All language subtitles for name of the rose 1.7

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Original subtitles

LE NOM DE LA ROSE

Je voulais amore puella, c'est tout.

S'il vous pla�t ! Salvatore,

il est innocent, innocent !

Un chat noir.

Les yeux arrach�s.

Des �ufs et du crottin.

Vous ne les reconnaissez pas ?

N'�tiez-vous pas inquisiteur � Kilkenny ?

Une fille avait couch� avec le malin

d�guis� en chat.

Vous n'avez pas besoin de moi pour arriver � vos conclusions.

Oui, il est des t�moignages bien plus fiables.

R�v�rend abb�.

R�v�rend abb�.

Qu'y a-t-il ?

Bernard Gui a arr�t� Salvatore avec une sorci�re.

Cet homme

n'est pas tomb� au combat.

Un d�mon sous la forme d'une femme l'a tu�

avant de dispara�tre dans la brume.

Enfermez-les s�par�ment.

Attachez le moine au mur.

Je veux le regarder en face.

Quant � elle,

inutile de l'interroger ce soir.

Si c'est une sorci�re,

elle refusera de parler.

Emmenez-les.

Touchez pas ma puella !

L�-dedans,

sorci�re !

- Qu'as-tu fait ? - J'ai voulu l'aider.

Salvatore l'avait attach�e. Il l'a viol�e !

Ou il a essay� !

Salvatore n'est rien

� c�t� de celui qui la d�tient.

Qui la d�tient ?

Bernard.

Il l'a emmen�e ? Pourquoi ?

Elle n'a rien fait !

Je sais ! Ce seront nos semblables

qui arracheront sous sa peau

ce que le Seigneur a voulu prot�ger et orner par cette peau.

Je dois la voir.

O� est-ce que tu vas ?

Reste ici, idiot.

Cesse de te pr�cipiter,

tu finiras au b�cher.

Ego sum encha�n�.

Salvatore est libre ?

Merci, merci.

Tutto finito ? Je suis pardonn� ?

Ils utilisent mes fers !

Retournez � vos pri�res.

Chassez le mal de ce lieu.

Ayez piti� du pauvre Salvatore.

Plus de douleur, plus de fer chauff� � blanc sur ma peau.

S'il vous pla�t.

Je ne viens pas te faire souffrir. Je viens te prot�ger.

Je veux t'aider...

pour que tu m'aides aussi.

Vous m'aidez, je vous aide.

- Je suis le chien de garde de Dieu. - Moi aussi.

Moi aussi. J'�tais chien.

Chien bon chien.

Je garde les vignes du Seigneur.

Les h�r�tiques sont des renards qui veulent les d�truire.

Es-tu pr�t � m'accompagner ?

� chasser ces renards ?

R�migio a-t-il couch� avec la sorci�re ?

Puella est pas sorci�re.

Elle devait m'aimer,

mais je suis mauvais.

Alors qu'elle, elle est belle.

Elle est bellissima.

Comme la Madone.

Ne blasph�me pas.

Seulement bellissima.

Mais...

puella aime le gar�on.

Quel gar�on ?

Fr�re Guillaume a un gar�on.

Elle l'aime.

Veux-tu dire que Guillaume est m�l� � cette affaire ?

C'est ce que tu dis ?

Adso

est merveilleux et jeune.

C'est lui qu'elle aime.

Je veux qu'elle m'aime, moi.

Moi !

La sorci�re a couch� avec le novice de Guillaume de Baskerville.

O� dort l'inquisiteur ?

Es-tu folle ?

Deuxi�me cellule de la galerie.

Ou peut-�tre la troisi�me. Ne fais pas �a.

Est-ce toi ?

L'ange vengeur ?

Attends.

Est-ce mon tour ?

Je sais que la fin est proche.

Ne me laisse pas.

Si Vous �num�riez les p�ch�s,

qui serait innocent ?

Mais avec Vous,

le pardon existe.

Sauvez-la, Dieu de la mis�ricorde.

Qui es-tu ?

Adso.

Quel p�ch� te cloue au sol, mon fils ?

Mange,

sorci�re.

Dis-moi, R�migio de Varagine,

as-tu d�j� entendu parler de fra Dolcino de Novare ?

J'ai entendu parler de lui.

L'as-tu rencontr� ?

As-tu convers� avec lui ?

Je l'ai vu.

Plus fort.

Oui, je l'ai vu et j'ai parl� avec lui.

J'�tais moine dans un couvent

pr�s de Novare quand les Dolciniens

se sont r�unis dans la r�gion.

Au d�but,

personne ne comprenait qui ils �taient.

Tu mens.

Tu n'�tais pas au couvent,

tu �tais avec Dolcino.

Comment le sauriez-vous ?

Dis-moi,

Salvatore,

comment as-tu connu R�migio ?

L'archev�que !

Du sang...

Il tape le chien. J'ai tout vu.

Un t�moignage incompr�hensible n'est pas valable.

Dis-moi, Salvatore,

as-tu vu R�migio assassiner un archev�que ?

J'avais une cha�ne...

R�ponds par oui ou non.

Vous avez combattu avec Dolcino ?

Vous avez pill�, tu� et saccag� ?

Grosse montagne.

Oui ou non ?

Les femmes forniquaient librement,

oui ou non ?

M�me la sorci�re putain

qui accompagnait Dolcino ?

Assez !

Marguerite.

Marguerite, tr�s belle.

Lui, il a tu�.

Moi pas tuer.

Salvatore a jamais tu�.

Allons.

Allons.

Mon cher Salvatore...

Je te crois,

Salvatore,

quand tu dis n'avoir jamais tu�.

Contrairement � cette b�te,

tu l'aurais reconnu

car tu as fait le serment de dire la v�rit�.

Salvatore verse pas le sang.

Tu as un bon c�ur.

Un bon c�ur

sait qu'il ne peut aimer un fr�re

qui fraye toujours avec le diable.

Mon cher Salvatore,

quel autre p�ch� te p�se ?

Non, Salvatore.

Dolcino le serpent, avant la chute...

Avant sa d�faite.

Non, ne fais pas �a.

Il a donn� � R�migio

des lettres secr�tes.

Il les a toujours gard�es en s�curit�.

Il les avait avec lui ?

Quelqu'un devait venir les chercher.

Serpent !

Singe lubrique ! J'�tais ton p�re,

ton ami,

ton protecteur !

Il a cach� les lettres ici

en attendant que quelqu'un les r�clame.

Qui, R�migio ?

Tu me remercies comme �a ?

Si je pouvais, je serais � toi.

Tu �tais pour moi dilectissimo.

Esp�ce de fou.

Tu esp�res t'en sortir ?

Qu'est-ce que j'en sais ?

C'est quoi, l'h�r�sie ?

Une seule chose excite l'animal

davantage que le plaisir.

La douleur.

Fr�re Guillaume,

faites-nous part de vos r�flexions.

Avec joie.

On ne peut forcer un homme � croire,

seulement � dire qu'il croit.

Je l'ai vu quand j'�tais inquisiteur et j'ai renonc� � cette activit�.

Sinon, que deviendrait le libre arbitre

sur la base duquel nous serons jug�s dans l'autre vie ?

Sugg�rez-vous que Salvatore a menti ?

Je sugg�re que sous la torture,

un homme dit non seulement ce que veut l'inquisiteur,

mais aussi ce qui lui fera plaisir, imagine-t-il.

Un lien s'�tant cr�� entre vous et lui.

Ce n'est pas l�-dessus que peut se fonder la v�rit�.

Votre philosophie est h�r�tique.

La v�rit� ne vient pas d'un fer chauff� � blanc.

Il n'y a qu'une v�rit�.

L'incandescence de la v�rit� provient

d'une tout autre flamme.

Elle n'appartient ni aux h�r�tiques ni � ceux qui les prot�gent.

La torture est un mal n�cessaire.

Qui conduit � la destruction d'un homme.

Qui permet d'obtenir non pas sa v�rit�,

mais la v�tre.

Salvatore !

Va.

Retourne m�diter dans ta cellule.

Nous consid�rerons ton t�moignage

d'un �il bienveillant.

Merci.

Il semblerait que tu avais avec toi certaines lettres

de Dolcino.

Tu les as cach�es dans la biblioth�que.

Tu attendais quelqu'un

ou quelque �v�nement.

Ce n'est pas vrai.

Amenez Malachie d'Hildesheim.

N'appelle pas � l'aide.

Montre que tu as compris.

O� est la prison ?

Sous la forge.

O� ?

Par la porte, � gauche.

Je vous ai demand�

si vous aviez re�u de la part de l'accus� ici pr�sent

des lettres.

Tu as jur� de ne pas me nuire.

Je ne suis pas un parjure.

J'avais gard� tes lettres secr�tes. Je les ai remises

� notre r�v�rend fr�re Bernard

seulement apr�s que tu as tu� S�verin.

Mais tu sais que je n'ai pas tu� S�verin.

Tu le sais, tu �tais d�j� l�.

Moi ?

Je suis all� � l'infirmerie

apr�s qu'on t'y a trouv�.

Alors, R�migio, que faisais-tu

dans le laboratoire de S�verin ?

J'ai entendu fr�re Guillaume

dire � S�verin de prot�ger des feuillets.

J'ai pens� aux lettres.

Tu savais donc, pour les lettres.

R�v�rend inquisiteur,

de quoi est-il accus� ?

D'avoir �t� h�r�tique

bri�vement dans sa jeunesse ?

De l'�tre aujourd'hui ? D'avoir tu� S�verin ?

Contre quoi pr�f�rez-vous le d�fendre ?

Tant que nous y sommes,

j'aimerais �galement savoir,

fr�re Guillaume, de quels feuillets vous parliez

quand le cell�rier, je suppose, a mal compris.

Il a mal compris. Vous supposez bien.

Nous parlions d'un trait� sur l'hydrophobie canine

d'Ayyub al Ruhawi.

Un livre admirablement savant

que vous devez conna�tre

et qui a d� souvent vous servir.

Le sujet �tait �tranger � l'affaire qui nous occupe.

De quelle affaire s'agit-il ?

Si fr�re Guillaume

avait ces derniers jours pr�t� attention aux h�r�tiques

plut�t qu'aux chiens de l'abbaye,

peut-�tre aurait-il d�couvert qu'un homme tr�s dangereux

s'�tait install� au sein de l'abbaye.

Ces lettres sont les restes d'une h�r�sie.

Quelqu'un est pr�t ici

� tuer pour les obtenir.

Je n'ai rien � voir avec ces meurtres.

Silence !

Oui.

Tenez votre langue.

Attention � la cinqui�me trompette.

La douleur sera celle

d'un millier de piq�res de scorpion.

Monseigneur, laissez-moi vous dire ce qui s'est pass�.

J'ai cru que Malachie

voulait se d�barrasser des lettres

et les avaient confi�es � S�verin en attendant.

Je suis all� voir S�verin pour les d�truire.

Mais il �tait d�j� mort, alors j'ai fouill�

dans ses affaires.

Pourquoi les aurais-je donn�es � S�verin ?

J'ignorais leur contenu.

Malachie d'Hildesheim,

vous n'�tes pas l� en tant qu'accus�,

mais en tant que t�moin.

Vous n'avez rien � craindre.

Comme j'ai la charge du seul endroit de l'abbaye

qui soit interdit aux autres,

R�migio m'a demand�,

� son arriv�e ici, de garder des documents

d'une nature secr�te.

Il les avait re�us en confession.

Ils ne devaient tomber

aux mains de profanes, disait-il.

Il n'osait pas les garder lui-m�me.

J'ai accept�,

ne soup�onnant pas la nature h�r�tique des documents.

Sans m'en informer ?

La biblioth�que n'est pas cens�e accueillir les affaires des moines.

L'affaire me semblait de peu d'importance.

- J'ai p�ch� sans malice. - Bien s�r.

Nous sommes tous convaincus

que vous avez agi de bonne foi.

�tait-ce ces lettres ?

Oui.

Ce sont les lettres.

C'est suffisant.

Disposez, Malachie d'Hildesheim.

Tu cachais ses lettres et lui,

il te montrait le cul des novices

aux cuisines.

Silence !

Silence, j'ai dit !

Qui ose dire ces vulgarit�s ?

Il sera puni,

et s�v�rement.

Reconnais-tu ces feuillets comme t'appartenant,

R�migio ?

Ce sont des lettres de l'h�r�tique Dolcino.

Des lettres � ses partisans.

Des messages de haine

envers l'ignoble �glise,

et d'espoir en l'av�nement d'un pr�tendu pape saint.

Il incite ses disciples � poursuivre la lutte

et il parle de sa fille, Anna.

La connais-tu ?

Non, monseigneur, je ne la connais pas.

J'ignorais m�me qu'il avait une fille.

Que voulez-vous ?

Que tu avoues.

Que voulez-vous donc

que j'avoue ?

Que tu �tais avec Dolcino.

Que tu as cru en ses id�es et pris part � ses actions.

Oui.

J'ai cru en ces choses.

Nous devions provoquer le renouveau de l'�glise,

que des pervers comme vous ont d�truite.

En quelques ann�es, nous autres pauvres

et d�sh�rit�s,

nous avons vaincu quatre, oui, quatre arm�es

que vous aviez lanc�es contre nous.

J'avoue que je croyais en la foi v�ritable

de toute mon �me.

J'avoue que nous avions renonc� � tous nos biens

et que nous n'acceptions d'argent de personne.

Tu as incendi� et pill�.

Nous avons incendi� et pill�, oui.

Nous avions d�clar� que la pauvret�

�tait la loi universelle.

L'h�r�sie de ceux

qui pr�chaient et pr�chent encore

la pauvret� m�ne in�vitablement

aux crimes et au chaos.

Voil� la le�on que tout homme de foi doit retenir.

Arr�tons l�.

R�v�rend.

Vous insinuez que les actes de R�migio

sont ceux de l'ordre franciscain.

Nous rejetons la haine.

Nous condamnons toute violence.

Vous, en revanche,

usez des m�thodes des h�r�tiques.

Je le redis, on n'impose pas la foi par la violence.

Tu ne commettras point d'adult�re. Tu ne tueras point.

Tu ne voleras pas.

Dites-vous donc

que pour notre Seigneur,

les commandements ne sont pas coercitifs ?

Nous tuions pour punir et pour purifier par le sang.

Nous �tions les ap�tres du Christ.

Tous les autres

l'avaient trahi.

Notre r�gle venait directement de Dieu,

pas de vous !

Chiens maudits !

Faux pr�dicateurs, charognes putrides !

Oiseaux de malheur !

Laquais de la putain d'Avignon !

J'en ai assez entendu !

Je vous accompagne.

Fais attention.

As-tu...

quelque chose � me demander ?

En effet.

Je t'�coute.

Je voulais vous demander...

En montant � l'abbaye, on a rencontr� une fille.

- La sorci�re. - Ce n'est pas une sorci�re.

Je vous demande de la b�nir

et de lui donner l'absolution...

avant que l'inquisiteur lui fasse du mal.

Tu es un bon gar�on.

Peut-�tre trop bon.

Ouvrez la porte.

Je ne sens pas le malin autour de toi.

Agenouille-toi.

Dis-nous

comment tu as tu� tes fr�res � l'abbaye

et pourquoi.

Ne me faites pas avouer ce que je n'ai pas fait.

Vous l'avez entendu.

Il a eu autrefois les mains souill�es de sang.

Mais le voil� innocent.

Viens.

Dans mes bras,

fr�re R�migio.

Que je puisse te consoler

des accusations...

que des hommes mauvais ont port�es contre toi.

Pr�parez les instruments de torture.

�vitez les mutilations.

Que la mort soit savour�e

et attendue, mais ne vienne pas

avant des aveux complets, volontaires

et purificateurs.

Non, monseigneur, pas la torture.

Je suis un l�che.

J'ai particip� sans h�siter � l'administration

de ce domaine de l'Ant�christ.

J'ai aid� � l'enrichir comme un porc.

Abb�,

vous avez empli votre coffre secret, indiff�rent au sort des pauvres

et des afflig�s.

L'eau b�nite suffira � laver votre �me ?

Assez !

Assez.

Abb�.

Pourquoi �tes-vous press� ?

Sa m�re

�tait une grande dame,

mais quand elle a entendu le sermon de Saint Fran�ois,

elle a d�cid� de donner sa fortune aux pauvres.

Il l'a fait d�clarer

non compos mentis.

Peux-tu imaginer

ses coffrets de bijoux

donn�s aux pauvres ?

Dolcino et Marguerite sont des saints.

Vous �tes des d�mons.

Je crois en eux.

L'interrogatoire est termin�.

Non, il n'est pas fini.

Vous voulez un cadavre.

Et vous avez besoin

que j'avoue d'autres crimes.

Alors �coutez attentivement.

J'ai tu� Adelme d'Otrante

par haine de sa jeunesse.

J'ai tu� Venantius de Salvemec parce qu'il �tait trop savant.

J'ai tu� B�renger d'Arundel

par haine de sa biblioth�que.

J'ai tu� S�verin de Sant-Emmerano.

Pourquoi ?

Parce qu'il collectionnait les herbes,

alors qu'on avait que des cadavres � manger.

Je pourrais tuer les autres aussi,

y compris l'abb� que j'ai nourri,

mais toujours ex�cr�.

Sous la menace de la torture, un homme avoue ce qu'il a fait

et ce qu'il aurait voulu faire,

m�me s'il ne le savait pas.

Cela vous suffit ?

Non.

Vous voulez savoir comment je les ai tu�s.

Le diable agit pour nous

si on sait lui commander.

Comment as-tu command� au diable ?

Vous le savez,

boucher des ap�tres.

On prend un chat noir.

C'est bien �a ? Le monstre vous a expliqu�.

On lui arrache les yeux.

On l'emm�ne � minuit � la crois�e des chemins

et on crie � gorge d�ploy�e.

"Grand Lucifer, empereur de l'enfer,

"je t'offre ce chat

"en sacrifice !

"Entre dans le corps

"de mon ennemi et m�ne-le � la mort.

"Fais ce que je commande

"au nom de tous les chefs

"des l�gions de l'enfer.

"Adramelech,

"Alastor et Azazel !

"Abigor ! Pecca pro nobis.

"Amon ! Miserere nobis.

"B�lial ! Libera nos a malo.

"Sama�l !

"Haborym ! Zaebos !

"Focalor !"

Faites-le taire !

� pr�sent,

c'est bel et bien termin�.

L'accus� a avou�.

Il sera conduit

en Avignon.

Il y sera br�l� sur le b�cher comme h�r�tique.

Ce terrible �pisode

qui a vu cet homme commettre des crimes abominables

est maintenant conclu.

L'abbaye pourra d�sormais vivre en paix.

Mais le monde...

Le monde n'a pas encore trouv� la paix.

La source de la vilenie h�r�tique

jaillit des l�vres de nombreux pr�dicateurs.

Ils sont respect�s et impunis.

Je consid�re comme �tant des amis des h�r�tiques

tous ceux qui prononcent ces discours

et qui lisent ces livres.

Ils sont aussi dangereux que les assassins.

Dolcino citait J�sus et l'�vangile.

Consid�reriez-vous J�sus et ses ap�tres

comme des h�r�tiques et des assassins

parce que les Dolciniens utilisaient leurs mots ?

Je veux trouver le livre interdit.

Vous oubliez qu'ils veulent br�ler une innocente.

Je n'ai pas oubli�, crois-moi.

O� est le livre ?

Quel livre ?

Bence, aucun de nous deux n'est idiot.

Pourquoi l'aurais-je ?

Je n'ai pas reconnu le livre, mais toi, si.

Tu es retourn� le chercher. O� est-il ?

Je ne peux le dire.

- J'en parlerai � l'abb�. - C'est l'abb�

qui m'a ordonn� le silence.

Malachie m'a pris comme aide.

L'abb� vient d'approuver.

Bence,

l'autre jour, tu as dit que tu br�lais de curiosit�.

Tu ne voulais pas que les myst�res demeurent.

Il est devenu gardien de ces secrets.

Il les gardera et aura tout le temps qu'il voudra

pour les �tudier.

Notre Malachie a r�ussi de belles choses.

S'il y avait une justice,

le Diable viendrait l'emporter d�s ce soir.

Malachie connaissait son homme, Il a repris le livre

et scell� les l�vres de Bence. Il s'agit encore de luxure.

Il n'y a pas que le d�sir charnel.

Bernard Gui a des d�sirs.

Il a un d�sir d�form� de justice

qui se confond avec un d�sir de pouvoir.

Bence a le d�sir des livres.

La luxure n'a rien � voir avec l'amour,

pas m�me avec l'amour charnel.

L'amour v�ritable

veut le bien de l'�tre aim�.

Quelle horrible journ�e !

Ne d�sesp�re pas.

Un moine d'Orient m'a dit un jour

que trois choses ne pouvaient rester cach�es.

Le soleil, la lune

et la v�rit�.

Attends-moi.

On doit partir.

Ce n'est pas de cette cha�ne

qu'il faut me lib�rer.

Je veux les lettres.

Tu es son portrait crach�.

- Je veux ces lettres. - Pourquoi ?

- C'est tout ce qu'il reste. - L'inquisiteur les a.

Je n'�tais qu'une enfant. Pourquoi ?

J'esp�rais

que si Marguerite te voyait...

Marguerite.

Je suis Anna !

Je n'�tais rien pour Marguerite, ni pour mon p�re.

Je ne suis pas comme elle.

Je voulais vivre en paix

avec mon fils

et avec mon homme.

C'est moi qui ai trahi ton p�re.

Ils m'avaient promis

d'�pargner Marguerite.

Vas-y.

Je t'ai sauv�e pr�cis�ment pour �a.

Pour venger ton p�re et ta m�re. Fais-le !

Tue-moi et va-t'en. Fais-le !

� l'aide !

Il m'a attaqu�.

Il est fort.

Vite, � la prison.

Retournes-y, allez.

V�rifiez toutes les cellules.

Soyez prudents, il est peut-�tre arm�.

Vous avez vu son visage ?

Non, Votre Excellence.

Mais il �tait fort.

Son bras �tait comme une pince en fer.

Son couteau �tait un couperet.

Sa voix ?

Un murmure.

Presque f�minine.

Une odeur ?

J'avais peur.

Soufre ? Ch�vre ?

�uf pourri ?

Poisson pourri, peut-�tre ?

Ou merde ?

Absolument pas.

Mais...

plut�t le musc.

C'est �a.

L'odeur d'une putain.

Il m'avait pr�venu.

Vraiment...

Il a le pouvoir de mille scorpions.

Adaptation : Clotilde Maville

Sous-titrage : VSI - Paris

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