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Musique rythmée au violon et piano
Tonalité d'appel
*-Bonjour. C'est Nora, pas là ou occupée,
*merci de me laisser un message et à bientôt.
*Bip
- Bon ben, puisque tu restes campée sur tes positions.
moi aussi, je vais faire comme toi.
Je vais t'effacer de ma vie.
Musique rythmée au violon et piano
La musique s'intensifie.
- Moussa? T'es là-haut?
- Elle me demande de déposer ses affaires dans la rue.
- Elle t'a zappé si vite. - Mais non.
- Insupportable. Oublie-la!
- Si je l'oublie, j'aurai jamais de réponse.
- Il n'y a pas de réponse, Moussa!
II n'y en a pas!
Tout ça, c'est pas rationnel, elle est comme possédée.
Ses paroles n'auraient aucun sens.
- Pas un mot de tout ça, Samia.
- Mais enfin, doudou, je suis ta sœur,
tu peux me faire confiance.
- J'ai rassemblé toutes ses affaires là,
ben je sais pas,
vois si ça peut servir à quelqu'un, donne-les.
- Oui, je m'en occuperai.
C'est bon? Elle acquiesce.
Super! Un peu d'oignon.
- Je mets ces assiettes-là?
- On va mettre la table, j'arrose le gigot.
- Si la Terre est ronde,
d'après certains calculs, à une certaine distance,
les montagnes devraient disparaître de ton champ de vision.
Pourquoi c'est pas le cas?
Il y a des endroits dans le monde
où tu peux voir des objets à des centaines de km de distance.
Tu m'expliques?
- Attends, c'est pas assez ouvert, Emma. OK.
Vas-y, lève. Voilà. - Attends, il y a le crochet.
Pourquoi tu laisses pas la rallonge?
- Après y a plus de place. Allez go!
1, 2, 3. Voilà, sister. Y a le.
le dessous de nappe.
Grognement d'effort
- J'y suis pas allé. - Tais-toi, alors.
- Ily a un amiral de l'armée américaine, l'amiral Bird.
Le plus jeune amiral de l'armée américaine.
Tu te fous de ma gueule.
- Tu me fatigues. - Laisse-moi terminer.
Il a fait une expédition
en Antarctique et a trouvé les bords du monde.
Il y a des rapports de l'armée.
- T'y es allé? Non, donc tais-toi!
Ceux qui disent que la Terre est ronde disent qu'elle est plate.
- La Terre est plate? - Oui.
- À l'autre bout, y a quoi? - De la glace.
Discussions et tintements de vaisselle
- Non, les lentilles.
Voilà.
Ça va être bon. - Qu'est-ce qu'ils papotent!
- Tonton, Julian Assange, lanceur d'alertes mondial,
c'est quoi son intérêt de divulguer.
c'est quoi son intérêt à lui
de divulguer ces rapports confidentiels?
Qu'est-ce qu'il a à gagner?
- Tu dis que la lune, c'est tourné en studio?
- Oui, par Kubrick!
- Stanley Kubrick est venu faire les scènes, tu rigoles?
Ils parlent tous en même temps.
- Amir, Amir. À table, à table.
Tout le monde. Ouais, super.
- Te fous pas de ma gueule.
- Je te jure que je pense...
Je ne partage pas toutes tes idées,
mais j'adore ta force de caractère, ta force de conviction.
Là, je me reconnais. - Non, dis la vérité.
- Papa, tu te fous de ma gueule,
mais quand on va découvrir que la Terre est plate...
- Amir, ça fume dans ta tête, il y a encore un peu de fumée.
- Mouss, on peut se servir?
- Attends, non. On attend Ryad, on attend.
- CÇa peut durer des plombes!
- Non, il arrive. - Je savais pas. C'est vrai?
- Oui, c'est vrai.
- C'est bon! Allez! Allez! - Excusez-moi.
- Tiens, viens là, Ryad. - On peut commencer?
- IIl commentait peut-être un match?
- Bon app' à tous.
- MERCI!
Discussions mêlées
- Pas mal, hein?
- C'est ça, le gigot de 7 heures?
- Je le réussis à chaque coup.
- Ca fait plaisir d'être là
tous ensemble.
- T'as eu quoi comme cadeau, Lila?
- J'ai eu des bombes de bain.
- Des quoi? - Des bombes de bain.
- Des bombes de bain?
- C'est une boule que tu mets dans le bain
et elle colore le bain.
- Et comment elle va...
- Hm?
- Euh... j'ai un trou.
- T'as oublié son nom? - Oui.
- Nora! - Nora! Nora!
- Elle va bien, elle vous embrasse.
- Elle est venue à Paris?
- Non.
- T'es allé au Maroc?
- Non, non plus.
- Non? Mais vous vous voyez quand?
- La dernière fois, c'est il y a 4 mois, en septembre.
Mais on est dans le boulot à fond, tu vois.
- Je pensais qu'après le mariage, vous alliez...
- Non, c'est assez ponctuel,
mais quand on est ensemble, c'est intense.
- Vous vous voyez peu.
- Oui? - Ryad!
- Il y a un problème de connexion là...
- C'est-à-dire?
- Ben, vas-y. - Non, mais...
parce que je cherche un stage
sur une émission de télé...
et je trouve pas de réponse, mais...
j'attendais ta réponse.
- Pourquoi tu m'as pas demandé? - Je t'ai demandé.
- Tu devais me rappeler et t'as pas rappelé.
- Tu m'as laissé un message?
- Bien sûr. - J'ai jamais eu ce message.
- Mais si!
- Il t'a rappelé plusieurs fois,
et ni tu lui réponds
et tu le rappelles pas.
- Sam, Sam. - Pour le stage?
- Écoute, je sais pas, tu... T'es débordé...
J'aurais pas dû
te déranger. - Quoi?
T'es mon frère, tu me déranges jamais!
Rire Pourquoi tu ris?
- Tu te rends pas compte, Ryad.
Moussa il t'a fait déposer des gâteaux au bureau.
- Sam... - ... du Maroc.
- Les pâtisseries. Je me souviens.
- Celles que tu aimes?
- Oui. Entre autres.
- Ca te vient pas à l'idée de dire merci.
- Mais non, Samia.
- Même un SMS, "C'était trop bon", non?
- Y a pas besoin entre frères.
- Merci! Pas besoin entre frères
de se faire des salamalecs.
- T'as pas envie qu'on te remercie?
- Pas en famille. - Ah bon?
- Il était complètement déprimé. Il osera jamais te le dire.
- Sam, arrête. C'est pas vrai!
- Dis-lui la vérité. - Mais t'exagères.
- T'étais super en colère.
- J'me rappelle pas, voilà. C'est pas...
- Désolé, franchement. - Mais non!
- Et au téléphone quand je te dis "J'ai le médecin qui arrive".
Tu te souviens de ça?
- Oui, je crois. - Je m'en souviens très bien.
Tu penses pas à me demander pourquoi j'ai appelé un médecin?
- Bah euh...
Je voyais bien que t'étais pas en train de mourir.
Non, mais Samia, sérieusement.
Le médecin qui arrive...
je vois bien que...
- On t'aime comme tu es! Mais en même temps,
si tu ne peux pas écouter les autres,
comment tu veux que ta nièce te demande un service?
- Adil! I m'a demandé quelque chose.
Tu m'as appelé cette semaine? - Ouais!
- Je t'ai rappelé? - Ouais.
- De quoi on parle?
- Des fois, quand t'as du boulot. - Parfois!
- Je peux terminer ma phrase?
Quand on te parle et que t'es pris par ton boulot,
t'écoutes pas.
- Pas toujours.
Pour les pâtisseries, j'ai pas rappelé.
- Ce qu'elle veut te dire, c'est que tu fais un petit peu peur
à ta nièce. - Je te fais peur?
- Non, pas peur!
- Illa gêne, elle est gênée.
Ils parlent en même temps.
- C'est mon procès quoi.
- Chéri, chéri. On n'est pas là
pour te régler des comptes.
- "Chéri, eh chéri",
c'est la secte des chéris, là.
- HAPPY BIRTHDAY TO YOU
JOYEUX ANNIVERSAIRE
JOYEUX ANNIVERSAIRE
LILA
JOYEUX ANNIVERSAIRE
Acclamations - Bravo!
Applaudissements
- Il est beau ton gâteau!
*Bip
- Ouais, Nora, c'est encore moi.
C'est dingue qu'on ne puisse pas se parler, non?
Allez, viens on se voit.
Je prends un avion pour Casa, on se voit dans un café,
on se parle et après tu fais ce que tu veux.
Mais tu ne peux pas me laisser comme ça.
Je ne mérite pas ça.
Allez, allez,
rappelle-moi.
Musique nostalgique
Brouhaha de bureau
On entre.
- Moussa.
Il me faut les comptes de Ferry et de l'Essec pour lundi.
- Lundi?
Attends... tu rigoles! J'ai déjà quatre gros dossiers.
En plus, ils sont hyper compliqués.
- Je sais, mais tu vas nous arranger ça.
Hein? T'es le meilleur!
Il souffle. Moussa! Je sais que tu trimes,
mais grâce à toi on est sur la dernière ligne droite,
alors encore un effort,
et après tout sera plus smooth . - Ouais, ouais.
Générique d'émission
*-19 points pris sur 21 possibles,
"après 4 ans de disette,
*Monaco s'invite enfin dans la course au titre...
*Que doit-on penser?
"Il y a 4 clubs qui se tiennent en 4 points ou 5 points...
*Y a 3 places à prendre. Pour aller en C1, j'entends.
*-Ily a toujours des contre-performances,
*mais ils ont eu un nombre d'absents monstrueux.
*Attendons de voir, quand Neymar va revenir,
"quand ils auront l'équipe au complet,
"pour moi, le PSG terminera dans les 3
*et vont être champions.
*-...... Neymar et Verratti ont toujours été blessés.
Elle toque. - Oui?
- J'ai terminé.
Je vous ai envoyé ESI et Sainte-Catherine.
C'est sur votre boîte mail.
- Super, merci.
Oui, Delphine? - Euh...
Je peux y aller?
- Bien sûr. Allez-y!
Bonne soirée!
- Uhm...
Ce soir, on fête mon anniversaire au Rosa Bonheur.
Vous connaissez? - Je connais le Rosa Bonheur.
Je ne savais pas que c'était aujourd'hui.
- C'est pas grave.
Vous êtes le bienvenu.
- Merci! Merci, c'est gentil.
Il griffonne sur une feuille.
"Congoton" (Charlie Tenku)
Musique funk
Musique techno
La musique s'étouffe.
Musique techno au loin
Musique sombre
Aboiements
(-Papa?)
(Papa?) - Hm.
(-Tu m'aides à réviser la géo?)
(J'ai une interro lundi.)
*-C'est fini, je suis bloqué.
"Je choperai zéro balle.
- Papa? J'ai faim. Papa!
*Allez, la dernière!
*Pour le petit! *-C'est dégueu!
- Papa?
*J'ai l'impression que le reste du monde.
*a gagné! *Cris
*Victoire pour le reste du monde!
Elle sonne.
- Mon Dieu, la tête qu'il a...
II est tout cabossé!
Elle souffle.
Vibreur
Delphine Troncy...
Tu la connais?
- Ben non.
Soupir
- Oui, allô. Bonjour, madame.
Non non, je suis la sœur de Moussa.
Justement, là je suis avec lui et il est pas bien du tout.
Je comprends pas, il a un front qui est complètement déformé,
il arrive pas à se réveiller.
Et surtout,
il a vraiment une énorme bosse sur le front.
Oh là là...
Musique sombre
- Voilà monsieur, c'est bon, ça va bientôt bouger.
*Ne bougez plus, la séquence va démarrer.
Vibreur
- Oui, Samia.
Oui.
Quand?
Ça veut dire quoi, il est dans le coma, il est...
Ouais.
Ils disent quoi les médecins?
Hm hm.
Oui, oui. Bien sûr. t'inquiètes. Oui, j'oomprends.
On en reparle. demain, ouais. Je viendrai. Ouais.
Qui, oui.
OK, d'accord. Je t'embrasse.
- Psst! Ça va?
- Moussa!
- Quoi? - Mon frère, Moussa.
Il sort de l'hôpital
et il a une commotion cérébrale.
- Comment il a fait?
- Il est tombé sur la tête.
Et là depuis, il fait que dormir et...
Il est KO, quoi. Mais pas dans le coma.
Mais euh...
Il est dans une forme de somnolence permanente.
- Tu vas y aller, là? - Non.
Ça sert à rien, il dort tout le temps,
j'irai demain matin.
- Je t'accompagne?
- Viens si tu veux, mais je pense que c'est pas la peine.
Faut pas s'inquiéter.
- C'est pas une question d'inquiétude,
c'est pour être avec toi.
Elle souffle. - Tu vas me faire une scène?
- Et pourquoi pas?
- C'est le moment?
- Ça l'est jamais avec toi.
- Emma, reste.
Excuse-moi.
- J'ai envie que nos deux vies soient mélangées, Ryad.
Ronflements légers
- Elle m'a téléphoné en panique.
Elle se retrouve avec son père, il n'arrive pas à parler,
il dort depuis 24 heures.
Je suis arrivée en catastrophe
et quand j'ai vu son état, direct les urgences.
Aux urgences, le médecin me dit "Faut attendre 3 mois."
- 3 mois? - Oui, avant de le revoir.
Il n'y a plus d'hémorragie.
L'IRM dit pas que c'est suffisamment grave
pour qu'il y ait une intervention.
- Tu m'as dit "commotion cérébrale".
- Oui. En fait, il a eu un choc derrière,
mais la bosse elle est devant.
- Pourquoi 3 mois?
- Parce qu'il n'y a pas de... y a rien en fait.
Il faut que l'hématome se résorbe.
- Il tombe sur la tête à l'arrière et il a une bosse devant?
- Oui.
- La médecin elle te dit ça, tu demandes quoi, toi?
Ça paraît complètement bizarre et fou.
On tombe à l'arrière, on a une bosse à l'arrière...
- Je sais. - On tombe à l'avant,
on a une bosse à l'avant.
- Je sais.
- T'as demandé quoi? - Je suis choquée.
- Il s'est passé quoi?
- Bah... - I! s'est battu?
- Non... D'après ce que j'ai compris,
il aurait fait la fête avec une fille.
- Une fille? - Une fille...
- Une fille de son boulot. - Une jeune. voilà.
- Peu importe. - Bon, voilà.
Une fille de son boulot. Et ils auraient bu et fumé.
- Une maîtresse!
- Salah, j'en sais rien!
Depuis tout à l'heure, tu me coupes la parole.
- Salah, elle a dit "une fille", elle a pas dit "sa maîtresse".
- Qu'est-ce qu'on en a à foutre en plus?
- Elle a raison.
- On en parlera après.
Il y a une chose que vous devez savoir.
En fait, Moussa et Nora,
ils sont plus ensemble. Ça fait des mois.
Elle lui donne plus de nouvelles.
- Ily a un rapport entre elle et l'accident?
- J'ai pas envie de débattre là-dessus.
La seule chose qui m'inquiète, c'est qu'est-ce qu'on fait?
- II faut aller voir un spécialiste.
- Impossible avant trois mois.
- D'avoir un rendez-vous?
- Ouais, c'est une galère. J'ai appelé.
C'est super galère!
- Ryad... - Je m'en occupe.
- Voilà.
Moussa.
Respiration lourde
Frérot... - Hm.
- C'est Ryad. - Hm.
- Tu m'entends?
Mouss, frérot. - Hm.
- 754 fois 26?
- 19 604.
- Repose-toi, mon frère.
(-Non, c'est pas possible.)
Je m'attendais pas du tout à ça.
C'est pas du tout une commotion cérébrale!
C'est un trauma crânien franchement grave!
Il y a deux lésions frontales, des...
une hémorragie qui est importante...
- C'est quoi la différence entre trauma et commotion?
- Le trauma crânien léger c'est une commotion,
on prend un coup sur la tête.
Le cerveau va d'arrière en avant.
- Mais il est tombé à l'arrière, en fait.
- Je pense qu'il a pris un énorme coup devant déjà,
pour qu'il ait la bosse.
Il a pris un coup de batte de base-ball, un coup de poing.
Il a dû être KO, après il met pas ses mains quand il tombe,
à ce moment-là, il tombe sur le crâne
et après le cerveau va ricocher
sur la partie antérieure de la boîte crânienne
et c'est ce qui fait qu'il y a ces hémorragies.
Moi, ce que je souhaite absolument, c'est le revoir régulièrement
avec un référent.
I! faut absolument que, soit vous, soit Ryad,
veniez à chaque consultation,
on va le voir une fois par semaine pendant un mois,
et je vous propose un traitement nouveau:
la photobiomodulation.
C'est sous forme d'un casque avec des infrarouges,
qui améliorent la réparation neuronale.
II doit être bien entouré sur le plan affectif,
lui montrer qu'on l'aime. - On est là.
- Voilà.
- Bon, ben écoute, merci. Combien on te doit?
- 150 euros.
En chèque ou en espèces.
- Je vais prendre ton chéquier, doudou,
je vais te le remplir.
- 150 euros pour nous garder 5 minutes et nous dire
des conneries, il s'est bien foutu de ma gueule.
- On est restés au moins une heure,
on a appris plein de choses! - Ah ouais?
T'as appris quoi?
T'as appris quoi?
- Calme-toi, doudou.
- Pourquoi il est parti Ryad?
- Il a du travail. - Pourquoi tu passes par là?
- C'est la route.
- Je lui explique le chemin. [I roule à deux à l'heure.
- Tu t'énerves, là. - De quoi tu te mêles?
- Ne lui parle pas comme ça.
- Tu me dis comment je dois lui parler?
- Laisse tomber. - Toi laisse tomber!
Toi!
- T'as entendu ce qu'il a dit Chermann,
il est plus irritable, donc un peu plus agressif.
Ça, c'est la conséquence du choc.
La bonne nouvelle c'est que c'est provisoire.
Faut juste prendre son mal en patience.
- Donc, quand est-ce qu'ils vont me dire?
- J'ai un double appel, quitte pas.
Oui, José?
Oui.
- Ouais, merci, bisous.
- Ouais, je te rappelle.
- Je suis en call-back pour la série dont je t'ai parlé.
- Je suis en ligne avec ma sœur.
- Tu l'embrasses pour moi? - Ouais.
Ouais!
Tu peux pas rester indéfiniment chez lui!
Donc, voilà faut aller le voir à tour de rôle.
Tu demandes aux grands frères, tu demandes
à ses enfants, euh.
Ouais, je suis au restaurant là.
Il arrive, je vais lui dire.
Amir? Je suis avec ta tante au téléphone,
t'es pas allé voir ton père?
- J'attends d'avoir fini le boulot, j'y vais après.
- T'as entendu? Tu termines à quelle heure?
- Y a un peu de monde là... 2h,2h 30.
- Oui, du matin. Oui, c'est tard.
- Oui, c'est mes horaires.
- Tu peux y aller demain?
- Ouais. - T'as entendu?
Très bien, très bien. OK, ciao.
Je comprends pas, excuse-moi.
T'es pas allé le voir? - J'ai su ça y a 2 jours.
- Pourquoi tu l'as pas appelé avant?
- Faut que j'y aille, je vais me faire virer sinon.
- Non, car c'est moi qui t'ai fait entrer ici.
Tu l'as pas appelé? - J'ai pas de téléphone.
- Pourquoi? - Ils nous espionnent.
- Qui? - La CIA, Facebook, Google.
Les grandes entreprises.
- Dans quel intérêt?
- De manipuler les foules
pour des élections.
- T'as été manipulé, toi?
- Non, vu que j'ai pas de téléphone. Mais des potes, ouais.
- Ah d'accord, c'est formidable ça.
- Ils ont tout verrouillé, même toi t'es un produit!
- Je suis un produit? Ravi de l'apprendre.
- Bon, je peux y retourner?
- Va travailler! Va! - Merci.
- Il abuse de ouf, je kiffe les maths, madame.
C'est une histoire d'amour limite, tu vois?
- Ouais, tu devrais le rajouter.
- Ah, c'est ta prof de maths. - T'es hyper méchante.
Refais-le mieux.
- Ah, c'est ta prof de maths...
Ben ouais, pourquoi?
Comment s'appelle votre professeur?
Il a un prénom, Dupont ou Dupuis,
il s'appelle Dupuis, comme vous.
- Nesrine? - Quoi?
- Nesrine?
Va réveiller ton père. - Mais c'est pas prêt.
- Oui, mais il va mettre une demi-heure avant de se lever.
(-Papa?)
(Papa?) - Hm.
(-Tonton?)
Petit ronflement
(-Tata a dit qu'il fallait que tu manges.)
(-Viens déjeuner avec nous, ça va te faire du bien.)
- Vous avez décidé de m'emmerder jusqu'au bout là?
(-Viens.) - Allez, sortez.
Sortez, allez!
Elles ricanent.
- Alors? - Tonton là c'est l'exorciste.
- On le reconnait plus. - Salut!
- Bonjour, mon grand. - CÇa va, tata?
- Tu tombes bien, va réveiller ton père.
- OK. - Fais gaffe, prends un crucifix!
*-Quels sont vos défauts?
*Mon défaut est l'honnêteté qui peut me porter préjudice,
"et la gentillesse.
Elles rient.
- Nesrine... - Servez-vous!
Tiens, Amir.
- Vous regardez quoi? - Ma vidéo.
- J'peux voir? - Non.
- Vas-y, fais voir. - Attends 2 secondes, t'es relou!
- Hm. - Faut que tu manges.
Faut que tu manges, d'accord?
Regarde-moi, mange.
Doudou, eh. Ça va te faire du bien.
Ça va te donner des forces. - ... je tourne en rond.
Je trouve pas ma chute.
- Tu te crois drôle avec tes vidéos?
- Elle a 400 000 followers sur Instagram, c'est pas rien.
- Y en a qui en font des millions.
- T'es pas obligé de me parler comme ça.
- Tes vidéos sont nulles et t'es moche.
II s'esclaffe.
- Allez, doudou, allez.
- Arrête de rigoler. - Allez, doudou. Chut.
- Vas-y bouffe! Bouffe ton poulet!
- Allez. Chut! Calme-toi. - Arrête-toi!
- J'ai rien dit en fait.
- Tu voulais me dire quoi? - Rien, rien papa!
Rien, rien. - Justement, je dis rien.
- Tu sais qui va s'occuper de toi? C'est bibi.
- Je suis pas là ce week-end,
je pars pour une retraite spirituelle.
Tu sais?
- T'as entendu?
- Oui. Arrête de me regarder comme ça,
qu'est-ce qu'il y a?
- Reste avec nous, papa.
- Mais où tu vas? T'as pas fini ton poulet.
- C'est bon, il en veut plus, il en veut plus.
Un peu de poulet.
- Je l'ai jamais vu comme ça de ma vie.
- Je le préfère comme ça. - Ferme ta gueule, en fait.
- Pourquoi tu me parles comme ça?
- Arrête d'être dans la provoc.
- À chaque fois, elle réagit comme ça.
- Tu veux pas redescendre?
- Il se laisse pas faire.
Au lieu d'avoir un mec tout gentil, il y a un mec avec du caractère.
- Tu vois bien qu'il est malade.
- Il va aller mieux, ça va!
- Oui, il va aller mieux.
- Vous en faites des caisses pour rien.
- On peut rien faire. C'est une commotion cérébrale.
- On peut rien faire! - Tu peux lui dire
de pas me parler comme ça.
- Anna! - Mais non...
- .... ma chérie.
- II dit que je suis moche. - Ille pense pas...
- Un peu quand même. - Il a une maladie.
- Ferme ta gueule toi!
- Moi je t'ai pas insultée. - Si, c'est de l'insulte.
- Bon, stop! J'en ai marre maintenant!
Vous faites chier!
Vous êtes pas des gosses, non?
Je veux du calme dans cette maison.
On est tous mal.
- J'ai un sac avec toutes ses robes en bas.
- Je les prends tous alors?
- Oui, il veut qu'on prenne tout. Tu vas en faire quoi de tout ça?
- Je vais les donner à Zohra,
pour les associations des femmes de notre quartier.
- C'est pas perdu.
- Ah non, elles vont être contentes.
- Au revoir! - Tu me déposes au métro?
- Bien sûr, je tl'emmène même chez toi si tu veux.
- Amir , j'ai mis des plats préparés au congélo
pour ce soir et demain.
Il y a son chéquier sur le bureau.
I! faudra que tu fasses des courses. Amir?
Tu m'appelles. - Ouais, ouais, on t'appelle.
- Bisous. - Bisous tata.
Discussion dans le fond
- Il a une fragilité que tu pourras jamais enlever,
mais c'est un super joueur.
- C'est le seul à Bordeaux que tu peux attendre.
- Il est pas mal depuis qu'il l'a remis en 6,
tu sais il l'a changé. Vibreur
- T'es sérieux? - Quoi?
- Tu viens bosser en pantacourt?
- Quoi? C'est bon, on est cadré là.
- C'est pas toi qui fais la réalisation.
Et quand bien même on est cadrés là,
tu peux pas venir habillé comme tout le monde?
- Comme ça, je suis à l'aise.
- Ah ça, pour être à l'aise, t'es à l'aise.
On dirait que tu t'es perdu.
- Ce que tu veux c'est que je fasse bien mon taf.
Je suis à l'aise comme ça.
- Mais tu ne nous respectes pas.
En venant travailler comme ça, tu respectes personne.
On fait une émission où il y a un peu de spiritualité,
fais un effort. C'est pas compliqué.
- Le matin, je viens en trottinette.
- Ne t'en vante pas, je t'assure. D'accord?
I! manquerait plus que tu sois pas à l'heure.
N'importe quoi, tu me déprimes là, je te jure.
- Mange, papa.
- C'est froid.
- Fallait le dire, je vais le réchauffer.
- Tu te souviens, je repars à Montréal bientôt.
Tintements d'assiette
- Non...
- Mais si, papa. On avait discuté.
J'ai trouvé un nouvel appartement. Moins cher.
- Mh.
- J'ai trouvé un nouvel appartement,
qui est Moins cher que l'ancien,
mais j'ai pas encore récupéré la caution de l'ancien appartement.
- En quoi ça me concerne?
- J'ai besoin que tu m'avances les frais.
La nouvelle caution.
T'en penses quoi?
- Ça n'a pas de goût.
- Il a juste mangé de la glace. *-Il a pas voulu le reste?
- II dit qu'il a perdu les goûts et en plus il s'énerve trop vite.
*-Du coup, t'as tout jeté? - T'as tout jeté?
Nesrine, t'as tout jeté? - Ouais.
- Elle a tout jeté. *-Faut pas tout jeter!
- Je savais pas, tata. *-/! est allé aux toilettes?
- Il est allé aux toilettes?
- Je sais pas! - Non, je ne crois pas.
*-I! faut qu'il mange, tu me rappelles demain.
- Oui, je t'appelle demain.
*-Bon, bisous hein, mes chéris. - Bisous.
*-Tu me rappelles. - Bisous. Bisous.
- Elle a dit quoi? - Elle s'énerve toute seule.
Allô? Ouais, t'es là? - C'est tout?
- Ouais...
C'est parti, mon gars.
Bips légers
- CÇa va, ça pique pas?
Bon, allez vingt minutes. À tout à l'heure.
Il ferme la porte.
Musique triste
- Je sais que c'est épuisant pour toi,
mais tu dois te dégourdir les jambes.
- J'ai des vertiges.
Discussions et rires
- T'as réfléchi pour Montréal?
- C'est à toi d'y réfléchir.
Je suis en train de perdre mon travail,
alors arrête de quémander et trouve un travail.
Et arrête de me casser la tête.
Il y a trop de bruit ici.
- Je me fais tirer dessus, t'es où?
Tu me couvres ou pas?
OK, OK. En haut, en haut.
Ça me tire par-derrière. Pourquoi tu me suis pas?
Là, derrière toi, derrière toi.
Derrière toi! Derrière toi! Pfou!
Tiens!
Attends, deux secondes.
Papa, tu bouffes quoi là? Bouffe pas ça,
c'est plein de faux sucres.
- Ah ouais? - Bah ouais.
Ces produits-là, c'est pour te rendre addict.
Vas-y, jette ça.
Jette ça!
Tiens, tiens... Tiens, tiens...
Tiens, mon gars.
Là! Là! Ils sont deux.
- T'as acheté quoi qui serait bon pour moi?
- Là, rien, mais je vais aller faire les courses.
Acheter des fruits, des trucs comme ça.
- T'étais bien venu ici pour t'occuper de moi?
- Oui. - Bah tu fais quoi pour moi?
- Bah... je suis là, je te laisse pas seul.
- Et si j'ai envie d'être seul?
Tu crois que j'ai besoin d'un merdeux
avachi sur mon canapé à jouer à ce jeu débile?
Allez vas-y, dégage. - Mais ça va pas ou quoi?
- Rentre chez toi. - Pourquoi tu touches mes affaires?
- J'ai pas besoin de toi. - Parle-moi pas comme ça!
- Dégage. - Tu te prends pour qui?
- Ton père. - Mon père? T'as un problème!
- Doucement. - Tu veux me frapper, c'est ça?
- Mais t'es malade ou quoi? - Stop! Stop!
- Espèce de taré! - Lâche-le! Tu le lâches!
- Vas-y, frappe-moi. - Mais Amir, putain!
- Je vais pas te frapper, tocard. Tu te frappes très bien tout seul.
Arrête de me toucher! - Tu comprends rien!
- Tocard!
Touche pas à mes affaires, putain!
- Pars, Amir! - Va chez ta mère.
Squatte là-bas. - Va te faire foutre.
Soupir
"Musique stressante *Bruitages de film gore
- Je vais aller faire des courses.
Tu as une envie particulière?
Je voulais te prendre ton chocolat.
Avec les noisettes dedans,
ton yaourt avec les morceaux de fruits dedans.
Ton coca, des boissons.
J'ai réfléchi à ce que tu m'as dit.
Tu sais par rapport à Montréal.
- Ah, ça y est, on a réglé ça.
On a déjà parlé de ça.
- Non, mais... - J'ai pas fini.
- Quoi? - Tu fais quoi à Montréal?
- Des études.
- De quoi?
- De com'. - Des études de com'
à Montréal? - Ben oui.
- Il n'y a pas quelque chose qui cloche?
- Quoi, papa?
- Tu fais des études de com', donc tu fais rien,
et il faut en plus que ce soit à Montréal.
- Mais papa... - Il n'y a pas de "mais papa".
J'peux plus financer ces conneries.
- Oui, mais je voulais te proposer quelque chose.
Demande à Ryad de te prêter de l'argent.
C'est ton frère, il est blindé.
- T'en as parlé pendant deux jours, j'en peux plus.
- Je vais partir bientôt, tu comprends?
- Pars.
- J'ai pas mon billet. - C'est pas mon problème.
- Mais papa,
tu comprends pas?
- Si, je comprends.
- Mais non! - Mais si.
- J'avais besoin que tu m'aides, tu m'avais dit d'accord
et là tu me demandes de me débrouiller.
- Tu veux partir?
- Oui, je veux partir! - Et bah pars!
- Je peux pas. - Bah tu te démerdes.
- Je peux pas me démerder toute seule,
je te propose des choses.
C'est une vraie proposition. Ryad ça lui change rien,
c'est pas beaucoup d'argent.
C'est sérieux ce que je te demande.
- S'il te plaît. Arrête.
Musique triste
T'as pas vu mon ordinateur?
- Non.
- J'étais sûr de l'avoir laissé là.
Qu'est-ce que tu fais?
- Je vais chez Amir.
- Ah, c'est bien.
Écoulement d'eau
Soupir d'effort
- Je dors où?
- Euh...
- Là, tu te mets là.
- T'es sérieux, là?
- Nes, j'ai besoin de mon espace,
soit tu prends ça soit tu vas chez maman.
Elle souffle.
Sonnerie de téléphone
- Samia, pas de portable. - Oui, désolée.
Allô? *-Où sont les affaires de Nora?
- Bonjour, comment tu te sens?
- Elles sont où les affaires de Nora?
- C'est bon, je les ai données.
- Mais à qui?
- À Salah.
*-De quel droit tu donnes les affaires des autres?
- C'est ce qu'on avait convenu. J'ai suivi ta consigne.
- On a jamais convenu de quoi que ce soit!
- Si. Tu ne t'en souviens pas? *-Elles sont où les affaires?
- Salah devait les donner à une association.
*-Le pouce, tu viens avec cette partie-là...
Paf. Note de guitare
Sonnerie de téléphone
- Salut, Moussa.
- Ramène-moi les affaires de ma femme.
- Mais attends, les affaires ça y est, on les a données.
Zohra, t'as tout donné? - Oui. Moussa, merci beaucoup.
*T'as fait des heureuses. - Comment ça tu ne les as plus?
*-On les a distribuées, tout le monde était content.
*-Dis à ta grosse de récupérer les affaires, tu les ramènes.
- Tu ne comprends pas ce qu'on vient de dire?
- Récupère les affaires de Nora.
C'est pas des vêtements bon marché.
- C'est pas de la marque.
- CÇa t'a pas empêché de te servir!
- Samia nous a demandé de rendre service.
- Et nous on n'a rien à y gagner en plus.
- Je l'emmerde Samia! Tu récupères les affaires!
*Au décès de maman,
t'as tout pris et on a rien dit.
*-Mais quel rapport avec la mort de maman?
- C'est pas possible!
- Salah, c'est pas notre Moussa. - Bah oui, moi je comprends pas!
Jamais j'ai eu une telle conversation avec lui!
Respiration haletante
- Quand papa nous l'a présentée,
j'ai senti qu'elle était pas sereine.
- Comment ça?
- J'la regardais, elle fuyait mon regard.
Elle répondait pas à mes questions.
Hm.
Elle avait un truc à se reprocher.
Même à leur mariage! Il n'y avait pas sa famille.
- Ils habitent au Maroc, c'est compliqué.
- Qu'ils prennent l'avion. Tu vas pas au mariage de ta fille toi?
Chelou. - Ouais...
- Et l'accident il n'a pas rien à voir.
Papa était en burn-out,
il travaillait 80 heures par semaine.
- Et donc?
- II nous fait payer sa rupture. L'accident c'est un prétexte.
- Putain Amir, t'étais là chez le neurologue?
Moi j'y étais, j'ai vu les IRM, j'ai vu les lésions.
T'as vu sa tête?
- On en fait beaucoup. Ils lui ont inventé une maladie,
comme tous les laboratoires pharmaceutiques.
- Tu me saoules avec tes labos!
- J'invente pas que les laboratoires
se font des milliards en inventant des maladies.
C'est prouvé!
- Alors, c'est où? - C'est là, c'est là.
C'est toi qui lui demande, hein?
- Bonjour.
- Bonjour.
- Ça va? - Elle est là ta mère?
- Oui. - Va la chercher.
- Euh... maman? - Ouais.
(-Tiens le sac.)
(-Elle a la robe.) (-J'ai vu.)
Bonjour.
- Zohra? Comment ça va? - Ça va.
- Entrez boire un café! - Non.
- Non, c'est gentil! On est pressés.
- Il y a un problème?
- Non, pas de problème. - Si.
- Petit... - Enfin...
Excuse-nous, mais tu pourrais nous rendre
la robe qu'on t'a donnée?
- Quelle robe?
- C'est la robe qu'elle a apportée. Vous y êtes pour rien vous...
- La robe qu'a ta fille.
La robe là. - Celle que porte ma fille?
- Oui, qu'elle a là, on l'a vue.
- Tu peux nous la rendre? Excuse-nous...
C'est pas de ta faute.
- Vous n'y êtes pour rien. C'est notre faute.
Il s'est passé un petit problème,
on doit ramener cette robe, et ça a rien contre vous.
- Enlève la robe. - Comment ça?
- Excuse-nous, c'est... - Non, mais elle...
- Tourne-toi. - C'est la honte totale.
- Va te rhabiller.
- Pardon, hein.
- Je t'assure, c'est pas de ta faute, la prochaine fois...
Elle dit un mot arabe.
Brouhaha de bureau
Musique intrigante
- Qu'est-ce que vous faites là? - Bonjour, monsieur.
Je travaille.
- Allez travailler ailleurs. C'est mon bureau ici.
- Moussa, que fais-tu là?
- Je suis venu travailler, je me sens mieux.
T'as pas vu mon ordi?
- Ton ordi?
- Mon ordi.
- Viens prendre un petit café avec moi. Viens.
- Pourquoi tu ne réponds pas à mes appels?
- Je ne réponds pas...
Quand ta sœur m'a appelé. - Ma sœur t'a appelé?
- Oui... pour me signifier ton arrêt maladie.
- Ma sœur elle t'a appelé? - Oui.
Après. Tu sais comment ça fonctionne?
En cas d'arrêt maladie, j'ai plus le droit de te parler.
J'ai été obligé d'embaucher Candice.
Au pied levé pour te remplacer.
Ça devait être provisoire,
mais la DRH a dit que tu en avais au moins pour deux ans
avant de retrouver toutes tes facultés. Deux ans!
- Tu leur as donné la consigne de ne pas me parler?
- Moi je suis avec toi, tu le sais ça?
J'ai toujours été avec toi.
Ce que je te propose: tu rentres chez toi,
tu te reposes, tu prends soin de toi.
Dès que ça va mieux, je te trouverai un poste.
Alors évidemment, peut-être pas...
un poste de directeur financier comme t'avais,
mais quelque chose qui s'en approche. On trouvera.
OK?
- Je te baise. - Quoi?
Toi, ta maison dans le Gers et ton salaire à 10 000 euros,
espèce de petit merdeux.
- Moussa, ne le prends pas comme ça.
- M'appelle pas Moussa, je suis pas ton pote.
- Alors simplement,
ton ressenti global. Est-ce que tu sens que t'es mieux?
- Non.
- Oh bah si. - Tu trouves, Ryad?
- Oui. Il y a une différence, oui.
- Sur une échelle de 0 à 6, pour la fatigue,
tu dirais combien aujourd'hui?
- 4. - La dernière fois, c'était 6.
Pour ce qui est de l'impulsivité,
la colère, l'agressivité?
- 3.
- C'est déjà pas mal, t'étais à 5 la dernière fois.
Pour ce qui est de la tristesse,
avant t'étais à 2. Pareil?
Un peu moins bien, un peu mieux? Dis-moi.
- 6.
- Tu te sens vraiment triste?
- Quand je pense à elle, oui.
- Et tes enfants?
Et tes enfants?
- À partir du moment où je vois la petite.
Les autres...
- Les autres?
- Bah je leur parle même pas.
- Bon.
Est-ce que tu te sens triste, ou déprimé?
Y a une différence pour toi ou pas?
- Ben, j'ai pas d'idées noires.
- D'accord. Tu pleures?
- Si je pleure?
J'aimerais bien.
Musique triste
- Qu'est-ce que t'aurais fait?
Ton frère est inconscient, c'est moi qu'on appelle,
pas Adil, pas Salah et pas toi.
Il est à l'hosto, je suis seule avec sa fille, je fais quoi?
La chose à faire, c'est d'appeler son patron, non?
- C'est pas ça le problème.
- Tu fais rien, tu peux pas faire d'erreurs.
- Et le secret médical?
- CÇa part d'une bonne intention.
- Mais il retrouvera jamais son poste.
- On en revient au même problème.
Pourquoi c'est moi à qui on demande de l'aide?
- J'ai pas demandé d'aide.
- Salah bosse pas, Adil...
- Je suis venu. - ... il gère son temps.
Pourquoi on les appelle pas, eux?
Moi, je prends sur mon temps.
- On me demande rien.
- On peut pas compter sur toi.
- Je peux pas faire ce que je ne sais pas.
- Tu poses pas de questions.
- Oui, bon d'accord.
Pourquoi t'es allée fouiller dans ses tiroirs,
dans ses armoires, et dans son portable?
- Mais... Mais sur la tombe de maman,
j'ai pas fouillé dans son portable!
- Si.
Ille sait. - Mais non!
Il était inconscient quand je suis arrivée.
J'ai pris son portable pour voir avec qui il était.
Je fais quoi?
- Et les fringues? - Mais quelles fringues?
C'est lui, avant l'accident, il me l'a dit.
- Avant l'accident!
Mais après? Il t'a ren demandé!
- J'aurais dû attendre qu'il aille mieux,
mais j'ai voulu rendre service. C'est des robes de merde!
- C'est pas ce qu'il dit.
Il y aurait des robes à 4 000 euros.
- C'est des fringues de soldes,
c'est de la fripe.
- Et les bijoux? - C'est de la ferraille.
- D'accord, rendez-lui!
- Comment? Je suis allé faire du porte-à-porte,
on a réussi à récupérer deux, trois robes.
C'est humiliant!
C'est insultant. - Mais c'est ton problème, Salah!
- Mais moi j'ai rendu service.
- Personne t'a demandé d'aller donner ces fringues!
Pourquoi tu l'as fait? - Oui, j'aurais pas dû.
- C'est moi.
- Eh bah c'est une connerie, d'accord!
- Qu'est-ce que tu fais, toi?
- En attendant, la seule personne
qui peut s'occuper de lui parce que vous avez merdé, c'est moi.
- Ah bon, c'est toi? - Oui.
- Oui, tu peux dodeliner, mais en attendant c'est moi.
Je vais te dire une chose,
on peut dire qu'il divague, etc.
Mais ce qu'il dit est sensé! - Non, c'est pas qu'il ment!
Il est comme possédé. Tu vois, il parle pas comme lui,
c'est pas mon Moussa!
- CÇa, t'as raison,
c'est pas ton Moussa.
C'est pas ton Adil,
c'est pas mon Salah, d'accord?
Arrête de les infantiliser! - Mais c'est affectueux.
- T'es pas maman. - C'est injuste ce que tu dis!
C'est dégueulasse! - Voilà, le drame.
- T'étais où toi quand je t'ai dit qu'il était
à l'hôpital, t'étais où Ryad?
- On peut pas parler avec toi, c'est ça le problème.
- Ryad le sauveur!
- Ben ouais, tu vois, ça te gêne ça.
- Accompagne ton frangin chez le neurologue
parce que t'es une figure paternelle!
- Et c'est un problème pour toi?
- T'en as rien à foutre de nous!
- Tu vois, c'est un problème. - Ryad, arrête!
- Reste en dehors de ça!
- C'est pas un problème. Si lui il veut, c'est tant mieux.
C'est moins de pression.
- Ouais bah allez, bien sûr. En attendant...
- Écoute-moi! Moi, ce que je veux,
c'est qu'il aille mieux.
Merde! - C'est pas en criant...
On veut tous qu'il aille mieux.
Si j'étais pas là, je vois pas comment il s'en sortirait!
Parce que même ses propres enfants ne sont plus là.
Ses propres enfants ne l'aident pas.
- C'est bon, c'est bon.
C'est bon, c'est bon Salah.
- C'est fini, ne compte plus sur les vêtements.
On était pour faire une réunion entre nous.
C'est la merde, ça me fait penser à des mauvais souvenirs.
On est venus il y a un an et demi, c'était le même merdier.
- T'as vidé ton sac, calme-toi maintenant.
Tu nous tiens au courant
et on s'occupe d'elle, d'accord? Vas-y.
Sirène au loin
Soupir
- Je peux te dire un truc?
- Hm? - Je peux te dire un truc?
- Vas-y.
- T'es dur.
- Parce que la situation elle est dure.
Oui, je suis dur oui.
Mais euh,
si tu vois une autre option, je t'écoute.
Soupir
J'ai autre chose à faire que de gérer ça,
j'ai assez de problèmes comme ça.
Mais bon.
- J'avais l'impression que ta sœur elle parlait pour moi.
Tout ce qu'elle te dit, c'est ce que je te dis aussi.
- D'un problème de famille que j'essaie de régler,
tu vas le ramener à toi?
- C'est pas un problème de famille, c'est un problème d'attention.
On dit tous la même chose, mais tu veux pas l'entendre.
Tu veux que je te dise?
Que ce soit ton frère, tes frères,
ton fils, ta sœur, moi...
- Ah, mon fils maintenant. - Oui.
Tu veux qu'on soit là ou parfois,
ou dans un bout de la pièce. Mais tu nous regardes pas,
tu fais pas attention à nous.
Ton frère là, Adil,
tu savais qu'il avait fait une tentative de suicide?
- Qu'est-ce que tu racontes? - Oui. Tu le sais pas.
Tu savais qu'il avait pas vu ses filles depuis trois ans?
Tu sais pas.
Salah, ça fait un an qu'il est au RSA. Tu ne le sais pas.
Parce que tu poses pas de question.
Ton fils qui est venu.
T'as pas eu un moment à lui consacrer en tête à tête,
t'étais... - Je travaille!
- T'étais au téléphone.
Il voulait te dire qu'il avait rencontré une fiancée,
mais tu... Souffle
En plus, tu te prives de bons moments, quoi!
Je fais quoi dans les mois qui arrivent?
C'est quoi mon boulot dans les mois qui arrivent?
Tu sais pas. Non, tu sais pas.
J'ai essayé de t'en parler et tout, mais t'écoutes pas.
Comme tout à l'heure, tu me dis "reste",
et dès que je l'ouvre tu me dis "reste en dehors de ça".
Ta sœur tu lui fais son procès alors qu'elle porte tout le monde,
qu'elle s'occupe de ton frère H24,
et t'es là à l'emmerder parce qu'elle a fouillé dans ses affaires
alors qu'elle voulait l'aider.
Je sais pas, je comprends pas.
J'aurais adoré avoir une famille comme ça.
La porte s'ouvre.
La porte se referme.
Tonalité d'appel
Sonnerie
Soupir
- Bon, on y va? Je m'endors là.
OK.
C'est parti, d'accord.
Nous avons rencontré Alex Fergusson
afin d'avoir son avis d'expert. Expert? De grand expert
sur le football actuel.
Une interview sans concess... Je reprends.
Nous avons rencontré Alex Fergusson
afin d'avoir son avis...
J'y arrive pas aujourd'hui.
Afin d'avoir son regard.
Nous avons rencontré Alex Fergusson
afin d'avoir son regard d'expert.
Nous avons rencontré...
Nous avons rencontré Alex Fergusson
afin d'avoir son regard d'expert. Expert? Grand expert
sur le football actuel, une interview sans concession
de Grégoire Sorlat.
Ça va?
*-Ryad, tu peux la refaire moins tendu?
- Qu'est-ce qui était tendu?
C'est pas tendu, c'est dynamique.
*-OK, on enchaîne alors.
Coups sur la porte et sonnette
Coups sur la porte
- Moussa?
- Pourquoi t'ouvres pas? - Je savais pas que c'était toi.
Pourquoi tu réponds pas à mes appels?
- J'ai pas de téléphone.
- T'as pas de téléphone? - Non.
- C'est de famille ou quoi?
- J'ai fait un gâteau.
- Tu sors un peu, tu prends l'air? - Oui.
Je vais aux courses.
- T'as fait des courses? - Oui.
- IIlte manque rien?
- Non, j'ai tout, oui.
- Tu vois des gens? - Non.
- Et ta tête, ça va mieux?
- Non. - T'as toujours mal?
- Oui.
- C'est bon ton gâteau.
- C'est bon? - Hm.
- Je sens plus rien.
- C'est pas revenu?
- Non. - Ni le goût ni l'odorat?
- Non.
- C'est chiant, ça.
Tu vois l'orthophoniste cette semaine?
- Dans quinze jours.
- T'as prévu quoi ces jours-ci?
- Rien. - Rien?
Tu lis un peu?
- Non.
Je tourne une page, j'ai oublié la précédente.
- Ah oui. Regarde des films.
- J'arrive pas.
Je ressens aucune émotion.
- Tu fais quoi de tes journées?
- Rien.
Soupir
- Frérot, on part à la mer.
- À la mer? - Oui, 2, 3 jours.
Je dois faire une interview
en Normandie, près de la mer,
donc si tu veux prendre l'air, viens avec moi.
T'as rien à faire?
- Non, j'ai rien à faire. - Bah voilà, viens avec moi.
Ça va te faire du bien. - D'accord.
Musique douce
Tonalité d'appel
*-Vous êtes sur le portable d'Emma, laissez un message.
- Demain, on est plein soleil.
- Ah oui, ça m'arrange.
La dernière fois qu'on est allés à la mer,
c'était à la Corniche, à Casa.
- Quand j'avais marché sur le clou? - Oui.
- Bonjour, messieurs. - Bonjour.
- Deux chambres? - C'est ça.
- Une suite et une single. La suite pour vous.
Et la single. - Il n'y a pas une autre suite?
- Non, on a un séminaire, on est complets.
- D'accord, merci.
Donne-moi ta clé.
Bip de l'ascenseur
Musique douce
Cris de mouettes
Soupir
- Ensuite, cet après-midi, tu feras euh.
on fera des plans de toi avec Guillaume
qui te filmera, bah, en ville. - OK.
- Euh... Ça permet de constater un petit peu ta popularité.
Y aura des plans de toi sur la plage.
Je sais que ton agent nous a dit de ne pas le faire,
mais on va évoquer ton transfert, parce que toute la presse en parle.
Si je l'évoque pas, ça fait étrange.
Alors, on sait que t'iras en Angleterre, j'ai, moi.
- Il est où le petit-déjeuner? - Tu fais quoi?
- Le petit-déjeuner? - Le petit-déjeuner c'est à l'hôtel.
- Tu viens avec moi? - Je l'ai déjà pris.
Je travaille. Viens, attends. Nina, s'il te plaît.
Va prendre ton petit-déjeuner,
prends ton temps et euh, on se retrouve après?
Dès que j'ai terminé, d'accord? - Oui.
- Mais là euh...
Je termine ce que j'ai à faire et après on est ensemble.
Tonalité d'appel
*-Vous êtes sur le portable d'Emma, laissez un message.
*Bip - Emma, c'est moi.
Rappelle-moi, j'ai besoin de te parler, c'est important.
Rappelle-moi, s'il te plaît.
- Vous vous êtes disputés?
Emma et toi vous vous êtes disputés?
Tu l'as déjà appelée deux fois dans la voiture.
- Mais tu dormais... - Oui.
- Bah disputés, je sais pas euh.
Elle a besoin de prendre du recul, je suis allé un peu loin.
Donc euh...
Je traverse une période un peu compliquée, on va dire.
Je crois que je suis en train de la perdre.
Je suis en froid avec Samia aussi.
Enfin Samia, les frères, toute la famille.
- Je savais pas.
Ça change quoi pour toi?
- Comment ça?
- T'es pas proche de nous, ça changerait quoi?
- Ça changerait tout.
Moussa j'ai besoin de vous, moi. Vous êtes ma famille.
Je vous aime.
- Ca se voit pas.
T'es triste?
- Ouais.
Très.
- Sur une échelle de O0 à 6, tu dirais combien?
Ricanement
- Les enfants te manquent pas trop?
- Si, beaucoup.
- Pourquoi tu les appelles pas? - Je le fais.
- Et?
- Nesrine est au Canada, je la verrai à son retour.
- Bien.
Et Amir?
- Amir m'en veut parce que je l'ai frappé.
- Tu l'as frappé?
- Je sais pas.
C'est ce qu'il dit.
Je m'en rappelle plus.
Le vent souffle fort.
J'ai vu sa fille une seule fois en quatre ans,
parce que je ne rentrais jamais chez elle.
Je sais toujours pas où elle habitait.
Chaque voyage que je fais au Maroc,
on se rencontre chez sa mère.
Sa mère qu'elle appelait une douzaine de fois dans la journée,
sauf qu'il n'y avait personne de sa famille au mariage.
- Ouais, je me souviens.
- Le plus fou dans tout ça.
c'est que je me suis jamais senti autant aimé par une femme.
Dans son regard, je me sentais considéré.
Musique douce
- 300 euros.
- Hm.
- T'es sûr de toi?
Elle est d'accord, elle?
- J'sais pas.
Et tu vas devoir lui verser une pension?
- Je sais pas, on verra bien.
- C'est la bonne décision.
Ambiance de café
- Ca va? - Hm. Et toi?
- Ouais.
- T'as bonne mine. - Mh?
- T'as bonne mine. - Toi aussi.
- T'as l'air en forme.
- CÇa fait bizarre. - Hm.
Arrête de me dévisager.
- Ça fait longtemps. - Oh, deux mois.
Reniflement
Monsieur, je pourrais avoir un quart Vittel?
- Tout de suite. - Merci.
Je peux pas rester longtemps.
- T'as rendez-vous? - Ouais.
Merci.
Merci.
- Je sais ce que tu vas me dire, mais...
- Non, pas du tout.
- Mais euh...
j'ai envie si t'es d'accord que... tu me donnes une 2e chance.
- On est plus trop à la 2e là. Rire
- Une dernière chance.
J'ai changé.
- Je crois pas que tu puisses changer.
Je crois que t'as une nature profondément.
égoiste, solitaire, euh, tu cloisonnes...
Je pense pas que tu fais exprès, mais c'est dans ta nature.
- Tu crois pas au fait que je puisse changer?
- Je doute.
- Mh? - Je doute.
- Même sans toi, je changerai.
- Tu crois pas que tu, tu.
t'es toujours attiré par ce que t'as pas?
- Moi? - Oui.
J'étais là, j'étais là pendant deux ans, j'ai.
j'ai courbé le dos quand tu trouvais que c'était trop tôt.
- C'est vrai.
J'ai respecté ton territoire.
Tu voulais pas qu'on vive ensemble, j'ai respecté.
J'ai tout respecté.
J'avais l'impression de pas...
de pas exister quoi, de pas. de pas être regardée.
- Je veux pas te perdre.
- Hm.
Tu t'en rends compte quand c'est souvent trop tard.
- Quoi? Tu dis quoi?
- Tu t'en rends compte quand c'est trop tard.
- C'est trop tard?
Réponds-moi, c'est trop tard?
- Je sais pas. Je sais pas.
Reniflement
- Madame Tazi, vous nous recevez?
*-Je vous entends, mais je vous vois pas.
- Et là?
Voilà.
*-Ah! C'est bon, bonjour à tous.
- Vous avez reçu la Convention de divorce,
ainsi que les pièces en annexe.
Vous avez eu le temps d'en prendre connaissance.
Je vais lire les points essentiels, vous signerez cette convention
qui sera contresignée par ma consœur et par moi-même.
Un exemplaire de cet acte vous sera adressé à chacun.
Un autre exemplaire sera adressé au notaire
qui procédera à des vérifications formelles
et à l'enregistrement.
Le notaire vous délivrera une attestation.
Celle-ci aura les mêmes effets qu'un jugement de divorce.
Alors, madame.
l'épouse renonce à utiliser le nom de son mari
et reprendra l'usage de son nom de jeune fille.
*-Oui, tout à fait.
- II n'existe plus de domicile conjugal.
Vous n'avez ni compte commun, ni bien immobilier commun.
*-Oui, absolument.
- Aucune prestation compensatoire. *-Non.
- Pas d'acquisition immobilière en cours.
*Ah non.
- Monsieur?
Monsieur?
Pas d'acquisition immobilière en cours.
- Non.
- Vous vous engagez à transmettre à l'administration fiscale
l'attestation officialisant votre divorce?
*-C'est Moussa qui s'en occupe, moi j'y connais rien.
- Vous allez recevoir par SMS un code
qu'il faudra nous lire à voix haute.
*Notification SMS
*-28, 09, 65.
On tape sur un clavier.
Notification SMS
- 22, 66, 83.
- C'est bon.
- La convention est signée. C'est terminé.
Dès que je reçois l'attestation, je procéderai aux formalités
de la transcription de l'acte.
*-Partfait, merci, au revoir.
*Bonne journée. - Au revoir.
*-Au revoir.
Musique triste
- Je suis si impressionné
de la rapidité avec laquelle il s'est amélioré,
que j'ai pas envie de le chroniciser,
de le garder dans un truc où il est obligé de venir.
J'ai envie qu'il s'émancipe de tout ça.
Tu vois?
Que tu te mettes à revivre quoi.
À redésirer, à avoir envie des choses,
à avoir des projets.
Par rapport à ce que c'était il y a encore deux mois,
c'est le jour et la nuit.
C'est très positif.
Discussions
- This is okay? I can bring it? - Yes, of course.
- It's fine for you? OK! - Yes, thank you.
- Faut manger ça pendant que c'est chaud!
- Belle surprise de revoir le grand garçon de Ryad.
Discussions croisées
- Vous avez les sauces là.
- . avec les trois là.
- Ah!
- T'as trouvé un travail?
- Ouais, c'est temporaire, pour trois mois.
- C'EST QUOI?
- Un truc à la mairie.
Quand ils m'ont vu la dernière fois, c'est...
c'est un agent communal.
- Du jardinage?
- Peut-être ils vont me mettre au jardin de la commune.
- Tu peux prendre une licence de taxi.
- Mon divorce avec votre mère a été très violent.
C'était la guerre, mais je m'en foutais,
parce qu'au bout c'était la liberté pour moi.
J'ai préféré cent fois ce que j'ai traversé avec votre mère,
à cette violence numérique, virtuelle,
où t'es qu'un numéro,
personne connait ton histoire.
Tu vois pas ta femme pendant un an,
puis elle apparait derrière un écran
avec un sourire d'hôtesse. - C'est sournois.
- Mon pauvre doudou. - Et avec elle, toujours rien?
- Je lui ai envoyé un message en sortant, pour.
pour savoir, un truc du genre:
"On vient de traverser une expérience
pour le moins originale".
J'voulais savoir comment elle l'avait vécu.
- Elle a dit quoi?
- Elle a même pas ouvert le message.
- Tu me dis si t'as besoin d'aide,
à la maison, pour les papiers tout ça.
- J'ai pas besoin de toi.
- Tant mieux. C'est vrai, tant mieux.
J'ai un peu oublié de m'occuper de moi ces derniers temps.
- C'est son psy qui lui a dit ça. Rires
- J'ai pas honte de le dire.
Et on passe plus de temps ensemble. - Je sais pas si c'est bien ça.
Rires - Merci, ma chérie!
Soupir d'étirement
Rot
Rires
- J'vous avais dit qu'il était encore un peu border parfois...
- Waow, c'est joli ça!
C'est vrai, c'est joli ça.
- Ça lui fait du bien. - Il a des séquelles quand même.
- Ça n'a rien à voir avec avant, il est pas du tout énervé.
- C'est vrai. - Il est bien là.
- C'est vrai, il a bougé. Il faut faire une photo.
- Je vous entends!
Rires
- Moussa a ouvert ses oreilles. Et les chakras.
"Beggin" (Madcon)
Rire
Rires et cris
Decrescendo de la musique
Musique douce
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