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Original subtitles

Le prologue

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Maman!

Maman!

�a suffit!

Giorgio!

Reviens!

Tu as perdu la t�te?!

Qu'est-ce que tu veux faire?

Reviens, je t'en prie!

Maman!

Arr�te de pleurer...

Je n'en peux plus! Tais-toi!

Non! Giorgio, non!

Tu as compris?

Assez!

VOIX PROFONDES

L'histoire...

Mademoiselle, la perfusion.

Il a une h�morragie interne, c'est �vident.

Son �tat est tr�s grave.

Il n'y a rien � faire, je le crains. Mais nous tenterons l'impossible.

- Madame Mainardi? - Oui?

Vous �tes la m�re du d�funt, n'est-ce pas?

Je suis sa belle-m�re. C'est lui, mon fils.

L�galement, cela ne change rien.

Il nous faut l'autorisation de la famille pour l'autopsie.

C'est une question de routine,

mais pour les morts pr�matur�es, c'est la loi.

Hors de question. Je ne permettrai pas une telle profanation.

C'est une chose � laquelle nous ne pouvons nous soustraire.

Je m'opposerai de toutes mes forces � cette macabre proc�dure.

J'ai beaucoup de relations, je m'adresserai en haut lieu.

Une autopsie? Pourquoi? Qu'est-ce qu'il y a?

Lucia...

- Je veux la v�rit�! - Giorgio...

Je n'aurai la paix que quand je l'aurai d�couverte!

Que ce soit bien clair!

Coupables ou non!

C'est toi qui m'as tu�!

Ta famille et toi... Et ton amant!

Trop de subterfuges...

trop de silences, de mensonges. Mais c'est fini, tout �a!

Madame...

Vous vous sentez mal?

Dori... cette voix...

Oh, pardon... Je m'�tais assoupie en laissant la t�l� allum�e.

Excusez-moi, cela n'arrivera plus.

C'�tait l'intervention de Mainardi au conseil municipal,

qui, je vous le rappelle, vient de mourir pr�matur�ment.

- Excusez-moi, madame. - Ce n'est rien.

Je suis �puis�e...

- Accompagne-moi dans ma chambre. - Mais bien s�r.

Calmez-vous, madame...

T�chez de dormir un peu, vous vous sentirez mieux.

- O� est David? - En cuisine, avec marta.

- Je veux le voir. - Plus tard...

Je vais vous mettre au lit avec un bon lait chaud.

L'avocat confirme qu'on ne peut pas s'opposer � l'autopsie.

Le m�decin l�giste ne veut pas en d�mordre.

Il faudra repousser l'enterrement.

- Doit-on avertir Rosy? - Bien s�r.

Elle ne peut pas se soustraire � l'enterrement de son p�re...

m�me si elle n'a jamais �t� tr�s affectueuse.

Va te reposer. Mario va l'appeler.

- Tu as entendu, mario? - Oui, maman.

Tu es l�, mon ch�ri...

Ton Giorgio ador� est mort.

Tu as entendu, ou dois-je te le r�p�ter?

Tu as compris ce que j'ai dit?

Pour notre plus grande joie, ton fils a enfin crev�...

Esp�ce de vieux g�teux.

Tu as de la chance, tu ne te rends plus compte de rien.

Tu en as, de la chance.

Le secr�tariat du coll�ge Saint mary.

...Oui, Rosy Mainardi.

Troisi�me ann�e... merci.

Proc�s verbal d'autopsie du d�funt Giorgio Mainardi,

d�c�d� dans cet h�pital le 19 juin 1991.

Je proc�de � une incision verticale...

du tissu abdominal...

jusqu'� la cavit� intestinale.

Au moyen d'une pince h�mostatique, je bloque le conduit h�patique...

et je proc�de � sa r�section.

J'extraie la premi�re partie du sac intestinal...

et je le pr�pare pour son immersion...

dans le formol.

J'isole une section du colon traverse...

que je ferme � l'aide de pinces h�mostatiques,

et je le transporte dans le liquide.

On remarque de profondes lac�rations de l'appareil intestinal.

Aucune forme canc�rig�ne.

Mais il est tard.

Enrico...

range tout cela � sa place.

Nous ferons les analyses lundi.

Presse-toi et referme-le.

- Rosy... - Bonjour, mario.

Gianni!

II n'a pas appr�ci� ma froideur. C'est ce que je voulais.

Ton oncle ne t'es pas sympathique.

Pas du tout.

Et ce n'est pas vraiment mon oncle.

Vous �tes plut�t dr�les dans cette famille.

On ne peut pas dire que la tendresse r�gne.

Nous ne sommes pas habitu�s aux �lans d'affection.

Mon p�re n'a su cultiver que son seul amour:

Le pouvoir.

- De quoi est-il mort? - H�morragie interne, para�t-il.

Mais je n'en suis pas si s�re.

Comment un homme en pleine forme peut-il mourir subitement?

Je ne sais pas, mais ce sont des choses qui arrivent.

Mais arr�te de te tourmenter.

Int�resse-toi un peu � moi.

Je veux que tout cela disparaisse.

Vide cette armoire,

Jette ces v�tements, offre-les, br�le-les...

Je n'en veux plus. Les voir me rend folle de rage!

Je m'en occupe imm�diatement.

C'est mademoiselle Rosy!

Rosy, ma ch�rie!

Ma petite!

Comment c'est arriv�, maman?

Je dois vraiment te le dire?

C'est horrible d'y penser...

Je veux savoir ce qui s'est pass�.

Il est rentr� tard.

Il devait �tre onze heures.

Il ne m'a m�me pas dit un mot.

Il a pris son verre habituel et s'est assis sur le divan...

pour regarder la t�l�.

On est rest�s comme �a, en silence...

pendant dix minutes, environ.

Puis je me suis lev�e et j'ai dit que j'allais me coucher.

Il ne m'a m�me pas dit bonne nuit.

Il est rest� l�, avec son verre � la main,

� fixer l'�cran.

Deux heures plus tard, je l'ai entendu rentrer...

et il s'est couch� � c�t� de moi.

Tout � coup, il s'est mis � hurler...

Un hurlement d�chirant, et le sang coulait de sa bouche...

Il coulait � flots.

- �a n'explique pas l'h�morragie. - Je ne sais rien de plus.

Laisse-moi, maintenant. Je suis �puis�e...

Oui, maman.

Ma coupe d�borde.

Gr�ce et bonheur accompagnent tous les jours de ma vie.

Ma demeure est la maison de Seigneur en la longueur de mes jours.

Prions...

Ecoute, Seigneur, les pri�res pour notre fr�re Giorgio,

la foi l'associa au peuple des croyants...

Que ta mis�ricorde l'unisse � l'assembl�e des saints,

dans la deumeure de lumi�re et de paix.

Par J�sus-Christ, notre Seigneur.

J�sus-Christ, notre r�dempteur,

toi qui t'es offert volontairement � la mort,

pour racheter les hommes et leur redonner la vie,

regarde tes fid�les qui g�missent dans la douleur,

et invoquent ta cl�mence pour leur d�funt bien-aim�.

Seigneur, saint et mis�ricordieux, pardonne ses p�ch�s...

Une mort qui tombe au bon moment, pour certains...

- Tu parles de son demi-fr�re? - Exactement.

Il voulait qu'il couvre le d�ficit de sa filiale.

Une semaine encore, et �a aurait �t� le d�sastre.

...Toi qui vit et r�gne pour les si�cles des si�cles.

Accueille, Seigneur, l'�me de ton...

Des mots... Rien que des mots...

Pourquoi personne ne se demande ce qui s'est vraiment pass�?

Pourquoi je suis ici?

Nous sommes comme la poussi�re, souviens-t'en, Seigneur...

comme l'herbe, comme les fleurs des champs.

Qu'est-ce qui te prend?

O� es-tu donc?

Je suis l�... Avec toi.

Que veux-tu dire?

- Tu ne te sens pas bien? - Non, sois tranquille.

�a va tr�s bien.

Seigneur, tu me connais, tu as imprim� en moi la lumi�re de ton visage...

Tu m'as donn� une �me, et je la rends � toi qui l'as cr��e.

J'ai p�ch�, Seigneur, je ne tremble pas,

car tu accueilles les p�ch�s et tu les pardonnes.

Tu m'as donn� une �me, et je la rends � toi qui l'as cr��e.

Je crois. Le Christ est ressuscit� il vit...

et un jour, je ressusciterai avec lui.

Que je puisse te contempler, mon Dieu et mon sauveur.

Tu voulais me parler? De quoi s'agit-il?

A propos de la nomination de l'administrateur de la fondation.

J'esp�rais pouvoir compter sur ton appui.

Eh bien?

II fallait quelqu'un de solide pour diriger la fondation.

Pas un idiot et un incapable comme toi.

Je me suis battu pour qu'on ne te nomme pas.

Te veux bien me laisser seul?

Voil� des ann�es que ton inutile pr�sence me d�range.

...Que je puisse te contempler, mon Dieu et mon sauveur.

Je conserve cet espoir au fond de mon coeur.

Que je puisse te contempler, mon Dieu et mon sauveur.

Que veux-tu? Je n'ai pas de temps � perdre.

Il est arriv� un fait regrettable. J'aimerais une explication.

Je t'�coute.

La banque a refus� de payer un de mes ch�ques.

Naturellement...

J'ai donn� ordre de bloquer toute op�ration sans ma signature.

Puis-je te demander pourquoi?

J'en ai assez de voir mon argent inutilement dilapid�.

D�sormais, tu devras me soumettre tes moindres besoins,

et je d�ciderai ce qu'il en sera.

C'est ton remerciement pour avoir consacr� ma vie � un vieil invalide?

Ton fils et toi mouriez de faim quand mon p�re vous a recueillis.

Tu as jou� tes cartes et tu as perdu.

Fais-t'en une raison.

- C'est ton dernier mot? - Oui.

Maintenant du vent, j'ai � faire.

Lazare �tait mort, tu l'as ressuscit�.

Nous pleurons aussi. Celui que nous aimions est mort.

Donne-lui la vie pour qu'il repose en toi.

Ouvre-lui le ciel, inonde-le de lumi�re.

Donne-lui la vie pour qu'il repose en toi.

Viens, Seigneur, lib�re-moi.

Toi qui as bris� le pouvoir de la mort,

et qui fait briller dans les t�n�bres la joie lumineuse de ton visage.

Tu es le Christ, notre r�dempteur.

Tu as donn� vie aux morts, tu les as conduit vers la lumi�re.

Tu es le Christ, notre r�dempteur.

Tout est fini. Nous n'avons plus aucune raison de nous voir.

Et ne fais pas cette t�te, �a ne prend pas avec moi.

Coupons tous les ponts, il n'y a rien d'autre � faire.

Je te laisse assez pour vivre seule ou avec ton amant.

Je ne te permets pas de me parler comme cela.

Je ne suis pas ta femme de chambre.

Tu parles � une femme... qui t'aime sinc�rement.

C'est ton opinion. Tu n'es qu'une salope.

Avec de la classe, certes, mais une salope.

- Comme ta femme. - Cela ne te regarde pas.

Tout ce qui me concerne n'a plus rien � voir avec toi.

Tu ne fais plus partie de ma vie.

C'est assez clair?

Je t'ai effac�e.

Qu'il soit joyeux, le jour �ternel. Qu'il trouve en toi le repos, la paix.

Putain!

Tu es le Christ, notre r�dempteur.

Nous te remettons l'�me de notre fr�re Giorgio,

dans l'espoir qu'il ressuscitera le dernier jour,

avec tous les morts dans le Christ.

Nous te rendons gr�ce, �, Seigneur...

Rosy... Ne m'abandonne pas.

Tu n'es pas comme les autres. Je t'en prie, aide-moi.

Qu'ont-ils fait � ton p�re?

Papa...

Tu ne sais pas qu'on frappe avant d'entrer?

- Que veux-tu? - Rien.

Excuse-moi.

Rosy, ne m'abandonne pas... Je n'ai aim� que toi!

Ne me laisse pas, je t'en prie!

Que brille sur lui la lumi�re �ternelle. Qu'il repose en paix. Amen.

Que brille sur lui la lumi�re �ternelle. Qu'il repose en paix.

Rosy! Tu m'entends? Aide-moi!

Pourquoi s'est-il fait enterrer dans la maison du diable?

C'est la tombe de la famille. Sa m�re est enterr�e ici.

Mario, pose-les ici.

Ne me laisse pas, Rosy... Ne m'abandonne pas!

Rosy! Tu m'entends? Ne m'abandonne pas!

II n'y a que toi qui puisses m'aider

Tu dois d�couvrir la v�rit�!

Rosy! Je t'en supplie!

Bien. Une bonne chose de faite.

M�me si c'�tait vraiment d�sagr�able.

Les enterrements ne le sont jamais.

Celui-ci en particulier.

La pens�e qu'ils l'aient ouvert, et...

vid� son corps...

Cela m'a troubl� plus que je ne l'avais imagin�.

Parlons de choses plus int�ressantes. Des nouvelles des avocats?

Oui, maman.

A cause de l'autopsie, il va y avoir un certain retard.

Quel rapport avec son testament?

En th�orie, rien.

Mais dans la pratique...

il nous faut attendre le r�sultat des analyses toxicologiques.

Tu as la liste des biens, des titres, des actions?

Oui, tout est l�. Rien ne m'a �chapp�.

Et le contenu des coffres-forts?

- Aussi. - Bien.

Nous parlerons au plus t�t avec le directeur de la banque.

Je ne tiens pas � attendre la permission de la bureaucratie.

Nous irons � la banque d�s demain.

Comme tu veux, maman.

Qu'y a-t-il?

Oh, bien s�r...

Va dans ta chambre, mon petit. Tout ceci ne te regarde pas.

Bien s�r...

mais m�me si c'�tait le cas, j'aurais honte de parler ainsi.

- On dirait des vautours qui... - Assez!

Veux-tu bien la fermer, pour une fois?

Je peux me taire, oui...

mais je suis certaine que mon p�re vous �coute et vous juge.

Arr�te de dire des sottises. Ton p�re est mort.

Non, il n'est pas mort.

Il est l�, dans cette maison.

Ignorez-le, si vous voulez, mais vous n'�liminerez pas sa pr�sence.

- Tu n'aurais pas d� lui parler ainsi. - Mais enfin, que veut-elle?

II faut la comprendre, elle est encore tr�s jeune.

A son �ge, certains �v�nements peuvent �tre tr�s marquants.

Sottises!

Lucia?

C'est toi?

Dori...

Dori! O� es-tu, maudite femme!

Me voil�. Que se passe-t-il?

Les v�tements... Pourquoi sont-ils l�?

Excusez-moi, je ne les ai pas encore retir�s.

Je n'ai pas eu le courage de les jeter. Je voulais vous le dire.

Te n'es qu'une idiote.

Vide imm�diatement cette pi�ce!

Et rappelle-toi bien qu'ici, c'est moi qui donne les ordres.

- C'est clair? - Oui.

Je m'en occupe tout de suite.

Mon enfant... Toi seule peut m'aider � d�couvrir la v�rit�.

Ecoute-moi, je t'en prie...

Non, papa... Non!

Je t'en prie, ne te sauve pas...

Tu es la seule personne que j'aie vraiment aim�e.

Je connais cet endroit...

Naturellement...

Nous y venions souvent quand tu �tais petite.

Nous deux seuls. C'�tait notre petit coin secret.

- Tu devrais t'en souvenir. - Oui...

Tout est confus, lointain...

mais je m'en souviens.

Mais maintenant, j'ai grandi et tu es mort.

Tu n'existes plus.

Je continuerai � exister dans tes pens�es.

Je pourrai te voir chaque fois que je penserai � toi.

C'est cela?

- Je pourrai te parler, aussi? - Bien s�r.

Tant que mon corps et le souvenir que tu en as co�ncideront.

Tout d�pendra de la force de ton souvenir.

La mort de l'homme peut retarder la mort, la vaincre.

Notre aspect...

est li� au souvenir qu'ont de nous ceux qui nous aiment...

Ou qui nous ha�ssent.

- Je ne veux pas te perdre. - Si tu m'aimes, tu ne me perdras pas

- Que puis-je faire? - Aide-moi � d�couvrir la v�rit�.

- Laquelle? - Celle qui concerne ma mort.

Que m'est-il arriv�? Qu'est-il arriv�, cette nuit-l�?

II faut que je le sache.

Tu dois m'aider � le d�couvrir.

- Avant qu'il ne soit trop tard. - Trop tard pour quoi?

Avant que mon corps n'ait disparu aussi de ton esprit.

- Je le ferai. Je te le promets. - Je dois m'en aller, maintenant.

- O�? - Ne me le demande pas.

Je ne peux pas te le dire.

Adieu, Rosy...

Je t'aime.

Moi aussi, papa...

Coucou, David

Je ne comprends pas ce que tu trouves d'amusant l�-dedans.

J'ai appris �a en voyant faire les grands.

Allons, les grands ne font pas ce genre de choses.

T'es casse-pieds!

Rosy va sortir et t'acheter un beau jouet...

D'accord?

...Oui, je comprends.

...Certainement.

...merci de nous avoir inform�s. Au revoir, monsieur.

C'�tait le responsable du laboratoire de l'h�pital.

Ils ne peuvent plus continuer les analyses, il y a eu un incident.

Le bocal qui contenait l'organe s'est bris�.

Et toi? Qu'est-ce que tu regardes, vieille momie?

Qu'est-ce que tu as, maman?

Je ne supporte plus de sentir ses yeux sur moi jour et nuit.

J'ai l'impression qu'il �pie tous nos faits et gestes.

Et alors?

Quand bien m�me, � qui irait-il le r�p�ter?

II ne peut pas.

Qu'est-ce que tu as?

J'ai d� m'endormir et j'ai fait un cauchemar.

Tu devrais retourner dans ta chambre, on pourrait te surprendre ici.

Tu as raison... A demain.

Vous savez pourquoi la r�union a �t� anticip�e:

La rupture accidentelle du bocal contenant l'organe du d�funt...

qui devait �tre analys�.

Voici les derni�res volont�s de Giorgio mainardi. Son testament,

r�dig� par moi sous sa dict�e,

et sign� par les t�moins.

Ses derni�res volont�s, annulant toute autre disposition...

exprim�e ant�rieurement, ou r�dig�e ant�rieurement.

Je passe sur les conditions physiques et mentales...

du testataire au moment de la r�daction de l'acte,

et sur certaines donations � ex�cuter ult�rieurement.

La volont� du d�funt est ici irr�vocablement univoque.

La totalit� du patrimoine entre en possession de sa fille Rosy,

qui est tenue de laisser � sa m�re...

l'usufruit de la propri�t� immobili�re tout au long de sa vie.

Je dois informer les pr�sents appartenant � la branche h�r�ditaire

...que la loi pr�voit la contestation du testament...

au cas o�, selon eux, ait pu �tre commise quelque irr�gularit�.

La contestation peut advenir cinq ans apr�s...

Comment a-t-il pu?

II a m�me ignor� mon fils.

Il n'a m�me pas pens� � notre enfant...

Comment a-t-il pu...

Comment a-t-il pu?

Giorgio! Reviens te coucher!

Tu es devenu fou?

Maman!

Arr�te de pleurer!

Je n'en peux plus!

- Maman! - Cesse de pleurer!

Je n'en peux plus!

Tais-toi! Je vais te faire taire une bonne fois pour toutes!

Assez!

Tu ne peux pas le tuer! C'est ton fils!

Ce n'est pas mon fils!

Comment peux-tu boire cette horreur?

J'ai toujours �t� la seule � boire cette orangeade.

C'est toi qui as fait ces analyses?

Mon labo est en rapport avec celui des autopsies.

Ils nous laissent faire des pr�l�vements pour pratiquer.

Tu as fait un travail inutile, je le crains.

Pourquoi?

Le bocal avec les tissus de mon p�re est en miettes.

Voil� pourquoi tu as trouv� des fragments de verre.

Quand j'ai pr�lev� l'�chantillon, le bocal �tait intact.

Tu veux dire que quelqu'un a fait en sorte que mon p�re...

avale des fragments de verre?

Oui. Assez petits pour �chapper � un contr�le rapide,

mais assez grands pour produire une h�morragie.

Comment a-t-il pu les avaler sans s'en rendre compte?

La police le d�terminera.

Non, Gianni...

Tu ne comprends pas, notre famille est trop en vue.

Un scandale �claterait.

Il faut que je d�couvre la v�rit� avant tout.

Je l'ai promis � mon p�re. Et � moi-m�me.

Je ne crois pas que ce soit une bonne id�e.

Gianni, je t'en prie...

prends ces analyses et cache-les bien.

Quelques jours seulement.

- Je ne peux pas. - Je t'en supplie.

Fais-le pour moi.

S'il te pla�t.

Tu me demandes de violer la loi.

Mais je ne peux pas te dire non.

C'est pour toi que je le fais.

Tu es la fille de Giorgio, n'est-ce pas?

Apparemment, tu devais l'aimer beaucoup.

Tu ne serais pas ici, autrement.

Et toi? Pourquoi es-tu venue?

Pour m'assurer... qu'il reste bien l� o� il est.

C'est l'endroit id�al pour un homme tel que lui.

Tu permets que je reste un peu avec toi?

Autrefois, je venais toujours t'embrasser avant de dormir.

Tu veux bien que je reste?

- Pourquoi pas? - Tu es toujours si agressive...

Au fond, nous sommes ta famille.

Tu crois vraiment qu'on peut parler de nous comme d'une famille?

Nous avons fait notre possible pour qu'elle ait l'air d'en �tre une.

Et �a n'a pas toujours �t� facile.

- Tu sais qu'il avait une ma�tresse? - Oui.

Une femme horrible, vulgaire, r�pugnante,

une sale putain.

Qui a peut-�tre su lui donner ce que tu n'as pas pu.

Le soir de sa mort, papa est rentr� tard, tu m'as dit...

- A cause de cette femme? - Je suppose.

- Ils ont d�n� ensemble? - C'est probable.

Tu sais o� elle habite?

Une petite villa pr�s du vieil embarcad�re.

C'est ton p�re qui l'a install�e l�.

Qu'est-ce que tu comptes faire?

Discuter un peu avec elle.

Bonne nuit.

Rien... Bonne nuit.

Je t'ai promis que je d�couvrirai la v�rit�.

Je maintiendrai ma promesse.

Il y a quelqu'un?

Viens... La porte est ouverte.

Qu'est-ce que tu fais?

La porte est ouverte. Pose tout dans la cuisine.

L'argent est sur la table.

Pourquoi tu ne r�ponds pas?

Bonjour, Rita.

Excuse-moi, je croyais que c'�tait la femme de m�nage.

Fais comme chez toi.

Eh bien? Qu'y a-t-il?

J'aimerais te poser quelques questions.

Je t'�coute.

Le soir o� mon p�re est mort, il avait d�n� avec toi?

- Pourquoi te me le demandes? - Tu as du mal � me r�pondre?

Pas du tout.

- Oui, il a mang� avec moi. - Vous avez d�n� � la maison?

Je voulais, mais il a insist� pour sortir.

Alors il m'a amen�e au Garden,

un petit restaurant au bord du fleuve.

- Tu es satisfaite? - Oui.

Que veux-tu savoir d'autre?

Dis-moi franchement... il t'aimait?

Je me le suis souvent demand� mais je ne l'ai jamais vraiment su.

Maintenant qu'il est mort, je me rends compte...

qu'il n'a jamais aim� personne.

Les gens n'�taient pour lui que de vulgaires marionnettes.

Il jouait avec les sentiments des gens.

Il a jou� avec les miens, aussi.

Je l'aimais...

Quand il est mort...

l'espace d'un instant...

j'ai �t� contente.

Il avait enfin trouv� quelqu'un plus fort que lui...

sans aucune piti�!

Presse-toi, Rosy, nous n'avons plus le temps!

Presse-toi, pour l'amour du ciel!

Quelque chose ne va pas? Pourquoi tu ne t'assois pas?

Que se passe-t-il?

Je t'�coute. Parle.

Parle. Qu'y a-t-il?

La situation est devenue insupportable.

C'est ce que je voulais t'entendre dire.

Tu as enfin compris...

Envoie ta putain de femme au diable...

et viens vivre avec moi. C'est la seule solution.

Pauvre folle... Tu n'as rien compris, comme toujours.

C'est toi qui dois dispara�tre de ma vie.

Dispara�tre � jamais.

Envoie ta putain de femme au diable et viens vivre avec moi.

Envoie ta putain de femme au diable et viens vivre avec moi.

Envoie ta putain de femme au diable et viens vivre avec moi!

C'est toi qui m'as tu�!

C'est toi qui m'as tu�!

C'est toi qui m'as tu�, Rita! C'est toi!

Non, ce n'est pas moi!

Ce n'est pas moi!

Je me souviens de cette soir�e pour une raison pr�cise.

Ils ne touch�rent pas leur plat. Ils se sont disput�s.

Puis votre p�re s'est lev� et il est parti seul.

Ils n'ont rien bu? Un ap�ritif, un verre de vin?

Je n'eus m�me pas le temps d'ouvrir la bouteille.

- Merci beaucoup. - Ce n'est rien, mademoiselle.

Eh bien?

II n'a ni mang� ni bu ce soir-l�.

Ce qui veut dire que c'est arriv� apr�s.

�a ne peut pas �tre autrement.

Alors?

Metredin liquide. Assez pour tuer un boeuf.

- Qu'est-ce que je dois faire? - Aller tout de suite � la police.

- Non. Avant, je veux savoir... - R�fl�chis...

Quelqu'un a essay� de te tuer.

- Tout le monde aurait pu boire �a. - Toi seule boit cette orangeade!

- Ce n'est pas une preuve d�cisive. - Bon...

Que voudrais-tu faire? Retourner l�-bas?

Cette nuit, tu dors chez moi.

Rosy, tu dois prendre une d�cision.

C'est un jeu trop dangereux pour toi.

Tu dois en parler � la police.

�a ne servirait � rien.

La personne qui a commis le crime a �t� tr�s habile.

Alors va-t'en pour toujours de cette maudite maison.

Il n'y a pas d'autres solutions.

Et mon p�re?

Mon p�re...

Ton p�re est mort.

Et toi, tu es vivante.

Pense � toi.

Pense � nous deux.

Ne me laisse pas...

- Ne me laisse jamais. - Non, je te le promets.

Tu ne peux pas m'abandonner, je t'en prie!

- Papa! - Aide-moi � trouver la v�rit�!

Nous n'avons plus le temps!

- Papa! - Je dois savoir. Fais vite!

- Ne t'en va pas, papa... - Aide-moi!

Je m'�loigne de toi... Nous n'avons plus le temps!

Rosy... Ma fille...

Au secours! - Je suis l�...

Ne me laisse pas...

Papa!

Je t'en prie...

Rosy, je t'en conjure!

Nous n'avons plus le temps!

Grand-p�re...

C'est moi, Rosy.

Comment vas-tu?

Je sais que tu m'entends.

Que tu m'aimes.

Moi aussi, je t'aime.

Je vous aime, papa et toi.

Si seulement tu pouvais parler...

me faire un signe.

Tu sais peut-�tre la v�rit�, tu sais qui l'a tu�.

Tu veux me dire quelque chose, n'est-ce pas?

Courage...

Que fais-tu ici?

II doit rester calme. Une trop forte �motion pourrait le tuer.

- J'�tais venue lui dire bonsoir. - C'est fait. Laisse-le se reposer.

Bien s�r...

Bonne nuit.

Bonne nuit.

Tu aurais d� le savoir, l'argent n'apporte pas que des joies.

Il g�n�re rancune, envie.

Qu'est-ce que j'y peux? R�ponds!

Courage, papa!

Tu n'y peux rien, mon fils.

Tu aurais d� t'y attendre,

surtout de la part de celle... en qui tu avais le plus confiance.

C'est elle qui t'a tu�!

Non... ce n'est pas possible.

C'est elle... Voil� la v�rit�!

Elle ne t'a jamais aim�.

De qui parles-tu?

De qui parles-tu?

Qui est-ce? Dis-le-moi!

De qui parles-tu?

Dis-le-moi!

Qui est-ce? Tu ne me l'as pas dit, papa!

Encore, David? O� as-tu pris cela?

R�ponds-moi, d'o� vient cette ampoule?

- Je ne sais pas. - Dans la poubelle.

Davide fouille toujours partout, c'est un enfant vivace.

D'o� lui viennent de telles id�es?

II a d� voir �a � la t�l�.

Dori, tu �tais ma gouvernante pr�f�r�e.

R�fl�chis bien et r�ponds � ma question.

Qui �tait dans la maison le soir o� mon p�re est mort?

C'est simple. Il y avait moi,

David, sa m�re...

et bien s�r, le pauvre monsieur Giorgio.

- Et Hilde? - Elle �tait partie le matin.

Elle avait rendez-vous en ville avec monsieur mario.

All�? Qui est � l'appareil?

Peu importe. Ce qui compte, c'est que je sais comment ton mari est mort.

- Qui est � l'appareil? - Tu croyais pouvoir t'en sortir?

Tu t'es crue tr�s habile, n'est-ce pas?

Tu as eu tort.

- Que voulez-vous de moi? - Je te le dirai personnellement.

Je t'attends demain au clo�tre du vieux couvent, � onze heures.

Si tu tiens � ta vie, viens, et viens seule.

Je viendrai seule.

Maman?

- C'est toi? - Oui, c'est moi.

Tu ne t'y attendais pas, n'est-ce pas?

Tu croyais que j'avais aval�, moi aussi, l'histoire de la veuve...

inconsolable que le destin accable?

Laisse-moi te le dire, maman, tu joues bien mal la com�die.

Tu ne vas pas croire que j'ai tu� ton p�re?

Je ne sais pas encore comment, mais c'est toi.

Pourquoi l'aurais-je fait?

Pour de nombreuses raisons. L'argent, avant tout.

Je t'en prie, aie piti� de moi...

Ou bien tu l'as tu� pour continuer ta sale histoire avec mario.

Ne dis rien... Je l'ai vu sortir de ta chambre en pleine nuit.

Ou bien est-ce par peur qu'il d�couvre que David n'est pas son fils?

Rosy, comment peux-tu penser une chose pareille?!

Ne t'inqui�te pas...

m�me si je suis au courant de ces "petits" secrets...

je n'ai pas l'intention de te d�noncer.

Il me suffira de t'effacer de ma m�moire pour toujours.

Je vais partir demain matin.

Encore de la glace.

Quatre gla�ons, comme toujours.

Tout de suite, papa.

J'ai compris...

Le verre �tait dans les gla�ons.

Je sais qui c'est, maintenant.

�a n'a pu �tre qu'elle.

Un plan diabolique.

Personne n'aurait pens� � elle.

Tu parles de moi, n'est-ce pas ma ch�rie?

Ce n'�tait pas n�cessaire d'�tre l� quand il aurait pris de la glace.

Tout �tait pr�vu. Un m�canisme �tudi� dans les moindres d�tails,

Ce n'est pas ma m�re qui a projet� ce crime.

Toi seule pouvait imaginer un plan aussi subtil.

Tu as su alimenter l'imagination d'un jeune enfant.

Eh bien c'est une d�cision...

que nous avons pris en commun mon fils, ta m�re et moi.

Il �tait arriv� quelque chose que personne ne pouvait pr�voir.

Giorgio avait d�couvert que David n'�tait pas son fils.

Il mena�ait de nous d�sh�riter.

Ainsi, vous avez transform� David en un tueur involontaire.

M�me si la police d�couvrait tout, elle aurait pu penser � en malheur.

Mais il est trop tard.

Je connais la v�rit�, et je ne dirai rien, sois tranquille.

Ne vous faites pas d'illusions,

je serai bient�t loin et je vous laisse la maison...

avec tout ce qu'elle contient.

C'est � vous. Je ne veux rien.

Mais vous devez faire attention.

Mon p�re habitera avec vous, lui aussi.

Il vivra dans vos consciences, dans vos peurs, vos cauchemars.

Et il vous tourmentera pour tout le mal que vous lui avez fait.

Papa!

Papa!

Ce film est d�di� � quelques amis s�rs,

et tout particuli�rement � Clive Barker et Claudio Carabba

Sous-titrage: Laser S. Film s.r.I. - ROmA

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