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La Mort a de nombreux déguisements.
Certains me verront tel un serpent. D'autres, un vieil homme.
Dans les grandes villes, mon apparence serait celle d'un huissier.
Un couteau caché dans ma manche.
Ici dans la campagne et là-bas à Luchenbach,
je peux être vraiment moi-même.
Quand j'approche les plus jeunes,
ils disent que j'utilise ma faux les yeux fermés.
Je ne sais. Mais abattre un bourgeon est triste.
Avant qu'il pousse. Ceci est ma tâche !
Les personnes qui m'approchent semblent comprendre.
LES FRAISES ONT BESOIN DE PLUIE MCMLXX
Je vous interdis d'entrer. Laissez-les en paix.
N'ayez pas peur.
Je vous en prie, ils ont déjà eu assez de problèmes comme ça.
Pourquoi venez-vous à nous ?
Tout le monde me demande ça. - Pourquoi ?
Me croiriez-vous si je vous disais... que je ne sais pas !
Comment vous pouvez savoir si ils ont souffert ?
Toujours pauvres, ne possédant jamais rien !
Vous abîmez la vigne, il n'y aura pas de raisins.
Du raisin ? Est-ce que ça a de l'importance ?
Toute vie est importante ! - Qui est-ce, alors ?
Maman ou papa ? - C'est... C'est... - Dites-moi !
Erika, aucun des deux ! - Moi ?
Moi ?
Ça vous amuse ?
Comment puis-je vous expliquer ce que je ressens ?
Vous êtes venu pour moi et je n'ai pas encore vécu !
Seulement... ça ! - Erika ! Erika !
Un si joli nom ! - Personne ne m'a jamais dit ça !
Je ne l'ai jamais entendu ! Sauf en rêve !
Vous voulez dire, à cette minute ! Maintenant ?
C'est inutile, n'est-ce pas ? - C'est quoi, ces bavardages ?
C'est juste Franz, papa ! - Amène vite l'eau !
Dans une minute ! Il me parlait de la fête d'aujourd'hui.
Ta mère a besoin de toi dans la cuisine ! - D'accord !
Je suis contente que ce ne soit pas eux !
Je n'ai jamais aimé ! Et je vais mourir !
Et je n'ai jamais aimé !
Je veux un jour de plus ! - Non ! - Je vous en prie !
Donnez-moi un jour de plus. - Non !
Vous me devez un jour de plus ! On me croyait morte un jour entier
après ma naissance ! Ce jour m'a toujours manqué !
Vous êtes une... étrange créature !
D'accord ! Vous avez jusqu'à demain soir. Au crépuscule !
"Chers Maman et Papa, je voulais que vous sachiez..."
Très bien, Erika. C'est très joli !
Viens, viens Jordy. Je t'adore, toi ! Reste-là !
Tu fais quoi ici ? - Je voulais te voir !
Me voir ? - Tu peux me laisser entrer ?
Non ! Et si tu te fais prendre ? Et si je me fais prendre ?
Que peuvent-ils faire ? Tu n'as pas peur, non ?
Peur ? Bien sûr que non ! - Alors, laisse-moi entrer.
Tu es folle ou quoi ? - Je crois.
Tu as froid ? - Non ! - Pourquoi tu mets ton peignoir ?
Que veux-tu, Erika ? - Oh, rien, juste te parler !
Tu fais quoi ? - Je m'asseois, c'est tout !
J'ai pensé à nous, on se connaît depuis toujours.
On ne s'est jamais vraiment parlé. - Qu'est-ce qu'y a à dire ?
Tout. C'est quoi, ça ? Tu dors toujours avec une lampe de poche ?
Non, il y avait quelqu'un près de la grange dans la soirée.
Pas ça. - Je ne peux pas te voir si elle est pas allumée.
Tu sais à quoi je ressemble. - Et toi, le sais-tu ?
Ça veut dire quoi ? - Tu le sais bien !
C'est faux ! - Je t'ai vu me regarder.
Quand ça ? Quand t'ai-je regardé ? - A travers les buissons.
Je ne pouvais pas m'en empêcher. - Un garçon travaillant chez le boucher,
s'il a pas toute sa tête, il perdra un doigt.
Viens donc ici t'asseoir.
Owen Myers a un doigt en moins. Tu sais ça ? - Oui !
Je vais goûter ton doigt pour savoir ce qu'on aura à diner.
C'est meilleur que Myers. - Qu'as-tu dit ?
C'est meilleur que celui de Myers.
Fais pas ça, tu vas user les piles.
Je t'ai fait peur ? Vas-y, fais tes grimaces.
Vas-y d'abord, je tiens la lampe.
A toi maintenant. - Ok !
Vas-y, recommence !
Fais voir tes oreilles. - Voilà, elle est usée.
N'allume pas cette lampe. - Personne ne nous verra.
Sois pas si apeuré comme ça. - J'ai pas peur.
Je... voudrais pas que papa te voit ici. - Mais non !
Comment t'es sortie ? - Je me suis faufilée.
Vraiment ? - Ouais ! Tu fais jamais ça ?
Bien sûr, parfois.
Franz, tu m'aimes bien ? - Bien sûr, je t'aime bien.
Je suis spéciale ? - Je sais pas, je suppose.
T'es pas comme les autres filles de la ville.
Franz, je t'aime beaucoup. - Ok, ben on s'aime bien.
J'ai froid, mets tes bras autour de moi !
Tu sais ce qu'est l'amour ? - Bien sûr que oui.
Tout le monde le sait. - C'est la plus belle chose au monde.
Franz, embrasse-moi, tu veux ?
Je t'en prie, Franz ! - Je t'en prie, quoi ?
Tu ne veux pas de moi ?
J'ai toujours ta carte de la Saint-Valentin.
Enlève ton peignoir, allez, enlève ton peignoir ! Allez !
Tu ne veux pas ? - Vouloir quoi ?
Le faire ! - Tu veux dire... ?
On devrait peut-être pas ! - Tu veux me voir ?
Touche-moi !
Je suis laide ? - Oh, non !
Tu es belle !
Qu'est-ce qui ne va pas ? - Tu devrais... partir.
Maintenant ? - Désolé ! Va t-en, je t'en prie !
Erika ? Y aura t-il une autre fois ? - Oui !
Où ça ? - Là-bas ! Quelque chose ne va pas !
Qu'est-ce qu'y a ? - Je suis enceinte !
Félicitations ! C'est qui le père ?
Ann, désolé pour ton problème. Je sais ce que tu ressens.
Si je peux faire quelque chose, je le ferai.
Y a un truc à faire. - Vas-y ! - Epouse-moi !
Allez, je connais une demi douzaine de types.
C'est un mensonge ! - C'est ton problème.
Quelque chose ne va pas !
On ne peut pas me toucher. J'ai un pneu crevé.
Poules mouillées, des poules mouillées !
Un truc intéressant à voir ? - Pas pour toi !
Y a des petits culs sympas par ici !
En vlà une que t'as pas à ton tableau de chasse !
J'en suis pas si sûr ! - Ça c'est sûr !
J'ai jamais dit le contraire ! Ça va s'arranger, les mecs.
Salut Erika ! T'es pressée ?
J'ai des trucs à faire !
Elle a changé !
Bonjour Erika ! Comment vont tes parents ?
Maman va bien. Papa ne va pas très bien.
Tu leur dis bien des choses, ok ? - Je peux avoir ce parfum ?
Lequel ? - Celui avec le bouchon bizarre ! Combien ?
C'est 59 cents.
Ça va, Erika ? - Bien ! - T'es pressée ?
Je t'ai pas vu beaucoup dans le coin. - J'étais occupée !
Je veux pas en rajouter mais tu es vraiment mignonne.
Oh allez ! - Ne pars pas, j'étais sincère !
Pourquoi tu es gentil avec moi ? - Quoi, t'as pas l'habitude ?
Personne ne l'est ? - Parfois ! - Dis, j'ai une idée.
Tu veux monter ? - Là-dessus ? - Ouais, pourquoi pas ?
Je dois rentrer chez moi. - T'as pas peur, non ?
Non, je dois aller chez moi. - Allez !
Un pique-nique sur l'herbe, hein ? C'est une sacrée belle journée !
Et mon paquet ? - Laisse-le là, tu le récupèreras plus tard.
Mr Cornell me le gardera. - Super !
Ça continue encore, éternellement ! - Quoi ?
L'eau ! Elle coule et ne s'arrête jamais, n'est-ce pas ?
Je sais pas, je suppose que non !
Cette eau coulait déjà quand mon arrière grand-père
a bâti ce moulin. - Je ne savais pas ça.
Voilà pourquoi je m'appelle Miller. - Vraiment ? - Ouais !
Je suis né là-haut dans cette maison.
J'adore cet endroit, pas toi ? Qu'est-il arrivé à la roue ?
Tu ne poses que des questions. - Parce que je veux savoir.
Aujourd'hui, je suis curieuse de tout.
Il y a eut une crue. Tout a été emporté, détruit en morceaux.
Les moulins ont disparu alors on est allés en ville.
C'est triste ! - C'est le progrès.
Tu ne penses pas que c'est triste parfois ?
Je préfère chevaucher une moto plutôt qu'un cheval.
T'as déjà vu l'intérieur d'un moulin ?
T'es vraiment bizarre ! Je t'aime bien comme ça !
La plupart des gonzesses ont les foies sur une moto.
Elles ont 20 ans et elles ont peur de mourir.
Y a pas de quoi avoir peur !
Tomber d'une moto, ça peut faire de gros dégats.
Si on veut apprendre, il faut prendre des risques.
Tu aimes prendre des risques ?
N'aie pas peur Bruno, je ne reviendrai pas comme les autres.
Je t'avais mal jugée. Comme tout le monde.
Pourquoi ? - Je te prenais pour une sainte-nitouche !
T'as eu beaucoup de copines, hein ? - Des copines ? Aucune !
Personne comme toi.
Pourquoi tu ne te débats pas ? - Je ne comprends pas !
Tu le veux vraiment ?
Laisse-toi aller !
Bruno, fais-moi quelque chose de formidable !
Bon Dieu, marre de ces baisers ! Qu'on en finisse !
Ramène-moi ! - Pas question !
Je t'en prie, Bruno !
Tu repars pas avant d'avoir fait ce qu'on est venus faire.
Je ne veux rien faire ! - Des clous, ma grande !
C'est pas ce que j'avais cru que ce serait.
Tu voulais que je te prenne, hein ? Elles disent toutes ça à Bruno !
Ça gênerait pas ta conscience. Bruno m'a obligé !
Ok, je vais jouer à ton jeu !
C'est ça qui t'excite ? C'est ton papa qui te donne la fessée !
Papa peut-être très méchant ! Quand papa aura fini,
il se rattrape. Papa aime plus son bébé que Maman !
Hé, t'iras nulle part !
Chérie, t'aimes ça, salope ?
J'aurais pu...vous dire que ça n'en valait pas la peine !
Ça en valait chaque minute ! Sauf pour Bruno !
Ça n'a rien à voir avec vous, c'était une coïncidence !
Ecoutez, un oiseau ! - Il est piégé dans le grenier.
Je n'avais jamais vraiment écouté.
Ce n'est pas inhabituel ! - Ou vu ou ressenti !
La vie est très précieuse. - Pourquoi l'enlever, alors ?
Je reste souvent incompris. - Pourquoi ?
C'est moi qui rend la vie si précieuse.
Irai-je au Paradis ? - Personnellement, je ne sais pas.
Je suis un simple travailleur. - Vous devez savoir.
Non, mon enfant, je ne sais pas.
Vous n'avez plus peur. - Non, je n'ai pas peur.
Mr Seastrum ? Mr Seastrum ?
Vous avez découvert mon lac privé. - Erika, c'est toi ?
Vous ne me reconnaisisez pas ? - Bien sûr que oui.
Tu as beaucoup changé.
En retard pour la 3ème fois cette semaine, Erika !
Tout ce que tu as à dire ? Aucune excuse ?
Maman est malade et je dois faire la cuisine.
Chaque fille ici aide à la... cuisine !
Mais je n'ai pas de frère ! - Et mise à part la cuisine ?
Le ménage ! - Je vois ! - Je dois tondre aussi !
Si tôt ? - Ça prend du temps pour enlever l'odeur !
Le retard, c'est mal ! Etre désobligeant est impardonnable !
Tous sauf Erika, vous resterez après l'école.
Allons, au travail ! - Tu as beaucoup changé !
Mais moi aussi ! Tu as appelé cet étang, un lac ?
Oui, c'est un lac. Parfois, c'est un océan.
Il est ce que je veux qu'il soit. - Tu me rappelles une personne.
Qui ça ? - Don Quichote ! Il va pleuvoir, viens !
Non, je n'aimais pas ça. - Qu'as-tu fait depuis ce temps,
si tu n'est plus à l'école ? - J'ai travaillé à la ferme.
Plus d'école ? - J'ai dû arrêter, papa est malade !
Désolé ! - Il y a tant de travail pour maman. Elle...
Tu es très sage, Erika ! J'ai fait du bon travail à l'école.
Non ! L'école n'est pas un endroit pour enseigner la pensée.
Je me sens comme une machine. Parfois... Souvent !
Oh, un pré de fraises ! Vous vous rappelez ?
Oui, les fraises. Tu les avais volé.
Hé, que se passe t-il là-bas ?
Hé bien Erika, tu dérobes les fraises des autres, hein ?
Ce carré n'en produit pas tant que ça. Y en a assez pour tous, tu crois ?
C'est peut-être un jeu pour toi mais c'est la propriété d'autrui.
C'est du vol ! Regarde-moi ! Je te parle !
Qu'as-tu à dire pour ta défense ? - Désolée, j'avais faim !
Faim ou non, tu dois respecter la propriété d'autrui.
Je peux y aller, monsieur ? - Oui, vas-y !
Tu m'as vu ? - Oui ! - C'était une bonne raison.
Vous m'aviez dit que la faim n'était pas une bonne raison.
Celle qui tu as prise allait mourir. Pas la peine de la gâcher, hein ?
Tout ce qui doit mourir ne devrait pas être gâché !
Tu lis encore, Erika ? - Non, j'ai plus le temps.
C'est ça l'histoire d'une ferme, toujours trop de travail.
C'est fait pour ça. - C'est l'histoire de toute chose.
Juste à temps, on allait être trempés.
C'était pas très grave. J'adore la pluie. - Moi aussi !
Je ne sais pas nager.
Ça te gêne ? C'est pas nettoyé ! - Non, j'aime beaucoup !
Ce Quichote n'est pas mouillé. Il a traversé tant de choses,
il ne pouvait que supporter cette pluie.
J'aime ce Don Qui... - Quichote ! - Il avait aussi un lac ?
C'était dur pour lui, on se moquait de lui. Il avait raison.
Toi aussi. Si tu veux que cet étang soit un lac. C'en est un.
Le lac Erika ! T'en penses quoi ? - J'aime bien !
C'est pas mal de faire semblant ? C'est pour les enfants, non ?
Pour les enfants, c'est un jeu. Etre enfant, c'est essentiel !
Un homme qui ne fait pas semblant parfois est fichu !
Ça donne de l'espoir. C'est un besoin pour survivre.
Je vais te le donner. Voudras-tu le lire ?
Oh oui, mais vous ne l'avez pas encore fini !
C'est pas grave, je peux le lire quand je veux !
Tu n'es pas obligée. - Non, je veux bien ! Echange !
Ces fraises m'ont donné faim et toi ?
Je pensais pas à la nourriture. - Je me souviens.
Je n'ai rien à t'offrir. Ni d'ailleurs pour moi.
Je vais devoir y aller. Je dois passer chez Clyde prendre un paquet.
Attends que la pluie cesse. - J'aime bien la pluie.
Je suis égoïste. Je voulais juste quelqu'un à qui parler.
Je ne suis pas intéressante. - Hé, tu es la personne la plus
intéressante que j'ai rencontré dans cette ville.
J'ai pas encore fini l'école.
On est quittes !
Vous voulez vraiment que je reste ? - Sinon, je l'aurais pas demandé.
Je pensais que vous essayiez juste d'être gentil avec moi.
C'est le cas !
Tu as oublié quelque chose. - Quoi ?
Nous sommes des voleurs de fraises. Et puis, j'ai encore faim.
On ne m'attrapera pas. Pluie ou pas pluie.
Je monte mon fidèle destrier et vais chercher de la nourriture.
D'abord, un costume. Pour la dame du manoir.
Un présent d'un chevalier en danger.
Un vêtement précieux que vous gardez sur votre corps.
Mon chemisier ? - Non, ce n'est pas nécessaire.
Dans ce cas, il faut que vous touchiez quelque chose.
Là, prenez, gente dame ! Votre parfum me donnera du courage !
Rien ne peut m'arrêter maintenant !
Succès !
Parmi des milliers, si tu n'es pas là, je partirai seul !
Bonjour, doux prince !
C'est à l'Est et tu en es le soleil !
Lève-toi, soleil ! Et tue ce moment magnifique !
Voici ! Votre paquet, Madame !
Je peux aider ? - Ça irait plus vite !
J'ai cette pensée sur la conscience depuis des lustres !
Je t'attendais !
C'est un jour spécial, Erika !
Je t'aime bien, Erika !
Je ne sais pas comment dire ce que j'essaie de dire mais...
C'est bizarre mais les gens changent.
On ne sait jamais comment devient une personne en vieillissant.
Tu vois ce que je veux dire ?
Tu es belle ! - Je joue !
Non Erika, tu ne joues pas !
Tu es la plus belle femme que j'ai jamais rencontré.
Même sans chaussures.
Erika, un toast pour la princesse. - J'ai jamais bu de champagne.
Les musiciens se sont arrêtés. - Comment osent-ils ?
C'est la première fois pour moi. Sois doux.
C'est important que tu sois sûre.
L'amour c'est une douleur. - D'abord, parfois, enfin oui.
La pluie s'est arrêtée. - La musique s'est arrêtée.
Attention aux marches !
Seastrum, Seastrum, je n'ai jamais su ton prénom !
Gerte ! - Personne ne s'est jamais appelé Gerte !
Gerte et Erika ! On dirait le titre de quelque chose !
Ouais, deux éléphants dans un zoo.
Adieu, doux prince ! Dors !
Vite, maintenant, avant que je commence à l'aimer !
Prenez-moi, maintenant ! - Non !
Je ne peux pas. Je suis venu prendre une seule âme !
Là, il y en a deux !
Au fait, ce sera un garçon.
Trad: Uncle Jack 2016 !
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