All language subtitles for Meurtres à...Guadaloupe - 10.8 - France TV

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Original subtitles

Sous -titrage FR ?

Mon amour, qu 'est -ce qu 'on a laissé tomber ?

Sous -titrage Société

Radio -Canada

Salut, papa.

Ça va, ma chérie ? Ça va.

Alors, t 'as bien couvri aujourd 'hui ? Je t 'ai préparé un petit jus de canne.

Tu vas voir, c 'est quête et douette. Merci.

Ah, c 'est vrai qu 'il est bon.

Tu veux pas t 'asseoir avec moi et prendre ton petit déjeuner comme au bon

temps ? Je suis épuisé, je rêve d 'une douche. Alors, je te fais une petite

tartine avec de la confiture de moyenne.

Non, non, non, je suis pressé. J 'ai pas le temps, papa.

Mais tu ne travailles pas aujourd 'hui ou tu cours comme ça.

En tout cas, je suis très heureux que tu sois revenu vivre à la maison.

C 'est vraiment une bénédiction que ton fiancé t 'ait quitté.

C 'est pas sympa de dire ça, papa.

Cette rupture, je m 'en serais bien passé.

Oui, mais grâce à elle, nous sommes de nouveau réunis.

N 'oublie pas que c 'est juste pour me dépanner le temps que je trouve un

appart.

Je ne vais pas rester vivre ici éternellement.

La maison est grande, il y a de la place. Tu peux rester si tu veux.

De toute façon, elle a

dit que je restais avec toi le temps qu 'on soit fixé sur ton état de santé.

Merci.

C 'est quoi comme bateau ? Monocoque. Un cage.

Un cage.

Il est prêt pour l 'audiome ? Peut -être.

Bonjour.

Un ponche maracuja, s 'il vous plaît. Un ponche maracuja.

T 'es pas du coin, toi ? Tu vas le remarquer, sinon

? Pourquoi ?

Vous voulez dire qu 'on ne peut pas me louper ? Ça c 'est sûr, vous êtes trop

belle, avec vos yeux de biche.

Le droit de prendre un verre sans être importuné, c 'est possible ça ? Oui, on

peut faire connaissance.

Tu es doux, tu es douce aussi.

Alors que les choses soient claires, je n 'ai pas quitté les bobos parisiens qui

se la pètent, donc le coltinien mentier chaud comme la brève.

Et deux petits ponches, un pour la dame, et pas un truc de touriste, un sans

glace. Oui, alors merci, c 'est gentil, mais non, en fait, j 'attends quelqu

'un. Il n 'a pas l 'air pressé, ton fiancé.

Ce serait moi, je ne te ferais pas attendre.

C 'est pas lui qui t 'a posé un lapin

? Allô ?

Allô ? Quoi ? Allô ?

Je ne vous entends pas, Stevie.

Allô ? Je vous rappelle.

Ah non, non, je suis off, là.

Il y a déjà une équipe sur place ? Envoie -moi l 'adresse par SMS.

Excusez -moi.

Vous avez oublié ça.

Merci. Et ça aussi.

Merci.

Merde ! Un problème ? Cette voiture, c 'est une plaie.

Elle me lâche toujours mauvais moments.

Je peux vous déposer quelque part, si vous voulez.

Non, merci.

Je vais tenter un dernier truc.

En même temps, ça ne marche que dans les films.

Je gère.

OK.

Excusez -moi.

Votre proposition tient toujours ? J 'ai besoin d 'aller au moule.

J 'ai tout mon temps.

Vous pouvez mettre le turbo, je suis pressé là.

Eh, doucement, pas qu 'à cacater qu 'à bouette.

Ça veut dire qui va lentement va sûrement.

Merci pour la traduction, mais j 'avais compris.

Oui,

mais de là -bas.

Qui veut dire ? Rien, rien, c 'est juste que ça se voit que ça fait longtemps

que vous n 'êtes pas rentré au pays.

Et encore merci.

Commissaire Lonto pour prenez des services.

Vous êtes là pour le mort.

Commissaire. Jean -Baptiste Lonto, commissaire à la retraite et réserviste.

Lieutenant Magloire, commissariat de pointe à pitre et communiste.

Qu 'est -ce que vous faites là ? Des formations professionnelles. Je jette un

oeil et je m 'en vais.

Ça ne va pas être possible.

C 'est une scène de crime, pas une attraction touristique.

Le commissaire Lanto connaît tout le monde ici. C 'est un proche du bazar.

Si j 'étais vous, je le laisserais venir.

D 'accord, bonjour les passe -noirs.

C 'est bon, vous pouvez venir.

Mais en revanche, vous restez à l 'écart. Les stagiaires à la retraite, je

pas le temps de les gérer. Je serai aussi discret qu 'un mabouillard.

Ah oui, le mabouillard.

Le petit lézard qui vous colle à la peau.

C 'est pas votre premier cadavre, pourtant ? En 40 ans de métier, je ne m

suis jamais fait.

Ce monde est malade.

Ah ? Vous faites de l 'analyse anthropologique, en plus ? Ce qui m

'est qu 'il est toujours là.

Qui, donc ? L 'esprit de la victime.

Demandez -lui qui l 'a tué, on gagnera du temps.

Et toutes ces plumes, là, ça rime à quoi ? Ça ressemblait à des plumes de pétrel

diablotin.

C 'est un oiseau très rare qui ne vit pas ici, mais du côté de la soufrière.

Puisque vous donnez aussi de l 'analyse ornithologique, à votre avis, cette mise

en scène, ça signifie quoi ? Vous ne voulez pas que je fasse l 'enquête à

place non plus ? Non, non, rassurez -vous, niveau vivacité, ça risque d

petit peu compliqué.

Mais comme vous avez l 'air de si bien connaître la Guadeloupe... Ça m 'a tout

'air d 'être un rituel qu 'un bois.

L 'assassin a voulu que l 'âme de sa victime ne trouve jamais la paix.

Oh non, pitié !

Épargnez -moi ces conneries mystiques.

Lieutenant Magloire, ces conneries, comme vous le dites, font partie des

croyances de la population.

Alors vous feriez mieux de les prendre en compte.

Je suis flic.

Pas ethnologue ni chaman.

Je fais parler les preuves, pas les délires d 'une communauté.

Il n 'est jamais trop tard pour devenir une bonne flic.

P .R.

Qui ça peut être ? A priori, Christian Rivière.

Le patron de la centrale.

Pour tout vous dire, j 'ai un peu connu Christian Rivière.

On était ensemble au lycée Solitude, dans la même année.

Et qu 'est -ce que vous pouvez me dire de plus sur ce Rivière ? Ah, c 'était

plutôt un bon gars.

Il a commencé à changer quand il a repris les affaires de son père.

La famille Rivière est une des plus grandes familles de l 'île depuis des

générations.

L 'argent a dû lui monter à la tête, je suppose.

Et il avait des ennemis ? Ah, à votre avis.

Si je comprends bien, le processus de conversion permet de créer une sorte de

combustible. Voilà, c 'est ça exactement.

D 'accord.

Qu 'est -ce qui se passe ? Je ne peux rien vous dire. Monsieur Rivière arrive

vers quelle heure d 'habitude ? Très tôt le matin et il repart en fin d 'après

-midi.

Pourquoi ? Il lui est arrivé quelque chose ? Monsieur Rivière, c 'est quel

de patron ? Plutôt correct.

Toute ma famille a toujours travaillé pour les rivières.

Après, ce n 'est pas comme si on avait le choix.

C 'est -à -dire ?

Une bonne partie de l 'activité sur l 'île leur appartient, alors on fait ce

'on a à faire sans faire de vagues.

Merci Félicie, au revoir.

Même son cloche du côté des ouvriers à qui j 'ai parlé.

Rivière respectueux, paye bien, il n 'attend rien de lui, un mélange de

et de respect.

Ça veut dire qu 'ils flippent tous face au puissant patron blanc ? C 'est vrai

que les vieux blancs ont encore des réflexes coloniaux, mais la jeune

essaye d 'évoluer.

Je demande qu 'à voir.

Pourquoi vous êtes rentré ? Je veux dire, au pays ? Oh merde, j 'ai pas

vu l 'heure.

Faut que j 'y aille, je suis désolé.

Stevie ! Ramenez -moi ! Ramenez -moi, venez ! Faut qu 'on dépasse ma voiture !

Très bien, ça arrive le temps.

Si j 'ai bien compris le charabia du médecin, je suis foutu.

Même lui, il a pas l 'air de savoir ce que j 'ai.

De toute façon, c 'est un charlatan, ce docteur Saint -Onge.

Papa, il a juste dit qu 'il voulait poursuivre ses examens avant de poser un

diagnostic.

C 'est pas la peine d 'être alarmiste.

Tu sais ce qu 'on dit chez nous.

Va où tu veux, meurs où tu dois.

Tu connais Christian Rivière ? Tu m 'as entendu, Rivière, tu connais ? Pourquoi

tu me poses cette question ? On l 'a retrouvé mort.

J 'enquête sur l 'affaire. Elle a peut -être été assassinée.

Inspirez par le nez et lentement expirez par la bouche.

Encore une fois.

Ouvrez les yeux.

Alors, quand est -ce que tu participes à un cours avec nous ? Ah, je suis un

vieux loup solitaire, tu le sais bien.

Tu m 'offres un jus ? Ne change pas de sujet.

Tu n 'imagines pas dans quel état les gens arrivent ici.

Et quand ils repartent, ils ont enfin trouvé le champ de leur vie.

Ils sont en peine.

Et ça, personne ne pourra me l 'enlever.

Qu 'est -ce qui se passe ?

Tu sais bien que tu peux tout me dire.

J 'ai l 'habitude des cancans et je m 'en moque.

Avec le temps, j 'ai même appris à en rire.

Mais ce qui m 'inquiète, ce sont les malfaisants.

Tu peux m 'en dire plus ? Je suis sûre que Rosalie, la galette d 'un fait, me

veut du mal.

Rosalie m 'accuse de lui piquer sa clientèle.

Alors que moi, j 'organise des sages -bien -être et j 'aide les gens à

leur vérité. Elle, elle jette des sorts, c 'est pas la même chose.

Elle est peut -être jalouse de ton succès.

Mais de là à vouloir te nuire.

L 'autre soir, dans le jardin, j 'ai vu une silhouette humaine qui se

transformait en grand oiseau noir.

Je me demande si Rosalie ne serait pas un soucougneur qui essaie de me voler

âme.

Il faut que tu portes une croix en bois d 'acacia pour te protéger.

Avec moi, j 'irai parler à Rosalie. Non, surtout pas.

Ça risque de l 'énerver encore plus.

Tu veux venir dormir à la maison ?

Ah oui, tu ne connais pas la dernière.

J 'étais sur une affaire. On n 'est pas encore sûr, mais tout porte à croire que

Christian Rivière a été assassiné.

Ça va, Stevie ? Tranquille ? Je ne vous dérange pas trop ? Je m 'imprègne de l

'actu locale.

Et en ce moment, ici, on frise l 'attaqué cardiaque.

Oui, alors vous me ferez votre revue de presse plus tard.

Allez au boulot.

Oui, lieutenant.

Le cadavre d 'hier est bien celui de Christian Rivière.

Sa veuve, jeune vieille, va confirmer son identité.

Et elle a réagi comment ? Elle avait le visage grave, mais pas une larme. Comme

si la vie l 'avait rendue enfantine.

Je vois.

Elle n 'a pas dû être très heureuse dans la vie.

Le légiste vous attend dans votre bureau.

Bonjour Gilbert.

Bonjour Télumé.

Comment va votre père ? Tant qu 'il ne se retrouve pas sur votre table d

'examen, tout va bien, M. Pilon.

Alors ? Rivière a été empoisonnée. À la chlordécone ? Ce ne serait pas le

premier ici.

Non, au dioxyde de soufre.

C 'est un gars, c 'est ça ? Oui.

Soit il est naturel, en gros il est libéré par les volcans, soit il est

industriel.

Quoi qu 'il en soit, le dioxyde de soufre a obstrué les bonges de rivière.

Il est certainement mort de suffocation suite à une gêne respiratoire.

On a dû lui filer une sacrée dose.

Le poison était sous forme liquide ? Tout à fait.

Par ailleurs, j 'ai également remarqué des contusions autour de la bouche et

lésion profonde sur l 'un des poignets.

On a dû le ligoter.

Trace de lutte dans le bureau de rivière, contusion, empoisonnement.

Heure de la mort ? Entre 20h30 et 21h30.

J 'aurais été plus simple de laisser le corps dans le bureau.

Pourquoi l 'avoir déplacé jusqu 'au toit et prendre le risque d 'être vu ?

Composition maison.

Ça fait confiance.

Alors, monsieur le commissaire divisionnaire, je suppose que tu n 'es

juste ici pour me demander de mes nouvelles.

Pourquoi ? Ça concerne le commissariat de Poitapitre

? Je sais, je sais, Jean -Baptiste, mais j 'ai besoin de toi.

Les rivières font pression, c 'est ça ?

Les actionnaires du groupe sont tous membres de la même famille. Ils ne

pas de scandale.

Tu comprends, il y a trop d 'enjeux financiers.

Et toi, tu me demandes d 'être sur l 'enquête, de te prévenir s 'il y a un

louche, auquel cas tu classeras l 'affaire.

Baptiste, vous ne pouvez pas comprendre.

Les rivières tiennent la goutte, vous parlez de graines.

Ok,

c 'est bon, c 'est bon.

Mais je te préviens, compte pas sur moi pour fermer ma gueule.

J 'avais confiance en toi.

Et vous, vous êtes là ? Votre supérieur ne vous a pas prévenu ? Prévenu de quoi

? J 'ai bien peur que vous soyez obligé de faire équipe avec moi.

Quoi ? Non, non, hors de question.

C 'est ma gloire.

Commandant Martial, je n 'ai pas besoin d 'un chaperon.

Mais... D 'accord.

Croyez -moi, j 'ai autre chose à faire que d 'enquêter sur la mort de ce

de Rivière.

Alors ce qu 'on va faire, c 'est qu 'on va bosser ensemble et après, chacun

reprend sa vie.

Ça vous va ? C 'est pas comme si j 'avais le choix, de toute façon.

Madame Rivière, votre mari vous a -t -il paru inquiet ces derniers temps ? Non,

pas vraiment.

Un comportement un peu différent que d 'habitude ? Mon mari était un homme d

'affaires, donc...

Jamais très serein.

Et ses employés l 'apprécient ? Oui, je crois, oui.

Même pendant les grèves ? Écoutez, mademoiselle, je... Lieutenant Magloire,

préfère.

Je ne me mêle pas à des affaires, mon mari.

C 'est ma grand -mère.

Madame Rivière, ça me fait plaisir de vous voir.

Elle est un peu ailleurs.

Elle était ma professeure de français au lycée.

Ses anciens élèves demandent souvent de ses nouvelles.

On l 'adorait, tout le monde voulait être dans sa classe.

Solange, amène Madame Rivière à son atelier, s 'il te plaît.

Madame...

Ça

fait longtemps qu 'elle est... qu 'elle est dans cet état -là.

Oui.

Déjà quand j 'étais petite, elle avait des moments où... où elle délirait.

Et puis, ça s 'est aggravé avec les années.

C 'est triste de l 'avoir comme ça.

Madame Rivière, votre mari avait -il reçu des menaces de mort ? Non, je ne

pas. Vous ne savez pas grand -chose sur la vie de votre mari ? Merci beaucoup.

On va vous laisser.

Je vous en prie.

Vous en pensez quoi d 'Alain Brivière ? Elle n 'est pas méchante, mais un peu

inconséquente.

Son mari l 'a dominée par l 'argent, mais elle en profitait largement.

Elle est généreuse avec ses domestiques.

Elle aime dire qu 'ils font partie de sa famille.

Et le pire, c 'est qu 'elle est sincère. Elle le pense vraiment.

En vrai, rien ne change ici.

Les patrons sont des Blancs, les Noirs sont à leur service.

Et vous, vous avez une domestique ? Non.

Vous avez peur de passer pour un esclavagiste ? Non.

Mes parents étaient des gens modestes, des petits employés.

Jamais personne n 'a travaillé pour nous.

L 'histoire nous a mis dans deux camps adverses, mais moi j 'ai jamais fait la

différence entre blancs, noirs, indiens, libanais.

C 'est quoi ce tag ? Les rivières sont des voleurs.

J 'aime même pas qu 'on se foute de ma gueule.

Ce tag sur le portail, pourquoi vous ne nous en avez pas parlé ? Mon père était

en conflit avec un producteur agricole qui l 'accusait de lui pomper toute son

eau. Mais le type a fait faillite il y a quelques mois.

Décidément, votre cher papa avait vraiment l 'air d 'être un chiquetite.

Et comment s 'appelle cet agriculteur ? Stéphane Quirou. Et ce Quirou a menacé

votre père ? Il disait à tout le monde qu 'il allait le crever.

Pluie et vent sur tel humain miracle.

Je sais maintenant d 'où vient votre prénom, lieutenant.

Et en plus, quel livre, quelle femme.

J 'ai adoré.

Puisque vous connaissez le personnage, vous savez qu 'elle aime avoir des

réponses à ses questions.

Alors, c 'est Kero ? Il n 'a pas de casier. Pas d 'enfant.

Sa femme, une auvergnate, l 'a quitté.

Il est très engagé dans le sort des agriculteurs.

Il a balancé un lapel sur le net pour que les gens se révoltent contre tous

qui exploitent la Guadeloupe et ses ressources.

Notamment l 'eau.

On en est là ?

Imaginez un grand groupe français qui détient le monopole de l 'exploitation

l 'eau en Guadeloupe pour les collectivités locales.

Dix ans plus tard, ce groupe se retire en prétextant des déficits et en

ses installations déjà dégradées en ruines. Qui est responsable ? Cette

? Les collectivités locales ? Résultat, aujourd 'hui, une partie de la

population est privée d 'eau et les gens en réaction ne payent pas leur facture.

Thierry, aurais -tu un univers pour un problème d 'eau ?

C 'est un bon gars.

Il a le sang chaud, mais c 'est pas lui qui l 'a tué.

C 'est à lui, ça ? Oui, c 'est ça.

Vous êtes quelqu 'un ?

Peut -être du dioxyde de soufre.

Facture, facture, facture.

Maître Juicier, pauvre gars quand même.

Ah bon ? Ressenti.

C 'est rapide, dis -donc.

Le patron du groupe Nivière assassiné.

Elle n 'est pas vraiment la tête d 'une auvergnate.

Kero s 'est fait larguer, mais il s 'est vite consolé.

Je connais ce fou de truc.

Ah bon ? Je ne sais pas où il est ce truc. C 'est un client, je ne me mets

de l 'avis de mes clients.

Vous embrassez toujours vos clients ? Écoutez, ça fait quelques jours

que je n 'ai pas vu Stéphane.

Il ne répond même pas au téléphone.

Ce chien -là a dû trouver une autre femme.

Moi, je vais vous prendre deux kilos de boulin noir.

Sérieusement ? Il

n 'est pas mauvais, mais ça ne vaut pas celui de Saint -Félix.

Ça reste quand même le meilleur boudin de ville. À part celui de Capester,

évidemment. Quoique, celui de Chebara au gosier, je ne sais pas si tu connais,

mais... Il est superbe.

Après, il est un petit peu épicé.

Je peux avoir votre attention ?

Le téléphone de Cairo, borné à quelques mètres de la centrale au moment du

meurtre de Rivière.

C 'est -à -dire vendredi soir entre 20h05 et 20h55.

Si vous voulez mon avis, je ne pense pas que ce type soit notre coupable.

C 'est un gars engagé, mais il en faut.

Ah pardon ? Monsieur le commissaire fait aussi dans la politique ? Vous vous

bougez pour me retrouver ? Et nous demain, on planque au coup de truc.

Et la biguine, vraiment ? Vous préférez l 'électro ?

Quoi

? Oui, je suis noir et j 'aime l 'opéra. Ça vous pose un problème ? Pas du tout.

Je suis blanc et j 'adore le blues.

Attention, on risque de se faire arrêter pour réappropriation culturelle

aggravée.

Ne me branchez pas sur le sujet, mon tour.

Moi, les Blancs qui ont des dreadlocks, m 'en fous, ça leur va bien, tout ça.

Mais alors les marques qui se la jouent ethnique juste pour avoir un petit peu

plus de fric, alors là, ça, ça me révolte.

Vous êtes contente d 'être rentrée au pays ? C 'est un peu trop tôt pour le

dire.

Je connais plus personne ici.

Par une vieille amie avec qui j 'avais rendez -vous m 'a posé un lapin.

Elle doit penser que je suis devenue une bountie.

En tout cas, je suis surprise de toute cette pauvreté.

La misère est moins pénible au soleil.

Tu pars.

C 'est l 'île, hein, non ?

Où

t 'étais, les flics de cherche ? Quoi ? Faut pas que tu restes là, les flics de

cherche.

Non, mais ça va pas.

Moi, c 'est première summation.

Vous étiez près de la centrale le vendredi 30 juin, le soir du meurtre.

M. Rivière m 'avait donné rendez -vous à son bureau.

Le soir ? Il voulait rester décret pour éviter que t 'apparles.

Il m 'a demandé qu 'on se voit à cause de notre embrouille.

Embrouille ?

C 'est un euphémisme. Vous l 'avez menacé de mort.

J 'ai dit ça comme ça. J 'étais très en colère contre lui.

Pendant des mois, j 'ai essayé de le joindre pour qu 'il m 'entende, mais il

'en foutait.

Il n 'en avait rien à foutre de moi.

Et ce soir -là, qu 'est -ce qui s 'est passé ? Ruggier m 'a assuré qu 'il ne

payait personne au service des eaux pour être approvisionné.

Et que la centrale subissait aussi des coupures.

Il m 'a même montré des recommandés qu 'il envoyait à la région. Alors j 'ai

compris que je m 'étais trompé sur son compte.

Alors du coup, vous êtes devenu super pote.

Jamais j 'aurais pu être ami avec ce type.

Il m 'a proposé de racheter mon exploitation en me gardant comme gérant.

Il disait qu 'entre Guadeloupéens, il fallait s 'entraider, alors j 'ai

et puis après je suis parti.

Il était quelle heure à ce moment -là ? 20h45 environ.

Comment vous expliquez la présence de dioxyde de soufre chez vous ? Bah, c

contre les frôlons asiatiques, ça les tue, c 'est radical.

C 'est clair, c 'est radical.

Je l

'ai

entendu hurler.

Il m 'a obligé, je n 'avais pas le choix.

Là, j 'ai vu derrière la fenêtre du bureau une ombre.

Une ombre en forme d 'oiseau.

Vous voulez dire un soucougnant ? Oui.

Un soucougnant.

On nage en plein délire.

J 'ai lu un truc très sérieux sur ces créatures.

J 'avoue que ça me fait bien piper.

Kero avait l 'air sincère.

Ok, vous êtes en train de me dire qu 'une sorcière a passé un pacte avec le

diable et s 'est transformée en oiseau pour buter Rivière, c 'est ça ? Pour

vous, ce qu 'on ne peut pas expliquer n 'existe pas.

En tout cas, notre tueur a le sens de la mise en scène.

Le meurtre de Rivière obéit à un rituel.

Mais Kero n 'a pas le profit de notre psychopathe. Et puis, il n 'aurait pas

inventé tous ces détails.

Notamment la phrase de Rivière, il m 'a obligé, je n 'avais pas le choix.

Et c 'est notre seul suspect.

Fais le garder au chaud pour l 'instant.

Oui, Auguste.

Quoi ? Oui, d 'accord, oui, on arrive.

On vient de retrouver un corps à la souffrière.

On ne sait pas encore qui c 'est, mais il avait des plumes sur lui.

Vous la connaissez ? Elle s 'appelle

Marie -Agnès Dragovin.

C 'est une très bonne amie.

Je suis désolé.

Il ferait mieux de rentrer chez vous.

Non, ça va aller. Merci.

Vous êtes proche de la victime. Ça va aller.

Ok.

Alex ?

À part les plumes, c 'est pas la même mise en scène que pour Rivière.

Là, on dirait un crime sexuel.

Marie -Agnès m 'avait confié qu 'elle se sentait menacée par une quimboiseuse.

Je voulais aller la voir pour en savoir plus, mais je n 'ai pas pu.

Vous savez pourquoi cette femme aurait pu en vouloir à votre ami ? Elle l

'accusait de lui piquer son business.

Elle aurait été tuée pour cette raison ? Pour tout vous dire, Marie -Agnès avait

une réputation sulfureuse.

Elle a fait tourner la tête à pas mal d 'hommes mariés.

C 'est une femme libre, mais ça paraît si ça n 'a jamais plu.

Le tueur aurait voulu lui faire payer son style de vie, comme il aurait voulu

faire payer quelque chose à Rivière ? Peut -être.

Rivière avait le visage brûlé, Marie -Agnès recouverte de cendres.

Oui.

Il y a clairement un lien avec le film, alors pour les plumes, je ne vois pas le

rapport.

Et pourquoi avoir utilisé de la fibre de canne à sucre ?

Ça va aller ? Cette affaire me fait peur.

Une porte s 'est ouverte.

Et Dieu seul sait ce qu 'il y a derrière et quand elle va se refermer.

C 'est bon, j 'ai les résultats de l 'autopsie.

La victime a bien été empoisonnée au dioxyde de soufre, au moins hier.

Elle aurait estimé de la mort vers 19h.

La victime a d 'abord été ligotée et après on lui a fait ingurgiter de force

poison.

Elle est morte en quelques minutes et son corps a été déplacé par la suite.

Merci.

Pourquoi l 'assassin a déplacé son corps jusqu 'à la soufrière ? C 'est bizarre,

en effet.

En tout cas, une chose est sûre, on a affaire au même tueur.

Vous vous sentez l 'attaque d 'aller interroger la gadette Safé ? Rosalie

Thésoros ? Oui, allons -y.

Vous serez capable de rester... Professionnel. Vous inquiétez pas.

Je ne vais pas pleurer.

Ces stages, c 'était une grosse arnaque.

Ça avait bien embobiné tous ces métros.

Mal dans leur peau. Oui.

Parce que vous, bien sûr, vos prestations, c 'est pas de l 'arnaque.

Elle est pas de chez nous, celle -là.

Alors celle -là ne croit juste pas à tous vos... trucs.

Vous n 'y croyez pas parce que vous avez peur de ce que vous pourriez apprendre

sur vous.

Moi, ici, je vois défiler tout le monde.

Riche, pauvre.

Ouvriers comme hommes politiques qui viennent me voir pour des raisons

sentimentales ou parce qu 'ils ont des problèmes d 'argent. Ou parce qu 'ils

veulent nuire à quelqu 'un.

Marie -Agnès Dragovin, vous faisiez de la concurrence.

Et les temps sont durs en ce moment.

On peut comprendre que vous ayez une dent contre elle.

OK. Elle m 'a piqué des clients. Et je ne l 'aimais pas.

C 'est vrai.

Mais ça ne fait pas de moi une criminelle. Marie -Agnès pensait que

aviez jeté un sort.

Vous voulez m 'arrêter parce que je jette des sorts ? Non, mais je peux vous

arrêter parce que vous l 'avez empoisonné, comme vous avez tué

Rivière. Et pourquoi j 'aurais tué ce type ? Ça finira bien par le découvrir.

Exactement.

Vous allez me faire arrêter parce qu 'il a encore fait ma M.

Allez, foutez -moi le camp ! Calmez -vous, sinon c 'est un petit tour

cellules. Là, il vous faudra des super pouvoirs pour en sortir.

Et ça, ça veut dire quoi ? Ces mèches de

cheveux et les cendres, elles viennent de la soufrière ? Vous étiez où vendredi

dernier à 21h et hier soir à 19h ? Ici.

Ici, chez vous ? Oui.

Quelqu 'un pour le prouver ? Non.

Bon, vous restez dans le coin, on n 'en a pas fini avec vous.

Vous n 'êtes pas réunis par hasard ?

Vous êtes deux vieilles âmes qui se connaissent depuis très longtemps.

Super.

C 'est spécial, hein, votre amie en mariée ? Elle voulait une cérémonie à

image, excentrique, épicurienne, et aussi un peu provocatrice.

C 'est réussi.

Ce sont plus tes élèves, ça ? Certains, mais pas tous.

Un d 'entre eux a peut -être pété les plombs ? Non.

Stevie a déjà interrogé tous les habitués du centre et ça n 'a rien

Lui, c 'est Tony Coury. C 'est la mémoire d 'une île. Tout le monde le

ici. Ça fait des années qu 'il fait des films sur la Guadeloupe.

Et il fait aussi des photos pour le compte Instagram du centre.

C 'est triste, cette histoire.

La Réunion, ça va me manquer.

Moi aussi.

Mes condoléances.

Vous avez des rapports entre Kamiko et Marie -Agnès ? Je comprends pas.

Vous couchez avec elle ? Non.

Moi, je préfère les hommes.

Et plutôt que vous m 'aidez de ma vie privée, qu 'est -ce qu 'ils foutent, vos

collègues, pour mon cambriolage ? On m 'a volé des films super 8 sur l

de la souffrière.

Je tiens.

Tommy, je t 'ai dit, je vais m 'en occuper.

OK.

C 'est l 'instant.

Salut Mathis, ça va ? J 'ai du mal à réaliser qu 'elle ne sera plus là.

Le temps passe tellement vite.

Tu te souviens quand on s 'est tous rencontrés ? Marie -Agnès, Élise, toi,

C 'était en 73.

On a formé une sacrée bande.

Le passé, c 'est le passé.

Tu en es où de l 'enquête ? En ce moment, nous savons une chose. Les deux

meurtres sont liés.

Vous êtes d 'accord ? C

'est qui, Elise ? Une amie.

Emma.

Emma.

Vous faites quoi ici ?

Je suivais des cours de yoga chez Marie -Agnès.

Vous avez l 'air très infectée.

On avait une belle relation toutes les deux.

Je me confiais beaucoup à elle et elle me comprenait.

Qu 'est -ce que vous lui racontiez ? Des trucs de filles.

Rien de bien passionnant.

Des trucs de filles ? Un soir, elle a senti que j 'étais pas bien.

J 'étais très énervée.

Je venais tout juste d 'annoncer à mon père que je sortais avec un garçon et qu

'il était maîtresse.

Il m 'a interdit de le revoir quand j 'ai refusé de la péter les plombs.

Vous pouvez développer ? J 'avais jamais vu mon père comme ça.

Du jour au lendemain, j 'ai plus de nouvelles d 'Antoine.

Il m 'a carrément gossé.

Il n 'est plus là, mais il hante encore vos pensées.

Et qu 'est -ce qui s 'est passé à votre avis ?

Mon père a dû le menacer pour qu 'il dégage de ma vie.

Il m 'a juré qu 'il y était pour rien, mais je sais que c 'est faux.

Votre mère suivait les cours de yoga au centre ? Non.

Dans ma famille, les femmes un peu... un peu libérées, comme l 'était Marie

-Agnès.

C 'est pas très bien.

Votre mère aurait pu lui en vouloir pour une raison particulière ? N 'imaginez

quand même pas que ma mère a tué Marie -Agnès.

Ma mère, elle a peur de tout.

À peine elle voit un ravec, elle panique. Alors, l 'imaginer en train de

Marie -Agnès... Oui, c 'est n 'importe quoi. Et votre père ? Quoi, mon père ?

veux dire, votre maman. Ça se passait comment avec lui ? Je n 'en sais rien.

Lanto, vous quittez du coin qui savait tout.

Vous connaissez cet homme ? Ah merde, c 'est le mari de Rosalie Pézoros.

Mais si Marie -Agnès couche avec le mec de Rosalie, vu son tempérament, elle a

voulu se venger.

Eh ben, vous ne pouvez plus vous passer de moi ? Aidez -vous, je vous arrête

pour exécuter envers un animal.

Nous savons que votre mari avait une liaison avec Marie -Agnès Dragovin.

Il ne supportait pas cette humiliation.

Pire, cette trahison ultime avec votre concurrente.

Alors vous passez chez elle pour vous venger.

Vous vous débrouillez pour lui faire boire une mixture à base de dioxyde de

soufre. De plus, vous n 'avez pas d 'alibi.

En fait, hier soir, j 'étais avec une cliente. C 'est nouveau, ça.

De qui il s 'agit ? Geneviève Rivière.

Ah bon ? Et pourquoi elle venait vous voir ? Secret professionnel. Bien.

On va appeler le procureur pour la déférer. Elle raconte n 'importe quoi.

Madame Rivière voulait que je jette un sort à Marie -Agnès.

J 'ai refusé. Et pourtant les mèches de cheveux prouvent le contraire.

J 'ai refusé de jeter un sort pour Madame Rivière. Je n 'ai jamais dit que

'ai pas jeté de sort du tout.

Marie -Agnès dévorait tous les hommes qu 'elle croisait.

Je voulais juste lui donner un arrêté tranquille pour qu 'elle calme ses

ardeurs. Parlez -nous maintenant de Christian Rivière.

Je vous ai déjà dit que je ne connaissais pas. Je n 'ai rien à voir

meurtres. Vous refusez de coopérer. Je crois qu 'un petit tour en cellule va

vous aider à retrouver la mémoire.

Oui,

Stevie.

Attends, je te mets en parleur.

Vas -y, on t 'écoute.

On a reçu les résultats du bornage du téléphone de Christian Rivière.

Tous les samedis après -midi, il partait en mer avec son bateau.

Merci Stevie.

Alors qu 'il disait à ses proches qu 'il allait à son club de golf à Saint

-François.

C 'est le bateau de Monsieur Rivière.

Il partait à 15h pour revenir vers 18h tous les samedis.

Seul ? Regarde, il est moindre que moi.

Il était avec une femme.

Madame Rivière ? Non.

Non, Madame Rivière, elle a le mal de mer.

Elle a pris le bateau une fois pour aller au centre. On a dû la ramener

'elle était pas bien.

C 'était qui, alors ? Je sais pas, Monsieur le Commissaire. Je sais pas c

qui. Elle avait un foulard sur la tête et des lunettes de soleil.

Rien d 'autre ? C 'était pas une blanche.

Elle avait de longs cheveux avec des mèches rouges.

C 'était une indienne, à mon avis.

Ça pourrait être elle ? Ouais.

On dirait.

Merci.

On a trouvé le lien entre Rivière et Marie -Agnès.

Alors là, je suis largué.

Rivière était raciste, il avait une maîtresse métisse.

Vous savez comment ça marche ici.

On ne se mélange pas, surtout les grandes familles.

Officiellement, du moins.

Oui, c 'est vrai.

Il faut préserver la race.

Tu me trompais avec Marie -Agnès ou une autre.

Peut -être que j 'aimais plus Christian.

Pour tout vous dire...

Ça m 'a arrangé que Christian couche ailleurs.

Comme ça, il me laissait tranquille.

Que faisiez -vous vendredi dernier entre 20h30 et 21h30 ? Le soir où Christian

est mort ? J 'étais dans ma chambre.

Solange peut vous le confirmer.

Et avant -hier, vers 19h ? Vous voulez dire que Marie -Agnès s 'est fait tuer ?

J 'étais avec Rosalie.

Madame Rivière, les derniers mots de votre mari auraient été... Il m 'a

je n 'avais pas le choix. Vous savez à quoi il aurait pu faire allusion ? Alors

là, aucune idée.

Mais ça m 'étonne de sa part, parce que Christian, rien ni personne ne l

'obligeait à faire quoi que ce soit.

Un court bouillon de poisson.

Ça vous plaît, Mme Rivière ? Ça manque de piment.

Je leur dis toujours, il n 'y a pas assez de piment.

Solange, votre patron était bien dans sa chambre, le soir où M. Rivière est mort

? Je l 'ai vu rentrer dans sa chambre, c 'est tout. Après, je suis partie.

Elle a très bien pu faire l 'aller -retour jusqu 'à la centrale pour le

non ? Il faut quoi ? Trois heures trente ? C 'est possible.

Bernard ! Comment est -ce que t 'as pu ? Tu vas crever en enfer, tu le sais.

Tout va bien, Solange ? Tout va bien.

Mesdames. Bernard, c 'était son mari ? Oui, il est mort il y a cinq ans. Son

fils Christian à côté s 'est gandhié.

Papa, tu vas bien ? Oui, oui, ma chérie. Je voulais savoir si tu dînes avec moi

ce soir.

Je ne peux pas, je suis désolée, j 'ai beaucoup de boulot.

C 'est l 'enquête sur le meurtre de Rivière qui te prend autant de temps.

Je suis sûr que tu vas résoudre cette affaire, ma fille.

À demain.

Oui,

à demain.

Quoi ? Pourquoi vous lui montez comme ça ?

Je suis partie tellement longtemps en France qu 'on a fini par s

'éloigner.

On n 'a plus grand -chose à se dire, enfin.

C 'est compliqué.

Vous savez, on peut toujours se rapprocher des gens qu 'on aime.

Et parfois, on veut le faire, mais c 'est trop tard.

Ça a été très dur avec mes parents.

On ne s 'est pas parlé pendant des années.

Et puis, ils sont morts.

Et pourquoi vous êtes fâché avec eux ? C 'est compliqué.

Vous faites quoi, ce soir, à part avoir beaucoup de boulot ?

Sous -titrage

Société

Radio

-Canada

Et dire qu 'à Paris, j 'avais oublié que les étoiles existaient.

Qu 'est -ce qui vous a décidé à rentrer ? Fallait que je m 'occupe de mon père.

Non, non, non, non, non. La vraie raison.

J 'ai senti comme ma vie dans ma vie.

J 'avais l 'impression d 'avoir tout perdu.

D 'un coup, j 'ai compris.

J 'ai compris que j 'avais perdu le lien avec mon enfance.

Avec là où j 'avais été la plus heureuse.

Alors finalement, je me suis dit qu 'il fallait que je revienne ici.

Le retour aux racines.

Un grand classique.

Allez, venez.

Allons. Si, si, si, allez. Allez, venez, venez. Non, non, non.

Si, venez.

Venez.

Allez. Ça va vous faire du bien.

Au revoir.

J 'avais 4 ans.

Ma mère m 'a dit de rester active à côté d 'elle sur le sable.

Il y avait des grosses vagues ce jour -là.

J 'espère que j 'en laisserai demain matin.

Je suis allé me baigner.

D 'un coup, j 'ai été emporté par le courant.

Et j 'ai commencé à me noyer.

Ma mère a couru pour me sauver.

Elle réussit à me rapprocher du rivage. Mais elle... Elle est emportée

par le courant.

On n 'a jamais retrouvé son corps.

Vous n 'étiez qu 'une gamine.

Ce n 'est pas de votre faute.

Mon père m 'a eu des peurs.

C 'était un bon père.

Un très bon père.

J 'en suis brisée entre nous.

Il est dément, ce rhum.

Il vient d 'où ? Il

vient de la distillerie de votre père.

C 'est la première fois que je goûte un rhum que mon père a fabriqué.

Vite.

Vous couchez avec Marie -Agnès ? Non.

Marie -Agnès, c 'était comme une sœur pour moi.

Ça va.

Allez, à d 'autres.

Allez, balancez. Ça va, j 'ai passé l 'âge des soirées pyjama.

Allez, on lit.

Je peux reprendre un autre âme ? Je vais préparer votre lit.

Un oreiller.

Des draps.

Et un tee -shirt.

C 'était elle, votre mystérieuse amoureuse ?

Bonne nuit.

Jean -Baptiste !

Il faut qu 'on retourne chez les rivières demain.

Cette cage appartenait à mon père quand il était ado.

Et il élevait quel type d 'oiseau ? Je ne le sais pas du tout.

Quand je suis née, la cage était déjà à l 'abandon.

Solange ? Oui ? Bonjour, Emma. Tu te souviens des oiseaux de papa ? Ça fait

tellement longtemps.

Il les trouvait à la soufrière.

Une oreille.

Des pétrages diablotins ? Exactement.

Christian les aimait tellement.

Pauvre bouc.

Pourquoi le pauvre ? Il a eu l 'éruption.

Il n 'a pas pu les emporter avec lui.

Et ils sont tous morts.

Vous savez ce qui s 'est passé pour votre famille le jour de l 'éruption ?

grand -mère m 'a raconté qu 'il s 'était parti en catastrophe vers la Grande

Terre.

Elle m 'a rabâché cette histoire pendant des années parce qu 'elle l 'avait eu.

Très, très peur pour mon père ce jour -là.

Pourquoi ? Quand les cendres sont tombées, Bernard, mon grand -père, a

mamie de rassembler les affaires pour qu 'il puisse partir au plus vite.

Et mon père n 'était pas à la maison.

Du coup, ma grand -mère était paniquée. Elle ne voulait pas partir sans lui.

Et qu 'est -ce qui s 'est passé après ? Mon grand -père a traîné mamie jusqu 'à

la voiture pour qu 'il parte.

Et il lui a juré que mon père les rejoindrait sur la route.

Mais votre père, il était où ? Elle n 'a jamais su.

Quand elle lui a demandé quelques temps après, il a dit qu 'il était allé faire

une course.

En pleine éruption ? Oui.

Elle m 'a dit qu 'elle avait toujours su que c 'était un mensonge.

Et qu 'à partir de ce jour, mon père n 'a plus jamais été le même.

C 'est -à -dire ? Mamie disait que c 'était un garçon plutôt joyeux. Et à

de là, il est devenu très dur et il s 'est renfermé.

Et ça, là, c 'est quoi ? C 'est l 'atelier de mamie.

Elle peint.

On peut y jeter un oeil ?

C 'est pas mal ce qu 'elle fait.

Ouais.

On dirait la cascade aux écrevisses à Petitbourg.

Mon père détestait ces tableaux.

Il voulait même les brûler à cause des... à cause des nègres, comme il

Vous savez que j 'y joue au foot avec votre père, au Racine Club de Bastère.

A l 'époque, ses meilleurs amis étaient noirs.

Je ne comprends pas pourquoi il est devenu comme ça.

Je n 'arrive pas à déchiffrer ce qui est écrit sur l 'arme.

Vous connaissez ce jeune homme ? Non, je ne connais pas.

Pardon, excusez -moi. Que font les journaux intimes de ma grand -mère ? On

devoir les emporter.

De toute façon, vous n 'allez rien comprendre, c 'est illisible.

Mais ça aussi, on va devoir l 'emmener.

Donc le tueur savait que les rivières élevaient les fêterelles. La présence

plumes sur le corps, c 'est pour l 'accuser de quelque chose.

Et avec les cendres sur Marie -Agnès et le dioxyde de soufre, c 'est quelque

chose qui est lié à la soufrière et peut -être le jour de son éruption.

Ah, excusez -moi.

Oui, allô ? Oui, bonjour, maître.

Pardon ? Ah, non, non, non, non, je ne savais pas.

Oui, on fait comme ça, je vous rappelle.

C 'était maître Pommès, le notaire de Marie -Agnès.

Elle m 'a laissé sa maison et le centre de yoga.

Elle devait beaucoup vous aimer.

Le notaire m 'a dit un truc troublant.

Marie -Agnès avait des actions du groupe Rivière.

Ça date des années 80.

Donc Rivière et Marie -Agnès n 'étaient pas seulement amants.

Ils avaient aussi des intérêts professionnels en commun.

Pourquoi lui avoir refilé les actions ? Un petit cadeau pour faire plaisir à sa

maîtresse ? Non, Rivière n 'aurait jamais pris ce risque.

Des bijoux, un appartement, mais il fallait rester discret.

Alors Marie -Agnès a dû le faire chanter.

C 'était pas son genre.

C 'est Lumet, venez voir.

Merci pour mon tableau.

V. R.

Plus. P.

M.

V. R.

Violette Rivière.

P. M.

Qu 'est -ce que ça peut être ? En tout cas, elle avait vraiment dans la peau.

Vous avez vu tous ces tableaux ? Elles devaient être folles de lui.

Mais comme des témoins, ils ont dû cacher leur relation.

Quelle tristesse.

Il faut identifier ce garçon.

Il travaillait peut -être pour les rivières.

On va retourner voir où il allait.

Ah, vous êtes un peu près de cette famille.

Laissez -moi, belle -mère, tranquille, maintenant.

C 'était nous la paix.

Vous n 'avez pas envie de savoir qui a tué votre mari ? Non.

Au moins maintenant, et il fera plus de mal à personne.

Madame Rivière, pensez à votre fille.

Elle va pas se trimballer ça toute sa vie.

Suivez -moi.

Vous êtes très emboutée aujourd 'hui, Mme Rivière.

Je dis pas ça pour avoir une bonne note, c 'est la vérité.

Vous me prenez pour une dingue, c 'est ça ? Vous pensez tous que j 'ai perdu la

tête ?

Je sais bien que je ne suis plus professeure.

Et qu 'on est en 2023.

Et que je suis une vieille femme.

Violette.

Ce PM, c 'est qui ?

Vous avez pris mon pot à table.

Cette mélodie, il y a un type qui fredonnait tout le temps ça au lycée.

Mais je me rappelle le plus croquis.

Ce PM a pu être un de ses élèves ? Oui.

Je connais le proviseur du lycée.

Il nous laissera consulter les archives.

Attendez une seconde, j 'arrive.

Mais, c 'est longtemps ! Bonjour.

Bonjour. Je vais vous en prendre un, deux.

Pas de problème.

C 'est ici, les régies sont à votre disposition.

Et là, vous trouvez les dossiers des anciennes classes.

Qu 'est -ce qu 'il y a ? Violette Rivière avait pour élève un certain

Moutou.

Pascal Moutou, ça pourrait être notre PM.

Faites un oeil.

Pascal Moutou.

Pascal Moutou. Maintenant, ça me dit quelque chose.

Eh oui.

Ce garçon a été porté disparu en 1976.

C 'était après l 'éruption de la Soufrière.

On n 'a jamais retrouvé sa trace.

Ça vous arrive souvent de prendre la plage pour votre bureau ? Être connecté

avec la nature, ça m 'aide à réfléchir, à prendre des recul.

J 'avoue.

Voir l 'horizon, c 'est quelque chose d 'agréable qu 'elle périsse.

Bon, alors.

Bernard Rivière, le mari de Violette, aurait -il un lien avec la disparition

Pascal Moutou ? Le mari trompé qui élimine l 'amant de sa femme ? C 'est un

cliché, mais pourquoi pas.

Sauf que... On sait que Bernard était avec sa famille le jour de l 'éruption.

Il a peut -être envoyé son fils faire le sale boulot.

On sait que Christian Rivière a disparu ce matin -là.

C 'était qu 'un gamin.

Oui, mais sous l 'emprise de son père, qui était un vrai tyran.

Ça tient la route.

Donc, Christian Rivière tue Pascal Moutou en 1976.

Et l 'assassin se venge aujourd 'hui.

Mais en quoi Marie -Agnès était liée à la disparition de Pascal Moutou ?

Le tueur doit forcément avoir un lien avec Pascal.

Un ami, ou quelqu 'un de sa famille.

Il faut qu 'on retrouve la famille de ce Pascal.

Et mettez -y vite son état.

T 'as fait une pause ? Je suis en surchauffe, là.

Bon alors, t 'emmerdais pas.

Comment ? J 'aurais été bien bête de passer à côté.

Bon, sinon, vous avez des souvenirs du jour de l 'éruption de la Soufrière ?

quand on vit ce genre de choses, ça s 'oublie pas.

C 'était le chaos.

Je revois encore des silhouettes pleines de cendres errées dans les rues pour

fuir.

C 'est bizarre.

Mon père m 'en a jamais parlé.

Ça va ?

J 'ai l 'impression que vous avez des trucs à me dire.

Vous voulez que je vous dise quoi ? Que je n 'oublierai jamais ce 8

juillet 1976 parce que c 'est le jour où j 'ai perdu l 'amour de ma vie.

Qu 'elle s 'appelait Élise.

Qu 'elle était noire.

Que nos parents s 'opposaient à notre relation et que j 'ai été trop lâche

assumer.

Qu 'elle a fini par me quitter.

Que je ne l 'ai plus jamais revue depuis.

Et qu 'il n 'y a pas un jour où je ne pense pas à elle.

La maison de Pascal Mouton.

Les fibres de canne, comme celles retrouvées sur le corps de Marie -Agnès.

On dirait des esquisses d 'un plan.

Oui.

Un schéma.

Le schéma d 'une invention.

C 'est quoi cette invention ? Il y en a une qui pourra nous aider. C 'est

Violette.

Vous m 'expliquez ce que vous faites là ?

Votre petit séjour en garde à vue ne vous a pas suffi ? Je rends visite à une

amie. 80 ans, qui frise la démence ? Vous discutez de quoi ensemble ? Des

conflits sociaux en Guadar ? C 'est son âge ou ma couleur de peau qui vous

dérange ? Une femme noire ne peut pas être amie avec une dame âgée, riche et

blanche, c 'est ça ? Rosalie, ma douce, embrasse ta maman pour moi.

Premier Violette.

Vous nous expliquez ? Violette croit encore que ma mère est en vie.

C 'était sa sage -femme. Elles sont restées amies.

Et quel rapport avec vous ? Quand j 'étais petite, j 'accompagnais toujours

mère quand elle rendait visite à Violette.

Pendant qu 'elles discutaient, je jouais dans le jardin.

Je considère un peu Violette comme ma tante.

Depuis qu 'elle est malade, je lui rend visite régulièrement.

C 'est votre mère qui a accouché Christian ? Non, pas Christian.

C 'est -à -dire ?

C 'est un autre bébé. Ah, il sait que ça devient croustillant tout ça.

Un bébé métis.

Un garçon.

François.

Un des seuls mots que j 'ai réussi à déchiffrer dans le journal intime de

Violette, c 'est accouchement.

Violette l 'a écrit... Voilà.

Et Pascal Moutou, c 'est le père de cet enfant.

Je peux y aller maintenant ? Ça dépend. Est -ce que vous avez encore quelque

chose d 'autre à me dire ? Il y a quelques mois, un jeune homme est venu

me voir.

Il m 'a dit qu 'il était le petit -fils de Pascal Moutou.

Alors je lui ai dit la vérité.

Que Violette était sa grand -mère.

Vous pouvez nous le décrire ? Pas vraiment.

Joli garçon, 20 -25 ans. Il se cachait derrière des lunettes de soleil.

C 'est bon ?

Une invention sur laquelle travaillait Pascal.

Est -ce que ça vous dit quelque chose ? Mais Pascal, il ne vient jamais me voir.

Si vous le croisez, dites -lui que je l 'attends.

Violette, vous pouvez lire ce passage ?

Je suis enceinte.

Bernard, mon mari, déteste déjà cet enfant.

Comme il déteste Pascal, l 'homme que j 'aime.

D 'autant plus qu 'il est noir.

Mais moi, je l 'aime.

À en mourir.

Pour m 'éloigner de lui.

Et caché cet enfant, il a décidé de me séquestrer jusqu 'à l 'accouchement.

Ce monstre a payé les parents de Pascal pour qu 'il quitte l 'île

et parte vivre en métropole.

Avec mon petit François.

Mon bébé.

Il n 'y a pas de jour où je ne pense pas à toi.

Je souffle de douleur.

Je ferme les yeux.

Je pense à ton visage d 'ange.

Je voudrais tellement revoir mon fils.

Découvrir l 'âme qu 'il est devenue.

Ces belles gouttes de loup, des aiglons.

Ça nous fait trouver un dans tout pays en or.

Je me demande bien ce qu 'est devenu cet enfant.

Il doit avoir 46 ans aujourd 'hui.

Rosalie nous a parlé d 'un jeune type qui est venu l 'interroger, donc c 'est

pas le même homme.

J 'appellerai les collègues de Paris pour qu 'ils retrouvent la trace de la

calumnie.

Allô, oui ? Oui ? Non,

ça va Stevie, je m 'en charge.

Vous saviez que la distillerie de votre père a été financée par la famille

Rivière ? Mais non.

Il ne m 'en a jamais parlé.

Et quand je lui ai dit que j 'enquêtais sur la mort de Christian Rivière, il a

fait comme s 'il ne le connaissait pas. Vous allez où, là ? M 'expliquer avec

mon père.

Mettez -le tranquille. Il est âgé, il est malade.

Et alors ? Ça n 'empêche pas de dire la vérité, non ?

Bonjour.

Alors comme ça, les rivières t 'ont filé du chric ? Tu peux m 'expliquer

pourquoi ? Papa, je te parle. Tu me réponds, s 'il te plaît

? Je t 'ai posé une question.

Tu veux que je te dise quoi ? Que j 'ai accepté l 'argent des rivières ? Oui, c

'est vrai.

Et où est le problème ?

Bernard Rivière a investi.

Il m 'a fait confiance.

Ok.

Donc toi, petit ouvrier qui bossait dans un champ de calme, t 'es parvenu à

convaincre ce patron blanc de te financer.

Faut mieux que je me prenne une chambre d 'hôtel. Non, je t 'en prie, ma petite

fille, ne pars pas.

Horace, est -ce que...

Vous comprenez quelque chose à ces dessins ? C 'est un brevet

pour la transformation de la bagasse en énergie.

Tu connaissais Pascal Mouton ? Mais parle ! J 'en peux

plus, moi, de ces non -dits, depuis que je suis môme ! Pascal habitait pas

loin de chez moi, à Parnasse.

C 'est un book très intelligent.

Il passait son temps à créer des inventions.

Et il avait inventé une technique beaucoup moins coûteuse pour améliorer

processus de transformation de la bagasse en énergie.

Tu sais quelque chose sur sa disparition ? Non.

J 'avais déjà quitté Saint -Claude.

Sakéai. Bernard Rivière a créé la centrale dans les années 80 en utilisant

procédé de la transformation de la bagasse imaginée par Pascal Moutou.

En gros, il lui a piqué son invention.

Oui, et en même temps, il élimine l 'amant de sa femme. Donc on a un double

mobile.

Quel charmant bonhomme.

Par contre, je vois toujours pas ce que Marie -Agnès vient faire dans toute

cette affaire.

C 'est le commissariat de Blanc -Ménil.

Bonsoir. Bonsoir, les gars.

On a retrouvé la trace de la famille Moutou. Ils ont vécu au Blanc -Ménil.

La mère de Pascal a élevé son petit -fils, François, fiché chez nous comme

petit délinquant.

François a eu un fils avec une certaine Lydie. L 'enfant s 'appelle Antoine.

François s 'est suicidé à l 'âge de 29 ans.

Le garçon qui est venu poser les questions à Rosalie, il a quoi ? Une

d 'années.

Ça pourrait être lui, Antoine Moutou.

Vous vous renseignez ? Moi aussi.

Commissaire, votre autre coco comme d 'hab.

Merci, je t 'y vais.

C 'est du nouveau.

Je viens de découvrir que le brevet concernant l 'invention de Pascal Moutou

été enregistré chez un notaire. Mon mari, Agnès Tragouvin, travaillait.

C 'est bien, si je vous fais du bon travail, continuez comme ça. C 'est un

honneur de collaborer avec vous, Commissaire Moutou.

Votre amie était notaire ? Alors là, je suis largué.

Marie -Agnès a eu deux vies.

Elle ne me parlait jamais de la première.

Mais je sais qu 'elle a travaillé quelques années chez un notaire.

Puis elle est partie en Inde pour une retraite.

Là, elle a eu une révélation.

Quand elle est rentrée, elle a fondé son centre.

A mon avis, elle devait avoir des choses à se faire pardonner pour briller comme

ça. Et si elle avait aidé Bernard Rivière à mettre le brevet de Moutou à

? Non.

Marie -Agnès était une femme droite avec des valeurs.

Elle a quand même reçu les actions du groupe.

Elle s 'est fait acheter.

Admettons. Et si l 'assassin a découvert que le brevet a été volé, c 'est peut

-être ça qui lui a fait péter un câble.

Je vais aller fouiller chez elle. Je vais peut -être trouver des documents

officiels qu 'elle aurait pu garder.

Ok. Tenez -moi au courant.

Et le papa ? Je l 'ai vu ! Je l 'ai vu ! Papa, de quoi tu parles ? Il est là,

sous mes yeux.

Papa, calme -toi, je ne comprends pas, qu 'est -ce qui se passe ? C 'est un

secougnon ! C 'est un secougnon ! Papa ! Papa !

Oui, bonjour madame.

Commissaire Lanto, police de Poitapitre.

J 'ai quelques questions à vous poser au sujet de votre fils, Antoine Moutou.

Il est arrivé quelquefois ? Je l 'ignore madame, je suis seulement à sa

recherche. Est -ce que vous savez où il est ? Non, mon fils a quitté Paris à la

fin de ses études pour aller vivre en Ouadou.

Il pensait trouver un travail là -bas, mais malgré son diplôme d 'ingénieur en

informatique, il n 'a rien trouvé.

Vous auriez une photo récente de lui ? Oui.

Vous pouvez me l 'envoyer ? Bien sûr.

Merci.

Lieutenant Magloire, j 'ai une urgence. Un homme inconscient, gosier, route de

motoban.

Long tour.

Putain, mais c 'est pas vrai ! Tiens, mon papa.

Vas -y, rattrape -le.

Ça va aller, papa.

Les secours vont arriver.

Ça va aller.

C 'est Lonto, j 'ai besoin de renfort.

L 'assassin a été identifié et il est de la maison. C 'est Stevie.

Quoi ? Oui, Stevie.

J 'ai besoin que vous borniez le portable de ma gloire. Elle répond pas,

est peut -être en danger.

Alors ? La vraie identité de TV est Pierre -Antoine Montoux.

Un petit génie de l 'informatique. Il a trafiqué ton TV et c 'était affecté chez

nous. Il savait qu 'on était en manque de personnel.

Ah, il a bien préparé son coup, ce salaud.

Et pour le bornage du Lyoton -Magloire, ça donne quoi ? Elle est actuellement

vers le bas du fort.

C 'est pas l 'intention de te tuer.

Je veux juste que tu me laisses terminer ma mission et après vous entendrez plus

parler de moi.

Écoute, je sais que t 'as pas eu la vie facile, ok ? Que tu dois en avoir gros

sur le cœur.

Mes collègues vont débarquer.

Antoine, donne -moi ton arme avant que ça me tourne mal.

Avance ! Monte ! Oh, fleur d 'épée.

T 'es un symbole, hein ?

C 'est ici que des milliers d 'esclaves se sont battus aux côtés des forces

françaises contre les anglais.

Les esclaves croyaient que certains oiseaux étaient possédés par des esprits

malfaisants. C 'est tout cognant.

Moi, j 'ai toujours pensé qu 'ils étaient là pour nous venger avec ceux

traitent comme des bêtes depuis des siècles.

Je ne peux pas oublier l 'histoire de ma famille, tu comprends ? Mais c 'est

leur histoire, pas la tienne. Tu trompes ! On n 'échappe pas à son destin.

Écoute,

même si Rivière est un sale type raciste, Il ne méritait pas de mourir.

Les rivières ont tué mon grand -père.

Ont arraché son bébé à ma grand -mère. Et mon père a grandi seul.

Tu ne crois pas qu 'il méritait de mourir ? Je comprends ta colère. Je

qu 'il avoue ce qu 'il avait fait.

Mais il s 'est manqué de moi.

Il m 'a juré que personne ne me croirait.

Et Marie -Agnès a convaincu cette salope -là.

Elle a refusé de me parler.

Pourquoi tu t 'en es pris à mon père ? Planteau ! Bouge -moi ! Arrête, Sylvie.

Sylvie. Fais avec ton arme, tout de suite !

J 'ai retrouvé dans les archives de la police la retranscription d 'un

enregistrement.

C 'était un appel de mon grand -père en panique, le 8 juillet 1976.

Il disait qu 'un jeune homme le menaçait avec un couteau.

Et devinez qui a pris cet appel.

J 'avais 18 ans.

J 'étais jeune.

C 'est trop facile.

Antoine.

Le jour de l 'éruption, ma fiancée m 'a quitté.

Elle ne pensait qu 'à ça.

Et après, on nous a évacués.

Quelle bonne histoire tu t 'es racontée pour soulager ta conscience.

Mais quand il y a eu l 'enquête sur la disparition de mon grand -père, tu t 'es

jamais souvenu de cet appel ? Je suis désolé de ce qui est arrivé à ta

Stevie, désolé.

L 'entend ! L 'entend !

T 'as vu de l 'eau de coco empoisonnée au dioxyde de soufre ? Tu vas pas tarder

à mourir.

Laisse -moi appeler les urgences, je t 'en supplie. Ta gueule !

Petit cadeau en souvenir de l 'esclavage.

À chaque fois que l 'argent va teinter à ton poignet, tu te rappelleras le

souvenir de tes ancêtres.

Mets -le !

Tu bouges pas.

Tu bouges pas.

Ça va aller, l 'entour. Ça va aller.

Tiens bon.

Un officier à terre.

Forfleur d 'épée. Vite ! Et maintenant, tu vas me dire ce que mon père a à

voir avec cette histoire.

C 'est un petit film super vite que j 'ai volé à courir.

J 'aurais jamais rien su.

Maintenant, il est temps que tu me dises ce qui s 'est vraiment passé.

Il était près de 10 heures du matin.

Il y avait des cendres partout.

Les rues étaient désertes.

Tout le monde avait fui.

Horace Magloire ! Bernard Rivière avait envoyé son fils tuer Pascal.

Je lui ai dit que je voulais appeler la police.

T 'as dénoncé ? Mais il m 'a menacé.

Mais mon père leur dirait que c 'est toi qui l 'as tué.

Qui croira un nec face la parole d 'un blanc ? Personne ne peut rien contre

mon père.

Pas même moi.

J 'étais coincé.

Tu vas l 'enterrer.

T 'as compris ?

C 'est toi qui vas l 'en tirer.

Pourquoi tu m 'as rien dit ? J 'aurais pu comprendre.

Pour que tu saches à quel point ton père est un lâche.

Qu 'il a enterré son meilleur ami comme un chien.

Quand ta mère est morte, je me suis dit que c 'était une

punition divine.

Toutes les nuits, toutes les nuits, je priais

pour qu 'il n 'arrive rien.

À toi.

Vous êtes prête à m 'écouter ?

C 'est là pour ça.

Votre maman vous dit qu 'elle vous aime et que ce n 'est pas votre faute si elle

est morte.

Elle vous dit.

Que vous méritez d 'être heureuse maintenant.

Et que vous allez trouver l 'amour.

Vous sentez sa présence ?

Marie -Agnès vous demande de lui pardonner pour tous ses

mensonges.

Jean -Baptiste ? Hé ! Quelle bonne surprise.

Je vous embarque ? Une autre fois, peut -être.

J 'ai appris que vous aviez donné l 'héritage de Marie -Agnès à une

de jeunes Guadeloupéens. C 'est normal d 'aider les jeunes.

Je voulais te dire aussi, on s 'est arrangé pour que Violette rencontre son

petit -fils Antoine au parloir de la prison.

Ils étaient très émus.

Tant mieux.

Je suis content pour Violette.

Tu m 'as dit que l 'histoire nous avait opposés.

On reste quand même des Guadeloupéens.

On peut toujours changer ensemble, non ? Moi, j 'ai compris.

Alors, notre soleil.

Sous -titrage Société Radio -Canada

Sous -titrage

MFP.

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