All language subtitles for 2007 - L’Heure Zéro

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Original subtitles

Qu 'est -ce que tu fais ? Je préfère que la justice soit aveugle.

Sinon, tous mes clients seraient condamnés, surtout les innocents. Je ne

pas encore une très bonne amicale.

Tu l 'as pris, ce collant ? Il est à toi ? Je l 'ai piqué dans le bureau de la

proc. Elle a extraigné son collant dans son bureau, la proc ? Je ne sais pas,

moi, il était une femme sous la robe noire de magistrat.

Vous avez vu ? Le témoignage de la bonne a faussé le jugement des jurés.

Une zone d 'ombre, on a créé une zone d 'ombre. Il restera toujours une zone d

'ombre. Toujours est -il qu 'on vient d 'acquitter un coupable.

J 'ai l 'impression qu 'il manque quelque chose dans cette affaire.

Qui va tirer la conclusion ? Eh bien, vous, maître Trévose.

Hein ? Qu 'est -ce que je fais ? Vous avez oublié l 'affaire Lefrançois.

Ah, oui.

J 'y pensais, justement.

Mais voyez -vous, je ne pensais pas tant au point de droite que vous avez

évoqué, le point le plus intéressant.

Je pensais plutôt aux gens, aux gens mêlés à l 'affaire.

Des êtres humains, de toutes sortes, qui ont pris dans leur grenade.

quelqu 'un a tenté sa contradiction à l 'affaire, et le tout aboutit à un procès

pour meurtre. Que voulez -vous nous dire ? Vous savez, j 'adore les romans

policiers, mais ils commencent généralement mal, parce qu 'ils

meurtre. Or, le meurtre vient à la fin.

Il est la conclusion, l 'aboutissement d 'une affaire qui a débuté bien avant.

Quelques fois près de longues années.

Exactement, mon cher Bataille.

Au terme d 'une suite d 'événements qui font que des individus donnés sont

présents, un jour donné, à une heure donnée, dans un endroit donné, et le

venu, hop, le couvercle a sauté, c 'est l 'heure du crime.

L 'heure zéro.

Tous autant qu 'ils sont, ils sont convergés vers l 'heure zéro.

L 'heure zéro.

Ça ne va pas l 'être.

C 'est simplement quelqu 'un qui marche sur ma tombe, comme on dit.

Je vous laisse.

J 'ai créé une de ces histoires de crimes menaçants. Je crois que je

comme cela.

Un vieux monsieur est assis devant son feu.

Il ouvre son courrier.

Il ne s 'en doute pas.

Mais il va vers l 'heure zéro.

Cher M.

Trevoz, nous sommes désolés de ne pouvoir vous recevoir cet été dans notre

en raison de travaux qui vont durer plusieurs mois.

Tu veux que je te dise que je t 'aime chinois ? Tu parles pas chinois ? Je t

'aime chinois.

C 'est pas du chinois ça.

Je t 'aime chinois.

Je t 'aime

chinois.

Vous avez eu la chance d 'être sauvé, monsieur Angeverter. Vous n 'allez pas

recommencer ? Je suis jeté d 'une falaise parce que j 'étais au bout du

Pourquoi je n 'aurais pas le droit de me tuer si ça me chante ? Parce que c 'est

mal.

Pourquoi c 'est mal ? C 'est mal parce que c 'est mal.

On doit continuer à vivre, que ça nous plaise ou non.

Eh oui, j 'étais comme tout le monde.

Un bon job, une jolie femme.

Puis j 'étais viré de mon boulot.

Parce que j 'ai refusé de faire un faux témoignage en face de mon patron.

Je ne comprends pas.

Parce que je n 'ai pas dit ce qu 'il voulait que je dise.

C 'était un mensonge et je ne dis jamais de mensonges.

Moi, ça me fait plaisir de rencontrer quelqu 'un qui ne ment jamais.

Vous êtes gentil.

Mais donnez -le -moi votre médoc.

Ah oui, ça m 'en rapporte de quoi de dire toujours la vérité.

Ma vie vaut plus un clou.

Ça, vous n 'en savez rien.

Un jour, vous serez peut -être utile à quelqu 'un.

Il ne s 'agira peut -être même pas de faire quoi que ce soit.

Pour rassurer de se trouver quelque part, de se trouver à l 'endroit de

un moment de nous.

Je sais qu 'il y a quelqu 'un qui vous attend, qui n 'arrive pas à dire ce que

je vous donne.

Mais il se peut qu 'un jour vous marchiez quelque part et que ce simple

un résultat terriblement important, sans même que vous le sachiez.

Depuis quelque temps, une série de petits larcins ont été connus dans notre

collège. À la suite de nos investigations, votre fille Sylvie, que

toujours considérée comme une enfant charmante et à qui nous gardons toujours

toute notre affection, a avoué être l 'auteur de ses petits vols sans

importance.

Pour autant que voler soit sans importance.

C 'est Sylvie que nous devons penser, monsieur Bataille. Nous ne devons la

charger d 'aucune culpabilité.

C 'est une enfant un peu renfermée. Elle a peut -être voulu compenser un

sentiment d 'infériorité par ses chapardages. Il nous faut comprendre ce

y a derrière tout ça.

C 'est pour ça que je suis venu.

J 'ai traité Sylvie avec beaucoup de douceur. Je vous remercie.

Vous savez, monsieur Badrel, les élèves, je les comprends. Je peux même vous

dire que je les aime. Madame Jouffron, j 'aimerais voir ma fille tout de suite,

si vous ne lui voyez pas d 'inconvénients.

Surtout, ne la brusquiez pas. Soyez sans crainte.

Je vous envoie Sylvie tout de suite.

Je te demande pardon, papa.

Tu n 'as demandé pardon à personne.

Je n 'aurais jamais dû te mettre dans ce collège.

Cette femme est une dinde.

Le papa, il est si gentil.

Tout le monde l 'aime, ici.

Je le sais. Pas parce que je suis ton père.

Les pères ne savent rien de leurs enfants. Mais parce que je suis flic.

Des moelleurs, j 'en ai vu de toutes sortes. Tu n 'en fais pas partie. Mais

es une sacrée menteuse.

Pourquoi tu as avoué des choses que tu n 'avais pas commises ? Qu 'est -ce qui s

'est passé ? Madame Geoffroy nous a rassemblés.

Elle a fait un discours.

Et puis je me suis aperçue qu 'elle me regardait.

Ses yeux me transperçaient. Et j 'ai compris qu 'elle pensait que c 'était

J 'ai rougi et j 'étais paralysée.

Et puis elle m 'a parlé si gentiment, avec tant de compréhension, que je me

effondrée et j 'ai dit que c 'était moi. Tu comprends ça, papa ? Non.

Si quelqu 'un voulait me faire avouer des choses que je n 'ai pas faites, j

'aurais plutôt envie de lui foutre mon poing dans la gueule.

Je pense que puis ma petite fille ne devient pas une victime.

Bon, on oublie ça et on pense aux vacances. D 'accord, ma chérie ? Oui.

Tu sais de quoi tu as besoin ?

Sous -titrage Société Radio -Canada

Qu 'est -ce qui te prend, Caroline ? Elle ne dit plus rien.

Donc... On va aller passer un jour chez ta chère tante qui nous déteste

tellement pas qu 'elle nous fait dormir dans deux chambres séparées sur deux

plumards tellement étroits qu 'on ne pourrait pas faire coucher un anchois et

comme si ça ne suffisait pas, Tu peux venir. Ça te fait honte, chouchou ? Qu

'est -ce qui est parfait ? Tellement chichi, tellement chacha pour qu 'elle

là -bas en même temps que nous.

Tu crois que tu prends les choses calmement ? Ça

soulage.

Maintenant, tu peux parler.

T 'es complètement folle, Caroline.

C 'est la Borotra 1924 avec laquelle il a gagné Wimbledon.

Je m 'en bats les couilles de Borotra et Teddy Raquette.

Pourquoi vous inquiétez, Camilla ? Tout va bien se passer.

Oui, on peut s 'attendre à tout avec Caroline.

Elle a tellement moins de genre, cette petite.

On se demande où elle sort.

Vous dites vous -même qu 'elle est de bonne famille.

Ça ne veut rien dire, de bonne famille.

Ça peut cacher beaucoup d 'autres choses.

Vous avez remarqué qu 'on ne dit jamais de quelqu 'un qu 'il ait de mauvaise

famille ? Eh bien, on pourrait le dire de Caroline.

Son père était peut -être un homme d 'affaires, mais on le voyait plus

dans les tribunaux qu 'au jockey club.

Sa mère changeait de palace tous les jours, et on se demande avec qui.

Ne me dites pas le contraire, je connais tout, sur tout le monde.

Je crois que Caroline est très amoureuse de Guillaume.

Ah ben, il manquerait plus que ça qu 'elle ne soit pas amoureuse.

Après avoir brisé son ménage.

Je repense à cette chère Aude. Si délicate, si charmante.

Faut -il que les hommes soient bêtes ?

Alors, où il est ? Bon, ça va.

Il y a plein d 'autres.

Je vais téléphoner normalement, ça ira plus vite.

Allô, ma petite Aude ? Je ne vais pas y aller par quatre chemins.

Tu es bien sûre que tu vas pouvoir supporter cette situation ? Que ça ne va

te faire trop souffrir ? Non.

Non.

Ah, ça t 'est égal d 'être à la pointe aux mouettes en même temps que cette

Caroline ? Je ne veux pas contrarier Guillaume.

Ça, j 'ai bien compris que tu ne voulais pas contrarier Guillaume. J 'ai bien

compris. Mais c 'est à toi que je pense.

Est -ce que tu souhaites vraiment ces retrouvailles ? Oui, je le souhaite.

Tu n 'aurais jamais cru ça de toi.

Emma, la consorte, s 'il vous plaît.

Elle vivra dans sa chaîne. Très bien, mademoiselle.

Donne -moi mes gouttes, Barrette. Oui, madame.

C 'est un peu rapide.

Vous êtes encore agité.

Cette conversation avec Aude qui vous a tout renouvelé. Ben oui, c 'est vrai, je

m 'accueille pour elle, elle est si sensible.

La nouvelle Madame de Ville, elle est très très belle, mais Madame Aude est

personne à personnalité.

Pauvre Guillaume, il va s 'en mordre les doigts.

Égalité. Perdu.

Non,

t 'as vu ces grossesses ? C 'est tout simplement du fair -play.

Merci.

Guillaume est à jour qui a toujours pu conserver son sens froid. C 'est ce qui

fait sa force.

Et sa faiblesse.

Tu veux que je te dise, ma petite Caroline ?

Pourquoi Guillaume n 'a jamais eu l 'étoffe d 'un véritable champion ? Parce

'il est trop bon perdant.

On joue pour le plaisir, que le meilleur gagne et tout le baratin.

Il est trop chevaleresque. Il est trop beau, trop riche, trop bien élevé. C

un vrai sportif. Non, c 'est un gosse de riche.

Il a fait illusion parce qu 'il avait un bon revers. Un très bon revers.

Et alors ? Il a la mentalité d 'un ancien de grande école.

Je déteste ça. Tais -toi, Fred.

J 'aime Guillaume et je l 'ai épousé.

Moi, je ne l 'aime pas.

Je ne lui pardonnerai jamais d 'avoir piqué la femme de ma vie.

À part vous, il y aura qui chez la vieille Tréciliane ? Il y aura Odin.

Aude ? Aude, l 'ex de Guillaume.

Et il y aura qui d 'autre ? Il y aura aussi je ne sais quel routard venu de

Saigon, sans parler de Marie -Hélène.

Une sorte d 'institut prise qui sert de secrétaire à tout faire à cette vieille

sorcière. Ça fait des années qu 'elle attend sa part d 'héritage, mais elle

se fouiller, ça ne lui rapportera rien.

Dès que la vieille tante crève, c 'est Guillaume et moi qui héritons.

Et c 'est quoi le tableau clinique de la vieille très fille ?

Et tu déconnes pas, tu me laisses pas tomber. Moi, je les sens pas, ces

-là. Mais t 'inquiète pas, j 'ai déjà réservé à l 'hôtel du phare.

Ah bah tiens.

Tu en auras besoin.

Merci.

Allez, je file.

Thomas ? C

'est

bon de vous retrouver après toutes ces années.

C 'est très gentil de vous d 'être venu me chercher.

On y va ? Oui.

Je suis derrière, juste avant.

Ah, vous deux douches.

Ça vous dérange si je prendrais ? Ça

fait

longtemps.

Tombez bien, Thomas.

Appointez -moi, je suis en pleine crise.

L 'arrivée d 'un étranger va peut -être calmer le jour.

Enfin, d 'un étranger, c 'est pas ce que je voulais dire.

Je vous aime beaucoup, c 'est ça.

Excusez -moi, Marie -Adeline.

Un voyageur est d 'abord un absent, puis bien étranger, c 'est normal.

Alors, qu 'est -ce qui se passe ? Dites -moi tout.

Une femme dans une situation un peu délicate.

Aude est chez nous, vous le savez sans doute.

Oui. Et il lui a outé Guillaume et sa seconde femme, Caroline.

Et Aude, comment entend -elle la chose ? C 'est pas simple.

Comment ? Il ne paraît pas qu 'on prière de l 'heure présente.

Trois ans au passé, oui. Oui, mais les gens comme Aude n 'oublient pas.

Elle a beaucoup souffert de son divorce.

Vous savez qu 'elle a fait une dépression nerveuse.

Oui, ma mère me l 'a écrit, oui.

C 'est une bonne chose pour votre mère qu 'il ait eu à se couper d 'eau.

Ça la distraite de son chagrin après la mort de votre frère.

Pauvre Adrien, il conduisait toujours trop vite.

Vous connaissez bien Aude, n 'est -ce pas ?

Pour votre frère Adrien et pour vous, elle était comme une petite sœur, non ?

la connais depuis longtemps.

J 'ai une question délicate à vous poser.

Est -ce que dans son enfance, l 'autre vous paraissait totalement équilibrée ?

Pourquoi dites -vous ça ? Oui, bien sûr.

L 'atmosphère de la maison nous rend tous tendus, nerveux et j 'exagère peut

-être. Mais j 'ai le sentiment qu 'il y a quelque chose qui tourne pas rond chez

elle. Je ne sais pas ce que c 'est.

Elle paraît trop indifférente.

Ce n 'est pas normal.

Ça me fait peur, Thomas.

Je vais garer la voiture.

M. Thomas Rondon, heure te dire.

Bien content de vous revoir, M. Thomas.

Après si longtemps, Mme aussi sera contente.

Ce sera plutôt la nouvelle épouse dont je préférerais.

Si je la voyais s 'approcher de vous d 'un coup de doigt à la mort, je serais

peu tranquille.

Je vous laisse.

Madame Tressilion m 'appelle.

Je la préviens de votre arrivée.

Point de vue et images du monde.

La vieille reine assassinée. Qui veut point de vue et images du monde ? Le

magazine des rois et le roi des magazines.

C 'est tout ce qui est resté chez le marchand de journaux. Moi, je garde l

'équipe. John, ça me fera passer un peu de temps.

Donne ! Je suis désolée, c 'est trop tard. Guillaume, s 'adressez à moi.

Enfin, Caroline !

Vous

êtes qui, vous ? Je suis le type qui revient du Vietnam.

Moi, j 'aimerais bien y être en ce moment. Je déteste cette déconne

tous ceux qui s 'y trouvent.

Tiens, salut Rondeau. Salut. Tu n 'avais pas vu ma femme, par hasard ? Elle

vient de la croiser. Elle est partie par là. Merci, mon vieux.

Caroline !

Je vais te dire,

elle a gagné.

Elle a gagné. C 'est ce qu 'elle cherchait.

Tu n 'as pas vu son sourire de triomphe ? Caroline, tu es infantile. Elle n 'a

pas souri.

Au contraire, elle était même très gênée.

Elle m 'incombe que tu ne puisses pas te tenir correctement en public.

T 'aimerais correctement ? Comme Aude ? Comme Aude ? Jus serré, coup de corps et

petite clipe ? Odèle ne se rend pas obligée de se donner en spectacle.

Mais Odèle, t 'es parfaite ! Tu veux que je te dise ? C 'est une sainte.

Une sainte ! Tu te montes contre moi et tu prends sa revanche ! Mais t 'es folle

à lire, il n 'y a pas d 'autre explication.

Je suis folle ! Je suis folle ! Dépêche -moi, c 'est rien, je ne gêne pas !

Bon, maintenant, ça suffit, Caroline, tu arrêtes.

Je suis folle ! Arrête -toi, maintenant ! Ça tombe à pic ici, c 'est dangereux !

Arrête ! Arrête ! Arrête !

Pardon,

Didier. Je t 'en prie, j 'étais à cette maison.

On ne va pas partir ce soir.

On ne pourra jamais faire ça, ton promenade.

Je crois que tu trompes.

J 'ai bien observé Aude.

J 'ai vu comment elle te regardait.

Elle fait partie de ces gens qui déciment tout le temps ce qu 'ils

Tu peux dire une chose si elle ne t 'a pas pardonné.

Thomas.

Mon cher Thomas, comme je suis contente que tu sois là.

Pourquoi es -tu parti si longtemps ? Quand on parle d 'antan, c 'est peut

parce qu 'on a peur de revenir.

Et toi, tu avais peur de quoi ? Je sais pas, peut -être qu 'on va oublier.

Tu avais tort.

Nous avons tous regretté, Thomas Rondeau.

Quand on a regretté par tout le monde, c 'est qu 'on a regretté par personne.

Vous avez exactement la même allure qu 'à Vincent, Thomas.

Toujours votre regard de hibou et pas plus de conversation qu 'à l 'époque.

Vous avez toujours été amoureux d 'Aude, n 'est -ce pas, Thomas ? Je pense que

oui.

Vous savez que des années d 'adoration muette peuvent trouver leur récompense.

Ah, Thomas, Thomas le fidèle de l 'opium, et pas n 'importe lequel.

Mais n 'oubliez rien de ce qui peut faire plaisir.

Le vieux monsieur Trévose vient avec nous ce soir.

Qui est -ce ? Un ami de votre tante, un ancien procureur.

Il est charmant.

C 'est un vieil homme, fragile comme du verre filé.

Il doit éviter le moindre effort.

Il n 'y a que des vieux débris dans ce bled. J 'ai également évité votre ami,

monsieur Latimer, à dîner avec nous ce soir.

Ah, Fred ! Latimer est déjà arrivé ? Hier, à l 'hôtel du Chouard.

On pourrait y aller un de ces soirs.

Ah, le bac du Brézounet fonctionne toujours.

Plus que jamais.

Jusqu 'à une heure du matin.

Parfait.

Et puis, ils font boîte de nuit.

Arrête, les clients sont plus centenaires.

Ça doit être amusant pour ton ami.

Pensez à faire un peu de voile demain, tu m 'accompagnes ? Moi aussi, c 'est

beau, d 'accord. Très bonne idée.

Nous pourrions tous sortir en mer.

Tu m 'as pas dit que tu voulais jouer au golf ? Je croyais que t 'avais perdu la

main. Oui, mais je suis devenu incapable de taper convenablement dans une balle.

Ah, quelle tragédie.

Le golf est un sport tragique.

Je vais au golf, Caroline.

Caroline serait excellente si elle voulait se donner un peu de peine.

Elle a un swing d 'une puissance.

Attention ! Et vous, Aude, vous ne pratiquez aucun sport ? C 'est l

que je vous donne.

C 'est dommage, tu joues si bien.

Je crois que tu as le goût de la musique.

J 'ai demandé que nous étions pour couvrir une octane.

J 'ai le petit doigt très long.

C 'est de l 'égoïsme. Mais en général, le petit doigt court.

Alors je dois être généreuse.

J 'ai les petits doigts très courts.

William vous bat tous.

J 'ai simplement un petit doigt plus court que l 'autre.

Celui de la main gauche, ça veut dire que tu es négéreux.

Vous travaillez pour Camille ? Depuis plus de 20 ans.

Au début, c 'était une solution de société, une fuite. Puis je me suis

enfermée.

Je ne sais pas, j 'ai 39 ans.

Et cette mèche blanche, je l 'avais déjà quand j 'étais petite.

rose rouge et rose blanche, comme on le fait.

Tout le monde est là.

Je suis ravie de voir Trébord. Il y a longtemps, je ne l 'ai pas vu.

Ah, mon cher, cher ami. C 'est gentil de m 'accueillir. Mais comment fait -il

que vous passiez vos vacances ici cette année?

Ah oui, c 'est exceptionnel. Madame est servie. Je n 'aurais jamais dit d 'être

là.

À l 'hôtel d 'Osgore, où je vais d 'habitude, ils ont décidé de faire des

travaux. Grâce à ça?

Qu 'est -ce que c 'est que ce petit tube, Charles ? Oh, mon petit miracle.

Oh, quelle urgence.

Nous avons tous nos petits remèdes.

Moi, c 'est le Saint -Émilion.

Rouge, ça, même avec le costafé.

Moi aussi, c 'est ce qu 'on me conseille.

Qui est ce jeune homme qui amuse tant la Noël, madame de Ville ? Un ami d

'enfance, paraît -il.

Un certain Fred Latimer.

Et de quel moyen d 'existence est -ce posant un homme si vigoratif ? Personne

'en sait rien.

Ce garçon a la même forme de crâne qu 'un homme que j 'ai fait condamner à 30

ans de réclusion.

Il avait assassiné sauvagement un bijoutier.

On ne voulait pas dire que... Ah non, non, non.

On se soulignait seulement que le criminel le plus endurci et le plus

peut avoir...

Un poil ressemblance avec le plus charmant jeune homme du monde.

C 'est curieux, mais c 'est comme ça.

J 'ai perdu ma mouterie.

Elle a dû tomber par terre.

Vous voulez que je vous aide ? Non, mais c 'est pas grave, on la reconnaîtra

plus tard.

J 'avais parfois la nostalgie du métier, Charles.

Je me suis passé tellement pour raconter des histoires.

Allez -y.

Vous avez toujours été un excellent conteur.

Je ne veux pas ennuyer ces jeunes gens.

Pas du tout, c 'est passionnant. Vous trouvez ? Absolument.

Une folle.

Alors, une affaire pénible et très curieuse.

Deux gosses dont je ne mentionnerai ni l 'âge ni le sexe jouaient avec un arc.

Quand je vois le tir à l 'arc, j 'ai toujours refusé d 'en faire. Moi, j

J 'étais même très, très forte.

J 'ai pu parler, mais c 'est très beau.

L 'un d 'eux, ou l 'une d 'elles, a tiré une flèche et a atteint l 'autre enfant

en pleine poitrine.

Le malheureux a été tué sur le coup.

C 'est affreux.

Alors, il y a eu une enquête.

On a conclu que ces enfants ne savaient pas se servir d 'un arc et que c 'était

un regrettable accident.

L 'enfant survivant était littéralement désespéré et n 'a suscité que pitié et

sympathie. Mais l 'affaire s 'est compliquée.

Un témoin s 'est manifesté.

Il avait vu quelques jours avant ce même enfant tirer un arc dans une clairière

et faire mouche à tous les coups.

Vous voulez dire que ce n 'était pas un accident et que cet enfant l 'avait

volontairement tué ? On ne l 'a jamais su, mais pour moi...

Il s 'agissait d 'un meurtre, d 'une ingéniosité rare.

Comment l 'enfant peut -il faire une chose pareille ? Pour presque rien.

Pour se venger d 'une moquerie, une humiliation d 'enfant.

Ils l 'ont mis en prison ? Le témoin n 'a pas déposé. Puis l 'enfant était trop

jeune. On a étouffé l 'affaire. Les parents ont déménagé. Mais je me suis

souvent demandé si cet enfant devenu adulte avait conservé ses instincts

meurtriers.

Cela s 'est passé il y a longtemps ? En tout cas, je reconnais cette personne au

premier coup d 'œil.

Elle avait une particularité physique qui ne peut s 'effacer et qu 'on ne peut

oublier.

Laquelle ? Oui, laquelle ? Je ne répondrai pas à cette question.

Il n 'en dira pas plus, je le connais.

Bon, maintenant, mes amis, je vous prie de m 'excuser, je me retire.

Vous m 'accompagnez, Charles ? Bien sûr, tenez -la. Non, non, je dois, il faut

que je reste assis.

Je ne suis pas sûr que ce soit si simple.

À mon avis, ma chère amie, vous êtes assise sur un baril de poudre.

Que voulez -vous ? Je ne peux tout de même pas leur demander de partir, ni à

Aude, ni à Guillaume.

Je me suis oublié que mon mari considérait comme son fils adoptif. Oui,

Vous savez que c 'est ici que Mathieu s 'est noyé.

Beaucoup de mes amis se sont étonnés de me voir rester à la pointe au moins,

mais les gens ne réfléchissent pas.

Ici, je sens mon cher Mathieu tout près de moi.

Au début, je pensais que je ne tarderais pas à le rejoindre, puis la mort rôde

autour de moi, elle glisse vers moi, mais elle ne me prend pas.

Je suis une vieille grille branlante qui tient toujours.

Bon, maintenant, mon cher ami, il va me falloir vous dire bonsoir.

Ça a été un plaisir de vous revoir.

Soyez gentil. Avant de partir, voulez -vous sonner ma femme de chambre ? C

une chronique.

Je refuse à toutes ces nouveautés électriques. C 'est de la merde, ça

toujours en panne.

Rentrez bien, j 'ai été contente de vous voir.

Ça fait si longtemps.

Maestro!

Ah, dernier passage du bac de Bézounet.

Il est une heure, il va falloir vous dépêcher si vous voulez l 'attraper.

Je ne sais pas si je vais pouvoir.

C 'est ma compagne.

Avec une voiture pareille, jeune homme, j 'espère que ça ne va pas traîner.

Vous savez quand même que la vitesse est limitée, M. Trévose. Pas pour moi.

C 'est à mon âge que je ne sais pas d 'où est cette vitesse.

Je ne sais pas quand j 'en ferai.

Allez, allez, et puis ne me demandez pas d 'un des chalets.

Ah, c 'est vous, Thomas ? Vous aviez disparu ? J 'ai juste été faire un petit

tour.

Vous êtes bien installé ? Une chambre au dernier étage.

Superbe vue.

Bon, merci.

Bonsoir, monsieur, très beau.

Quelle bonne soirée.

Dormez bien.

Qu 'est -ce qui vous arrive ?

Bonjour. Bonjour.

Tu pourrais dormir quand même.

Trop fatiguant.

Je suis marre comme un lézard. Allez, viens. J 'ai envie de bouger.

Allez.

Allez. C 'est quoi ? On ne saura jamais si c 'est Fred

Latimer et Serpent ou Lézard.

Les deux, sans doute.

On est double, comme nous tous.

C 'est la première fois que je vous entends dire du mal de quelqu 'un, Marie

-Adeline. On dirait que ça vous étonne.

Peut -être pensez -vous qu 'une employée comme moi n 'a pas à manifester son

antipathie pour un des invités.

Ni d 'ailleurs, et pour bien que je compte, il m 'en faut quitter.

Vous ne voulez pas qu 'on monte sur le chemin des douaniers ? Regardez les

oiseaux. Si.

On va aller sous les pins, là -haut.

Vous

avez

perdu Caroline ? Du mot, vous voulez drôle ? Vous avez l 'air si malheureuse,

là. Je suis désolée, c 'est pas ce que je voulais dire.

Je vous plains, vous savez.

Vous dites ça par politesse, mais vous en fichez pas mal.

Je crois que vous ne nous aimez pas beaucoup, monsieur Latimer.

Je crois que vous ne nous aimez pas beaucoup, monsieur Latimer.

Qu 'est -ce que vous ne m 'aimez pas ? Votre façon de parler ? Vos airs

supérieurs ? Vos bonnes manières ? Votre camillette récidive qui est pire que

tout le monde réuni parce qu 'elle est la plus blindée ? Et vous tous qui êtes

plat vent devant elle et son pognon ? Qu 'est -ce que vous avez de

particulièrement aimable ? Vous vous trouvez bien amère.

Vous jugez les gens d 'en sorte pièce et vous vous trompez.

Je gagne ma vie, c 'est ce que vous croyez.

Et on est tous les deux dans le même bateau.

Et pas en première, pas loin de la suite.

Vous croyez qu 'il nous a entendus ? Alors là, si vous pensez pouvoir le

'en ai rien à dire.

Vous étiez ce que c 'est tant que ça.

Assez.

Si je peux me permettre, vous feriez mieux de vous en aller. Plus vous

plus vous vous rendez malheureux.

J 'ai vraiment grandi, Marie -Hélène.

Vous ne savez rien des animaux qui rôdent autour de vous.

Qu 'est -ce que vous en savez ? Vous risquez quand même d 'être surprise.

Il pourrait se passer des choses.

Quel genre de choses ? Patience.

Il y a des oiseaux, et aussi plus ici que dans l 'autre.

Ah, tu l 'as retrouvée.

Tu me rends pas compte. En fait, j 'ai horreur des boucles d 'oreilles.

Pourquoi t 'en veux, là ? Pourquoi c 'est ça ? C 'est la belle fois qu 'on

fait comme camarades de classe.

Moi, après, je ne peux plus rien.

Moi, je la vois, je ne vois qu 'elle.

Même si elle a disparu pour les autres.

Tu sais que je t 'aime encore.

C 'est impossible, Thomas.

J 'ai changé. Je ne suis plus l 'homme ni femme.

Regarde, il est l 'air de rien, il fait le mort.

Il est prêt à dévorer tout ce qui l 'entoure.

Tu sais, pour moi, ça me prend de l 'affection pour lui.

Tu penses qu 'on pourrait adopter un crabe ? Non, non, non.

J 'en ferais mon héritier.

Guillaume, ta femme s 'appelle ? Hein,

Caroline ? Oui, ta femme ? C 'est toi, ma femme.

Frissons qui vous font défaillir.

Reviens à toi, à moi qui reviens de là

-bas. Madame, c 'est affreux.

Mais qu 'est -ce qui se passe ? Eh bien, eh bien, barrette. Monsieur

Trévose.

Et quoi, monsieur Trévose ? Il est mort.

Bonjour,

mon oncle. Bonjour, mon neveu. Dis -donc, t 'as encore grandi. Toi, tu

combien ? 93, comme toujours.

T 'es seul ? Elles sont toujours à Florence, tu sais. Le musée des offices,

ne s 'épuise pas en un jour.

Je vais m 'accompagner. Je passe à l 'hôtel des Mâts Bleus.

On a braqué la quête ? Non, c 'est un client. Il demande une quête cardiaque.

Il n 'aurait pas pu mourir au grand hôtel ? Mourir dans un 4 étoiles, c 'est

mourir quand même.

Docteur, je ne vous présente pas ces dames.

On m 'a dit que c 'était un de vos amis.

C 'est un ami, oui.

Il était en forme hier.

Il était comme d 'habitude, très souriant et gai. Que lui est -il arrivé

Une crise cardiaque, de toute évidence. D 'ailleurs, il se soignait pour ça.

Bon, je vous laisse.

Vous n 'auriez pas trouvé dans ces affaires un vaporisateur, une sorte

Ecoutez, tout est là.

Et on l 'a retrouvé où ? Dans sa chambre.

Ça a dû lui prendre dans l 'escalier, comme la chanteur est en panne. La

chanteur n 'est pas en panne.

Il était en panne, madame Robel.

Il y avait même une pancarte en panne.

Mais la chanteur n 'a jamais été en panne. Elle a même été révisée le mois

dernier.

Je voudrais le voir une dernière fois.

C 'est Charles Trévose ? Vous le connaissiez ? Dans mon métier, tout le

connaissait et respectait Charles Trévose.

Oui, j 'admirais beaucoup.

Oh, le secret.

Petit et grand qui l 'emporte.

Allez, hoste.

Je vous demande bien pardon, mais je suis troublée.

Pendant la préparation des repas, on n 'est pas troublée. Si vous avez des

problèmes personnels, c 'est après.

C 'est cette mort de M. Tréveau qui me travaille.

Ça ressemble à un mauvais présage. Vous ne trouvez pas, M. Trevis ? Emma,

arrêtez de comprimer la farce comme ça. Un nez, M. Thomas Rondeau l 'a bien

expliqué. Un nez, ça doit respirer comme une plante, comme un être vivant.

Vous allez rire, Trevis.

C 'est pour tout ce qu 'une espèce de saucisse... Vous êtes trop française,

Emma.

La cuisine asiatique, les plats ont leur personnalité. Il y a des plats amicaux.

Et puis il y a des cas hostiles.

Comme les gens du 6.

Je rentre. Tu peux parler, Aude ? Je crois que c 'est pas la peine.

Tu sais déjà ce que j 'aime dire ? Sans commenter à zéro.

Sans oublier tout ce qui s 'est passé.

Comme Caroline ? Elle comprendrait. Elle comprendrait quoi ? La communication.

Comme nous aussi, tu l 'aimais quand tu l 'as épousée.

Mon mariage avec Caroline a été la plus grave erreur de mon existence.

Désolée d 'interrompre cette fête touchante, mais cette fois -ci, ma

vas l 'avoir, ta raclée ! Je vous laisse.

C 'est ça, dégage ou je te cogne ! Cette Caroline, elle n 'y est pour rien.

Elle sera décroche à quelqu 'un, selon moi. Mais tu crois que je vais me gêner

Peut -être ! Tu te moques pour qui, espèce d 'ordure ? C 'est un peu plus

On va trouver un arrangement, tu seras dédommagée. Attends, dédommagement, tu

peux te le foutre au cul.

Je ne divorcerai pas.

Je ne laisserai pas filer avec cette garce.

C 'est elle qui a tout manipulé, mais ça ne se passera pas comme ça.

Elle va l 'avoir dans l 'os et profond ! Et je vais dire, elle n 'a pas intérêt

à se retrouver sur mon passage parce que je la t

Je la bute et je te bute aussi. Je vous crèverai tous les deux.

Le dîner est servi.

Ça rend ouest, monsieur. Je crains que nous n 'ayons de l 'orage ce soir.

C 'est la première fois que je vous vois fumer, Aude.

Ici. Ça m 'arrive de temps en temps.

On n 'a pas rêvé.

Vous avez vu comme moi que l 'ascenseur était en panne.

Je ne sais pas si mon témoignage compte beaucoup ici, mais moi, je l 'ai vu

comme vous.

Alors, te bise.

Alors, te bise.

Je n 'ai pas de leçon à recevoir et surtout pas de toi.

Madame.

Je n 'ai pas de l 'aspirine, j 'ai la migraine.

Je ne comprends pas. Je n 'ai même pas bu de vin à dîner. J 'ai un mal de

crâne.

Tiens, chérie.

Chérie.

Chérie.

Bon, ben, moi, je vais aller faire un billard à l 'hôtel du phare avec la

timeur.

Vous venez, la timeur ? D 'accord.

Vous venez, Rondo ? Non, je vais rester ici.

Je monte me changer, j 'en ai pour une seconde.

Monsieur Guillaume, votre tante désire en parler.

Très bien.

Je vous attends ici.

Non, non, allez -y, mon vieux.

Et réservez le billard, je prendrai le bateau de Brésil, mec.

D 'accord.

J 'ai à te parler, Guillaume. Oui, madame la directrice.

Guillaume, je ne cherche pas à écouter les conversations privées.

Mais quand ta femme braille sous ma fenêtre, je suis bien obligée d

J 'ai cru comprendre que tu avais l 'intention de divorcer de Caroline pour

remarier avec Aude.

Il n 'en est pas question.

Tante, je vous présente mes excuses pour cette scène.

Le reste ne regarde que moi.

Tu t 'es servi de ma maison pour renouer avec Aude. Tu m 'as mêlé à cette

mascarade. J 'ai maintenant une part de responsabilité dans ce qui se passe.

Je vous le répète, elle ne vous regarde pas.

Et moi, je prétends le contraire.

Et je te répète qu 'il y a des choses que je n 'ai pas l 'intention de tolérer

sous mon toit.

D 'ailleurs, Aude quittera cette maison dès demain matin. Vous n 'avez pas le

droit de chasser Aude.

Vous m 'entendez ? Vous n 'avez pas le droit. Mais on ne me parle pas sur ce

temps. Eh bien, si.

Je n 'ai pas d 'ordre à recevoir de vous, Camilla.

Vous m 'entendez ?

Je

l 'ai toujours.

La situation vous plaît à ce point ?

Qu 'est -ce qui se passe, Emma ? C 'est Barrette. Elle n 'a toujours pas porté

le plateau de madame. Je ne sais pas ce qu 'il y a.

Elle dort comme une douche. Je n 'arrive pas à la réveiller.

Vous l 'avez secouée ? Oui, alors.

Je ne suis pas que j 'ai pu, mais rien à faire.

Je n 'ai jamais vu un temps aussi vilain.

Elle n 'est pas morte au moins ? Non, elle respire. Elle respire.

Mais c 'est une trône de respiration. Je crois qu 'elle est malade.

Bon, alors vous allez aller porter le petit déjeuner, madame. Et moi, j 'irai

réveiller Barrette plus tard.

Elle se demande ce qui arrive.

Non,

non, non, je suis en wagon. Vous verriez, je suis quasiment nu dans ma

personnelle. Ma fille et ma femme rentrent d 'Italie. Il n 'est pas

je me charge de cette affaire.

Mais il y a mon neveu qui peut faire ça très bien.

Comment ça, c 'est lui qui... C 'était pour travailler avec toi au moins une

fois ? Bonne

conclusion, docteur ? Elle a été frappée de face. Le premier coup lui a enfoncé

la boîte crânienne et l 'a tuée. Mais ce coup fatal a été suivi d 'une série de

plusieurs coups.

De sécurité en quelque sorte.

Depuis combien de temps est -elle morte ?

Le crime a dû être commis entre 22h et minuit.

Et c 'est vraiment avec ce club qu 'elle a été frappée ? Bah oui, ça m 'étonne.

Si l 'assassin ne l 'avait pas laissée derrière lui, je n 'aurais jamais pensé

que les blessures avaient été faites dans un club de golf.

Nous avons affaire à un boucher.

Le village n 'indique ni l 'horreur ni la peur.

Il y a sur ce club une chouette collection d 'empreintes.

Et net.

Un gros chèque opératif, il laisse son arme, ses empreintes.

Pourquoi pas sa carte de visite ? Ça donne où, ça ? Chez Barrette, la femme

chambre. On peut la voir.

On l 'a retrouvée ce matin inanimée dans son lit. Elle est à l 'hôpital et n 'a

toujours pas repris connaissance.

Droguée au barbiturique.

C 'était son habitude, elle était addict au somnifère.

Non, son habitude était de boire une camomille tous les soirs, monsieur le

commissaire.

Les barbituriques étaient dedans.

On aurait pu tirer là -dessus jusqu 'au matin, elle n 'aurait rien entendu.

Votre assassin connaissait les habitudes de la maison.

Acteur, monsieur le commissaire.

Les employés sont combien logés ici ? Il y en a un qui nous attend en bas.

Pour l 'instant, il n 'y a que des présumés innocents. Il n 'y a que des

présumés coupables. Je vous rebat les oreilles avec cette présomption d

'innocence, mais pour moi, tous ceux qui sont dans un rayon d 'un kilomètre

autour de la scène d 'un crime sont des coupables potentiels.

Il y a beaucoup de neuville là -dedans.

J 'ai cru comprendre que la victime a deux épouses.

Barbe bleue.

Vous étiez sept.

Monsieur.

Commissaire Bataille, mon nom est l 'inspecteur Leca.

Monsieur le commissaire, nous sommes tous conversés par ce qui vient d

Je voudrais vous présenter les hôtes de Mme Tressilian, qui est lui qui est très

attaché. Ne pas le rendre la merde.

Caroline, la femme actuelle de Guillaume.

Frédéric Latimer, un ami de Caroline.

Aude Neuville, l 'ex -femme de Guillaume Neuville.

Thomas Rondeau, un ami.

Ce fer appartient -il à l 'un de vous ? Je ne joue pas au golf.

On va voir.

Est -ce que ça fait l 'heure ? Oui, on dirait de me faire.

J 'ai pas l 'intérêt avec ma fille. On peut y aller maintenant ? Oui, j 'ai

! La mort me donne faim ! Caroline... Eh ! Je savais pas que tu

aimerais si tu avais un loup de camping -car.

Ils sont bizarres, hein ? J 'ai installé ma famille dans la salle d 'amour. Je

vais montrer moi aussi.

Seule ma famille et moi jouons au golf.

Et ce club est un club d 'hommes.

Oui, c 'est ça.

Oui,

c 'est bien à moi.

C 'est mon club.

Merci, M. Neuville.

M. Neuville, je fais des intérêts de Mme Tressiliane.

Vous voulez savoir qui va hériter, commissaire ? C 'est tout juste.

Eh bien, selon les dispositions prises par Mathieu Tressiliane avant de mourir,

tous ces biens nous reviennent à ma femme et à moi.

Ma tante n 'en avait que les yeux fruits.

M. Fortin, il reste un peu de méconvient. Je ne sais pas.

Je n 'y vais m 'échanger.

C 'est considérable.

Nous devrions, ma femme et moi, hériter chacun d 'au moins une dizaine de

millions d 'euros.

Moi, c 'est compliqué.

Vous savez, ma fortune est déjà suffisamment confortable pour que je n

pas de hâte à voir mourir les gens dont je veux hériter. C 'est prêt pour les

emprunts, le commissaire.

Je dois la vendre.

Je vous en prie.

Commissaire, je peux vous montrer quelque chose ?

Vous savez où il part ? Vous avez donné vos empreintes ? Non.

Alors allez -y et envoyez -moi la fontaine. La fontaine ? Votre collègue,

qui pleure tout le temps.

Bien, commissaire.

Je n 'ai pas pu inventer quelque chose de plus propre.

Vous n 'êtes pas les enfants de mes pieds aussi ?

Ah, sinon j 'ai une jolie marque de naissance dans mes fesses, ça ne vous

intéresse pas ?

C 'est

dans une forme du front, ça devrait vous intéresser.

Je vous rejoins.

Vous savez que c 'est très mal de faire sa cachotière vis -à -vis de la police.

Si vous savez quelque chose, il faut le dire.

Je n 'ai pas exactement entendu.

Regarde, je n 'ai pas pu faire autrement que m 'entendre.

Ça m 'ardait. Vous n 'avez pas le droit de chasser Aude.

Ne me parle pas sur ce ton ! Eh bien si ! Eh bien non ! Surtout misentendu

aussi.

Adieu ! Adieu ! Adieu ! Très en colère. Très en colère.

Allez, donnez vos empreintes.

J 'ai trouvé un roulé en boule derrière le rideau de la cheminée.

Regardez, c 'est simple.

Ça, c 'est pas du sang. Je vais bien le faire éveiller.

Oui, là, vous allez trouver.

Envoyez -moi ça tout de suite au labo.

Et dites -le le cas de venir me rejoindre avec le type, le majordome

Dites -moi, Hurtubise, personne d 'étranger à la maison n 'a pu y entrer

dernière ? Non.

Toutes les ferrures sont intactes. Nous avons contrôlé avec M. Neuville.

Rien n 'a été volé.

Vous poussez le verrou intérieur tous les soirs ? Pas hier.

Mlle Marie -Havine m 'a demandé de ne pas le mettre parce que M. Neuville

passait la soirée à l 'hôtel du phare.

À quelle heure était -il sorti ? Il n 'était pas tout à fait 10h30, parce que

'ai entendu la porte se fermer.

Comment M.

Neuville était -il habillé hier soir ? Il avait un pantalon clair et une veste

bleue.

Bien sûr.

La messe est dite.

Il est fait comme alors.

Qui ça ? Guillaume Levin.

Est -ce que vous avez encore besoin de moi ? Je vous en prie, docteur. Eh ben !

Toutes les empreintes et celles relevées sur le câble du gobe sont les siennes.

Mais si, c 'est l 'arme du crime.

C 'est l 'arme du crime.

Non mais ça va, il y a quelque chose qui ne me plaît pas.

Pourtant, ça a l 'air de coller.

Justement, ça colle trop. Il n 'y a pas de preuve.

C 'est une ville.

Monsieur Nobile, j 'ai besoin de quelques détails sur votre emploi du

Vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez.

Trop aimable.

Qu 'avez -vous fait, mettons, hier soir après le dîner ? Eh bien, j 'avais

décidé d 'aller faire un billard à l 'hôtel du Phare avec la teamer, un ami

ma femme qui séjourne là -bas. Je suis monté pour changer de veste avant de

partir. C 'était quoi comme veste ? Un prince de Galles, ocre, de chez

Cifonelli, si vous voulez, tout simplement.

Juste avant, l 'orthobise m 'avait dit que ma tante désirait me voir.

Donc, elle est dans sa chambre et nous avons eu une conversation.

Vous êtes donc la dernière personne à avoir vu votre tente vivante.

Vous êtes resté combien de temps avec elle ? Je ne sais pas.

Un quart d 'heure, vingt minutes.

J 'étais pressé d 'attraper le bac de 22h30.

Et quand avez -vous quitté la maison ? Ben, cinq minutes avant.

J 'ai d 'ailleurs eu du stress.

Et après ? Après, je suis arrivé à l 'hôtel.

Il y avait énormément de monde au bar.

Je n 'ai pas trouvé la tumeur tout de suite.

Ensuite, tous les billards étaient pris. On a dû attendre.

On a bu quelques verres, puis on a joué.

Je n 'ai pas vu le temps passer, si bien que j 'ai raté le dernier bac.

La timéron m 'a raccompagné en voiture, ce qui fait un sacré bout de chemin.

J 'ai dû rentrer vers deux heures et demie.

Revenons à Mme Prétilia.

De quoi avez -vous parlé hier soir dans sa chambre ? De rien de très précis.

Elle avait juste envie de bavarder un peu.

C 'est étrange, M. Neuville.

On vous a pourtant entendu crier tous les deux.

Je ne voulais pas en parler, mais je crois que vous êtes un peu disputés.

Ma tante avait des idées très vieux jeux et elle ne supportait pas que j 'aie eu

l 'idée de venir ici avec Caroline en même temps qu 'Aude, mon ex -femme.

Mais on s 'est quittés, ma tante et moi, dans les meilleurs temps.

Vos empreintes prouvent que vous êtes le dernier à avoir touché le club de golf.

Vous vous plaisantez ? Non, mais quelqu 'un l 'a forcément manipulé après moi.

Ce n 'est pas moi quelqu 'un qui lui portait des gants.

Dans ce cas -là, vos empreintes auraient été brouillées.

Vous savez qu 'on a trouvé en boule dans la cheminée de votre chambre votre

veste bleue, tachée de sang.

Votre veste bleue tachée de sang. C 'est impossible, je l 'ai rangée dans ma

penderie avant de sortir.

Elles sont les fées.

Qu 'est -ce que vous me racontez, là ? Non, mais c 'était ma tante.

Je l 'adorais.

Elle était petitement élevée.

Pourquoi je l 'aurais tuée ?

Vous êtes dans une bien mauvaise situation, monsieur Nubi.

J 'avais la migraine.

On s 'était bagarré avant le dîner avec Guillaume.

Une bagarre à tout casser.

Quand je suis montée, j 'ai tourné le verrou. Il était encore folle de rage

contre lui.

Pourquoi cette bagarre ? C 'est la faute de cette chienne.

Quelle chienne ? Od, son ex.

D 'abord, c 'est elle qui nous a fait venir ici.

Votre mari prétend que c 'est lui.

Tu parles. C 'est elle qui lui a mis cette cible dans la tête en faisant

qu 'elle était lui.

Dans quel but ? Les questions.

Hello ! Wake up ! Il est flic, lui, ou... Pour lui remettre le grappin

qu 'est -ce que vous croyez ? Elle lui a jamais pardonné de l 'avoir quitté pour

moi. Alors elle prend sa revanche.

Vous êtes jalouse ? Je rêve.

Mais les questions.

Bien sûr que je suis jalouse, enfin.

Vous ne l 'auriez pas à ma place ? J 'ai toujours été.

Aude, je la sens partout, comme si ma maison était encore la sienne.

Elle a réussi à culpabiliser Guillaume et à convaincre qu 'il s 'était mal

comporté avec elle. C 'est hypocrite. Votre mari vous a informé de l 'héritage

que vous allez faire ? Je suis jalouse, mais je ne calcule pas.

La jalouserie peut me faire tuer. La jalousie ? La jalouserie peut me faire

tuer. Je suis jalouse, intéressée, mais intéressée directement.

Sans calcul.

Goût dispendieux.

Et pas de cervelle.

Tu te trompes. Elle joue à ne pas en avoir.

Ce n 'est pas Guillaume.

C 'est sûr que ce n 'est pas lui.

Pourquoi on dit de votre nature ? Il adorait sa tante.

Et puis tu es dans son lit, une pauvre vieille sans défense. Ce n 'est pas son

genre, croyez -moi.

C 'est quand même lui l 'héritier.

Je ne suis pas la seule dans la maison.

A commencer par moi -même.

Et pareil, il est aussi orthobie. Ah bon ? Madame Tretillian lui avait promis de

lui laisser de quoi réaliser son rêve. C 'est quoi le rêve d 'orthobie ? Ouvrir

un magasin de pompes funèbres. Des pompes funèbres.

Excusez -moi, commissaire, je trouve invraisemblable que vos soupçons

se porter sur quelqu 'un de la maison. Pourquoi pas quelqu 'un de l 'extérieur

J 'ai raison, mademoiselle.

D 'abord, rien n 'a été volé, aucune porte n 'a été forcée.

Vous avez à l 'ouest une falaise qui tombe droit dans la mer et il n 'y a en

tout et pour tout que deux voies d 'accès. Mais surtout, l 'assassin savait

Barrette prenait une camomille tous les soirs et il la droguait.

Ça implique qu 'il connaissait la maison. Même chose pour le club de golf

été pris dans le placard sous l 'escalier. Non, Mlle, l 'assassin ne

de l 'extérieur.

Je vous ai fait préparer une petite collation.

Vous n 'avez plus besoin de moi ?

Vous

savez

sans doute que nous avons relevé les empreintes de M. Neuville sur l 'arme du

crime et que nous avons trouvé du sang sur son veston.

Oui, vous avez dit ça tout à l 'heure.

Je vais vous poser une question un peu brutale.

Pensez -vous qu 'il soit l 'assassin ? Écoutez, je ne vois pas en quoi mon

opinion vous intéresse, mais puisque vous posez la question, je vous dirais

ça me paraît peu probable.

Vous pensez peut -être à un suspect plus vraisemblable ? Non.

Et vous auriez remarqué un détail, un indice, quelque chose ? Vous savez, moi,

je remarquerais mes grands choses.

Ah, Aude Neville tient le journal de la CRF, écoute.

Je cours, je cours pour protéger un enfant, une petite fille.

La petite fille, c 'est moi.

Arrivé au bord de la falaise, je m 'envole.

Je crois être sauvé quand j 'entends une voix.

Entrez dans l 'antichambre, dit l 'araignée à la mouche.

La mouche, c 'est moi, mais je ne sais pas qui est l 'araignée.

Des vêtements de bonne qualité, autant de discrètes. C 'est quelqu 'un qui se

cache, et quand on se cache, c 'est qu 'on a peur.

Mais ça, ils sont plusieurs.

C 'est quoi ton idée ? Il est trop tôt pour avoir des idées.

Je suis là, monsieur le commissaire.

Venez.

Dites -moi, madame Neuville, vous êtes venue dans cette maison en même temps

votre ex -mari.

Vous saviez que cela choquait madame Tressiliane, mais vous êtes venue quand

même. Pourquoi ? Qui devenait de mon mari ? Enfin, de Guillaume.

Je ne pouvais pas refuser.

Pourquoi, madame Neuville ? Je n 'aime pas me montrer désagréable.

Vous gardez une certaine rancune à l 'encontre de votre ancien mari ? Non,

du tout.

Vous êtes d 'un naturel indulgent, madame Neuville.

Vous êtes en bons termes avec votre remplaçante.

Caroline, je ne crois pas qu 'elle m 'aime beaucoup.

Et vous, vous plaît ? Je la trouve jolie.

Je vous remercie, madame Neuville. C 'est tout ce que j 'ai à vous demander

l 'instant.

Je vais vous dire que ce n 'est pas Guillaume qui a fait ça.

J 'ai été mariée avec lui huit ans, je le connais.

Je ne vois pas tuer qui que ce soit.

Qu 'est -ce que tu penses ? Il ne le montre pas, mais il est extrêmement ému.

voudrais bien savoir pourquoi.

J 'ai vraiment l 'impression qu 'elle cache quelque chose de terrible.

Cette fille est fascinée.

Comme les gamins du Gange sont fascinés par le cobra qui va les tuer.

Dites -moi, Brézounègue, vous vous souvenez d 'avoir fait traverser M.

Neuville avant -hier soir ? Oui, on se rendait à l 'hôtel du phare, on a fait

une cigarette dans l 'ensemble, ils étaient allés jouer au biard.

Et vous l 'avez revu après ? Non.

Bon, vérifions quand même ce qu 'il prétend avoir fait cette nuit -là.

Très bien.

Tu

devais

être dans ma chambre ou dans le jardin ? Au contraire, oui, c 'est ça. J 'ai dû

faire un tour dans le jardin et puis je suis monté dans ma chambre.

Une ville a dû arriver à ce moment -là. A quelle heure ? On a attendu qu 'un

billard se libère et on a joué.

Je sais pas moi, très tard.

Après j 'ai raccompagné en voiture.

Vous ne

savez pas ce que vous avez fait juste au moment du crime ?

Vous savez, en cas de homicide, on a un intérêt précis.

OK.

Vous voyez la dame qui règle sa note là -bas ? C 'est ma cliente.

Qu 'est -ce que vous voulez ? Il faut bien gagner sa vie.

Vous ne me croyez pas.

Vous n 'avez qu 'à demander la fin de chambre.

Pardon, excusez -moi.

Je vais fermer la porte, puis je vais partir.

Vous êtes sûre que c 'est la gestion de M. Atimer ? Oui, je suis sûre. Lano ?

Oui ? M. Atimer ? Oui, oui.

Vous pouvez y aller.

Merci mademoiselle.

Je vais y aller pour l 'instant.

Je vois.

En fait ? Je m 'en doutais.

Je me sens sur la veste bleue. Car celui de madame Tréphiliane.

Guillaume Neville aura du mal à s 'en tirer.

Oui, oui.

Quoi ? La poupée, docteur, s 'il vous plaît. Une bataille. Écoute, ça va.

Monsieur Neville, connaissez -vous quelqu 'un qui vous déteste vraiment ?

'un qui vous en voudrait beaucoup ? Arrêtez la voiture.

Il ne peut pas arrêter ! La seule personne à qui j 'ai fait du mal, c 'est

Mais elle n 'est pas en punir, elle ne me met pas.

Monsieur Neville, vous avez de la chance.

Mlle Barrette vient de reprendre connaissance.

Elle a déclaré qu 'après votre départ, Mme Tressiliane l 'avait sonnée.

Après mon départ ? Alors Barrette l 'a vue ? Oui, à 22h25, vivante et en

parfaite santé, même si elle ne se rappelait plus pourquoi elle l 'avait

En plus, avant d 'entrer dans la chambre de sa maîtresse, Mlle Barrette vous a

vue sortir.

Et alors, mon club de golf, mes empreintes ? Votre tante n 'a pas été

avec ce club.

Le médecin légiste en doute, et moi aussi. Ce club n 'a été mis dans la

que pour diriger les soupçons sur vous.

Et qui donc dans cette maison peut vous haïr à ce point, monsieur Neuville ?

Vous êtes libre.

Qu 'est -ce qui ne va pas ? Il y a vraiment qu 'on peut poser des questions

pareilles. On l 'assassine dans la maison et vous vous dites qu 'est -ce

va pas.

La vie a été innocente et vous devriez être soulagée. Je ne suis pas soulagée,

je suis inquiète.

Pourquoi donc ? À cause de Maître Trémoule.

L 'autre soir, quand il a parlé de cet enfant assassin, je me demande s 'il ne

'a pas fait avec une intention précise.

Cette histoire, il tenait à ce que nous l 'entendions.

Quand il a dit qu 'il reconnaîtrait cette personne, n 'importe où, je me

si ce n 'était pas un avertissement.

Et s 'il ne l 'avait pas reconnu parmi nous ?

Une façon de dire tiens -toi tranquille, je sais qui tu es.

On retourne à la pointe aux mouettes.

Vous connaissez mon obsession de la symétrie.

Obsession ? Le mot est faible.

Bien.

Regarde -la.

Qu 'est -ce que tu vois ? C 'est entretenu. Le ménage est fait. Encore un

effort, tu brûles.

Il y a une boule plus brillante que l 'autre.

À mon avis, c 'est avec ça qu 'on a tué Mme Tresillian.

Et regarde.

Quoi ? Regarde bien, on a nettoyé la boule, on a essuyé, et on a oublié cette

petite tache de sang.

Bataille, viens voir.

J 'ai bien l 'impression que c 'est une autre pièce de notre puzzle.

Oui, c 'est à moi.

Qu 'est -ce que tu racontes ? Tu n 'aimes jamais le gant ? C 'est une

paire que je croyais avoir fermée. Non, il n 'est pas à toi le gant.

Merci, puisque je te dis que c 'est à moi.

Monsieur le commissaire, il faut absolument que je vous parle.

Maître Trébouz, ce qu 'il dit, c 'est qu 'il s 'agit d 'une fille ou d 'un

garçon. Non, il a précisé qu 'il ne donnerait aucune indication d 'un jour

sexe. Cette particularité physique qui lui donnait la certitude de reconnaître

le meurtrier, c 'était quoi ? Une cicatrice ? Je ne sais pas.

Et maintenant, vous ne trouvez pas que la mort de Maître Trébouz est encore

étrange ? On peut même dire que c 'est du jamais vu.

Tu veux dire ? que je n 'ai jamais vu une arme du crime aussi originale. Un

simple écriteau sur une porte d 'ascenseur.

C 'est un meurtre.

Un meurtre rapide et ingénieux.

Je vous demande de n 'en parler à personne.

C 'est extrêmement important.

C 'est le parquet.

C 'est la réponse du notaire. Tu sais qui va se partager le pactole ?

Il est sa femme, non ? Oui, mais pas la nouvelle, l 'ex, Aude.

Ce ne sont pas les mobiles financiers qui manquent dans cette affaire. Il y a

aussi un bon paquet pour Marie -Adeline.

À part le vietnamien Thomas Rondeau, ils sont tous sur le testament.

C 'est clair, c 'est une histoire de fric.

Je ne crois pas, figure -toi.

Je crois que le mobile, c 'est la haine.

Seulement et uniquement la haine.

Nous sommes en face d 'un criminel compétent. C 'est quoi un criminel

? Quelqu 'un qui ne se fait pas prendre.

Bien,

on va la prendre.

Rien, même si nous vous compliquons avec moi.

J 'ai peur.

Peur ? De quoi avez -vous peur ? Je suis bien plus rembrassée.

Tu vas faire mourir tout de suite.

Ne m 'éclate pas, vous êtes vieille dame, elle est chassinée. Oui.

Vous êtes madame de ville.

Les premières madames de ville.

Ils ont arrêté votre mari.

C 'est ça, n 'est -ce pas ? Mettez -lui dans les journaux.

Ils avaient des preuves et puis ils t 'ont rendu compte que toutes les preuves

étaient truquées.

C 'est ça ? Je vois ce qu 'il s 'est passé.

Il vous a quitté pour une autre, vous l 'aimiez.

Je ne sais pas ce que c 'est, je ne sais pas. Je ne sais pas ce que c 'est, je

ne sais pas.

Rentrez chez vous.

A partir de maintenant, vous n 'avez plus besoin d 'avoir peur.

Vous ne finirez pas vos jours en prison sans faire mon affaire.

Je veille sur vous.

Aude Neuville.

M. Neuville, j 'aimerais vous dire deux mots en particulier.

Bien sûr, oui.

Comme vous le voyez, M. Neuville, cet instrument est composé d 'une lourde

boule d 'acier provenant d 'un chenet et du manche d 'une raquette de tennis.

On a coupé la tête de la raquette afin de pouvoir visser la boule d 'acier dans

le manche.

Drôle d 'idée.

À quoi ça sert ? À tuer Mme Trésiliane.

Où avez -vous trouvé ça ? Vous mangez de la raquette dans le placard sous l

'escalier, la boule sur un chenet dans la chambre de votre ex -femme.

La raquette porte les empreintes de votre femme Caroline à qui elle

et les vôtres, mais quelqu 'un portant des gants l 'a manipulée après vous.

Nous avons des preuves accablantes contre Mme Oudneville.

Le gant retrouvé sous sa fenêtre par l 'inspecteur Leca lui appartient. Vous

voyez ?

Ces taches sur le gant gauche, ce sont des traces de sang.

Le sang de Mme Préfiliane.

On sait que le meurtre ne peut avoir été commis que par un gaucher.

Or, Mme Aude ne vit les gauchères.

Attendez, c 'est absurde.

C 'est absurde.

Aude a saumon sauvagement une vieille dame qui l 'adorait pour entrer en

possession d 'un héritage qui lui revenait de toute façon. Ça n 'a pas de

J 'ai l 'excuse de forcer les consignes, mais j 'ai entendu prononcer le nom d

'Aude.

Je vois pas en quoi les affaires d 'Aude te concernent. Elles me concernent.

Revenons à nos affaires. Le mobile n 'est pas l 'argent. Le mobile, c 'est la

vengeance.

Votre première épouse, M. Neville, ne vous a jamais pardonné d 'avoir quitté.

Et sa façon de se venger, c 'était de vous envoyer en prison pour un crime que

vous n 'avez pas commis.

C 'est grotesque.

Aude est incapable d 'une machination aussi diabolique.

Neville, si vous voulez vraiment aider Aude, vous n 'avez qu 'à dire la vérité.

Quelle vérité ?

C 'est pas Guillaume qui a abandonné Aude.

C 'est elle qui l 'a quittée.

Elle s 'est enfuie avec mon frère, Adrien.

Et celui -ci s 'est tué peu de temps après dans un accident de voiture.

Guillaume a dit de la façon la plus généreuse.

Non seulement il a consenti au divorce, mais il a voulu qu 'il soit prononcé

contre lui.

Je savais pas que tu connaissais notre secret.

Mon frère me disait tout.

Adrien me l 'a écrit juste avant de mourir.

C 'est moi que vous venez faire tuer, n 'est -ce pas ? Madame Haute -Neuville,

je vous arrête.

Vous êtes accusée du meurtre de Madame Camilla Tressilian.

Tais -toi, chérie.

Tais -toi ! Ne dis rien si tu ne me dis plus un mot.

Mais pourquoi, Guillaume ? Tout est vrai ? Ne dis rien.

J 'ai trouvé le meilleur avocat.

Ne t 'inquiète pas, ça ne m 'est égard.

Ça ne m 'est égard.

Vous me préparez une nouvelle affaire. L 'inspecteur Leclerc va vous

accompagner.

D 'après vous, c 'est une vie.

C 'est vous le policier, chargé de l 'enquête ? J 'ai une déclaration

à faire.

Puis -je vous parler en particulier ? De quoi s 'agit -il ? Avant toute chose,

en fouillant la maison, avez -vous trouvé une corde ? Une corde ?

Mademoiselle ?

Voilà, elle est là au fond.

Ah, elle est là.

Regardez, regardez, tout ici est poussiéreux, tout, sauf, sauf,

sauf cette corde.

Il n 'y a pas de poussière sur cette corde. Elle est humide.

Exact.

Alors, lundi dernier, je suis allé sur la falaise de la Pointe aux Mouettes.

C 'est compliqué à expliquer.

Allez -y, tout est compliqué ici, j 'ai l 'habitude.

Au printemps dernier, j 'ai essayé de me tuer en me jetant du saut des fades.

J 'ai voulu revoir l 'endroit.

Vous me prenez pour un fou.

Je suis policier, pas psychiatre. Pas pour recommencer, rassurez -vous.

Je regardais la mer, je voyais la baie dans la nuit.

Puis, messieurs se sont posés sur la maison où nous sommes.

Sous la lune, je la distinguais très précisément.

Jusqu 'à aujourd 'hui, je ne m 'étais pas rendu compte que ce jour était celui

où on avait assassiné Mme Tricillian.

Voilà ce que j 'ai vu.

Personne ne peut plus rien faire, Thomas.

Allons -y, madame.

Ce

n

'est pas tout à fait fini.

Nous allons tous maintenant aller faire une petite promenade en mer sur le bac

de Loïc Brazounec et vérifier un ultime point de détail qui a son importance.

Les dames feraient bien de prévoir un lainage.

De toutes les affaires dont j 'ai eu connaissance, celle -ci est une des plus

singulières.

Vous connaissez peut -être la théorie de Charles Trévose selon laquelle un

meurtre n 'est jamais que la fin de l 'histoire.

La conclusion d 'une suite d 'événements qui ont amené divers individus à

converger dans l 'espace et le temps vers ce point est appelée l 'heure zéro.

Des gens venus de tous horizons et souvent pour des motifs fortuites

petit pied.

Bien l 'heure zéro, c 'est maintenant.

Vous voulez dire que la mort de madame Tressilian est due à un long

de circonstances ? Non, mademoiselle, cette mort -là n 'est qu 'une étape.

comme celle de Charles Trévose, d 'ailleurs.

Le meurtre dont je parle est celui d 'Aude Neuville.

Voyez -vous, de même que les preuves accumulées contre Guillaume Neuville,

celles réunies contre Aude Neuville sont truquées.

Aude Neuville est innocente.

Cette salope a avoué.

Vous l 'avez même arrêté.

Monsieur Ange Werther, voulez -vous nous répéter ce que vous m 'avez dit ?

Lundi soir, donc le soir du meurtre,

vers 23 heures, j 'étais sur la falaise.

Je regardais cette maison, la pointe aux mouettes.

J 'ai vu une corde qui pendait à une des fenêtres et descendait jusqu 'à la mer.

J 'ai vu un homme arriver à la nage, escalader les rochers et grimper à cette

corde. Il était en maillot de bain. Donc, c 'était bien quelqu 'un de l

'extérieur. C 'était quelqu 'un qui, ce soir -là, se trouvait de l 'autre côté

de l 'estuaire.

Quelqu 'un que personne n 'a vu entre 22h30 et minuit et qui aurait pu faire l

'aller -retour à la nage. C 'est quoi, M. Latimer ? Moi ? Je n 'ai pas nagé.

Vous pouvez demander à Caroline.

Je n 'ai pas nagé.

Il n 'y a

qu

'un

seul moyen de s 'assurer que quelqu 'un ne s 'est pas nagé, c 'est de le pousser

à l 'eau et voir ce qu 'il se passe. Vous voyez les deux pêcheurs là ? Les

du pont. Les productifs sont là pour le repêcher. J 'avais besoin d 'éliminer la

tumeur de la liste des uspés.

Il ne sait pas nager, il n 'a donc rien à voir dans cette affaire.

Poursuivez, M.

Werther. Un peu plus tard, le type est redescendu.

Au clair de lune, j 'ai tout de suite reconnu, j 'avais vu sa photographie

West France.

C 'était M.

Guillaume Neuville.

Abracez -moi maintenant.

Mais ça n 'a pas de sens, Guillaume.

C 'est ridicule.

C 'est ridicule.

Alors, il aurait traversé l 'estuaire à la nage, grimpé le long de la corde,

igouillé sa tente.

Il serait retourné à l 'hôtel du phare, toujours à la nage.

Mais pourquoi il aurait fait un truc aussi dingue ? Et tous ces indices ? C

lui qui les a répondus dans la maison pour se faire accuser ? Exactement.

Et puis d 'abord, pourquoi aurais -je voulu tuer ma tante ? Vous n 'en aviez

la moindre envie.

Madame Trésiliane était une cible secondaire. Ce que vous vouliez, c 'est

votre ex -femme Aude pourrisse en prison.

Parce qu 'elle avait osé vous quitter pour un autre. Parce qu 'elle avait osé

aimer quelqu 'un d 'autre que vous.

Neville, vous êtes un grand malade.

Quiconque vous a offensé doit être puni.

J 'ai repris le dossier de cette vieille histoire d 'arc et de flèche.

L 'enfant meurtrier, c 'était vous.

Charles Trévose, vous avez reconnu à votre petite doigt de la main gauche un

normalement court.

Pourtant que vous l 'avez supprimé.

Le soir du crime, vous avez administré un somnifère à Mme Barrette pour l

'empêcher de vous voir revenir chez Mme Tressiliane. Mais là, vous avez un peu

forcé la dose et vous avez failli perdre votre alibi.

Si j 'avais été plus malin, j 'aurais vu clair plus tôt dans cette histoire de

sonnette. Parce que si Mme Tressiliane ne se rappelait pas avoir sonné

c 'est pour la bonne raison qu 'elle ne l 'avait pas fait.

C 'est vous, avec cette perche dont on se sert pour ouvrir les impostes, qui

avez actionné le mécanisme en tirant sur les fils.

qui court sous le plafond.

Du coup, Barrette descend.

Elle vous voit dans le hall sur le point de sortir. Elle trouve Mme Tressilian

bien vivante. La Libye est en or.

Vous savez très bien que quand Barrette va se réveiller et parler, votre

innocence paraîtra si évidente que personne ne se demandera à quelle heure

exactement vous êtes arrivée à l 'hôtel du phare.

Vous êtes chez quand, alors ? C 'est facile à reconstituer, Mme Deville. Pour

revenir accomplir son crime, il ne faut pas qu 'il soit vu à nouveau sur le bac

de braisonnette.

Traverse donc à la nage.

Il est sûr que vous ne le dérangerez pas, Caroline, parce qu 'il vous a

vous aussi.

Mal de tête !

C 'était ça ?

C

'est gentil. C 'est venu me demander pardon.

Mon brasse.

Et là, le trait de déni, le revers, le fameux revers, il

frappe Mme Présidienne de toute sa force, de son revers, ce qui va nous

vers un crime de gauchère, ou plutôt de gauchère.

Il met en place les indices qui vont le faire accuser pour mieux l 'innocenter,

fesses de club de golf en sont plantées, en prenant soin de ne pas effacer, de

ne pas écraser ses empreintes.

Il revient dans sa chambre, redescend à la corde, retourne à l 'hôtel du phare à

la nage en passant par la plage où il a récupéré ses vêtements et il rejoint

Fred Lassimet.

Il est excellent nageur, l 'affaire ne lui a pas pris une heure.

C 'est mon troisième.

A son retour, il a toute la nuit pour faire disparaître les indices,

reconstituer la raquette,

remettre la boule

sur le chenet,

placer

le gant accusateur,

etc. etc.

C 'est lui qui a tué mon

frère.

C 'est lui qui a tué Adrien.

Pour résumer, monsieur Neville, vous avez échoué lamentablement.

Ode n 'ira pas en prison et vous avez assassiné deux personnes pour rien.

Votre idée n 'était pas si maligne et vous n 'avez pas été assez intelligent

pour l 'amener jusqu 'au bout. Comme tous les assassins, vous n 'êtes qu 'un

minable. C 'est faux ! C 'est faux ! C 'est faux ! C 'est faux ! C 'est faux !

'idée était magnifique et vous n 'avez jamais rien soutenu ! Sans lui, là !

lui, là, sans cet abruti ! Vous n 'avez rien découvert ! Vous avez tout prévu !

Vous avez tout prévu ! Il faut qu 'elle aille au trou ! Vous m 'entendez ? Il

faut qu 'elle aille au trou ! Il faut qu 'elle aille au trou ! Il faut qu 'elle

aille au trou !

... ... ...

... ...

C 'est pas vrai, c 'est pas vrai, c 'est pas vrai ! Mais quelle tuile ! Comme tu

dis ! Si je m 'attendais à ça, quel salaud ! Laisse tomber, il y a mieux à

faire. Je vous l 'envoie à quoi ?

Qu 'est -ce que je vais devenir maintenant ? Je suis comme veuve.

T 'es bien fait un petit magot.

Il t 'en reste un peu attaché aux doigts, comme on dit à Naples.

Un peu.

J 'avais la signature, mais t 'avais habitué, la vie est si chère. Une veuve,

'est fait pour se remarier.

Cette fois, je te dis bien, un riche, mais pas dingue.

Facile à dire. On sait jamais sur qui on va tomber.

C 'est vrai, c 'est un peu mon métier.

Mais ce sera fictif, fictif.

Voyou ! Tu vas voir la bonne petite vie qu 'on va te faire.

Pas de temps.

On ne tue pas en plume.

Voyons, Caro, c 'est un pro.

J 'ai toujours eu peur de lui.

Quand il m 'a proposé de venir ici en septembre, je n 'ai pas osé refuser.

J 'étais comme aspirée, happée.

Voudriez -vous rentrer dans l 'antichambre ? Il a régné à la mouche.

Je savais qu 'il allait arriver quelque chose d 'affrontant, que j 'en serais la

victime, mais je ne savais pas ce que ce serait.

A quel moment avez -vous commencé à deviner le jeu de Neuville ? Cela m 'est

venu d 'un coup.

Vous avez reconnu son innocence, les soupçons ne pouvaient plus porter que

nous. Je l 'ai vu me regarder avec dans ses yeux un air.

Et là j 'ai compris alors.

Alors ? Alors j 'ai pensé qu 'il valait mieux en finir tout de suite.

On ne savait pas ce que c 'est que d 'avoir peur pendant des jours et des

D 'attendre la catastrophe.

Et quand elle arrive, je me sens soulagée.

On n 'a plus besoin de se débattre.

Tu connais une jeune fille qui avait fait la même chose.

Admis qu 'elle était coupable alors qu 'elle ne l 'était pas.

Guillaume avait ce qu 'il voulait.

Je n 'avais plus rien à redouter de lui. J 'étais enfin en sécurité.

C 'est pour ça que je vous ai arrêté.

Votre ex -mari est fou, je ne tenais pas à vous laisser plus longtemps à sa

portée. Et puis, pour provoquer ses aveux, il fallait lui donner confiance.

Et s 'il n 'avait pas avoué ? Nous n 'avions pas beaucoup de preuves contre

à part le témoignage d 'Ange Werther, qui avait vu Guillaume Neuville grimper

la corde un soir au clair de lune.

Je lui dois beaucoup.

Oui, d 'autant qu 'il n 'y avait pas de lune ce soir -là, et qu 'il pleuvait.

Je peux vous donner un conseil, Mme Neuville ?

Maintenant que vous n 'avez plus rien à craindre, vous devriez vous laisser un

peu aller.

Vous disiez que vous avez connu une jeune fille qui s 'était comportée comme

? Ma fille,

je suis là à rejoindre.

Pour moi, les vacances commencent. Au revoir, madame de ville.

Au revoir, commissaire.

Oui, mon neveu ? Il y a un problème.

J 'en ai pas dormi de la nuit. Le soir du crime.

J 'en ai pas de lune.

Je vais.

Oh, toi aussi t 'as remarqué. Mais maintenant, l 'assassin est en bonne

retient bien sa neveu. Il y a parfois des mensonges qui disent la vérité. Oui,

dans les poésies. Non, non, non, dans la poésie aussi.

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