pas très faim.
Je sais pas comment tu fais pour manger autant sans prendre un gramme.
C 'est une question d 'enzyme.
On est tous comme ça dans la famille.
Ouais, c 'est vrai.
Ça me dit pas ce que je vais pouvoir écrire pour demain, moi.
T 'as fait un papier sur la bouffe ? C 'est passionnant.
Non, je crois plutôt que je vais aller faire un tour.
Attends, tu vas commettre sur dehors. Tu vas où ?
Je vais les rendre une petite blouse à maïs.
Peut -être que la clé est un scoop.
Ouais ? Ouais.
Bon.
En fait, tu peux prendre le message, s 'il te plaît ? Ouais, t 'inquiète pas.
À plus.
À plus.
J
'arrive
pas à croire ce que tu me racontes.
Moi aussi, il m 'a fallu du temps pour m 'y habituer.
Mais ils ne peuvent pas t 'accuser sans preuve.
Mais pourquoi je suis coupable ? C 'est moi qui ai volé des tableaux.
Depuis quand tu travaillais dans cette galerie ? Presque six mois.
Et tu as une idée de qui a pu faire le coup ? Non, aucune.
Ce que je sais, c 'est qu 'on va me faire porter le chapeau.
Et ils t 'ont suivi jusqu 'ici ? Oui, ça fait trois mois qu 'ils me
compliquaient par une agence de détectives.
J 'ai vu les mecs, ils ont mis à mes trousses.
Il y en avait un qui m 'attendait à la sortie de l 'aéroport.
Il ne t 'a pas vu ? Non, j 'ai eu la chance.
Je vais voir ce que je peux faire.
Je remercie, c 'est gentil.
De rien.
Tu m 'en veux toujours ? Non.
Enfin.
Je ne sais pas.
Mais tu sais, quand cette histoire m 'est tombée dessus, j 'ai tout de suite
pensé à toi.
C 'est pour ça que je suis venue ici.
Oui, c 'est gentil.
Je t 'ai fait vivre un enfer pendant deux ans.
Je t 'ai fait souffrir.
Je t 'ai plaqué.
Je me demande ce que tu dois penser de moi.
Que tu es toujours aussi jolie.
Entrez, entrez, je vais aller tout de suite.
Bonjour monsieur, Franck Vanier.
Bonjour. C 'est vous le détective ? Oui, enfin un des deux, nous sommes des
associés. Fred Burroughs, de l 'agence Godard.
Très bien, je suis un de vos confrères, je viens de Miami.
Je vous en prie, asseyez -vous.
Qu 'est -ce que je peux faire pour vous ? J 'aurais besoin d 'un petit coup de
main.
Vous connaissez bien l 'île, je suppose ? Oui, bien sûr.
Tout nous laisse à penser qu 'une voleuse de tableaux a ses réfugiés ici.
Il faut absolument que je la retrouve.
Bien, vous allez m 'expliquer ça.
Comment s 'appelle -t -elle ? Sanford.
Elisabeth Sanford.
Désolé, ma chérie, mais je n 'ai pas grand -chose pour vous.
Vous savez, il ne se passe rien de bien passionnant dans cette île depuis
quelques jours.
Ah, en revanche, si vous voulez, je peux vous inviter à déjeuner.
Non, c 'est gentil, Miles, mais je ne suis pas très fin.
Non, je crois que je vais retourner tristement à mon bureau en essayant d
géniale comme d 'habitude.
Comme vous le voulez.
Oui ? C 'est tout, vous dites ? Bon.
Bon, ne touchez à rien, j 'arrive.
Qu 'est -ce que vous faites ? On vient de découvrir un cadavre dans les
toilettes de l 'aéroport.
Excusez -moi.
Finalement, je crois que j 'ai accepté votre invitation à déjeuner.
On grignoterait un petit morceau de l 'aéroport ? Bon, ok, venez.
Tu ne bouges pas avant d 'avoir de mes nouvelles.
Oui, chef.
Tu vois que tu n 'as pas changé. Tu prends toujours les choses en main.
Sur beaucoup de points, je n 'ai pas changé.
Qu 'est -ce que tu vas faire ? Je vais essayer de trouver des informations sur
ton affaire.
Ok ? Je t 'appelle.
D 'accord.
Elle est pas mal ? Oui, comme vous dites.
5 millions de dollars de tableau, dites donc, c 'est pas rien.
Et votre client est sûr que c 'est elle ? Oui, certain, mais il n 'a aucune
preuve.
Mais d 'où vient cette attitude alors ? Elle était la seule à avoir les clés du
coffre où étaient stockés les tableaux.
Et le coffre n 'a pas été forcé.
Et comment savez -vous qu 'elle est ici ? Ça fait un petit moment qu 'on la
piste.
On a vu se rendre ce matin à l 'aéroport de Miami.
L 'enquêteur qui la suivait a réussi à embarquer sur le même vol.
Et elle nous a appelé de l 'avion juste avant le décollage.
Attends, tu ne comprends pas bien. L 'enquêteur a pris le même avion qu
Il est où, lui, en ce moment ? Justement.
Ça que je ne sais pas.
La femme Ford a dû prendre une autre sortie à l 'aéroport et elle l 'a
certainement suivie.
Elle ? Oui, ma collègue. C 'est une femme.
Chella Garrett.
C 'est bizarre qu 'elle n 'ait pas encore appelé.
Ne vous inquiétez pas, ça passe très bien.
Oui, oui.
Et vous, qu 'est -ce que vous faites ici ? Il semblerait qu 'elle est un
complice sur cette île.
On a pu surprendre quelques -unes de ses conversations téléphoniques.
Je suis arrivé ici il y a trois jours pour tenter de le localiser.
Et vous avez trouvé quelque chose ? Non, pas encore.
La seule piste que j 'ai, c 'est qu 'il s 'appelle Patrick et qu 'elle l
'appelait toujours dans un bar, le Parrot Inn.
Ah oui, je connais. C 'était côté de Palapa, c 'est ça ? Oui, juste avant.
Je suis déjà allé planquer là -bas deux ou trois fois, mais je n 'ai pas réussi
à repérer l 'oiseau.
C 'est vrai qu 'il y en a quelques -uns des oiseaux là -bas, surtout des
perroquets.
Pardon, ce n 'est pas drôle.
De toute façon, maintenant qu 'on est sûr qu 'elle est ici, ça change le
problème. Le plus important, c 'est de savoir où elle est passée.
Bon, on va commencer par appeler tous les hôtels de l 'île.
Si elle n 'est pas descendue tout au fond, on a une petite chance.
Tenez, il y a un téléphone là -bas.
Je commence par les A, vous par les Z.
Ah, un petit détail, c 'est 100 dollars de l 'heure.
Ça vous va ? C 'est pas cher.
Moi c 'est 300.
On y va ?
Papier, vous étiez l 'ancien frère. Merci.
Alors dites -nous, vous êtes bien curieuse, vous.
Conscience professionnelle.
C 'est qui ? Une certaine...
Zetemche Lagaret, né le 13 janvier 1963 à
Oklahoma City.
Profession... Tiens.
Tiens donc.
Détective privée.
Elle était certainement sur une affaire. Tiens.
Oui, apparemment, elle est arrivée tout à l 'heure de Miami par le vol 465.
Bon.
Bon, je vais envoyer un e -mail à mes collègues de Miami.
Ils en sauront peut -être un peu plus.
Tiens.
Vous avez une idée de l 'arme avec laquelle elle a été tuée ? Oui,
un petit calibre.
Mais pratiquement à bout de temps et en plein cœur.
Elle n 'a pas dû souffrir beaucoup.
Bon, je me concentrerai de ça pour mon article.
Merci, Marie.
Dis -donc, vous n 'avez pas de cœur, vous ? Une femme est morte et vous ne
pensez qu 'à votre article ? Tiens, c 'est vrai.
C 'est le métier que voulez -vous.
Bon, merci, à plus tard.
Eh, enfin, on ne devait pas déjeuner ensemble.
Si, mais là vraiment, je suis désolée, ça m 'a coupé la tête.
Merci quand même.
Bon, à bientôt.
OK, merci.
Marie, temps de corde.
Comme du table et la voiture.
Voilà, peut -être.
Vous n 'avez rien ? Bon, merci.
Vous en êtes où ? Encore une dizaine.
À mon avis, elle a pris un pseudo.
Oui, c 'est possible.
Dans un second temps, on fera le tour des hôtels, avec sa photo.
Salut.
Je vous présente Bill O 'Connor, mon associé, Fred Burroughs de l 'agence
à Miami.
C 'est un confrère.
Enchanté. Moi aussi.
Fred voudrait qu 'on lui donne un coup de main sur une affaire dont il s
'occupe.
Ah.
Avec plaisir. Il s 'agit de quoi ? Il est sur la piste d 'une voleuse de
Une certaine Elisabeth Sanford.
Il paraît qu 'elle est sur l 'île.
Elisabeth Sanford.
Oui, bonjour, est -ce que je peux parler à Patrick Foster, s 'il vous plaît ?
En dehors du fait qu 'elle avait la clé de ce fameux coffre, vous avez d 'autres
présomptions ? Il n 'y avait qu 'une seule clé, et le coffre n 'a pas été
ça ne vous suffit pas ? Aucun autre moyen d 'ouvrir ce coffre ? Non, aucun,
vérifié. Elle a été interrogée par la police ? Bien sûr, elle a tout mis en
bloc.
C 'était le client qui s 'est volé lui -même et qui a accusé cette
Sanford, c 'est ça ? Non, ça m 'étonnerait.
C 'est un collectionneur plein aux as et les tableaux n 'étaient même pas
assurés.
C 'est vrai qu 'en principe, quand ils font ça, c 'est pour toucher la prime.
Bon, on y retourne ? Excuse -moi, mais on était en train d 'appeler les hôtels.
J 'en étais où ? Ah oui, il m 'a oublié.
Franck, attends, je vais le faire.
Fais -tu, hein ? Tiens, si tu veux, n 'y mets rien.
Ouais.
Allô, Maho Bichota ? Oui, je voudrais savoir
si vous avez une mademoiselle Sandford chez vous. Je voudrais savoir si vous
avez une madame Elisabeth Sandford.
Sandford.
Elisabeth Sandford.
D 'accord, je vous remercie.
Elle n 'est pas là non plus.
Bon, vous allez m 'excuser, mais il faut que j 'y aille. Je suis déjà sur un
coup, j 'avais pas prévu cette soirée.
Sors vite, tu vas quand même laisser tomber pour une fois qu 'on a du boulot.
Enfin, on travaille avec Fred.
Écoute, j 'en ai pour une petite heure.
Je reviens vite.
Promis. Pas de problème.
De toute façon, j 'ai peur qu 'il ne faille qu 'on se tape plus hôtel les uns
après les autres avec la photo.
Attends, tu prends la bagnole ? Hein ? Fred, vous avez une voiture ? Oui, j 'en
ai joué une.
Très bien.
Tu iras avec Fred ? Laisse -moi le portable au moins.
Le portable.
À plus.
Vous n 'avez qu 'une seule voiture et un seul portable pour deux.
C 'est -à -dire qu 'en principe, on fait les enquêtes ensemble.
Ah, c 'est celle -là. Excusez -moi.
Oui.
Ah, Greg.
Je crois que c 'est celle -là.
Qu 'est -ce que tu dis ? Enfin, c 'est pas possible.
Ok, ok, j 'y vais.
Je te rappelle après.
Qu 'est -ce qui passe ? Un problème ? C 'est mon bureau de Miami.
La police les a appelés.
On a retrouvé le corps de chez Lagarette dans les toilettes de l 'aéroport de
Saint -Martin.
Il a été tué par balle.
Oui, s 'il vous plaît.
T 'en veux pas ? Non, je te piquerai peut -être une ou deux frites.
La vache ! Qu 'est -ce que tu mets comme ketchup ? C 'est pas du ketchup, c 'est
de la harissa.
C 'est mieux quand c 'est épicé.
Alors, elle était comment, celle -là ? Euh, jeune femme, la trentaine, le nez
refait, les cheveux châtains clairs.
Le nez refait ? Vous êtes marrantes, vous, les nanas.
Tu vois le cadavre d 'une meuf, tu t 'aperçois qu 'elle a le nez refait ? On
'en fait pas, que va -t -il ?
Tu sais quoi ? C 'est quand même bizarre, cette histoire.
Une détective de Miami qui vient de faire descendre les filles.
Si tu veux, c 'est un métier à risque.
Ouais.
Comme tu dis.
Bon, je vais aller travailler.
J 'en ai pour une minute.
Oui,
pourriez -vous me passer la chambre 428, s 'il vous plaît, mademoiselle
Sandford.
Très bien, merci beaucoup.
Excusez -moi, mademoiselle Sandford est sortie.
Oui, monsieur.
Il y a un quart d 'heure à peu près. Je crois qu 'elle a pris un taxi.
Merci.
Alors, vous me dites qu 'elle suivait une voleuse de tableaux depuis mi -an
Oui, une certaine Elisabeth Sanford.
Tenez, c 'est sa photo.
Pas mal, hein ? Le vol de tableaux a eu lieu il y a combien de temps ?
Trois semaines.
Cette Elisabeth Sanford est quand même la suspecte numéro un.
Ce serait bien que vous nous aidiez à la retrouver, Miles.
Dites -moi, Valier.
Quel rapport vous avez avec l 'affaire ? Il travaille avec moi.
Exactement.
Ouais.
Bon.
Dans un premier temps, il faudrait que vous passiez avec moi à la mort,
identifier le corps de la victime.
Elle avait de la famille ? Oui, un petit garçon et j 'étais son parrain.
Pauvre maman.
Enfin, pas parce que vous étiez son parrain. Bon, on y va quand vous voulez.
Lisa ? C 'est là.
Je t 'attendais.
Si tu veux des frites, dépêche -toi avant de prendre.
J 'ai presque fini.
Vera Claudel ? Qui ? Oui, oui, faites -le entrer.
On a de la visite ? Oui, Bill O 'Connor sans personne.
Oh, le détective, là, le bogote ? Oui, je lui demande bien ce qu 'il me veut.
Ah, moi non, je vois bien ce qu 'il veut, moi.
Très drôle.
Bon, allez, je vais te laisser recouler tranquillement.
Mais t 'inquiète pas, t 'es en beauté.
On va bien ?
Salut Vera, je vous dérange pas j 'espère ? Non pas du tout Bill, asseyez
Ça fait plaisir de vous voir.
J 'ai un service à vous demander.
Dites toujours.
Je voudrais savoir si on parle dans vos dépêches d 'il y a trois semaines d 'un
vol qui a eu lieu à Miami, un vol de tableau.
Vous êtes sur un coup ? On peut dire ça comme ça.
Si je vous aide, vous me demanderez des tuyaux.
L 'exclusivité ça vous va ? Ok, ça marche.
C 'est quoi l 'étoile ?
Un Monet et un Gauguin.
Ok, mais je pars.
Je vais voir ça.
Mais... C 'est quoi cette histoire ? Vous n 'êtes pas au courant ? On a
le cadavre tout à l 'heure.
Ça a d 'ailleurs sauvé ma journée parce que sinon je ne savais pas ce que j
'aurais écrit dans le journal.
C 'est donc bien chez la Gareth.
Oui.
Bon, on y va ? On y va.
Bon, vous allez me donner une photo de cette Elisabeth Sanford.
Je vais la faire des visites en tout cas.
Maintenant, c 'est un affaire personnelle entre elle et moi.
Directive, répondez -moi.
Désolé, Vera, j 'ai pas le temps. Je suis sûre que vous me cachez quelque
A plus tard.
Les deux, je ne peux même pas finir, Bill.
Mais on n 'a pas les moyens de vous payer un portable, fréquent.
Non, c 'est pas ça.
Enfin, oui.
C 'est un peu ça.
Les affaires n 'ont pas l 'air brillantes.
Ça dépend des moments.
Si on va faire routine, c 'est la prochaine à gauche.
Je t 'ai déjà implorqué.
Vous connaissiez bien la victime ? Ah bah oui, si vous étiez le parrain du
couple, évidemment, pardon.
C 'est une grande dame.
C 'est grâce à elle que je suis rentré dans l 'agent.
C 'est pas l 'histoire.
Ça fait longtemps que vous faites ce métier ? Cinq ans et vous ? On débute un
peu, vous savez.
Ça va faire un an, au moins deux ans.
C 'est quoi avant ? Un peu n 'importe quoi, j 'étais dans une école de cinéma.
Vous rêviez de réaliser des polars ? Oui, exactement.
Comment vous avez deviné ?
Et mon père était un privé, à Paris.
Et ça recoupe ? Non, elle s 'est fait descendre par un truand, en faisant une
planque.
Ah oui.
Et vous ? Non, je n 'ai pas encore été descendu.
Je veux dire, quelle formation ? Je fais l 'école de police de Miami.
Mais comme il n 'y a pas de place pour moi, je suis rentré dans le privé.
Vous êtes un vrai pro, alors.
Si on veut avoir une chance de survivre dans ce métier, il vaut mieux.
Dites -moi, vous parlez super bien français, au fait.
Ma mère était française.
Ah, évidemment, ça explique tout.
Ah oui.
Comment a fait exactement ? Faire ce qu 'a fait tout bon détective quand il ne
sait pas par quel bout prendre une affaire.
Suivre son instinct.
Sous -titrage ST' 501
Vous ne pouvez pas vous passer de moi, c 'est ça ? J 'aimerais savoir pourquoi
vous vous intéressez tant à cette histoire.
Je vous l 'ai dit, une femme a été tuée à l 'aéroport et son collègue est venu
nous trouver pour qu 'on l 'aide dans son enquête, c 'est tout. Moi, ça ne
suffit pas comme explication.
Je suis sûre qu 'il y a autre chose.
Vous alliez où ? Où je veux.
Vous n 'avez pris ni la direction de votre bureau ni celle du bureau de
Vous alliez où ? Pourquoi je vous le dirais ? Remontez dans votre voiture,
je vais continuer à vous suivre.
Mais plutôt avec moi.
Tu te présentes ?
Vous ne buvez jamais d 'alcool ? Ça dépend.
Vous, ça n 'a pas l 'air de vous gêner.
J 'ai eu pas mal de chocs aujourd 'hui.
Oui, c 'est vrai, j 'avais oublié.
Qu 'est -ce qu 'on fait maintenant ? On attend et on regarde.
J 'ai dit on regarde, j 'ai pas dit on regarde.
C 'était juste comme ça.
Ah oui, au fait, vous n 'avez pas d 'autres nouvelles de ce correspondant
Antoine a appelé ici ? Non, à part son prénom, Patrick, c 'est tout ce que je
sais.
Je suis très pressée que vous m 'ayez raconté tout ça.
Je ne sais pas trop pourquoi.
Peut -être parce que c 'est le même genre de fille que vous.
Vous croyez que c 'est elle qui a tué M. Lagarette ? Non, c 'est impossible.
Lisa n 'est pas une meurtrière.
Vous avez vécu longtemps avec elle ? Presque trois ans.
Je suis venu ici quand elle m 'a quitté.
Vous l 'aimez toujours ?
Mademoiselle, s 'il vous plaît.
Ah, désolé, elle a quitté l 'hôtel.
Quoi ? Vous êtes sûre ? Certain, monsieur.
Elle a réglé sa note il y a un quart d 'heure. Et vous l 'avez vue sortir ?
mais je ne vois pas tout le monde, vous savez.
Ok, merci. Je vais y aller. Ne bougez pas. Vous allez où ? On a une petite
chance qu 'elle soit encore dans sa chambre. Je reviens. Surveillez le rôle
'entrée.
Il faut que je te parle. Mais où t 'étais passé ? Écoute -moi, c 'est
détective te suivait dans l 'avion et elle a été tuée.
Ah, il.
Viens, je ne peux pas te parler ici, de toute façon.
Je ne peux pas, je ne suis pas seul. Mais j 'ai vu, c 'est qui cette fille ?
'est ta fiancée ? Non, non, pas du tout, c 'est une amie, une journaliste. J
'étais allé la voir pour avoir des tuyaux sur le vol des tableaux. Je ne
pas te parler, elle est en danger.
Bon, où tu veux aller ? On peut rejoindre sa voiture, il faut qu 'elle
voit.
Si mon père se parle derrière, oui.
La mort remonte à environ une heure.
Comment vous savez ça ? Ah, c 'est vrai que vous n 'avez pas fait l 'école de
police.
Je ne sais pas ce que c 'est que de la rigidité cadavérique.
Tiens, pour la base.
Nous venez ! Attendez -moi là ! Ah, laissez -moi passer. Pardon,
pardon, laissez -moi passer.
Ah, le lieutenant. Merci d 'être venu aussi vite. Oui, oui.
Où est le corps ? Là, dans la cage.
Ah, mais décidément, vous êtes partout, hein ? Désolé, ma, j 'avais vraiment
pour rien.
Bon, j 'espère que vous n 'avez dit rien.
J 'ai juste vérifié qu 'il était bien mort.
Apparemment, c 'est un petit calibre. Le même genre que celui avec lequel celle
-là a été abattue.
Oui. Et qui a trouvé le corps ? La dame, là -bas.
Bon, on l 'interrogera plus tard.
Personne n 'a entendu de détonation, je suppose.
J 'ai déjà posé la question.
Apparemment, non.
Avec le briquet, c 'est pas étonnant.
Vous n 'avez aucune idée de qui c 'est ? Je n 'ai pas voulu le fouiller avant
votre arrivée.
Encore un de vos compatriotes, décidément. Comment ça s 'appelle ?
Patrick Foster.
Pourquoi tu ne m 'as pas dit tout ça ce matin quand j 'ai venu te voir ? Je ne
sais pas.
J 'avais peur que tu ne me croies pas.
Mais pourquoi le propriétaire de la galerie aurait manigancé tout ça contre
? Parce qu 'il est amoureux de moi.
Je ne vois pas le rapport.
Quand il m 'a engagée dans sa galerie, il avait qu 'une passion, c 'était les
tableaux. Un jour, il m 'a convoquée dans son bureau, il m 'a dit que j
la plus belle œuvre d 'art qu 'il ait jamais connue.
Il n 'y a pas de doute, il a du goût.
Quand il a compris qu 'il n 'avait aucune chance avec moi, il a pété les
Il m 'a dit qu 'il vengerait.
Et deux jours après, deux tableaux disparaissaient.
Il m 'a accusé de les avoir volés.
Non mais attends, tu as vu la police. Tu leur as dit que tu avais reçu des
menaces. Ils m 'auraient réunis.
Et tu m 'as dit qu 'il a pris le même vol que toi et la détective. Oui, il m
suivie dans l 'avion.
Il a essayé de me parler et je l 'ai envoyé balader.
C 'est bizarre qu 'elle n 'ait pas parlé de lui quand elle a appelé.
Elle ne le connaissait pas. Il l 'a rencontré avec le patron de l 'agence.
Pourquoi est -ce qu 'il aura assassiné la détective ? Mais pour me faire
accuser.
Pourquoi tu es venu jusqu 'ici ? Hein ? Tu peux me dire pour quoi faire
? Je te l 'ai dit pour te voir.
Lydia, Fred Burroughs m 'a dit que tu avais un mystérieux.
C 'était un complice que tu appelais au parotine.
Qui c 'était ? C 'était pas un complice.
C 'était juste un copain.
Pourquoi tu ne m 'en as pas parlé ? Parce que c 'était mon petit ami.
Je t 'assure, ce n 'est pas pour lui, mais pour toi.
Qu 'est -ce que tu as dans moi maintenant ? Il faut que tu m 'aides à
'île. Sinon, il va me tuer.
Tu es tué ?
Bon, vous ne quittez pas l 'île, il semble dire, hein, ok ? Ok, lieutenant.
Je peux vous appeler pour savoir si c 'est bien la même arme qui a tué Shell,
? Si vous voulez, oui.
On devrait avoir les rapports du labo dans deux heures.
Chut ! À propos de votre associé, là, il vous fait des infidélités, non ? Non,
non, je crois qu 'il est sur notre enquête.
Ouais, j 'espère qu 'il ne le fera pas au temple des Gagbous.
On y va.
Comme vous le voyez, le chef de la police est charmant ici.
À Miami, ils nous ont mis en garde à vue, alors ne plaignez pas.
Qu 'est -ce que vous comptez faire maintenant ? Continuer à suivre votre
instinct ? Ça ne sert à rien.
On pourrait peut -être avoir des raffinements sur... poster ? Je ne sais
peut toujours essayer, même.
Ça va, créature de rêve ?
Alors, tu n 'as pas retrouvé ton beau -détective ? Si, mais il m 'a planté.
Il veut que j 'aille reprendre un taxi pour récupérer ma voiture.
Ah ouais, il n 'est pas censé être à ton charme.
Non, mais là, il s 'est mis dans une sale affaire.
Il connaît la meurtrière présumée de la détective, une certaine Lisa Sandford.
C 'est son ex.
Ah, ah.
Ouais, je l 'ai vu repartir de l 'hôtel avec une femme, je suis pratiquement
sûre que c 'était elle.
Je ne comprends rien du tout.
Bon, ce n 'est pas grave, je suis que stagiaire après tout.
Vous voulez manger ? Est -ce que tu pourrais me ressortir le dossier sur le
de tableau de Miami qu 'on a regardé tout à l 'heure ? Oui, bien sûr.
Je me demande si je dois appeler Miles.
Ce serait ton devoir.
Oui, mais ce serait dégueulasse pour Bill.
Tu viens de me dire qu 'il t 'avait planté.
Ça va, il a peut -être des raisons.
Tu me le trouves le dossier ? Tiens, mais pas grand chose.
Deux tableaux de la collection d 'Albert Goldman disparaissent. Le célèbre
collectionneur et propriétaire de la plus grande galerie d 'art de la ville,
aujourd 'hui de 65 ans, affirme que ces tableaux ont disparu de son coffre sans
qu 'aucune effraction n 'ait été commise.
Les tableaux à un gauguin et à un monnaie sont estimés à plus de 5
dollars.
Comme tu dis, il n 'y a pas grand -chose.
Apparemment, Patrick Foster était sur un coup.
Une histoire de tableau volé qui l 'appliquait, le dixième de leur valeur,
bonne femme coincée.
T 'as raison, ça.
On a dit que c 'était rien de plus ? Non.
On peut pas poser que des questions ? Il ne parle pas aux étrangers.
C 'est une normale.
Je crois que c 'est pour vous, là.
Ah oui.
Allô ? Ah, Vera, oui.
Quoi, qu 'est -ce que vous dites ? Oui, oui, c 'est bon, on arrive tout de
suite.
On a du nouveau sur les abattants de cordes.
C
'est
bien poli de vouloir partir en bateau.
Tu ne veux pas qu 'on aille voir les filles ? Qu 'on leur raconte toute l
'histoire ? Je connais Miles.
Je suis sûr qu 'il t 'écoutera.
Ça ne sert à rien. Il a trop bien calculé son cours. En plus, je n 'ai pas
preuves.
Je peux essayer d 'en avoir.
Je crois que tu as une chance de réussir.
Qu 'est -ce que je ne ferais pas pour toi ? Je savais que je pouvais tomber
toi.
C 'est important que je parte. Je me sentirais plus en sécurité.
Ça ne t 'empêche pas de mener ton enquête.
Où tu veux aller ? À Cuba.
Son passeport américain n 'a aucune chance de venir pour faire.
Et là -bas, je prendrai un vol pour l 'Europe.
Je t 'en supplie, laisse -moi partir.
D 'accord, allons -y.
Tu as de l 'argent ? Oui.
Tu ne veux pas que je t 'accompagne ? Ça ne sert à rien, ne t 'inquiète pas, je
t 'appellerai, tu m 'en donneras plus tard.
Regarde.
Parfait, allons -y.
Oui, oui, c 'est bien elle, Mlle Sandford.
Ok, merci.
C 'est pour ça que Ville a tenu à appeler lui -même le Marovitch.
Vous êtes sûre qu 'elle est partie en voiture avec votre amie ? Pratiquement,
oui. Vous n 'avez pas une idée de l 'endroit où elle a pu se rendre ?
Sincèrement, non.
Si elle a quitté l 'hôtel, c 'est probablement qu 'elle a l 'intention de
quitter l 'île, non ? Pas mal pour une analyse.
Bon, on a deux solutions.
L 'aéroport ou le port.
Non, non, l 'aéroport c 'est trop dangereux.
Elle doit savoir qu 'elle est repérée.
On se porte.
Je ne peux pas vous laisser partir avec un bateau comme ça, sans équipage. Je
vous ai dit que je savais piloter. Ce n 'est pas le problème, il faut une
caution. Combien ? Au moins 50 000 dollars.
Écoutez, je vis ici, j 'ai un bureau de détective.
Vous pouvez me porter garant si vous voulez.
C 'est bon, vite, c 'est gentil, je peux payer.
Le comptier, vérifiez.
Attendez.
Quoi, qu 'est -ce qu 'il y a ? C 'est quoi le problème ? Je vous donne 50 000
dollars, vous n 'êtes pas content ? Ce n 'est pas clair, c 'est tout le soir.
Bon, une seconde, on va discuter.
Écoutez, monsieur.
C 'est simple, je vous dis que je vis ici.
Lève -toi.
Lisa ? Rendez -moi l 'argent.
Lisa ? Mettez -le dans le sac.
Reculez.
Lisa, tu es folle.
Lisa. Laisse -moi, Bill.
Détachez les amarres.
Lisa, arrête de t 'enfuir.
Je vous ai dit de détacher les amarres, Bill.
Tu bouges pas. Fais -toi tirer, je te le fais.
Tu vas avoir de gros ennuis en tant que ça. Tu te mets hors -la -loi.
Oh, mon pauvre ville.
T 'as gobé toute mon histoire.
Je suis déjà hors -la -loi.
C 'est moi qui ai piqué les tableaux.
J 'ai tué deux types aujourd 'hui, alors un de plus.
Je t 'ai tué, t 'as marré.
Fais -le, toi !
La voiture, regardez.
Bonne éduction, Fred.
Une tarde de confinement.
Allez.
Reculez maintenant.
Ça va ? Recule.
Adieu, Bill.
Pourquoi t 'as sauté ? Je suis désolée, pourquoi t 'as sauté ? Pourquoi ? Parce
que je ne veux pas te laisser perdre.
Qu 'est -ce qui s 'est passé ? La bonne femme, là -bas, elle m 'a volé un
bateau. Le mec qui était avec elle a sauté à l 'avant et lui a tiré dessus.
C 'est un autre bateau ou pas ? C 'est pas grave, pourquoi ? Ok, on y va. On va
les rattraper.
Et attendez, vous êtes qui, là ? Moi, je suis Vera Claudel de Saint -Martin
News. Vous me donnerez votre... Vous êtes sûr que vous êtes de la police ?
tenez, ça c 'est ma carte de presse.
Allez, faites ce que vous dites.
Franck, aidez -moi. Non, c 'est pas prudent, restez ici. Je sais que c 'est
prudent, mais je fais mon boulot.
Lisa ! Mais qu 'est -ce que t 'as fait ? Dis, pourquoi t 'as fait ça ? Je n
'avais marre d 'être minable.
Tu disais déjà ça quand on était ensemble.
Ça a été pire après.
Et pourquoi tu ne m 'as pas appelé ? Par fierté.
Ce n 'est pas que je le sache.
J 'ai fait de remonter la pente.
J 'ai trouvé cette place dans cette galerie.
Quand j 'ai vu ces mortes de tissus qui valaient des millions de dollars, je n
'ai pas résisté. Je me suis dit que c 'était trop injuste.
Qu 'est -ce que tu voulais en faire, hein ? Les repas, en fait.
J 'ai trouvé un petit trafiquant à Saint -Martin.
On m 'en a offert 500 000 dollars.
Même pas 10 % de ce que ça valait.
Mais tu les as vendus quand même ? J 'ai pris le prix que j 'ai gardé le
tableau.
Je perds pas mal de temps.
Fais -toi un garrot.
Vous inquiétez pas, on va les rattraper.
Elles n 'ont pas l 'air très à l 'aise en bateau.
Tu sais, finalement, il ne faut pas plus mal que tu sois avec moi.
Ah.
Qu 'est -ce que tu racontes encore ? J 'ai 53 000 dollars en liquide et des
tableaux. Vous êtes effrayés avec ça.
C 'est un rêve.
Quoi ? Sexe même encore ? On pourrait se faire notre vie ensemble cette fois
-ci, pas comme des minables.
Tu vas te faire prendre, Lisa.
Tu comprends que je te faire prendre ? Jamais.
Poussez -vous ! Poussez -vous, je dis !
Réponds -moi.
Vous l 'avez eu.
Vous l 'avez dit.
C 'est une affaire personnelle. Elle et moi.
Elle était trop jeune pour mourir.
Ce qu 'elle a tué aussi.
J 'aurais jamais dû la laisser.
Arrête, elle était folle.
Tu ne l 'as pas connue.
C 'était une femme formidable.
C 'est la vie qui l 'a brisée.
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