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(Transcribed by TurboScribe.ai. Go Unlimited to remove this message.) Est-ce qu'il fait pas un peu
froid ce soir ?
Non ?
Alors ça doit être moi.
Bon, quand on est vieux, on a toujours
froid.
Avant je sortais, j'allais chez l'épicier
du coin, ou voir une amie.
Mais maintenant elles sont toutes mortes.
N'empêche, dans le sud, j'avais jamais
froid.
Ah, le sud !
Le sud, vous pouvez pas savoir, vous dans
les villes.
Mais le parfum de la terre après la
pluie, les oiseaux dans le ciel rouge, le
temps qui passe, doucement, ça, c'est le
sud.
Ma mère ne portait que des robes blanches.
Ça faisait ressortir ses cheveux si noirs.
Vous savez, j'ai été très heureuse quand
j'étais petite.
Et puis il a fallu partir, alors on
est partis.
Et on est venus ici.
Ça fait 50 ans.
Mais je n'ai jamais oublié.
A propos, laissez-moi vous raconter l'histoire
d'une fille du sud comme moi.
L'histoire de Scarlett O'Hara.
Mes amis, allons-nous laisser encore longtemps nos
frères noirs être traités comme des bêtes ?
Non !
La nation n'a qu'une loi, et
le sud la respectera, de gré ou de
force.
Sinon...
Nous, pour la guerre, il faut la paix.
On ne peut pas laisser enchaîner la moitié
de l'humanité.
Ce sont nos frères qu'on unifère.
Nous, un même espace sur la terre.
Mes amis, les gens qui nous insultent, allons
-nous nous laisser faire ?
Non !
Nous traitons bien nos nègres.
Ils ont besoin de nous comme nous avons
besoin d'eux.
Le Nord doit le comprendre, sinon...
Nous, pour la guerre, il faut la paix.
Nous effacerons tous ces donners.
Ce que sont, c'est bon.
Jusqu'au bout, ce sera bon.
Pour bien nous, nous nous battons jusqu'à
la mort.
Je crois qu'il peut.
Que Dieu soit avec nous.
Dieu...
Je suis seule.
Si seule.
Marie à moi.
Non, pas vraiment.
Le vent dans les airs.
Le sang sur le sable.
Tout n'est que solitude.
Ça n'est qu'une habitude.
De m'être seule.
Si seule.
Je suis seule.
Si seule.
Regardez-moi.
Vous voyez quoi ?
Couvrons nos têtes.
On dit quelle chance celle-là.
On m'aspire, on me flatte.
On voudrait être moi.
On est sûr que je suis.
Dès que le monde me voit.
Mais je suis seule.
Je suis seule.
Si seule.
Regardez-moi.
Et croyez-moi.
Je vis l'univers.
Mais ma maison est glacée.
Je chante le bonheur.
Mais ma voix est cassée.
Je ris et je pleure.
Sans jamais me cacher.
Mais je suis seule.
Moi, je suis scalette.
Et je suis prête à tout.
Moi, je suis en fête.
Et je me donne à vous.
Vive mes voix.
Vive mes voix.
Découvrez nos têtes.
On dit quelle chance celle-là.
On m'aspire, on me flatte.
On voudrait être moi.
On est sûr que je suis.
Dès que le monde me voit.
Mais je suis seule.
Je suis seule.
Si seule.
Maria, non.
Je suis vraiment seule.
M.
O'Hara, quel merveilleux pique-nique.
N'est-ce pas.
Mais j'ai bien peur que ce ne
soit le dernier.
Allons, cher ami.
La guerre n'est pas encore là.
Mais je ne vois pas vos trois délicieuses
filles.
Ah, si, si.
Elles sont juste ici.
Elles s'amusent, toutes les trois.
Je vais aller les saluer.
Bonne journée.
Oui.
Je ne sais pas pourquoi je vais les
voir.
Je déteste cette petite pimbèche de scalette.
Taratata, je te dis que non.
Mais tu dis toujours non.
Enfin, sauvage lémix.
Et M.
Kennedy ?
Tu lui dis quoi ?
Dépêchez-vous, M.
Kennedy.
Vous n'êtes plus tout jeune.
Tu vois la petite peste que c'est
?
Mesdemoiselles.
Mademoiselle Lewis.
Scarlett, vous avez l'air déjà au courant.
Et de quoi, Mademoiselle Lewis ?
Mon frère, Ashley, va épouser Melanie.
Quelle merveilleuse nouvelle.
Quelle chance il a.
Ça fera deux mariages dans l'année.
Quel bonheur.
N'est-ce pas, Scarlett ?
Ashley va épouser cette idiote.
Je ne suis la femme que d'un
seul homme Et c'est faux Je n
'ai pas les âmes des autres femmes Qui
tournent autour de vous Et quand je vois
dans vos yeux Votre amour pour moi Je
ferai de vous un homme heureux Mais vous,
que ferez-vous de moi ?
Et si on me traite de pompon rose,
tant pis Je suis des hommes qui osent
aider un homme Jusqu'au bout d'une
vie Je veux des enfants qui aient vos
yeux Et quand je serai vieille, je vous
veux vieux A mes côtés, à vous aimer
Je ne suis l'homme que d'une
seule femme Et c'est faux Ce que
nous sommes Un jour d'automne Un peu
d'or sous la boue J'ai connu
des femmes Aucune n'a aimé Aucune autre
femme Demain, vous serez mariées Que sera le
monde de nos enfants ?
Qu'en finira le bruit des canons Qui
feront demain ?
Qu'est-ce qu'il restera ?
Que sera ce monde que nous aimions ?
Serons-nous encore ce que nous étions ?
Ce que les âmes sont Un
jour j'aimerai pas qu'il soit tout
à moi C'est vrai, je serai comme
les femmes d'autrefois Le ciel est sombre
Nous ne sommes que des ombres Mais je
n'aimerai toujours Que vous soyez là Mais
maman, il va épouser cette petite dinde !
Mais il ne sait pas que tu l
'aimes Mais oui, tu as raison, il ne
sait pas Oh, merci maman !
En attendant, les filles et la sienne !
Attends, attends, attends, dis nous en Le coeur
d'enfant dans un corps de femme La
peur dedans, dehors le charme Les bas qui
glissent, le coeur en scie La mère du
vice, les filles te quillent Tous les hommes
sont des poignards Métronome toujours en retard Ils
nous admirent, ils nous insultent Ils nous traitent
d'or et nous traitent d'eux Nous
ne sommes pas ce que vous voulez Nous
ne sommes pas ce que vous voyez Nous
sommes pire que ça, pire que ça Nous
ne sommes pas ce que vous voyez Nous
ne sommes pas ce que vous pensez Gardez
-vous, regardez-moi Je t
'ai dit, il ne faut pas pleurer Nous
ne sommes pas ce que vous voulez Nous
ne sommes pas pire que
ça, pire que ça Nous ne sommes pas
que des filles La dentelle de jolis yeux
qui brillent On t'aime pas, on t
'aime pas Les bas qui glissent, le coeur
en scie Nous ne sommes pire que ça,
pire que ça Nous ne sommes pas ce
que vous voyez Surtout que j'ai dit,
il ne faut pas pleurer Nous ne sommes
pire que ça, pire que ça Nous ne
sommes pas, nous ne sommes pas Alors,
M.
O'Hara, est-ce que vous croyez qu
'il va y avoir la guerre ?
La guerre, mes amis, serait la pire des
choses Et vous qui revenez du Nord, Capitaine
Butler, qu'en pensez-vous ?
Nous n'avons hélas que du coton et
de la rogance Un franquisme entier, pardonnez-moi
Moi, je ne suis qu'un étranger dans
la nuit Seul, parmi les autres, seul Mais
la tête que t'es, que t'es
vous Et la tête que vous êtes Fort,
oh tellement plus fort Que les gens du
Nord Moi, rêve-le, je n'irai pas
À la guerre Vos cotons, vos maisons Tous
leurs droits, de vos plantations Il y a
qui vont vous prendre Il y a qui
vont vous prendre Moi, rêve-le, je n
'irai pas À la guerre Prends nos enfants,
la terre de nos parents Voilà ce qu
'on défend Reste chez eux, qu'ils nous
laissent vivre heureux Entre nous Nous arracherons le
coeur des amants bleus Lâche Lâche
Ça devient nouveau Le Nord vous mettra à
genoux Lâche Lâche Oh, vous
faites que vous laissez vos femmes en pleine
heure Je n'irai pas À la guerre
À la guerre Eh bien, mes amis, je
m'en voudrais de gâcher votre dernier cigare.
Je vous laisse entre gentlemen.
Messieurs, que faites-vous de l'hospitalité du
Sud ?
Gardez donc votre haine pour les Yankees.
Capitaine Butler, Capitaine Butler.
Ashley.
Ashley, je vous aime.
Voilà, je l'ai dit.
Les Scarnettes, ne faut pas dire ces choses
-là.
Vous savez bien que je vais épouser Mélanie.
Oh, Scarnette, ma jolie Scarnette.
Vous n'êtes qu'une petite fille, une
enfant qui croit que claquer des doigts suffira.
Mais ça ne suffit pas.
Non, Scarnette, pour que la neige tombe et
que les coeurs fondent, pour que les hommes
pleurent devant des femmes sans coeur.
Non, Scarnette, vous ne m'aimez pas.
Non, Scarlett O'Hara, ça ne suffit pas.
Vous êtes en colère, toujours en colère.
Mais moi, ma rousse, moi j'aime une
douce.
Une femme comme moi, qui veut vivre en
paix.
Une femme qui voit le bon comme il
est.
Non, Scarlett O'Hara, vous ne m'aimez
pas.
Criez, pleurez, mais vous savez bien, mon amour,
que pour vous, je n'ai rien que
de la tendresse.
Et même si dans mon coeur, je vous
aime, nos rêves ne sont pas les mêmes.
Non, Scarlett O'Hara, je ne vous aime
pas.
Je l'ai mené de calage.
Vous m'avez dit que vous m'aimiez.
Non, je vous déteste.
Scarlett, vous n'êtes vraiment qu'une petite
fille.
La guerre aurait-elle déjà éclaté?
Que faites-vous là, monsieur?
Mais je suis au théâtre, ma chère.
Non, mais je ne joue pas pour vous,
monsieur.
Et je ne joue que devant des gentlemen.
Pourtant, vous n'êtes pas une lady.
Vous m'insultez, en plus.
C'était de ma part un compliment.
La flatterie est inutile, mon cher capitaine.
Ah, vous savez donc qui je suis.
Et je m'en moque.
Sachez que j'aime cet homme et qu
'il m'aime aussi.
En tout cas, il m'aimera.
Alors, je n'ai donc rien compris.
Mais non, rien compris.
Et sachez que vous n'êtes même pas
dignes de cirer les bottes d'Ashley Wicks.
Il y a cinq minutes, vous disiez que
vous le détestiez.
Même pas dignes de cirer ses bottes.
Scarlett, je sais que ce n'est pas
le bon moment, mais depuis toujours, je vous
aime.
Et si vous acceptiez de m'épouser, je
serais le plus heureux des hommes.
Que dites-vous, monsieur Milton?
Scarlett, voulez-vous devenir ma femme?
Oui, j'accepte.
Regarde, Scarlett.
Un jour, tout ça sera à toi.
Quand viendra l'heure, mon amour?
Quand viendra l'heure?
Toi et tes soeurs, mon amour, quand viendra
l'heure?
Quand viendra le jour de ma mort?
Je vous laisserai mon trésor.
La terre, la terre, c'est le visage
de ma mère sur terre.
Je n'ai que sa mater sur terre.
Quand me désespère, mater, mater.
Ma terre, ma terre, c'est mon paradis
en enfer.
Pour elle, j'ai fait de ta mère
ma maitresse.
Pour elle, j'ai oublié ses caresses.
Pour elle, mater.
Dieu, je sais qu'il ne sera que
le temps que tu dorras.
Mais en attendant, laisse-moi faire semblant de
croire que vraiment, je suis son amant.
J'ai connu des femmes, mais jamais leurs
larmes ne m'ont fait pleurer comme ces
soirs d'été ou le soleil qui s
'effleure.
Où j'ai ma terre comme femme et
le sang qui l'enlève est plus sucré
que le mien.
Les hommes
ont leur folie.
La mienne, j'ai aimé la rouge.
Et peut-être bien que si les jumeaux
aimaient plus leur terre, il n'y a
pas de guerre.
C'est vrai, j'aime la vie.
Je suis fou de la vie.
Je suis fou de toi, de ta mère.
Mater, quand le grand vent de l'hiver
pourra coucher sous ma terre, enfin, tous les
jours, je pourrai aller faire l'amour à
ma terre, à ma terre.
Dieu, regarde-nous.
Dieu, écoute-nous.
Comment peux-tu nous voir souffrir et rester
là-haut sans rien dire?
Que veux-tu de nous?
Que sais-tu de nous?
Quoi as-tu vendu au diable nos âmes,
nos coeurs si misérables?
Tu sais, ton paradis soudain, il a un
nom, et c'est l'enfer.
Dieu, regarde-nous.
Dieu, écoute-nous.
Tu sais, les hommes en fatigué, tu sais,
les hommes en entassé, que sais-tu de
nous?
Tu sais,
ton paradis soudain, il a un nom, et
c'est l'enfer.
Être noir, c'est savoir qu'on est
seul.
Être noir, c'est ne faire que ce
qu'il nous veut.
Être noir, c'est porter le nom qu
'il nous donne.
Ne valoir que le prix des bêtes que
nous sommes.
Être noir.
Être noir, c'est ne voir, c'est
ne voir ce qu'on leur donne.
Être noir, c'est laisser nos yeux pleins
de larmes.
Oui, Dieu, oui, Dieu, Atlanta
!
Atlanta !
C'est pas là que Slasher y rend
permission !
Va faire mes mâles !
Rappageois !
Can't find what you're looking for?
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