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Yoruba
Zulu
...
- La main droite sur le brin du bas.
La main gauche sur le grigri. - OK.
- Tu desserres l'autobloquant et tu tires.
- Ouais, j'ai compris.
- Vas-y, je te regarde. - Allez.
Maya souffle. C'est parti.
- Ouais. Musique rock'n'roll
Commence ta descente.
Allez.
- Oh, putain !
Vas-y...
- Vas-y, encore, encore.
- Ouais. - Super.
- C'est bien ?
- Ne change rien.
- Au fait, on me propose un job.
- Félicitations. C'est quoi ? - C'est à New York.
On me propose une rencontre dans 3 jours.
- Du coup, tu vas repartir, là ?
- Si je pars, on ne peut pas continuer.
Ce n'est pas ça que je veux.
- Donc, tu restes ?
- Toi, tu en penses quoi ?
- C'est pas à moi de décider. Je préfèrerais que tu restes,
mais tu dois aussi évoluer.
- Je veux juste savoir où on en est tous les deux.
- Moi, je suis bien
avec toi, Maya. Tu es la première femme
avec qui je reste depuis...
- Depuis Lise.
- Mais... - Je ne veux pas
te foutre la pression.
Avec l'arrestation de Janvier, il y a
plein de choses qui se remuent et je comprends.
Mais parfois, j'ai l'impression qu'on ne va nulle part.
Que tu vis avec un fantôme depuis si longtemps
qu'il n'y a pas de place pour moi.
Un téléphone sonne.
...
- Capitaine ?
*-On a besoin de vous
pour un double homicide.
Un cas inhabituel.
- Envoyez-moi l'adresse.
Musique sombre
...
Le moteur vrombit.
...
Les pneus crissent.
Musique intrigante
...
Merci.
Alors, qu'est-ce qu'on a ?
- Une joggeuse a trouvé des cadavres
ce matin, dans le tunnel.
Vous allez voir, c'est chelou.
- OK.
Et, euh...
Et Janvier ?
- Toujours rien. Mais je ne le lâche pas.
- J'ai besoin
que ça se termine pour passer à autre chose.
- Je sais.
On a deux corps. Un homme, Sylvain Diop, 35 ans,
petite frappe, gros casier. Ses empreintes collent
avec le braquage récent d'une pharmacie.
- Et elle ?
- Elle, pas d'identification.
On creuse.
- Bon...
Effectivement, c'est chelou.
Au boulot, alors !
Musique intrigante
...
Alors !
Pour monsieur,
lésions de défense sur les mains et les bras,
impacts multicontusionnels sur la face et sur le tronc,
ainsi qu'une plaie arrondie nette thoracique
compatible avec un orifice d'entrée de projectile d'arme à feu.
Ce monsieur a dû se battre
avant de se faire tirer dessus.
Pour madame...
On ne le voit pas, c'est derrière.
Une plaie crânio-encéphalique en région occipitale médiane,
c'est-à-dire
derrière la nuque, d'où le sang,
compatible également avec un projectile
d'arme à feu, cette fois-ci
tiré à courte distance, bout touchant,
voire bout touchant appuyé.
Vu la localisation anatomique,
ça ressemble à... une exécution.
La victime les genoux au sol,
tir descendant.
Boum.
Sur l'avant-bras droit,
une plaie en voie
de cicatrisation de 8 cm de long,
qui rappelle
étrangement une autre plaie en voie de cicatrisation
sous le cuir chevelu.
Les deux plaies pourraient dater d'une dizaine de jours environ.
Voilà. Le reste,
après l'autopsie.
Balthazar hume.
C'est du sel.
C'est cohérent.
- C'est cohérent avec quoi ?
Je ne vois rien
de cohérent, là.
- Dans la Grèce antique, on mettait des pièces de monnaie
sur les yeux pour payer
le passage vers l'au-delà
à Charon, le nocher des Enfers.
- Le quoi ?
- Le pilote de la barque.
- Ah ouais. - Le cercle de sel,
c'est pour lutter contre les énergies néfastes.
Et le tunnel, c'est un symbole du passage vers l'au-delà.
Vous avez compris.
Votre tueur croit aux sciences occultes.
Au monde des vivants
et au monde des morts.
Musique sombre
...
Générique
...
*-Bah ouais, c'était là.
Le type m'a menacé avec une arme.
Il m'a attaché et s'est servi dans les tiroirs.
Encore un délinquant
qui alimente les junkies !
- On a comparé les ADN, Mme Diop.
Sylvain a braqué cette pharmacie. - Donc quoi ?
Il a mérité de se faire buter ? - Non, on veut juste savoir
qui était votre mari.
Vous lui connaissiez des ennemis ?
- Evidemment qu'il avait des ennemis.
Il jouait au dur, il faisait des conneries.
Mais c'était un gentil.
- On a retrouvé son corps
à côté de celui de cette femme.
Vous la connaissez ? Peut-être sa complice.
- Marion, ce n'était pas sa complice.
C'était sa médium.
- Pardon ? Sa quoi ?
- La mère de Sylvain est morte l'année dernière.
Et du coup, il allait voir Marion Girard, là,
à son cabinet, pour continuer
à lui parler.
Je lui avais dit
que je ne la sentais pas, cette meuf.
Musique dramatique
...
Mais Sylvain, il disait qu'elle faisait
revenir sa mère et que ça lui suffisait.
...
- OK. Merci beaucoup.
Et bon courage.
...
Delgado soupire.
- On s'est plantés, quoi.
- Vu la mise en scène,
Diop n'était qu'une victime collatérale.
Marion Girard était visée.
Dis à Balthazar qu'on fait une perquise demain
au cabinet de la médium à 8h.
- OK.
- A nous.
Musique inquiétante
- Tu as trouvé qui a fait ça, frérot ?
- Non, pas encore.
- Il le faut, pour que ma femme ait des réponses.
C'est fini pour moi. Je vais passer
dans le monde des morts et serrer ma maman dans mes bras.
- Qui t'a raconté ça ?
Ta voyante ?
- Médium, plutôt.
Un intermédiaire entre morts et vivants.
- C'est surtout un moyen de soutirer de l'argent
à des gens endeuillés. - C'est drôle de la part
de quelqu'un qui parle à des morts.
- Tu viens de mon subconscient.
De là.
Pas de l'au-delà.
Maintenant, excuse-moi, il faut que je me dépêche.
Je voudrais rentrer vite fait pour parler à Maya et ne pas laisser
les choses...
pourrir.
- Elles sont déjà pourries. Tu sais très bien pourquoi.
Tu n'es pas ancré.
Tu erres entre deux mondes. L'un dans lequel
Lise serait toujours vivante, et l'autre, où tu accepterais
de vivre à nouveau.
- Ce n'est pas vrai. - Tu ne sais pas quoi dire à Maya.
Tu penses à la vie que tu aurais eue avec Lise.
Tu te caches derrière un fantasme.
- C'est bon, tu vas me lâcher, maintenant ?
- Je suis un intermédiaire, un tunnel,
un passage vers un monde que tu n'aurais jamais soupçonné.
Musique intrigante
...
Ferme les yeux et je vais te montrer.
Demain, en te réveillant, tu comprendras.
...
Fracas
...
(- Eh...)
(Je suis rentré.)
Balthazar soupire.
Musique inquiétante
Le réveil sonne.
Aïe ! Aïe !
Putain ! C'est quoi, ça ?
- Un gros mot, c'est une pièce
dans la tirelire.
Musique onirique
- Tu es qui, toi ? Qu'est-ce que tu fais là ?
...
C'est à toi, ça ?
Il ne faut rien mettre sur la platine. Maya ?
C'est quoi, ce bordel ? C'est à qui, ces...
Il y en a combien ?
Maya, c'est qui, tous ces mômes ?
- Oh, j'ai pas le temps. Arrête tes conneries, Raph.
Musique mystérieuse
...
Tu vas être à la bourre, tu sais ?
...
- Je suis un intermédiaire, un tunnel,
un passage vers un monde que tu n'aurais jamais soupçonné.
- Qu'est-ce que...
Lise rit.
Oh oui, mon chéri...
(Tu m'étouffes.) Qu'est-ce que...
Qu'est-ce que tu as ?
Ca ne va pas ? - Si, ça va, super.
- Tu pleures ? - Non, je ne pleure pas.
- Mais si, tu pleures. - Non.
- C'est Eliott qui t'a filé sa gastro ?
- Eliott ?
- Ton fils.
Le frère de Théo.
Lise rit.
Ca ne m'amuse pas, Raph.
Vous finissez, les enfants, hein ?
Musique émouvante
...
- Vous êtes beaux.
...
Mais vous êtes beaux !
...
- Maman ! Il y a papa qui pleure encore !
- Non, je ne pleure pas.
- Tu vas t'habiller ?
Tu es vraiment à la bourre.
- Je suis en train de délirer.
C'est quoi, ces fringues ? Musique reggae
Je suis habillé.
Ca te plaît, comme ça ?
- Ah ! Tu ne mets plus que des joggings ?
- Des joggings ? - Ouais.
Soi-disant, ça laisse respirer tes...
- Ah oui.
Bonne journée.
...
Allez, go. Go, go !
- OK, go.
...
Les enfants rient.
- Raph !
Tu n'oublies rien ? - Oui, pardon.
...
- Les enfants !
- Ah oui. Les enfants !
- PAPA ! Musique funky
- Je suis premier !
...
- Bon courage.
- A tout à l'heure.
...
Coup de klaxon
Ah ouais.
On n'a pas
une deuxième voiture ?
- Tu es bizarre, aujourd'hui.
- Ouais.
Euh...
Elle est où, votre école ?
- Papa, on va vraiment être en retard.
- Ouais, eh ben... Je vous donne 10 euros chacun si vous me guidez.
Je ne les ai pas sur moi.
Allez.
Travaillez bien.
Ciao, les enfants !
Il coupe le moteur.
OK.
Je suis toujours légiste.
Ca, c'est bien.
Euh... J'ai été projeté
dans un univers dans lequel Lise n'est jamais morte.
On a deux enfants.
Et j'ai des fringues pourries.
Il y a forcément une explication logique.
Oui.
Forcément.
Donc...
Il y a une commotion cérébrale ?
Euh... Un traumatisme crânien ?
Je suis tombé du lit ?
J'ai eu un accident ? Je dors encore ?
Ce n'est pas ça.
Euh...
Putain, la médium.
Je dois parler à la médium.
La médium ? La vie est belle.
Son téléphone vibre.
Oh, putain. Capitaine, vous ne me croirez jamais.
Il m'arrive un truc de ouf ! *-Vous vous foutez
de nous ?
On vous attend comme des cons.
*-Pardon. Désolé.
Il fallait que je dépose mes enfants...
- J'en ai rien à foutre.
On a dit 8h chez la médium.
Magnez-vous le cul.
- OK. Ca, ça n'a pas changé.
Ca, c'est plutôt bon signe.
Musique légère
...
- Habillez-vous correctement pour sortir
de votre IML, Gabriel.
- Euh... Raphaël.
J'ai une journée compliquée.
- Super. Marion Girard
partageait son cabinet avec Jacynthe Lenglet.
Elle nous attend. - OK. Juste, pardon...
Sinon, euh...
Ca va, vous ?
La vie, la police,
tout ça, ça va ?
- Je vous demande pardon ?
- La question va vous surprendre,
mais... vous êtes mariée, vous êtes divorcée ?
- C'est totalement déplacé, là.
- Vraiment, je suis désolé. Il se passe
un truc de fou !
- Ecoutez-moi, Gabriel. - Raphaël.
- Je ne sais pas si vous avez encore fumé trop de marijuana,
mais si vous êtes ici, c'est pour déterminer
si Marion Girard et Sylvain Diop
ont pu être assassinés dans ce cabinet.
Est-ce bien clair ?
- Très clair.
- OK. On y va.
- Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as pris la confiance pendant la nuit ?
- C'est compliqué. Vous portez des boucles d'oreilles, maintenant ?
- Quoi ? Eh mec, Ibiza 2019.
On a fait la teuf jusqu'à 4 grammes du matin.
Bah alors, tu ne t'en rappelles pas ?
- Si, je me souviens.
- Il est con, celui-là ! Eh, tu es chaud pour ce soir ?
Ca va être ouf !
Ca va être foufou ! - Qu'est-ce
qui va être fou ?
Qu'est-ce qui va être foufou ?
- Sylvain Diop, ça vous parle ?
- Je le voyais au cabinet.
Un gentil garçon, un peu voyou,
qui avait du mal à surmonter la mort de sa mère.
Marion l'aidait beaucoup.
Balthazar toussote.
Je ne comprends pas.
...
- Qu'est-ce qu'il y a,
Balthazar, encore ?
- Pardon. Euh, je...
- Oui, allez-y.
- Sur le corps de Marion, on a trouvé les traces
d'une agression datant d'une dizaine de jours.
Vous savez ce que ça pourrait être ?
- Il y a une semaine,
elle est arrivée ici couverte de sang.
Elle m'a dit qu'elle était tombée.
Elle a fourré ses vêtements dans un coin
et n'a rien raconté.
- Vous savez où ou pourrait trouver ces vêtements ?
- Oui, bien sûr. Ils sont là,
dans le placard, dans le sac.
- Je vais voir
ce que je peux en tirer.
- Excusez-nous, mais vous ne voyez rien d'autre qui nous serait utile ?
- Marion était stressée.
Souvent dans ses pensées.
Une femme l'obsédait.
La seule chose
qu'elle m'a dite, c'est que cette femme s'appelait Bérénice.
- Bérénice ? Bérénice comment ?
- Je ne sais pas. Ca peut être
un être mort ou un être vivant.
Ici, on ne fait plus tellement
la différence. Marion était
si généreuse.
Elle donnait sa vie pour apaiser la douleur des autres.
Fracas - Mais c'est pas vrai !
- Pardon.
Je ne fais pas souvent ça. Si ?
- Merci beaucoup. Si quoi que ce soit vous revient,
vous nous appelez.
- Bien sûr.
- Au revoir, madame.
- On y va. - Oui.
- Il faut identifier cette Bérénice. - Oui.
Les lampes grésillent.
- La deuxième nuit, quand tu fermeras les yeux,
tu comprendras le message.
- OK, deux nuits. J'en ai pour deux jours ?
Qu'est-ce que je dois faire ?
Je ne comprends pas.
Pourquoi je suis là ? Il faut m'aider, là.
- Excusez-moi, vous disiez ?
- OK, d'accord.
Oh, putain, Eddy !
Oh, merde...
OK, un deal. Je ne dis rien sur tes fringues, tu ne dis rien
sur les miennes, d'accord ?
Viens, on rentre. - Mais tu es
défoncé ou quoi, toi ?
Je ne rentre pas là-dedans.
On a toujours fait ça ici.
- On... On fait quoi ?
- Wesh...
Je viens pour ta weed.
Ton plaisir du week-end.
- Tu... Tu vends des...
- Ouais. - OK.
Tu n'es pas médecin ?
- Ah non. Je suis médecin du kif, mec.
C'est plus rentable que ta médecine à toi.
Moi, dans deux ans,
je me barre de ma coloc,
je vais au Larzac, je prends une brebis,
une cabane, et à moi la belle vie !
- OK, OK. D'accord, OK.
Juste... Et Fatim, elle ne bosse pas avec toi ?
- Casse-toi, bordel ! On ne veut pas de toi ici !
- Détends ton string !
Tu me la prends, ma weed ?
- Mais non !
- Comment tu la supportes ? C'est bon, j'y vais.
- Tu as 2h de retard
et tu achètes ta beuh sur le parking ?
- Un, j'ai pas acheté de beuh.
Et deux, tu me parles autrement, je suis ton supérieur.
- Mon supérieur ? C'est la meilleure de l'année.
Je vais déjeuner.
Tu vas t'occuper des macchabées.
Je t'ai laissé le corps de la voyante sur la table.
Il faut me dégager ça avant ce soir. Compris ?
- Ouais, compris.
Musique mystérieuse
Marion ?
Je ne comprends pas, là.
Ah ouais.
Je... Je suis un peu paumé, là.
Musique intrigante
Marion, je suis là pour quoi, en fait ?
Non ? Il n'y a personne ?
...
Evidemment, il n'y a personne.
...
Je vais forcément trouver quelque chose...
...
pour identifier ton agresseur.
...
Balthazar hume.
...
Balthazar hume.
- Merci.
- A nous.
- Capitaine, il fallait
que je vous parle. - Vous ici ?
- Pa... Pardon... Oh !
Euh...
J'ai... Je vous ai appelée.
Mais comme vous n'avez pas mon numéro d'enregistré...
- Attendez, vous êtes qui ?
- Antoine, je te présente
Gabriel Balthazar.
- Enchanté. Raphaël Balthazar.
C'est Raphaël. - C'est un des légistes
de notre équipe IML.
- Le meilleur, de loin.
C'est chouette que vous soyez
encore ensemble. - Qu'est-ce que vous voulez ?
- On peut se parler une minute ?
Deux minutes ? - Pardon.
- Alors, d'après le sang sur le chemisier,
l'agresseur de Marion fait 1, 85 m, à peu près.
La plaie sur son bras droit, son orientation et son caractère
inachevé indiquent que l'agresseur est gaucher
et qu'il souffre d'un trouble moteur de la main dominante,
donc de sa main gauche.
- Quel discours. Vous avez fumé de l'herbe ?
- Non. Pas depuis longtemps.
Ce genre de déficit moteur est souvent lié
à des corps de métier bien spécifiques.
Par exemple, ouvrier sur un chantier ou restaurateur d'oeuvres.
Vous voyez, ce mouvement répétitif du poignet, c'est ça qui fait que...
Sauf que moi,
j'ai retrouvé de la sciure de chêne dans la poche du chemisier.
- Bon, Gabriel,
je suis en train de déjeuner avec mon mari, alors abrégez.
C'est quoi, le truc ? - Ca n'a pas changé, ça.
Le suspect est Julien Malerba, menuisier,
habitant au 107, rue des Haies, à Juvisy.
- Inspecteur Gadget, cessez de dire n'importe quoi
et lâchez-moi la grappe.
- Inspecteur Gadget ?
Ce n'est même pas drôle.
Bach soupire.
- Excuse-moi. Pardon.
Le téléphone sonne.
Je dois le prendre. - Vas-y, vas-y.
Delgado ? *-Je n'ai rien sur cette Bérénice.
J'ai analysé les voitures suspectes.
J'ai une location. Le type a payé en cash
et a loué la voiture à Juvisy.
- Julien Malerba ? - Bah quoi ?
- Retrouve-moi au 107,
rue des Haies, à Juvisy. - Bon, OK.
- Je dois y aller. - Vas-y, vas-y.
Moi, je vais... Je vais manger.
- Je suis désolée. - Ce n'est pas grave.
Musique intrigante
...
Sonnette
...
- BONJOUR. - Bonjour.
- On est de la police.
Julien Malerba, c'est ici ?
- Euh... Oui. - Bérénice, c'est qui ?
...
Bonjour. - Je ne les ai pas tués,
je vous le jure.
- Pourtant, vous étiez au cabinet de Marion Girard il y a une semaine.
Vous l'avez agressée, non ?
Pourquoi ? Qu'est-ce qui s'est passé ?
- On a découvert que notre fille, Bérénice,
allait voir cette tarée depuis des semaines.
Elle nous piquait de l'argent et prenait le bus, seule, à 10 ans.
- C'est vrai que je l'ai attendue
pour lui dire de ne plus escroquer notre fille.
Elle a dit qu'elle continuerait, alors j'ai vrillé.
Bref, je vous jure qu'elle était encore vivante
quand je suis parti.
- Vous étiez où avant-hier soir, dans la nuit ?
- J'étais à mon atelier.
J'ai bossé toute la nuit.
- Vous savez
pourquoi Bérénice allait voir une médium ?
- C'est Capucine, à gauche.
Notre fille aînée.
Elle est morte
il y a 2 ans.
Elle avait 11 ans.
La maladie de Wilson,
vous connaissez ?
- Non.
- C'est une maladie génétique
qui provoque une accumulation toxique
de cuivre dans l'organisme.
Bérénice aussi en est atteinte.
Les médecins
lui donnent quelques mois maximum.
- Elle voulait parler à sa soeur. C'est pour ça
qu'elle allait voir cette femme.
Je ne peux pas la guérir, mais je peux
la protéger de ces gens-là.
- On va avoir besoin de lui parler.
- Non, elle est trop fragile.
Elle a des examens.
Elle doit se reposer.
- On n'a pas le choix, Mme Malerba.
On va faire venir notre médecin.
Ca va bien se passer.
- Ma chérie...
Le docteur et la police sont là.
Ils veulent t'interroger. Ca va ?
On toque.
- Je peux entrer ?
Salut.
Moi, je suis
le Dr Balthazar. Je vais prendre pouls,
tension, température...
Tu connais tout ça, non ?
Tu t'assois là ?
Bérénice, c'est ça ? - Mmh.
- J'adore ce prénom.
- Bérénice ?
Tes parents t'ont dit.
Tu sais pourquoi on est là ?
- C'est Marion. Elle est morte.
- On est désolés pour ça.
Tu allais la voir pour communiquer
avec ta soeur ?
Bérénice, tu ne veux pas répondre ?
Ca te gêne, comme question ?
- Je vais te dire un truc dont je parle...
jamais.
Moi aussi, j'ai perdu quelqu'un que j'aime.
Que j'aimais énormément.
Et, euh... Elle me manque terriblement.
Il n'y a pas un jour qui passe sans que je pense à elle.
Alors, tu sais ce que je fais ?
Je continue à lui parler.
Il n'y a rien de honteux à ça.
- Je voulais parler à Capucine...
pour savoir ce que ça fait de mourir.
Moi aussi, je vais bientôt mourir.
- C'est très dur, ce que tu vis.
C'est pas normal qu'une fille de ton âge doive affronter ça.
Je suis désolé.
- Je n'ai pas peur.
Je veux savoir ce qui va se passer.
- Oui, je comprends.
Tu as le droit.
Tu as le droit.
- Tes parents nous ont dit que Marion te demandait de l'argent.
Tu lui en as donné beaucoup ?
- Non, je voulais lui en donner, mais c'est elle qui ne voulait pas.
Je crois qu'elle aimait me parler.
Et à Capucine aussi.
Elle était gentille, Marion. C'est triste
qu'elle soit morte.
Peut-être qu'elle m'attend là-bas.
- C'est dur.
Perdre leur aînée et savoir que la petite
va mourir, je...
- Eh...
Ca va aller ?
- J'ai une impression de déjà-vu.
- Il faut que je vous dise un truc.
Vous n'allez pas me croire.
- OK, merci. Bon, j'ai eu les collègues
de Malerba.
Son alibi tient la route. Il ne les a pas tués.
- OK. On oublie cette piste
et on se concentre sur les autres clients
de Marion Girard.
Musique intrigante
...
Musique douce
...
Lise rit. - Tu es sublime.
- Je file. Les garçons sont chez maman.
- Où tu vas ? - Très marrant.
Les filles m'attendent. - Tu ne veux pas rester ?
Je mets un gigot au four, on mange,
on mate un film, on discute, on se touche, on se renifle,
on passe du temps ensemble, on se mord le nombril...
- Mais Raph ! - Tu m'as manqué.
- Toi aussi. Mais on se voit tout le temps.
Allez, ça va bien se passer.
Bisou !
- Non, on ne se voit plus, mon amour.
On sonne.
Tu as changé d'avis. - Tin din !
Prêt pour le match ?
- Qu'est-ce que c'est que ce...
Ah, le match. - Oui, le match.
- Mais ça fait longtemps que je n'ai pas foulé une pelouse.
- Il est con ! Eh, vise-moi ça. Delgado !
Delgado rit.
Tiens, des munitions.
Allez, Trincamp !
La victoire au bout des pieds
Non, mais c'est pas vrai, là !
Mais avance ! File-lui la balle !
Mais ils sont nuls.
Tu ne trouves pas ?
Ca va, toi ?
Tu as l'air tout chelou. - Non, ça va, ça va.
- Ouais ? - Mmh.
- Non ! Ouh là là ! A ça, on a failli se le prendre.
Ouh !
Voilà. Ca, c'est bien. Ca, c'est bien.
- Delgado, on est potes, nous ?
- Oui. Pourquoi ? On est potes, ouais.
- Je suis heureux dans la vie ?
- Quoi ?
C'est marrant comme question.
Bah ouais, tu es normal.
Tu as des hauts et des bas. La vie, quoi.
Ta vie est plus intéressante que la mienne, en ce moment.
Entre le double meurtre et Fibonacci,
ce n'est pas gai au boulot.
- Fibonacci ?
- Mmh.
Fibonacci.
Ce malade qui tue les gens
parce qu'ils ont les mains parfaites.
22 victimes en 8 ans.
Tu réalises ? Il vient de tuer une gamine de 16 ans.
Delgado soupire.
Va annoncer ça aux parents.
- Vous en êtes où dans l'enquête ?
- Nulle part.
Ce type, c'est un fantôme.
Il n'y a personne qui peut le choper.
D'ailleurs, en parlant de taré...
Chez la médium, devine ce qu'on a trouvé.
- Je ne sais pas. Une boule de cristal ?
- Mais non, il est con, celui-là.
Des cheveux.
Une mèche de cheveux de Bérénice.
La meuf était tellement obsédée
par elle qu'elle lui a coupé une mèche.
C'est pas de la magie noire ?
Voilà ! Voilà, ça, c'est bien !
Allez, on y va, les gars ! On y va !
Balthazar marmonne.
Musique intrigante
- Tu vas où ?
- J'ai un truc à faire. Fais
comme chez toi.
A tout à l'heure.
- "Fais comme chez toi" ? C'est chez toi.
Voilà ! Voilà !
- Bon, Raphaël, tu as deux heures. Si les parents
s'en aperçoivent, c'est ton problème.
Je ne t'ai pas aidé. - D'accord.
Merci, Pauline. Je te revaudrai ça.
- J'espère bien.
Bérénice ? Je te laisse avec le Dr Balthazar.
D'accord ? - D'accord.
- C'est moche ici, non ?
Ca te dit d'aller faire un tour dehors ?
- Euh... Oui, OK.
- Allez.
Musique de fête foraine
- Et voilà, ma belle. - Merci.
- Et pour vous. - Merci beaucoup.
- Bonne journée.
- Je n'ai pas droit au sucre,
d'habitude. - Ah oui ?
On fait une exception.
...
- Je n'avais jamais vu de fête foraine.
A part à la télé.
Tout le monde me considère comme une malade.
Ils se disent : "Elle va mourir, elle ne peut rien faire."
C'est comme si j'étais déjà morte.
Je n'ai pas le droit de vivre ma vie.
- Ouais. - Vous comprenez ?
- Je comprends super bien. Je suis bien placé pour comprendre.
Techniquement,
je ne vis pas ma vie, moi non plus.
Si, par exemple,
je te disais qu'en fait, je ne viens pas d'ici,
que tout ça, là, c'est un monde parallèle pour moi,
dans lequel ma femme, qui est vraiment décédée,
eh ben, dans cette vie-là,
elle est encore en vie, tu me croirais ou pas ?
- Je ne sais pas.
...
Marion, elle arrivait bien à parler à ma soeur morte,
alors vous voyez, je ne suis plus sûre de rien.
- Tu es un vieux sage, toi, hein ?
Tu es plus sage que moi. Tu veux un ballon ?
- Ah ouais. - Bonjour.
- Bonjour. Celui-ci.
Merci ! - Avec plaisir.
- Merci. Viens voir.
...
Promets-moi...
que tu vas profiter de ce que la vie va t'offrir
et que tu n'auras pas de regrets.
- OK. - Quoi, OK ?
Je n'ai pas entendu. Pardon ?
- Je promets, OK. - OK.
- Tu en as, toi, des regrets ?
- Je vais te dire.
J'étais con, mais je suis en train
d'apprendre que ça ne sert à rien
d'avoir des regrets et qu'il ne faut pas
avoir peur de vivre à fond, même si ça donne le tournis.
- C'est le tournis, hein.
- C'est une sorte de tournis.
On y va ? - Allez !
- Attends. Tu as fini ?
- Ouais.
Une cloche tinte.
- Donne. - Tiens.
- Allez ! Attention au départ !
- Bon, tu viens ? - J'arrive.
Musique électro dynamique
...
Allez, go !
...
Oh yeah ! Bam ! - Ouh là !
- Wouh !
Ouais !
Ouais !
Yah !
Balthazar pousse des cris.
Bérénice rit.
...
Ouvre-les ! - Ah !
Il rit.
...
Attends, je vais te le refaire.
Regarde. Attends. - Vas-y.
Balthazar aspire du gaz.
- On mourait d'inquiétude.
- Maman, tout va bien. Je vais bien.
- Vous êtes un grand malade.
Un médecin légiste
qui kidnappe des gamines ?
Voix déformée - Non, ce n'est pas ça.
- Allez, dégagez d'ici.
Tout de suite !
- On dégage.
Mais c'est quoi, votre problème ?
- Capitaine... - Comment vous avez osé ?
Vous vous prenez pour qui pour débarquer sur mon enquête ?
- Capitaine, écoutez-moi.
D'abord, il se trouve que je vous connais beaucoup mieux
que ce que vous pensez que je vous connais.
Dans une autre vie, on a même...
On a failli... - Putain.
- On n'a jamais, hein. Bref, la chose
la plus importante pour vous,
c'est d'arrêter le tueur et il se trouve
que je suis juste là pour vous aider.
- On ne se connaît pas et ça ne changera pas.
S'ils portent plainte, vous allez en taule,
et moi, je suis au chômage.
OK ? - D'accord.
- Quoi ?
C'est quoi ?
- Une tige de pomme d'amour. Ce que ça veut dire ?
Je pense que Bérénice n'est pas malade
et que c'est ce que la médium a découvert.
Et je vous parie
que sa soeur n'a jamais été malade.
Elle a été intoxiquée de manière chronique
et elle en est morte.
On a quand même
des coupes de cheveux bizarres.
Regardez, c'est un personnage qui sourit.
- Tu crois que c'est une bonne idée que Balthazar l'interroge ?
- Ecoute, il est médecin. Chez les individus
atteints de cette pathologie, le médecin est roi.
- Il est à l'ouest.
- Je trouve qu'il s'est réveillé.
*-Tenez. Vous avez été aide-soignante ?
*-Oui. Mais quel est le rapport ?
- Vous connaissez le syndrome de Munchhausen par procuration ?
Non ? Il touche des femmes
souvent liées au milieu médical.
La mère provoque des symptômes
chez son enfant pour attirer l'attention.
- Je ne vous suis pas.
- J'ai fait analyser la salive de votre fille,
sur la pomme d'amour.
Avec la maladie de Wilson,
son taux de cuivre plasmatique et de céruloplasmine
devrait être particulièrement bas, or...
Bérénice est en excès de cuivre,
parce qu'on lui en administre.
Régulièrement.
A son insu.
La coloration bleu-gris
sur ses mains, c'est le symptôme d'une intoxication chronique.
Ce ne sont pas vos enfants qui sont malades.
C'est vous.
Vous avez tellement besoin qu'on vous plaigne
que vous les avez intoxiquées
pour simuler les symptômes d'une réelle maladie.
- Non, mais vous délirez.
J'ai tout fait pour les soigner.
J'ai passé des nuits entières à l'hôpital.
Les médecins vous le diront.
- On a retrouvé des gélules de cuivre chez vous pendant la perquisition.
Musique dramatique
On va exhumer le corps de Capucine.
On va découvrir
qu'elle n'avait pas la maladie de Wilson.
Pas plus que Bérénice.
...
Vous avez tué votre fille aînée.
...
Vous étiez sur le point de tuer votre cadette.
Marion Girard l'a deviné.
Elle allait vous démasquer et faire analyser
les cheveux de Bérénice.
...
Mais vous l'avez tuée avant.
...
- Laissez-moi voir ma fille.
Elle est malade. Elle a besoin de moi.
- Votre fille va vous être retirée.
...
Vous avez besoin de soins.
...
Clothilde éclate en sanglots.
...
- Le proc la poursuit pour violences sur mineur
par ascendant légitime et empoisonnement.
Elle risque 30 ans.
- Et la petite ? - Confiée à son père.
- Elle a tué Diop et Girard ?
- Elle est malade, mais avec ses 55 kg,
je la vois mal maîtriser Diop.
- Ce n'est pas elle, mais c'est lié.
Bon, on reprend tout depuis le début.
- Capitaine ! - Mmh ?
J'arrive.
- Je voulais vous dire, euh...
C'est du café, ça ? - Ouais.
- Vous buvez du café à condition qu'il soit très chaud
et corsé. - Ouais.
- Attendez.
Vous détestez le jazz, mais vous adorez la country.
Le 2e prénom de votre fille, Jane, est un hommage à Calamity Jane.
Conduire vous fait peur. Vous adorez les tournesols.
Vous vous empêchez de rire au travail,
mais vos yeux rient
quand même, et ça se voit.
Et j'étais...
J'étais content de vous voir, là.
Et, euh... Je... Je sais que vous ne comprenez
probablement pas ce que je dis, mais je vais
vous revoir là-bas, probablement
dans pas longtemps, et donc...
Merci.
Merci. Euh...
Ne soyez pas trop dure avec moi.
Avec mon autre moi. Enfin, avec...
Avec moi moi, quoi, là.
Et un dernier truc.
Arrêtez de faire semblant de ne pas connaître mon prénom.
Ce n'est pas crédible.
"Les pigeons sortirent la tête de sous leurs ailes et s'envolèrent
"vers la campagne. Les mouches reprirent
"leur mouvement. Dans la cuisine, le feu flamba et cuisit le repas.
"Le mariage du prince et de la Belle au bois dormant
"fut célébré avec un faste exceptionnel.
"Et ils vécurent heureux jusqu'à leur mort."
Fin de l'histoire. Maintenant, il faut...
Il faut dormir.
Musique douce
...
Vous êtes des super gars.
Je suis content de vous avoir connus.
...
C'était un cadeau du ciel, ces deux jours avec toi.
Avec les garçons.
La famille qu'on aurait pu avoir.
Ma vie est ailleurs, maintenant.
Je ne t'oublierai jamais.
Lise gémit.
...
...
Musique mystérieuse
...
Le réveil sonne.
Maya !
Maya !
Maya ?
Musique intrigante
...
- Tu as imprimé, tu y vas.
- Bouge tes fesses et apporte-moi cette feuille.
Eddy pouffe. - Tu m'as pris pour ton larbin ?
Moi vivant, jamais je ne la ramasse.
- Fantastique.
C'est... C'est génial.
Rien n'a changé. Vous êtes
exactement comme avant. Trop bien.
Je suis trop content de vous voir. Vous m'avez manqué.
- Depuis hier ?
Tu te souviens qu'on s'est vus ? - Eddy,
c'est bien que tu sois là.
Je suis fier de toi.
En revanche, Fatim,
tu as des tendances tyranniques.
Ca fait flipper, quoi.
- Merci !
On finit le dossier
de la maman qui a empoisonné
ses gamines. Elle est hors de cause pour le double meurtre,
mais elle va passer le reste de sa vie en prison.
- Et ça, c'est quoi ?
- Ca, c'est les analyses des comprimés retrouvés
dans la perquise des Malerba.
- Vous avez trouvé quoi ? - Du sulfate
de cuivre qu'on prescrit pour des carences
vitaminiques. Elle a pu s'en procurer
en pharmacie.
- Je dois vérifier un truc.
- OK, je m'en occupe.
- Hélène ! Hélène !
- Vous tombez bien. On a réépluché le dossier.
On n'a rien. On a besoin de vous.
- Vous avez besoin de moi, là ?
- Oui, c'est ce que je viens de dire.
Balthazar rit.
Voilà, voilà.
- J'adore travailler avec vous.
J'adore. Vous êtes formidable.
Vraiment, vous êtes...
Vous êtes un peu aride au départ,
mais vous êtes formidable.
- Balthazar, il se passe quoi ?
- Il se... Ah, il... Le cuivre.
Le cuivre.
Le cuivre qui a servi à intoxiquer les enfants,
c'est du cuivre qu'on trouve uniquement en pharmacie.
Donc, Clothilde Malerba, elle avait forcément un complice.
Quelqu'un qui la fournissait sans ordonnance.
Sylvain Diop, il était en cavale pour avoir braqué quoi, déjà ?
Musique intrigante
- Vous avez menti, M. Dubois. Sylvain Diop n'a pas attaqué
votre pharmacie par hasard. - Je ne comprends pas.
- Ca suffit. Vous avez une arme qui appartenait
à votre père.
Et on a épluché vos relevés téléphoniques.
Vous étiez l'amant de Clothilde.
Vous lui fournissiez du cuivre ?
Celui qui a servi à empoisonner ses filles ?
- Je ne le savais pas. Nous, c'était du cul.
Elle souffrait d'anémie
et elle ne voulait pas aller chez le médecin.
Moi, je ne savais pas ce qu'elle en faisait.
- Et puis, Marion Girard vous a parlé
des empoisonnements. - Non, elle voulait la preuve
que Clothilde empoisonnait ses filles.
Mais ça, c'était hors de question. Pour que j'aille en taule ?
- Marion Girard
a demandé à Diop d'aller
chercher la preuve,
ça s'est envenimé et vous les avez tués
tous les deux.
- Je voulais juste me protéger.
Musique grave
Je n'ai rien fait à ces gamines, moi.
Rien. Je ne les connaissais même pas.
- Vous réalisez avoir tué deux personnes
qui tentaient de sauver une enfant ?
Vous vous rendez compte de ça ?
Musique inquiétante
- Comment va Bérénice ?
- Mieux.
Mieux. Les médecins lui ont donné un traitement chélateur
qui fixe le cuivre et l'élimine de son organisme.
D'ici quelques semaines, elle sera complètement guérie.
Elle va mettre un petit moment avant de réaliser
ce qui s'est passé, évidemment, mais elle va vivre.
Et ça, c'est grâce à toi.
Tu lui as sauvé la vie.
Tu lui as sauvé la vie.
- Et toi, tu me crois, maintenant ?
- Tout ça, j'aurais très bien pu le rêver.
Si ça se trouve, je suis
encore en train de dormir.
Tous les deux, on est bien placés
pour savoir à quel point le cerveau peut être surprenant.
- Oui. Raconte-toi ce que tu veux.
Ce qui compte, c'est ce que tu as réalisé.
Tu n'oublieras jamais la tragédie de la mort de Lise,
mais c'est ce qui t'a permis de devenir l'homme que tu es.
- Ouais.
Si je n'avais pas eu à surmonter la mort de Lise,
je n'aurais pas eu besoin de me consoler en parlant aux morts,
je ne serais pas devenu un légiste aussi bon,
Eddy ne serait pas médecin, Fatim serait un petit dictateur,
et avec Hélène, on n'aurait pas vécu tant de choses.
Mais surtout, je n'aurais pas cherché le tueur de Lise.
Et le fou, au lieu d'être en prison,
il serait dehors en train de faire de nouvelles victimes.
- Janvier ne peut plus nuire. Et ça, c'est grâce à toi.
Tu as sauvé des dizaines de personnes, Raphaël.
Et Maya. - Et Maya.
Je n'aurais jamais rencontré Maya.
Musique calme
...
Musique intrigante
...
Je suis encore en train de rêver.
...
Ou pas.
...
Musique soul
...
Je suis désolé.
...
- C'est trop facile.
J'ai attendu des nouvelles toute la journée,
et tu te pointes avec un grand sourire et des fleurs.
Ce n'est pas comme ça que ça se passe.
- Tu as raison.
Tu as entièrement raison.
Je suis désolé. Ecoute,
j'étais un peu perdu.
Ca n'excuse absolument rien, mais...
J'ai... J'ai réfléchi.
Et, euh...
...
Tu fais partie de ma vie, Maya.
Et je voudrais que tu fasses partie de mon avenir.
Si on pouvait faire un bout de chemin ensemble,
ce serait chouette.
...
Et j'ai trouvé personne d'autre
qui supporte l'odeur des crevettes.
...
Maya soupire.
- Excuse-moi.
...
- Viens.
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
...
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