Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
...
Musique dynamique
...
On toque à la porte.
- Waouh ! - Vous avez vu
l'heure ? Vous vous croyez
en vacances ? - Balthazar...
- C'est pas une réponse.
- Tu sais que ta main
est en feu, là ? - Ouais.
C'est fou ce qu'on peut faire avec de l'aérosol,
du liquide vaisselle
et d'autres trucs. - Tu te fais chier ?
- Franchement, ouais.
Il s'est passé quoi ici ? Les gens ne meurent plus à Paris ?
Un téléphone vibre. OK,
je décroche !
Je prends ! Capitaine ?
- Vous attendiez mon appel ? Vous avez décroché vite.
- Je brûle de vous revoir.
- OK. *-Qu'est-ce qu'on a ?
Musique mystérieuse
- Empalement. *-Non, sérieux ?
Génial ! - C'est pas une bonne nouvelle.
- J'aime. Je suis bouillant,
sur ces trucs-là... - Vous rappliquez ?
- J'éteins ma main, j'arrive. J'arrive.
- Quoi ?
...
- Il s'appelle Nabil Alami. Il a 28 ans.
Il louait l'appartement là-haut.
Il petit-déjeunait la radio allumée.
Y a pas de lettre de suicide. - On part sur un homicide
ou une chute accidentelle. On a quoi d'autre sur lui ?
- Serveur, célibataire.
On a contacté sa mère. Tiens.
- La pauvre, elle va devoir encaisser ça.
- Dis donc, si c'est un accident,
il a pas eu de chance.
Un chat miaule. Non, c'est pas vrai !
- Quoi ? - Il y a un chat noir.
- Ben c'est un chat. - Demain,
c'est vendredi 13.
J'ai déjà pas de chance, mais là, c'est pire.
Oh non, mais c'est pas vrai ! Merde !
Putain ! Un téléphone sonne.
...
- Balthazar. *-Oui,
je suis en train de partir. Vous m'attendez, hein ?
- Sûr ? J'allais partir en vacances.
Bon, vous aviez un truc intéressant
à me dire ? *-Je vous sens
un peu impatiente. *-Ca doit être ça.
- C'est fou ce que le temps
semble long quand on veut se revoir, non ?
Attendez... Madame ?
Musique haletante
...
Ca va, madame ?
Qu'est-ce qui vous arrive ? Regardez-moi...
Générique
...
Je vous préviens,
ça risque de faire un peu froid.
Elle gémit.
On peut faire ça après, si vous préférez.
- Mon mari disait qu'il fallait gérer
la douleur avant que ce ne soit trop dur.
- Vous voulez l'appeler ?
- Il est mort... il y a longtemps.
- Vous me racontez ce qui s'est passé ?
- Ca faisait un moment
que j'avais la sensation d'être suivie.
Un type cagoulé m'a sauté dessus.
D'un coup, j'étais par terre. J'ai rien pu faire.
Il m'a volé mon sac.
J'ai commencé à crier et il est parti.
J'ai vu la porte
d'entrée, d'ici... Enfin, non, j'ai vu
une blouse blanche à la fenêtre.
J'ai pas réfléchi, je suis rentrée.
- On est là pour vous. On adore s'occuper des gens,
mais je suis en retard, donc je passe le relais
à mes collègues. - J'ai peur qu'il attende dehors.
- Vous êtes en sécurité.
Dès que je reviens,
je vous emmène porter plainte.
On va retrouver celui qui vous a fait ça.
Musique groovy
...
Surprise...
pour ma reprise. - C'est quoi, ça ?
- De la cuisine moléculaire, pour changer.
- On dirait des boules de bain.
- Euh... Non.
Vous avez raison, capitaine.
Au boulot, pas une seconde à perdre !
Musique intrigante
OK.
Donc, nous avons un traumatisme
avec une plaie d'entrée
du pieu central
au niveau de l'articulation sacro-iliaque.
Décès sûrement immédiat au moment de l'impact,
provoqué par des lésions multi-viscérales,
un choc hémorragique ainsi qu'une dislocation
rachidienne.
...
- Ca fait partie de l'examen,
le sextant ?
- Je mesure la hauteur du point de chute, théorème
de Pythagore.
Ca fait 6, 80 mètres
et, en chute libre,
la distance au mur
à l'impact
est égale au produit
de la vitesse horizontale initiale
par la racine carrée
du double du quotient hauteur du point de chute
par accélération de la pesanteur.
- En... En français, ça voudrait dire quoi, ça ?
- Il n'est pas tombé accidentellement.
S'il c'était le cas,
sa vitesse horizontale initiale aurait été négligeable.
Il serait tombé plus près du mur.
Il n'y a pas d'impact sur les balcons en-dessous.
Il a été projeté avec suffisamment de force
pour impliquer l'intervention d'une tierce personne.
Regardez sous ses ongles,
on voit des corps étrangers en dessous.
On dirait de la peau,
et peut-être même du sang séché,
donc il y a eu lutte et le meurtrier
nous a laissé de quoi l'identifier.
J'ai l'impression d'avoir fait
tout le boulot, là, non ?
Il vous reste des trucs à faire ?
- Bon, j'appelle le proc'.
Un téléphone sonne. - Votre fils travaille
dans la restauration ? - Oui.
Il bouge
beaucoup, mon fils, mais là, il avait trouvé son truc,
serveur.
Je préfèrerais qu'il fasse des études, mais...
Ils font ce qu'ils veulent.
L'autre soir, il m'a invitée au casino où il servait.
J'étais pas contente qu'il arrête l'école pour ça.
J'avais décidé d'être fâchée, mais...
Il m'a eue.
Il avait un costume.
Musique mélancolique
Il était très beau.
...
J'arrivais pas à lui en vouloir.
- Vous étiez proches ?
- Bien sûr.
C'est mon fils, il m'appelle tous les jours.
...
Il me raconte pas tout, j'imagine, mais...
...
Il a sa vie.
...
"Je pars en week-end, je vais en soirée."
- Et vous savez
s'il avait des problèmes ?
- Non, il faisait un peu la fête,
comme tous les jeunes.
...
- Quoi ?
Qu'alliez-vous dire ?
...
- Je suis peut-être une mauvaise mère,
...
mais ça me soulage qu'il ait pas sauté lui-même.
Comme on s'était disputés,
...
je croyais que c'était de ma faute.
...
- C'est chelou. - Ca me fait mal de le dire,
mais je suis d'accord, c'est chelou.
...
- Mme Marsac est partie ? - Elle est aux toilettes.
- Ca va ? - Elle, ça va,
par contre, nous, on a un problème.
- Les lésions indiquent une surface d'impact plane.
C'est comme ça sur tous les clichés.
- Elle a été projetée
contre un mur ? - Pas d'hématome en zone
de prise ni de défense. Coupures légères
accessibles à la main dominante
avec les mêmes orientations et toutes parallèles.
- Ca ressemble à de l'automutilation.
Il n'y a pas eu d'agression, elle s'est fait ça seule.
- Fatim, tu vas la chercher ?
Pourquoi elle nous a raconté ces salades ?
Qu'est-ce qu'elle fait là ? Qu'est-ce qu'elle cherche ?
- Non, ne faites pas ça !
Mme Marsac, lâchez ce briquet. Lâchez ça.
Musique à suspense
- Waouh !
...
- Madame, on a aucune trace d'agression sur les vidéos.
Les légistes le disent, vous vous êtes blessée seule.
Alors, pourquoi ? - Je sais pas.
Musique mystérieuse
...
- Vous connaissiez
Nabil Alami ? - Non.
- Vous étiez où ce matin ? - Chez moi.
Je faisais du café.
- OK, et après ?
- Je ne sais plus.
- Vous réalisez que c'est grave, là ?
Vous avez monté une agression et vous avez brûlé un corps.
Répondez. Pourquoi vous avez fait ça ?
...
- C'est moi.
...
- C'est vous, quoi ?
- Pour le garçon, c'est moi qui l'ai tué.
...
Il était chez lui.
Il m'a pas vue arriver. Je l'ai poussé.
Je n'ai réalisé qu'après.
J'ai voulu détruire les preuves,
alors je me suis blessée pour rentrer à l'IML.
- Pourquoi Nabil ?
Pourquoi tuer ce garçon ?
- Je sais pas.
...
Je le vois juste
quand il est tombé.
...
Je l'ai tué.
...
- Comment vous êtes rentrée chez lui ?
...
- Je sais pas.
...
- Reprenons. Au réveil,
vous vous êtes fait un café.
Ensuite, vous avez fait quoi ?
(- Je ne sais pas.)
- Elle doit peser
45 kg. Nabil, plus du double.
Je vois pas comment elle aurait pu le pousser.
Je crois pas non plus à une sorte de folie passagère
ou à une démence dégénérative présénile.
Elle n'aurait pas effacé
les preuves, trop rationnel. - Elle protège quelqu'un,
sauf que son mari est mort, elle vit seule,
elle ne voit plus ses filles depuis des années.
Les voisins le confirment. Les filles sont injoignables.
Ca n'a aucun sens. Vous pensez pouvoir
récupérer des indices exploitables ?
- Alors, euh...
Dans la poudre d'extincteur,
il y a du phosphate monoammonique, du bicarbonate de sodium
et de potassium... - Vos explications interminables
m'ont manqué. Balthazar...
- Ca va être dur d'exploiter l'ADN qu'on aurait pu retrouver.
- Donc elle a réussi ?
- Ouais, là, elle a réussi.
Ce cadavre ne dira plus jamais qui l'a poussé par la fenêtre.
C'est mort !
Mort, mort, mort.
Mort. Mort, mort, mort, mort, mort.
Comment on va faire ?
- Ah, merci.
- Si seulement quelqu'un avait une solution,
quelqu'un de brillant,
un génie, peut-être.
- Vous avez quelque chose ?
- Je fais toujours des prélèvements à la levée du corps
car un "tiens" vaut mieux que deux "tu l'auras".
Un échantillon est déjà au labo.
- On a une veuve solitaire qui vit en banlieue
et un serveur qui travaille dans un casino parisien.
Ni le même milieu, ni le même endroit,
personne en commun.
J'espère que la perquis' chez elle nous en dira plus.
- OK.
On se retrouve à quelle heure ? Elle rit.
- Pardon, je suis heureuse de vous retrouver,
mais on va pas refaire les mêmes erreurs.
Vous faites les autopsies. Moi, je fais les perquisitions.
- On faisait pas
comme ça. - Non.
Vous débarquiez dans mes enquêtes, vous sautiez du haut d'immeubles,
vous étiez sous médocs,
vous étiez envahissant. - Le saut vous a impressionnée ?
Moi aussi, ça m'a impressionné. La fille a sauté,
j'ai pas réfléchi, j'ai sauté, je l'ai chopée
en l'air, au ralenti, je me tourne
pour absorber le choc... - Je veux qu'on reparte
sur des bonnes bases professionnelles.
- OK, d'accord.
OK. - OK, OK ?
- OK.
- "OK", comme "OK, d'accord, j'insiste pas" ?
- OK sans insister.
- Vous m'embrouillez pour faire
ce que vous voulez ? - Non.
- Bon. - En revanche,
je vais venir demain. Il faut que je vérifie
la piste de la démence dégénérative. C'est professionnel.
- Balancé par la fenêtre,
embroché, cramé,
tout ça une veille de vendredi 13,
si ça, c'est pas la poisse. - La poisse n'existe pas
et la chance non plus. C'est juste
notre manière de supporter le hasard.
On s'invente des histoires. Pousse-toi.
- Non, non, non.
Quand même, regarde-toi, ta copine
et ton meilleur ami assassinés.
Si c'est pas la poisse...
- Ecoute.
J'adore mon boulot,
j'ai eu un très, très bon pote,
j'ai été amoureux, j'ai aimé, j'ai été aimé,
c'est de la chance, non ? Tu crois pas ?
C'est une question de point de vue,
comment tu te situes
par rapport aux choses.
C'est important à comprendre parce que ça change la vie.
Quand il t'arrive un truc, tu te laisses abattre
ou tu rebondis ? - Et toi ?
Tu te laisses abattre ou tu rebondis ?
Lise, celui qui l'a tuée...
- La police enquête. Je peux rien faire.
- Et tu te supportes ?
Et Lise ? Elle en pense quoi de ça ?
Hein ? Et ton pote Marguerite ?
- Marguerite est mort à cause de moi.
Le message est clair.
Si je continue, il va s'attaquer
aux gens que j'aime, Eddy, Fatim, Delgado, Bach.
Musique inquiétante
Je leur ferai pas prendre ce risque.
- T'es lâche.
...
- Ouais, peut-être,
mais je veux pas leur faire ça.
Je veux pas.
...
Le premier secret du White Russian,
c'est de bien battre le lait.
*Musique lascive
...
Est-ce que tout va bien ?
- La perquis' demain matin, c'est à 6h.
- Oh, c'est gentil de m'appeler pour ça.
Je m'attendais à un texto, et encore.
*Une femme rit.
- Vous n'êtes pas seul. *-Euh...
Si, je suis seul, c'est un film à la télé.
*...
- C'est con comme film, non ? *-Ouais.
Je peux pas dire le contraire,
mais c'est bien réalisé.
- OK. Bon film, alors. A demain.
...
(- Merde.)
Elle se racle la gorge.
...
Euh...
Le deuxième secret du White Russian,
c'est un zeste de kumquat.
Un zeste, pas un ziste. Le ziste,
c'est la peau blanchâtre sous la peau.
C'est très amer.
...
Musique intrigante
...
Alors ? - Cette maison est le seul moyen
qu'on a pour faire un lien entre eux.
- Si j'arrive à trouver la bonne clé.
Non, 13 comme vendredi 13,
c'est pas vrai, ça !
Cette journée va mal finir, c'est sûr.
- Et vous ? Ce film, hier,
ça a bien fini ?
- Quand on en a vu un comme ça,
on les a tous vus.
J'ai pas regardé jusqu'à la fin.
- Ah, voilà...
- J'ai fouillé dans sa salle de bain,
aucun traitement qui indiquerait
une maladie mentale. Le seul truc chelou,
c'est ces lentilles. Elle en portait pas pendant l'examen.
Attendez...
Il n'y a pas de correction. C'est chelou.
Ca sert à quoi, du coup ?
- C'est quoi, ces traces ?
- C'est l'armoire.
Ils la bougent. Il y a un truc derrière.
Musique à suspense
...
- C'est fermé.
...
Musique intrigante
...
Il ricane.
- Je sais à quoi elles servent, les lentilles. A tricher.
Ca, c'est un stylo à l'encre sympathique.
Vous savez ce que c'est ?
- Non. - Non ? C'est une encre invisible
avec laquelle on marque le dos des cartes.
Les lentilles permettent
de lire cette encre.
Ca permet de connaître le jeu de tout le monde.
- Nabil, notre victime,
il était serveur dans un casino.
Je crois qu'on a trouvé le lien entre les deux.
Il y a 17 ans, vous avez retrouvé votre mari pendu dans votre cave.
Il était accro au casino qui employait Nabil et il venait
de perdre vos dernières économies. Il était criblé de dettes.
On vous a saisi votre voiture, votre maison
et vous vous êtes retrouvée seule pour élever vos filles.
- On a tout perdu. Même les jouets des gamines, il les avait vendus.
Tout ça à cause de ce salopard de directeur de casino.
Mon mari a essayé d'arrêter.
Il le rappelait. Il lui faisait des cadeaux.
Après sa mort,
on n'avait plus que nos yeux pour pleurer.
Musique intrigante
On est restées des mois en foyer d'accueil.
J'avais même pas de quoi payer à manger à mes filles.
- Alors, vous avez décidé
de faire payer le responsable de sa mort,
vous avez construit une salle de jeux dans votre sous-sol
et vous vous êtes entraînée à tricher pour voler l'argent
que le casino vous avait pris.
- Mon mari est mort à cause de cette addiction.
Son dealer, c'était le directeur. Je voulais le faire payer
pour la vie qu'il m'a prise, pour mes filles,
pour mon mari.
Je voulais reprendre
son argent comme il nous l'avait pris
et le regarder dans les yeux
pour lui dire que rien ne reste impuni.
- Sauf que Nabil vous a repérée. Et quoi ?
Il voulait vous dénoncer et ça a dégénéré ?
Je suis désolée pour ce que vous avez subi,
mais Nabil n'y était pour rien.
Il avait 28 ans, l'avenir devant lui,
il avait une mère qui l'aimait. Vous avez volé tout ça.
Vous aussi, vous avez brisé des vies.
- Je sais.
Je dois payer.
- Je cracke son ordi. - Ca fait 17 ans qu'elle rumine.
Elle va jusqu'à tuer un homme, son plan tombe à l'eau
et elle accepte sans même un peu de colère.
- C'est pas elle.
Les résultats sont là.
L'ADN sous les ongles de Nabil, c'est pas le sien.
En revanche, il présente pas mal de similarités.
Vous voulez savoir combien ?
50 % de similarités, ce qui veut dire
que c'est un apparenté au 1er degré,
ce qui veut dire qu'elle protège une de ses filles.
Musique intrigante
- Regardez ça.
...
Il y en a des centaines comme ça.
...
- C'est ses filles qui se sont vengées.
- Le suicide du père était le vendredi 13 septembre 2003.
En 17 ans, il y a eu deux vendredis 13 septembre,
un en 2013 et un aujourd'hui.
- Ce soir. - Oui.
- Leur vengeance, c'est ce soir.
- Voilà.
Entre-temps, elles ont pu prendre 20 kg,
se raser la tête, faire de la chirurgie,
enfin, bref, il faut pas trop se fier à...
A ses portraits, quoi. - OK, et on a rien d'autre ?
- La seule chose sûre, c'est les prénoms et les âges,
Juliette et Sophie, 25 et 27 ans.
C'est tout ce qu'on a d'exploitable.
On a regardé le domicile, l'emploi, les impôts... Tout, on a regardé.
Ces filles, c'est des fantômes. - On est vendredi 13,
il y a une grosse soirée au casino, donc beaucoup d'argent en jeu.
Elles vont vouloir ramasser un maximum de cash.
- On les arrête ce soir
ou elles disparaissent.
Après l'arrestation de leur mère,
c'est pas facile. - Elles viendront.
Ca fait 15 ans que leur mère les dresse
dans l'objectif de venger la mort de leur père.
Elles sont déterminées. - Et armées.
On a retrouvé des douilles dans un terrain vague.
- On reste discrets. Je veux pas de fusillade
et il faut pas qu'on se fasse repérer. Sinon, on va les perdre.
- OK.
- Qu'est-ce que vous faites ?
- Euh... Je viens avec vous. - Vous n'avez pas écouté
ce que j'ai dit hier ? Vous n'avez rien à y faire.
- Pardon, mais ça fait longtemps que vous avez pas été dans un casino ?
Là, comme ça, avec votre équipe,
vous allez vous faire repérer tout de suite.
Je peux être discret.
J'ai été champion de poker. - Ne vous inquiétez pas.
On a survécu 6 mois sans vous, on devrait s'en sortir.
Rentrez chez vous et...
Je sais pas, faites-vous un petit film.
Musique intrigante
...
- Tu veux pas rappeler Natalia ?
Ou Sophie ?
Alice ?
Léa ?
Qu'est-ce qui t'embête ?
Que le capitaine Bach veuille pas que tu viennes
ou que tu sois tout seul ici ? - Je comprends pas.
On dirait qu'elle s'en fout que je sois rentré.
Je suis un mec assez discret. Elle rit.
Je suis pas envahissant. ...
- En même temps, t'as le droit d'aller où tu veux.
Une virée poker, ça te dit pas ?
Musique enjouée
...
- Grave.
...
- Ouais, c'est le capitaine Bach. On se disperse
et au moindre comportement suspect, vous me prévenez.
Elles sont dangereuses. On reste discrets et prudents.
On se fait pas cramer.
Klaxon
...
- Capitaine ? Oh ! Quelle surprise !
- C'est pas vrai ! Qu'est-ce que vous foutez là ?
- C'est dingue ! - Je vous ai dit de pas venir.
- C'est les oreillettes, ça ? Merci.
...
- Vous faites quoi, là ?
- Je mets des oreillettes. Sinon, comment on fait pour communiquer ?
Capitaine, je pense qu'il vaut mieux rester discrets
sur ce dispositif.
...
- La seule raison pour laquelle je vous garde,
c'est qu'on n'a pas le temps.
Vous faites profil bas et vous restez à l'écart,
si vous y arrivez avec ce costume.
- Quoi ? J'en ai trop fait, c'est ça ? C'est quoi ?
Les chaussures ? J'aurais dû mettre les beige clair.
...
- Capitaine, bonsoir. Agnès Verdier, directrice adjointe du casino.
On m'a parlé du suicide de Stéphane Marsac quand j'ai commencé
à travailler ici. Ca a traumatisé les anciens.
Son épouse a débarqué après sa mort.
Elle disait que c'était la faute du patron.
Son mari était accro, il a pas tenu le choc.
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Un jour, à la roulette, il a presque fait sauter la banque.
Il aurait dû s'arrêter, il a relancé.
- Personne l'a empêché ? - On est une entreprise, pas une ONG.
Chacun prend ses responsabilités - Je veux pas rentrer dans ce débat.
On fait attention. Ces femmes sont prêtes à tout pour venger leur père.
C'est elles qui ont tué votre employé.
- Pauvre Nabil. On va retrouver ces deux femmes,
mais restez discrets. Le vendredi 13, c'est un gros soir.
On cherche quoi, exactement ?
- 2 jeunes femmes qui maîtrisent les techniques de triche.
- On connaît les tricheurs. On sait les repérer.
*-Appel à toutes les unités.
On signale un attroupement en table de poker.
Un joueur inconnu mène une table. (- C'est pas vrai !)
- Madame.
Musique enjouée
*-Vous êtes en train de faire quoi ? - Hein ?
C'est la table avec les plus grosses blindes.
Il y en a forcément une qui est ici.
*-Une erreur et vous retournez en Bretagne !
- C'est pas possible. Je suis très fort à ce jeu.
Je voudrais pas me vanter, mais vous savez comment on m'appelle
dans le milieu ? "La licorne à roulette".
Je vous explique ? - Non, je m'en fous.
- 50 000 pour suivre, monsieur.
Musique espiègle
- C'est beaucoup, 50 000, quand même.
- Vous vous êtes perdu dans la cour des grands ?
Il souffle.
- Vous avez déjà beaucoup gagné aujourd'hui.
Du coup, votre cerveau est inondé par le neurotransmetteur
du plaisir : la dopamine.
Vous continuez à jouer pour retrouver cette sensation.
- Alors, pile ou face ?
- De toute façon, j'ai déjà quasiment tout mis, donc...
Ben tapis. - Tapis.
Passe.
On passe.
Madame.
...
- Je me couche.
- Passe. Ca passe.
- Eh ben on saura jamais.
La femme avec la casquette,
elle a les mêmes lentilles que moi.
Sinon, elle aurait compris. - OK, à toutes les équipes,
on l'a identifiée.
On la surveille en attendant d'identifier la 2e.
On attend pour choper les 2 en même temps.
- Capitaine, je crois qu'on a un souci.
- On interpelle, on est grillés.
On interpelle
maintenant ! - Mademoiselle.
- C'est bon, c'est bon ! - Vous êtes en état d'arrestation.
- Regroupez-vous en salle de poker en soutien aux forces de l'ordre.
Monsieur le directeur ?
- Je te laisse. - C'est elle, la suspecte.
- C'est toi qui as tué mon père ? - Oh oh oh ! Lâche-le !
Ca va ? - Ouais, ça va, ça va.
- Ne restez pas là. Venez.
Musique de tension
...
Musique sombre
- Juliette, où est votre soeur ?
Dites-moi où elle est.
Juliette, dites-moi où elle est.
Vous voulez endosser le meurtre de Nabil Alami seule
pour la protéger, comme votre mère ?
- De quoi ? De quoi vous parlez, là ?
- Nabil Alami,
il est mort.
Il a été tué.
Musique éthérée
...
Qu'est-ce qui s'est passé, Juliette ?
Juliette pleure.
...
Musique sombre Vous ne saviez pas
qu'il était mort, c'est ça ?
Musique éthérée
Vous savez ce que je crois ?
A force de repérer les lieux, vous avez fini
par le rencontrer. Il était serveur.
Vous êtes tombés amoureux.
C'est ça ?
...
C'est parce qu'il a compris
ce que vous prépariez qu'il a été tué.
Mais c'est pas vous
qui l'avez tué, c'est votre soeur.
- Ma soeur aurait jamais fait ça.
Juliette pleure.
- Si votre soeur
a fait ça, il faut qu'elle soit jugée.
Dites-moi où elle est.
...
- Je veux un avocat.
...
Musique intrigante
...
- Pas de trace de Sophie Marsac dans le casino. Pourtant, c'est elle
qui a tué Nabil Alami. On a cherché partout, on la trouve nulle part.
En plus, c'est grand, entre le restaurant, l'hôtel...
Si ça se trouve, sans nouvelles de sa soeur, elle a pu se barrer.
- Hm... Vous avez pas une sensation bizarre ?
- C'est-à-dire ?
- L'idée, c'était de faire payer au directeur la mort de leur père,
mais là, Juliette, avec sa triche,
elle a juste foutu le bordel pendant 3 minutes.
- Oui, y a un truc qu'on comprend pas.
- J'ai fait pas mal de magie quand j'étais jeune.
- Super ! - Et il y a un point commun
entre la magie et la triche, c'est que le 1er truc
qu'on apprend, c'est...
comment
détourner l'attention, c'est-à-dire agiter
la main gauche...
pour ne pas qu'on voie ce qui se passe dans la droite.
- On est vendredi 13. C'est le soir
où il y a le plus d'argent dans les coffres.
Putain, le coffre !
Musique haletante
...
Musique intrigante
Il soupire. - C'était une diversion.
- C'est toi qui as tué mon père ? - Oh oh oh ! Lâche-le !
- Restez pas là. - La triche, l'arrestation, c'était
une diversion. - Je sais qui est la 2e soeur.
Ne bougez plus.
Musique de tension
...
Bips de machines à sous
...
A droite.
Bouge pas, ou je la tue.
Passe devant elle.
- C'est vous qui avez tué Nabil ? - Je lui ait dit de pas cafter,
mais il m'a dit qu'on finirait en taule.
C'était un accident. - Il était amoureux de votre soeur.
Il voulait juste qu'elle arrête ses conneries.
- Une connerie, venger notre père ?
Il est mort à cause de ce directeur véreux
qui vole de la thune à des gens endettés.
Il nous a volés.
A notre tour de le faire, c'est tout.
Avancez !
Musique inquiétante
- Vous savez ce que je pense ?
Votre mère était aveuglée par le chagrin.
Elle vous a monté la tête
depuis que vous êtes toute petite.
...
Sincèrement,
vous croyez que c'est la solution, de faire ça ?
- Dans quelques heures, ma soeur sera sortie de garde à vue
et on recommencera notre vie,
en ayant obtenu justice. Avancez !
...
A gauche !
...
- C'est quoi, l'idée ? Une balle dans la tête ?
Nous pousser d'une fenêtre ? - Juste vous faire disparaître
durant les prochaines heures. A droite !
...
Entrez là-dedans.
- C'est quoi ? - C'est une chambre froide.
Musique menaçante
- Entrez, je vous dis !
- Sophie ! Sophie, faites pas ça !
Sophie !
Musique lugubre
(Putain !) Coup contre la porte
- Je regrette le choix du costume.
- Evidemment, pas de réseau.
- Moi non plus.
- Il fait combien ici ? Moins 10 degrés, OK.
...
- Delgado va bien se rendre compte qu'on a disparu, non ?
- Ouais.
Elle va s'en rendre compte.
De là à nous retrouver...
On sera sûrement morts de froid avant.
...
- En tout cas, on sortira pas par ici.
...
- Combien de temps ?
...
Il nous reste combien de temps ?
...
- L'hypothermie, ça dépend de la constitution de chacun.
L'âge, l'état de fatigue, l'habillement,
la masse graisseuse,
la santé cardiovasculaire. - Abrégez, combien ?
- Une heure, une heure et demie.
(- Super.)
- Allez. Allez !
Il se frotte rapidement les mains.
Positivez, c'est important. Ca augmente les chances de survie.
- On peut danser si vous voulez ? - Non, je veux pas danser.
Elle sanglote.
J'en ai marre de vous.
... Musique pesante
Non !
Chaque fois, avec vous,
il se passe des trucs pas possibles.
La dernière fois,
je me suis retrouvée sur un bûcher. Là, je vais finir congelée.
Vous portez la poisse, en fait.
... ...
- C'est gentil de me dire ça.
... ...
Je porte la poisse ? C'est comme ça que vous me voyez ?
...
Vous avez pas été foutue de me dire un truc gentil
depuis mon retour
de Bretagne. Il fallait pas venir me chercher.
J'étais bien là-bas.
J'y suis pour rien, là.
J'essaye de vous aider.
- Qu'est-ce que vous foutez dans une enquête de police
avec un costume ridicule ?
Pourquoi vous êtes pas chez vous avec une de vos copines ?
Qu'est-ce que vous foutez là ?
Le capitaine Bach pantèle.
- Peut-être parce que j'avais envie de passer du temps avec vous.
Mais apparemment, ça doit pas être réciproque.
Musique intrigante
...
- Delgado pour capitaine Bach. Capitaine Bach, répondez.
...
Capitaine Bach ?
Vous auriez pas vu Bach et Balthazar ?
- Non.
- Et la soeur ?
- J'ai une cliente qui pourrait matcher.
- Son nom ?
- Pauline Deschamps. Je creuse et je vous dis.
(- OK.)
... Il soupire.
Vas-y, réponds, là.
Musique de tension
...
(Oh, la salope !)
Bouge pas !
Bouge pas, je te dis !
Sors de là, sors de là ! Sors de là.
Lâche ton sac !
...
Ils sont où ? Ils sont où, putain ?
Réponds-moi, ils sont où ?
Musique sombre
- Il va nous arriver quoi ?
...
- Les frissons accélèrent le métabolisme de façon importante.
On va se sentir fatigués.
Et puis, confus et désorientés,
comme si on était drogués.
Ensuite, le froid va s'attaquer
à nos fonctions vitales.
...
Nos rythmes cardiaque et respiratoire vont baisser.
Balthazar respire avec difficulté.
On va finir par s'endormir.
Et...
...
Et voilà.
Musique oppressante
...
Il y a un moyen pour ralentir l'effet du froid,
mais ça va pas vous plaire.
- Quoi ?
- Se servir de nos chaleurs corporelles respectives.
Comme les Esquimaux.
Musique planante
...
... Elle frissonne.
... ...
... Ils pantèlent.
... ...
... Musique douce
... ...
...
- Je suis désolée de vous avoir dit que vous portiez la poisse.
(- C'est rien, on s'en fout.
(Puis, c'est un peu vrai, en plus.)
(- C'est juste que je vous en veux d'être parti sans penser à moi.)
(- J'ai pensé à toi, tout le temps.)
Détonation et fracas
- Ils sont là, appelez les secours !
Musique abyssale
...
Doucement, doucement. Ca va, tout va bien.
Ne vous inquiétez pas, elle va bien, elle aussi. Hm ?
Putain de vendredi 13.
Vous avez eu beaucoup de chance.
- Ouais.
- Allez.
Musique planante
- Ca va aller ?
- Hm.
...
... Bips de machines à sous
...
- Ca va ?
- Ca va.
...
- On était dans une chambre froide, mais on n'a rien mangé.
Ca vous dit, un débrief chez moi demain soir, autour d'un dîner ?
- Hm, oui. (D'accord.)
- Cool. Rire timide
...
- C'est quoi, ce sourire de benêt ?
- Tu veux pas être aimable ?
Je viens d'échapper à une mort atroce, là.
Elle s'exclame timidement.
- C'est parce qu'elle vient dîner ce soir.
- Ouais.
Et je sais pas quoi lui faire à manger.
- Tu crois que vous allez coucher ensemble ?
- Blanquette. Non. - Elle se dit quoi, elle ?
Musique pop rock
...
C'est une connerie, ce dîner. - Magret de canard à la grenade.
Bon plan. - Peut-être une grosse connerie.
...
- Non, c'est pas possible, ça.
- Cuisses de grenouille
à la provençale ! Ca, c'est...
Ca peut être dégueulasse.
- Trop de couleurs.
Pas assez.
- Cervelle. Euh, non.
Pas de cervelle.
...
Poulpe ! Poulpe au gingembre. Est-ce qu'elle aime le poulpe ?
On prend pas le risque.
...
Il hésite.
Assiette du pêcheur.
...
Je sais.
Tagliatelles fraîches à l'estragon,
avec une bonne bouteille de pommard,
c'est parfait. C'est simple, élégant...
Il n'est peut-être plus là.
Frottement
Musique jazz
...
Grésillement
...
(- Déstresse, mon caramel.
(Ca va bien se passer.)
...
(T'es beau.)
...
On sonne à la porte.
...
Il souffle.
...
Il renifle.
...
- J'ai vu de la lumière, et je me suis dit que t'étais là.
Je tombe mal ?
Musique intrigante
- Je sais pas quoi te dire.
- Tu me laisses entrer ?
...
SOUS-TITRAGE : RED BEE MEDIA
.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.