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"CHARLIE CHAN DANS LES SERVICES SECRETS"
C'est formidable, M. Melton.
Ce n'est pas encore parfait, mais �a va venir.
- Bonjour, M. Blake. - Bonjour, Mme Hart.
M. Melton m'a invit� � prendre un verre.
M. Melton est encore au laboratoire, mais il devrait descendre sous peu.
- Veuillez passer au salon, je vous prie. - Merci.
Y en a-t-il qui sont dangereuses, M. Melton ?
Ce sont toutes des maquettes de bombes, sauf une.
Celle-ci est charg�e.
C'est une bombe extr�mement puissante.
Si elle venait � tomber,
tout ce qui se trouve dans un rayon de 180 m serait d�truit.
R�duit en miettes.
Voil� qui est mieux.
� plus tard, messieurs.
Voil� deux semaines que vous me suivez.
Et si vous faisiez une pause ?
- C'est �a que nous suivons, pas vous. - Oui, je sais.
C'est en s�curit� ici depuis deux mois, on n'est pas � un jour pr�s.
On doit surveiller...
Nous sommes � Washington, pas en territoire ennemi. Je suis chez moi.
J'ai invit� des amis � boire un verre, et je ne veux pas les accueillir
flanqu� de deux agents des services secrets.
- Mais nous ne... - Non !
Me pr�senter avec des gardes du corps serait une insulte � mes invit�s.
Croyez-vous que j'inviterais des ennemis chez moi ?
- Non... - Alors veillez sur moi d'ici
ou depuis la rue.
C'est laquelle, qui est dangereuse, d�j� ?
Celle qui a une croix noire peinte dessus.
Tout bien r�fl�chi, on devrait peut-�tre aller dehors.
Quelle barbe, de jouer les gardes du corps pour Melton !
Il n'y a pas de barbe qui tienne.
C'est un homme important, c'est pour �a que le Pr�sident nous a mandat�s.
Je sais, mais c'est quand m�me un dr�le de boulot.
Il ne se passe jamais rien.
O� allez-vous ?
Quelque part, monsieur. J'ai un rendez-vous important.
Effectivement, et c'est ici.
Pas du tout. Je fais une course pour Mme Winters.
- Demandez-lui, elle vous le dira. - Restez ici.
Il est mort, et les plans ont disparu.
Avez-vous dit que M. Melton �tait mort ?
Oui. Mme Hart, y a-t-il quelqu'un en haut ?
Non. Tout le monde est ici.
Va jeter un coup d'�il.
Allez tous au salon, je vous prie.
Vous aussi.
De quel droit faites-vous irruption ici...
De plein droit. J'ai un mandat pr�sidentiel.
SERVICES SECRETS
Oui ? Oui, monsieur, tout de suite.
Oui, je comprends.
D'accord.
Merci. Oui.
M. Chan � l'appareil.
J'attends mon fils et ma fille.
Quand ils arrivent, envoyez-les dans mon bureau.
Merci.
Oui ?
M. Chan, venez dans mon bureau.
J'arrive.
- Oui, chef ? - Asseyez-vous, Charlie.
George Melton, l'homme que nous prot�gions, est mort.
- Melton, l'inventeur ? - Oui.
Selon la Navy, sa derni�re invention pourrait mettre un terme
� la menace des U-Boots...
Je suis l'agent de garde. La maison est surveill�e.
Personne ne sort sans autorisation.
- C'est bien �a ? - Exactement.
Melton avait sur lui l'unique exemplaire du plan de sa torpille
juste avant qu'on le retrouve mort.
Ce plan a disparu.
C'est pratique de tuer un homme pour faire dispara�tre le plan.
Presque trop pratique.
Vous soup�onnez l'habile espion Manlich ?
Charlie, vous devez retrouver ce plan au plus vite.
- Je vous confie l'affaire. - Je ferai de mon mieux.
Les services secrets ?
Je parie que papa va avoir besoin de mon aide pour garder ce job.
- Salut. - Salut, papa.
Appelez un taxi pour M. Chan.
Imm�diatement. Merci.
- Au revoir. - H�, papa !
Papa, et notre voyage ?
Il doit �tre report�. J'ai une affaire importante.
Rentrez � l'h�tel. � plus tard. Peut-�tre.
Je ne comprends pas.
Quelque chose se trame.
Papa est sur un gros coup.
Ta place est avec lui.
Oui, mais o� est-il all� ?
Tu ne sais pas o� est all� papa ? Quel d�tective !
Eh bien, en fait, il...
Je le trouverai. Par d�duction.
Allez, on y va.
Bonsoir, M. Chan.
Sergent Billings,
mon vieil ami d'Hawa� et des Marines des �tats-Unis.
- Content de vous voir ici. - Je ne m'en r�jouis gu�re.
Mes compagnons sont au combat, et moi, je garde un mort.
Peut-�tre conna�trez-vous mieux les Allemands et les Japonais.
Je ne veux les conna�tre que dans le viseur d'un fusil.
Excellent point de vue.
- Bonsoir, M. Chan. - Bonsoir, docteur.
Vous, l�-bas.
- C'est pas �a. - C'est pas quoi ?
La sortie.
Seigneur. C'est ce que je craignais.
Je n'ai jamais vu un endroit pareil...
Cause du d�c�s ?
L'examen pr�liminaire ne r�v�le aucune cause.
Il semble s'agir d'une mort naturelle.
S'il vous pla�t, faites l'autopsie au plus vite et envoyez-moi le rapport.
Je vais leur demander d'emmener le corps.
Merci.
- Content de te revoir, Jonesy. - Pareillement, Charlie.
Ils ont tous �t� fouill�s ?
Oui, mais nous n'avons rien trouv�. Je les ai tous interrog�s.
Voici leurs d�clarations.
S'il vous pla�t. Ne montez pas.
Tr�s bien.
- Qui est-ce ? - La duchesse ?
Mme Hart, la gouvernante.
Tous les suspects sont � cet �tage.
Louis et moi y cherchons le plan de Melton.
Il l'avait sur lui lorsqu'il est descendu.
Que Lewis poursuive les recherches.
Content que tu sois sur l'affaire, Charlie.
�a fait dix ans qu'on n'a pas collabor�.
Ta femme et les sept enfants, �a va ?
Tr�s bien. Mais maintenant, on en a sept de plus.
Sept de plus ? Tu veux dire 14 ?
Tout pousse vite, � Hawa�.
Ces deux-l� ?
C'est Paul Aranto et sa s�ur.
Ils comptent partir demain en Californie.
Personne ne part jusqu'� ce que l'affaire soit r�solue comme il faut.
On dirait que M. Melton est venu ici, puis est mort.
On a fouill� le placard. En vain.
Cette femme nerveuse, c'est Mme Winters. Elle est un peu hyst�rique.
Excusez-moi.
C'est Louis Vega, r�fugi� de guerre.
Aujourd'hui repr�sentant chez Herrick Brothers, des exportateurs de Smyrne.
- La jeune dame, c'est Mlle Aranto ? - Oui.
C'est l'�quipe de baseball de M. Melton. Le voici.
�a, c'�tait la chorale de l'universit�.
Et en plus, il �tait inventeur.
M. Chan, je l'ai trouv�. Le plan.
- Le plan de la torpille de Melton ? - Oui.
- O� l'avez-vous trouv� ? - Dans le salon.
Montrez-moi exactement o� vous l'avez trouv�.
Suivez-moi, M. Chan.
Juste l�, monsieur.
Je l'ai trouv� dans ce livre.
Je devrais m'excuser aupr�s des suspects et les laisser partir.
Non. Les suspects restent suspects.
Ils doivent toujours �tre interrog�s. Pas d'excuses.
Pourquoi ?
Les agissements du mort m�ritent des explications, et vite.
Les agissements du mort ?
Vous connaissez des morts qui marchent ?
Bonsoir.
N'�tes-vous pas Iris Chan, la fille num�ro 2 de Charlie ?
- Et vous �tes le sergent Billings. - C'est exact.
La derni�re fois que je vous ai vue, vous �tiez minus.
Comment pouvez-vous me replacer ?
Une femme n'oublie jamais un bel homme.
Qui est votre ami ?
Ce n'est pas un ami. C'est mon fr�re Tommy.
Non. Vous cherchez votre p�re ? Il est � l'int�rieur.
Tu vois. Simple d�duction.
D�duction ?
Vous travaillez avec votre p�re comme Jimmy avant ?
Papa a besoin de nous pour se tirer des mauvais pas.
Mais Charlie ne m'a pas dit de vous laisser entrer.
On ne peut pas faire comme si ?
Bien s�r, je vous donne l'autorisation...
de rester dehors.
Merci.
Vous ne comprenez pas. Ce n'est pas pour moi.
C'est pour mon chien.
Mon p�kinois. Il faut que je le nourrisse.
Je m'occuperai de votre chien, madame.
Faites. Et vite, Birmingham.
Oui, madame.
C'est quand m�me dingue ! On est m�me rationn�s sur la marche, ici !
Un instant, je vous prie.
Vous �tes le chauffeur de Mme Winters ?
- Oui. - Que faites-vous ici ?
Je venais faire une course, et j'ai �t� retenu. Enfin, d�tenu.
- Vous apportiez quoi ? - Une statue...
Attendez, je vais la chercher.
- La voici. - Mlle Libert�, tr�s jolie.
Je le pense aussi. Je l'ai faite pour l'offrir � Inez.
- Mlle Aranto ? - Oui.
C'est un cadeau d'adieu. Je la trouve magnifique.
C'est aussi un symbole magnifique.
Et vous �tes le fr�re
Paul Aranto ?
Fr�re, p�re, m�re, son tuteur depuis maintes ann�es.
Et vous �tes Peter Laska ?
Oui. Il est � mon service depuis quatre ans.
Merci.
Vous, Mlle Aranto....
Je parlerai pour Mlle Aranto, Peter et moi-m�me.
Je vous prie de m'excuser.
Je pr�f�re que les personnes pr�sentes parlent elles-m�mes.
Vous �tes David Blake, M.E.P.
Que signifient ces initiales ?
Minist�re de l'�conomie politique.
Si vous lisiez les journaux, vous en sauriez davantage � mon sujet.
Je sais ce qu'on dit de vous dans le journal du matin.
"Ce que David Blake ne sait pas
"sur l'�conomie politique remplirait bien des livres."
- Je n'ai pas � tol�rer... - Je vous prie de m'excuser.
Mme Hart...
vous �tiez dans l'office quand on a retrouv� le corps de M. Melton ?
Oui, monsieur. Quand j'ai entendu le cri,
j'ai accouru dans l'entr�e, o� j'ai trouv� Mlle Aranto pr�s du corps de M. Melton.
Elle semblait fouiller dans ses poches.
- Vous n'avez rien vu de tel. - Vous mentez. Comment osez-vous...
Faites-la taire.
Vous avez un �trange d�sir de faire taire les personnes pr�sentes.
Qui a d�couvert le corps en premier ?
- Moi. - Non, c'est moi...
En fait, c'est moi qui ai d�couvert le corps.
Qui d'autre a d�couvert le corps en premier ?
Je vais devoir me porter volontaire pour boire �a.
Pardon. Je devrais filer avant de me faire effiler.
Votre nom est...
Louis Phillip Vega.
- Et je me fiche du v�tre. - Vous avez tort.
Ce monsieur est Charlie Chan.
Vous �tiez o� quand M. Melton est descendu ?
Dans le salon. Bon alibi, non ?
Les gens qui insistent sur leur alibi �veillent mes soup�ons.
Mme Winters,
Mlle Aranto a cri�, et vous vous �tes pr�cipit�e dans l'entr�e ?
Pas tout de suite. Je ne pouvais pas bouger. J'�tais putr�fi�e.
Je vous prie de m'excuser.
Vous ne voulez pas vraiment dire �putr�fi�e...
Cher monsieur, je sais ce que je veux dire.
Qu'on me transforme en crapaud !
Moi aussi.
Tout bien r�fl�chi, non.
Charlie, la photo dans l'entr�e.
Ma curiosit� est plus petite,
mais j'ai encore quelques questions.
Pourquoi poser des questions ?
M. Melton est d�c�d� d'une mort naturelle.
J'ai entendu vos hommes le dire.
On a retrouv� ce qui avait disparu de ses poches.
Vous avez effray� ma s�ur pour rien.
Je ne resterai pas ici pour satisfaire votre curiosit�.
Excusez-moi. Un d�tective sans curiosit�
c'est comme un �il de verre dans un trou de serrure. Pas bon.
Je vais vous montrer o� le document important disparu
a �trangement r�apparu.
Exp�rience tr�s pertinente.
M. Lewis, s'il vous pla�t.
Pouvez-vous prendre un livre dans la biblioth�que ?
Merci. Reposez le livre.
M. Vega, voulez-vous participer � l'exp�rience ?
Non.
M. Aranto ?
Que dois-je faire ?
Juste prendre un livre dans la biblioth�que.
Merci.
Mme Winters ?
Je ne vois pas o� vous voulez en venir.
D'autant que mon p�kinois est...
Prenez juste un livre dans la biblioth�que.
Soit.
La vie chez les Oubangui.
Est-ce que c'est votre genre de femme, M. Chan ?
Pas du tout.
Le document important a �t� plac� du c�t� droit de la biblioth�que.
M. Lewis a choisi un livre du c�t� droit de la biblioth�que.
Vous aussi avez choisi un livre du c�t� droit.
Mais, Mme Winters....
C'est-�-dire que je suis gauch�re.
Exactement.
Vous avez donc choisi un livre du c�t� gauche de la biblioth�que.
Et alors ?
Quatre vingt dix-neuf fois sur cent,
les personnes gauch�res ou droiti�res
choisissent instinctivement leur c�t� fort.
George Melton �tait gaucher.
Il �tait gaucher, en effet. Mais comment l'avez-vous su ?
De la m�me fa�on que M. Jones.
Il y a dans l'entr�e une photo de l'�quipe de baseball de Yale.
On peut y lire le surnom de M. Melton. "B�bord."
M�me un d�tective chinois sait
qu'un joueur b�bord est gaucher.
Quel est le rapport avec le papier trouv� dans le livre ?
Il est tr�s �trange
que M. Melton ait plac� le document important dans la biblioth�que.
Il est encore plus �trange
que George Melton, gaucher,
ait plac� le document du c�t� droit de la biblioth�que.
Et toujours plus �trange
que ce mort �tendu dans l'entr�e ait �t� capable d'aller � la biblioth�que.
Je ne savais pas qu'un mort pouvait transporter des livres si loin.
Plan d'une arme tr�s dangereuse.
Si on suit les instructions du plan,
l'arme dangereuse
est aussi dangereuse qu'un pistolet en plastique.
Ce document est une tr�s mauvaise imitation.
- Vas-y, qu'est-ce que t'attends ? - On n'est pas cens�s faire �a.
Papa est sur une affaire. T'es un d�tective ou un rat� ?
Il y a quelqu'un. On ferait mieux de rester ici.
Ah oui ?
- Iris, pourquoi tu m'as pouss� ? - Je suis cern�.
Il y a un homme masqu�. Viens m'aider, Iris.
On dirait que la famille Chan va �tre r�unie � nouveau.
- L�chez-moi. - Pas question.
L�chez-moi !
Je vois double, peut-�tre.
Si c'est moi, j'ai pas bonne mine.
Je veux que vous restiez en haut.
Oui, monsieur.
C'est Un ordre.
Oui, monsieur.
Vous pouvez expliquer votre pr�sence ici ?
M. Chan, qu'est-ce qu'ils racontent ?
C'est du chinois pour moi. Allez, montez.
Je vous prie de m'excuser, mais P�tard crachant
et Mouton noir sont les membres les plus bruyants de la famille Chan.
Excusez-moi.
Allez � l'h�tel, et restez-y.
Une minute, M. Chan.
Et si c'�taient eux qui avaient ce fameux document important ?
Je ne comprends pas.
Il essaie de nous faire porter le chapeau. Et pas des plus beaux.
Excusez-moi. M. Vega a raison.
Allez dans l'office et restez-y jusqu'� nouvel ordre.
Et lave-toi le visage.
Les enfants traversent la vie avec autant de tact qu'une tornade.
Quand pourrons-nous partir ?
D�s qu'on aura retrouv� le v�ritable document de Melton
- et son meurtrier. - Meurtrier ?
Les gens de Washington ne sont pas des meurtriers.
Il semble que certains aient outrepass� cette r�gle.
Croyez-vous que l'un d'entre nous soit coupable ?
La difficult� actuelle serait de trouver une personne pr�sente
qui ne pourrait pas �tre coupable.
M. Lewis, s'il vous pla�t.
Faites venir le rapport du coroner par messager.
Oui, monsieur. Tout de suite.
Retournez au quartier g�n�ral, et faites un rapport � M. Slate.
Tr�s bien, M. Chan.
Toujours quelqu'un pour me mettre des b�tons dans les roues.
Cette fois, j'ai vraiment pas de chance. C'est trois b�tons.
Si tu coinces, je t'aiderai.
Tu es comme une bouche de gargouille :
ton d�bit est incessant.
Chaque fois qu'il me regarde,
je me sens aussi utile qu'un repr�sentant
qui vend des bo�tes vides.
Mais il est efficace quand il y a un meurtrier qui r�de.
Un meurtrier qui r�de ?
Dans cette maison m�me.
Faisons notre petite enqu�te pendant que papa est en haut.
Je me demande o� elle va.
Attention, papa !
Merveilleux instrument de jeu et de coupe fantaisie.
C'est aussi mon avis. Je l'ai subtilis� � son insu.
- � l'insu de ? - Peter.
Je ne fais pas confiance aux gens arm�s.
Ni � ceux pour qui il travaille.
Vous ne faites pas confiance aux Aranto ?
Je n'en dirai pas plus.
Quel genre de d�tective bouquine quand une femme arm�e arrive dans son dos ?
Dans le miroir, je vois tout ce qui se passe derri�re mon dos.
Tu es un gar�on tr�s intelligent.
Le probl�me des enfants modernes,
c'est que leur intelligence est mal plac�e.
- C'est Confucius qui a dit �a, papa ? - Non, c'est moi.
Une femme �trange, cette Mme Hart.
Oui, papa. Vraiment pas cool.
Mal d�grossie. Totalement limite.
Tu pourrais parler correctement ?
Il veut dire une vieille peau bonne pour la casse.
Avec des chauves-souris dans la t�te et des abeilles dans le bide.
Un langage tr�s �trange pour mes vieilles oreilles.
C'est parce qu'on repr�sente la nouvelle g�n�ration.
Tu es Confucius et je suis Confucius junior.
Confucius junior.
Allez, filez.
PROPRI�T�S MAGN�TIQUES DE L'�LECTRICIT� - VON VEGON
O� allez-vous ?
Je sors juste prendre l'air.
Essayez de sortir, et je vous perce le corps.
Non, merci.
Je ne suis pas friand de ce genre de ventilation.
Rentrez.
Vous ne deviez pas toucher le tableau.
On ne l'a pas touch�, papa.
- Ah non ? - Non, monsieur.
Non ?
En fouillant Melton, vous avez trouv� des cl�s ?
Non.
Remets le tableau en place.
- Je ne comprends pas. - Moi non plus.
Je suis Un peu perdu, moi aussi.
M. Chan ?
Il y a un type qui a essay� de sortir.
- Grand ou petit ? - De taille moyenne.
Ce n'�tait ni Peter ni Blake.
Et Aranto ne peut pas marcher. Ce doit �tre Vega.
Ces histoires de meurtre m'ont donn� grand soif.
Un peu de ci.
Un peu de �a.
Et un peu de �a.
J'esp�re que cette concoction ne va pas me faire halluciner.
M. Chan, je viens de voir le meurtrier.
- O� ? - L�, sous mon nez.
Je l'ai vu sortir son revolver � travers les rideaux.
- Il n'y a personne. - Regarde dans le salon.
Je vous avais dit de rester dans l'entr�e.
On cherchait des indices en haut, papa.
Vous �tes l�-haut pendant que le meurtrier en bas
tire sur un parent honorable.
Tu as �t� tu�, papa ? Je veux dire, tu as �t� bless� ?
En restant ici, vous auriez peut-�tre vu le meurtrier.
Mais le meurtrier aurait aussi pu vous tirer dessus.
Je suis tr�s content que vous ayez d�sob�i en montant.
Tu n'as pas peur, quand m�me ?
Absolument pas.
Il n'y a pas de quoi avoir peur.
Bien s�r que non.
- Je suis morte de peur. - Moi aussi.
Viens.
Quoi, encore ?
On peut rester un peu ici, papa ?
Oui, mais ne faites pas de bruit.
Ils sont tous l�.
Personne n'a quitt� le salon.
Ils ne savent rien. Ils n'ont rien entendu.
Peu importe.
Notre probl�me est ce mouchoir de femme.
C'est Un v�ritable indice.
Tu veux que je retrouve la propri�taire ?
- Je la connais d�j�. - Mlle Aranto ?
- Je vais la chercher. - Non.
Mlle Aranto ne fume pas.
Est-ce que Mme Hart ou Mme Winters fument ?
Non. Ces dames ne supportent pas l'odeur du tabac.
Celle qui a laiss� son mouchoir derri�re le rideau
fume beaucoup.
Vega, Peter, Blake sont de gros fumeurs.
Vous croyez que votre p�re me laisserait rentrer ?
- Pourquoi ? - J'ai oubli� quelque chose.
- Qu'as-tu oubli� ? - J'ai oubli� de rester chez moi.
J'aurais essay�.
M. Chan, si je dois passer la nuit ici,
avec tous ces hommes, il me faut une chemise de nuit.
Seigneur. C'est moi qui viens de dire �a ?
J'en ai bien peur.
Je dis de ces choses, parfois !
Je vous prie de m'excuser.
Je suis tr�s occup�. J'ai un meurtrier � trouver.
�videmment. Vous �tes d�tective.
Je l'esp�re, oui.
Autant parler � un typhon.
Reste ici. Garde un �il vif sur Paul Aranto.
Venez.
Mme Hart.
Les cl�s de maison, s'il vous pla�t.
Cette cl� ouvre tout ?
- Toutes les serrures de la maison. - Merci.
�a marche, papa.
La cl� tourne dans la serrure mais n'ouvre pas.
Remets le tableau en place.
C'est l'heure du messager du coroner.
Je vais voir.
Vous savez, M. Chan...
Non. Restez l�.
Papa, laisse-le venir. Cette baraque est sordide.
Baraque ? Confucius junior.
Vous sortez ?
Non.
Ce Melton s'y connaissait dr�lement, papa.
L'arme utilis�e contre les flottes japonaises.
Je cherche des preuves, pas des joujoux.
D'accord, papa.
J'ai eu ma dose.
Quel est le probl�me ?
�a vous coupe la parole ?
La parole ? J'ai tellement peur que j'arrive � peine � d�glutir.
On devrait peut-�tre essayer la m�me chose avec Mme Winters.
Bougez.
Il m'a encore rep�r�.
Bougez maintenant.
Il y a une cellule photo�lectrique derri�re les yeux.
Quand quelqu'un passe devant, �a fait contact. Donc la t�te bouge.
Un bunker. Voil� ce qu'il me faut.
Je ne m'attendais pas � avoir de la visite.
C'est le moment...
de mettre un terme � la conversation.
Papa !
Ne jette plus rien. L'inconnu est...
Qu'est-ce que tu fais l� ?
J'ai rat� le premier barreau et je suis tomb�.
Viens.
Doux J�sus !
- �a va ? - Je ne sais pas.
J'ai cru entendre des coups de feu.
Viens.
Pouvez-vous expliquer votre pr�sence ici ?
Il n'est pas arm�. Mais o� sont le chapeau et l'imper ?
On a essay� de me tuer dans l'atelier. C'�tait vous ?
Moi ? J'ai entendu des tirs, j'ai accouru,
et on m'a frapp�.
L'explication est trop parfaite pour �tre vraie.
Descendez, je vous prie.
Ces histoires de meurtre.
Que s'est-il pass� ? Il y a eu des tirs.
Ne parlez pas. Tous au salon.
M. Vega.
Qu'y a-t-il ?
Je veux juste m'assurer de votre pr�sence.
Tout le monde est l�, � part M. Aranto.
Je suis l�, M. Chan.
J'avais faim, j'�tais all� me chercher un sandwich.
- Quand �a ? - � l'instant.
Excusez-moi, s'il vous pla�t. Portez-vous une arme ?
Je n'en ai pas l'utilit�.
Quand je n'aime pas quelqu'un, je le renverse.
Quand on ne quitte jamais son fauteuil roulant,
on ne devrait pas user ses chaussures.
Je t'avais dit de surveiller M. Aranto.
Je le croyais attach�.
Quelle d�tective tu fais !
Silence.
�a vient du coroner. C'est ce que tu attendais, je crois.
Tu as rat� l'action.
J'ai �t� la cible pour la seconde fois, ce soir.
Quelqu'un d'autre t'a tir� dessus ?
Je n'aime pas qu'on m'accorde autant d'attention.
Quelqu'un a quitt� cette pi�ce pour nous tuer, moi et mon fils num�ro 3.
Je suis coupable parce que je vais me chercher un sandwich ?
Quand un homme attire les soup�ons sur lui,
il ne doit pas s'�tonner d'�tre puni.
Vous me soup�onnez ?
La suspicion est comme la pluie, elle tombe sur justes et injustes.
Vous vous prot�gez avec le parapluie de l'innocence.
Mais pour l'instant,
votre parapluie a une grosse fuite.
Reste ici.
M. Chan se sent �tourdi.
- J'ai besoin de ton aide. - Avec plaisir, si je ne m'endors pas.
Tu te r�veilleras peut-�tre brutalement. Tiens.
Reste pr�s de la porte du placard. Vous deux, au pied de l'escalier.
Tout le monde dans le vestibule.
Je veux vous montrer comment M. Melton a �t� tu�.
- Pi�ge meurtrier. - Le placard ? Un pi�ge ?
Je le nettoie depuis des ann�es.
- Si vous insinuez que... - Un instant, je vous prie.
M. Melton descend les escaliers.
Il arrive au placard et ouvre la porte.
Ses pieds sont sur le seuil en m�tal.
Il tend la main pour attraper la cha�ne �lectrique.
Il la tire.
Et il meurt.
Assassin�.
Assassin� ? Mais comment ?
Par �lectrocution.
Quel choc.
L'assassin sait que beaucoup de gens morts �lectrocut�s
ne portent pas de marques indiquant la cause du d�c�s.
Si le coroner n'a pas pu diagnostiquer l'�lectrocution, comment avez-vous fait ?
Les clous des talons de chaussures sont conducteurs.
On voit sur la photo de petites br�lures
sur les pieds de l'homme assassin�.
Mais il ne vous est rien arriv� lorsque vous avez allum�.
Un instant, je vous prie.
Birmingham, peux-tu �teindre la lumi�re du placard ?
Oui, monsieur.
Merci.
M. Vega,
auriez-vous l'amabilit� d'allumer ?
Je vous prie d'allumer la lumi�re, M. Vega.
Mais je...
Faites vos exp�riences vous-m�me.
Rappelez-vous. Le meurtrier ne voulait tuer qu'un seul homme :
M. Melton.
Excusez-moi.
Maintenant, Birmingham, prends le b�ton.
Quand je te dis de tirer, tire.
Oui, monsieur.
L'assassin contr�lait l'�lectricit� mortelle
gr�ce � cet interrupteur dans le salon.
Interrupteur inoffensif en soi,
mais le cadre de l'interrupteur est �trangement branlant en haut.
� travers la fissure de la porte du salon,
le meurtrier a regard� M. Melton descendre les escaliers
et ouvrir la porte du placard.
Puis il a appuy� sur le cadre branlant.
Tire.
Il vous faut un rafra�chissement, M. Aranto ?
Oui.
- Je boirais bien un verre. - Par ici, mesdames et messieurs.
Un instant, M. Vega, je vous prie.
Vous aviez l'intention de partir demain en Californie avec les Aranto ?
Oui.
D�sol�, je dois vous retenir.
L�chez �a !
- Arr�tez. Tout va bien. - Vraiment ?
J'ai cru que tous mes fusibles avaient grill�.
- Portez-vous une arme, M. Vega ? - Bien s�r que non.
Vous qui �tes r�fugi�, connaissez-vous beaucoup de gens en Allemagne ?
Non.
Vous ne connaissez personne du nom de Manlich ?
Peut-�tre que Manlich est votre nom.
Je n'ai jamais entendu ce nom.
Vous vous appelez vraiment Vega ?
Oui.
�a ne serait pas plut�t Von Vegon ?
Non.
Sur le bottin des scientifiques,
il y a votre photo avec le nom Phillip Von Vegon.
Vous n'�tes pas repr�sentant.
Vous �tes auteur c�l�bre et ing�nieur �lectricien.
La chasse au meurtrier est presque finie.
Pour l'amour du ciel, qui est-ce ?
Le meurtrier est assis sur le canap�.
C'est faux !
Je croyais que vous parliez de moi.
Vous m'accusez de meurtre ?
- Vous �tes ing�nieur en �lectricit�. - Et alors ?
Un meurtrier choisit toujours l'arme qu'il conna�t le mieux.
Papa, ce type est mort.
- Mais o� est le revolver ? - Le revolver ?
Il faut un revolver pour faire un trou pareil.
C'est le deuxi�me homme assassin�.
Les hommes n'ont pas beaucoup d'avenir dans cette maison.
J'ai d�couvert le meurtrier de George Melton.
Maintenant, la question est : lequel d'entre vous a tu� Louis Vega ?
Je vous dis que je ne sais pas.
Je n'en sais pas plus que les personnes ici pr�sentes.
Fait �trange,
les principaux int�ress�s ont tous �t� � Smyrne.
M. Aranto, vous connaissiez Louis Vega
ou Von Vegon, � Smyrne ?
Oui. Je le connais sous le nom de Louis Vega depuis presque un an.
Mlle Aranto ?
Ce n'�tait qu'une connaissance. Je ne savais pas qu'il �tait...
Vous le connaissiez, Peter ?
Vega ?
Non, je n'avais rien � voir avec lui.
- Merci. - De rien, monsieur.
Mme Winters, avez-vous �t� � Smyrne ?
Seigneur Dieu, non. Mais j'en ai entendu parler.
C'est de l� que viennent toutes les figues.
M. Blake, vous avez connu Louis Vega � Smyrne.
Non. Enfin, si.
Oui, je le connaissais.
Chaque fois que je rendais visite � Mlle Aranto, il �tait toujours l�...
En fait, je ne voulais pas le conna�tre.
Mme Hart, vous avez peut-�tre aussi �t� � Smyrne.
J'y ai pass� deux mois.
Un endroit tr�s ennuyeux o� le grand �v�nement, c'est la pluie.
- Et que se passe-t-il alors ? - Il pleut.
Mlle Aranto, pouvez-vous venir ici, je vous prie ?
- Finis les mensonges. - Que signifie cette insulte ?
Vous avez failli vous lever.
Voil� des ann�es que je n'ai pas march�.
Dites la v�rit�. Parlez !
Non, Paul !
- L�chez-la. - Vous pouvez donc marcher ?
Je vous pr�sente mes excuses.
Moi aussi.
C'�tait mon id�e de prouver que vous pouviez marcher.
Ma pr�tendue invalidit� n'a rien � voir avec ces crimes.
J'ai eu un accident il y a quelques mois.
Une fois remis, j'ai gard� ce fauteuil pour savoir
ce que feraient mes ennemis politiques si je ne revenais pas en politique.
C'est la v�rit�, M. Chan.
Ma correspondance confirmera mes dires.
Si vous croyez que j'ai tu� Vega, M. Chan, je vous offre mon fauteuil roulant.
Il vous servira avant d'avoir prouv� ma culpabilit�.
Nous verrons.
Tire les rideaux.
Comment auraient-ils pu le tuer ?
Aucun n'est arm�. Ils �taient tous devant Vega,
alors qu'on lui a tir� dans le dos.
- Je sais d�j� o� est l'arme. - Vraiment ?
- Vous savez qui a fait le coup ? - J'ai de gros soup�ons.
Mais tant que je ne sais pas comment l'arme a tir� sans qu'on appuie sur la g�chette,
il m'est impossible d'accuser.
Que voulez-vous ?
Une autre cl� ?
- Elle est � vous ? - Non, je l'ai trouv�e sur le piano.
- Vous savez quelle serrure ? - Non.
Tu sembles plus avanc� que moi, Charlie. J'attends tes instructions.
Le plan de la torpille est toujours manquant. Il reste un endroit � v�rifier.
Si le plan n'y est pas, le meurtrier de Vega sera d�couvert
et le coupable m'am�nera directement au document disparu.
- J'ai sommeil. - Moi aussi.
Allez vous allonger. Je vous r�veillerai pour le prochain cadavre.
Le prochain ? Mais il y a d�j� eu deux meurtres.
Jamais deux sans trois.
Un rien les effraie.
Trois ?
Chut ! Le d�tective travaille.
Papa, papa....
"Papapapa" : on dirait un moteur de bateau.
Que s'est-il pass� ?
Troisi�me et ultime attentat � mon humble existence.
Le mur du coffre est aussi un pi�ge meurtrier.
Dans dix minutes, j'arr�te le meurtrier de Louis Vega.
Papa, une personne qui se trouvait en face de Von Vegon n'a pu lui tirer dans le dos.
Assieds-toi.
L'arme du crime nous regarde comme une horloge
qui essaie de se cacher.
Un revolver pi�g�. Silencieux.
- Peter Laska. - Oui.
O� �tiez-vous lorsque Melton est descendu ?
Juste l�, pr�s du bar.
De cet endroit, on voit bien toute la pi�ce.
Louis Vega tue M. Melton,
traverse le vestibule et entre par cette porte.
Bizarre que vous ne l'ayez pas vu.
M. Vega ?
Je n'ai pas remarqu�. Je n'espionne pas les gens.
O� est votre arme ?
Vous avez un permis de port d'arme dans votre chambre. O� est l'arme ?
Elle est l�-haut dans ma chambre.
Elle n'est pas rest�e dans l'office apr�s avoir servi dans l'atelier ?
Non, M. Chan, je ne m'en sers jamais. Elle n'est pas dans l'office.
Quatre balles ont �t� tir�es r�cemment.
- O� l'avez-vous trouv� ? - Dans l'office.
C'est l'arme utilis�e dans l'atelier.
Non, M. Chan, je n'ai tir� sur personne.
C'est M. Von Vegon qui tire, mais vous lui laissez l'arme dans l'office.
Non, M. Chan, je n'ai jamais...
Vous �tes toujours l� quand Von Vegon dispara�t.
Vous �tes toujours aveugle et ne le voyez pas partir.
C'est faux. J'ignore tout...
Quand Von Vegon est pr�t � avouer, vous le tuez.
Je n'ai jamais tu� personne !
Vous faites erreur, M. Chan.
Peter Laska, je vous arr�te pour le meurtre de Louis Vega.
Non, vous ne pouvez pas m'arr�ter, je n'ai rien fait. M. Aranto, prot�gez-moi.
- Ils font erreur. Je suis innocent. - Venez.
- Je n'ai fait de mal � personne. - Allez.
Je n'ai fait aucun mal !
Je n'arrive pas � y croire.
Peter, un meurtrier ?
C'est difficile de garder ses domestiques, de nos jours.
Seigneur Dieu.
Et dire que j'essayais de le soudoyer pour vous le prendre !
Nous �tions tous ici dans cette pi�ce.
Je ne vois pas comment Peter a pu tuer Vega.
- Moi non plus. - Je vais vous montrer.
L'arme utilis�e pour tuer Von Vegon �tait sur le mur de la chemin�e.
Un revolver pi�g�. Silencieux.
L�-haut, maintenant, c'est mon arme.
L'arme �tait accroch�e au mur quand elle a tu� Vega ?
Mais comment Peter a-t-il pu la d�clencher ?
Toute la soir�e,
j'ai �pluch� les titres des livres de Von Vegon.
Enfin, j'ai trouv� ce que je cherchais.
Propri�t�s magn�tiques de l'�lectricit�.
- On se serait servi d'un aimant ? - Exactement.
Quand l'aimant est actif, l'arme presse la g�chette et tire elle-m�me.
Je ne comprends pas.
Mais o� est l'aimant ?
Dans l'axe de l'arme du crime.
Venez, je vais vous montrer.
Voici l'�lectroaimant et l'arme du crime.
Observez.
Mais Peter n'�tait pas pr�s de cette table.
Personne ne l'�tait.
Je ne vois pas comment il aurait fait.
Il �tait pr�s du piano, avec moi.
Exactement. Vous �tiez tous pr�s du piano
quand Vega a �t� tu�.
C'est donc le piano qui active l'aimant.
Tout le monde regarde Von Vegon
donc Peter Laska peut activer le m�canisme.
L'interrupteur qui active l'aimant est l�-dessous.
Mon arme est suspendue au crochet,
au m�me endroit que l'arme du crime.
Je vais tenter une exp�rience. Regardez tous.
- C'est qui, cette fois ? - C'est une exp�rience.
Il est arriv� quand ?
C'est comme �a que Von Vegon a �t� tu�.
Seigneur Dieu.
Quelle soir�e ! Tout ce que je souhaite, c'est changer
de corset, si j'en trouve un. Mon p�kinois.
Pouvons-nous partir, M. Chan ?
Tout le monde peut partir.
Merci.
Qu'est-ce que �a veut dire ?
�a veut dire qu'on a trouv� le v�ritable meurtrier de Von Vegon.
Vous d�lirez.
Permettez-moi de prouver ma lucidit�.
Seule la personne assise au piano
pouvait atteindre le m�canisme qui active l'arme du crime.
Peter Laska �tait debout.
Vous �tiez la seule assise au piano.
Vous travaillez avec Von Vegon.
Redoutant qu'il avoue, vous l'avez tu�.
C'est ridicule.
Excusez, s'il vous pla�t.
Vous voyez ?
Le plan de la torpille.
Preuve ultime de culpabilit�.
Vous �tes en �tat d'arrestation, Fr�ulein Manlich.
Veuillez accepter mes humbles excuses.
Je suis d�sol� d'avoir d� vous harceler
pour arr�ter la v�ritable criminelle.
Ne vous en faites pas. M. Jones m'a tout expliqu�.
J'ai eu peur au d�but, mais j'ai �t� tr�s heureux de vous aider.
- Merci infiniment. - Je vous en prie.
Merci � tous pour votre pr�cieuse collaboration.
M. Chan, c'est cette Mme Winters qui a tu� tout le monde ?
Tu sais, papa, cette Mme Winters n'�tait pas si b�te, finalement.
Elle faisait semblant de l'�tre.
Je n'ai pas compris.
Papa n'a pas compris ?
Pas compris ?
Mais Mme Winters s'est fait avoir.
All� ? C'est bien le Bureau du recrutement ?
Ici Birmingham Brown, je souhaite m'engager dans l'arm�e.
Est-ce que j'ai quoi ? Un billet de disponibilit� ?
Et � qui je demande �a ?
� mon dernier employeur ?
Vous plaisantez ?
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