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LA PAROLE EST AU COLT
Au d�but des ann�es 1880, le Colorado est rong�
par une violence jamais vue jusqu'alors.
Le chemin de fer permet aux colons de peupler des terres
auparavant inaccessibles.
Mais des bandes de hors-la-loi sans merci
en profitent pour saccager l'�tat.
Ils attaquent habilement,
et retournent se terrer dans leurs forteresses en montagne,
o� ils �chappent � la loi.
De toutes ces bandes de hors-la-loi,
la plus crainte est sans doute celle de Drago, le tueur impitoyable.
Epaul� par son gang de desperados,
ils pillent et terrorisent les villes et colonies
du Sud du Colorado.
Personne dans la r�gion n'�chappe � leurs attaques vicieuses.
Les ranchs subissent le m�me sort que les villes.
Les troupeaux sont vol�s en plein jour.
Les banques comme les comptoirs commerciaux.
En ville, l'argent n'est � l'abri nulle part.
Et les quelques fous qui tenteraient de r�sister
sont abattus sans aucune piti�.
Les villes frontali�res du Nouveau Mexique
constituent pour Drago une cible de choix.
Le Nouveau Mexique est son sanctuaire,
inaccessible aux repr�sentants de la loi du Colorado.
Drago tourne cette situation � son avantage
pour planifier ses attaques.
Il charge de l'autre c�t� de la fronti�re,
pille et br�le des villes du Colorado sans d�fense,
et dispara�t au Nouveau Mexique
aussi rapidement qu'il est arriv�,
laissant derri�re lui la mort et la destruction.
Craignant que sa ville soit la prochaine,
Chad Lucas, Sh�rif de Lodgepole, Colorado,
et son adjoint, font route vers le Nord
pour rattraper un train charg� d'argent.
Cet argent pourrait bien s'av�rer crucial
pour la ville frontali�re de Lodgepole.
Pile � l'heure.
En ville, ce train n'aurait pas besoin d'escorte.
- Il est bourr� d'argent.
- Mais il est aussi s�r que dans le coffre
de la banque de Lodgepole.
On devrait retourner en ville. - C'est moi qui d�cide, Cap.
- Bien s�r, Chad.
Tu es le chef.
- Qu'est-ce que vous disiez d�j�?
Aussi s�r qu'� la banque de Lodgepole?
- Ils sont plus nombreux que nous.
Prenons-les par surprise, au passage du train.
- La meilleure strat�gie est d'arr�ter ce train.
Retournez chercher des renforts � Lodgepole.
- Le train arrive, Drago.
- Je sais, je l'entends.
- Du calme, Mitch.
- Abattez-ce r�servoir!
Abattez-le!
- Voyez-vous �a...
L'argent te br�le vraiment les doigts.
Tout le monde est revenu?
- Tu es le dernier.
- Parfait.
On a bien m�rit� de se taper une bonne petite beuverie.
- On ne devrait pas plut�t repartir, Drago?
- Quand je le d�ciderai.
Ici, on n'� rien � craindre de la loi.
On dit qu'il y a une nouvelle fille chez Nate Harlan.
Et apparemment, ce petit lot d�cha�ne toutes les convoitises.
- Pas de nouveau, les gars.
Pas de nouveau...
- Et �a arrive au pire des moments!
J'imagine que votre banque n'a plus de liquidit�s?
- Plus rien, M. le Maire.
Je me suis endett� � la gorge pour lever l'argent du train.
- Les commerces de la ville comptaient sur vous
jusqu'� r�ouverture de la mine.
- Je sais.
Pas de nouvelle de Chad?
- Toujours pas, Monsieur.
- �a commence � devenir inqui�tant.
- Ne t'en fais pas, Papa,
Cap a dirig� les recherches.
- J'ai plac� un homme de confiance � leur t�te, il connait son travail.
- Quoi qu'il en soit, la ville ne peut pas se passer de son Sheriff.
- Pourquoi pas Cap?
II est son adjoint depuis longtemps.
- Bien s�r.
Cap, vous le remplacerez.
- Comptez sur moi, Monsieur.
- Cap...
Avez vous la moindre id�e d'o� aller chercher ces braqueurs?
- Eh bien...
En l'�tat des choses...
Je pense qu'ils vont essayer de passer au Nouveau Mexique.
�a me rappelle quand j'�tais Commandant � Vicksburg.
Le front ennemi �tait intouchable, mais on a prot�g� le notre!
Notre plan va �tre... - Cap...
Je sais tout sur Vicksburg.
C'est le pr�sent qui m'inqui�te.
Si on ne retrouve pas l'argent dans les jours � venir,
je devrai fermer la banque.
- Chad! - Chad!
Dieu merci, vous �tes vivant!
- �a ne r�jouira pas tout le monde...
- Mark, fais venir le docteur. - On �tait fous d'inqui�tude.
- Que s'est-il pass� apr�s que tu m'as envoy�?
- J'aimerais pouvoir le dire...
- En entendant le d�raillement, j'ai compris qu'on avait �chou�.
Je suis revenu t'aider mais la bande avait disparu.
Je t'ai cherch� partout, et j'ai fini par rentrer en ville.
- Savez-vous qui peuvent �tre les coupables?
- Non.
Mais je sais o� commencer � chercher.
- Chez Nate Harlan, j'imagine.
- Bien entendu!
Responsable ou non, ce braquage lui donne
le contr�le de la ville.
- Je sais bien qu'Harlan est le seul homme
a disposer de liquidit�s.
Et si on ne r�cup�re pas cet argent, on devra faire affaire avec lui.
Mais �a ne vous donne aucun droit d'intervenir au Nouveau Mexique.
Tom a investi tout ce qu'il avait pour tenter de sauver cette ville.
Je n'abandonnerai pas sans me battre!
- Vous avez l'air d�termin� � aller interroger Nate Harlan,
mais il faudra le faire l�galement.
Nous contacterons le Marshal.
- Il lui faudra au moins deux jours pour venir.
- Parlez-lui, Tom.
- Je pense que le Maire a raison, Chad.
Vous ne pourriez arr�ter personne sans l'aide des autorit�s.
Je vais leur envoyer un t�l�gramme.
Le Marshal pourrait �tre l� demain.
- C'est votre argent, Tom.
- Je vais voir o� en est le docteur.
- Tu as de beaux restes, Cap.
- Petit insolent!
Tu aurais servi sous mes ordres en temps de guerre!
- Tu devais �tre un sacr� gros dur...
- Tu n'as rien de mieux � faire?
- Drago veut te remercier de l'avoir renseign� sur le train.
- Je ne l'ai pas fait pour l'argent.
- Ben �a alors... Et pourquoi tu...
- �a me regarde! O� est Drago?
- En face, il prend du bon temps.
- Retournes-y et conseille-lui de d�camper.
Ils appellent le Marshal des �tats Unis.
- Le Marshal...
Qui a eu cette id�e? - Pas moi.
Fonce, fais ce que je t'ai demand�.
- Arr�tez un peu de gesticuler.
- Vous �tes beaucoup trop long.
- Comme dit le po�te: "Les Grands Hommes ont de la patience".
Combien de doigts voyez-vous?
- Je me fiche de vos doigts...
- Allons, allons... Combien?
- Trois.
- Vous avez pris votre temps...
Votre vision va rester brouill�e de la sorte encore quelques jours.
Je vous recommande le maximum de repos.
- Du repos?
C'est votre prescription pr�f�r�e.
M�me pour ma lune de miel vous me prescririez du repos.
- Estimez-vous heureux que cette balle n'ait laiss� aucune l�sion permanente.
Et remerciez la solidit� de votre cr�ne.
- Mieux vaut avoir la t�te dure
pour attendre que le Maire passe � l'action.
- Chacun doit avancer � son rythme, Chad.
Et vous �tes trop rapide pour la plupart des gens, ici.
�a, �a devrait vous plaire.
- Merci beaucoup.
- Chad...
- Je suis l� Tom...
- �coute-moi bien...
J'esp�rais sauver cette ville...
Maintenant c'est � ton tour...
- Nous le ferons ensemble.
- C'est trop tard pour moi.
Finis le travail.
Je compte sur toi.
- Je ferai tout ce que je peux.
- Je ne demande pas mieux...
- Vous voulez toujours attendre ce Marshal?
- Non.
Faites-le � votre mani�re, Chad.
- Messieurs!
Messieurs!
Vous le savez tous, j'ai beaucoup apport� � cette ville.
Et vous vous �tes montr� vraiment tr�s reconnaissants.
Les clients de Nate Harlan m�ritent ce qu'il y a de meilleur!
Et c'est ce que je m'appr�te � vous offrir ce soir.
La beaut� la plus �blouissante de l'Ouest.
Je vous pr�sente: Uvalde!
La Texane qui a donn� son nom � la ville.
Mais...
Que les choses soient bien claires...
Uvalde fait partie de ma collection priv�e.
On regarde mais on ne touche pas.
Ce soir, elle dormira au coffre fort.
Des roses rouges, pour une beaut� d'exception.
- Des fleurs et de la flagornerie.
Vous me sortez le grand jeu.
- C'est exactement ce que vous m�ritez.
Je ferai de vous la reine de cette ville.
Mais l'apparence ne fait pas tout.
Uvalde a aussi une voix � r�veiller les morts.
Hal, accompagnez Mademoiselle.
- Madame la Texane.
Venez donc chanter par ici.
- Quelqu'un a laiss� la porte ouverte.
- Je me charge de la fermer.
Bonjour Sh�rif.
Je ne vous attendais pas ici.
- Et pourquoi pas?
- J'ai entendu parler de votre m�saventure
avec ces bandits.
- Je les cherche toujours.
- Vous perdez votre temps ici.
Je ne peux vous offrir que du jeu...
et des filles.
- Vendez donc ce que vous voulez.
Je m'int�resse � vos clients.
- Pour tous vous dire...
Je re�ois ici certains
de vos plus respectables concitoyens.
- Mais pas seulement...
- Devrais-je contr�ler leur identit�?
- Vous non, moi oui.
- Ne le prenez pas mal, Sh�rif, mais...
Votre petite �toile m�tallique n'a aucune valeur ici.
- Deux hommes viennent d'�tre tu�s.
Je recherche leur assassin.
- Dans ce cas Sh�rif, vous feriez mieux de respecter la loi.
- Et vous feriez mieux de ne pas vous tenir sur mon chemin.
- Vous savez employer les bons arguments.
Qu'est-qui vous pousse � croire
que l'homme que vous cherchez serait ici?
- Nicos!
Dis-lui.
- Apr�s la tuerie, j'ai vu un homme passer la fronti�re.
Il est entr� chez vous, M. Nate.
- Cette affaire est parfaitement honn�te.
Si vous pensez qu'il se cache ici, je vous autorise � le chercher.
- C'est tout � votre honneur.
- Essayez juste de ne pas d�ranger mes habitu�s.
- Les comptes de la roulette, M. Harlan.
- Bonjour, Chad.
- Bonjour.
- Quelle surprise de te voir ici.
- Le monde est petit.
- Que se passe-t-il, Chad?
- Un geste et je fais exploser sa jolie petite t�te!
Dehors!
- L�chez-moi!
- Cessez-le feu!
� vos chevaux!
- Un probl�me, Sh�rif?
- Tout va bien.
Qu'est-ce qu'ils font, derri�re?
- Le terrain est accident�, et vous �tes difficile � suivre.
- Toi tu y arrives.
- Je suis Grec. Les montagnes, les rochers...
Ce sont mes amis.
- Ralentissez un peu, vous voulez tuer les chevaux?
- S'il le faut.
- La Cavalerie nous apprend � respecter les chevaux.
- Si seulement Drago y avait servi, il serait plus facile � rattraper.
- Sh�rif!
Je vous attendais.
Vous avez mis le temps pour r�unir votre bande.
- C'est comme �a que vous accueillez vos invit�s?
- Vous parlez de ces Apaches?
lls se sont incrust�s. J'ai d� changer mon plan.
- Et quel �tait votre plan avant leur irruption?
- Trouver Drago.
- Pile ce � quoi je m'attendais.
- Surtout, ne vous m�prenez pas.
J'ignore tout de cette attaque de train.
- Dans ce cas, vous �tes tr�s chanceux.
Cette attaque a mis la ville � votre solde.
- � quelque chose malheur est bon...
- Et bien s�r, c'est vous qui en profitez.
- Pas seulement.
Drago m'a peut-�tre offert la ville...
Mais il m'a pris ma fianc�e.
Uvalde a fait le voyage jusqu'� Lodgepole
pour devenir ma femme.
- Et vous pensez que je vais vous croire?
- Et pourquoi pas?
Vous y voyez une objection?
- Non. Rien qui ne me vienne.
- Dans ce cas...
Vous sembliez en faire une affaire personnelle.
- Une fille comme �a...
On n'en croise pas tous le jours.
- Vous peut-�tre pas, moi si.
- F�licitations. - Attendez, Sh�rif.
On n'est pas souvent en accord, vous et moi, mais...
Vous devez tout de m�me m'aider � la retrouver.
- Je suis l� pour une chose, Harlan.
R�cup�rer cet argent.
- Nous recherchons tous les deux Drago.
Nous devrions mener ces recherches ensemble.
- Je ne veux pas de vous dans mes pieds.
- Parti comme c'est, on n'irait pas bien loin...
J'ai d� les mettre en col�re.
Je me suis fait quelque ennemis en tuant ces quatre guetteurs.
- "Quelques"?
Vous avez lanc� toute la nation Apache
� notre poursuite.
Pied � terre, Messieurs. Attachez vos chevaux.
Amenez vos fusils.
- Ces Apaches ne respectent pas vraiment
la Loi et l'Ordre, Sh�rif.
Votre petite �toile ne leur fait aucun effet.
- �a fait trop longtemps que je me retiens.
Je devrais �pingler votre grande bouche avec.
Par ici.
Appuie ton fusil ici.
C'est ta premi�re fois contre les Indiens?
- Oui... En ville, ils ont l'air diff�rent.
- Et ils se comportent diff�remment.
N'essaye pas de tirer sur tous. Isole bien tes cibles.
- J'esp�re avoir le courage de presser la d�tente.
- Tu t'en sortiras tr�s bien.
- Tu as un plan?
- Oui.
On va se battre.
- Une tactique.
On pourrait les d�s�quilibrer par le flanc
en dissimulant la moiti� de nos hommes derri�re la butte.
On les laisse approcher et...
- Si on se s�pare, ils feront plus que s'approcher.
- Il aurait pu vous �couter.
- Il ne m'a jamais �cout� depuis le jour
o� ton p�re l'a fait venir en ville.
- Pourquoi restent-ils l� haut?
- C'est la tactique Apache.
Ils veulent nous faire cogiter.
- S'ils chargent on est morts.
Ils sont bien trop nombreux pour nous.
- Vous voyez une autre solution?
Pr�t � l'affrontement?
- Je ferai mon boulot, Sh�rif.
- Tu comptes leur prendre leurs scalps?
- Juste s'ils s'approchent assez.
- Esp�rons qu'on les repoussera avant.
- 6 contre 5 que je me fais celui au pantalon en daim.
- Vous tirez aussi bien que vous parlez.
- Derri�re nous!
- Vous �tes un peu lent, Sh�rif.
- Je pensais que vos hommes de main
se battaient � votre place.
- Parfois, je pr�f�rerais.
- Une bien jolie turquoise.
- Ne leur laissons pas le temps de r�unir des renforts.
- Non, on s'en va. - Parfait.
Rentrons en ville, remettre notre groupe sur pied.
- Drago sera d�j� bien loin.
- Mais nous avons des bless�s, qui ont besoin de soins.
- Et la jambe de Cap le fait souffrir.
- C'est juste une �gratignure.
- Je me fiche de ma jambe, Mark.
Chad...
Je ne suis pas du genre � me d�gonfler...
Mais un bon militaire doit savoir
se replier pour compter ses pertes.
Le G�n�ral Rosecrans l'a appris � la bataille de Chickamauga.
- Oublie Chickamauga, Cap.
On repart.
- Drago se dirigeait vers le pays Indien.
- C'est exact.
Si vous tenez � �tre scalp�s, allez-y.
C'est votre souci... Moi je fiche le camp.
Qui m'accompagne?
Quelqu'un d'autre? Ou vous pr�f�rez le suicide?
- Vous n'avez pas laiss� partir Cap, mais eux si?
- Ce sont des volontaires, Mark.
Cap et moi sommes pay�s pour ce travail.
- Cap, si votre jambe vous fait mal, vous devriez rentrer en ville.
- Non.
Un bon soldat ob�it aux ordres.
M�me s'il les sait mauvais.
- Vous avez chang� d'opinion sur moi?
- Pas totalement.
- Mais vous avez bien besoin d'un autre fusil.
- Je pourrai vous surveiller si vous �tes dans les parages.
- Vous n'acceptez pas l'id�e que je veuille juste
retrouver ma fianc�e.
Je me fiche de cet argent.
- Moi non.
- Dr�le de situation...
Moi, le cynique, qui risque ma vie par amour...
Et vous, l'humaniste, qui ne vous int�ressez qu'� l'argent.
- Drago a camp� par ici, Sh�rif.
- J'ai fait livrer cette robe depuis l'Est.
Elle la portait pour la premi�re fois
- On dirait qu'elle s'est battue.
- Oui.
- Mais rien ne dit qu'elle l'ait emport�.
- Ils sont partis?
- Oui, tu es en s�curit�.
- Je n'aurais pas tenu plus longtemps, Chad.
Nate!
- Tout va bien, ma ch�rie.
Rien ne pourrait m'emp�cher de venir te chercher.
Merci de votre aide, Sh�rif.
Ma pauvre ch�rie... Viens, tu as besoin de repos.
- Nicos.
Essaye de rattraper son cheval.
- Si je tenais ce Drago, je m'occuperais bien de lui!
- Comment peut-on �tre aussi cruel?
Utiliser cette fille comme app�t, pour attirer les Indiens.
- C'est mal conna�tre les hommes comme Drago...
Il serait capable de jeter sa propre m�re aux loups
s'il l'attaquaient.
- Je ne t'ai pas remerci�, Chad.
- Ce n'est pas la peine, Bonnie.
- Bonnie...
�a fait plaisir d'entendre ce nom � nouveau.
Tout le monde m'appelle Uvalde, maintenant.
- J'ai entendu �a...
- �a te d�range?
- C'est ta vie.
- Tu n'es plus l'homme que j'ai connu.
- J'ai vieilli.
- Comme nous tous.
Tu es devenu dur, et froid.
Tu riais m�me parfois,
quand on vivait � Uvalde.
- Beaucoup de temps a pass�.
- Huit ans, pour �tre pr�cis.
Huit ans que tu es parti avec ce troupeau.
Tu avais promis de revenir � l'automne.
- �a n'a plus vraiment d'importance.
- Tu m'as abandonn�e, j'aimerais savoir pourquoi.
- Les choses ont mal tourn�.
Je pr�f�re ne pas en parler.
J'ai d� travailler dur pour revenir.
- Tu es revenu?
Quand?
- Deux ans plus tard que ce que j'avais promis.
Mais tu savais que je reviendrais un jour.
- "Un jour"?
Tu esp�rais que je t'attende deux longues ann�es
sans aucune nouvelle?
- Je n'attendais rien de toi.
Mais je ne pensais pas que tu irais arpenter la Grand Rue de San Anton.
- Et tu n'as pas retrouv� San Anton?
- Je suis revenu pour une fille appel�e Bonnie Mitchell.
Pas pour trouver une femme...
se faisant appeler Uvalde.
- Alors pourquoi te fatiguer � me rechercher aujourd'hui?
- Le Sh�rif?
II n'a pas d�plac� son �quipe jusqu'ici pour tes beaux yeux.
Il m'a dit n'�tre ici que pour l'argent.
Pas vrai, Sh�rif?
C'est ton petit Nate ch�ri
qui est venu � ta rescousse, mon amour.
Viens l�.
- Tu n'as pas encore fini?
- Je fais les choses comme il faut.
Il est comme neuf.
- On a perdu assez de temps ici.
- Merci, Nicos.
- J'imagine que vous rentrez � Lodgepole?
- Pas encore.
- Je dois retrouver Drago. - Je le sais.
- On va devoir rester un peu avec vous.
- Vous n'�tiez pas press�s de rentrer?
- Nous le sommes.
Mais ces Indiens sont fous de rage.
Il serait trop risqu� pour nous
de traverser seuls le pays Apache.
Nous irons jusqu'� Las Turas.
L�-bas, on s'organisera.
- Tr�s bien.
Puisque que nous y sommes,
saurais-tu o� peut se cacher Drago?
- On n'�tait pas vraiment amis...
- Vous avez fait de la route, tu ne te souviens de rien?
- Ces collines se ressemblent toutes.
- Je vois...
Il nous faut donc reprendre sa piste.
En route!
Nicos, regarde donc ces traces.
- Ils ont encore deux heures d'avance.
- Tu connais ces montagnes par c�ur.
A-t-il pu monter l� haut?
- Pas que je sache.
Les ch�vres y grimpent, pas les cavaliers.
- On gagnerait du temps � marcher � c�t� des chevaux.
- Peut �tre deux heures, si on y arrive...
- Le plus court chemin n'est pas toujours le plus rapide.
Ce serait tr�s risqu�.
- On n'attrapera pas Drago en restant prudents.
- Vous comptez vraiment monter?
- Rien ne vous y oblige.
- Que les choses soient bien claires.
Si l'on tombait sur Drago avant de se s�parer,
j'ai ici de quoi bien l'accueillir.
- Pas si je le vois le premier.
- Faites-moi un peu confiance, Sh�rif.
Ici au Nouveau Mexique, j'ai autant d'autorit� que vous.
Nous l'arr�terons ensemble, en bons citoyens.
- L'alliance du chien et du chat, voyez vous �a!
- Mark, attention!
- Allez, avance!
- Vous devriez faire reposer vos chevaux.
- Seuls les chevaux le pr�occupent.
- Prends une gorg�e.
- Merci.
- Tu as l'air �puis�e.
- Si je l'�tais, il n'en saurait rien.
- Qu'importe?
Le Sh�rif ne repr�sente rien pour toi.
- Rien.
Absolument rien.
- C'est une bien grande n�gation
pour une si petite connaissance.
- Pas si petite que �a.
Nous venons de la m�me ville.
- Tu dois bien le connaitre.
- Uvalde est une petite ville.
- Et qui forge de bonnes personnes.
- Je te suis reconnaissante d'�tre venu m'y chercher.
- Tu sais...
Je pensais �tre un joueur inv�t�r�.
Mais apr�s tout, je ne risquais que de l'argent.
J'ai beaucoup plus � perdre aujourd'hui.
Parce que je mise tout sur toi.
- J'ai coup� tous les ponts pour te suivre � San Antonio.
- Tu ne le regretteras pas, ma ch�rie.
Tous les deux, on a le monde � nos pieds.
Et la chance nous sourit.
- Un peu de jus de tabac calmera la douleur, M. Cap.
- Je n'ai pas besoin
de tes antidotes � la Grecque, Nicos.
- Prenez un peu d'eau, Cap.
- On est pr�ts � repartir?
- Presque.
Tu as grandi sur ce genre de montagnes, n'est-ce pas?
- J'ai t�t� ma m�re sur des parois comme celle-ci.
- Le plus dur reste � venir.
Vous �tes pr�ts?
Nicos et moi passerons derri�re pour aider ceux qui ont du mal.
Tiens.
Accroche-toi � �a.
- Cap?
Vous avez besoin d'aide?
- Non, je reprends juste mon souffle.
Continue.
- Sh�rif, attention!
- Je n'ai rien pu faire.
Ma jambe m'abandonne...
- Tu aurais pu nous pr�venir.
- Je ne savais pas qu'il tomberait sur vous...
- Tu ne savais pas...
- C'�tait un accident, Chad.
- De l'inattention.
Et qui nous co�te la vie d'un brave.
- On devrait redescendre le chercher.
- On ne peut plus rien pour lui.
- On pourrait au moins l'enterrer.
- Nous avons pris ce risque pour pouvoir rattraper Drago.
- �a en valait vraiment la peine?
- Il en va de l'avenir de ta ville, Mark.
- Vous avez �vit� ce rocher de justesse, Sh�rif.
- Et �a vous r�jouit?
- Bien entendu.
Nous sommes soulag�s, n'est-ce pas, ch�rie?
On ne voudrait pas �tre livr�s � nous m�mes,
sans berger pour nous guider.
- Envoyez ce troupeau de chevaux droit sur eux.
Allez!
- Attendez, je passe devant. - Je t'accompagne.
- En avant.
Ce rocher m'�tait bien destin�.
- Tu pensais pouvoir me traiter comme �a?
Eh bien tu vas voir, ils vont tous voir.
Tu n'aurais jamais d� �tre mon sup�rieur.
J'�tais officier dans l'arm�e quand tu �tais encore un gamin.
Mais tu ne m'as jamais respect�.
Tu m'as pris pour un idiot.
Mais l� c'est moi qui t'ai eu.
C'est moi qui ai inform� Drago pour le train.
�'aurait d� en rester l�.
Mais tu es revenu pour m'humilier encore.
Mais cette fois c'est la fois de trop!
- � terre, � l'abri, vite!
- Cap!
II est mort...
C'�tait mon ami, Chad.
- Je sais.
- Une fois...
Il a sauv� la vie de Papa.
Vous le saviez?
- Je l'ignorais.
- C'�tait...
Pendant le si�ge de Vicksburg.
Vous n'avez jamais vraiment cru que Cap �tait un officier...
Mais il l'�tait, et un bon, avec �a...
Papa gisait, bless�.
Sans d�fense.
� quelques m�tres du front ennemi.
Cap y est all� en rampant.
Sous le sifflement des balles.
Il a extrait Papa.
Et il l'ont cribl� de balles.
II...
Il a pass� plus d'un an � l'h�pital.
Il a failli y rester.
Il n'a plus jamais �t� le m�me, apr�s �a.
Papa s'est toujours occup� de lui.
Il voulait rentrer � la maison.
Et vous ne l'avez pas laiss�.
Vous n'auriez pas d� l'obliger � nous suivre, Chad
- Non...
Je n'aurais pas d� l'obliger, non...
- C'est �trange...
On dirait qu'il n'y a personne.
- Il y a quelqu'un?
- Chad, vous pensez que c'est le campement de Drago?
- Non!
- Qu'est-ce qui te le fait dire?
- Souviens-toi, j'ai fait le trajet avec lui.
- Pas jusqu'ici.
- Drago a peut-�tre fil� ailleurs.
- Une charrue � bras.
- Une charrue � bras.
On dirait un campement de colons.
- Pas de cultures dans les environs. - Sh�rif.
On a touch� le gros lot.
Il y a tout ce dont on a besoin ici. - Et plus personne.
- On ne va pas rester ici � attendre.
Je leur laisse un mot pour les payer.
Sellez des chevaux.
- On a de la veine.
Pris la main dans le sac.
Je n'ai aucun scrupule � abattre un voleur de chevaux.
- On ne vous les volait pas.
On allait vous les payer.
- Vous entendez? lls veulent payer...
Vous paierez aussi
pour les 500 t�tes que vous avez fait fuir?
- Ce n'�tait pas nous, on a m�me �t� pris au milieu.
- �a nous a pris tout l'�t� pour capturer ces chevaux,
et vous vous �tes amus�s � tous les rel�cher.
- Ce n'�tait pas pour s'amuser, Ode.
Ils l'ont fait pour nous distraire,
et piller notre campement.
- Nous ne sommes pas des voleurs.
Cet homme est un Sh�rif.
- Comme souvent, les plus grands des voleurs!
- Nous vendrez-vous ces chevaux ou pas?
- Oui, nous vous les vendons.
- � quel prix?
- 10.000$, le prix du troupeau que vous avez fait fuir.
10.000$.
- �a nous a pris tout l'�t� pour... - Tu leur as d�j� dit �a!
Vous avez 10.000$?
- Je vous r�p�te que nous n'avons rien � voir l� dedans.
- Bull, on devrait les tuer.
- Profitons-en un peu, d'abord.
On a re�u personne depuis ces colons.
Rattachez ces chevaux o� vous les avez trouv�!
Confisque leurs armes.
- Regardez ce qu'ils nous cachaient!
- Reposez-moi!
- Tu as d�j� vu quelque chose comme �a, Ode?
- Pourquoi elle n'a pas de robe?
Je pr�f�re les femmes en robe.
- Les colons ont laiss� quelques robes.
Tiens l�, je vais lui chercher une robe.
- Je vous dis de me l�cher!
- Je te la garde! - Repose-la, Ode.
Je te dis de la reposer!
- Je voulais juste lui mettre une robe.
Elle devrait porter une robe.
- � moi elle me pla�t juste comme elle est.
Monsieur, le Sh�rif!
Sh�rif de...
Lodge... Pole, Colorado.
- J'ignorais que tu savais lire.
- Je sais lire les insignes. J'ai appris � lire en prison.
Le Colorado...
Vous n'avez aucun droit ici.
- C'est ce que je lui r�p�te
depuis que nous sommes partis.
- Que faites-vous ici?
C'est le Nouveau Mexique.
- Bas les pattes!
- Ab, il va falloir l'attendrir.
- Tr�s bien, Bull.
Je r�ve de me faire un Sh�rif.
Allez, mon gars!
Viens, petit.
Ce petit gars sait cogner!
- Casse-le, Ab! Casse-le!
Brise-lui le dos!
Mords-lui les pouces!
Mais le gros Ab est pourtant imbattable...
- Occupe-toi d'eux.
- Un instant.
Ce serait une grave erreur.
Vous voulez r�cup�rer vos 500 chevaux?
- Je les r�cup�re � ma mani�re.
- R�fl�chissez un peu.
Vous voulez 10.000$ pour ces chevaux?
Je peux vous en offrir le double.
20.000$, en liquide.
Morts, nous ne vous servirons � rien.
Mais vivants, on peut faire de vous un homme riche.
- Vous ne poss�dez pas 20.000$.
- L'homme que nous traquons a bien plus encore.
- Vous mentez.
- Nous traquons des hors-la-loi.
Ils ont de l'argent � foison, joignez-vous � nous.
- Des hors-la-loi?
Alors vous �tes l'�quipe du Sh�rif?
- Ou ce qu'il en reste...
- Dr�le d'�quipe...
Le Sh�rif n'a rien dit de cet accord.
- Il serait ravi que vous vous joigniez � nous.
Imaginez un peu:
20.000$ en liquide, d�s qu'on aura mis la main
sur ces hors-la-loi.
Ils ne doivent pas �tre bien loin.
Et avec le soutien de fines g�chettes comme vous...
�a va �tre du pain b�ni.
- �a me para�t un bon plan.
- Alors on fait affaire. En route!
- O� est l'urgence?
�a ne peut pas attendre le matin?
- Bien s�r, si vous voulez.
Quel meilleur endroit pour passer la nuit?
Et quelle meilleure compagnie?
- Femme!
Tu sais cuisiner?
Viande de bison et gras d'ours au menu.
Aux fourneaux!
- 20.000...
Rien que �a...
Vous jouez avec l'argent des autres.
- Et vous, vous savez jouer des poings.
Vous auriez pu nous faire tuer.
- Peut-�tre bien...
Si vous tenez tant � �tre g�n�reux,
offrez-leur donc un de vos jolis diamants!
- Ceux-ci?
C'est de l'esbroufe pour ce genre de types.
Ils ne comprennent que le liquide.
- Peu importe votre situation,
vous retombez toujours sur vos pattes...
- J'essaye.
- Jouons.
- Impossible de battre ces loques.
- �a suffit pour le solitaire. Jouons au poker!
- Attendez.
Vous aurez besoin de celles-ci.
- Chaque pierre vaut 1.000$.
Les b�tons valent 100$.
Voyons voir...
On a 20.000$...
Et on est trois...
On commencera donc chacun avec...
Comment on peut diviser 20.000?
- Vous ne pouvez pas.
Disons que vous avez 21.000.
�a vous fera 7.000 chacun.
- �a c'est de la g�n�rosit�!
- C'�tait le meilleur hachis que j'ai mang�.
- Tu ignorais que je cuisinais?
- Je ne te voyais pas dans ce registre.
- J'ai manqu� d'occasions, derni�rement.
- Je reprendrais bien de ce hachis.
Pas vous, Chad?
- Tu te jettes dessus comme sur du caviar.
- C'est qu'on ne mange pas souvent
quand on voyage avec vous.
- Je suis peut-�tre un peu dur, parfois.
- Encore du caf�?
- Tu t'es servie?
- Je n'ai pas eu le temps.
- Prends donc un tasse.
Assieds-toi.
- Merci.
- Bonnie, tout � l'heure tu m'as demand�...
Pourquoi ne j'�tais pas revenu � l'automne...
- Tu l'as dit, �a fait tr�s longtemps.
- Non, tu as droit � une r�ponse.
- Tu sais, Chad...
J'ai pass� le plus clair de ces deux ans
� me demander ce que j'avais fait de mal.
J'ai tourn� la page.
- Tu n'avais rien fait de mal.
Si je ne suis pas revenu,
c'est que j'avais honte de te regarder en face.
- Elle �tait jolie?
- J'aurais pr�f�r�...
Apr�s avoir livr� le troupeau,
l'un des gars a eu une id�e de g�nie,
plus excitante que de trimballer des vaches.
Il a parl� de la banque Panhandle.
pleine � craquer d'argent...
On a d�cid� de se la faire au retour.
Et �'a �t� le d�but.
J'ai pass� deux ans en cavale.
Et c'�tait de pire en pire.
- J'ai pens� que tu t'�tais recas�.
- Non.
C'est pour toi que j'ai d�cid�...
De me rendre.
J'ai eu de la chance.
Le juge a cru en moi.
Il m'a offert une nouvelle chance.
- Alors tu es revenu...
- Tu �tais partie depuis quelques jours.
- Si proche?
La vie vous joue de ces tours...
- Elle finira peut-�tre par tout nous rendre...
- Uvalde!
II te reste du caf�?
As-tu vraiment coup� tous les ponts?
Nous somme ensemble depuis longtemps, Uvalde.
Trop longtemps pour te laisser partir.
Je suis plut�t mauvais perdant.
- Des huit et des cinq!
- J'ai une suite!
- Quatre as!
J'ai gagn�! � moi les 21.000$!
Jusqu'au dernier cent!
- Un �t� de travail perdu en une seule nuit.
- Il aurait tout pris de toute fa�on.
Bull nous prend toujours tout notre argent.
- Vous avez le ventre plein, et pas de quoi de vous plaindre!
On ira chercher mon argent
demain � la premi�re heure.
- Chad?
Apr�s tout, ce campement n'est pas si mal.
Au moins, on dort au sec.
Quelque chose ne va pas, Chad?
- Cet endroit ne m'inspire rien de bon.
J'irai parler avec cette vieille crapule.
- Il a froid, je vais chercher une couverture.
- Chad...
On les a eu?
- Pour la plupart.
- Et Drago?
- Il s'est enfui.
- Pourchassez-le.
- Non...
On doit te trouver un docteur.
- Non, Chad.
- Ecoute-moi bien.
Sans toi, on n'a plus de raison de se battre.
- Chad...
Il faut continuer.
Il reste une ville enti�re pour laquelle se battre.
Et moi qui vous trouvais trop dur...
Mais j'ai compris...
Qu'il faut �tre dur quand on fait votre travail.
Continuez, Chad...
Continuez...
Je sais... Je sais que vous...
- Prenez ce dont vous avez besoin.
Nous on n'en veut plus.
- Vous ne venez pas avec nous?
- On am�ne Bull au pays des chevaux sauvages.
Il aurait voulu y �tre enterr�.
L� o� il pourra entendre les sabots des mustangs
tambouriner sur sa tombe.
Prenez ce dont vous aurez besoin.
- Puisque vous partez aux trousses de Drago,
Uvalde et moi nous arr�terons l�.
- Comme vous voudrez.
- Rien ne nous pousse � aller plus loin.
- Rien, en effet.
- N'y vas pas, Chad.
- Je n'ai pas rempli ma t�che.
- Mais tu es seul.
C'est la mort assur�e!
- Le Sh�rif sait ce qu'il fait.
- Pas seul contre tous!
lls l'attendent. Tu n'as aucune chance!
- Comment sais-tu qu'ils m'attendent?
- Je n'en sais rien.
Je...
- Tu caches quelque chose.
De quoi s'agit-il?
- Je sais o� ils sont.
- Pourquoi ne pas l'avoir dit avant?
- Mon fr�re est avec Drago.
- Mitch?
Le petit Mitchell, bien s�r...
- C'est un petit voyou,
mais cette attaque est sa premi�re grosse b�tise.
- Il est dans une sacr�e situation...
- Il a promis de me parler.
Je sais que je peux le raisonner.
Donne-lui une chance.
Comme on t'en a donn� une, un jour.
- Je suis Sh�rif, Bonnie, pas Juge.
O� sont-ils?
- Promets-moi que Mitch ne sera pas bless�.
- Je ne peux pas te le promettre.
- Moi, je peux!
- En route.
- Allons trouver ton fr�re!
Ce n'est pas ce que tu veux?
- Ils nous ont vu?
- Non.
Quelqu'un approche.
- C'est Chad, il faut le pr�venir!
- Et laisser tomber ton fr�re?
- Il faut l'arr�ter.
- Il a choisi de venir.
- Ils vont le tuer!
Chad!
Repars!
Chad!
- Occupons-nous d'eux tant qu'il est encore temps.
- Mitch!
Ta s�ur est avec nous!
Viens la retrouver, je ne tirerai pas!
Nate!
- Ne fais pas �a, Nate.
Je t'en conjure.
- Et pourquoi pas?
II y a un beau paquet d'argent.
- Tu n'en as pas besoin.
- C'est exactement ce dont j'ai besoin.
�a m'aidera � apaiser mon c�ur bris�.
- Nate, s'il te plait...
- Gare � la tentation, Sh�rif.
- J'esp�rais que �a finirait autrement, Nate.
- Quand je joue, le vainqueur rafle toute la mise.
Par ici, Sh�rif.
Ne jamais jouer � 1 contre 1...
- Chad!
- C'est l'automne, Bonnie.
Quelques ann�es en retard.
- Mais pas trop tard.
Adaptation: Gilles Bardaji
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