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-Les policiers surveillent,
pas les magistrats.
-Je prends des photos.
Je suis au bâtiment D.
-Jean-Do veut te voir.
-Il a enlevé mon fils.
J'ignore pourquoi.
C'est pas un méchant.
Donnez-moi un prix,
et je paierai.
-Je veux
des affaires.
-Je suis vivant. Tu leur as donné quoi ?
-20 ans de mon travail.
-Bouger
les Corses, chez eux ?
C'est impossible.
-C'est pas la guerre.
On va les niquer.
Je te donne toute la clique.
-Tu as quoi ?
-Tu les veux ?
-Oui. -Tu les auras.
Fais ce que je dis.
Musique intrigante
...
-Je t'avais dit de rien faire.
-Je t'avais dit de rien faire.
Et lui aussi, ce fils de pute, je lui avais dit.
80 %. Nacéra, je vais perdre 135 000 euros par mois,
parce que deux cloches se sont fait péter par une caméra.
-Crie plus fort, tout le monde entend.
-Ferme ta gueule, m'énerve pas.
Je t'avais laissé un biz en or, parce que j'avais confiance en toi.
Et toi, t'as tout foutu en l'air.
-Un biz en or ?
Mais on tapine, mon frère. On tapine, et c'est comme ça.
Ils sont chez eux, on est des Arabes, et ils décident.
Et tant qu'on fera rien, ça changera pas.
-Tu veux faire quoi, toi ?
Hein ?
Tu veux faire la révolution ?
Tu sais combien je leur donnais quand je tenais le biz ? 20 %.
Et nous, les Arabes, on prenait 2,7 millions,
Et nous, les Arabes, on prenait 2,7 millions,
par an. Regarde-moi ! T'as l'impression
qu'à 2,7 millions par an, on tapine ? T'es sérieuse ?
Le problème Reda, je vais le régler.
-Ca veut dire quoi? -Surveillant !
Je sors bientĂ´t.
-Nordine.
Putain.
Musique calme
...
-Alors ?
-Alors quoi ? C'est la merde, lĂ .
...
Musique de générique
...
...
-Vous tirez souvent ?
-De temps en temps.
-Oh, putain. -Quoi ?
-Ah non, rien.
-Arme en sécurité.
Au résultat.
-Oh, la vache.
T'as tout mis dans le mille.
Je peux essayer ?
-Tu veux tirer ?
-Bah, ouais, j'ai jamais fait.
-Attends-moi lĂ , je te mets une cible.
-Toussaint, tu tutoies la juge ?
-C'est elle qui m'a dit.
-Tu peux pas la tutoyer.
-Tu peux pas la tutoyer.
-Je fais quoi alors ? -Tu la tutoies pas.
-Toussaint, tu viens ?
-Bon, vas-y.
-Quand la mire est alignée à la cible, tu tires.
-Et quand je tire,
je respire ou j'arrĂŞte de respirer ?
-Quand tu manges, tu respires ?
-Oui. -Alors, respire.
Musique douce
...
-On peut parler ?
-Tu veux parler de quoi ?
Alex, on n'a plus rien Ă se dire.
Alex, on n'a plus rien Ă se dire.
-Que se serait-il passé
si quand ton père est venu me voir, je lui avais dit :
"Désolée, je ne peux rien faire pour vous."
Tu crois que tu serais oĂą aujourd'hui ?
Je connais les gens de Corsica Groupe,
ils ont des supermarchés, des centres commerciaux.
C'est une des plus grosses affaires de Corse.
Tout va bien se passer.
-Si mon père n'obéit pas, il va se passer quoi ?
-Il n'y aura pas de coups tordus. Je te le promets.
T'avais jamais dit à ton père de qui j'étais la fille.
Il m'a parlé que de Jean-Do.
C'est lĂ que j'ai compris qu'il ne savait pas.
C'est lĂ que j'ai compris qu'il ne savait pas.
...
...
Merde. Il faut que j'y aille.
-Reste un peu.
-Je ne peux pas.
-On va se revoir ?
-Promis.
-Je te préviens, j'attendrai pas 10 ans.
-Moi non plus.
Musique intrigante
...
...
-Alex.
...
T'es contente.
T'as sauvé ton Arabe.
-Enlève ta main.
-Je vais descendre Ă Porto Vec pour voir des gens.
Si t'as besoin de me joindre, t'appelles Sté.
Musique douce
...
...
-A nous, mon ami.
Au Cétradec.
Oh, ça va ?
T'as l'air contrarié, là .
Tu prends la plus grosse affaire de la ville, tu vas pas en prison.
-Pas besoin d'aller en prison pour être contrarié.
J'ai des soucis avec mon fils.
-Ca va, il est sorti.
-Ca va, il est sorti.
Prends-le avec toi, tu l'auras sous la main.
-J'essaye.
Je suis pas sûr que ça marche.
-Bon.
Ecoute, en tout cas...
ces poubelles vont enfin dégager, là .
Tu vois, je suis tranquille.
A un moment donné, j'étais inquiet.
Téléphone
Excuse-moi.
AllĂ´ ?
Bonjour, monsieur
le député.
Non, on ne peut pas faire comme ça.
...
Il soupire.
-C'est moi. Je peux lui parler ?
-Campana.
-Ouais.
OK.
Quelqu'un va t'appeler pour signer des papiers.
Tu signeras ce qu'il te demande.
-Quels papiers ?
-Des papiers, c'est rien, t'inquiète.
Oh ! C'est bien. T'as été un bonhomme.
On frappe deux coups Ă la porte.
-Ca sert à quoi de décider d'un code ?
-Ca va, je savais que c'était toi.
-Si c'est pas le code, on n'ouvre pas.
-OK. C'est bon.
Il cogne.
-VoilĂ .
Du nouveau ?
-Non, rien.
Des soupes chinoises ?
-Ca me fait chier de cuisiner.
-Tu t'y plais ici ?
-J'aime bien. Quand j'habitais en cité, je regardais les dealers.
C'est quoi, ce sandwich ?
Tu t'installes ici en fait.
-Non. Comme t'étais pas là , j'ai fait les deux postes.
-Non. Toussaint, s'il te plaît,
ton poste, c'est lĂ -bas. Ici, c'est moi.
-OK, madame la juge.
-Et t'as pris des photos ?
-Non, mĂŞme pas.
Ca t'embĂŞte si je pars plus tĂ´t ?
J'ai rendez-vous pour voir un food truck.
-Un food truck ?
-Ouais.
La police, c'est pas trop mon truc.
J'ai passé le concours pour bosser,
mais mon vrai métier, c'est cuistot.
-Tu veux pas rester dans la police ? -Non.
Si j'ai le crédit pour le camion, non.
-OK. Non...
Vas-y, c'est bon, je gère.
-Cool. Merci.
Demain, je te ramène des croissants.
-Sans beurre. -Sans beurre.
Allez, Ă demain. -Bon rendez-vous.
-Merci.
-Ah ! Toussaint.
-Oui, je ferme à clé.
Tonalité
-Ouais, c'est moi.
Cris de mouettes
...
Vrombissement
Le produit, vous l'achetez Ă qui ?
-Avant, on l'achetait Ă des Rebeus de Marseille,
maintenant, aux Corses.
-Pourquoi ?
-Parce que c'est eux qui décident.
-C'est eux qui vous livrent ?
-Ils nous disent oĂą il est.
Il n'y a jamais eux, nous, et le produit au mĂŞme endroit.
-Et ça se passe comment ?
-On leur redonne une partie de ce qu'on a vendu.
-Combien ?
-80 %.
-Ah, ouais...
Ils rigolent pas, les Corses.
Et pour les sous, ça se passe comment ?
Ils viennent les chercher ?
Si tu veux les faire tomber, j'ai besoin de savoir.
-On leur apporte. -Comment ?
-Ils nous donnent un toc pour les contacter.
Quand on ferme, on leur envoie un SMS.
-La remise, c'est toujours au mĂŞme endroit ?
-Non. 1, c'est le bar de la Poste,
2, le tabac de la gare,
3, un camion pizza, et ainsi de suite jusqu'Ă 5.
-Qui leur apporte l'argent ?
-Moi.
Musique dramatique
...
Et quelqu'un vient le chercher.
-Tiens.
-Tout passe par ce téléphone ?
-Tout passe par ce téléphone ?
-Ouais.
-Qui s'en occupe, la journée ? -Personne.
Il est caché dans le boîtier électrique du bâtiment C.
-Il sert Ă rien d'autre ?
-Non, il appelle qu'un numéro.
-Ah oui, comme le nĂ´tre.
J'ai besoin du numéro.
-Il faut que tu me laisses du temps.
-Tu crois qu'on a le temps ?
Tu sais ce que je fais, toute la journée ?
Je vous prends en photos.
Pour l'instant, j'ai réussi à t'éviter.
-Si je me fais serrer, je peux plus rien pour toi.
-Tu te feras pas serrer.
Sous le porche, on verra jamais ta tĂŞte.
On ne vous voit pas de l'appartement.
Musique intrigante
...
...
On frappe Ă la porte.
En arabe
Oh !
Oh !
...
Musique intrigante
...
Il cogne.
...
...
...
...
-Ouais, allĂ´ ?
-Le géant et le barbu frisé essayent de rentrer chez moi.
-Vas-y, y a personne.
-Ferme la porte.
-Tu fais le parano sur cette fille.
-C'est quoi, ça ?
C'est quoi, ça ? Qu'est-ce qu'elle regarde ?
...
Regarde ! Les tiroirs.
...
C'est quoi, ça ? Parano ?
...
Musique de tension
...
Téléphone
...
Ouais ?
Je suis à côté, j'arrive. Pourquoi ?
-Ton scooter crame.
-Putain !
...
Sa mère la pute.
...
...
-Ce connard va tout faire foirer.
-Levez-le.
Faites une descente et levez-le.
-Ma cheffe voudra jamais.
On s'en fout de votre came.
C'est Carlotti qui nous intéresse. Pas vous.
Par contre le toc, ça va l'intéresser grave.
Si je lui dis que vous avez un toc planqué,
que les soirs, vous vous en servez,
lĂ , on va la faire, la descente.
-Je sais ce qu'on va faire.
-J'y vais, moi.
Tu fermes. -Ouais.
-Tu veux rien dire pour la porte ?
C'est chaud quand mĂŞme.
-Non. Si on le dit, Maertens va vouloir tout arrĂŞter.
De toute façon, il s'est rien passé de grave.
-OK.
-Bonne nuit. -Bonne nuit.
-Bonne nuit. -Bonne nuit.
Tonalité
-C'est bon, il est parti.
OK, j'attends ton top.
Musique douce
...
Bip de messagerie
...
...
Déclics de l'appareil photo
...
Ca fait deux fois qu'il fait ça.
Il a une capuche. On ne l'avait jamais vu.
Je me suis demandé si c'était pas des barrettes.
J'ai bien vu que c'était un téléphone.
Il arrive Ă la fermeture du deal vers minuit,
il prend le téléphone dans le boîtier,
il écrit un SMS, et il part.
-Après, il fait quoi du téléphone ?
il le remet dans le boîtier ? -Non.
Le lendemain matin, il le remet dans le boîtier,
Ă l'ouverture du deal.
-Quand il le sort, il est démonté.
Ca se voit lĂ . Un beau petit toc.
-La journée, la Capuche n'est pas là ?
-Il vient le matin et le soir.
-Il faut qu'on ait le numéro de ce téléphone.
-Essayons un IMSI-catcher.
-S'il est démonté, ça marchera pas.
Dans un boîtier, le IMSI-catcher chopera rien.
Vous pensez qu'on peut avoir accès au boîtier dans la journée ?
-Il y a un chouf en permanence à côté.
-Il se déplace comment, notre ami
Ă la capuche ?
-En scooter volé immatriculé en doublette.
-Là , le téléphone est dans le boîtier électrique ?
-Vu que le deal est ouvert, oui. -Il faut taper.
Il faut taper tout de suite, récupérer ce téléphone.
Un toc planqué qui sert à envoyer des SMS, il est relié aux gens
pour qui la capuche travaille. C'est ça, l'intérêt.
Ce téléphone va parler, c'est obligé.
Ils sont oĂą, vos gars ?
-Au stand de tir. Je vais les appeler.
-Il est où, ce compteur électrique ?
-Il est lĂ .
Téléphone
Discussion animée
...
-Samir, viens voir.
-T'as ramené du produit ?
-Ouais, c'est bon.
J'ai vu une bagnole bizarre.
-Bizarre ? -Monte.
Planque ça, on revient.
Il siffle. -CONDES !
-Putain !
-Condés !
-Attends, je reviens !
Je reviens. -Remonte.
-Putain, le toc ! -Samir !
-Sa mère !
Démarre.
Vas-y, vas-y !
Casse-toi !
Sirène de police
...
-Putain !
*-Deux types avec une sacoche.
-J'arrive, bloquez-le !
Musique trépidante
...
-Suivez-les !
...
*Mattéa, sortie du parking ! -J'y suis.
...
Crissement de pneus
Cri
Cri
-Ca va ?
-J'ai mal Ă la jambe.
-Si c'est que la jambe, ça va.
Les mains dans le dos. Doucement. Doucement. Doucement.
-Putain, il m'a fait courir, le con.
*-Mattéa pour Antony.
-Oui, j'écoute.
*-Tu peux monter sur le parvis ?
On est au boîtier. -On arrive.
-Allez.
Téléphone
-C'est eux. Oui, allĂ´ ?
-C'est Mattéa.
On a le toc. Et en prime, on a 10 kilos.
-Bien joué. Ils l'ont.
Bravo.
-Merci. J'aurais bien voulu faire la descente avec eux.
-Merci. J'aurais bien voulu faire la descente avec eux.
-C'est mieux qu'une descente.
-C'est vrai.
-T'étais à Lupino pour acheter une barrette,
tu vas nous faire croire ça, hein ?
On t'a serré avec Nordine.
Et là , t'es monté acheter une barrette.
-Bon, assume.
Fais l'homme, pour une fois.
-T'as rien contre moi.
-Et ça ? -C'est pas à moi.
Avec mon avocat, je vais sortir.
Va sucer des bites !
-Parle bien, sinon tu vas t'en manger une !
-Je vais me manger quoi ?
Baisse les mains !
-Ca fait plaisir de rencontrer des gens comme toi.
-Vous croyez que j'ai peur ?
J'ai pas peur de vous ! -C'est ça.
Réfléchis à tout ça, et on en reparle après.
-Je réfléchis à rien du tout ! Je réfléchis à rien !
-On va lui faire un petit outrage au moins.
-Vous n'avez rien contre moi,
*bande de bâtards.
Tu vois le sac ? C'est pas le mien !
Tu vois le sac ? C'est pas le mien !
*Ca, c'est pas Ă moi.
Ce soir, je dors chez moi !
-Une tĂŞte de con.
-Il a essayé d'entrer dans l'appartement planque.
-Quand ? -Il y a 3 jours.
-Vous croyez qu'il vous a repérée ?
-Il y a des chances.
-Il faut le sortir du circuit.
Il ne va rien se passer, mais après,
le business va reprendre, il y aura de nouveaux tocs.
Il est hors de question qu'il retourne Ă Lupino,
et qu'il nous découvre.
-Il n'avait rien sur lui.
-Il n'a pas une fiche qui traîne, un contrôle judiciaire ?
-Il n'y a rien.
Sa fiche est tombée, il y a un mois.
A moins que...
-A moins que quoi ?
-Vous voulez frapper
Ă quatre contre un ? Allez-y, frappez.
On dirait quatre petites tafioles.
On dirait quatre petites tafioles.
-C'est à qui, ça, c'est à toi ? -Non.
Non, c'est pas Ă moi.
-Il y avait 10 kilos à l'intérieur.
-Je m'en bats les couilles, c'est pas les miens.
-Le problème, c'est que nous quatre,
les quatre petites tafioles,
on t'a vu jeter le sac de shit dans la poubelle.
Et comme il y a ton ADN maintenant dessus,
la juge ne va pas te croire,
quand tu vas nier. Surtout avec ton casier.
-Je vais t'arracher la tĂŞte !
T'as pas le droit de faire ça !
T'as pas le droit de faire ça !
Enculé, il y a des lois !
Revenez, bande de bâtards que vous êtes !
*Hein !
Qu'est-ce que t'as Ă regarder ? *-Ferme-la.
*-Je vais le dire Ă la juge, Ă l'avocat !
Je vais sortir !
Vous savez pourquoi, hein ?
Y a des lois ! Y a des lois !
-Gardons ce petit secret pour nous.
Moretti n'aime pas qu'on joue avec la procédure.
-C'est dommage.
-Hm...
Tu viens ?
-Il a été déféré à Borgo.
Pendant quelque temps, on est tranquilles.
-Comment vous l'avez accroché ? Il avait rien.
-Il avait une fiche qui traînait.
-Et le toc ?
-On travaille dessus, on attend les géolocs.
Le leur, le toc, qui est-ce qui le garde ?
-Un type qui s'appelle Sté.
Stéphane Leccia. Mais il l'a sûrement jeté.
-On a le numéro, il va parler.
Téléphone
...
-Réponds. -Je la rappellerai plus tard.
Que disent les gens de La Plaine de la descente ?
-Ils vont nous ramener du produit, et nous redonner un toc.
-Ils vont nous ramener du produit, et nous redonner un toc.
Fais voir la photo.
-Quelle photo ?
-La photo sur ton téléphone.
-Ah, la photo de notre mère ?
Tu peux le dire, hein, c'est pas "Haram".
Musique nostalgique
...
-Elle a changé.
...
-Tu m'expliqueras le problème entre vous ?
-Il n'y a pas grand-chose Ă expliquer.
-T'avais 11 ans.
Quel genre de décision on peut prendre à 11 ans ?
...
...
-C'était un condé.
Elle a trompé mon père avec le condé qui l'avait arrêté.
Ca aide à prendre des décisions, même à 11 ans.
-Je savais pas.
-J'ai volé une voiture,
et je l'ai cartonnée.
-Et on t'a mis en foyer ? -Je ne voulais pas vivre avec elle.
C'est un interrogatoire ?
-Non.
C'est une soeur qui essaye de comprendre son frère,
parce qu'elle ne le connaît pas.
-Je t'appelle demain, quand on aura le nouveau toc.
-Avec toi, l'intime, c'est terrain miné.
-C'est plutĂ´t terrain que je connais pas.
A demain.
...
-On fait une belle équipe, toi et moi.
...
...
Ouais, c'est moi.
Devine avec qui j'étais ?
Non, je te jure, il n'a rien dit.
Il m'a dit des choses, mais il m'a pas dit de mal de toi.
Tu verras, un jour, je t'annoncerai une bonne nouvelle.
-Salut, ça va ?
-Tu vas bien, ma chérie ?
-T'es trop belle ! -Je reviens.
-Selma !
Ca va ? -Tu vas bien ? Allez vous garer.
-Il y a des gens que tu ne connais pas ?
-Pas vraiment, ici.
-Pas vraiment, ici.
Enfin si, toi. Je te connais pas, en fait.
Ca va ?
Pourquoi t'as pas voulu rentrer ?
-Ici on peut parler.
-Parler de quoi ?
-De celui qui est admiré, Monsieur "Frappe".
-Discussion business.
Je m'en doutais aussi.
Il s'appelle Disco.
-C'est un pote Ă toi ?
-Non, pas du tout. C'est un gros bâtard.
Je lui ai ramené sa clientèle, et une barrette, je la paye.
C'est vrai que son shit, il met 10 Ă 0 au vĂ´tre.
-Il fait des sous ? -2 000 euros tous les soirs
et 10 000 euros le week-end.
OK, d'accord, j'y étais pas.
-OK quoi ?
-La concurrence, ça vous gêne.
-La concurrence, ça gêne toujours.
-Salut, Selma.
-Ca va ?
Tu sais où est votre problème ?
-Vas-y, dis-moi.
-Vos clients, c'est quasiment que des clochards.
-Vos clients, c'est quasiment que des clochards.
Vous avez les fumeurs d'herbe qui n'ont pas un rond.
Votre shit et votre beuh de merde sont pas chers.
Mais les clients qui ont des sous,
comme les filles, les fils Ă papa, lĂ ,
jamais ils monteront chez vous. C'est une galère.
Il faut y aller, il faut attendre.
Il y a toutes les racailles de merde
qui repèrent ta voiture, ta montre.
Ils ont mĂŞme ta plaque d'immatriculation.
Se faire casser la baraque pour 2g,
coupés 4 fois, et de l'herbe parfumée au tabac hollandais,
moi, je dis non merci.
-Ah, ouais. Sacrée analyse, hein ?
Si je te disais qu'on va virer Disco
et que ses clients, tu vas me les envoyer ?
-Qu'est-ce que j'ai Ă gagner, moi ?
-Avec lui, tu gagnais rien. -Ouais. Bah, justement.
-10 %. -15.
Il y a des clients que je gère, moi, en direct.
Il y a des clients que je gère, moi, en direct.
-Selma. C'est Ă toi.
-J'arrive.
Réfléchis.
-Selma ! Ca va ?
-Allez vous garer, ça va commencer.
-Ca marche.
Musique douce
...
Bip de messagerie
...
-C'est prĂŞt.
-On ne mange plus de pain perdu.
-J'espère que j'ai pas perdu la main.
-Tu manges pas ?
-Non, j'ai déjà mangé. Mange, mange.
-Quoi ?
Pourquoi tu me regardes comme ça ?
-Je te trouve belle.
-C'est gentil. Merci.
Il va se passer quoi avec Reda et son père ?
-Pour le père, s'il fait ce qu'on lui demande, rien.
Il va rester chez lui, il va prendre ses sous.
Pour le fils...
Tu le vois, parce que tu as des sentiments ou pour le cul ?
-OK.
Je comprends mieux le petit-déj surprise.
-Tu as des sentiments pour lui, oui ou non ?
-Tu as des sentiments pour lui, oui ou non ?
-Je sais pas.
-OK. Donc tu en as.
-J'ai jamais aimé Jean-Do.
On est sortis ensemble, je suis tombée enceinte,
on s'est mariés,
mais au fond j'ai jamais été amoureuse de lui.
-Alex, tu es une femme intelligente.
Tu es ma fille, j'ai confiance en toi.
Je t'ai dit ce que j'avais Ă te dire
et tu sais ce que je pense de lui et des Arabes.
Tu fais ce que tu veux, on en parle plus.
-Le monde ne se réduit pas aux Arabes et aux Corses.
-Le mien, oui.
-Les serveuses vont arriver, tu devrais y aller.
-Regarde, il y a quelqu'un pour toi.
Tu veux un cigare ?
-Qu'est-ce que tu fais lĂ ?
-On va manger une glace Ă Calvi.
Tu viens avec nous ?
-J'ai des choses Ă faire.
Tu es rentré quand ?
-Ce matin.
Maman veut pas manger une glace avec nous.
-Maman, viens, s'il te plaît.
-Viens, on mange une glace et je te ramène.
Allez.
-Allez.
Musique rock
...
-Lisa-Marie.
-Oui ? -Viens piloter.
Allez, viens.
On fait quoi ?
On envoie les gaz ? Tu veux ? Allez, c'est parti.
...
...
-Madame la juge, madame la juge.
-Qu'est-ce qu'il y a ?
-Les bonnes nouvelles sont rares, on a préféré venir. Regardez ça.
A la fermeture du deal, le toc de Lupino s'allume
et envoie un SMS "OK" Ă un toc
qui s'allume le soir, Ă la mĂŞme heure,
au bar, La Plaine orientale, Ă Toga,
le bar de Jean-Dominique Guerrieri.
Ce même toc répond ensuite par 1, 2, 3, 4, 5,
à celui de Lupino, et les 2 téléphones s'éteignent.
C'est des rendez-vous codés, obligé.
-On lie pour la 1re fois le bar de Guerrieri au deal de Lupino.
-On lie pour la 1re fois le bar de Guerrieri au deal de Lupino.
-Au tribunal, ils auront du mal Ă expliquer
que c'est pour autre chose que de la came. Bien joué.
-Excusez-moi. -Allez-y.
-Oui.
Oui.
-Vous avez un petit côté Mektoub, non ?
-Pourquoi vous dites ça ?
-Vous arrivez et les choses se débloquent.
-J'ai toujours eu de la chance.
C'est de famille.
Ca vous embĂŞte si je viens nager avec vous ?
-Pas du tout, c'est public.
Mattéa, vous venez.
Je plaisante, hein.
On va vous faire un badge, c'est par ici.
-Merci.
-Pourquoi tu veux pas monter ?
-J'ai fait entrer Corsica Groupe dans le Cetradec.
-O Pè, t'as pas fait ça ? Pas eux ?
On a fait notre campagne contre la mafia et tu me la ramènes ?
-J'ai pas pu faire autrement.
-T'as pas pu faire autrement ?
T'as pas le droit de t'associer sans l'accord de la mairie.
C'est nullité direct.
-Campana SA reste le seul concessionnaire en titre.
L'article ne s'applique plus.
-Putain. Dans quelle merde tu me mets ?
Dans quelle merde tu mets la ville ?
A Naples, tu as vu quand c'est la mafia
qui s'occupe des poubelles.
-Dans la merde, j'y suis, moi aussi.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Je ne peux rien te dire.
-Appelle la juge Maertens. -Je parle Ă personne.
-Je vais l'appeler, moi.
-Je parle Ă personne, je t'ai dit.
-Je vais ĂŞtre honnĂŞte, parce que tu es mon ami.
Cette concession, j'ai tout fait pour que tu l'obtiennes.
Cette concession, j'ai tout fait pour que tu l'obtiennes.
Je vais tout faire pour que tu la perdes.
-Fais ce que t'as Ă faire.
Musique mélancolique
...
-Faire entrer Carlotti Ă la mairie,
il vous fait un sacré cadeau.
Vous avez un moyen de bloquer le processus ?
Vous avez un moyen de bloquer le processus ?
-Je sais pas, non, je vais voir demain.
Vu qu'il les a fait entrer dans sa société,
on peut rien faire.
-Carlotti et Campana ne se connaissent pas ?
-Certain, oui.
J'ai été son avocat pendant 25 ans,
ils ne se connaissaient pas.
-Pourquoi ils font des affaires ensemble ?
Mais pourquoi il n'aurait pas le choix par rapport
à quelqu'un qu'il ne connaît pas ?
-Son fils vient de sortir de prison.
Ca doit avoir un rapport avec ça.
-Il était en prison pour quoi ?
-Un braquage.
Un bureau de change Ă Calvi, il y a 10 ans.
-Il s'appelle comment ?
-Reda.
-Reda Campana.
Musique intrigante
...
-C'est lĂ ?
-Je crois.
Il a dit un kebab fermé, il n'y a que celui-là .
Il cogne.
-J'arrive.
-Bah, tu vois.
Tu te lances dans le kebab ?
-Allez-y, entrez.
C'est tout ce que j'ai.
-Jean-Do veut qu'on lui paye les 10 kilos.
-C'est le produit que les condés ont saisi.
-On va lui payer le produit.
On va lui payer, et on va monter un biz.
C'est ici que ça va se passer.
A Lupino, le client vient au magasin.
A Lupino, le client vient au magasin.
Ici, c'est le magasin qui va aller au client.
-C'est quoi, l'idée ?
Piquer les clients d'en haut ? -Fradé.
On va se prendre un putain de chargeur.
-On va rien piquer Ă Lupino.
Dans la boîte de Selma, il y a un mec qui deale.
On va le sortir, et on va prendre sa clientèle.
Il taffe, il fait des sous et il a personne derrière.
On va faire ce qu'il fait.
-C'est qui, ce mec ?
-Un Marseillais qui est lĂ depuis un an.
-Il a personne ?
-Il va nous le dire, t'inquiète.
Et s'il a personne, on le sort et on livre.
-Uber shit ?
-Uber shit.
Musique intrigante
...
...
-Oui, Estelle, c'est moi.
Demain matin, sortez-moi le dossier pénal de Reda Campana.
Merci.
Bonne soirée.
...
Sous-titrage : VDM
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